Baisse de l’inflation en Russie: déni, surprise et réalité expliquée 1/2

Baisse de l’inflation en Russie: déni, surprise et réalité expliquée 1/2

Pourquoi les économistes occidentaux ne pouvaient-ils pas prévoir la baisse de l’inflation en Russie ? Pourquoi il était inconcevable qu’elle baisse? Et comment a-t-elle baissé? La première question tient largement à une posture conventionnelle qui a fait dériver l’économie dans le domaine de la géopolitique, nous l’examinerons dans une première partie de ce travail 1/2. La dernière est une question de théorie économique qui dénonce encore des conventions rigides à un méta niveau. Nous l’aborderont dans une seconde partie 2/2 dans la perspective d’une présentation des résultats dans le séminaire franco russe qui se tiendra à Moscou les 12,13 et 14 février 2018 à L’Institut de Prévision de l’Economie Nationale de l’Académie des Sciences de la Russie.


Partie I/2 : Déni et surprise : l’économie politisée

Transformer le réel pour servir une cause
La manipulation de l’illusion a révélé ses sommets avec la rhétorique autour de la stratégie occidentale des sanctions imposées à la Russie. Le pays n’en survivrait pas pour faire court1. Pas besoin de travailler le sujet et analyser les situations économiques réelles dans le réel, il suffisait de crier bien fort et partout. La méthode fut contagieuse. Les mêmes alarmes sonnèrent ainsi pour le Brexit et pour l’élection de Trump…ainsi qu’en France pour «éviter le pire»! La stratégie qui mit en avant une justification par le discours économique a été bien rodée et parfois elle fut efficace… Cependant, quand elle se heurte au réel quelle en est la perspective à plus long terme?

Le réel se charge en effet toujours de secouer les certitudes, et assurément celles qui sont bâtis sur des mécanismes de communication sans cohérence avec le réel…. Alors les experts et les media ont beau jeu de sortir «la surprise» qui bien sûr ne s’explique qu’irrationnellement, car normalement les experts avaient raison. Le réel est traitre et les acteurs trichent en ne se comportant pas comme attendu.
Ce fut bien le message tant du Brexit que de l’élection de D. Trump qui fut donné par bon nombre de professionnels de l’information et de l’économie.

Rien de nouveau
La fin des années 90 nous avait déjà habitués à des écarts «surprises» entre les anticipations des experts du FMI suivis par toute la clique des autres experts ex-Russie. Tous annonçaient la récession du PIB pour 1999 ! Finalement le pays connut une croissance de plus de 7%. De cette expérience initiatique, les économistes auraient pu garder l’idée qu’il fallait se méfier du réel qui trompe. Le plus simple fut certainement alors de l’écarter définitivement des propos des économistes. La crise de 2007-2008 a certainement quelque chose à voir avec cette stratégie. Malgré tout, le réel ne cessa pas de fournir des surprises, parfois bien mauvaises…et pas qu’en Russie, même pour les pays où les anticipations se devaient de rester bien rationnelles !((L’économie réelle de l’Angleterre ne s’est pas aussi bien portée depuis des décennies, les USA de même, mais on ne peut pas en dire de même de la France du point de vue économique, du marché du travail, entre autre.))

Depuis 2014, date du conflit ouvert, après le théâtral Maïdan en Ukraine, les experts occidentaux en vue professaient sur l’effondrement du cours du pétrole, du rouble, du niveau de vie en Russie et de l’économie russe. toute entière.  Ainsi, dévastée par l’hyperinflation, la société russe s’étiolerait dans le ressentiment. La Russie isolée du monde, ruinée par le conflit syrien dans lequel l’armée russe ne pourrait que s’enliser et… finalement le pouvoir s’effondrerait en 2018 par un processus électoral naturel ; qu’on pourrait aider à la marge selon une habitude bien consommée !

Ceci est l’histoire d’un chaos qui finirait bien dans le cadre du récit occidental que nous finissons par bien connaitre.

Une certaine conception de la dynamique économique flirtait avec les souhaits de changement de régime qui s’exposaient avec vigueur en Occident et particulièrement en France contre le gouvernement de V. V. Poutine. Les économistes amalgamaient allègrement économie et vision politique ! Croyaient-ils aux effets d’annonce auto-validants, ou servaient-ils la chanson douce aux oreilles de leurs mécènes?

