Invasion du VENEZUELA

Invasion du VENEZUELA

SIGNERA LA FIN DE L’EMPIRE ET LA HONTE DE SES ALLIÉS

Le Venezuela n’est pas que le Venezuela, il est également porteur de l’aspiration de tous les peuples de l’Amérique latine et des Caraïbes ainsi que de nombreux autres peuples d’à travers le monde. Le socialisme, humaniste, chrétien et anti-impérialiste, porteur d’une démocratie participative, faisant du peuple le maitre du pouvoir, rejoint les aspirations de la grande majorité de ces peuples. Le jeu des grands et des puissants est de plus en plus mis à nue et les mensonges-vérités sont vite retransformés en vérités-mensonges. La grande tricherie et les manipulations qui l’accompagnent n’arrivent plus à convaincre les peuples, toujours plus conscients de cette dernière.

Le Venezuela n’est pas l’Irak de Saddam Hussein, ni la Libye de Kadhafi, ni la Syrie de Bachar El Assad. De ces derniers, il a tiré des leçons tant au niveau de la façon de faire des envahisseurs que de la préparation nécessaire pour les vaincre. Si au Moyen Orient, LES ENVAHISSEURS ont pu saccager des pays entiers et y massacrer des millions de personnes, il ne saurait en être de même avec le Venezuela et l’Amérique latine. Cette fois, ce sont les peuples qui s’organisent. Ces derniers ont des alliés internationaux, tels la Russie, la Chine, l’Iran, la Turquie, entre autres, qui sont prêts à répondre à l’appels des peuples.

Le gouvernement et le peuple du Venezuela ont déjà lancé cet appel qui a été très bien entendu et reçu par les pays alliés concernés. Pour certains d’entre eux, ils arrivent avec l’expérience de cette guerre du Moyen-Orient où ils ont vu les divers stratagèmes utilisés par l’envahisseur et ont pu mesurer sa capacité de manipuler l’opinion publique en utilisant des faux-positifs comme l’usage d’armes chimiques, de casques blancs et de terroristes, répondant tous au même commandement.

Si les autorités gouvernementales de la Colombie, du Brésil, du Chili, du Canada se joignent à cette opération d’intervention militaire au Venezuela, ce sera le soulèvement des peuples de ces pays vassauxet une réplique sans merci du Venezuela et de ses alliés à ces attaques. Le sang ne coulera pas que d’un côté et les envahisseurs devront inévitablement faire marche arrière. L’Empire connaitra ses dernières heures et ses vassaux devront s’expliquer devant leurs peuples. Les épiscopats catholiques, alliés des envahisseurs, devront faire leur mea culpa et se retirer dans des couvents pour y saisir l’horreur des crimes auxquels ils auront contribués.

POURQUOI LE VENEZUELA CHAVISTE EST-IL DEVENU LA CIBLE À ABATTRE ?

1- Le prétexte de la démocratie

La propagande, utilisée par ceux qui veulent y mettre fin, en fait un pays non démocratique, alors qu’il a à son compte, depuis les 19 dernières années, plus d’élections que tous les autres pays de l’Amérique latine. Pour eux, il s’agit d’un prétexte qui leur permet de transformer leurs interventions criminelles en interventions salvatrices de la démocratie. Ils s’introduisent comme les libérateurs du peuple vénézuélien, soumis à un dictateur tyran. Ce fut d’abord Chavez, puis c’est maintenant, Maduro. Que le peuple vénézuélien ait voté majoritairement pour ses dirigeants, cela ne compte pas. Nicolas Maduro a été élu président du Venezuela, le 20 mai dernier, après des semaines de campagne électorale, mettant en lutte des candidats de diverses tendances politiques. Cette élection s’est déroulée sous le regard vigilant d’observateurs internationaux qui en ont reconnu toute la légitimité. Il en fut de même pour le Conseil national électoral tout comme pour le Pouvoir suprême de justice. Maduro a gagné avec plus de 68% des voix. Il faut dire que l’opposition, l’épiscopat et les gouvernements ralliés à Washington avaient boycotté cette élection et firent campagne pour que le peuple n’aille pas voter. Le gouvernement canadien, qui se fait promoteur de démocratie, avait refusé au Conseil électoral national vénézuélien (CEN) de placer des urnes de votation à l’ambassade du Venezuela ainsi que dans ses consulats pour que les Vénézuéliens et Vénézuéliennes, vivant au Canada, puissent aller voter. (À ce qu’on dit, une interdiction qui va l’encontre du droit international)

En dépit de tout cela, plus de 8.603.936 personnes sont allées voter. Maduro a obtenu 5.823.728 votes, soit près de 68% des voix. On comprend que la campagne de mobilisation pour que le peuple n’aille pas voter a à voir avec ce taux d’abstention. Par contre, il n’est pas rare, dans certains pays de l’A.L. qu’il y ait des taux d’abstention élevés, comme c’est souvent le cas au Chili. Au dernier mandat de Michelle Bachelet, l’abstention avait été de plus de 60%. Elle avait gagné son élection à la présidence avec 23% de l’électorat chilien. Ceci n’avait pas empêché les médias de qualifier son élection de grande victoire électorale.

