France: le ministère des Affaires étrangères dénonce des propos « faux » et « fantaisistes » de M. Benalla

France: le ministère des Affaires étrangères dénonce des propos « faux » et « fantaisistes » de M. Benalla

Paris – Le ministère français des Affaires étrangères a dénoncé lundi des propos « faux » et « fantaisistes » de l’ex-collaborateur du président français, Alexandre Benalla, au centre d’une controverse sur la restitution de passeports diplomatiques.

Le ministère affirme également lundi, dans un communiqué, que M. Benalla n’a « bénéficié d’aucune indulgence particulière » de sa part et que « plusieurs démarches » ont été effectuées pour obtenir la restitution des passeports diplomatiques de l’ex-collaborateur controversé du président Emmanuel Macron.

Samedi, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, notamment pour « abus de confiance », concernant les deux passeports diplomatiques que M. Benalla est soupçonné d’avoir utilisés après avoir quitté ses fonctions à l’Élysée.

Déjà au coeur de plusieurs enquêtes – concernant notamment des violences lors des manifestations du 1er mai quand il était en poste à l’Élysée – M. Benalla a utilisé ces dernières semaines ces passeports pour aller rencontrer des dirigeants en Afrique, selon le site d’information français Mediapart et le journal Le Monde.

Dans des déclarations dimanche à Mediapart, M. Benalla, 27 ans, a affirmé: « Quand vous voyagez à l’étranger avec un passeport diplomatique, l’ambassade de France est au courant que vous arrivez ».

Selon le Quai d’Orsay, cette « affirmation » est « purement fantaisiste ». « Aucune obligation, ni aucun système n’existe à cette fin. Aucune information sur l’utilisation par M. Benalla de ces documents n’est parvenue au ministère de l’Europe et des affaires étrangères jusqu’aux informations de presse récemment rendues publiques », poursuit le communiqué.

« Il n’existe pas de remontée systématique d’informations vers le Quai d’Orsay lorsqu’un passeport diplomatique français est présenté aux contrôles nationaux », affirme également le ministère.

En outre, « le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, en liaison permanente avec la Présidence de la République, a effectué plusieurs démarches pour obtenir que M. Benalla restitue ses passeports », indique le communiqué.

Selon le communiqué du Quai d’Orsay, plusieurs courriers recommandés ont été adressés à M. Benalla. L’un de ces courriers « a bien été réceptionné par un mandataire de M. Benalla le 6 août 2018. M. Benalla ne peut donc prétendre qu’il n’a pas été instruit, de façon toute particulière, de restituer ces documents ».

« En l’absence de restitution, une nouvelle lettre de relance avec accusé de réception a été envoyée le 10 septembre à la même adresse dans l’Eure (nord-ouest de la France); cette fois, M. Benalla n’a pas retiré, ni fait retirer ce document qui a été renvoyé à l’administration (…) », selon le communiqué.

« Au vu de l’absence de restitution des documents », le ministère a lancé « la procédure d’invalidation des passeports diplomatiques de M. Benalla, démarche confirmée le 8 novembre auprès du ministère (français) de l’Intérieur », poursuit le communiqué.

L’invalidation du passeport ne s’est pas traduite immédiatement par le placement de ce document officiel sur une liste rouge, qui aurait pu alerter notamment des fonctionnaires de la police de l’air et des frontières (PAF) lors de son utilisation par M. Benalla « parce qu’il s’agissait là d’une première dans l’histoire du Quai d’Orsay », a assuré lundi à l’AFP un membre de l’entourage du ministre des Affaires étrangères, qui a demandé à rester anonyme.

« C’est un problème technique: le cas ne s’était jamais produit, il n’était pas prévu dans le système informatique, cela a pris un peu de temps pour l’entrer dans le programme », a-t-il ajouté. « Il est archi-faux d’affirmer que nous avons reçu la moindre demande d’indulgence de M. Benalla ».

Selon lui, les services du ministère ont la certitude qu’Alexandre Benalla a utilisé « indûment » ce document de voyage diplomatique « à au moins deux reprises ». Des vérifications sont en cours pour d’éventuelles autres utilisations.

(©AFP / 31 décembre 2018 14h56)

https://www.romandie.com/news/France-le-minist-re-des-Affaires-trang-res-d-nonce-des-propos-faux-et-fantaisistes-de-M-Benalla/983809.rom

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Garde à vue de Carlos Ghosn prolongée jusqu’au 11 janvier

Un tribunal de Tokyo a décidé lundi de prolonger jusqu’au 11 janvier la garde à vue du PDG de Renault, Carlos Ghosn © AFP Kazuhiro NOGI

International

Garde à vue de Carlos Ghosn prolongée jusqu’au 11 janvier

le 31 décembre 2018

Un tribunal de Tokyo a décidé lundi de prolonger de nouveau de 10 jours, jusqu’au 11 janvier, la garde à vue du PDG de Renault, Carlos Ghosn, sur des soupçons d’abus de confiance.

Le juge a accepté la requête du procureur qui estime avoir besoin de plus de temps pour décider ou non d’inculper M. Ghosn sur ces nouvelles charges, a indiqué le tribunal.

L’ex-président de Nissan est détenu au Japon depuis le 19 novembre et déjà inculpé une première fois pour avoir minoré ses revenus sur 5 ans dans des documents remis aux autorités boursières japonaises.

La décision judiciaire de ce jour prolonge ainsi sur l’année prochaine la saga qui passionne le Japon et le monde des affaires depuis que ce titan du monde de l’automobile a été arrêté soudainement à Tokyo.

La décision de lundi ne signifie pas que l’ancien patron de Nissan sera automatiquement libéré le 11 janvier ou le jour suivant, le parquet pouvant en théorie relancer une garde à vue sur de nouvelles charges.

En outre, parallèlement, M. Ghosn est aussi en détention provisoire suite à la première inculpation, ce qui signifie qu’une libération ne peut avoir lieu qu’après la fin de toute garde à vue et sur acceptation par le tribunal d’une demande de mise en liberté sous caution.

Dans le troisième volet en cours de cette affaire, le parquet soupçonne Carlos Ghosn d’avoir « failli à sa fonction de PDG et d’avoir causé un préjudice à Nissan ».

 

Concrètement, le bureau des procureurs lui reproche d’avoir fait couvrir par Nissan « des pertes sur des investissements personnels » au moment de la crise financière d’octobre 2008, ce qu’il nie selon les médias citant ses avocats. La somme incriminée s’élève à 1,85 milliard de yens (14,5 millions d’euros).

Pour résoudre ce problème financier, il aurait obtenu qu’un ami d’Arabie saoudite se porte garant et aurait effectué des virements d’un montant équivalent sur le compte de ce dernier depuis un compte d’une filiale de Nissan.

Ce type de délit est normalement prescrit au bout de 7 ans, mais la loi permet de suspendre le décompte lors des séjours à l’étranger, nombreux dans le cas de M. Ghosn qui passait seulement un tiers de son temps au Japon.

