MOHAMMED BEN SALMANE : ECHEC A L’OCCIDENT !

MOHAMMED BEN SALMANE :
ECHEC A L’OCCIDENT !
(L’Imprécateur)

La presse française, toujours obéissante aux instructions venues de l’Élysée, ne parle que des sujets autorisés, sur le ton adéquat, et dans le doute préfère passer des informations pourtant marquantes sous silence, ou les présenter sous un jour péjoratif, notamment celles de la vie internationale.

Donald Trump a réussi à stopper le « shutdown », cet arrêt partiel des activités administratives commencé le 22 décembre aux États-Unis, il l’a fait « contraint » dit la presse. Personne ne dira que s’il l’a fait, c’est qu’il venait de trouver la parade pour contourner le veto démocrate à la construction du mur à la frontière mexicaine. En promulguant l’état d’urgence nationale, il a pu récupérer les milliards bloqués (1). Donc, il n’est contraint en rien et il a repris l’avantage.

Personne ne dira que cela lui a valu un nouveau gain de popularité de près de 7 points, dû notamment au soutien massif des hispano-américains qui sont maintenant 50 % à approuver sa politique, car ils sont les premiers à se plaindre de l’excès d’immigration latino. Le mur sera donc construit, grosse claque pour les Démocrates.

Le Sénat exonère Trump de toute responsabilité dans l’affaire russe

La Commission spéciale du Sénat américain étudiait depuis deux ans tous les rapports du procureur Müeller sur la collusion entre Trump et la Russie et avait commandé deux enquêtes indépendantes, toutes deux présentées en décembre 2018 par la presse française comme certainement à charge pour Trump. L’une d’elle étant chargée d’analyser des millions de publications sur les réseaux sociaux, fournies par Twitter, Facebook et Google à la Commission du Renseignement du Sénat.

Washington Post, le quotidien socialiste américain, avait annoncé que Trump allait enfin pouvoir être destitué, info reprise sans contrôle par la presse française de gauche.

Finalement, la Commission spéciale du Sénat a annoncé jeudi dernier qu’elle clôt son enquête parce qu’elle n’a trouvé « aucun élément démontrant par des preuves confirmées une intervention quelconque de la Russie dans le processus électoral des élections de 2016 » et demande l’arrêt des enquêtes de Müeller.

Silence glacial de la presse mondiale de gauche

Silence glacial de la presse démocrate. Le journaliste Bill d’Agostino déclare : « Deux jours se sont écoulés depuis le reportage de NBC selon lequel la commission sénatoriale du renseignement n’a trouvé aucune preuve matérielle de collusion entre la campagne Trump et la Russie, et à ce jour, aucun des trois principaux réseaux de diffusion (ABC, CBS et NBC) ne lui a accordé une seule seconde de temps d’antenne dans ses journaux télévisés du soir. Considérant que ces réseaux ont donné à l’enquête russe un temps d’antenne massif de 2 202 minutes, leur silence sur ce développement majeur est assourdissant« .

Même silence dans la presse française dont les élucubrations mensongères sont démontées. Google lui-même a arrêté toute communication sur le sujet ! Hilary Clinton qui a financé la fabrication de fausses preuves éventées par le Sénat doit regretter son argent perdu. Le Monde, Libération et TV-France-info qui ont, depuis deux ans, soutenu les démocrates dans leurs fausses accusations et leurs fake-news s’excuseront-ils d’avoir une fois de plus trompé leurs lecteurs et auditeurs ? N’y comptez pas.

Parfois, pour apprendre la vérité, il faut lire la presse arabe

Il faut lire la presse arabe (2) pour apprendre que le prince saoudien Mohammed Ben Salmane a déclaré au Pakistan qu’il n’interviendrait pas dans les négociations en cours à Doha (Qatar) depuis le 20 janvier entre les talibans afghans et les Etats-Unis, parce que les talibans ne veulent discuter qu’avec Trump et personne d’autre !

Trump qui a déjà pacifié la Corée du Nord, dont l’armée travaille actuellement la main dans la main avec celle du Sud pour déminer la zone inter-frontalière, réussira-t-il à trouver avec les talibans un accord de pacification de l’Afghanistan ? L’avenir le dira, mais pour le moment force est de constater que Trump réussit là où la diplomatie internationale se plante depuis quarante ans, la française comme les autres.

Que fait MBS au Pakistan ?

