Cameroun : ouverture de la 1ère galerie d’art contemporain à Yaoundé

Cameroun : ouverture de la 1ère galerie d’art contemporain à Yaoundé
L’exposition inaugurale de la galerie d’art contemporain de Yaoundé, financée par l’Agence française de Développement (AFD) et l’Institut Français du Cameroun (IFC) dans le cadre du volet Culture du C2D, s’est clôturée fin juillet. Succès indéniable pour cette première.

Le 30 mai, la Galerie d’Art Contemporain de Yaoundé (GACY) a été inaugurée par Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Arts et de la Culture camerounais et Gilles Thibault, ambassadeur de France au Cameroun.

Le temps de l’exposition, elle a accueilli plus de 1150 visiteurs d’après les chiffres de l’IFC. Le public, majoritairement jeune et yaoundéen est surtout composé de passants, attirés par l’imposante sculpture du « notable » de Joesph Francis Sumegne postée à l’entrée du bâtiment. Par ailleurs, les classes et le jeune public venus avec des associations ont particulièrement favorisé le bouche-à-oreille auprès des adultes.

L’exposition inaugurale « Cheminement, art contemporain au Cameroun » présente une sélection d’œuvres d’artistes plasticiens camerounais, artistes confirmés ou jeunes talents. Le commissaire d’exposition, Landry Mbassi, a voulu représenter la richesse culturelle et plastique du Cameroun à travers une quarantaine d’œuvres : peinture, sculpture, photographie, dessin, vidéo, performance… Tous les médias sont mis à l’honneur.

L’art au service du développement

Cette galerie représente donc un excellent « outil de promotion et de rayonnement de l’art contemporain » : espace d’expression et de partage, la galerie permet de faire connaître des artistes locaux qui ne disposaient pas de lieu d’exposition adéquat jusqu’à présent, mais également des artistes camerounais en vogue à l’international, qui ont peu de visibilité dans leur pays. Certaines œuvres ont d’ailleurs déjà été vendues.

Lionel Manga a dit que « le développement était une question d’esthétique ». En intégrant une composante culture au deuxième Contrat de désendettement et de développement (C2D) entre le Cameroun et la France, le gouvernement a ainsi montré l’intérêt qu’il porte à la culture et à son potentiel de développement et de création d’emplois.

Ce volet culturel du C2D comprend également des projections de films africains, des formations aux métiers techniques du cinéma ou encore la création d’un ouvrage sur l’architecture de Yaoundé. Toutes ces actions visent à développer les différentes industries culturelles et le tourisme culturel mais également à apporter des valeurs et des repères, formateurs d’une identité et d’une mobilisation collective. Le développement social via la culture n’est donc pas à sous-estimer.

 

http://www.afrik.com/cameroun-ouverture-de-la-1ere-galerie-d-art-contemporain-a-yaounde

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Plutôt “Mad Chicken” que “Mad Dog” ?

Plutôt “Mad Chicken” que “Mad Dog” ?

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Plutôt “Mad Chicken” que “Mad Dog” ?

Ce texte-là a failli nous échapper et nous le récupérons de justesse. Il étudie des remarques et des hypothèses particulièrement détestables pour la bienpensance postmoderne, jugeant pour le cas des USA que l’implantation des divers LGTBQ dans les forces armées ainsi que la “communautarisation” jusqu’au recrutement de migrants illégaux aux USA ont rencontré un succès quantitatif considérable et créé, au niveau qualitatif, un climat délétère, un grand désordre, des doutes profonds sur le professionnalisme des forces et des interrogations sur le patriotisme et la cohésion de ces forces. On reconnaît bien là l’habituel antagonisme entre le quantitatif et le qualitatif, qui définit complètement la crise de la modernité et fixe les conditions de la décadence, sinon de l’effondrement ; et l’on se gardera d’employer dans le cas que nous décrivons le terme d’“intégration” au profit de celui d’“implantation”, car il nous paraît fort imprudent d’avancer que l’irruption de ces “diverses diversités” au sein des forces ait abouti à cette sorte d’intégration qualitative qui est le gage de la cohésion et de la structuration collective.