L’Américain Greg Kelly, administrateur de Nissan arrêté le 19 novembre au Japon en même temps que Carlos Ghosn, a en revanche été relâché la semaine passée sous caution, la raison pour laquelle M. Ghosn est désormais encore retenu ne le concernant pas.

La longue garde à vue qui se poursuit depuis l’arrestation de M. Ghosn a étonné à l’étranger et le système judiciaire japonais s’est trouvé sous le feu des critiques, notamment en raison du fait que l’avocat de M. Ghosn ne peut assister aux interrogatoires.

Retenu au départ dans une petite cellule, celui qui est encore PDG de l’Alliance Renault-Nissan bénéficie cependant depuis plusieurs semaines de conditions de détention améliorées. Et même s’il a maigri, il reste combatif, selon les médias citant des proches.

Les avocats pourront exceptionnellement voir leur client les 2 et 3 janvier, même si la pause du Nouvel an se prolonge durant ces deux jours, d’après l’agence Jiji.

Un menu spécial traditionnel sera servi au centre de détention le soir du 31 ainsi que le 1er janvier, selon les médias.

Pendant ce temps, l’alliance Renault-Nissan est dans la tourmente. Les constructeurs japonais Nissan et Mitsubishi Motors ont déjà révoqué à l’unanimité M. Ghosn de la présidence de leur conseil d’administration, mais le groupe français Renault l’a maintenu jusqu’à présent à son poste, confiant « à titre provisoire » la direction exécutive à son numéro deux Thierry Bolloré.

POUR ALLER PLUS LOIN

 

Brexit : « Nous n’avons pas l’intention de garder la Grande-Bretagne dans l’UE »

Brexit : « Nous n’avons pas l’intention de garder la Grande-Bretagne dans l’UE »

Par latribune.fr  |   |  380  mots
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. (Crédits : Reuters)
A 100 jours de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a indiqué dans la presse allemande qu’il respectait « le résultat du référendum », et attendait de connaître si Londres sortira avec l’accord négocié par Theresa May, qui ne recueille aucune majorité parlementaire, ou sans accord.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a appelé la Grande-Bretagne à « se reprendre » sur la question du Brexit, rejetant les accusations d’un agenda caché de l’Union européenne sur un le maintien du Royaume-Uni dans l’UE. « Je trouve déraisonnable qu’une partie de l’opinion publique en Grande-Bretagne semble penser qu’il est entièrement du devoir de l’UE de trouver une solution à tous les problèmes futurs de ce pays », a déclaré Jean-Claude Juncker au journal allemand Welt am Sonntag.

« Je (vous) demande: reprenez-vous et dites-nous ce que vous voulez. Nos propositions sont sur la table (des négociations) depuis des mois », a-t-il indiqué.

Il y en a certains qui « insinuent que notre objectif est de garder par tous les moyens la Grande-Bretagne au sein de l’UE. Mais ce n’est pas là notre intention », a poursuivi le président de la Commission. « Nous voulons seulement clarifier l’avenir de notre relation et nous respectons le résultat du référendum », a-t-il souligné. A moins de cent jours du Brexit, le Parlement britannique est en pleine pause pour les fêtes de fin d’année et n’est toujours pas parvenu à valider un accord de sortie de l’Union européenne.

Aucune majorité en faveur du texte

La Première ministre conservatrice Theresa May devrait tenter en janvier de faire voter par le Parlement l’accord négocié avec Bruxelles mais rien ne dit qu’elle y parviendra compte tenu des divisions au sein de son propre camp. Aucune majorité ne semble se dessiner en faveur du texte. L’accord déçoit tant les plus fervents « Brexiters », qui craignent un amarrage permanent du Royaume-Uni à l’UE, que les europhiles espérant encore pouvoir faire marche arrière. Un premier vote prévu le 11 décembre avait été annulé à la dernière minute par Theresa May pour éviter une défaite annoncée. Il a été repoussé à la troisième semaine de janvier.

Le parti travailliste, principale force d’opposition, a accusé Theresa May de « jouer la montre », afin de forcer les élus à voter pour l’accord négocié, plutôt que de prendre le risque que le Royaume-Uni quitte l’UE sans accord. « J’ai l’impression que la majorité des parlementaires britanniques se méfient autant de l’UE que de Mme May », a affirmé Jean-Claude Juncker.

(avec AFP)

https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/brexit-nous-n-avons-pas-l-intention-de-garder-la-grande-bretagne-dans-l-ue-802440.html#xtor=EPR-2-%5Bl-actu-du-jour%5D-20181231

L’Otan prépare une vague d’attentats en Europe

L’Otan prépare une vague d’attentats en Europe

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Plusieurs sources, situées dans des pays différents, nous signalent que l’Otan prépare des attentats dans des pays de l’Union européenne.

Durant les « années de plomb » (c’est-à-dire de la fin des années 60 à celle des années 80), les services secrets de l’Otan ont mis en œuvre la « stratégie de la tension ». Il s’agissait d’organiser des attentats sanglants, attribués aux extrêmes, afin d’instaurer un climat de peur et d’empêcher la constitution de gouvernements d’alliance nationale incluant les communistes. Simultanément, l’Otan (prétendument défenseur de la « démocratie ») organisa des coups d’État ou tentatives de coups d’État en Grèce, en Italie et au Portugal.

Les services secrets de l’Otan avaient été composés par les Etats-Unis et le Royaume-Uni à partir du Bureau de coordination politique de la CIA. Ils ne rendaient compte qu’à Washington et à Berlin, et pas aux autres membres de l’Alliance atlantique. Ces services étaient dits stay-behind, car susceptible d’agir en cas d’occupation par l’URSS, et intégraient les meilleurs spécialistes de la lutte anti-communiste du Reich nazi.

Des services similaires avaient été créés par les Anglo-Saxons partout dans le monde, soit comme conseiller des gouvernements pro-US, soit clandestinement en URSS et dans les Etats qui lui étaient associés. Ils étaient coordonnés à travers la Ligue anti-communiste mondiale. En 1975, trois commissions US levèrent le voile sur ces pratiques —la Commission Church au Sénat, Pike à la Chambre et Rockfeller à la Maison-Blanche—. En 1977, le président Jimmy Carter nomma l’amiral Stansfield Turner à la tête de la CIA pour nettoyer les services secrets. En 1990, le président du Conseil italien, Giulio Andreotti, révéla l’existence de la branche des services secrets de l’Otan en Italie, le Gladio. Il s’en suivit un gigantesque déballage et des commissions d’enquête parlementaires en Allemagne, Belgique et Italie. l’ensemble du système aurait alors été dissous.

Cependant, des années plus tard, nous avons relevé des indices probants de la responsabilité de l’Otan dans les attentats de Madrid du 11 mars 2004 et de Londres du 7 juillet 2005.

C’est dans ce contexte qu’en France, un gendarme mobile et ancien légionnaire a été arrêté, le 23 décembre 2018, en gare de Lyon (Paris), alors qu’il transportait des explosifs. À l’issue de 96 heures de garde à vue, il a été mis en examen.

