Trêve dans les hostilités commerciales entre l’UE et les États-Unis

Trêve dans les hostilités commerciales entre l’UE et les États-Unis

A Bruxelles, les dirigeants européens ont reporté une décision sur le commerce, après l’annonce in extremis de Donald Trump sur l’acier et l’aluminium.

Quelques heures avant la fin du premier jour de sommet, l’administration Trump a annoncé que l’Europe serait exemptée des droits de douane controversés sur l’acier et l’aluminium.

Dans la foulée, les dirigeants européens ont donc décidé de ne pas se prononcer tout de suite sur le sujet, qui aurait dû être abordé durant le dîner.

« Nous devons attendre de voir à quoi ressemble la décision du gouvernement américain », a indiqué la chancelière allemande, Angela Merkel, en quittant le bâtiment du Conseil, vers 1 heure du matin. « Ce soir, ou plutôt ce matin, nous ne pouvons pas juger cette décision. »

L’administration Trump avait indiqué au début du mois vouloir imposer des droits de douane à l’importation de certains produits à partir du 23 mars. Bruxelles avait immédiatement répondu en menaçant d’imposer des taxes similaires sur certains produits américains,

Le 22 mars, Robert Lighthizer, représentant américain au commerce, a expliqué au Sénat que le président avant décidé de « mettre en pause les droits de douane » pour l’UE et certains autres pays, dont le Mexique, le Canada, l’Australie et l’Argentine.

Cette déclaration n’a cependant pas dissipé toutes les inquiétudes européennes. Les dirigeants ont décidé de reporter leur discussion sur le sujet, afin de voir si les promesses de Robert Lighthizer se concrétisent. Aucune décision n’a en effet encore été officiellement publiée, même si le président lui-même a confirmé un dialogue en cours pour l’exemption des exportations européennes.

La prudence des Européens illustre le peu de confiance qui règne entre Bruxelles et Washington depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, qui estime que l’UE traite les États-Unis de manière « injuste ».

Selon Angela Merkel, les 28 chefs d’États et de gouvernements ont « trouvé juste que l’UE cherche le dialogue, parce que nous estimons que ces droits de douane ne sont pas justifiés ».

Les dirigeants européens se sont félicités de la visite à Washington de la commissaire au commerce, Cecilia Malmström. Elle a rencontré des représentants américains, notamment le Secrétaire d’État au Commerce, Wilbur Ross, et Robert Lighthizer cette semaine, dans le but d’obtenir une exemption pour l’UE. Son déplacement coïncidait avec celui de Peter Altmaier, ministre allemand à l’Économie, qui avait le même objectif.

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Les dirigeants européens ont repris leur discussion sur le commerce international vers 9 heures le 23 mars. La Première ministre britannique, Theresa May, sera donc présente à cette deuxième journée de Conseil, et ne s’éclipsera qu’au moment de parler de la position des 27 dans les négociations de Brexit.

Les conclusions adoptées par le Conseil ne mentionnent pas directement les États-Unis. « Le Conseil européen réaffirme son attachement à un système commercial multilatéral ouvert et fondé sur des règles, dans lequel l’OMC occupe une place centrale, fort de sa conviction que le commerce libre et équitable constitue l’un des moteurs les plus puissants de la croissance, assurant des millions d’emplois et contribuant à la prospérité. […] L’UE continuera de mener une politique commerciale solide, de promouvoir ses valeurs et ses normes au niveau mondial et de s’attacher à assurer des conditions de concurrence équitables. »

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