Tout ce scénario se comprend à partir du moment qu’on prend en compte l’accord auquel en était arrivé les représentants du gouvernement vénézuélien et de l’opposition en présence du Président de la République dominicaine et de l’ex président espagnols Zapatero. Ils en étaient arrivés, selon les témoins, à une entente pour des élections anticipées au 22 avril 2018. Au moment où ils allaient en faire l’annonce, un appel en provenance de Colombie où était de passage un haut dignitaire de Washington, mis au fait de cette entente, donna l’ordre de ne pas la signer. Sans doute avait-il l’information qu’une élection anticipée donnerait Maduro vainqueur et qu’il ne saurait être question de donner suite à une telle élection. Ceci dit, le gouvernement a tout de même décidé d’anticiper les élections pour réaffirmer le caractère démocratique du Venezuela. Ces élections auraient lieu le 20 mai 2018. 

Tout ceci explique la campagne pour que le maximum de personnes n’aillent pas voter ou ne puissent pas aller voter. De quoi leur permettre de contester par la suite une élection à faible taux de participation. Toujours est-il que Maduro a été élu en pleine conformité avec la Constitution et les pouvoirs en place. Le 10 janvier dernier, il a été assermenté et reconnu officiellement comme Président du Venezuela par les Nations Unies et la grande majorité des États membres de l’Assemblée générale. Washington et ses alliés qui peuvent totaliser environ 50 États se refusent à reconnaître Maduro comme Président. Ils demeurent dans la logique de la non participation de ceux qui auraient dû participer…

 2- Le prétexte de la crise humanitaire

Il ne fait aucun doute que le peuple vénézuélien connait des moments difficiles tant au niveau de la subsistance qu’au niveau de l’instabilité politique et économique. Pareille situation ne peut être comprise qu’en analysant les principaux facteurs, tant ceux du gouvernement que ceux en provenance de l’extérieur. Les critiques ne manquent pas et souvent, avec raison, pour attribuer au gouvernement des décisions qui n’ont pas facilité les développements espérés. Ceci dit, on ne peut taire les interventions de certains acteurs internationaux dont les objectifs sont de faire en sorte que l’économie ne puisse fonctionner normalement. Il suffit de penser à cette guerre économique menée depuis Washington ainsi que toutes les sanctions mises en placepour que le Venezuela ne puisse utiliser son argent, l’argent du peuple pour acheter les médicaments et tous les biens extérieurs nécessaires au développement de ses industries. On calcule à plus de 37 milliards de dollars, les sommes gelées par Washington. Cet argent ne peut pas être utilisé par le gouvernement de Nicolas Maduro. Par contre, il peut être utilisé par leur faux président autoproclamé Guaido pour commettre des actes de déstabilisation du gouvernement.

3- Le prétexte du mauvais exemple pour les pays de l’A.L.  »

Ce prétexte est moins bien connu. Il faut savoir que la révolution bolivarienne accorde une place importante à l’habitat, à l’éducation, à la santé. Plus de 2.5 millions de logements ont été créés depuis l’arrivée de cette révolution. Dans les secteurs de la santé et de l’éducation, tout est gratuit du début à la fin. Cet exemple de la gratuité dérange beaucoup les pays voisins qui répriment ceux qui réclament de tels politiques au logement, à la santé et à l’éducation. Les investissements sociaux ne sont pas leur priorité bien que ce soit la volonté de leurs peuples.

4-Le premier et plus important de tous les prétextes, c’est la reprise de contrôle de l’État et de ses richesses. Nous savons tous que l’État vénézuélien disposent des réserves de pétrole les plus importantes au monde, que ses mines d’or et de diamant font l’envie de bien des États. Cet objectif s’impose à tous les prétextes antérieurs. La démocratie et la crise humanitaire ne sont là que pour humaniser une action qui n’a rien d’humanitaire : s’emparer des richesses d’un pays et dominer ses pouvoirs d’État. L’Empire demeure l’empire et ses intérêts passent avant tous les autres.

CONCLUSION 

La machine à propagande et à manipulation n’abordera jamais ces éléments qui justifient cet acharnement d’intervention au Venezuela qui n’ont rien à voir avec la démocratie et l’aide humanitaire.

Le peuple vénézuélien se prépare à l’affrontement, appuyé en cela par des alliés de premiers plans. En attaquant, l’Empire jouera ses dernières cartes, en laissant, sur son passage destruction et morts. Son sort sera encore plus terrible que celui qu’il aura connu au Vietnam.

Que les peuples retrouvent leur dignité et sachent se faire respecter. Ce sera la leçon que ces derniers auront donnée à l’empire.

Oscar Fortin

17 04 2019

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/invasion-du-venezuela-214364

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