L’auteur remarque en fin de texte qu’il existe une infection de cette décadence jusqu’aux plus hauts échelons des forces, avec une attention forcenée, voire une fascination des cadres militaires et des chefs pour le politiquement correct, – bien plus, évidemment, que pour la victoire sur l’adversaire dont ils ne semblent plus savoir la signification. Il y a ce paragraphe où l’auteur avance l’observation que, désormais, les généraux et les amiraux US gagnent leurs étoiles grâce à leur habileté tactique et leur vista stratégique dans l’implantation réussie des diverses lettres composant l’acronyme LGTBQ et des diverses communautés, – et nullement dans les batailles où l’on sait qu’ils excellent depuis des décennies, et particulièrement depuis 9/11 où les occasions ne leur ont pas manqué, d’en repousser les bornes de la défaite et de la déroute sans fin.

« Après trente ans de pourrissement culturels, nos généraux et nos amiraux ne deviennent pas généraux et amiraux en gagnant des guerres mais en [incorportant dans les forces armées] les nombres corrects d’Africains-Américains et de musulmans et en ouvrant les portes des académies militaires aux jeunes filles et aux homosexuels. Ils ne veulent pas se préoccuper du bon état de leurs navires. Ils préfèrent se concentrer sur les grands enjeux stratégiques qui s’imposent à la nation : installer des salles de bain spéciales pour les transgenres servant dans les sous-marins, les chars et les avions de combat. »

L’auteur s’attache à analyser certains aspects du recrutement et du personnel de l’U.S. Navy, à la lumière des quatre collisions qui ont eu lieu en un an dans la zone de la Mer de Chine du Sud et du détroit de Malacca, toutes ces collisions impliquant des navires de la VIIème Flotte qui est une des deux composantes (avec la IIème Flotte) de la Flotte du Pacifique de l’US Navy. Il s’agit d’apprécier les effets de l’ouverture sociétale et communautariste maximale des forces armées depuis la fin du XXème siècle, avec une accélération massive sous Obama, avec des ministres des trois armes favorisant cette évolution de toutes les façons possibles. Il s’agit donc aussi bien d’une approche LGTBQ (le sujet que traite principalement l’auteur, avec la présence des marins du genre féminin à bord des navires de la flotte) que d’une approche communautariste conduisant à des situations dont on peut deviner qu’elles ont des aspects bien pénalisants pour la qualité des forces armées US.

(L’engagement dans les forces armées permet notamment à des immigrés en situation indécise, sinon illégale [l’administration Obama y veillait], d’acquérir la nationalité américaine en fin de contrat. Ce cas participe à une tendance générale observée depuis plus de vingt ans, avec accélération depuis 9/11, selon laquelle les divers critères d’éducation et de connaissance formant le niveau intellectuel n’ont cessé d’être abaissés pour l’engagement dans les forces armées d’une façon générale. Les questions sociétale et de l’immigration se sont greffées sur cette tendance en l’accélérant radicalement à cause de la dictature des quotas d’engagement, tout cela d’une façon extrêmement discrète à cause de la sensibilité du sujet.)

On lira avec intérêt cet article centré sur le cas de l’US Navy et des marins du genre féminin, sans nécessairement chercher inutilement des querelles à l’auteur, et l’on appréhendera mieux ainsi l’un des facteurs qui interviennent dans la dégradation qualitative accélérée des forces armées US. L’on envisagera d’apprécier comment ces forces peuvent voir leur qualité et leur cohésion générales se dégrader de plus en plus, notamment dans un pays (les USA) où l’immigration est massive et où l’intégration est de plus en plus inexistante au profit du communautarisme qui a toujours existé dans une société civile absorbant sans cesse des vagues d’immigrants depuis la deuxième moitié du XIXème siècle. La crise américaniste actuelle (“D.C.-la-folle”), qui est une crise de la désunion sinon de la dissolution nationales et de l’effondrement des valeurs, fournit un cadre général qui constitue lui aussi un effet et un accélérateur à la fois de cette décadence des valeurs nécessaires à la qualité de forces armées. Il est question bien entendu de la décadence du professionnalisme, mais aussi de la décadence du patriotisme, qui ne se fabrique ni ne se détermine qualitativement au nombre de drapeaux qu’on trouve devant nombre de maisons et à tous les coins de rue aux USA.

(Cette profusion de drapeaux, surtout depuis 9/11, nous a toujours paru suspecte au regard des avatars en constante augmentation que rencontrent aussi bien la politique que la cohésion nationale aux USA. On dirait presque qu’elle en est une mesure par inversion.)