Nous avons publié de nombreux documents et études sur le stay-behind, notamment :
- « Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 août 2001.
- En 16 épisodes, le livre du professeur Daniele Ganser Les Armées secrètes de l’OTAN, qui fait autorité.
- « La Ligue anti-communiste mondiale, une internationale du crime », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 mai 2004.

http://www.voltairenet.org/article204559.html

L’Allemagne devra prendre « plus de responsabilités » dans le monde pour Merkel

L’Allemagne devra prendre « plus de responsabilités » dans le monde pour Merkel

La chancellière allemande Angela Merkel a déclaré lundi qu’il était dans l’intérêt de l’Allemagne de prendre davantage de responsabilités à l’échelle mondiale, à une époque où le multilatéralisme fait l’objet d’attaques régulières.

Dans son allocution traditionnelle de Nouvel An, Mme Merkel fait le constat que les anciennes certitudes autour de la coopération internationale sont mises à l’épreuve et qu’il appartient à l’Allemagne de « tenir bon, argumenter et se battre pour ses propres convictions ».

Aucun des défis mondiaux, à l’image du changement climatique, des mouvements migratoires ou de la lutte contre le terrorisme, ne pourra être réglé par un pays seul, a-t-elle averti.

« Pour nos propres intérêts, nous voulons répondre à toutes ces questions, et nous pouvons le faire d’autant mieux en prenant en considération les intérêts des autres », a-t-elle déclaré dans cette allocution qui sera diffusée dans son intégralité à 18H00 heures locales.

« C’est la leçon des deux guerres mondiales du siècle précédent », a-t-elle souligné, en prévenant toutefois que « les certitudes de coopération internationale étaient mises à l’épreuve ».

« Dans notre intérêt, nous devons prendre plus de responsabilités » a-t-elle poursuivi.

Selon la chancelière, l’Allemagne, qui occupera en 2019 et 2020 un des sièges des membres non-permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, militera pour des « solutions mondiales ».

Mme Merkel s’est aussi engagée à augmenter les aides humanitaires et au développement ainsi que le budget de la défense.

Même s’il elle n’a pas nommément cité le président américain dans cette allocution, ses propos se démarquent une nouvelle fois des critiques de Donald Trump contre le multilatéralisme.

A l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, le président américain avait rejeté « l’idéologie du mondialisme », lui préférant « la doctrine du patriotisme ».

Quelques jours plus tard, la chancelière allemande avait réagi en le mettant en garde contre la tentation de « détruire » le multilatéralisme, et notamment les Nations unies.

« Mais détruire quelque chose sans avoir développé autre chose de nouveau est extrêmement dangereux et peut détruire l’ordre actuel qui garantit la paix, plus vite que nous ne le pensons », avait-elle averti lors d’un meeting de campagne pour les élections législatives régionales en Bavière.

(©AFP / (31 décembre 2018 07h49)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-L-Allemagne-devra-prendre-plus-de-responsabilit-s-dans-le-monde-pour-Merkel_RP/983727.rom

La Russie détient un Américain suspecté d’espionnage

La Russie détient un Américain suspecté d’espionnage

Moscou – La Russie a arrêté à Moscou un citoyen américain accusé d’espionnage, ont annoncé lundi les services secrets russes du FSB.

L’Américain a été arrêté vendredi « alors qu’il commettait un acte d’espionnage » et une procédure pénale a été ouverte, ont-ils précisé dans un communiqué.

Le nom de l’Américain, tel qu’il est présenté en russe, est Paul Whelan.

Aucun autre détail n’a été fourni dans l’immédiat.

Cette arrestation intervient au moment où la Russie est mise en cause en Occident dans plusieurs scandales d’espionnage.

Parmi ces affaires, l’empoisonnement d’un ancien agent double russe, Sergueï Skripal, et de sa fille en Angleterre, attribué à Moscou pour les responsables britanniques. Le Kremlin a fermement démenti toute implication. L’affaire a provoqué une grave crise diplomatique.

Même chose pour l’affaire concernant la Russe Maria Butina, arrêtée en juillet dernier à Washington et inculpée pour « complot » en vue de « promouvoir les intérêts de la Russie », ce pour quoi elle a plaidé coupable. Le Kremlin a qualifié ces accusations d' »infondées ».

(©AFP / 31 décembre 2018 09h44)

https://www.romandie.com/news/La-Russie-d-tient-un-Am-ricain-suspect-d-espionnage/983744.rom

Entretien avec Philippe Hababou Solomon, l’intermédiaire qui a introduit Alexandre Benalla en Afrique

Diplomatie

Entretien avec Philippe Hababou Solomon, l’intermédiaire qui a introduit Alexandre Benalla en Afrique

30 décembre 2018 à 18h35 | Par – à Abidjan

L’homme d’affaires franco-israélien explique à Jeune Afrique comment il a fait la connaissance d’Alexandre Benalla et dans quelles conditions il s’est rendu avec l’ancien chargé de mission de l’Élysée au Congo-Brazzaville, au Cameroun et au Tchad.

Philippe Hababou Solomon aurait-il « pris sous son aile » Alexandre Benalla s’il avait su que les déplacements en Afrique de l’ancien chargé de mission de l’Élysée susciteraient une telle polémique ? Polémique à laquelle l’homme d’affaires franco-israélien se retrouve mêlé bien malgré lui.

Comme l’a révélé le journal Le Monde, c’est en compagnie de cet ancien conseiller spécial de l’ex-président sud-africain Jacob Zuma qu’Alexandre Benalla s’est rendu au Congo-Brazzaville, au Cameroun puis au Tchad. En France, la polémique ne cesse d’enfler depuis qu’il est avéré qu’Alexandre Benalla s’est déplacé sur le continent avec l’un de ses deux passeports diplomatiques. Une enquête préliminaire a d’ailleurs été ouverte par le parquet de Paris.

Né en Tunisie, Philippe Hababou Solomon, 63 ans, a eu mille vies. Il fut joaillier place Vendôme, condamné en France pour faux et usage de faux, il a côtoyé Bernard Tapie ainsi que l’ancien patron d’Elf, Loïk Le Floch-Prigent, et fut proche de l’ancien président centrafricain François Bozizé, qui le nomma un temps consul de la RCA en Israël.

Après avoir été pendant quelques années le conseiller spécial du président Jacob Zuma, à partir de 2011, il accompagne désormais le gouvernement du Qatar dans sa stratégie africaine et s’enorgueillit d’être l’un des artisans du rapprochement diplomatique entre l’émirat du Golfe et le Tchad. Philippe Hababou Solomon explique à Jeune Afrique dans quelles conditions il a fait la connaissance du sulfureux Alexandre Benalla et pourquoi l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron l’a accompagné dans plusieurs de ses missions en Afrique.

Jeune Afrique : Comment avez-vous rencontré Alexandre Benalla ?

