Quatorze djihadistes français entendus par la justice irakienne

Quatorze djihadistes français entendus par la justice irakienne

REUTERS15/03/2019 à 17:58
    BAGDAD, 15 mars (Reuters) - Quatorze djihadistes français du
groupe Etat islamique (EI), capturés en Syrie et transférés le
mois dernier en Irak, ont comparu le 6 mars devant un juge du
tribunal antiterroriste de Bagdad, a-t-on appris vendredi de
sources judiciaires.
    Tous ont reconnu devant le juge s'être rendus dans la ville
irakienne de Mossoul, alors sous le contrôle de l'EI, entre 2014
et 2017, a-t-on précisé de mêmes sources.
    S'ils sont jugés en Irak et reconnus coupables de crimes
contre l'Irak et le peuple irakien, ils risquent la peine de
mort.
    Le président irakien Barham Salih a récemment confirmé que
les combattants étrangers jugés en Irak et reconnus coupables
pourraient subir la peine capitale.
    Les services de renseignement irakien (INS) accusent ces
djihadistes français d'avoir commis des "actes terroristes" à
Mossoul, à 350 km au nord de Bagdad, et de s'être occupés de
certaines affaires financières du "califat".
    Le ministère français des Affaires étrangères n'a fait aucun
commentaire, soulignant qu'il s'agissait d'un dossier judicaire
irakien.
    Les 14 Français faisaient partie d'un groupe de 280
prisonniers irakiens et étrangers remis le mois dernier à l'Irak
par les Forces démocratiques syriennes (FDS), une milice
arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis.
    Des sources officielles irakiennes ont fait savoir que les
détenus étrangers pourraient soit être renvoyés dans leur pays
d'origine, soit être jugés en Irak s'ils ont commis des crimes
dans le pays.
    L'un des détenus français, dans sa déposition que Reuters a
pu consulter, précise qu'il est d'origine tunisienne et qu'il a
servi dans l'armée française entre 2000 et 2010, notamment en
Afghanistan en 2009.
    Il ajoute qu'il a décidé de rejoindre les djihadistes en
Syrie après avoir vu de nombreuses vidéos du Front Al Nosra. Il
précise avoir participé à la bataille de Mossoul.
    Un autre prisonnier, Français d'origine algérienne, a quitté
la France pour la Syrie via la Turquie en 2013, lui aussi après
avoir vu des vidéos islamistes sur internet. Il a ensuite
rejoint l'EI à Mossoul.
    Selon Hicham al Hachimi, expert en questions de sécurité et
conseiller du gouvernement irakien, il est peu probable que ces
Français aient détenu des positions importantes au sein de l'EI.

 (Ahmed Rasheed avec John Irish à Paris; Guy Kerivel pour le
service français)
Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s