Offensive russophobe du gouvernement polonais.

04 septembre 2019

Offensive russophobe du gouvernement polonais.

Signature de l'accord gazier USA-Pologne-Ukraine

Le 29 août, la société pétrolière et gazière polonaise PGNiG et le groupe «ressources Énergétiques de l’Ukraine  » (ERU) ont signé un accord selon lequel la Pologne prévoit de fournir à l’Ukraine du gaz naturel liquéfié (GNL), acheté aux États-Unis.

Le contrat de dix ans entre le russe Gazprom et l’ukrainien Naftogaz expire le 31 décembre 2019. Au début de 2020, il est également prévu d’achever la construction du gazoduc « North Stream-2 », qui contournera l’Ukraine, et il existe donc un risque que le système de transport de gaz du pays ne soit plus utilisé. La partie ukrainienne a déclaré à plusieurs reprises qu’elle ne pouvait pas accepter la demande de la Russie de prolonger le contrat selon les conditions financières précédentes. Gazprom, à son tour, est prêt à poursuivre sa coopération à court terme avec l’Ukraine jusqu’en 2020.

Les représentants de la Pologne, des États-Unis et de l’Ukraine ont signé samedi 31 août à Varsovie un « accord de coopération visant à renforcer la sécurité régionale de l’approvisionnement en gaz naturel ». Ce document porte sur la coopération dans le domaine des réformes du marché du gaz ukrainien, de la création d’une infrastructure d’importation de gaz naturel polonais, d’une infrastructure ukrainienne de stockage et d’exportation de GNL américain, ainsi que d’autres produits du gaz dans la région.

La radio polonaise a annoncé le 30 août que les implantations des nouvelles bases américaines en Pologne seront bientôt annoncées. 6 des 7 bases promises ont déja fait l’objet d’un accord entre les deux ministères de la défense.

Selon une déclaration signée précédemment par les présidents Polonais et américain, le nombre de soldats américains déployés en Pologne devrait augmenter d’au moins mille personnes.

Le document confirme le déploiement en Pologne de 4500 soldats américains, ce qui portera la présence américaine dans ce pays au niveau de la division.

Aviateurs américains stationnés en Pologne

Le 1er septembre, le gouvernement polonais a organisé la commémoration du début de la seconde guerre mondiale. Jusqu’en 2019, ces commémorations avaient toujours lieu sur la péninsule de Westerplatte à Gdańsk — c’est ici qu’ont tirées les premières salves des navires de guerre allemands à l’aube du 1er septembre 1939.

Cependant, à l’occasion du 80ème anniversaire du début de la guerre, où plus de 60 pays ont été impliqués, les autorités polonaises ont décidé de transférer des événements commémoratifs à Varsovie et à la ville de veluń, également une ancienne arène de résistance aux nazis.

Tribune des 80ans du début de la guerre

Au total, dimanche, Varsovie a accueilli un débarquement d’environ 40 délégations étrangères, dont la moitié étaient représentées par des chefs d’Etat et de gouvernement. Le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, a finalement eu le droit de prononcer un discours, tout comme l’hôte de l’événement, le président polonais Andrzej Duda.

Cependant, l’attention principale des médias a été attirée Vladimir Poutine, le président du pays qui a apporté, sans exagération, la contribution la plus importante à la défaite des nazis. Le leader russe était absent de Varsovie le 1er septembre.

Malgré le fait qu’en 1945, la Pologne a été libérée en grande partie par les forces de l’armée rouge soviétique, Varsovie préfère se souvenir d’un autre épisode historique : l’invasion par l’URSS le 17 septembre 1939. Les Polonais considérent cela comme une conséquence de la collusion entre Moscou et Berlin dans le cadre du pacte Molotov-Ribbentrop. Les documents soviétiques de l’époque le motivaient par la nécessité de protéger la population biélorusse et ukrainienne sur le territoire de «l’Etat Polonais, victime de dissolution interne».

Mais il s’est avéré que le ressentiment historique de longue date des polonais contre les russes n’a rien à voir avec ce que les dirigeants du pays hôte de la commémoration du 80-ème anniversaire du début de la Seconde guerre mondiale ont décidé. Comme l’a expliqué le porte-parole du président polonais Andrzej Duda, Błażej Spychalski, les invitations à l’événement, bien qu’il soit historique, « n’ont pas été envoyées selon un critère historique, mais selon des critères contemporains ». Par conséquent, a déclaré Błażej Spychalski, seuls les représentants de l’Union européenne, de l’OTAN et des pays du « partenariat oriental » ont été invités.