Philippe Hababou Solomon : Par un ami commun, qui m’a parlé de lui après le scandale du 1er mai 2018. Il m’a dit : « C’est un bon garçon, aide-le, sort-le de France… » Au départ, je n’étais pas très chaud. J’ai tout de même accepté de le rencontrer à Paris, début octobre. Il m’a dit qu’il voulait se lancer dans le consulting. J’ai découvert un garçon brillant, attachant, avec un bel avenir devant lui. Je comprends pourquoi Emmanuel Macron s’est attaché à lui. Alexandre est parfois impulsif, mais il est aussi réservé et timide.

Nous sommes allés au Congo-Brazzaville mi-octobre ; en Turquie et en Israël mi-novembre, avec des Indonésiens ; puis au Cameroun, et enfin au Tchad le 5 décembre

Vous avez donc décidé de travailler avec lui ?

Ce n’était pas mon employé, mais plutôt un compagnon de voyage. Je l’ai pris en apprentissage, si vous préférez. Nous sommes allés au Congo-Brazzaville mi-octobre ; en Turquie et en Israël mi-novembre, avec des Indonésiens ; puis au Cameroun, et enfin au Tchad le 5 décembre.

Dans quel cadre ?

Au Congo, j’accompagnais l’ancien Premier ministre de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, qui compte se présenter à la prochaine élection présidentielle et dont Denis Sassou Nguesso est le mentor. Nous avons dîné avec le chef de l’État dans son village d’Oyo.

Au Cameroun et au Tchad, nous accompagnions une délégation turque de Barer Holding [une joint-venture entre le Qatar et la Turquie qui possède une grande usine au Soudan, ndlr]. Je les avais aidés à boucler la livraison d’uniformes à l’armée tchadienne, pour 5 millions de dollars. Barer veut désormais relancer la Manufacture d’équipements militaires (Manem).

À Yaoundé, nous avons également évoqué la vente d’uniformes aux forces de sécurité camerounaises et la construction d’une usine de textile – militaire et corporate. Nous avons rencontré le directeur de cabinet du président Biya et le chef d’état-major des armées.

Comment les personnalités africaines que vous avez rencontrées ont-elles réagi à la présence d’Alexandre Benalla à vos côtés ?

Avec curiosité et amusement. Benalla est franc-maçon, comme Denis Sassou Nguesso : ça rapproche… Lorsque le directeur de cabinet de Paul Biya a su qu’il était présent, il a tenu à le rencontrer. Nous avons discuté tous les trois pendant 1h30. Il s’est plaint du manque d’intérêt de la France envers ses anciennes colonies.

Après notre rendez-vous d’affaires avec Idriss Déby Itno, celui-ci a demandé à Benalla de rester un peu avec lui. Il lui a parlé de la percée russe en Afrique, notamment en Centrafrique, estimant que c’était le résultat de la non-politique de la France. En gros, tous ont exprimé leur regret de voir la France s’éloigner de l’Afrique. Ils ont le sentiment que Franck Paris [le monsieur Afrique de l’Élysée, ndlr]) ne les aime pas, et qu’il n’aime pas le continent en général.

Benalla a-t-il fait part de ces doléances à l’Élysée ?

Je l’imagine, sans toutefois en avoir la certitude. Alexandre est toujours en contact avec certains jeunes conseillers d’Emmanuel Macron. Je pense d’ailleurs que c’est ce qui n’a pas plus à Franck Paris. C’est lui qui, en retour, a déclenché les hostilités et qui est le premier responsable de cette nouvelle affaire Benalla.

C’est lors de notre séjour sur place, à N’Djamena, que nous avons appris que le président français s’y rendrait

Que pensent ces chefs d’État de la polémique en cours en France ?

Idriss Déby Itno et son entourage en rigolent. Ils savent bien que Benalla n’était pas à N’Djamena pour préparer la visite du président Macron : il n’était pas en mission pour l’Élysée. D’ailleurs, c’est lors de notre séjour sur place que nous avons appris que le président français s’y rendrait.

J’imagine que Denis Sassou Nguesso n’a pas apprécié que Franck Paris l’appelle directement à ce sujet pour lui signifier que personne d’autre que lui ou le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et le conseiller diplomatique du président, Philippe Étienne, ne pouvait parler au nom du président français. En général, un chef d’État ne reçoit pas d’appel d’un simple conseiller, mais de son homologue.

Saviez-vous qu’Alexandre Benalla voyageait avec un passeport diplomatique français ?

Oui, bien sûr. J’ai trouvé ça un peu surprenant, mais ce n’était pas la première fois que je voyais ça. Personnellement, je voyage avec un passeport diplomatique bissau-guinéen. Alexandre Benalla m’a dit que ses passeports lui avaient été rendus avec ses autres effets personnels, début octobre. Si la France avait vraiment voulu l’empêcher de les utiliser, elle aurait très bien pu les désactiver.

Continuerez-vous de travailler avec lui ?

Nous devions nous rendre ensemble dans un pays d’Afrique de l’Ouest, mais je vais sans doute attendre pour cela que cet emballement médiatique se soit calmé. En tout cas je ne vais pas le lâcher ! Par contre, Benalla ne passe pas tout son temps avec moi, cela a été très ponctuel. C’est un électron libre qui cherche sa voie. Il est assez sollicité et connaît beaucoup de monde en France.

La prise de judo géopolitique opérée par Poutine au Venezuela fait enrager Pompeo

La prise de judo géopolitique opérée par Poutine au Venezuela fait enrager Pompeo


Par Andrew Korybko – Le 19 décembre 2018 – Source orientalreview.org

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La Russie a récemment envoyé deux bombardiers nucléaires au Venezuela

Ce développement soudain se produit à l’issue de la visite du président Maduro à Moscou, où il a pu sécuriser l’équivalent de 6 milliards de dollars d’investissement dans ses industries pétrolière et aurifère, ainsi que la livraison par la Russie de 600 000 tonnes de blé pour son peuple.

Mike Pompeo n’est pas très content de la situation au Venezuela

Et dans le contexte où les USA annoncent leur retrait du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), signé en 1987, sous le prétexte – et sans preuve – que la Russie en violerait les termes : l’envoi de ces avions par Moscou pourrait bien constituer une réponse asymétrique à Washington, et pourrait présager d’une systématisation de ce type de déplacements aériens à l’avenir, après le retrait étasunien de l’accord prévu dans le courant de l’année prochaine.

Mike Pompeo, le Secrétaire d’État, s’est montré si révolté par cet envoi qu’il n’a pu s’empêcher d’attaquer hypocritement la Russie sur Twitter, coupable d’« envoyer des bombardier à l’autre bout de la planète », oubliant totalement au passage que son propre pays dispose de bien plus que deux bombardiers nucléaires à l’autre bout de la planète. Il est allé encore plus loin, lançant une diatribe selon laquelle « Les peuples russes et vénézuéliens devraient voir ce qui se passe vraiment : deux gouvernements corrompus gaspillant des fonds publics, et étouffant toute liberté alors que leurs peuples souffrent », comme si l’envoi de ces deux avions constituait une opération militaire hors de prix, ruinant la Russie et comme si le peuple vénézuélien se retrouvait en état d’occupation étrangère.

