Dérive de l’Iran vers le comportement US et israélien

Dérive de l’Iran vers le comportement US et israélien

par Thierry Meyssan

Au-delà de l’épreuve de force à laquelle se livrent Washington et Téhéran, Thierry Meyssan met en évidence le changement profond de comportement de l’Iran. Ce pays, jadis sourcilleux sur le respect du Droit international, l’ignore aujourd’hui, rejoignant ainsi les États-Unis et Israël qui ne l’ont jamais admis.RÉSEAU VOLTAIRE | DAMAS (SYRIE) | 21 JANVIER 2020 DEUTSCHENGLISHESPAÑOLITALIANOPORTUGUÊSРУССКИЙTÜRKÇEROMÂNĂفارسى

+

JPEG - 29.7 koL’Iran captait l’attention du monde entier lors de ses interventions devant les Nations Unies. Il portait haut les couleurs des peuples face à l’impérialisme. Il ne reste rien aujourd’hui de cet héritage.Le président Mahmoud Ahmadinjed à la tribune de la 65ème session de l’Assemblée générale de l’Onu, le 23 septembre 2010, remet en cause la version officielle des attentats du 11-Septembre 2001 aux USA.

Les 195 États membres de l’Onu prétendent vouloir résoudre leurs conflits sans recourir à la guerre, mais au Droit. Celui-ci repose depuis sa création par la Conférence de La Haye de 1899 sur une idée simple : de même que les particuliers —y compris les dirigeants politiques— acceptent de se préserver de la guerre civile en se soumettant au Droit national, de même les États peuvent se préserver de la guerre en se soumettant volontairement au Droit international.

Par « Droit international » j’entends les procédures qui régissent les relations entre les États, pas celles qui, de Nuremberg au TPI, légalisent le jugement des vaincus par leurs vainqueurs.

Trois membres de l’Onu affichent désormais leur incompréhension du Droit international, tandis que d’autres n’y font plus référence et, après avoir dénaturé le concept de « Droits de l’homme » [1], préfèrent un « multilatéralisme fondé sur des règles » [2].

Trois États hors du Droit

- Le premier, ce sont les États-Unis, qui depuis leur création il y a deux siècles, s’affirment une nation « à nulle autre pareille ». Selon leur mythe national, ils furent un refuge pour la secte puritaine des « Pères pèlerins » du Mayflower et le sont aujourd’hui pour tous les persécutés, religieux et politiques. Au nom de quoi ils ont toujours refusé d’appliquer les traités internationaux en droit interne ; jugent les comportements d’autrui avec sévérité, mais absolvent a priori leurs ressortissants qui agissent de même ; et refusent que toute juridiction internationale s’intéresse à leurs affaires intérieures [3]. C’est la raison profonde pour laquelle ils poussèrent les autres pays à adhérer à la Société des Nations, mais s’y refusèrent. S’ils acceptèrent les principes du Droit international durant la Guerre froide, de la création de l’Onu à la disparition de l’URSS, ils revinrent dès qu’ils le purent à leur comportement antérieur. Ainsi, en 1999, ils attaquèrent en toute illégalité la République fédérale de Yougoslavie, emportant avec eux leurs vassaux de l’Alliance atlantique. Puis, ils lancèrent sous de faux prétextes des guerres en Afghanistan, en Iraq, et en Libye. Leurs attaques contre des Iraniens, dans deux pays du Moyen-Orient, l’Iraq et le Yémen, le 3 janvier 2020, sont toutes aussi illégales.

- Le second fut Israël dès sa proclamation unilatérale, le 14 mai 1948, en violation du processus de partage de la Palestine géographique imaginé par les Nations Unies. Depuis soixante-dix ans, Tel-Aviv observe le Conseil de sécurité voter des résolutions qu’il bafoue. Chaque fois que des sanctions sont envisagées contre lui, il peut compter sur la protection des États-Unis et n’y est pas soumis. Il se considère comme éternellement menacé et ne peut survivre que par la guerre ; une position culturelle qui prendra peut-être fin lorsque ses citoyens se définissant comme juifs (Likoud) seront moins nombreux que ceux se définissant comme Israéliens (Blanc-Bleu).

- Il en existe désormais un troisième : l’Iran. Depuis toujours, Téhéran a exécuté ses leaders opposants à étranger, partout dans le monde, mais jamais des ressortissants étrangers. Par exemple, le shah Mohammad Reza Pahlavi fit assassiner le philosophe Ali Shariati à Londres puis, après 1978, le gouvernement islamique fit assassiner des contre-révolutionnaires en Europe. Jamais ces meurtres n’étaient officiellement revendiqués. Durant la guerre imposée par l’Iraq, l’Iran fit attaquer des intérêts de ses ennemis à l’étranger ; par exemple, l’attentat contre les forces états-uniennes et françaises de l’Onu à Beyrouth en 1983. Mais celui-ci fut réalisé par des proxys libanais (qui plus tard participèrent à la fondation du Hezbollah) et dirigé contre les activités illégales de soldats de cette force (la réunion secrète régionale de la CIA). Or, depuis deux ans, des forces iraniennes ont plusieurs fois tiré, sans le revendiquer, des missiles sur Israël depuis le territoire syrien en violation du cessez-le-feu syro-israélien de 1973. Et, ce mois-ci, des missiles ont officiellement été tirés depuis l’Iran sur des forces états-uniennes en Iraq, en violation de la souveraineté de Bagdad [4].

