Entre surveillance des opposants et des terroristes, le juteux marché de l’espionnage en Afrique

 

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Entre surveillance des opposants et des terroristes, le juteux marché de l’espionnage en Afrique

RÉSERVÉ AUX ABONNÉS | 29 janvier 2020 à 16h58 | Par Mathieu OlivierMis à jour le 29 janvier 2020 à 18h14

Ecoutes

En Afrique, le marché des « grandes oreilles » est en pleine expansion. Chefs d’État, opposants, hommes d’affaires : nul n’est à l’abri des hackers, et s’en prémunir est une vraie gageure. Enquête sur une très lucrative guerre de l’ombre.

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Espionnage : qui écoute qui en Afrique ?

Le bâtiment ne paie pas de mine. Coincé entre le parking des employés de la présidence gabonaise et le mur d’enceinte longeant le boulevard de la République, à Libreville, rien ne le distingue des autres, hormis, peut-être, le buisson d’antennes hérissées sur son toit. Nul visiteur du Palais du bord de mer, occasionnel ou régulier, ne laisse son regard s’égarer sur ses trois étages, en apparence inoffensifs.

À quelques encablures, l’esplanade du palais attire l’œil. Plus loin, les bâtiments administratifs avalent les petites mains de la République. Rien de tel ici. Dans ce palais des « grandes oreilles », on préfère rester discret.

Derrière ces murs blanc cassé se dissimulent pourtant le Silam, le centre d’écoutes de la présidence, que dirige le Français Jean-Charles Solon. Cet ancien militaire passé par les services techniques de la Direction générale des renseignements extérieurs (DGSE, les services de renseignement français), aujourd’hui fonctionnaire gabonais à part entière, est le maître des écoutes à Libreville. Théoriquement soumis à la tutelle de la Direction générale des services spéciaux de la présidence, dirigée par Brice Clotaire Oligui Nguema, il dispose en réalité de son autonomie.

Le Silam, centre d'écoutes de la présidence gabonaise, à Libreville.

Chaque jour, c’est sous plis scellés que des notes sont transmises au chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, dont le bureau est à deux pas. Retranscription d’écoutes téléphoniques, interceptions de SMS ou de conversations sur WhatsApp, espionnage d’échanges de courriels ou sur les réseaux sociaux… Jean-Charles Solon est, selon nos sources, bien équipé.À LIRE [Infographie] Comment les hackers piratent votre smartphone et comment vous en protéger

Il est vrai que le Silam a longtemps bénéficié de l’expertise française, du SDECE (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage) puis de la DGSE. Aujourd’hui, des spécialistes privés liés aux services français ont pris le relais, comme l’entreprise Amesys (devenue Ames et Nexa Technologies), ou les plus confidentiels Ercom et Suneris Solutions.

Service à la carte

C’est un des logiciels d’Amesys, nommé « Cerebro », qui a un temps fait fonctionner les grandes oreilles du Silam. Une variante de la technologie commercialisée par les Français en Libye, du temps de Mouammar Kadhafi, ou au Maroc au tournant des années 2010.

https://www.jeuneafrique.com/mag/886073/politique/entre-surveillance-des-opposants-et-des-terroristes-le-juteux-marche-de-lespionnage-en-afrique/?utm_source=newsletter-ja-actu-non-abonnes&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter-ja-actu-non-abonnes-30-01-20

Virus 2019-nCoV: la piste de l’arme biologique se précise de plus en plus

STRATEGIKA 51 ΠΆΝΤΑ ῬΕΙ͂..

Virus 2019-nCoV: la piste de l’arme biologique se précise de plus en plus

ON: 29/01/2020  IN: ANALYSIS  WITH: 29 COMMENTS

Longtemps confinée à la sphère conspirationniste, la thèse selon laquelle la subite apparition de l’épidémie du nouveau coronavirus 2019-nCoV à Wuhan en Chine serait la conséquence d’une attaque biologique indirecte et asymétrique semble de plus en plus plausible.

Le transfert d’une réplique du coronavirus d’un laboratoire secret US vers un laboratoire de recherche d’un pays membre des Cinq Yeux et en l’occurrence l’Australie suscite à nouveau les spéculations les plus folles et écarte pour le moment l’hypothèse de l’accident type de Chernobyl qui aurait affecté un laboratoire biologique hautement spécialisé situé à Wuhan.

Les chercheurs chinois ont pu répliquer une séquence génétique du virus mais pas le virus lui même. Or, des chercheurs australiens disposent d’une réplique du coronavirus et affirment être sur la piste d’un vaccin.