Cérémonie d'ouverture de la commémoration


C’est cette approche « moderne » qui a évidemment poussé les autorités polonaises à lier la Seconde guerre mondiale et le retour de la Crimée à la Russie. Comme l’a déclaré en juillet le vice-premier ministre polonais Jacek Sasin, « il est inapproprié de célébrer l’anniversaire de l’agression armée contre la Pologne avec la participation d’un dirigeant qui se comporte de cette façon aujourd’hui envers son voisin ».

A Moscou, on a préféré ne pas se concentrer sur les actions des autorités polonaises. Au printemps, le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a seulement noté que toute manifestation commémorative consacrée à l’anniversaire de la grande guerre patriotique et de la Seconde guerre mondiale, sans la participation de son pays, « ne peut être considérée comme complète ».

Déjouant certains pronostics pessimistes sur ses relations avec Moscou, le leader biélorusse Alexandre Loukachenko, qui était invité à Varsovie, a décidé de faire preuve de solidarité avec la Russie en refusant l’invitation des autorités polonaises.

Séparer la contribution de chacune des républiques de l’URSS à la victoire commune est au minimum historiquement incorrect, a expliqué le porte-parole du Président Loukachenko Anatoly Glaz, exprimant le mécontentement de Minsk que non seulement la Russie, mais aussi le Kazakhstan et les pays d’Asie centrale n’aient pas été invités dans la capitale polonaise.

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinyan a décidé, lui aussi, de ne pas venir en Pologne. Le Ministre arménien des affaires Étrangères, Zohrab Mnatsakanian, l’a expliqué par les priorités de la politique intérieure et le calendrier serré des visites du Premier ministre. Mais la plupart des observateurs ont lié cette décision, pas tant au manque de temps qu’à une question de principe.

D’une manière ou d’une autre, d’un événement potentiellement mondial, les commémorations en Pologne se sont transformées en une fête en petit comité au cours de laquelle le président allemand Frank-Walter Steinmeier a une fois de plus demandé pardon au nom de l’Allemagne et s’est « incliné devant les victimes polonaises de la tyrannie allemande ».

Le ministre polonais de la défense nationale en rajouté une couche le lendemain, 2 septembre, a accusé la Russie de ne pas avoir donné à la Pologne sa part des réparations allemandes après la Seconde guerre mondiale. Selon lui, « c’est la Russie qui a pris une telle décision » et « la Pologne n’était pas souveraine ». Le chef du département militaire insiste également sur le fait que le dossier des réparations n’est pas refermé.

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Lors de la conférence de Potsdam en 1945, un accord a été conclu selon lequel la Pologne recevait des réparations sur la part de l’URSS provenant de la zone orientale de l’Allemagne. Depuis 1954, leur versement a cessé par un accord commun entre l’URSS et la République populaire de Pologne.

Le 1er septembre, le président Polonais Andrzej Duda a confirmé l’intention de Varsovie d’obtenir des réparations de Berlin. Selon lui, ces paiements sont « une question de responsabilité et de moralité ». Duda a rappelé que la guerre « a causé d’énormes dégâts » à la Pologne, que le Parlement du pays a l’intention de « facturer ».

Plus tôt en août, le ministre polonais des affaires étrangères Jacek Chaputowicz a qualifié le montant des réparations reçues de l’Allemagne de « minimum ». Selon lui, lors du paiement des indemnités, la Pologne a été « victime de discrimination », même si elle a souffert des actions des nazis plus que certains autres pays.

Or, au lieu d’accuser son allié américain, qui a insisté pour plafonner les réparations réglées par l’Allemagne lors de la Conférence de Potsdam, la Pologne utilisa la solution comode d’accuser, une fois de plus la Russie de tous les mots qui l’ont accablé par le passé. La « courageuse Pologne » ne mord pas la main de ses nouveaux maîtres d’outre-atlantique. C’est complètement risible !

Sources :

https://vpk.name/news/319625_namechenyi_mesta_dislokacii_chasti_novyih_podrazdelenii_ssha_v_polshe.html

https://iz.ru/915955/nataliia-portiakova/istoricheski-neverno-kak-v-polshe-otmetili-80-let-s-nachala-vtoroi-mirovoi

https://iz.ru/916759/2019-09-02/v-polshe-obvinil-moskvu-v-otsutstvii-reparatcii-ot-germaniiPosté par rbessonnet à 10:08 – Commentaires [0] – Permalien [#
Tags : GAZPOLOGNERUSSIEUSA

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