Bien au contraire, envoyer ces deux avions représente une part insignifiante du budget militaire russe, et vise à protéger la souveraineté du Venezuela, qui subit de plein fouet les menaces de Guerre hybride fomentées par les USA ; c’est bien pour cette raison, et parce que Moscou a su jouer ce coup en réponse asymétrique au retrait de Washington du traité FNI, que Pompeo a pété un plomb et s’est mis à envoyer ses tweets. Quoi qu’on puisse penser du gouvernement vénézuélien assiégé, ce coup ne lui a rien coûté, et n’a rien à voir avec une réduction supposée des libertés publiques dans le pays.

Pompeo a carrément sonné l’alarme, parce qu’il a lui-même peur des implications stratégiques de voir la Russie envoyer régulièrement des bombardiers nucléaires dans l’hémisphère Ouest, chose que son pays est incapable d’empêcher, sauf à réussir à renverser le gouvernement démocratiquement élu et légitime du Venezuela. Ce renversement est de moins en moins probable, les autorités du pays recevant des aides financières conséquentes de la part de leurs partenaires russe et chinois : si ces aides sont bien gérées, elles pourront profiter à la population du pays. Dans la situation présente, le coup de sang de Pompeo est à interpréter comme un cri de désespoir, après la prise de « judo » géopolitique réalisée ici par le président Poutine.

Le présent article constitue une retranscription partielle de l’émission radiophonique context countdown, diffusée sur Radio Sputnik le vendredi 14 décembre 2018.

Andrew Korybko est le commentateur politique américain qui travaille actuellement pour l’agence Sputnik. Il est en troisième cycle de l’Université MGIMO et auteur de la monographie Guerres hybrides : l’approche adaptative indirecte pour un changement de régime (2015). Le livre est disponible en PDF gratuitement et à télécharger ici.

Traduit par Vincent, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/la-prise-de-judo-geopolitique-operee-par-poutine-au-venezuela-fait-enrager-pompeo

 

S-300 : la tactique confirme la communication

S-300 : la tactique confirme la communication

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S-300 : la tactique confirme la communication

Plusieurs faits intéressants marquent l’évolution de la situation au Moyen-Orient, “autour de la Syrie”. Le texte repris ci-dessous en privilégie un aspect, que nous développons plus loin, qui illustre, au-delà de la tactique du combat aérien, l’évolution de l’état des esprits vis-à-vis des diverses forces en présence, et essentiellement vis-à-vis des capacités russes, perçues directement ou indirectement, au-delà de toutes les “révélations”, les “sources”, les querelles d’experts et le marais général du FakeNewsisme.

D’abord, les faits nouveaux indiquant l’évolution de la situation générale sur le terrain et dans les relations entre les uns et les autres autour du désordre syrien.

• Il y a eu accord entre les Kurdes et le gouvernement syrien, avec entrée de l’armée syrienne dans la ville de Manbij pour renforcer décisivement le dispositif des milices kurdes contre une éventuelle offensive turques, ou des groupes soutenus par les Turcs. Ce déploiement syrien à Manbij est effectif, et pour la première fois depuis le début de la guerre le drapeau syrien flotte à Manbij. Ce développement (accord Kurdes-Assad) était prévisible dès lors que les USA se retiraient et laissaient les mains libres aux Turcs, – dont nul ne sait encore s’ils vont partir à l’offensive ou plutôt suivre le conseil des Russes et tenter de régler cette situation du Nord de la Syrie autour d’une table de négociation.

… En attendant, il reste au parti des salonards, des divers progressistes-sociétaux et interventionnistes-humanitaristes (type-Kouchner, par exemple) qui encensent les USA et veulent la tête d’Assad au bout d’une pique, à tourner leur pompe à encens de 180° pour applaudir le dit-Assad, et derrière lui les Russes, de venir au secours des Kurdes. Ils n’en feront rien, bien entendu, préférant le silence distrait et un peu méprisant pour ces vérités-de-situation qui se permettent d’introduire un peu de désordre dans leur simulacre si bien rangé en deux colonnes, entre “gentils” et “méchants”, avec la vertu de simplifier radicalement “la complication de l’Orient compliqué”.

• Il y a également une belle avancée, dont il est accessoirement question dans le texte ci-dessous, dans la situation de la Syrie dans le monde arabe. Après sept années de mise à l’index et d’excommunication de la Syrie, le monde arabe qui écoute toujours avec attention la musique saoudienne semble prêt à accueilli à nouveau le “frère syrien”, le président Assad. Les Émirats (EAU), si proche de l’Arabie, ont rétabli leurs relations diplomatiques avec Damas, et l’Arabie serait sur le chemin de le faire, tandis que la réintégration de la Syrie dans la Ligue arabe semble effectivement être une affaire qui marche, avec l’accord de l’Arabie. (MbS qui reste au pouvoir prend désormais ses aises avec l’alliance US et fait savoir que les adversaires des USA peuvent devenir ses amis.) Le retrait US, quoi qu’il en soit par ailleurs, semble avoir déclenché une mécanique de reconnaissance de la victoire de la Syrie d’Assad, après sept années d’une affreuse et cruelle mêlée où l’Occident, notre bloc-BAO, s’est enfermé dans une poubelle nauséabonde simulant un simulacre et s’est couvert, sans vergogne ni s’en apercevoir les deux à la fois, de honte, de stupidité et d’aveuglement.

DEBKAFiles résume la situation ce 28 décembre, selon un point de vue toujours intéressant à considérer en fonction des liens que ce site entretient avec les services de sécurité israéliens : « L’une des meilleures semaines de Bachar Assad – et l’une des pires de Tayyip Erdogan – a culminé vendredi 28 décembre. La sortie américaine du Nord-Est de la Syrie annoncée par le président Donald Trump le 19 décembre a laissé un vide irrésistible, avant même que le premier soldat américain ait quitté le sol syrien. À la suite de cette annonce, les Émirats Arabes Unis ont annulé leur projet d’envoi de troupes dans le nord de la Syrie et ont rouvert leur ambassade à Damas pour la reprise de relations normales, après des années de soutien à la rébellion syrienne contre le régime d’Assad. Les sources auprès de DEBKAFiles auprrès services de renseignements ont appris que l’Arabie saoudite ferait de même… »

• Accessoirement (?), on notera que la visite-surprise de Trump avant-hier en Irak, a montré les limites très élastiques de son initiative de retrait des forces US de Syrie. Trump a annoncé devant quelques troupes sélectionnées, dont les SEAL ultra-secrets qui sont ainsi mis à découvert par la pétulance de ce président, que les troupes retirées de Syrie seraient repositionnées en Irak d’où elles pourraient effectuer des raids en Syrie si nécessaire. Façon de se concilier “D.C.-la-folle” et de noyer dans l’habituel désordre tout ce que sa décision pouvait avoir de mobilisateur pour les antiguerres ; façon, aussi, de confirmer pour le reste du monde, et notamment les pays arabes, que les USA sont véritablement et décidément un partenaire totalement imprévisible, incontrôlable, non-fiable, en plus d’être en retraite. Il faut évidemment lier ce sentiment avec ce qui se passe du côté arabe avec Assad, mais aussi avec le refus du Premier ministre irakien de rencontrer Trump lors de sa visite en Irak… Non seulement les USA ne s’en vont pas vraiment, mais en plus ils paraissent aujourd’hui encore plus faibles et isolés que s’ils étaient vraiment partis.