Les États-Unis se pensent comme la nation des persécutés et ne sauraient donc recevoir de conseils des autres, les persécuteurs. Israël s’imagine comme le refuge d’un peuple menacé et ne saurait donc recevoir de conseils de ceux qui l’ont ignoré ou pire violenté. Mais l’Iran ?

L’évolution de l’Iran

Comment expliquer cette évolution, sinon par un changement profond du Pouvoir ? Tout a commencé à se dérégler fin 2013 et l’on assiste depuis 2017 à des manifestations, non seulement à Téhéran et à Ispahan, mais dans tout le pays. Petit à petit les institutions se sont transformées. Le système judiciaire indépendant de l’Exécutif et du Législatif est devenu un organe de répression politique [5], allant jusqu’à condamner à huis-clos à 15 ans de réclusion pour des motifs secrets l’ancien vice-président nationaliste Hamid Baghaie [6]. Le Conseil des Gardiens, qui —durant la Révolution— devait veiller à écarter des élections les agents de l’étranger, est devenu un organe de censure de l’opposition allant jusqu’à qualifier l’équipe de l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad de « mauvais musulmans » (sic). Alors qu’en islam, la fonction cléricale est de dire le droit, nous assistons à une reprise en main du pouvoir par un clergé qui viole tous les principes juridiques.

Nous ne cessons de le dire depuis 6 ans : ceci n’a rien à voir avec l’opposition entre pro et anti-Occidentaux, ni avec la question des croyances. C’est le retour du problème séculaire des Iraniens : la vénération aveugle de la fonction cléricale, quelque soit la confession dominante. Il n’aura pas de solution sans séparation constitutionnelle des pouvoirs civils et religieux. À toutes les époques, sous toutes sortes de religions dominantes, sous toutes sortes de régimes, il s’est posé.

Je le répète, cela n’a rien à voir avec la Révolution de 1978, laquelle contrairement à une idée reçue en Occident, ne s’est pas faite avec le clergé, mais aussi contre lui. L’ayatollah Khomeiny avait été rejeté par ses pairs qui ne se sont ralliés à lui qu’après sa victoire. Ils ont alors fait du zèle pour faire oublier leurs excès antérieurs. Si nous nous référons aux documents officiels états-uniens déjà déclassifiés [7], le conseiller de Sécurité nationale d’alors, Zbigniew Brzeziński, considérait le clergé comme l’allié des USA face à un shah devenu trop gourmand. Il organisa le retour de l’imam Khomeiny en pensant à tort qu’il était comme les autres religieux. Il fut désappointé dès son discours anti-impérialiste au cimetière Behesht-e Zahra.

De nombreux acteurs du Proche-Orient ont compris cette évolution à commencer par le Hezbollah et la Syrie. Ils ont tous deux pris leurs distances avec la politique intérieure iranienne. En pleine guerre, Damas n’a pas eu d’ambassadeur d’Iran pendant plus d’un an. Les Occidentaux, eux, n’ont pas perçu ce changement parce qu’ils sont prisonniers de leur propre propagande contre la Révolution de 1978. Ils interprètent les mouvements actuels en Iran en fonction de leurs innombrables tentatives de renversement de régime et pas en observant les comportements des Iraniens.

Les explications des USA et de l’Iran devant le Conseil de sécurité

Comme à chaque intervention militaire à l’étranger, après leurs échanges de bombes, les USA et l’Iran ont assuré le Conseil de sécurité qu’ils agissaient dans le respect de la Charte des Nations unies.

La lettre de l’ambassadrice Kelly Craft annonçant l’assassinat du général Qassem Soleimani, le 2 janvier 2020, est surréaliste [8].
- Elle ne fait pas référence à la tentative simultanée d’assassinat de son adjoint, le très secret Abdul Reza Shahlai, au Yémen [9].
- Elle égrène une série d’accusations contre des alliés de l’Iran, mais aucune contre la cible elle-même.
- Les accusations du président Trump d’attaque imminente de quatre ambassades US par Soleimani n’y sont plus évoquées. Elles ont d’ailleurs été infirmées par le secrétaire à la Défense, Mark Esper [10].
Le seule accusation contre l’Iran lui-même est la réplique du 7 janvier.

La lettre de l’ambassadeur Majid Takht Ravanchi est tout aussi affligeante [11].
- Elle établit la légalité d’une réplique iranienne, mais pas de cette réplique. Rien n’autorise l’Iran à frapper le territoire iraquien sans autorisation du gouvernement de Bagdad.

D’ailleurs, l’Iraq a immédiatement protesté contre les agissements des Etats-Unis et de l’Iran [12]

L’intérêt du Droit international

Beaucoup pensent qu’il n’y a pas de raison de respecter le Droit si les autres s’en moquent. C’est qu’ils le perçoivent comme une contrainte et non comme une protection.

Dans son Léviathan, le philosophe Thomas Hobbes, qui avait vécu la guerre civile anglaise (1642-1651), montrait que les individus doivent tout entreprendre pour se protéger du chaos. Ceux qui ont affronté les armées jihadistes savent à quel point il avait raison, les autres, endormis par leur confort, l’ignorent. Hobbes allait même jusqu’à penser qu’il vaut mieux un État autoritaire que les affres du chaos. Il acceptait des dérives de l’État qu’il comparait au Léviathan, la bête monstrueuse qui ferme les enfers.