Le premier pays au monde à avoir suspecté une bioarme d’être à l’origine de l’épidémie du coronavirus 2019-nCoV en Chine est la Corée du Nord. Ce pays a d’ailleurs fermé ses frontières, annulé un essai atomique souterrain et décrété la mobilisation générale. Aucun média chinois n’a évoqué jusqu’ici la thèse de la bioarme bien que ce sujet fait rage au sein des cercles dirigeants du Parti communiste chinois et des officiers de l’Armée populaire de Libération de Chine.

Les chercheurs chinois auraient été piégés par l’asymptomaticité du nouveau coronavirus et semblent avoir trop focalisé sur une de ses séquences ARN, ce qui les a induit en erreur. L’annonce d’une replication du coronavirus en Australie, l’un des pays du groupe des Cinq Yeux (Five Eyes) le plus proche de la sphère d’influence immédiate de la Chine a causé la stupeur d’un bon nombre d’observateurs chinois et non-chinois qui ne souscrivaient pas à la thèse de la bioarme.

Selon des indications recueillies par des sources chinoises, la réplication du nouveau coronavirus 2019-nCoV n’est pas l’œuvre d’un laboratoire australien mais le résultat d’un transfert d’un matériau biologique hautement sensible entre deux pays du groupe des « Cinq Yeux » dans le cadre d’une stratégie de guerre économique, commerciale et financière asymétrique utilisant aussi bien des campagnes de médiaguerre que des vecteurs de « disruption » biologiques.

La piste de la bioarme est donc une piste plausible.

https://strategika51.org/2020/01/29/virus-2019-ncov-la-piste-de-larme-biologique-se-precise-de-plus-en-plus/

‘Ce n’est qu’un au revoir’: les eurodéputés britanniques quittent le Parlement en chanson

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‘Ce n’est qu’un au revoir’: les eurodéputés britanniques quittent le Parlement en chanson

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30/01/2020 | Baptiste Lambert | 3 min de lecture

AP

1.316 jours après le référendum, les eurodéputés ont ratifié le Brexit hier au sein du Parlement européen. Les Britannique ont gardé leur humour jusqu’au bout.

621 voix pour, 49 contre et 13 abstentions. Le Royaume-Uni et ses eurodéputés ont fait officiellement leur valise hier au Parlement européen. Et ils l’ont fait en chanson: de nombreux députés ont entonné la chanson écossaise ‘Auld Lang Syne’ ou ‘Ce n’est qu’un au revoir’.

Loin des tensions que vont susciter les prochaines négociations autour des relations commerciales entre les deux entités, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, s’est montrée elle aussi affectueuse: ‘Nous vous aimerons toujours et nous ne serons jamais loin. Vous allez nous manquer’, a-t-elle ajouté.

Le show Farage

Plus tôt, les débats ont été marqués par une dernière diatribe de Nigel Farage, pro-Brexit de toujours et eurosceptique: Nous aimons l’Europe, nous détestons l’Union européenne’. Et ça s’est terminé cette fois par l’hymne britannique Union Jack. Ce qui a valu aux eurodéputés britanniques un rappel à l’ordre.

Certaines choses ne changent pas.

‘Ce n’est qu’un au revoir’

AP Photo/Francisco Seco

Lire aussi :

Source: 8AM

https://fr.businessam.be/ce-nest-quun-au-revoir-les-eurodeputes-britanniques-quittent-le-parlement-en-chanson/

Libye : la solution n’est pas démocratique

mercredi 29 janvier 2020

L’Afrique Réelle n°122 – Février 2020

Sommaire

Dossier : La Turquie et l’Afrique
– Turquie et Libye, 350 ans d’histoire commune
– Le coup de force turc en Méditerranée

Dossier : Qui étaient les anciens Egyptiens ?
– Les anciens Egyptiens étaient-ils noirs de peau ?
– L’Egypte et la Nubie
– Les Anciens égyptiens étaient plus blancs de peau que les Egyptiens actuels qui ne sont pourtant pas des Noirs