… Mais Trump s’en fout et ses adversaires américanistes aussi. Ce qui compte pour lui, c’est la “guerre civile froide” obsessionnelle qu’il mène pour sa réélection de 2020, la même chose pour les antitrumpistes et leur obsession pour abattre Trump. Ainsi, la position et la politique américanistes semblent évoluer, sur ce théâtre du Moyen-Orient comme pour le reste, dans un monde à part, hors de la marche des affaires en général, un simulacre de monde où la puissance américaniste continue à régner, où la psychologie américaniste exacerbée continue à triompher de façon à ce que leur “guerre civile froide” continue à se développer sans entraves. Laissez-lez vivre et agir intensément dans leur simulacre !

• Enfin, le dernier point qu’on aborde ici et qui est traité par le texte ci-dessous, est celui du comportement militaire des Israéliens, après la frappe qu’ils ont effectué avant-hier contre la Syrie. Cette frappe (ou frappe “en plusieurs vagues”) a été particulièrement controversées. On se méfiera grandement des annonces officielles israéliennes, totalement subverties, d’une part par les mensonges de l’hybris d’une force militaire autrefois puissante et qui découvre ses limites de plus en plus contraignantes, d’autre part par la rhétorique guerrière de Netanyahou lancé dans une campagne électorale décisive pour lui (et sa survie juridique autant que politique, puisque avec une affaire de corruption lancée contre lu).

Des diverses versions, on comprend que la force aérienne israélienne a eu beaucoup de difficultés à atteindre une très faible partie de ses objectifs, devant une défense anti-aérienne syrienne qui ne cesse de gagner en efficacité. Mais surtout, nous rapporte l’entretien ci-dessous, il y a le fait de la tactique employée par la force aérienne israéliennes, reprenant la même technique d’une “couverture” de leurs propres avions de coimbat par des vols non impliqués dans la bataille : cela avait été l’affaire de l’Il-20 russe détruit en septembre par erreur provoquée de la défense syrienne, ce fut cette fois deux vols civils, l’un à Beyrouth, l’autre à Damas, qui conduisirent les Syriens à cesser le feu pour ne pas risquer la destruction d’un avion civil et la mort de ses passagers, laissant ainsi les avions de combat israéliens à l’abri d’une menace de destruction. DEBKAFiles, toujours lui, signale la fureur des Russes devant cette tactique, et la possibilité d’une riposte (russe), éventuellement avec l’extension du verrouillage anti-aérien de la Syrie au Liban pour interdire la pénétration de cet espace aérien d’où les avions israéliens effectuent leurs tirs.

La récente frappe aérienne israélienne contre la Syrie montre la généralisation d’une nouvelle tactique qui constitue paradoxalement une couverture défensive active d’opérations offensives. Il s’agit d’un tribut involontaire rendu par les Israéliens à l’efficacité mortelle supposée contre les avions israéliens eux-mêmes de la défense anti-aérienne syrienne en constante amélioration par l’apport russe. Au lieu d’attaquer et de détruire les sites des nouveaux S-300 russo-syriens, comme ils l’avaient promis, les Israéliens préfèrent se protéger de leurs tirs par des subterfuges… On ne sait ce que vaut exactement le S-300 (et le S-400, etc.) mais son effet dissuasif marche à plein : s’il n’est pas absolument assuré que le système est opérationnellement aussi formidable que la communication le dit, cette communication permet finalement de se passer de l’opérationnel pour parvenir à ce résultat.

Ci-dessous, principalement sur ce sujet, ce texte de Sputnik-News le 28 décembre 2018  (titre initial : « La récente frappe aérienne israélienne contre la Syrie montre une nouvelle tactique ».)

dedefensa.org

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La nouvelle tactique aérienne d’Israël

La récente frappe aérienne israélienne contre la Syrie, qui impliquait l’utilisation de vols civils comme couverture de l’opération, montre que les Israéliens changent de tactique à l’encontre de Damas, a déclaré à Spoutnik Peter Ford, l’ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Syrie.

La nouvelle tactique israélienne a été détaillée dans une déclarationfaite mercredi par le ministère russe de la Défense, selon laquelle six avions de combat F-16 israéliens utilisaient comme “couverture” pour se dissimuler deux avions commerciaux qui se préparaient à atterrir à Damas et à Beyrouth, respectivement.

Des photospubliées depuis par la société israélienne ImageSat cartographient une zone de 900 mètres carrés où des frappes auraient détruit un dépôt d’armes abritant des armes iraniennes. La frappe aérienne de mercredi a eu lieu après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu eut juré de poursuivre ses opérations militaires en Syrie pour contrer la présence militaire de l’Iran.

“Cela montre un nouveau mode opératoire, à savoir que les Israéliens ne sont plus aussi audacieux dans leurs actions tactiques, parce qu’ils craignent désormais de perdre des avions”, a déclaré Ford au cours de l’émission Loud and Clear de Sputnik Radio, jeudi 27 décembre. “Cela est causé par le fait que, grâce aux Russes, l’armée syrienne a nettement amélioré ses défenses anti-aériennes. Les Israéliens utilisent de nouvelles tactiques, et il semblerait que l’une d’entre elles consiste à se dissimuler derrière d’autres avions en vol”.

Comme le note Ford, ce n’était pas la première fois qu’Israël utilisait de telles mesures pour lancer ses attaques contre la Syrie voisine. Plus tôt cette année, en septembre, le ministère russe de la Défense avait accuséIsraël d’utiliser un de ses avions (un Il-20 de reconnaissance électronique en cours d’atterrissage) comme bouclier contre les systèmes anti-aériens syriens. Cependant, contrairement à la frappe de mercredi, la frappe aérienne de septembre sur la Syrie avait entraîné des pertes, les 15 membres d’équipage de l’avion russe ayant été tués à la suite de la destruction de leur avions par erreur, par un tir destiné aux chasseurs israéliens s’étant dissimulé derrière l’avion russe.

Considérant les deux opérations, Ford a déclaré à ses deux intervieweurs hôtes Brian Becker et John Kiriakou que de nouvelles règles d’engagement entreraient en vigueur pour la Russie à la suite de ces actions israéliennes. Les Russes “ont effectivement cessé de contraindre leurs partenaires syriens et ils ont dit aux Israéliens que ‘si les Syriens le peuvent et le veulent, ils détruiront vos avions. Ne comptez plus sur nous pour les retenir’”.

Pour l’avenir, et tenant compte de l’annoncepar les Émirats arabes unis de la réouverture de son ambassade en Syrie, M. Ford a suggéré que cette initiative ouvrirait la voie à la normalisation des relations entre la Syrie et son proche allié, l’Arabie saoudite, qui a soutenu les forces anti-gouvernementales dans  guerre civile longue de sept ans en Syrie. “Ce n’est qu’une question de temps avant la reprise des relations entre les Saoudiens et avant la réadmission de la Syrie dans la Ligue arabe”, a-t-il déclaré.