Au demeurant, le Droit international n’a rien de monstrueux. Il ne heurte aucune conscience. S’en écarter menace la paix et donc notre vie à tous.Thierry Meyssan

https://www.voltairenet.org/article208953.html

Facebook
Twitter
Delicious
Seenthis
Digg
RSS

[1] « Théorie et pratique des Droits de l’homme », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 1er octobre 2019.

[2] « Multilatéralisme ou Droit international ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 décembre 2019.

[3] Lire les actes du colloque organisé par le Carr Center for Human Rights Policy : American Exceptionalism and Human Rights, Michael Ignatieff, Princeton University Press (2005).

[4] « Estados Unidos / Irán : a propósito de sus recientes cartas remitidas al Consejo de Seguridad de Naciones Unidas relativas a sus acciones militares », Nicolas Boeglin, Derecho Internacional Público. Costa Rica, 13 de enero de 2020.

[5] « La Justice iranienne défie les partis politiques… sauf un », Réseau Voltaire, 15 août 2017.

[6] « Procès secret : 15 ans de prison ferme pour le vice-président d’Ahmadinejad », Réseau Voltaire, 28 mars 2018.

[7Foreign Relations of the United States. Iran : Revolution, January 1977–November 1979 (Under Declassification Review) ; Iran : Hostage Crisis, November 1979–September 1980 (In Production) ; Iran : Hostage Crisis, September 1980–January 1981 (Under Declassification Review), US Secretary of State.

[8] « Notification US de l’élimination de Qassem Soleimani », par Kelly Craft, Réseau Voltaire, 8 janvier 2020.

[9] “On the day U.S. forces killed Soleimani, they targeted a senior Iranian official in Yemen”, John Hudson, Missy Ryan and Josh Dawsey, The Washington Post, January 10, 2020.

[10] “Esper says he « didn’t see » specific evidence showing Iranian threat to 4 U.S. embassies”, Melissa Quinn, Face The Nation, CBS, January 12, 2020.

[11] « Notification iranienne du bombardement de bases US », par Majid Takht Ravanchi, Réseau Voltaire, 8 janvier 2020.

[12] « Violations iraniennes de la souveraineté iraquienne », par Mohammed Hussein Bahr Aluloom‎‎, Réseau Voltaire, 9 janvier 2020.

It's the economy, stupid !

It’s the economy, stupid !

24 Janvier 2020

Alors que le bras de fer irano-américain continue de plus belle en Irak, qui a vu une énorme manifestation orchestrée par Moqtada pour réclamer le départ des troupes US, attardons-nous aujourd’hui sur trois « petites » nouvelles économiques qui n’ont pas dû être bien reçues par le système impérial.

Lors de l’élection états-unienne de 1992, une phrase était devenue virale, censée expliquer la défaite de Bush-père face à Clinton-mari : It’s the economy, stupid. Si le président Républicain avait supervisé des événements historiques comme la chute du Mur, la fin de l’URSS ou la première Guerre du Golfe, il avait quelque peu délaissé le terrain économique sur lequel s’était concentré son opposant Démocrate pour remporter l’élection.

L’économie est le nerf de la guerre et le rééquilibrage de l’échiquier mondial auquel nous assistons en ce début de XXIème siècle vient aussi de là.

Alors que la foire de Davos bat son plein, le PIB en parités de pouvoir d’achat (indicateur le plus sûr) des BRICS vient de dépasser celui du G7, le club des pays les plus endettés du globe. De quoi conforter Lavrov, qui conserve évidemment son poste de MAE après le grand chambardement gouvernemental à Moscou, dans son idée que le G7 « ne joue plus de rôle significatif ».

Une bonne nouvelle ne venant jamais seule pour le Kremlin, les réserves internationales de la banque centrale russe ont atteint leur plus haut historique en ce mois de janvier, surpassant le record de 2008 qui était notamment dû à la flambée des prix du pétrole.

Ainsi, la kyrielle de sanctions visant à affaiblir le Heartland ou la chute vertigineuse des cours de l’or noir, décidée en 2014 par le tandem saoudo-obamesque pour « punir » Moscou sur la Syrie, n’y auront rien fait. L’ours a fait le dos rond et revient de plus belle. Le ration réserves/dette totale est de 115%, un chiffre qui doit laisser rêveurs les euronouilles…

Et puisque l’on parle de Bruxelles, une information est tombée qui fait sérieusement grincer les dents dans les travées de l’UE et les salles de rédaction de notre bonne presse. Rappelez-vous, le Royaume-Uni était condamné à l’apocalypse après le Brexit, les invasions de sauterelles n’étaient pas loin. Manque de bol, le FMI lui-même prévoit maintenant une croissance britannique supérieure à celle de la zone euro. Notre petit Landerneau en est paraît-il resté bouche bée…

*****

Chers amis et lecteurs, désolé pour le rythme de publication beaucoup plus lent mais, comme vous vous en doutez, la préparation de la sortie du livre prend du temps (par exemple, enregistrement sur le plateau de LCI hier, pour une émission qui sera diffusée en février).