Editorial de Bernard Lugan

Libye : la solution n’est pas démocratique
Les-uns après les autres, les sommets internationaux sur la Libye échouent à réparer les conséquences de l’injustifiable guerre faite au colonel Kadhafi.Ils échouent parce que, comme le disait Albert Einstein : « On ne peut pas résoudre un problème avec le même mode de pensée que celui qui l’a généré ». Or, la guerre contre le colonel Kadhafi fut officiellement déclenchée au nom de la démocratie et toutes les solutions proposées sont démocratiques ou d’ordre démocratique…
De plus, comment prétendre mettre un terme au conflit quand :1) Les tribus, pourtant les seules vraies forces politiques du pays sont écartées, alors que la solution passe précisément par la reconstitution des alliances tribales[1] forgées par le colonel Kadhafi ? 2) Reconnu depuis le 14 septembre 2015 par le Conseil suprême des tribus comme son représentant légal, Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi qui représente une des solutions, est systématiquement écarté par les Européens. Or, il est l’un des très rares leaders libyens en mesure de pouvoir faire cohabiter centre et périphérie, comme l’avait fait son père, en articulant les pouvoirs et la rente des hydrocarbures sur les réalités locales, avec un minimum de présence du pouvoir central.
Le littoral urbanisé de Tripoli constitue un cas particulier. Ici, le pouvoir appartient aux milices dont seule une infime minorité se revendique de l’islam jihadiste. Nous sommes dans le monde des trafics qui permettent aux miliciens de faire vivre leurs familles. Or, ils auraient tout à perdre d’une victoire du général Haftar puisque ce dernier a promis de les mettre au pas. Voilà pourquoi ils soutiennent le pseudo-gouvernement de Tripoli, lui-même porté par la Turquie. La situation en Tripolitaine est donc très claire : si le général Haftar ne réussit pas à s’y imposer militairement, Tripoli et les villes littorales demeureront donc au pouvoir des milices. Pour espérer l’emporter le général Haftar devrait donc proposer à certains chefs miliciens une porte de sortie qui en ferait de futurs acteurs politiques dans les régions qu’ils contrôlent et dans lesquelles ils ont acquis une réelle légitimité. Là est la seule solution qui pourrait les détacher de la Turquie. Le but  de cette dernière est de maintenir à Tripoli un pouvoir lui devant sa survie et lui permettant de justifier l’extension de ses eaux territoriales aux dépens de la Grèce et de Chypre. Ce thème est expliqué et cartographié à l’intérieur de la revue.
[1] Pour tout ce qui concerne les tribus et leurs alliances, voir mon livre Histoire et géopolitique de la Libye des origines à nos jours.Publié par Administrateur à 15:33

http://bernardlugan.blogspot.com/

Strategika 51 n’a plus aucune nouvelle de son correspondant militaire en Chine

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Strategika 51 n’a plus aucune nouvelle de son correspondant militaire en Chine

ON: 29/01/2020  IN: ANALYSIS  WITH: 4 COMMENTS

Strategika 51 a perdu depuis 96 heures tous les canaux de contact avec son correspondant militaire en Chine.

Le dernier message reçu de Chine évoquait des informations relatives à une directive sur l’état d’urgence dans un contexte d’alerte biologique.

La situation liée au Coronavirus de Wuhan (2019-nCoV) est très grave et d’après diverses informations, les signes de l’affection virale transmissible d’humain à humain sont totalement asymptomatiques et dangereux. Le bilan réel de cette épidémie n’a pas été divulgué. La décision de rapatriement de ressortissants étrangers bloqués dans les zones infectées chinoises, prise par les gouvernements de certains pays dans la précipitation est considérée comme une pure folie par de nombreux analystes chinois dont notre correspondant. Car selon les premiers résultats d’une enquête confidentielle menée par une agence gouvernementale chinoise, ce coronavirus est un mystère absolu quant à son origine et ses capacités étonnantes d’adaptation et de mutation. Des capacités jamais observées jusque là laissant penser à un organisme génétiquement modifié ou auquel on a inoculé des fragments d’ARN d’un autre type de virus totalement inconnu ou un virus qui aurait sévi il y a des millions d’années avant d’être désactivé par des conditions environnementales comme une période de glaciation.

La Mongolie et la Corée du Nord ont fermé leurs frontières avec la Chine et ont interrompu le trafic ferrovier jusqu’à nouvel ordre.

Notre source en Chine demeurait optimiste concernant la lutte contre l’épidémie tout en soulignant que les rapatriements des étrangers vers leurs pays respectifs allait aggraver la situation car même si une personne infectée ne tombe pas systématiquement malade, le virus s’adapte et mute sans cesse et on ne connaît pas encore l’impact des conditions environnementales sur ces capacités hors de Chine.

Enfin, Strategika 51 remercie vivement le professeur Guo S-Q pour l’échange très instructif et pour sa vision sur certains aspects des affaires stratégiques en Asie du Nord-Est en lui souhaitant une longue vie, une excellente santé et beaucoup de prospérité.

https://strategika51.org/2020/01/29/strategika-51-na-plus-aucune-nouvelle-de-son-correspondant-militaire-en-chine/

Les ambitions allemandes au Proche-Orient élargi

Les ambitions allemandes au Proche-Orient élargi

par Thierry Meyssan

75 ans après la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne entend redevenir une puissance sur la scène internationale. Elle a choisi de faire son retour au Proche-orient élargi. Mais il est difficile et dangereux pour elle de se hisser à ce niveau sans aucune expérience autre qu’historique.RÉSEAU VOLTAIRE | DAMAS (SYRIE) | 28 JANVIER 2020 عربيITALIANOROMÂNĂ

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Conformément au plan rédigé par Volker Perthes en 2013, l’Allemagne se prépare à remplacer les soldats US au Proche-Orient élargi. Elle piaffe d’impatience après avoir été privée durant 75 ans du rôle international qui lui revient. C’est pour elle une question d’honneur national.