Cette politisation de l’analyse économique a été source d’aveuglement pour l’ensemble des acteurs. Aidée par la saturation de l’espace avec des «fakenews» économiques, ce panorama dramatique officiel a directement handicapé les acteurs occidentaux dans leurs relations avec leurs homologues russes2. C’est bien ce que traduit le rapport sur l’effet des sanctions contre la Russie présenté par l’ONU à l’automne 2017.
Que se cache sous cette vision à la fois dramatique de la dynamique économique mais paradoxalement rassurante pour la gente médiatico-politique occidentale et ses experts attitrés?

Quelques semaines avant l’échéance fatidique de mars 2018, il ne serait pas dit que la rhétorique dû cesser. Ainsi en janvier 2018, le manque de stabilité économique de la Russie est encore mis en avant, comme argument pour alimenter l’inquiétude du directeur de la chambre de commerce franco russe3. Pourquoi ces responsables qui aiment et travaillent en Russie ne voient-ils que ça? Pourquoi les résultats de terrain visibles, ne prennent-ils pas le pas sur les récits standards des experts hors-sol?4

Des altercations parfois vives – car ces gens perdent vite leur calme- m’ont amené récemment à ne recevoir qu’une seule réponse : le contexte pour les investissements directs étranges (IDEs). Le salut économique par les IDEs, tel est donc l’enjeu qui semble être légitimé par une logique économique univoque.

L’économie néocoloniale
Cette réflexion s’inscrit dans une conception très restrictive du développement économique d’un pays. Ainsi selon cette conception, la Russie ne peut se développer économiquement qu’avec des IDEs extérieurs (assurément occidentaux)! Un dogme qui n’a rien à voir avec un dogme économique dans le panorama d’un pays vaste, disposant de ressources importantes comme la Russie ; ainsi il s’agit plus d’un dogme géopolitique. Le monde des affaires n’attendrait5 donc qu’une Russie soumise, ainsi il y seraient de bon ton de ressasser la rengaine pour sous-estimer systématiquement les capacités du pays au rebond, ses liens eurasiatiques et leurs potentiels. En somme cacher le réel pour mieux en être définitivement maître.

C’est dans cette logique qu’on doit trouver un brin de rationalité pour justifier les récits dramatiques d’anticipation politico-économique, aux accents vengeurs, dont les experts en vue nous abreuvent. Ils fournissent ainsi régulièrement la dose d’incertitude nécessaire pour dissuader les acteurs économiques à s’accorder à un environnement politique qui n’est pas conforme au modèle que les élites occidentales ont choisi pour la Russie... Elles veulent une Russie, colonie soumise sinon rien… A noter que ce «rien» a pris des tournants dramatiques en Ukraine.

Une telle conception si politisée, ce serait faux de la qualifier de façon neutre de «libérale»(( préférons le vocable de « néolibérale’ comme Karine Bechet-Golovko juriste et politologue française, qui vient de publier chez l’Harmattan en 2018 Russie. Tentation néolibérale)) par respect pour une tradition libérale anglo-saxonne qui savait aussi avoir des «sentiments moraux». Il y a plus que du libéral dans cette stratégie de négation de la souveraineté d’un pays, il y a la domination de classe implicite6, celle d’une oligarchique mondialiste qui redécouvre le colonialisme. Ce néocolonialisme, colonialisme du XXIe siècle est aussi celui que l’Europe a remis à la mode en Grèce.

IDEslâtres, échec et mat en Russie !
Mais la Russie et les citoyens russes se souviennent des premières expériences menées avec eux comme cobayes dans la Russie des années 90s7. Nous avons connu aussi cette époque où les mêmes détracteurs de la Russie contemporaines exigeaient alors du «currency board» sur le dollar et des «debt equity swaps». Ces jargons économico-financiers caractérisaient les seules possibilités pour le sauvetage du pays! Aucune autre alternative n’était envisageable selon leur point de vue. Il y a 20 ans bientôt que comme le peuple russe nous avons eu la puce à l’oreille…
Alors quand cette même politique envahit à nouveau le panorama économique, c’est comme une piqûre de rappel, un réflexe. Comme il a 20 ans quand nous dénoncions ce « currency board » avec la rigueur économique requise nous refusons aujourd’hui de même l’aveuglement contemporain et le discours politisé sur l’économie russe qui cache le réel. Les institutions qui le propagent sont les antichambres non seulement d’un monde unipolaire qui n’existe même plus mais aussi de la gouvernance mondiale étriquée. Les films de science-fiction nous l’avaient bien décrits avec sa logique diabolique ; ici une page d’anthologie récente qui reprend ses funestes accents8 :