Bien à vous tous et merci pour votre compréhension.Tag(s) : #Economie#Russie#Europe#Chine

Partager cet article

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2020/01/it-s-the-economy-stupid.html

A Jérusalem, Macron promet que la France "n'aura pas le visage" de cet "antisémitisme qui revient"

A Jérusalem, Macron promet que la France « n’aura pas le visage » de cet « antisémitisme qui revient »

 Robin Verner, avec Agathe Lambret Il y a 2 heures L’avocat de C. Ghosn révèle les «scandales de l’affaire»Il simule son enlèvement pour échapper à son mariage

En déplacement à Jérusalem, Emmanuel Macron a pris la parole devant un parterre composé de Français vivant en Israël. « Vous avoir ici ensemble c’est savoir la part tragique de notre histoire », leur a-t-il notamment déclaré.Emmanuel Macron devant les Français d'Israël ce jeudi.© BFMTV Emmanuel Macron devant les Français d’Israël ce jeudi.

Avant de participer aux cérémonies commémorant le soixante-quinzième anniversaire de la libération du camp de la mort d’Auschwitz au mémorial de Yad Vashem, Emmanuel Macron a pris la parole devant les Français d’Israël à Jérusalem. « La République ne vous oublie pas, elle compte sur vous », leur a-t-il dit en préambule. « Je suis là avant tout pour la mémoire, l’histoire. Vous avoir ici ensemble c’est savoir la part tragique de notre histoire », a poursuivi le président de la République. 

« Nous faisons tous le même constat » 

Evoquant le souvenir de la Shoah, il a déclaré: « C’est l’engagement collectif de la communauté internationale de ne pas oublier. Essayons d’imaginer ce que celles et ceux qui sont tombés, se sont échappés ou sont rescapés peuvent ressentir en nous voyant à Yad Vashem. » Le chef de l’Etat a décrit ce devoir de mémoire comme un « exercice de militants de la vérité », car « le relativisme et le mensonge n’ont pas quitté ce monde ».

Après avoir rappelé qu’il s’était entretenu au préalable avec les représentants du judaïsme français, il a lancé: « Nous faisons tous le même constat : l’antisémitisme revient. Pas ces derniers mois non, ces dernières années. Il est là, avec son cortège d’intolérances et de haines. Je vous le dis très clairement : la France n’aura pas ce visage.

« https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/a-j%c3%a9rusalem-macron-promet-que-la-france-naura-pas-le-visage-de-cet-antis%c3%a9mitisme-qui-revient/ar-BBZfxfT

EMMANUEL MACRON RÉAFFIRME L'IMPORTANCE DE LA LUTTE CONTRE L'ANTISÉMITISME

INTERNATIONAL

EMMANUEL MACRON RÉAFFIRME L’IMPORTANCE DE LA LUTTE CONTRE L’ANTISÉMITISME

Par CNEWS – Mis à jour le 23/01/2020 à 14:11Publié le 23/01/2020 à 13:22PartagerTweet

A l’occasion du 75e anniversaire de la libération du camp nazi d’Auschwitz, Emmanuel Macron, en déplacement à Jérusalem, s’est exprimé jeudi 23 janvier devant la communauté française.

«J’ai tenu à être ici à Jérusalem, à l’invitation du Président Rivlin, à l’appel de Yad Vashem, à l’injonction du plus jamais ça», a t-il déclaré avant d’insister sur la menace qui pèse sur la France, à savoir l’antisémitisme.

«L’antisémitisme en France c’est d’abord et avant tout le problème de la République. C’est la quintessence, le visage premier de la haine de l’autre. A chaque fois que les démocraties se sont affaiblies, que des grandes crises ont bousculé la confiance et ont ravivé les divisions, le premier signal c’était l’antisémitisme.»

Six millions de juifs sont morts durant la Shoah, dont un million rien que dans le camp d’Auschwitz.

SUR LE MÊME SUJETSHOAH75e anniversaire de la libération d’Auschwitz : l’horreur en mémoire

Il en a profité pour dénoncer ceux qui jouent sur les peurs, avant de lister les actions du gouvernement pour lutter contre l’antisémitisme : surveillance renforcée de 868 lieux de culte juifs, associations appelant à la haine dissoutes, création d’une structure judicaire dédiée à la lutte contre la haine, et d’une plateforme en ligne pour dénoncer les propos haineux.

Souvent accusé de museler la liberté d’expression par ces différentes actions, Emmanuel Macron a tenu à répondre : «La liberté d’expression ce n’est pas la propagation de la haine».

Concernant la politique française au Proche-Orient, le Président de la République a défendu une voie médiane attachée au droit international. «Vous savez combien je suis attaché à la sécurité d’Israël, mais dans le même temps à ne jamais avoir une politique d’alignement sur la voie la plus extrême».