Elle entend utiliser son armée pour établir la paix quelque part, elle qui dut supporter le poids des guerres perdues du nazisme.

Elle a d’abord espéré entrer victorieuse dans Damas aux côtés des braves « démocrates » d’Idleb. Làs ! ce ne sont que des jihadistes ! Puis, elle a espéré remplacer les GI’s au Nord de la Syrie lorsque le président Donald Trump annonça, pour la seconde fois, leur retrait. Malheureusement, cédant au Pentagone, il fit demi-tour. Elle s’est abstenue d’intervenir lors de l’opération turque contre le PKK/YPG compte tenu de sa forte population immigrée turque et kurde. Elle a alors imaginé couvrir ses agissements derrière un alibi humanitaire, déposant un projet de résolution au Conseil de sécurité et suscitant les vétos indignés de la Russie et de la Chine.

Aussi a-t-elle discrètement envoyé, en octobre 2019, des experts tâter le terrain auprès du président égyptien, Abd al-Fattah al-Sissi, et de l’émir du Qatar, cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani. En définitive, elle s’est fixée sur la Libye et a organisé, le 19 janvier 2020, la conférence de Berlin.

Là encore, ce fut un coup d’épée dans l’eau. Les deux principaux rivaux, Fayez el-Sarraj et Khalifa Haftar, ne s’adressèrent même pas la parole. Mais la chancelière Merkel reçut à cette occasion le soutien unanime de sa classe dirigeante pour « s’investir pour la paix ». Le communiqué final expose cette vision imaginaire d’un cessez-le-feu dont personne ne veut et d’une armée allemande qui le fait respecter.

C’est qu’il n’est pas facile de comprendre le Proche-Orient élargi après 75 ans d’absence, non seulement ici mais sur la scène internationale.

Peut-être l’Allemagne trouvera-t-elle une nouvelle occasion avec son allié militaire de toujours, la Turquie. Ce n’est pourtant pas gagné d’avance : l’Union européenne a un retard de paiement de 2,6 milliards d’euros sur le Pacte des migrations, a révélé le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu. Berlin et Ankara n’ont cessé de se disputer depuis la tentative de coup d’Etat de 2016 et le demi-million d’arrestation qui a suivi, dont 59 citoyens allemands toujours en détention. Et ils se battent à nouveau à propos de l’exploitation du gaz en Méditerranée.

Mais il y a aussi beaucoup de liens historiques entre les deux pays, pour le meilleur et pour le pire (Rudolf Höss participa au génocide des non-musulmans perpétré par les Jeunes Turcs, puis devint quelques années plus tard directeur du camp d’extermination d’Auschwitz, avant d’être condamné à mort par le Tribunal de Nuremberg). Des liens humains aussi puisque la plus importante communauté turque expatriée réside en Allemagne depuis la Guerre froide. La République fédérale a également accueilli des leaders des Frères musulmans depuis la tentative de coup d’Etat de Hama, en 1982 et leur a consacré un bureau spécial au ministère des Affaires étrangères, au début de la guerre contre la Syrie.

La chancelière Angela Merkel s’est donc rendue à Istanbul pour l’inauguration d’un nouveau campus de l’université germano-turque. Elle a à nouveau dit la volonté de son pays d’« aider » la région. Elle a par exemple proposé de construire 10 000 logements pour les personnes arrivant d’Idleb. Mais parlait-elle de civils ou de jihadistes ?Thierry Meyssan

Source
Al-Watan (Syrie)

https://www.voltairenet.org/article207491.html

Changer de régimes politiques ?

Changer de régimes politiques ?

par Thierry Meyssan

Dans 48 pays simultanément, de très importantes manifestations mettent en cause le régime politique de l’État. La suprématie du modèle démocratique, acceptée par presque tous à la fin du XXème siècle est aujourd’hui remise en cause. Pour Thierry Meyssan, aucun système constitutionnel ne permettra de résoudre les problèmes actuels qui sont d’abord la conséquence de valeurs et de comportements.RÉSEAU VOLTAIRE | DAMAS (SYRIE) | 28 JANVIER 2020 ΕΛΛΗΝΙΚΆESPAÑOLITALIANOROMÂNĂРУССКИЙTÜRKÇE

+

JPEG - 25.5 ko« Aujourd’hui s’est installée dans notre société —et de manière séditieuse, par des discours politiques extraordinairement coupables—, l’idée que nous ne serions plus dans une démocratie, qu’une forme de dictature se serait installée. Mais allez en dictature ! Une dictature, c’est un régime ou une personne ou un clan décident des lois. Une dictature, c’est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France c’est cela, essayez la dictature et vous verrez ! » — Emmanuel Macron, 24 janvier 2020.