«Depuis mars 2014, la Russie est entrée dans un «moment politique». Les décisions d’annexer la Crimée, puis de soutenir les séparatistes du Donbass ont constitué des ruptures politiques majeures pour le pays, nombres d’analyses en conviennent? Ce qui est moins souligné en revanche, c’est que cette rupture est à l’origine de secousses économiques considérables. Les pertes économiques subies par la grande majorité de la population russe ne peuvent pas être compensées par l’amélioration de la situation de quelques acteurs bien placés. Pourtant, le système économiques et social s’est jusqu’ici accommodé de cette nouvelle donne. C’est précisément cet accommodement qui signe le «moment politique» vécu actuellement en Russie».

Cette prose écrite en décembre 2016 pour le Comité de la Défense nationale, il y a à peine un peu plus d’un an…avant d’être un acte politique (assumé?), procède du mensonge économique. Elle atteste de la légèreté des pratiques de la discipline et de l’absence d’auto-contrôle des experts au sein des institutions qui les mandatent comme du monde académique qui les accueille.

Encore une fois en Russie, la surprise fut au rendez-vous et infirma les conceptions économiques, de nos économistes «zombies». J’utilise ici l’intéressant vocable préconisé par l’économiste australien, John Quiggin dans un ouvrage publié en 2010 (traduit en français sous le titre Économie zombie : pourquoi les mauvaises idées ont la vie dure ?9 .
Toutes les prévisions dramatiques aux conséquences politiques funestes ont encore fait «flop» ! Le réel est vraiment trop méchant ! Moins d’un an après avoir fait les déclarations sur le «moment politique» en Russie, notre protagoniste, devant les acteurs du business Franco-russes pourvoyeurs de fonds a dû se plier au réel. il ne s’agissait plus de tordre la vérité avec outrance, ces gens voient le réel mieux que les media français. Ainsi, en public, avec des propos secs, dépourvus de trop de commentaires10, corrigeant -sans le dire ses erreurs de jugement précédentes-. fut fait état des résultats économiques sur 2017. A défaut de pouvoir afficher l’hyperinflation, le protagoniste parla de la baisse de l’inflation…Nous revoilà dans le réel retombé! Fin de la com et retour à l’économie. Une erreur étant si vite arrivée chez les économistes, qui ne saurait la pardonner?

Je suis en effet d’accord avec mes collègues économistes de l’IPEN RAN ; l’économie n’est pas la politique et les sentiers sont glissants si on s’y engage. Mais le mensonge économique véhiculé comme vérité n’est pas non plus de la politique mais de la trahison scientifique. Diffusée inlassablement, cette trahison détruit l’activité des acteurs économiques et fausse la concurrence. Elle est un mal sournois !
A ce propos l’épisode des sanctions est assez édifiant11, il a permis de révéler un autre point important dans cette politisation stratégique excessive de l’économie. Il s’y cache aussi des guerres commerciales, avec ses instruments pour fausser la concurrence. La communication autour des sanctions a servi à intimider les intimidables, à fausser la concurrence et gagner ainsi des parts de marché. Firmes allemandes et américaines sont passées maître à ce jeu de dupe. Que dire des observateurs qui font là aussi semblant de ne rien voir, s’emportant contre les sanctions qui entravent l’arrivée des IDEs salvateurs de la Russie! Un seul mot semble approprié celui de «Collusion» pour reprendre le mot que Janine Wedel avait utilisé pour décrire la mécanique de compromission en oeuvre dans les années 90 en Russie. Mais collusion sans collision cette fois…L’économie russe n’a plus rien à attendre des promesses occidentales, elle y est résiliente. Ce constat est l’acquis majeur des sanctions, un changement radical des mentalités de la politique économique russe qui porte ses fruits. Les sanctions, une sacrée chance pour la Russie, nous ne le soulignerons jamais assez.

La surprise d’une inflation base en Russie en 2017
Une inflation aussi basse en Russe moins de 4%12, frôlant actuellement les 2,5 % annuels demeurait un phénomène impensable pour les économistes standards et alignés -ceux qui tiennent le haut du pavé. Ceux que le Décodex et la presse ne censurent pas13
Il y a encore quelques mois, ces experts nous faisaient parier sur l’hyperinflation, conséquence de la chute du rouble et de l’effondrement des prix énergétiques1314 ; ces phénomènes considérés comme des acquis rhétoriques ont longtemps permis d’alimenter les interviews avec la presse ces dernières années…Puisque eux le disaient c’était vrai, combien de gens le croient encore. Ainsi va la dynamique des conventions15.