Emmanuel Macron a rassuré son auditoire composé de membres de la communauté française, en s’opposant à la nucléarisation de l’Iran. Avant de se déclarer hostile à tout processus d’escalade dans la région. «C’est la voix que la France porte dans le processus de paix dont plus personne n’ose parler considérant qu’il ne se terminera pas. Il aura une fin, elle doit être heureuse. Elle ne peut être la victoire de l’un sur l’autre».

https://www.cnews.fr/videos/france/2020-01-23/emmanuel-macron-reaffirme-limportance-de-la-lutte-contre-lantisemitisme

Israël et la Palestine devraient résoudre les conflits par des négociations sur un pied d'égalité (envoyé chinois)

Israël et la Palestine devraient résoudre les conflits par des négociations sur un pied d’égalité (envoyé chinois)

© Chine Nouvelle (Xinhua), Le 22/01/2020 13:47

Le représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies, Zhang Jun, a déclaré mardi que la communauté internationale devrait encourager Israël et la Palestine à résoudre leurs conflits par le biais de négociations sur un pied d’égalité.

« La communauté internationale, en particulier les parties qui exercent une influence notable au Moyen-Orient, devraient déployer des efforts conjoints et sur la base de l’Initiative de paix arabe, du principe ‘terre contre paix’ et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, encourager Israël et la Palestine à résoudre leurs conflits par des négociations sur un pied d’égalité », a déclaré M. Zhang lors d’un débat public trimestriel du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen-Orient.

La résolution 2334 du Conseil de sécurité stipule clairement que la construction de colonies dans les territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-Est, se fait en violation du droit international, a signalé le diplomate chinois.

« Les parties concernées devraient sérieusement mettre en oeuvre la résolution 2334, cesser immédiatement toutes les activités de colonisation dans les territoires occupés, mettre fin à la démolition de maisons palestiniennes ainsi qu’à la destruction de leurs biens et empêcher la violence contre les civils », a-t-il ajouté.

« Nous devons continuer à promouvoir le dialogue, la négociation et la consultation politique. La question palestinienne ne peut être résolue que politiquement. La lutte contre la violence par la violence et la menace du recours à la force ne mènent à rien », a noté M. Zhang.

« Les territoires palestiniens occupés traversent une grave crise humanitaire et le processus de paix au Moyen-Orient n’est pas sur la bonne voie », a déploré le diplomate, soulignant que la Chine en était profondément préoccupée.

« Sans une solution juste et raisonnable à la question palestinienne, il n’y aura pas de paix ni de sécurité durables au Moyen-Orient », a-t-il averti.

« Nous devons continuer à adhérer à l’objectif global d’une solution à deux Etats. La solution à deux Etats est le seul moyen correct de résoudre le problème palestino-israélien. La création d’un Etat indépendant est un droit national inaliénable du peuple palestinien, un droit qui ne saurait être échangé », a conclu M. Zhang.

Articles relatifs

[22/01/2020] Selon la Chine, Israël et la Palestine doivent résoudre leurs…

[19/12/2019] Un diplomate chinois exhorte le monde à faciliter la reprise des..

.[19/12/2019] Un envoyé chinois préoccupé par la colonisation israélienne en..

.[07/01/2020] Le nombre de touristes chinois en Israël connaît une hausse de 36,7 %..

.[09/01/2020] La Chine continuera de s’exprimer en faveur de la justice sur la…

https://chine.in/actualite/cn/israel-palestine-devraient-resoudre-les_127341.html

Les États-Unis et l'UE envisagent un accord commercial sur les fruits


Les États-Unis et l’UE envisagent un accord commercial sur les fruits

Les États-Unis et l'UE envisagent un accord commercial sur les fruits

Les pourparlers commerciaux entre les États-Unis et l’UE reprennent soudainement leur plein essor – mais ils ne se transformeront pas rapidement en quelque chose d’aussi ambitieux que le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement qui a frappé les rochers en 2016.

S’exprimant mercredi à Davos, le président américain Donald Trump a prédit un accord avec Bruxelles avant les élections américaines de novembre et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré aux médias allemands qu’une sorte d’accord pourrait être conclu « dans quelques semaines ».

Pourtant, même le calendrier de Trump est serré pour un pacte commercial à part entière et von der Leyen a souligné qu’elle envisageait un accent plus limité et tripartite sur «la technologie, le commerce et l’énergie».

La Commission européenne a refusé de développer ses remarques, mais les négociateurs des deux parties ont longtemps travaillé sur deux accords pour aligner les normes technologiques et les évaluations de conformité sur tout, des jouets et de l’électronique aux ascenseurs et aux dispositifs médicaux.

En novembre, la chef du commerce sortant Cecilia Malmström a déclaré qu’un tel accord était proche et que l’UE attendait que les États-Unis le prennent.

Trump a déclaré qu’il avait une «date très précise» à l’esprit pour un accord américano-européen. Lorsqu’on lui a demandé si c’était avant les élections de novembre, il a répondu: « Je pense que nous aurons un accord avant. »

Von der Leyen a déclaré au quotidien allemand Die Welt qu’elle et Trump avaient «discuté d’un processus où nous allons nous asseoir ensemble de manière très sérieuse et régler les différents points de conflit et également convenir relativement rapidement d’un accord, car je crois que personne n’a intérêt à entrer dans des différends commerciaux au cours des prochains mois. »

Lorsqu’on lui a demandé à quelle vitesse un accord était possible, elle a répondu: « Nous parlons de quelques semaines, les experts sont déjà assis ensemble et travaillent. »

Pour l’Europe, un accord léger allégerait une partie de la pression.