Sur plusieurs continents, 48 peuples se soulèvent actuellement contre leurs gouvernements. Un mouvement d’une telle ampleur n’a jamais été observé à l’échelle planétaire. Après la période de globalisation financière, nous assistons à une contestation des systèmes politiques et imaginons l’émergence de nouvelles formes de gouvernement.

La « suprématie » de la démocratie

Les XIXème et XXème siècles ont vu à la fois le triomphe du recours aux élections et l’élargissement des corps électoraux (les hommes libres, les pauvres, les femmes, les minorités ethniques etc.).

Le développement de classes moyennes a accordé du temps à un plus grand nombre pour s’intéresser à la politique. Il a favorisé les débats et a contribué à adoucir les mœurs sociales.

Les moyens de communication naissants ont donné la possibilité de participer à la vie publique à ceux qui le voulaient. Ce n’est pas pour répondre à des luttes sociales que l’on élit des présidents, c’est parce qu’on peut le faire aujourd’hui. Auparavant, on privilégiait les successions automatiques, généralement héréditaires, mais par toujours. Il était en effet impossible à tous d’être informés de la chose publique et de transmettre rapidement son avis.

Stupidement nous avons assimilé la transformation sociologique des sociétés et cette avancée technique à un choix de régime : la démocratie. Or, celle-ci n’est pas une loi, mais un état d’esprit, un idéal : « le gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple », selon la formule d’Abraham Lincoln.

Nous avons vite réalisé que des institutions démocratiques ne sont pas meilleures que les autres. Elles élargissent le nombre de privilégiés, mais en définitive, elle laissent une majorité exploiter une minorité. Nous avons donc conçu toutes sortes de lois pour améliorer ce système. Nous avons assimilé la séparation des pouvoirs et la protection des minorités.

Cependant, le modèle démocratique ne fonctionne plus. Beaucoup de citoyens constatent que leur opinion n’est plus prise en compte. Cela ne provient pas des institutions qui n’ont guère changé sur le fond, mais de la manière dont elles sont utilisées.

En outre, après nous être convaincus avec Winston Churchill que « La démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes », nous réalisons que chaque régime politique doit répondre aux préoccupations des gens qui sont différentes selon leur histoire, leur culture ; que ce qui est bon ici, ne le sera ni là, ni à une autre époque.

Il faut se méfier du vocabulaire en politique. La signification des mots change avec le temps. Ils sont souvent introduits avec de belles intentions et dévoyés avec de mauvaises. Nous confondons nos idées avec les mots que nous utilisons pour les exprimer, mais que d’autres emploient pour les trahir. Je préciserai donc dans ce texte ce que j’entends par les plus importants.

Nous devons reposer la question de notre gouvernance. Pas à la mode d’Emmanuel Macron qui oppose « démocratie » et « dictature » de manière à clore la réflexion avant qu’elle n’ait commencé. Ces deux mots recouvrent des réalités d’ordre différent. La démocratie désigne un régime où le plus grand nombre participe. Elle s’oppose à l’oligarchie où le pouvoir n’est exercé que par quelques-uns. Au contraire, si l’on ne parle plus du nombre des gens impliqués dans la décision, mais de manière dont celle-ci est prise, la dictature désigne un régime où le chef, un commandant militaire, peut avoir à prendre sa décision sans pouvoir en débattre. Elle s’oppose au parlementarisme.

La légitimité de la République

Avant toute chose, nous devons poser la question de la légitimité, c’est-à-dire des raisons pour lesquelles nous reconnaissons le gouvernement, puis l’État, comme utiles au point que nous acceptons leur autorité.

Nous obéissons à un gouvernement dont nous pensons qu’il sert nos intérêts. C’est l’idée de « république » au sens romain. Ainsi, les rois de France ont patiemment construit l’idée d’« intérêt général » à laquelle les Anglo-Saxons se sont opposés à partir du XVIIème siècle et de l’expérience d’Oliver Cromwell. Aujourd’hui, le Royaume-Uni et les États-Unis sont les seuls pays où l’on affirme qu’il n’existe pas d’intérêt général, mais uniquement une somme —la plus élevée possible— d’intérêts disparates et contradictoires.

