Tout sourire, l’UE ne cède rien à May

Tout sourire, l’UE ne cède rien à May

epaselect epa07228657 La Première ministre britannique Theresa May est entourée de ses collègues au début du Conseil européen à Bruxelles, Belgique, le 13 décembre 2018. [EPA-EFE/OLIVIER HOSLET]

Les dirigeants européens ont  affiché leur soutien à Theresa May le 13 décembre, mais la Première ministre britannique a quitté Bruxelles bredouille.

Après avoir promis à son parti déchiré qu’elle décrocherait des concessions de la part de Bruxelles, Theresa May a dû se rendre à l’évidence. Les Vingt-sept ne feront pas plus.

« Nous sommes là pour vous aider », a assuré le Premier ministre luxembourgeois à l’adresse de la Britannique à son entrée dans le bâtiment du Conseil alors qu’elle était en chemin vers l’estrade.

Une tentative de la rassurer qui fait écho à celle du chancelier autrichien, Sebastian Kurz, que Theresa May a déjà décrit comme un « négociateur à la dure ».

Mais ces paroles chaleureuses n’ont pas empêché l’UE d’ignorer les requêtes de Londres quant à l’accord du Brexit.

Jean-Claude Juncker a quant à lui déclaré que Theresa May avait mené « une bataille courageuse, mais malheureusement », l’Europe n’en a « pas vu les résultats ». « Il n’y aura aucune renégociation, c’est clair. » a-t-il tranché.

Le 19 décembre, l’exécutif européen publiera tous les documents nécessaires à la préparation de l’UE à un Brexit sans accord, a révélé le président de la Commission.

En réalité, les conclusions auxquelles sont arrivés les 27 lors du sommet ont probablement représenté une victoire diplomatique pour l’Irlande, grâce à la suppression du paragraphe indiquant que l’UE « se tient prête à évaluer si des assurances supplémentaires peuvent être fournies au Royaume-Uni ».

Dans une petite concession faite au gouvernement britannique, le document indique que le filet de sécurité, si utilisé, « s’appliquerait temporairement, à moins et jusqu’à ce qu’il soit remplacé par un accord ultérieur qui garantit le non-recours à une frontière physique ».

Pour sa part, le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, pense qu’il est impossible de « fixer la date [du filet de sécurité] par écrit », et que l’accord de retrait est « la seule issue possible ».

Néanmoins, l’UE n’a nullement l’intention de laisser le Royaume-Uni « dans les limbes », selon Mark Rutte, et elle chercherait au contraire à conclure un nouvel accord commercial rapidement.

Le spectre d’un Brexit sans accord plane sur le sommet européen

Les dirigeants européens se réunissent le 13 décembre pour tenter de répondre aux inquiétudes britanniques sur l’accord de retrait de l’Union. Face à l’incertitude, l’UE intensifie ses préparations à un Brexit sans accord.

Après être sortie indemne du vote de défiance de son propre parti le 12 décembre, désavouée par 117 de ses collègues sur les 317 conservateurs du parlement, Theresa May a répondu aux questions de l’UE pendant près d’une heure.

Parallèlement à la promesse de ne pas représenter les conservateurs aux prochaines élections générales, la Première ministre aurait promis aux députés de son parti qu’elle obtiendrait une modification « juridiquement contraignante » du filet de sécurité controversé, afin de le rendre temporaire.

Une promesse qu’elle ne peut plus tenir. L’une des idées avancées par la Première ministre britannique était de fixer une date pour le début d’une future relation commerciale entre le Royaume-Uni et l’UE, plutôt que de fixer une date butoir pour le filet de sécurité. Mais les dirigeants de l’UE se sont à nouveau plaints d’un manque de clarté.

« Nous souhaiterions que nos amis britanniques nous disent ce qu’ils veulent au lieu de nous demander ce qu’on veut », a raillé Jean-Claude Juncker à l’adresse des journalistes.

Quoi qu’il en soit, l’exécutif de l’UE continuera à préparer la sortie du Royaume-Uni sans accord jusqu’au 19 décembre, date à laquelle seront publiées une série de mesures sur la question.

Les médias britanniques ont sous-entendu que le 14 janvier était pressenti comme date définitive du vote des députés sur l’accord de retrait et la déclaration conjointe de Theresa May et de l’UE de novembre dernier.

Les huit scénarios possibles pour le Brexit

Malgré le report du vote à la Chambre des communes sur l’accord de sortie de l’UE, huit scénarios demeurent possibles pour le Brexit. Un article d’Euroefe.

https://www.euractiv.fr/section/avenir-de-l-ue/news/warm-words-but-no-brexit-concessions-as-may-leaves-brussels-empty-handed/

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