Non seulement on lira l’article avec intérêt, mais on fera bien, – c’est notre conseil, – de s’attarder aux très nombreux commentaires qui apportent des précisions extrêmement intéressantes sur l’état des lieux dans les forces armées, et particulièrement dans l’U.S. Navy bien sûr. Il est manifeste qu’un certain nombre de membres des forces armées se sont attachés à cet article pour pouvoir faire paraître avec une certaine sécurité, notamment celle de l’anonymat, des précisions qui sont manifestement dissimulées par les autorités.

Parlant de la “diversité” au sein des forces armées US, entre Latinos et Africains-Américains déjà implantés aux USA, et les très nombreux groupes d’immigrés divers plus récents, un des commentateurs remarquent que la militarisation actuelle des USA ressemblent de plus en plus à la Rome de la phase ultime de décadence. Ses forces armées sont réparties partout dans le monde et ne servent absolument plus à protéger le peuple américain mais les possessions et les intérêts des diverses élites, directement ou indirectement rattachées aux structures financières territoire national originel. Ces forces sont de plus en plus composées d’une très grande diversité ethnique avec des disparités considérables et des intérêts et des valeurs de plus en plus éloignées du legs central des origines, comme l’étaient devenues les légions romaines à la fin de l’aventure impériale.

On comprendra que ce texte porte finalement moins sur le comportement des lobbies LGTBQ ou sur les pressions communautaristes qui jouent leur jeu dans le cadre du Système aujourd’hui, que sur le comportement des cadres supérieurs des forces armées US qui devraient avoir la charge de transmettre le legs de la tradition constituant une poutre-maîtresse de la psychologie et de la cohésion des forces armées en général. Inutile donc de s’étonner si l’on apprend qu’un George S. Patton se retourne dans sa tombe, ou qu’un Robert E. Lee, bien que chassé ignominieusement de ses statues, se félicite finalement de n’avoir pas accepté le commandement des armées de l’Union qu’on lui offrit en avril 1861, – si c’était pour terminer comme ça, – “tout ça (notamment la Guerre de Sécession] pour ça”…

On n’a pas un exemple plus symbolique de cette décadence du corps des chefs de guerre que celui de l’actuel secrétaire à la défense, l’ex-général du très-prestigieux Corps des Marines Mattis, qui se bagarre ferme pour adoucir, voire retarder, l’ordre présidentiel de ne pas accepter des transgenres dans les forces armées. Mattis nous assure que le surnom de “Mad Dog” qui lui est universellement appliqué n’a jamais existé, et l’on comprend cela à la lumière de ce comportement-qui lui vaudrait bien plutôt celui-ci de surnom, – beaucoup plus tendance, de “Mad Chicken. On ignore ce qu’en pensent les Marines du bois de Belleau, de Guadalcanal, d’Iwo-Jima et d’Okinawa… Sans doute se retournent-ils eux aussi dans leurs tombes puisque c’est désormais la geste favorite (du latin res gestæ, les hauts-faits) des anciens et de leurs âmes enfuies au regard de ce que leurs héritiers font de leurs legs. La devise du Corps des Marines étant Semper Fidelis, on est en droit de se demander, – exactement, fidèle à quoi ?

L’article « A Politically Incorrect Question About Our Fender-Bender Navy », repris ci-dessous est sur UNZ.com, du 27 août 2017… (Et n’oubliez pas d’aller aux commentaires d’un grand intérêt en général, et en nombre remarquablement élevé, 140 au moment où nous reprenons l’article.)

dedefensa.org

http://lesakerfrancophone.fr/questions-politiquement-incorrectes-sur-les-carambolages-de-lus-navy

Israël veut fabriquer des Juifs en série pour dépasser en nombre les Palestiniens

Israël veut fabriquer des Juifs en série pour dépasser en nombre les Palestiniens


Par Jonathan Cook – Le 1er septembre 2017 – Source CounterPunch

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a anéanti les espoirs de paix imminente que la visite au Moyen-Orient du conseiller et du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, avait suscités chez les perpétuels optimistes, la semaine dernière. Lundi dernier, lors d’une célébration, en Cisjordanie, des 50 ans d’occupation israélienne, Netanyahou a clairement admis que les efforts américains pour relancer le processus de paix n’étaient qu’une vaste farce.
 