Les Britanniques suspectent a priori toute personne évoquant l’intérêt général de vouloir rétablir le sanglant régime républicain d’Oliver Cromwell. Les États-Uniens entendent que chaque État fédéré soit républicain (c’est-dire qu’il serve les intérêts de la population locale), mais surtout pas que l’État fédéral —dont ils se méfient— le soit (car, pensent-ils, il ne peut servir les intérêts de toutes les composantes de cette nation d’immigrés). C’est la raison pour laquelle, un candidat aux USA ne présente pas de programme exposant sa vision de la société comme dans le reste du monde, mais une liste de groupes d’intérêts qui le soutiennent.

La pensée des Anglos-Saxons me paraît étrange, mais c’est la leur. Je continuerai ma réflexion avec les peuples qui acceptent l’idée de l’intérêt général. Pour eux, tous les régimes politiques sont acceptables, pourvu qu’ils servent l’intérêt général, ce qui malheureusement n’est en général plus le cas de nos démocraties. Le problème, c’est qu’aucune constitution ne peut garantir ce service. Il s’agit d’une pratique, rien de plus.

La vertu républicaine

Se pose alors la question des qualités nécessaires au bon fonctionnement d’un régime politique, démocratique ou pas. Dès le XVIème siècle, Machiavel avait répondu à cette question en énonçant le principe de la « vertu ». Par vertu, il ne faut aucunement entendre une morale quelle qu’elle soit, mais une forme de désintéressement qui permet de s’occuper de l’intérêt général sans chercher à en tirer un profit personnel ; une qualité dont la quasi totalité du personnel politique occidental semble aujourd’hui dépourvue.

On cite souvent Machiavel comme le penseur de la rouerie en politique et on le décrit comme un manipulateur. Certes, ce n’était pas un naïf, mais un homme qui enseignait à la fois au prince comment utiliser son pouvoir pour triompher de ses ennemis et comment ne pas abuser de son pouvoir.

Nous ne savons pas comment développer la vertu, mais nous savons ce qui l’a fait disparaître : nous n’avons plus d’égard que pour ceux qui ont de l’argent, nous n’éprouvons plus aucun respect pour ceux qui se consacrent à l’intérêt général. Pire, lorsque nous trouvons une personne qui se consacre à l’intérêt général, nous pensons a priori qu’elle est riche. Or, si nous nous souvenons de personnalités politiques vertueuses, nous savons qu’elles n’étaient riches que si elles avaient hérité d’une fortune ou gagné de l’argent avant d’entrer en politique, généralement elles ne l’étaient donc pas.

Les travaux de Gene Sharp et l’expérience des révolutions colorées nous montrent que, quel que soit le régime politique qui nous gouverne, nous avons toujours les dirigeants que nous méritons. Aucun régime ne peut durer sans l’aval de son peuple.

Par conséquent, nous sommes collectivement responsables de l’absence de vertu de nos dirigeants. Plus encore que de changer nos institutions, nous devons donc nous changer nous-mêmes et ne plus considérer les autres en fonction de l’épaisseur de leur portefeuille, mais d’abord de leur vertu.

La fraternité révolutionnaire

À la vertu, la Révolution française ajouta la fraternité. Là encore, il ne s’agissait aucunement d’une question morale ou religieuse, ni d’une quelconque aide sociale, mais de la fraternité d’armes des soldats de l’an II. Ils s’étaient portés volontaires pour sauver le pays de l’invasion prussienne, face à une armée de métier. Entre eux, ils ne faisaient plus la différence entre aristocratie et tiers-état, réalisant leur idéal d’égalité. Et ils furent victorieux.

Leur hymne, La Marseillaise, est devenu aussi bien celui de la République française que de la Révolution soviétique à ses débuts (avant le goulag). Son refrain est aujourd’hui incompris :
Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons !

On l’interprète à tort comme si nous allions abreuver nos sillons avec le sang de nos ennemis. Mais le sang des soldats du tyran ne peut qu’empoisonner notre terre. Dans l’imaginaire de l’époque, le « sang impur » du Peuple s’oppose au « sang bleu » des officiers de l’empire prussien. C’est l’exaltation du sacrifice suprême qui fonde la fraternité d’armes des Révolutionnaires.

La fraternité d’armes du Peuple correspond à la vertu des dirigeants. Les deux se répondent.

Et maintenant ?

Nous vivons aujourd’hui une période qui n’est pas sans rappeler celle de la Révolution française : la société est à nouveau divisée en ordres. D’un côté des dirigeants choisis depuis leur naissance, puis des clercs dispensant leur morale sociale par les médias, en enfin un tiers-état que l’on repousse à coup de gaz lacrymogène et de LBD (Lanceur de balles de défense). Mais il n’y a aucune raison pour le moment de mourir pour la patrie face aux intérêts représentés par le millier de chefs d’entreprise qui se réunit à Davos.

Quoi qu’il en soit, un peu partout, les peuples cherchent de nouvelles formes de gouvernance, conformes à leur histoire et à leurs aspirations.