Mohammed Ben Salmane élargit ses alliances, un pied à l’Ouest, un pied à l’Est

Le 30 novembre dernier, au G20 à Buenos Aires, MBS après s’être fait agresser par Macron (toujours aussi maladroit dans ses interventions internationales), au sujet des Droits de l’Homme en Arabie, avait dit à Trump « Je m’en moque, je le tiens dans ma main« , allusion aux 60 % de la dette française détenus par les  pays Arabes. Macron qui avait entendu ou à qui l’on avait rapporté le propos de MBS était venu se plaindre : « Vous ne m’écoutez jamais« .

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La vidéo montre que Macron a peur. « Don’t worry » lui répond MBS. Poutine lui dira la même chose un plus plus tard « n’ayez pas peur, on peut vous aider« . Macron répondra, « pas besoin, j’ai mon ami Trump, on se dispute un peu, mais on s’entend très bien » Ah bon ? a répondu Vladimir avec ce sourire en coin qu’il prend quand il ne croit pas un mot de ce qu’on tente de lui faire croire.

Rentré en Arabie le 2 décembre, MBS a compris que les Occidentaux ne le laisseraient jamais en paix avec ces droits de l’homme stupides qu’aucun fidèle du Coran ne peut admettre. Il a décidé de modifier ses alliances, autrement dit de prendre une assurance à l’Est. Il vient donc d’entreprendre une tournée Pakistan-Inde-Chine. Trump a pour diplomatie la menace et la force, MBS le carnet de chèques.
Des méthodes qui laissent pantois les diplomates occidentaux qui en sont toujours au XIXème siècle : courbettes et concessions.

Le prince héritier saoudien et sa délégation de 1 100 personnes sont loin d’arriver les mains vides !

MBS avec Imrhan Khan, 1er ministre du Pakistan (Photo L’Orient le jour)

MBS va aider la Chine à boucler l’Océan indien

Alors qu’Islamabad se trouve dans une situation économique difficile, MBS a signé des protocoles d’entente hier pour un montant de vingt milliards de dollars. « Nous pensons que le Pakistan va devenir un pays très important dans un futur proche et nous voulons nous assurer d’en faire partie », a-t-il dit.

L’Arabie devrait, entre autres, aider à financer la construction du port de Gwadar, point stratégique géré par la société d’État chinoise China Overseas Port Holding Company, qui s’inscrit dans le cadre du « corridor économique » en cours de création entre Pékin et la Méditerranée.
Il s’arrête pour le moment à Djibouti où les Chinois ont créé une énorme base militaire susceptible de bloquer l’accès à la Mer Rouge et au canal de Suez.
Les Occidentaux sont en train de perdre le contrôle de l’Océan indien, mais s’en rendent-ils compte ?

Le programme économique de la tournée de MBS devrait ensuite être un peu plus sérieux pour les trois partenaires lors de ses rencontres avec le Premier ministre indien, Narendra Modi, puis le président chinois Xi Jinping et le vice-Premier ministre Han Zheng.

Selon le porte-parole de la diplomatie chinoise, le déplacement de MBS en Chine a pour objectif d’« approfondir la coopération » entre les deux pays, notamment au sujet des projets des Routes de la soie lancés par Pékin. « L’Inde et la Chine sont des partenaires naturels, compte tenu de leur dépendance croissante vis-à-vis du Golfe pour les importations d’énergie et de la volonté de Riyad d’investir dans des activités en aval dans les deux pays, liant ainsi leurs fortunes économiques » (Neil Quilliam 3)

La Chine et l’Inde sont des marchés pétroliers importants pour l’Arabie, respectivement 14,6 % et 9,5 % des exportations saoudiennes de brut en 2017. Autant de liens qui devraient favoriser l’annonce de nouveaux accords et partenariats lors de la visite de MBS.

La ligne Maginot de défense antichinoise de l’Inde à la Polynésie imaginée par Macron avec comme épicentre la Nouvelle-Calédonie est mal partie !

L’Imprécateur
19 février 2019
1: En partant des 1,375 milliards bloqués par la chambre des représentants, par rapport aux 5,7 milliards que demandait Trump, il s’en sort avec 8 milliards sans avoir besoin des Démocrates et des Républicains, mais en décrétant l’état d’urgence, ce qu’Obama avait fait sans attirer la moindre critique des médias. Mais là, avec Trump, ils parlent évidemment tous de dictature et de trahison.

2: Le quotidien libanais L’Orient le jour a une édition en français très bien faite, lorientlejour.com

3: Neil Quilliam, chercheur au sein du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Chatham House (Royal Institute of International Affairs)

 

https://www.minurne.org/billets/20001

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