Il n’y aura pas de démantèlement des colonies ni d’expulsion de leurs 600 000 habitants – le minimum de ce qu’il faudrait faire pour établir un État palestinien à peine viable. « Nous sommes ici pour toujours, a assuré Netanyahou à son auditoire de colons. Nous nous enracinons, nous construirons, nous deviendrons de plus en plus forts et nous resterons. »
 
Alors, qu’est-ce que va devenir le nerf du conflit israélo-palestinien si la solution à deux États est morte ? La même chose qu’au début du conflit. On va avoir une nouvelle bataille éperdue de chiffres contre les Palestiniens – dans laquelle Israël se prépare à créer de nouvelles catégories de « Juifs » qui viendront grossir les troupes.
 
La démographie a toujours été au cœur de la politique israélienne. Pendant la guerre de 1948, qui a établi un État juif sur les ruines de la patrie palestinienne, 750 000 Palestiniens ont été expulsés au cours de qu’on appellerait aujourd’hui une campagne de nettoyage ethnique. À la fin de cette campagne, la large majorité palestinienne autochtone avait été réduite à moins d’un cinquième de la population du nouvel État. Cela ne troublait pas David Ben Gourion, le père fondateur du pays. Il espérait bien noyer ce petit reste sous les juifs venant d’Europe et du monde arabe.
 
Mais le projet se fondait sur deux erreurs de calcul.
 
Tout d’abord, Ben Gurion n’a pas pris en compte le taux de natalité beaucoup plus élevé de la minorité palestinienne. Malgré les vagues d’immigrants juifs, les Palestiniens se sont maintenus à 20% des citoyens d’Israël. Depuis, Israël livre une bataille d’arrière-garde contre eux. Selon des études, la seule manière avouable qu’a trouvée Israël pour limiter la natalité palestinienne est le planning familial.
 
Des manigances démographiques israéliennes ont été dévoilées la semaine dernière. Une enquête menée par le journal Haaretz a révélé qu’au cours des dernières années, Israël a dépouillé des milliers de Bédouins de leur citoyenneté ; les Bédouins connaissent la croissance démographique la plus rapide du pays. Israël prétend qu’il y a eu des « erreurs » bureaucratiques dans l’enregistrement de leurs parents ou grands-parents après la fondation de l’État.
 
Un autre Rubicon a été franchi ce mois-ci quand un tribunal israélien a approuvé la révocation de la citoyenneté d’un Palestinien reconnu coupable d’une attaque mortelle contre des soldats. Les associations de droits de l’homme craignent que, en le rendant apatride, le droit israélien n’ait établi un précédent qui permettra de conditionner la citoyenneté à la « loyauté ».
 
La ministre de la Justice, Ayelet Shaked, est d’ailleurs allée dans ce sens cette semaine en disant que les juges du pays devaient mettre la démographie et le caractère juif de l’État au-dessus des droits de l’homme.
 
La deuxième erreur de calcul a été faite en 1967. En occupant les derniers fragments de la Palestine historique sans en avoir expulsé la majorité des habitants, Israël s’est retrouvé responsable de plusieurs centaines de milliers de Palestiniens supplémentaires, y compris des réfugiés de la guerre précédente.
 
Le « démon démographique », comme on l’appelle souvent en Israël, n’a été conjuré pendant toutes ces dizaines d’années que par la promesse mensongère qu’il serait bientôt mis fin à l’occupation. En 2005, Israël s’est offert un sursis en se désengageant de la petite enclave de Gaza et de son million de demi d’habitants.
 
En tuant l’espoir d’un État palestinien, Netanyahou vient de rendre publique son intention de mettre en place la solution d’un État des colons. Naftali Bennett, le principal rival de Netanyahou au gouvernement, est démangé par l’envie d’ignorer l’opinion internationale et d’annexer des grandes parties de la Cisjordanie.
 
Il y a cependant un problème. Au moins la moitié de la population du Grand Israël de Netanyahou est palestinienne. Et, avec les taux de natalité actuels, bientôt les Juifs seront clairement une minorité – qui régnera sur une majorité palestinienne.
 
Il faut savoir tout cela pour comprendre le rapport d’un groupe de travail du gouvernement – qui a fuité au week-end dernier – qui propose une révision révolutionnaire de qui peut être considéré comme juif et donc habilité à vivre en Israël (et dans les territoires occupés).
 
La loi israélienne du Retour de 1950 a déjà élargi la définition en allant au-delà de la définition rabbinique traditionnelle selon laquelle un juif devait être né d’une mère juive. La loi accorde la citoyenneté instantanée à toute personne ayant un grand-parent juif. Cela a bien fonctionné tant que les juifs fuyaient la persécution ou la détresse économique. Mais après l’arrivée d’un million d’immigrants suite à la chute de l’Union soviétique au début des années 1990, le réservoir de nouveaux juifs s’est asséché.
 
