Les parties britanniques avec les États-Unis face à la montée des tensions menacent l’Iran de « représailles »

Lun 20 mai 2019 15:14 [Mise à jour: lun 20 mai 2019 17:29]
Le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Jeremy Hunt, fait une déclaration en marge de l'Assemblée mondiale de la santé, le 20 mai 2019, aux bureaux des Nations Unies à Genève.  (Photo AFP)

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Le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Jeremy Hunt, fait une déclaration en marge de l’Assemblée mondiale de la santé, le 20 mai 2019, aux bureaux des Nations Unies à Genève. (Photo AFP)

Le gouvernement britannique, qui a à plusieurs reprises endossé la rhétorique anti-iranienne de Washington face à l’intensification des tensions entre les deux pays, a une nouvelle fois pris parti pour Washington en menaçant effrontément la République islamique d’invoquer les intérêts des États-Unis dans la région. représailles.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a averti lundi la République islamique de ne pas provoquer les États-Unis alors que la tension montait entre Téhéran et Washington à propos du déploiement par les Etats-Unis d’un porte-avions, d’un groupe de travail sur les bombardiers et d’un navire d’assaut dans le golfe Persique pour contrer les menaces présumées. par l’Iran.

« Je dirais aux Iraniens: Ne sous-estimez pas la détermination du côté américain », a déclaré Hunt aux journalistes en marge de l’Assemblée mondiale de la Santé à Genève lundi, ajoutant: « Ils ne veulent pas d’une guerre avec l’Iran. Mais si Les intérêts américains sont attaqués, ils vont riposter. Et c’est une chose à laquelle les Iraniens doivent réfléchir très, très attentivement. « 

L’administration du président américain Donald Trump a déclaré que le déploiement des forces américaines au Moyen-Orient était une action «défensive» contre l’Iran, affirmant avoir reçu des preuves dignes de confiance de diverses sources montrant que Téhéran conspirait pour attaquer les intérêts américains et ceux de ses voisins. alliés de la région.

Également dimanche soir, Trump s’est rendu sur sa page Twitter officielle, menaçant de  détruire la République islamique s’il attaquait les intérêts des États-Unis.

« Si l’Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l’Iran. Ne menacez plus jamais les Etats-Unis », a-t-il ajouté.

Ailleurs dans son discours, le ministre britannique des Affaires étrangères a déclaré que la solution pour éviter les conflits était que l’Iran s’abstienne de ce qu’il a décrit comme « des activités déstabilisatrices dans toute la région ».

Les autorités iraniennes ont fréquemment annoncé que les allégations soulevées par Washington concernant la menace de l’Iran de mener des attaques contre les intérêts des États-Unis et de causer des ravages dans la région étaient fondées sur de «faux renseignements».

Le ministre britannique des Affaires étrangères avait noté plus tôt cette semaine que son pays « partageait la même évaluation de la menace accrue posée par l’Iran ».

Le déploiement de forces spéciales américaines dans le golfe Persique a eu lieu à la suite d’une série d’attaques contre des pétroliers au large des Émirats arabes unis.

L’Iran a averti qu’une telle opération de sabotage pourrait faire partie d’un stratagème général visant l’Iran dans un contexte de tensions régionales croissantes.

Plusieurs responsables politiques américains ont prévenu que les faucons iraniens de l’équipe de Trump préparaient des informations afin de convaincre Trump que l’Iran était vraiment une menace, plaçant ainsi Washington sur la même voie qui avait conduit à l’invasion de l’Irak en 2003.

L’Iran a  écarté toute  possibilité de guerre malgré le déploiement de l’armée américaine dans le golfe Persique. Le président américain aurait également ordonné à son administration d’éviter un affrontement militaire avec l’Iran.

Depuis son entrée en fonction, l’administration Trump mène une politique de «pression maximale» contre l’Iran.

Selon la politique, le secrétaire d’État Mike Pompeo serait le cerveau présumé et le conseiller en matière de sécurité nationale, John Bolton, la personne qui s’efforce de faire de son mieux pour qu’il dégénère en conflit militaire.

Dans le cadre de cette politique, les États-Unis ont conclu un accord nucléaire multilatéral avec l’Iran, qui a également signé le Royaume-Uni et d’autres pays, l’année dernière. Washington a également essayé de réduire à zéro les exportations de pétrole iranien.

L’ONU s’inquiète de la montée des tensions américano-iraniennes

Les Nations Unies ont également exprimé lundi leur inquiétude face à la montée des tensions entre les Etats-Unis et l’Iran, appelant les deux parties à atténuer leurs propos.

« Nous sommes inquiets de la montée de la rhétorique », a déclaré le porte-parole de l’ONU, Stephane Dujarric, avant d’ajouter: « Nous demanderions à toutes les parties de baisser le discours et d’abaisser également le seuil d’action ».

M. Dujarric a également indiqué que des responsables de l’ONU entretenaient des contacts avec les États-Unis et l’Iran à différents niveaux pour tenter de calmer la situation, mais il n’a pas fourni de détails sur ces entretiens.

https://www.presstv.com/Detail/2019/05/20/596438/Britain-Jeremy-Hunt-heightened-tensions-US-interests-Middle-East

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