Depuis 2018, lorsque Washington a imposé des droits de douane sur l’acier et l’aluminium européens, Trump a recherché des points de pression pour utiliser la politique commerciale afin de réduire le déficit commercial de marchandises des États-Unis avec l’UE. Depuis lors, il a également imposé des droits sur des produits européens allant du vin aux avions pour se venger des subventions européennes accordées à la société aérospatiale Airbus, le principal rival de Boeing, et a également menacé à plusieurs reprises d’imposer des tarifs sur l’industrie automobile européenne.

Dans le passé, l’UE et les États-Unis ont pu utiliser un accord cosmétique pour apaiser les tensions. En 2018, le prédécesseur de von der Leyen, Jean-Claude Juncker, a convenu d’un accord politique avec Trump en s’engageant à acheter plus de soja américain et de gaz naturel liquéfié pour éviter les tarifs des voitures. En réalité, Bruxelles n’avait pas le pouvoir de faire de telles promesses car les achats se font sur un marché libre.

Le principal obstacle à la relance d’un accord TTIP à part entière est l’agriculture. L’Europe a catégoriquement refusé d’inclure un chapitre de négociation sur l’agriculture dans les négociations commerciales transatlantiques, et la position américaine traditionnelle a été qu’un accord ne serait pas possible sans lui.

L’autre principale complication est que le président français Emmanuel Macron et le Parlement européen refusent d’approuver les accords commerciaux avec les pays qui n’ont pas ratifié l’accord de Paris sur le climat. Trump a entamé le processus de retrait américain.

Le commissaire européen au commerce, Phil Hogan, a toutefois suggéré cette semaine qu’un compromis sur l’agriculture, au moins, pourrait être possible.

« Nous essayons donc de voir comment, grâce à la coopération réglementaire, nous pourrions envisager des barrières non tarifaires comme un moyen de mettre les questions agricoles sur la table », a déclaré Hogan lors d’un événement BusinessEurope à Bruxelles lundi.

« Nous ne pourrons pas convenir d’un mandat au sein de l’Union européenne pour autoriser l’agriculture, mais ils [les États-Unis] ne pourront pas non plus accepter d’inclure les marchés publics, les questions maritimes ou l’agenda » Buy American «  », a-t-il déclaré.

Mais Hogan a ajouté qu’une approche alternative – la suppression des barrières réglementaires sur les produits agricoles – pourrait sortir de cette impasse et aiderait les agriculteurs américains et européens.

« Nous avons une longue liste des deux côtés » des barrières réglementaires dans l’agriculture, a déclaré Hogan, qui pourraient être « résolues » dans le cadre d’un accord commercial.

Les normes alimentaires sont toutefois un territoire politique explosif et ont suscité l’hostilité envers les pourparlers initiaux du TTIP.

Quel que soit l’objectif de Trump avec l’UE, il a indiqué que les négociations ne seraient pas faciles. Il s’est plaint que les États-Unis accusaient un déficit de «150 milliards de dollars et plus depuis de nombreuses années … avec l’Union européenne. Ils ont des barrières commerciales où vous ne pouvez pas faire du commerce, ils ont des tarifs partout. Ils rendent cela impossible. Ils sont, franchement, plus difficiles à faire affaire avec la Chine.

https://news-24.fr/les-etats-unis-et-lue-envisagent-un-accord-commercial-sur-les-fruits/ »

ALERTE – Coronavirus: La ville de Wuhan, 11 millions d'hab. , berceau du virus, placé en quarantaine

ALERTE – Coronavirus: La ville de Wuhan, 11 millions d’hab. , berceau du virus, placé en quarantaine

Publié par wikistrike.com sur 22 Janvier 2020, 22:04pm

Catégories : #Santé – psychologie

ALERTE - Coronavirus: La ville de Wuhan, 11 millions d'hab. , berceau du virus, placé en quarantaine

Des scientifiques britanniques de l’Imperial College estiment maintenant que 4 000 personnes ont été infectées par le coronavirus chinois.

À partir de jeudi 23 janvier, les autorités de la ville chinoise de Wuhan -où les premiers cas du dangereux coronavirus ont été recensés- ont annoncé qu’interdiction était faite aux habitants de quitter la ville, relate le journal local Global times.

Les autorités chinoises imposent aux habitants de la ville de Wuhan l’interdiction temporaire de quitter la ville suite à la propagation du coronavirus, d’après le journal local Global times. Le nombre de morts est monté de 9 à 17 en quelques heures, avait-il été un peu plus tôt annoncé, ce mercredi 22 janvier.

«Les autorités de la ville suspendent les bus et le métro dans la ville, et les vols depuis les gares et les aéroports sont interrompus à partir de 10.00 heures (03.00 heures de Paris) jeudi 23 janvier, alors que l’épidémie de coronavirus s’accroît», a détaillé le quotidien sur son compte Twitter.Global Times@globaltimesnews

#Wuhan to suspend bus and subway in the city, close outbound channels at train stations and airports from 10 am Thursday amid escalating epidemic of coronavirus #nCoV2019 https://www.globaltimes.cn/content/1177745.shtml …

Voir l'image sur Twitter

68Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité93 personnes parlent à ce sujet

La ville de Wuhan, située dans la province de Hubei, compte plus de 11 millions d’habitants.

Fin décembre, les autorités chinoises y ont signalé une épidémie de pneumonie d’origine inconnue. Les premiers cas ont été liés au marché aux poissons. Les experts ont déjà constaté qu’un nouveau type de coronavirus, -2019-nCoV, était l’agent pathogène de la maladie.