Les États-Unis, même dans l’ère Trump, se sont révélés le principal aimant. Le Jerusalem Post a rapporté le mois dernier que sans doute plus d’un million d’Israéliens vivaient aux États-Unis. Pire encore pour Netanyahou, il semble qu’au moins certains d’entre eux soient inclus dans les chiffres israéliens, pour renforcer leurs revendications démographiques contre les Palestiniens.
 
Il y a actuellement deux fois plus d’Israéliens qui émigrent aux États-Unis que de juifs américains qui viennent vivre en Israël. Avec 150 start up israéliennes rien que dans la Silicon Valley, cette tendance n’est pas prête de s’inverser.
 
Cette catastrophique pénurie de juifs pousse le gouvernement Netanyahu à envisager une solution désespérée pour vaincre les Palestiniens au plan démographique. Le rapport qui a fuité conseille d’ouvrir les portes à une nouvelle catégorie de « juifs » à partir de non-juifs. Selon Haaretz, cela concernerait des millions de personnes dans le monde. Le nouveau statut s’appliquerait aux « crypto-juifs », dont les ancêtres se sont convertis au judaïsme ; aux communautés « juives émergentes » qui ont adopté des pratiques juives ; et à ceux qui prétendent descendre des « tribus perdues » d’Israël.
 
Bien qu’au départ, il ne leur soit offert que des séjours de longue durée en Israël, l’idée est que cela servira de prélude à l’élargissement de leur droit à finalement obtenir la citoyenneté. L’avantage pour Israël est que la plupart de ces non-juifs « juifs »  vivent actuellement dans des parties du monde reculées, pauvres ou déchirées par la guerre, et pourraient être attirés par une nouvelle vie en Israël – ou dans les territoires occupés.
 
C’est à ce grand projet que s’accrochent les adeptes invétérés de la solution à un état comme Netanyahou et Bennett. Ils ont besoin de plus de soldats pour voler les terres palestiniennes, piétiner les frontières internationalement reconnues, et les espoirs de paix.
 
Réussiront-ils leur coup ? Ils le croient peut-être, surtout à un moment où l’administration américaine prétend qu’elle ferait preuve de « favoritisme » en s’engageant à faire avancer la solution à deux États. Trump a déclaré que les deux camps devraient élaborer ensemble leur propre solution. Netanyahou réussira-t-il à mettre les chiffres de son côté d’ici là ?  
 
Traduction : Dominique Muselet
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la neuvième frontière – Catalogne 2018

Evénement historiquement rare, vous trouverez au bas de l’article le lien qui vous permettra de faire connaissance avec l’ouvrage édité par: stratdiplo.
28 JUL

la neuvième frontière – Catalogne 2018

Evénement historiquement rare, la France est sur le point d’avoir un nouveau voisin… et pourrait même devoir y déployer une mission d’interposition avant la fin de cette année.
Conçu initialement pour un ministre français alerté le jour même de sa prise de fonction, ce rapport de renseignement fait l’état des lieux à quelques semaines de la sécession, présente les prochaines étapes du processus et les dernières incertitudes, et sonde les réactions probables. Il conclut que la reconnaissance de la souveraineté de la Catalogne est inéluctable, et introduit un mode d’action permettant à la France d’en tirer des bénéfices tant pour les relations internationales en Europe que pour sa propre diplomatie.
Pour sa part l’Union européenne, qui entend bien conserver la Catalogne, refusera que l’Espagne provoque sa propre insolvabilité et une crise de confiance dans l’euro en déclarant unilatéralement la perte d’un cinquième de son PIB sans réduction de sa dette, et imposera donc la négociation interétatique conduisant à la reprise d’une partie de la dette espagnole par la Catalogne, comme celle-ci l’avait proposé, en échange de la non opposition de l’Espagne à l’admission formelle de la Catalogne dans l’Union, seule possibilité pour l’Espagne de ne pas ajouter la faillite économique à la défaillance politique. A terme d’autres peuples, choisissant la sortie pour éviter la mise en extinction, suivront le mode d’emploi de la sécession irréprochable dicté par la Cour Internationale de Justice, ce qui amènera l’Union Européenne à s’interroger sur sa nature et sur son lien interne.
L’opposition de la faible légalité interne espagnole à la légitimité démocratique et à la licéité internationale ne tiendra pas, et faute d’avoir pu exercer l’autodétermination interne dans le cadre du droit espagnol, la Catalogne exercera l’autodétermination externe selon le droit international. Le gouvernement espagnol n’a pas les capacités civiles, et a dépassé les délais constitutionnels, pour empêcher la tenue du referendum par la force non militaire. Son déni de réalité porte un risque de réaction tardive et extrême, et la France ne doit quant à elle pas feindre la surprise devant les événements mais étudier les options et définir une politique.
Plus généralement, cette note de synthèse sera incontournable pour tout diplomate ou journaliste étranger envoyé à Barcelone.

