Londres tente de saboter la nouvelle route de la soie au Pakistan

Londres tente de saboter la nouvelle route de la soie au Pakistan

Les vieilles méthodes font toujours recette mais pas souvent :  l’attaque du consulat de la République populaire de Chine à Karachi, la plus grande ville du Pakistan (Sind, Sud) par trois éléments de l’Armée de Libération du Balouchistan porte de très vieilles marques, reconnaissables à des milliers de kilomètres à la ronde. Le vieil impérialisme britannique est mort. Restent les miettes.

Nous sommes dans le domaine du Grand Jeu de Kipling, revisité à la sauce chinoise.

La nouvelle route de la Soie chinoise est en marche. Au Pakistan, cela se traduit par d’énormes investissements chinois dans les infrastructures rendant ce pays moins dépendant de l’assistance militaire américaine et l’aide financière  saoudienne. Mais le Pakistan est un pays faisant face à d’immenses défis géostratégiques et l’instabilité n’attirant pas les affaires, il fallait résoudre un certain nombre de problèmes anciens :  restauration de l’autorité dans les zones tribales du Nord, au Waziristan, réduction de la tentation indépendantiste balouche, alimentée par les services britanniques et indiens, surveillance de la situation en Afghanistan et par dessus tout, établir une dissuasion viable face au gigantesque rival indien.

Le Balouchistan est une province frontalière avec l’Iran et où les services secrets des pays occidentaux sont positionnés depuis des décennies à des fins de déstabilisation de l’Iran mais également pour le potentiel minier et fossile de cette zone. Cette présence s’est traduite par la multiplication de groupes armés indépendantistes incapables de faire face à l’Armée pakistanaise mais capables d’instaurer une instabilité chronique et l’insécurité. Or, la ceinture économique chinoise doit impérativement passer par le Balouchistan pour joindre l’Iran en attendant le retrait des forces occidentales d’Afghanistan. Une fois l’Iran atteint, les routes de Baghdad et d’Alep sont ouverts.
C’est à ce niveau qu’interviennent les services britanniques :  maintenir l’insécurité et le cas échéant, passer à l’action comme ce fut le cas ce vendredi matin avec l’attaque armée foireuse ayant visé le consulat de Chine à Karachi.

C’est un peu comme en Afrique, quand les chinois s’approchent un peu trop des gisements d’Areva au Niger et qu’un groupe armé local (sinon un créé ad-hoc) est chargé de kidnapper un ou deux techniciens de l’Empire du Milieu.

C’est une lutte désespérée. Un nouveau monde se met en place et les vieilles recettes n’ont plus cours.

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