La Coupe du monde football : symbole manifeste des évolutions géopolitiques en cours

La Coupe du monde football : symbole manifeste des évolutions géopolitiques en cours

Les commentateurs sportifs et experts de tout poil n’en reviennent toujours pas : la Coupe du Monde organisée par la Russie est une véritable réussite. Or, Dieu sait ce qu’on n’avait pas entendu depuis des mois : mêlant politique et sport, nos oiseaux de mauvais augure nous annonçaient l’apocalypse, entre batailles rangées de hooligans et attentats tchétchènes, manifestations contre le régime et vous allez voir ce que vous allez voir, Poutine ne pourra jamais s’en sortir. Or point de Poutine à l’horizon, à part le match d’ouverture – il s’intéresse davantage au hockey et a la décence de ne pas mêler cet événement aux grands enjeux politiques. Mais c’est surtout un Mondial parfaitement organisé, à la sécurité pointilleuse qui en a étonné plus d’un, dont le responsable de la sécurité de l’Euro 2016 qui a lâché « on ne pensait pas pouvoir faire mieux qu’en France en 2016 », mais aussi des hôtes chaleureux qui n’hésitaient pas à se mélanger avec les supporters colombiens ou nigérians, et même un public bon enfant qui a vibré pour l’équipe nationale jusqu’à ce quart de finale tragique contre la Croatie. Bref, une très bonne impression d’ensemble, bien loin de l’image terrible véhiculée sur les Russes et la Russie par les medias mainstream.

Or, ce Mondial aura été aussi une belle vitrine des recompositions géopolitiques en cours. On a vu déferler des dizaines de milliers de supporters venus des quatre coins de monde, se mêlant à la population, n’hésitant pas à faire des milliers de kilomètres pour atterrir sur le sol russe, puis des heures et des heures de train pour se déplacer sur ce territoire immense.

Et c’est là que l’on se rend compte que la France n’est pas un pays de football, ou bien que notre pouvoir d’achat est tombé si bas que l’on ne peut se rendre dans un pays à peine éloigné de 2h30 de vol d’avion. Je me souviendrais toujours de ces stades où, face à quelques centaines de supporters des Bleus à peine visibles, se dressaient des dizaines de milliers d’Australiens, de Péruviens, d’Argentins et d’Uruguayens. Nous arrivons en demie-finale, mais la petite Belgique vibre à l’unisson derrière son équipe, pendant que nous parlons football juste à l’heure de l’apéro, l’esprit déjà à nos vacances en Martinique ou chez la tante dans l’Aveyron. Bon sang, que ce peuple est endormi, et a tellement intégré le politiquement correct même dans les moeurs. Un peu d’émotion et de patriotisme seraient pourtant les bienvenus à l’approche de la finale annoncée du plus grand événement sportif au monde !

 

https://stratpol.com/football-et-politique-la-montee-du-nationalisme-a-la-coupe-du-monde-de-football/

 

 

 

 

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