Thierry Meyssan

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Coup dur pour la CIA en Afghanistan: le commandement des opérations clandestines contre l’Irak, l’Iran et l’Afghanistan décapité dans la destruction d’un E-11 A BACN à Ghazni

Coup dur pour la CIA en Afghanistan: le commandement des opérations clandestines contre l’Irak, l’Iran et l’Afghanistan décapité dans la destruction d’un E-11 A BACN à Ghazni

ON: 28/01/2020  IN: ANALYSIS  WITH: 8 COMMENTS

C’est un coup très dur pour la CIA en Asie centrale et occidentale: un appareil spécial de type E-11A BACN emportant les éléments les plus importants du commandement des opérations clandestines en Irak, Iran et Afghanistan a été abattu par un ou plusieurs missiles Sol-Air près de Ghazni en Afghanistan.

Les services de guerre psychologique du CentCom ont tous été mobilisés en un temps record pour qualifier l’information de « fausse », puis quand des images de l’appareil détruit ont été diffusées sur le net, toute la nébuleuse médiaguerre atlantiste au sein des réseaux sociaux et des médias s’est enclenchée pour démentir que l’appareil ait été abattu par les Talibans d’Afghanistan ou le Corps des Gardiens de la Révolution Iranienne.

Plus de 55 000 faux comptes appartenant à la pléthorique communauté du renseignement US en Eurasie ont été mobilisés pour minimiser cet incident et contrer toute tentative de récupération adverse.

A bord de cet appareil ultra-sophistiqué appartenant à la 430e escadrille expéditionnaire de combat électronique quasiment impossible à pirater ou à brouiller se trouvaient la plupart des responsables des missions clandestines et des opérations noires de la CIA en Asie occidentale et centrale.

Selon le renseignement militaire russe, de hauts responsables opérationnels de la CIA sont morts dans la destruction de l’E-11 À BACN dont un certain Michael D’Andrea alias l’ayatollah Mike, l’un des responsables de la campagne des assassinats ciblés en Irak, Iran et Afghanistan. Dix-huit autres responsables opérationnels de l’agence sont soit morts ou portés disparus (trois auraient été capturés) selon des sources locales afghanes.

https://strategika51.org/2020/01/28/coup-dur-pour-la-cia-en-afghanistan-le-commandement-des-operations-clandestines-contre-lirak-liran-et-lafghanistan-decapite-dans-la-destruction-dun-e-11-a-bacn-a-ghazni/

L’extrême-droite de Salvini et le M5S à genoux après l’élection en Émilie-Romagne

L’extrême-droite de Salvini et le M5S à genoux après l’élection en Émilie-Romagne

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27/01/2020 | Sonia Romero | 5 min de lecture

Matteo Salvini, chef de la Ligue du Nord. (ELISABETTA BARACCHI/ EPA-EFE)

Les résultats de l’élection régionale en Émilie-Romagne sont tombés ce lundi, et avec eux, le Mouvement 5 étoiles anticonformiste ainsi que les espoirs de Matteo Salvini, chef du parti d’extrême-droite la Ligue.

C’est une élection régionale particulièrement suivie qui a eu lieu dimanche soir en Italie, et pour cause; Matteo Salvini espérait en profiter pour faire tomber le gouvernement de coalition précaire du pays et précipiter de nouvelles élections nationales. Au lieu de quoi, le Parti démocratique (PD), de centre-gauche, a remporté la majorité des suffrages en Émilie-Romagne, coiffant au poteau les illusions de l’extrême-droite et du Mouvement 5 étoiles (M5S) qui milite pour une démocratie directe.

Les élections d’hier ont donc rebattu les cartes dans une Italie incertaine quant à son avenir. La candidate de la Ligue Lucia Borgonzoni (43,73%) n’aura pas réussi à éjecter le gouverneur de la région, Stefano Bonaccini (51,36%), très en vue au sein du Parti démocrate et particulièrement populaire en Émilie-Romagne, connue pour être un bastion de centre-gauche. Notons le fort taux de participation de près de 68% qui a éclipsé les précédents chiffres de 2014 (37%), comme le note CNBC.

Le Mouvement 5 étoiles anéanti

Matteo Salvini comptait sur cette élection régionale à valeur de test national pour reconquérir le pouvoir. Mais il faut croire que les nombreux rassemblements (plusieurs par jour) de la Ligue militant pour la réduction des impôts et la lutte contre l’immigration n’auront pas porté leurs fruits. ‘Après 70 ans, il y a eu un vrai match (gauche/droite) en Émilie-Romagne. Autrefois, le match était fini avant d’avoir commencé’, a cependant affirmé Salvini devant la presse.

