INFO LCI – Nick Conrad : l’avocate du rappeur menacée de mort, une enquête en cours

INFO LCI – Nick Conrad : l’avocate du rappeur menacée de mort, une enquête en cours

– Selon nos informations, une enquête a été ouverte après plusieurs menaces de mort à l’encontre de Chloé Arnoux, l’avocate du rappeur Nick Conrad, auteur d’un nouveau clip ce week-end qui a suscité l’indignation…

C’est l’affaire dans l’affaire mais elle illustre la violence des détracteurs extrémistes de Nick Conrad. Selon nos informations, l’avocate du rappeur, auteur d’un nouveau clip décrié ce week-end où il dit vouloir « poser une bombe sous le Panthéon », a déposé plainte le mois dernier après avoir reçu plusieurs menaces de mort, de viols, et avoir été visée par des propos misogynes, racistes et xénophobes.

« On va te butter »

Chloé Arnoux, avocate au barreau de Paris, a été la cible d’une campagne anonyme et ciblée par ce qui semble venir de réseaux identitaires. Après avoir assuré la défense de son client, condamné en mars dernier à 5000 euros d’amende avec sursis – il a interjeté appel – pour un clip « Pendez les blancs », elle a été destinataire d’une dizaine de mails et messages dans lesquels elle était traitée de « sale pute à nègres ». Les auteurs de ces messages la menacent même de s’en prendre à elle en lui faisant subir des « tournantes ». « On va te butter (sic) », « on sait où tu habites », « on te surveille », peut-on ainsi lire dans ces messages qu’elle a joints à son récit devant les policiers.

Certains de ces messages relaient vers des blogs ou sites internet identitaires comme fdesouche ou voire parfois suprémacistes.

Quatre ou cinq hommes, crâne rasé

L’histoire aurait pu s’arrêter là. Sauf que, fin mars, pendant plusieurs jours, des signalements ont été rapportés, faisant état de la présence de quatre ou cinq hommes en bas de son cabinet, type « européen », crâne rasé et costauds. Aucun contact n’a été établi, mais selon les descriptions, ces individus, toujours les mêmes, semblaient attendre. L’affaire a été jugée suffisamment sérieuse pour qu’une enquête pour « menaces de mort » soit ouverte par le parquet de Bobigny et confiée à la brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) de la police judiciaire parisienne afin de remonter jusqu’aux expéditeurs de ces messages inquiétants. Enquête qui est toujours en cours ce lundi 20 mai. « Je ne craindrai jamais d’exercer le métier que j’ai choisi. Mais il serait incompréhensible pour moi que ces comportements xénophobes et misogynes ne soient pas condamnés sans réserve et sans ambiguïté », indique à LCI l’avocate de Nick Conrad.

« L’affaire Nick Conrad » a été relancée ce week-end après la diffusion sur YouTube d’un nouveau clip, « Douce France », dans lequel le rappeur dit « baiser la France », la « brûler », vouloir déposer « une bombe sous le Panthéon » et simule une scène de strangulation, assis à califourchon sur une femme. Des images et des textes dénoncés par le député LR Eric Ciotti, son collègue DLF Nicolas Dupont-Aignan ou encore la tête de liste LR pour les européennes François-Xavier Bellamy. Puis par le ministre de l’Intérieur en personne à travers un tweet dans la soirée du dimanche 19 mai dans lequel il annonce avoir saisi le parquet de Paris.

De son côté, Nick Conrad, dans un message à la fin de son clip, affirme que son message ne vise pas les Français ou la France mais la « mentalité française, médias, etc… » Son adresse personnelle et ses numéros de téléphone ont été publiés sur les réseaux sociaux, certains messages appelant à s’en prendre physiquement à lui et ses proches.

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