Il suscite une inquiétude croissante: la souche incriminée appartient à une famille comptant un grand nombre de virus qui peuvent provoquer des maladies bénignes chez l’homme (comme un rhume), mais aussi d’autres plus graves comme le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère).

Les autorités chinoises ont officiellement confirmé que le virus peut se transmettre d’une personne à une autre, fait savoir le journal local.

Les autres pays touchés

Le virus a également été détecté à Macao, au Japon, en Corée du Sud, en Thaïlande, à Taïwan et aux États-Unis.

Les autorités sanitaires américaines ont ainsi annoncé mardi 21 janvier qu’un premier cas du coronavirus avait été signalé aux États-Unis. L’individu avait récemment voyagé à Wuhan, comme dans de nombreux cas similaires.

Source La Plume Libre@LPLdirect

⚡ Épidémie de #coronavirus : #Wuhan ressemble à un film de science-fiction. La #Chine a décidé de stopper toutes les liaisons internes depuis et vers la ville de 11M d’habitants. Le virus a tué 17 personnes & en a infecté des milliers. #WuhanCoronavirus

Vidéo intégrée

527Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité538 personnes parlent à ce sujetL’infoMédia@linfo_media

🔴 #Coronavirus 🧫 à #Wuhan : La ville est complètement fermée et isolée. Plus personne n’entre ni sort de la ville. Tous les transports sont à l’arrêt.#coronavirus #Chine #virus

Vidéo intégrée

155Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité133 personnes parlent à ce sujetConflits@Conflits_FR

⚡️ #coronavirus en Chine : les péages permettant d’accéder à la ville de #Wuhan ont été bloqués par les autorités. Des images dignes d’un film catastrophe.

Vidéo intégrée

347Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité256 personnes parlent à ce sujetVanneur @Vanneur

Les hopitaux de Wuhan seraient débordés malgrés les tentes installées. Les malades afflueraient en très grand nombre. La situation est chaotique. De la panique suite à la mise en quarantaine dans la ville de 11 millions d’habitants. Supermarchés pris d’assaut. (RFA) #coronavirus

Vidéo intégrée

64Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité90 personnes parlent à ce sujet

http://www.wikistrike.com/2020/01/alerte-coronavirus-la-ville-de-wuhan-11-millions-d-hab.berceau-du-virus-place-en-quarantaine.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Partager cet article

Pompeo : la nouvelle politique américaine autorise l’assassinat des dirigeants russes et chinois avec des drones

Michelduchaine

Défenseur de la Terre/Defender of the Earth

Pompeo : la nouvelle politique américaine autorise l’assassinat des dirigeants russes et chinois avec des drones

 ~ MICHEL DUCHAINE

Le président Trump, et non pas de manière indirecte, a mis l’assassinat de Vladimir Poutine «sur la table» dans le cadre d’une nouvelle politique, en contradiction directe avec le droit américain et le droit international. Il ne s’agit pas seulement d’une politique générale à l’encontre de ceux que Washington considère comme des ennemis, mais la Russie a été spécifiquement répertoriée comme cible des assassinats au plus haut niveau afin de parvenir à un changement de régime.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, lors d’un discours politique à l’Institut Hoover de l’Université de Stanford le 13 janvier 2020, a présenté la nouvelle politique. Le titre du discours était «La restauration de la dissuasion, l’exemple iranien».

L’institution Hoover a une longue histoire de liens avec la CIA et reçoit des fonds privés secrets de divers «étranges compagnons de chambrée» :

– la Bradley Foundation, citée par le Council of Islamic American relations pour son islamophobie et son semis de haine.

– La Fondation de la famille Scaife, dirigée depuis longtemps par Richard Mellon Scaife, aujourd’hui décédé, un milliardaire extrémiste de droite qui employait une armée d’agents de sécurité privés utilisés pour menacer des membres de la presse, y compris l’implication dans la mort de Steve Kangas, fondateur de la presse indépendante américaine.

– La Castle Rock Foundation, une façade pour Adolf Coors, l’un des plus grands bailleurs de fonds de l’extrémisme de droite et de la russophobie aux États-Unis

– La Fondation Koch, le plus grand bailleur de fonds du déni du climat grâce aux bénéfices de l’industrie houillère

L’ancien président Herbert Hoover, longtemps accusé de ne pas avoir répondu aux besoins d’une nation affamée au cours des 4 premières années de la grande dépression, pour laquelle la Hoover Institution est nommée, était un ardent défenseur   Hitler dans sa guerre contre Russie.

Ce n’est que récemment, après avoir été supprimée pendant 50 ans, que l’analyse de la Seconde Guerre mondiale par Herbert Hoover, «Freedom Betrayed» (La liberté trahie), a été publiée par la Hoover Institution. Dans ce travail, la «trahison» entrait en guerre contre Hitler et combattait aux côtés de la Russie.

Vous voyez, le point mort haut (PMH)   pour les conservateurs américains a toujours été la destruction de la Russie et l’asservissement du peuple russe au nom de l’État profond. [1]

Dans son discours à l’Institut Hoover, Pompeo, a clairement déclaré qu’une attaque contre la Russie, contre ses dirigeants et même contre le président Poutine, faisait partie intégrante de la nouvelle politique américaine sous sa direction.

