Un ancien conseiller de Sarkozy nommé à la tête de Rusal, géant russe de l’aluminium

Un ancien conseiller de Sarkozy nommé à la tête de Rusal, géant russe de l’aluminium

Un ancien conseiller de Sarkozy nommé à la tête de Rusal, géant russe de l’aluminium Source: Sputnik
Jean-Pierre Thomas (à gauche) nommé en 2011 envoyé de Nicolas Sarkozy pour la Russie et Alexandre Stouglev président de Roscongress, lors de la conférence de promotion des investissements internationaux InvestRos à Moscou le 14 avril 2016.
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Le leader mondial de l’aluminium vient d’annoncer la nomination d’un proche de Nicolas Sarkozy à la présidence de son conseil d’administration. Son prédécesseur avait dû quitter le groupe pour éviter des sanctions américaines.

Le géant russe de l’aluminium Rusal a annoncé le 28 décembre la nomination de l’ancien parlementaire français Jean-Pierre Thomas, par ailleurs ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, au poste de président de son conseil d’administration. Ce siège a été renouvelé pour éviter au groupe des sanctions de Washington.

L’entreprise a précisé dans un communiqué à l’attention de la Bourse de Hong Kong, où elle est cotée, que Jean-Pierre Thomas, qui est déjà administrateur indépendant de Rusal depuis juin, entrerait dans ses nouvelles fonctions le 1er janvier.

Ancien député des Vosges (1993-1997), dans l’est de la France, et ingénieur de formation, Jean-Pierre Thomas, 61 ans, a travaillé pendant 15 ans pour la banque d’affaires Lazard Frères dont il est devenu associé en 2000.

Il l’a rejointe immédiatement après avoir quitté la politique. Il est l’auteur d’une loi sur les fonds de pension, qui porte son nom et fut votée, mais jamais appliquée. Il a en outre été condamné en 2005 à quinze mois de prison avec sursis pour financement illégal de parti.

Rusal souligne aussi, dans son communiqué, que Jean-Pierre Thomas a été nommé en 2011 «représentant spécial du président français» chargé du développement des relations économiques entre la France et la Russie.

Cette nomination a pour contexte le départ, deux jours auparavant, de l’Allemand Matthias Warnig, présenté par la presse russe comme un proche de Vladimir Poutine et ancien agent des renseignements d’Allemagne de l’Est, où le président russe a travaillé pour le KGB.

Son départ faisait partie des engagements pris par Rusal pour échapper aux sanctions imposées en avril par Washington contre le milliardaire Oleg Deripaska, qui était alors le principal actionnaire du groupe, parmi d’autres oligarques réputés proches du Kremlin.

Face aux risques de perturbations sur le marché des métaux, dont le groupe russe est un acteur majeur, Washington avait donné du temps à l’entreprise pour réduire ses liens avec Oleg Deripaska, qui avait dès le printemps quitté le conseil d’administration avec une partie de l’équipe dirigeante de l’époque.

Mi-décembre, le Trésor américain avait finalement annoncé son intention de retirer Rusal de la liste des entités sanctionnées, citant parmi les conditions le départ du président du conseil d’administration.

Basé à Chypre, le groupe Rusal a été fondé en Russie, où il exploite d’importantes carrières de minerais, produit de l’aluminium et mène des activités dans le secteur de l’énergie. Il emploie 72 000 personnes et a réalisé un chiffre d’affaires de 10,75 milliards de dollars en 2018.

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