Une bien mauvaise surprise au pire moment
Une des dernières «surprises» qui nous occupe maintenant, la baisse de l’inflation en Russie. Cette surprise survient au pire moment politique pour les bien-pensants. C’est bien à cette heure, qu’il aurait fallu s’alarmer sur la supposée totale décomposition économique de la Russie, à l’approche d’enjeux électoraux de poids. Ainsi pouvait-on penser modifier la donne de la géopolitique mondiale pour ralentir tant que faire se peut, la dérive vers un monde multipolaire.

Surprise résultat de l’hyperpolitisation de l’économie
La surprise fait rater cette contorsion des économistes et des experts pour «leur bonne cause». Cette «bonne cause» n’excuse pas pour autant le laxisme dans la rigueur de la discipline qui traduit un problème finalement assez grave : la politisation excessive des débats économiques qui empêche voire même qui interdit aux économistes qui veulent être crédibles professionnellement de regarder le réel16. C’est un mal qui mine profondément la science économique en Occident et plus globalement qui égare les politiques économiques en Europe 17.
Il est plus facile de céder à la facilité d’un discours préétabli que de regarder dans le détail le réel et tâcher d’analyser et de comprendre les mécanismes dynamiques en jeu. La science économique en France paie dans ce travers, ces années idéologiques au service de la promotion de l’Euro. Elles ont brisé les capacités et les habitudes de réflexions économiques, minant durablement l’honnêteté intellectuelle. Il fallait bien vivre et respecter les consignes, diront les protagonistes en témoignage. Devra-t-on leur en vouloir ?
Y aura-t-il un Nuremberg de l’économie en Europe? Individuellement non, mais en tant que système d’analyse, la discipline économique a failli dans la crise, dans l’Euro et plus encore, l’épistémologie lui fera rendre des comptes. Elle a failli pas ses exagérations politiques, son dogmatisme théorique et son caractère si manifestement hors-sol – sans référence au réel, aux gens, aux territoires-.

L’incompréhension en matière de dynamique inflationniste en Russie souligne tout particulièrement les mécanismes de telles rigidités. Deux ordres de rigidités, contextuelles et théoriques, se rencontrent pour faire écho à une exacerbation du rôle politique de l’économie. C’est seulement en prenant le contre-pied de cette conception idéologique de l’économie, enlisée dans la politisation du discours qu’il est possible de comprendre les mécanismes réels de la baisse de l’inflation en Russie depuis ces dernières années.
La politisation des analyses économiques a entrainé un déni de réalité et des effets de surprise face au réel…encore une fois les experts ont fait flop!

(à suivre )

Image mise en avant :  extrait de la couverture de la revue Stratégie économique, 8 (150) 2017, La force de l’année nouvelle. Journal de l’Académie des affaires.

 

 

 