La coalition formée par le Parti démocrate et le Mouvement 5 étoiles que Salvini a voulu faire tomber s’en retrouve cependant fragilisée, vu les faibles résultats du M5S dans la région. ‘Le M5S a été anéanti en Émilie-Romagne’, a déclaré Wolfango Piccoli, coprésident de la société de conseil politique Teneo Intelligence. ‘Avec le M5S en chute libre, le PD sera obligé d’assumer un rôle plus important (et éventuellement de faire face au coût politique qui en découle) dans le gouvernement de coalition.’

Une coalition chancelante

Selon Piccoli, cette nouvelle dynamique politique pourrait compliquer davantage l’équilibre délicat au sein de la coalition ‘chancelante’ dirigée par le Premier ministre Giuseppe Conte. Le M5S a en effet dû accuser plusieurs pertes ces dernières semaines, comme la démission de son leader et ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio, parti pour apaiser des tensions internes, mais aussi les départs d’un autre ministre et de plusieurs sénateurs. Le Mouvement 5 étoiles a ainsi vu son soutien dégringoler à deux chiffres lors des élections ce dimanche.

Selon l’ancien fonctionnaire du Trésor et économiste Lorenzo Codogno, ces résultats pourraient ‘entraîner des problèmes pour la stabilité du gouvernement’, mais également signifier que la politique italienne se simplifie toujours plus pour revenir à un système ‘bipolaire’. Nouvelle qui est selon lui plutôt positive ‘pour toute gouvernance future du pays’.

Il faudra pourtant encore attendre avant de se réjouir trop vite. Toute décision d’organiser des élections anticipées pourrait éventuellement déclencher une vente impulsive d’obligations italiennes, symbole de l’imprévisibilité de la politique du pays.

https://fr.businessam.be/lextreme-droite-de-salvini-et-le-m5s-a-genoux-apres-lelection-en-emilie-romagne/

POLITIQUEAccord de paix américain : les Palestiniens menacent de se retirer des accords d’Oslo

POLITIQUEAccord de paix américain : les Palestiniens menacent de se retirer des accords d’Oslo

L’Autorité palestinienne envisage de sortir des accords historiques d’Oslo, qui régissent ses relations avec Israël, si Donald Trump annonce son plan de paix. Une initiative qualifiée de « complot du siècle » par le ministre des Affaires étrangères palestinien.Par AFP – 26 janv. 2020 à 15:58 | mis à jour à 16:25 – Temps de lecture : 2 min | Vu 318 fois

Saeb Erekat, secrétaire général de l’OLP. Photo Abbas MOMANI / AFP

Les Palestiniens envisagent de se retirer des accords d’Oslo, qui encadrent actuellement les relations entre Israël et l’Autorité palestinienne, si le président américain Donald Trump annonce son plan de paix pour le Moyen-Orient, ont indiqué des responsables palestiniens.

Si ce dernier fait cette annonce comme prévu d’ici mardi, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) se réserve le droit de se « retirer de l’accord intérimaire », nom des résultats concrets des discussions d’Oslo, prévient Saeb Erekat, secrétaire général de l’OLP. « Ce plan va transformer l’occupation temporaire en occupation permanente », ajoute-t-il.

Ce responsable palestinien a fait cette déclaration alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son rival politique Benny Gantz étaient en route dimanche vers Washington, où ils doivent rencontrer lundi le président américain. Les Palestiniens, qui boycottent les responsables américains depuis le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, disent ne pas avoir été conviés à ces discussions à Washington où doit être annoncé le projet de paix des Etats-Unis pour le Moyen-Orient.

La Cisjordanie divisée en trois zones

« Le plan de Trump est le complot du siècle pour liquider la cause palestinienne », a déclaré le ministère palestinien des Affaires étrangères dans un communiqué. Les Palestiniens avaient déjà annoncé leur rejet de l’initiative américaine qui comprend, selon eux, l’annexion par Israël de la Vallée du Jourdain et des colonies en Territoires palestiniens, ainsi que la reconnaissance de Jérusalem comme seule capitale d’Israël. Mais il s’agit de la première fois que les Palestiniens dévoilent une partie de leur stratégie si les Etats-Unis annoncent leur projet.

Aux termes de l’accord intérimaire dit d’Oslo II de septembre 1995 entre l’OLP et Israël, la Cisjordanie est partagée en zone A, sous contrôle civil et sécuritaire palestinien, zone B, sous contrôle civil palestinien et sécuritaire israélien, et C, sous contrôle civil et sécuritaire israélien. Cet accord intérimaire devait se terminer en 1999 mais a été depuis reconduit tacitement par les deux parties.

https://www.lalsace.fr/france-monde/2020/01/26/accord-de-paix-americain-les-palestiniens-menacent-de-se-retirer-des-accords-d-oslo