Bruno Le Maire : «Nous voulons récompenser ceux qui prennent des risques»

Bruno Le Maire : «Nous voulons récompenser ceux qui prennent des risques»

Etienne LefebvreIsabelle Ficek Le 11/09 à 19:11

 

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Bruno Le Maire, ministre l’Economie Finances.

Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances. – Stefan Boness/Ipon/SIPAhttps://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/030547518400-bruno-le-maire-bruno-le-maire-nous-voulons-recompenser-ceux-qui-prennent-des-risques-2113366.php#xtor=EPR-7-%5Bmatinale%5D-20170912-%5BProv_AL_CLO_BOURSE_PU%5D-

INTERVIEW – Le ministre de l’Economie et des Finances dévoile aux « Echos » les derniers arbitrages du budget 2018 sur la fiscalité du capital.

La première mobilisation contre la réforme du Code du travail se tient ce mardi. La France est-elle réformable ?

Les Français attendent une transformation profonde de leur modèle économique et social. Ils ont choisi Emmanuel Macron pour engager les transformations devant lesquelles la France a reculé depuis trente ans. Certains syndicats manifestent et c’est bien leur droit ; mais il est nécessaire que le président de la République et le gouvernement fassent preuve de détermination pour mener à bien cette transformation.

Les manifestants sont-ils des « fainéants » ou des «extrémistes»?

Arrêtons avec les mauvaises polémiques. Le président a pointé du doigt ceux qui, par dogme ou conservatisme, ont laissé le pays dériver, certainement pas les Français ni les manifestants ! L’important est que nous valorisions davantage le travail. Toute la transformation que nous engageons vise justement à mieux rémunérer ceux qui ont un emploi. La société française souffre du manque de reconnaissance du travail.

Verra-t-on bien cette récompense du travail dans le budget qui sera présenté le 27 septembre ? La hausse de la CSG interviendra en janvier mais la baisse des cotisations des salariés sera étalée…

Dès janvier 2018, tous les travailleurs verront leur situation financière nette s’améliorer. La majeure partie de la suppression de toutes les cotisations salariales chômage et maladie aura en effet lieu dès le 1er janvier, et le reliquat prendra effet à l’automne 2018. Grâce à cette mesure, un salarié au SMIC gagnera 250 euros de plus par an et un salarié qui touche 2.000 euros par mois, près de 500 euros de plus par an. S’y ajouteront l’augmentation de la prime d’activité, la suppression progressive de la taxe d’habitation pour 80% des Français et des mesures pour soutenir les plus fragiles. La philosophie de ce budget, c’est bien de récompenser le travail sans oublier ceux qui sont le plus en difficulté.

Quelle sera l’ampleur globale des baisses d’impôts ?

Les prélèvements pesant sur les ménages et les entreprises auront baissé d’environ 10 milliards d’euros fin 2018. Le président de la République et le Premier ministre ont fait deux choix stratégiques. Le premier est d’engager la baisse des impôts dès le 1er janvier 2018, pour qu’elle puisse soutenir immédiatement la croissance et favoriser la création d’emplois.

Le deuxième est de valoriser la création de richesses, la prise de risques, l’innovation. C’est une véritable transformation culturelle : plutôt que de redistribuer des richesses que nous n’avons pas, il faut donner à chacun les moyens de les créer.

La diminution de la fiscalité du capital, et en particulier la réforme de l’ISF, fait cependant l’objet de vives critiques à gauche, où l’on met en balance le coup de rabot sur les aides au logement…

Sortons de cette idéologie si nuisible à la France depuis trente ans, qui consiste à surtaxer le capital. En le surtaxant, nous privons les entreprises des financements dont elles ont besoin pour investir, innover et créer des emplois.