Sputnik-News

http://www.dedefensa.org/article/s-300-la-tactique-confirme-la-communication

Synthèse de l’actualité internationale de décembre 2018

12/18 Actualité internationale

Synthèse de l’actualité internationale de décembre 2018

Par Axelle DEGANS, le 30 décembre 2018  Imprimer l'article  lecture optimisée  Télécharger l'article au format PDF

Agrégée d’histoire, Professeure de chaire supérieure au lycée Faidherbe (Lille) où elle enseigne la géopolitique en classes préparatoires économiques et commerciales. Membre du laboratoire HABITER (EA 2076) de l’Université Reims Champagne-Ardenne. Elle est notamment auteure de A. Degans, « Réussite aux concours 2019 ! La synthèse de l’actualité internationale 2018 », éd. Diploweb, via Amazon, 2019.

Voici une synthèse de l’actualité internationale de décembre 2018 qui sera fort utile à tous ceux qui veulent disposer d’un point de l’actualité géopolitique, voire préparent un concours. Pour ne rien manquer, et recevoir nos alertes sur des documents importants, le plus simple est de s’abonner gratuitement à notre Lettre d’information hebdomadaire ou au compte twitter de veille géopolitique @diploweb (+ de 12 000 followers)

Le sort des urnes

En Géorgie, Salomé Zourabichvili est devenue en décembre 2018 la nouvelle présidente de la Géorgie, république du Caucase. C’est la dernière élection présidentielle qui procède du suffrage universel direct, la prochaine sera indirecte, le président étant choisi par les parlementaires. La nouvelle présidente est connue en France pour avoir précédemment embrassé une carrière au Quai d’Orsay.

Andry Raejolina a remporté en décembre 2018 les élections présidentielles malgaches avec un peu plus de 55 % des suffrages exprimés pour une participation d’un peu moins de 50%. La commission électorale doit confirmer les résultats alors que son challenger dénonce des fraudes électorales. Cette élection a été l’occasion de dépenses somptuaires alors que le revenu moyen des malgaches est aujourd’hui inférieur à celui du moment de l’indépendance. Le pays est gangréné par la corruption et le système de la « rapine », c’est-à-dire des prélèvements effectués sur les produits exportés.

En République démocratique du Congo (RDC) les élections présidentielles prévues pour décembre 2018 ont de nouveau été repoussées, ce qui laisse planer de fortes inquiétudes. Une vingtaine de candidats se présentent pourtant à ces élections. … L’Eglise catholique, une des rares structures qui maille encore l’ensemble du territoire congolais, promet d’être vigilante et de veiller à ce que le scrutin puisse se dérouler dans les meilleures conditions possibles. Joseph Kabila est président depuis la mort de son père – le seigneur de guerre Laurent-Désiré Kabila -en 2001. Il a été élu en 2006 puis en 2011. Les élections présidentielles auraient dû se tenir en 2016, mais elles sont depuis sans cesse ajournées, le président – qui ne peut se présenter pour un troisième mandat – restant au pouvoir. Le report partiel des élections, qui doivent se tenir le 30 décembre, n’est pas un bon signe.

Les nouvelles d’Afrique

En Tunisie, huit années presque jour pour jour après l’immolation du jeune Mohamed Bouazizi (décembre 2010) qui a été le point de départ de la « révolution du jasmin » et plus généralement des révoltes arabes, un autre jeune, journaliste cette fois-ci, s’est immolé en décembre 2018 à Kasserine. Il a voulu, par son geste désespéré, dénoncer l’absence de perspective d’avenir dans son pays. Des heurts ont éclaté dans plusieurs villes tunisiennes, montrant que rien n’est réglé depuis la chute du président Ben Ali (2011) et la transition vers la démocratie. La situation économique et sociale reste bloquée, pour le malheur d’une jeunesse nombreuse et diplômée. L’islamisme radical monte dans ce pays où l’avenir semble sombre.

Le danger djihadiste est loin d’avoir disparu au Sahel comme le rappelle les récents affrontements au Mali. Le président Emmanuel Macron est allé réveillonner avec les troupes françaises au Tchad, réaffirmant ainsi son soutien à l’engagement militaire au côté du G5 Sahel (Tchad, Burkina Faso, Mali, Niger et Mauritanie). Il demande à l’Union européenne de contribuer au plus vite au financement de cette action commune visant à éloigner le danger djihadiste de l‘UE.

Au Maroc, deux jeunes touristes scandinaves ont été assassinées en décembre 2018 par des djihadistes. Une révélation perturbante pour le royaume chérifien. Au Niger, une centaine d’écoles ont été fermées en raison de menaces djihadistes.

Les Etats-Unis de Donald Trump

Synthèse de l'actualité internationale de décembre 2018
Général James Mattis
Source : Wikipédia

Le président Donald Trump annonce en décembre 2018 le retrait les troupes américaines de Syrie, déclarant que l’Etat islamique a définitivement été battu… mais rien n’est moins sûr. Il tient ainsi une de ses promesses électorales. C’est une décision assez populaire au sein de la population américaine, attachée à l’« America first ». Les effectifs militaires engagés (2 000 en Syrie et 14 000 en Afghanistan) devraient être divisés par plus de deux, mais les effectifs en Irak (5 200 hommes) devraient être maintenus. Cette décision, essentiellement décidée pour des considérations internes aux Etats-Unis n’est pas étrangère à la démission du secrétaire à la Défense, le général James Mattis. Elle pénalise les Kurdes que Washington avait jusque là soutenus mais satisfait grandement la Turquie qui ne veut pas de la création d’un Kurdistan indépendant.

Les Etats-Unis sont de nouveau confrontés en décembre 2018 à un « shut down », comme ils l’ont déjà été sous les mandatures de Bill Clinton ou Barack Obama. Le Congrès américain doit donner son accord pour un dépassement de budget – creusant donc davantage le déficit – pour financer la politique voulue par le président. Sinon, les fonctionnaires arrêtent d’être payés et des administrations ferment leurs portes. Il s’agit du troisième « shut down » de l’année 2018 après ceux des mois de janvier et février. Le bras de fer avec les parlementaires se cristallise autour du financement du mur que Donald Trump a promis d’ériger à la frontière avec le Mexique.

Le quarante-et-unième président des Etats-Unis, Georges Herbert Bush est décédé. Il a reçu des hommages nationaux et même internationaux. Il a été le président de la fin de la Guerre froide et de la guerre du Golfe, deux guerres gagnées par les Etats-Unis. L’actuel président a ostensiblement marqué une certaine indifférence à cette occasion.

