Pourquoi l’éruption volcanique de White Island a surpris tout le monde

Catastrophe naturelle.

Pourquoi l’éruption volcanique de White Island a surpris tout le monde

Publié le 10/12/2019 – 15:48

L’éruption du volcan de l’île de Whakaari, aussi appelée White Island, le 9 décembre 2019. Photo INSTAGRAM @ALLESSANDROKAUFFMANN / via REUTERS
L’éruption du volcan de l’île de Whakaari, aussi appelée White Island, le 9 décembre 2019. Photo INSTAGRAM @ALLESSANDROKAUFFMANN / via REUTERS

L’éruption volcanique de l’île néo-zélandaise de White Island a surpris lundi une cinquantaine de touristes en excursion, faisant au moins six morts. Le volcan était pourtant surveillé très attentivement par les scientifiques.NOS SERVICES

Au moins six morts, 30 personnes blessées et huit disparus. Le bilan de l’éruption volcanique de White Island, au large de la côte est de la Nouvelle-Zélande, est lourd. Destination prisée, l’île – inhabitée – était visitée par une cinquantaine de touristes lundi en début d’après-midi, au moment où le volcan a explosé. Ils n’ont pas eu le temps de réagir. La série de “déflagrations” d’une dizaine de secondes chacune a duré au total deux minutes environ.

D’après le New Zealand Herald il s’agit d’“une des catastrophes les plus mortelles de Nouvelle-Zélande”. Une enquête a même été ouverte, affirme le Guardian. Pourtant, assure National Geographic, une telle éruption n’est pas complètement inattendue :

Pour ce volcan et compte tenu du type d’éruption qu’il implique, ce n’était rien d’extraordinaire : des éruptions similaires ont déjà eu lieu partout dans le monde, même si elles n’adviennent pas quotidiennement. Et elles continueront à arriver, sans prévenir.”

Le volcan était d’ailleurs très surveillé, notamment par des scientifiques de l’agence gouvernementale GeoNet, car il entre régulièrement en éruption.

Des signes invisibles à l’œil nu

Même avec ces efforts de surveillance, la catastrophe de lundi était difficilement prévisible, reprend le magazine américain. L’île de White Island – aussi appelée Whakaari en maori – est en réalité le sommet d’un “volcan sous-marin complexe”, précise National Geographic. Très actif, ses explosions modérées sont fréquentes.

Plusieurs indicateurs peuvent annoncer une éruption sur l’île : des déformations du sol, qui trahissent une pression anormale sous la surface ou des mouvements de la croûte terrestre ; des émissions de gaz plus fortes qu’à l’accoutumée notamment. La plupart de ces signes sont invisibles à l’œil nu et nécessitent des instruments spécifiques pour être repérés.À LIRE AUSSIVidéo. Nouvelle-Zélande : au moins cinq morts après l’éruption du volcan de White Island

En l’occurrence, aucune déformation suspecte n’avait été détectée par les géologues étudiant l’île. Plusieurs rapports avaient néanmoins fait état de “quelques convulsions ressemblant un peu à des geysers, ainsi qu’une légère hausse des émissions de gaz et des bruits sismiques”. Les autorités avaient d’ailleurs relevé le niveau d’alerte volcanique à 2 sur une échelle de 5 en novembre suite à ces observations.

Mais comme le souligne National Geographic“la hausse du niveau d’alerte ne veut pas dire qu’une éruption est inévitable. Et dans de nombreux cas, il n’y en a pas du tout”.

“Probablement le pire scénario”

“Dans ce cas précis, on a joué de malchance” commente le journal, qui cite le volcanologue de l’université d’Auckland Shane Cronin : “c’était probablement le pire scénario possible”. Un épisode volcanique similaire s’était déjà produit en 2016 sur White Island, pendant la nuit. L’île étant déserte il n’y avait pas eu de victime.

Quel que soit l’endroit cependant, “personne n’a jamais été en mesure de prévoir ce type d’événement” assure au magazine Geoff Kilgour, un chercheur qui travaille pour la société de consultants scientifiques GNS Science. “L’incertitude est une chose que les touristes ont du mal à admettre, continue-t-il. Or, rien n’est plus incertain qu’une éruption volcanique, surtout celles de ce type, rapides et pour l’essentiel imprévisibles.”SOURCE

NATIONAL GEOGRAPHICWashingtonwww.nationalgeographic.com/

Créé en 1888 par la National Geographic Society, le magazine poursuit le même but qu’elle : le développement et la diffusion de la connaissance géographique dans le monde. L’importance donnée à l’illustration en a fait une

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