Quelles solutions reste-t-il alors ? Faire financer des emplois aidés par les contribuables ? Cette politique est un échec depuis des années. Nous devons changer de logique. Il ne s’agit pas de faire des cadeaux à tel ou tel mais de mieux financer les entreprises et, au bout du compte, de créer les emplois dont nous avons si cruellement besoin. Dans un contexte de transition technologique profonde, le besoin en capital est encore plus important qu’hier. Alléger sa fiscalité est indispensable. Voilà pourquoi nous supprimons l’ISF, remplacé par un impôt sur les fortunes immobilières et créons un prélèvement forfaitaire unique de 30% sur les revenus du capital.

Quel sera le périmètre précis du nouvel impôt sur la fortune immobilière (IFI) ?

Il concernera les patrimoines immobiliers nets supérieurs à 1,3 million d’euros. Rien ne change sur le seuil d’entrée, les taux et les abattements, comme celui de 30 % sur la résidence principale. De même, l’immobilier affecté à l’exploitation de l’entreprise du contribuable ne sera pas concerné. Enfin, la somme de l’IFI et de l’impôt sur le revenu ne pourra pas excéder 75 % des revenus.

Quel sera le coût budgétaire de la réforme ?

Environ 3 milliards d’euros.

Les associations et fondations s’inquiètent d’une perte de financements, car beaucoup de contribuables réduisaient leur ISF en faisant des dons…

La réduction d’impôt de 75 % pour les dons sera maintenue avec l’IFI. Il est important de continuer à assurer le financement de certaines activités, notamment caritatives. En revanche, la réduction d’ISF en cas d’investissement au capital des PME sera supprimée : ces entreprises vont largement bénéficier de la libération et de la réorientation de l’épargne vers l’économie productive générée par notre réforme fiscale.

Les dispositifs permettant de réduire l’impôt sur le revenu au titre des dons ou des investissements dans les PME (« Madelin ») seront-ils « musclés » ?

Ils ne seront pas modifiés dans le projet de loi de finances.

Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% comprendra-t-il des incitations à la détention longue de titres ?

Le PFU a vocation à être simple et lisible. On ne va pas recréer des usines à gaz et freiner la réalisation d’opérations économiques pour de mauvaises raisons fiscales ! Le PFU s’appliquera aux intérêts, aux dividendes et aux plus-values de cession de valeurs mobilières. En revanche, nous maintenons les avantages des produits d’épargne populaire (livret A, LDD, épargne salariale) et des produits fortement investis en actions comme les PEA. Enfin, les contribuables pourront toujours choisir l’imposition au barème, si c’est plus avantageux pour eux.

Quid des plans d’épargne logement ?

Pour les plans ouverts avant le 1er janvier 2018, les intérêts produits jusqu’à la veille du 12e anniversaire du PEL resteront exonérés d’impôt sur le revenu. En revanche, les intérêts produits après 12 ans seront imposés au PFU. Pour les nouveaux plans ouverts à compter du 1er janvier 2018, les intérêts produits seront imposés au PFU dès la première année.

Les avertissements se multiplient sur un risque de déstabilisation de l’assurance-vie…

On nous fait un mauvais procès ! Les détenteurs de contrats d’assurance-vie n’ont aucune raison de s’inquiéter. Rien ne change pour les revenus produits par les versements antérieurs à la réforme, quel que soit leur montant. Après cette date, la fiscalité de l’assurance-vie sera préservée jusqu’à 150.000 euros d’encours nets, tous contrats confondus, pour une personne seule et 300.000 euros pour un couple. Cela représente 94% des contrats d’assurance-vie ! Le PFU ne s’appliquera qu’aux revenus produits par la fraction des encours supérieure à ces seuils.

Enfin, les autres avantages fiscaux sont maintenus, à l’instar du régime favorable sur les successions et des abattements de 4 600 et 9 200 euros après 8 ans de détention.

Les revenus fonciers seront davantage taxés que les autres revenus du capital. Comment le justifiez-vous ?

Nous voulons récompenser ceux qui prennent des risques en plaçant leur argent dans le financement de l’économie. C’est un choix clair. Nous l’assumons. Les revenus immobiliers bénéficient par ailleurs de certains avantages qui leur sont propres et qui ne sont pas remis en cause (exonérations des plus-values sur la résidence principale, abattement pour durée de détention sur les autres biens, imputation des charges, amortissement…). Leur intégration dans le champ du PFU n’aurait pas été avantageuse dans tous les cas. Loin s’en faut.