La bulle qui s’est formée avec les cryptomonnaies – comme le bitcoin – au cours de l’année 2017 a fini par éclater en 2018. Ainsi, l’indice Bloomberg des cryptomonnaies les plus importantes a baissé de 80%, pour le plus grand malheur des spéculateurs qui y ont cru. Le krach des cryptomonnaies correspond aussi à une très mauvaise année boursière

Quelques nouvelles d’Asie

Le Japon est confronté à un environnement qu’il perçoit comme de plus en plus dangereux. Moscou a décidé de construire des bâtiments pour accueillir des soldats russes sur les iles Kouriles revendiquées par le Japon. Inquiet face à une Chine dont l’affirmation ne lui apparait pas pacifique, de l’imprévisibilité de la Corée du Nord, le Japon vient d’accroitre en décembre 2018 son budget militaire de plus de 200 milliards d’euros sur les cinq prochaines années, pour acquérir de nouveaux avions de chasse auprès de Washington et transformer deux porte-hélicoptères en porte-avions.

Le Qatar, qui est l’objet d’un boycott de ses voisins emmenés par l’Arabie saoudite, a décidé de façon très symbolique de sortir en décembre 2018 de l’OPEP, le cartel des exportateurs de pétrole. C’est une manière de montrer sa résistance face à la politique de Riyad.

Une angoissante nouvelle vient de se produire, la naissance de bébés – des jumelles – génétiquement modifiées. Elles le sont pour résister au Sida, une maladie qui n’afflige pas sa famille et qui n’empêche pas de naissance viable. Le chercheur et généticien français Axel Kahn a des mots très durs vis-à-vis de celui qui a permis cette naissance, qui ne relève d’aucune avancée scientifique mais d’une simple « audace » pour entrer dans l’Histoire. Il ajoute que le Sida ne sera peut-être même plus un fléau du monde quand ces petites chinoises parviendront à l’âge adulte, par contre, le code génétique de ces enfants est modifié sans en avoir la maitrise complète. Le médecin a une terrible responsabilité envers elles, qu’il ne pourra jamais assumer. Un terrible précédent pour une humanité qui n’a rien à gagner à jouer aux apprentis-sorciers avec la génétique.

L’Indonésie est de nouveau frappée en décembre 2018 par des catastrophes naturelles après celles qui ont endeuillé l’archipel durant l’été 2018. Cette fois-ci l’activité du volcan Krakatoa est responsable d’un tsunami qui a frappé la région du détroit de la Sonde – le détroit le plus utilisé dans la région après celui de Malacca – et provoqué la mort de plus de quatre cent trente personnes.

Une gouvernance mondiale contestée

La COP 24 s’est tenue en décembre 2018 en Pologne, à Katowice. Après les engagements pris à Paris lors de la COP 21 concernant la limitation des gaz à effet de serre (GES) pour contenir le réchauffement climatique, force est de constater que ceux-ci n’ont pas réellement été tenus. Les ambitions affichées en Pologne sont bien plus modestes. Un sommet pour rien ?

L’ONU a fait signer en décembre 2018 un pacte sur les migrations qui est dénoncé par certains pays. Ainsi, les Etats-Unis, certains pays européens (Autriche, la Bulgarie, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Pologne la République tchèque ou la Suisse), l’Australie, le Chili, ou Israël ont refusé de le ratifier. La signature apposée par Bruxelles a provoqué une crise gouvernementale en Belgique. Si l’ONU met en valeur que les Etats signataires conservent leur souveraineté en matière migratoire, les Etats non signataires craignent, eux, que ce texte devienne un argument de droit pour de futurs et possibles recours en justice alors que ce texte ne fait pas suffisamment la part entre migrations légales et migrations illégales.

La réunion du G20 – les vingt premières économies mondiales – s’est tenue en décembre 2018 à Buenos Aires, en Argentine. Elle n’a débouché sur « aucun recul », manière très diplomatique de ne pas dire que rien n’a fait plier Donald Trump, moins enclin au libre-échange multilatéral que ses prédécesseurs. Les entretiens bilatéraux se sont en revanche multipliés en marge de cette réunion.

Une Europe agitée

Dans l’Union européenne, les manifestations se multiplient en décembre 2018. En Hongrie contre le pouvoir de Viktor Orban [1]. En France, les gilets jaunes manifestent tous les samedi depuis le milieu du mois de novembre. A Bruxelles contre le pacte migratoire signé sous l’égide de l’ONU. Ces manifestations témoignent d’un vrai malaise qui saisit les Européens.


Bonus vidéo. L’Union européenne est-elle condamnée à l’impuissance ?


Le sommet de Bruxelles de décembre 2018 aboutit à la décision de créer un instrument budgétaire de la zone euro pour parvenir à un budget d’investissement.

En France, l’indice de fécondité s’élève désormais à 1,92 enfant par femme après s’être stabilisé autour de 2 enfants pour la période 2006-2014. Les générations ne sont donc plus renouvelées, ce qui accentue le vieillissement de la population.

Dans les Balkans, le Kosovo annonce en décembre 2018 sa volonté de créer une armée d’environ 5000 hommes pour remplacer les 2 500 hommes des forces de sécurité du Kosovo. Celui-ci est sous perfusions internationales, et la KFOR – dépendant de l’OTAN – assure sa sécurité. Si les aspirations du Kosovo sont soutenues par Washington, le Secrétaire général de l’ONU appelle à la retenue et la Serbie manifeste son mécontentement.

A Cuba, l’après Castro en désenchantement ?

A Cuba, la situation économique continue à se dégrader après le revirement de la politique de Washington. Les pénuries alimentaires s’aggravent, y compris pour les produits de première nécessité comme la farine et donc le pain. La situation de décembre 2018 n’est pas sans rappeler la crise sévère – la « période spéciale » – qu’a traversé l’ile au lendemain de la chute de l’URSS (décembre 1991) qui finançait le régime castriste. Le président cubain Miguel Diaz-Canel s’est récemment fâché avec le nouveau président brésilien Bolsonaro, et donc l’un de ses importants partenaires économiques. Russie et Chine pourraient être des recours pour la Havane, dont le régime quasi autistique se préoccupe aujourd’hui de l’informatisation de l’ile…

La Havane a aussi décidé d’encadrer davantage les entrepreneurs privés pour lutter contre le travail illégal. Or près de 13% de la population travaille désormais à son compte, les « cuentapopistas », souvent de petits artisans ou commerçants. Il s’agit aussi pour le pouvoir d’inciter les étrangers à investir dans l’ile.

Bonnes nouvelles

En France, la ville de Grasse vient d’être classée en décembre 2018 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO pour ses savoir-faire, déjà mondialement reconnus, dans le domaine du parfum.

Un bien fragile cessez-le-feu est signé en décembre 2018 entre les protagonistes de la guerre du Yémen. Ce conflit a déjà tué près de 100 000 civils et causé l’une des pires catastrophes humanitaires de ce nouveau siècle. Plus de 15 millions de Yéménites sont en situation d’ « urgence alimentaire ».

Les Françaises sont en décembre 2018 championnes du monde de handball, un véritable exploit, qu’elles réitèrent après leur premier titre mondial décroché en 2003.

Je vous présente mes meilleurs vœux pour 2019 en espérant une belle année géopolitique !

Copyright décembre 2018-Degans/Diploweb.com

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