LA «PARTIE AMÉRICAINE» AU SEIN DES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

LA «PARTIE AMÉRICAINE» AU SEIN DES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

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26.03.2019

Le Parlement européen vient d’adopter une résolution demandant à l’Union de ne plus considérer la Russie comme un partenaire stratégique, mais plutôt comme un ennemi de l’humanité. Dans le même temps, la Commission a mis en garde contre la menace chinoise. Tout se déroule comme si les États-Unis étaient en train de forcer l’Union à jouer un rôle dans leur propre stratégie de suprématie.

«La Russie ne peut plus être considérée comme un partenaire stratégique et l’Union européenne doit être prête à imposer de nouvelles sanctions si elle continue à violer le droit international» – telle est la résolution approuvée par le Parlement européen le 12 mars avec 402 voix pour, 163 contre et 89 abstentions [ ]. La résolution, présentée par la parlementaire lettone Sandra Kalniete, dénie avant tout toute légitimité aux élections présidentielles en Russie, les qualifiant de «non démocratiques» et présentant ainsi le président Poutine comme un usurpateur.

Elle accuse la Russie non seulement de «violation de l’intégrité territoriale de l’Ukraine et de la Géorgie», mais aussi «d’une intervention en Syrie et d’une ingérence dans des pays comme la Libye» et, en Europe, d’une «ingérence visant à influencer les élections et à accroître les tensions». . Elle accuse la Russie de «violation des accords sur le contrôle des armements» et lui impose la responsabilité d’avoir enterré le traité INF. En outre, elle accuse la Russie «d’importantes violations des droits de l’homme en Russie, y compris tortures et exécutions extrajudiciaires» et «d’assassinats perpétrés par des agents des services de renseignement russes à l’aide d’armes chimiques sur le sol européen».

Après ces accusations et d’autres, le Parlement européen a déclaré que Nord Stream 2 – le gazoduc destiné à doubler la fourniture de gaz russe à l’Allemagne via la mer Baltique – «accroît la dépendance de l’Europe à l’égard du gaz russe, menace le marché intérieur européen et ses intérêts stratégiques […] Et doit donc être terminé ».

La résolution du Parlement européen est une répétition fidèle, non seulement dans son contenu, mais même dans son libellé, des accusations selon lesquelles les États-Unis et l’OTAN visent la Russie et, ce qui est encore plus important, ils dissimulent fidèlement leur demande de bloquer Nord Stream 2. objet de la stratégie de Washington visant à réduire l’approvisionnement en énergie russe de l’Union européenne, afin de les remplacer par des approvisionnements provenant des États-Unis, ou du moins d’entreprises américaines. Dans le même contexte, la Commission européenne a adressé certaines communications à celles de ses membres [ 2], dont l’Italie, qui avait l’intention de s’associer à l’initiative chinoise de la Nouvelle route de la soie. La Commission affirme que la Chine est à la fois un partenaire, mais aussi un concurrent économique et, ce qui est capital, un «rival systémique qui favorise des formes de gouvernance alternatives», autrement dit des modèles de gouvernance alternatifs jusqu’ici dominés par les puissances occidentales. .

La Commission souligne qu’il faut avant tout «protéger les infrastructures numériques critiques des menaces potentiellement sérieuses pour la sécurité» posées par les réseaux 5G fournis par des sociétés chinoises comme Huawei et interdits par les États-Unis. La Commission européenne fait écho fidèlement aux avertissements lancés par les États-Unis à leurs alliés. Le général Scaparrotti, commandant suprême des forces alliées en Europe, a précisé que ces réseaux mobiles ultrarapides de cinquième génération joueraient un rôle de plus en plus important dans les capacités de l’OTAN en matière de guerre. Par conséquent, aucun «amateurisme» de la part des alliés ne sera toléré.

Tout cela confirme l’influence du «Parti américain», puissant camp transversal qui oriente la politique de l’UE dans le sens des orientations stratégiques des États-Unis et de l’OTAN.

En créant la fausse image d’une Russie et d’une Chine dangereuses, les institutions de l’Union européenne préparent l’opinion publique à accepter ce que les États-Unis préparent maintenant pour la «défense» de l’Europe. Les Etats-Unis – déclaré porte-parole du Pentagone auprès de CNN – se préparent à tester les missiles balistiques basés au sol (interdits par le traité INF enfouis par Washington), c’est-à-dire de nouveaux Euromissiles qui feront à nouveau de l’Europe la base et le même temps, la cible d’une guerre nucléaire.

Traduction de  
Pete Kimberley

Texte d’origine:  Il Manifeste (Italie)

Source:  voltairenet.org

 

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