  1. pour le détail des moments les plus cocasses se reporter à l’article que j’ai posté sur Viableco et qui a fait le tour de nombreux blogs en France dont incroyablement Médiapart ! J’en reste songeuse…  Le «flop» des experts chantres de la débâcle économique russe, l’ONU passe à l’explication de texte (ici) ! []
  2. On sait maintenant que les sanctions antirusses et leurs réponses, pour lesquelles aucun calcul d’impact n’avait été fait dans l’UE, -une légèreté de plus avec le réel! …ont causé des dommages à des secteurs entiers de l’économie européenne. Je cite tout particulièrement, le secteur de l’élevage avec la production de viande de porcs. L’Université de Kiel a publié aussi une étude s’efforçant de démontrer que l’Allemagne était le pays qui avait le plus subit…manière de dédouaner celui qui sur le terrain -et au vue de tout le monde- prend beaucoup de libéralités avec les sanctions, alors que les concurrents français sont doublement intimidés. []
  3. cf. article du Courrier de Russie sur l’amnistie fiscale et la réponse aux sanctions (ici) []
  4. Les incertitudes actuelles rendent attractif le transfert des investissements en Russie. Il reste à savoir si ce retour sera durable. Les experts s’accordent sur un point : la réponse dépend directement du degré de confiance accordée à l’État par les entreprises et de la situation politique. Le journal Vedomosti rapporte ainsi les propos de Roustam Vakhitov, fiscaliste chez International Tax Associates B.V. : « Si les capitaux reviennent en Russie, ce ne sera que provisoire, le temps que l’instabilité économique se dissipe et que les sanctions soient levées. » Vladimir Tikhomirov, économiste au sein du groupe BKS, enchérit : « Les capitaux peuvent ne pas demeurer dans le pays si la situation politique est instable. » []
  5. Désireux de rencontrer le Président, tous le gratin du monde des affaires français en Russie amené par la président de la CCIFR, fin janvier a dû attendre 3 heures dans l’antichambre du pouvoir russe pour être finalement reçu : Est-ce une manière d’afficher la dissonance cognitive qui nous occupe en ces lignes? []
  6. voir l’intéressant développement proposé par Patrick Artus, l’économiste de la banque Natexis : La dynamique du capitalisme est aujourd’hui bien celle qu’avait prévue Karl Marx, 3 février 2018, doc de recherche Natixis (article Artus Marx 2018On observe bien aujourd’hui dans les pays de l’OCDE la succession d’évolutions que Karl Marx avait prévues :
    1- la baisse de l’efficacité des entreprises (ralentissement de la Productivité Globale des Facteurs), toutes choses égales par ailleurs, impliquerait une baisse du rendement du capital des entreprises ;
    2- les entreprises réagissent à cette évolution en réduisant les salaires (en déformant le partage des revenus en faveur des profits) ;
    3- mais cette stratégie a une limite, atteinte quand les bas salaires deviennent trop faibles (égaux au salaire de subsistance) et les « capitalistes » se lancent alors dans des activités spéculatives qui font apparaître des crises financières.» []
  7. cf. le constat fait par David Stuckler et son équipe sur l’austérité qui tue (ici) []
  8. Julien Vercueil. Le moment politique de l’ ́Economie russe. Revue Défense Nationale, Comitée d’Etudes Défense Nationale, 2015, pp.91-97. <halshs-01422246>
    Julien Vercueil  Texte moment politique(3) []
  9. «Dans la culture populaire caribéenne, les Zombies sont des revenants créés par les sorciers. Agressifs et dépourvus d’intelligence, ils se déplacent souvent en meute incontrôlable. Morts-vivants, ces Zombies ne peuvent être éliminés».J. Quiggin,  éd. Saint-Simon, 2013. voir aussi Sébastien Charles, Thomas Dallery et Jonathan Marie , Institutions internationales et idées zombies en économie : enfin la rupture ? 2016 []
  10. Cf. intervention de J. Vercueil pour le rapport sur la Russie 2017 (ici) de l’observatoire franco-russe de la CCIFR, Rapport présenté le 8 novembre 2017 à l’espace de conférences de l’IRIS Paris. []
  11. Comme nous avons pu nous en rendre compte dans les travaux en communs autour du thème « les sanctions une chance pour la Russie » qui ont fait l’objet de plusieurs présentations et publications en russe. -dont dans une monographie  de l’Université Fédérale du Sud de la Russie 2017 []
  12. objectif affiché de la Banque centrale de Russie []
  13. à l’inverse de Russeurope, blog de Jacques Sapir depuis septembre 2017 []
  14. La faillite de Gazprom avais-je entendu chuchoté avec délectation ceux qui nous assuraient de la construction effective de Nabucco! Je m’attends bientôt ainsi qu’on me garantisse que Yamal est un #Fakenews []
  15. chère à l »école des conventions’ qui a souligné l’impact dans les mécanismes économiques et auprès des acteurs []
  16. L’absence de diversité dans l’approche économique dans le monde académique et l’université française est le sous produit de ce constat. Cf. Laura Raim (2018), «La domination des orthodoxes stérilise le débat public, Police de la pensée économique à l’Université» (ici), Le Monde diplomatique
    []
  17. Steve Keen l’a illustré avec humour récemment dans un billet sur RT, avec des allégories musicales….l’humour comme instrument de refonte d’une économie raisonnable attachée au réel. Un sujet à ne pas négliger, les étudiants aimeront les futurs manuels.
    Steve Keen, «Why economics is too important to be left to the (academic) economists» (ici), RT 12 janvier 2018 []

 

http://viableco.hypotheses.org/1675#more-1675

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