L’OFCE avance un coût budgétaire de 4 milliards d’euros pour la réforme du PFU…

C’est un chiffrage exagéré et fantaisiste. Notre évaluation se situe à environ 1,5 milliard au titre de l’impôt sur le revenu.

Le patronat estime que les entreprises vont être pénalisées par la transformation du crédit d’impôt compétitivité en baisse directe de charges…

Ceux qui se plaignent aujourd’hui sont ceux qui, hier, nous réclamaient à cor et à cris la transformation du CICE en allègement direct de charges ! C’est tout le charme de la vie politique française. Cette réforme est un gage de simplicité et de stabilité pour les entreprises, en particulier les plus petites. C’est aussi agir pour l’emploi, puisque nous allons renforcer fortement les allègements de charge au niveau du SMIC, là où le risque de chômage est le plus élevé. Très concrètement, l’allègement de charges sera de 6 points pour les salaires inférieurs à 2,5 SMIC. Il sera renforcé en-deçà de 1,6 SMIC pour atteindre 10 points de charges en moins pour un salarié au SMIC.

Avez-vous chiffré les gains attendus en termes de croissance de toutes ces réformes fiscales ?

Je me garderai de toute prévision chiffrée. Mais nous ne devons pas perdre une seconde pour engager la transformation du pays. Depuis trop longtemps, nous avons repoussé les décisions nécessaires en prétextant que les choses allaient mieux. C’est une lourde erreur. Nous devons au contraire profiter de la conjoncture économique favorable pour nous consolider.

La fiscalité environnementale sera alourdie l’année prochaine. La taxe carbone sera relevée et la fiscalité du diesel convergera vers celle de l’essence. Cela ne risque-t-il pas de faire beaucoup?

Nous voulons faire évoluer les comportements, car la transition écologique est indispensable. Personne ne peut plus comprendre aujourd’hui que la fiscalité du diesel et de l’essence ne soit pas la même. La convergence représentera une hausse du tarif de la TICPE de 2,6 centimes par litre chaque année, pendant quatre ans, en plus de la hausse de la composante carbone de la taxe. Les transporteurs routiers, les agriculteurs, les pêcheurs et les chauffeurs de taxis ne subiront aucune hausse de leur charge fiscale.

Vous avez pris avec l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne une initiative visant à taxer les géants du net. L’Europe a jusqu’ici toujours échoué en la matière…

C’est une initiative à laquelle nous travaillons depuis deux mois, à la demande du président de la République. Personne ne peut admettre qu’une PME française paie ses impôts rubis sur l’ongle mais que des géants du numérique comme les GAFA ne paient presque rien en France, alors que quasiment tous les Français consomment leurs produits ! C’est une question de justice fiscale mais aussi d’affirmation de notre puissance nationale et européenne.

Des initiatives sont en cours, au niveau de l’OCDE et de l’Union européenne, pour mettre en place de nouvelles règles d’assiette d’impôt sur les sociétés. Mais les chances qu’elles aboutissent rapidement sont faibles. Notre projet est plus immédiatement opérationnel : il consiste à imposer ces sociétés sur la base de leur chiffre d’affaires dans chaque pays. L’accord politique trouvé avec nos partenaires montre que quand l’Europe veut, elle peut. Et la France joue pleinement son rôle de leader.

Quel est votre calendrier ?

Notre projet sera étudié au Conseil des ministres informel des Finances à Tallinn, cette semaine. Je souhaite qu’il serve de base à une prochaine proposition de directive de la Commission européenne et qu’il soit examiné au niveau des chefs d’Etat, au Conseil européen de décembre. Nous pouvons aboutir dans des délais qui se comptent en mois, pas en années. Les Français, comme tous les Européens, n’en peuvent plus des palabres. Ils veulent des décisions, des changements. La France doit être en tête pour les mener.

L’action de l’Etat a été critiquée après les ravages de l’ouragan Irma…

Comme tous les Français, j’ai été bouleversé par les ravages humains et matériels d’Irma dans les Antilles françaises. Dès que les premières évaluations des dégâts auront été faites, je réunirai à Bercy les assureurs pour leur demander d’engager les indemnisations nécessaires dans les plus brefs délais. Il ne serait pas acceptable que des lenteurs s’ajoutent au drame humain que vivent nos compatriotes de Saint Barthélémy et Saint-Martin.

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Revue de presse nationale et internationale.

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