Il a en outre précisé: «L’importance de la dissuasion ne se limite pas à l’Iran. Dans tous les cas, nous devons défendre la liberté. C’est tout l’intérêt du travail du président Trump pour faire de nos militaires les plus forts que la terre ait jamais vus. »

C’était, bien sûr, avant que les missiles iraniens ne pénètrent facilement dans les défenses américaines (les missiles défensifs américains Patriot n’ont rien vu venir) dans une attaque humiliante avec, selon Trump, «aucune victime». Le 16 janvier 2020, cependant, le Pentagone a annoncé que 11 membres de l’armée américaine servant à la base aérienne d’Assad a été évacuée à Landstuhl, en Allemagne, afin d’être soignée pour des blessures. [2]

Trump a menti, mais rien comparé aux menaces sauvages de Pompeo contre une nation dont l’arsenal nucléaire stratégique éclipse considérablement celui des États-Unis, et qualitativement, de manière écrasante.

«L’assassinat du général iranien  Suleimani est un exemple d’une nouvelle stratégie américaine visant à terroriser ses adversaires. Cela vaut à la fois pour l’Iran, la Chine et la Russie.

Les États réalisent maintenant les possibilités de la position la plus forte que nous ayons jamais eue à l’égard de l’Iran. Nous le retenons pour l’instant. Mais pour vraiment protéger la liberté, il est important de contenir tous les ennemis. C’est tout l’intérêt du travail du président Trump. C’est pourquoi il s’efforce si fort de faire de notre armée la plus forte qui ait jamais été. »

Lorsque le secrétaire d’État Pompeo, après des mois de planification, a poussé pour l’assassinat par drone du général iranien Soleimani, architecte en chef de la guerre terrestre contre l’EI/ISIS, n’attendait-il pas peu la réaction de l’Iran?

Lorsque, quelques jours plus tard, l’Iran a détruit la plus grande base américaine au Moyen-Orient avec une attaque dévastatrice de missiles balistiques, forçant les États-Unis à reculer et à demander plus de sanctions.

Le vrai problème est de savoir dans quelle mesure la rhétorique de Pompeo est réelle et dans quelle mesure Pompeo et Trump bluffent. Une chose qui est devenue claire, cependant, est que Trump et même Pompeo, diplômé de l’infâme «classe de 1986» de West Point, un foyer de extrémistes russophobes appelé “the West Point Mafia,” «la mafia de West Point», ne sont pas scolarisés dans les réalités de la guerre.

Du Daily Beast:

« Un compte rendu de la réunion dans le livre à paraître Un génie très stable: Donald J. Trump’s Testing of America dépeint Trump de plus en plus en colère alors que ses généraux tentaient de lui enseigner les bases fondamentales de l’histoire américaine de l’après-guerre.

Le livre indique que la réunion a eu lieu six mois après la présidence de Trump après que ses généraux se soient inquiétés des «trous béants» dans la connaissance de Trump des principales alliances américaines. L’idée était d’amener Trump dans la salle de situation du Pentagone, où les chefs militaires, selon le plan, lui donneraient un cours intensif sur qui étaient les alliés des États-Unis, pourquoi ils méritaient d’être gardés sur le côté et où diable ils se trouvaient. (Trump ne savait pas)

Cependant, la réunion semble sombrer dans le chaos presque immédiatement. Le secrétaire d’État Tillerson, alors secrétaire à la Défense, Jim Mattis, et le directeur du Conseil économique national, Gary Cohn, se seraient relayés pour expliquer leurs arguments à Trump. Mais Trump aurait d’abord semblé s’ennuyer avant de se mettre en colère.

Trump se serait alors plaint de l’accord nucléaire iranien du président Obama et de la durée de la guerre en Afghanistan. Chaque fois, ses généraux auraient tenté d’expliquer en douceur pourquoi son point de vue sur ces questions géopolitiques complexes n’était peut-être pas tout à fait exact. C’est apparemment lors d’une conversation sur l’Afghanistan que Trump a fait pété les plombs.

Le président aurait qualifié l’Afghanistan de «guerre des perdants» et aurait dit à ses chefs militaires: «Vous êtes tous des perdants… Vous ne savez plus comment gagner… Je veux gagner… Nous ne gagnons plus de guerres… Nous dépensons 7 billions de dollars, tout le monde (sauf nous) a obtenu le pétrole et nous ne gagnons plus. » Il a été rapporté que Trump était tellement en colère à ce stade qu’il ne respirait plus correctement.

Dans son commentaire le plus incendiaire, Trump – un homme qui, rappelez-vous, a réussi à fuir ses obligations militaires au Vietnam en raison d’un supposé problème d’épine osseuse – aurait dit aux forces rassemblées: «  Je n’irais pas en guerre avec vous les gars … Vous êtes un tas de drogués et de bébés.

Ce commentaire aurait laissé tout le monde présent totalement abasourdi. Tillerson était «visiblement bouillonnant» et a décidé de prendre la parole. Le secrétaire d’État a déclaré: « Non, c’est tout simplement faux … Monsieur le Président, vous avez totalement tort. Rien de tout cela n’est vrai.  » Lorsque la réunion a pris fin peu de temps après, Tillerson se serait tenu avec un petit groupe de confidents et aurait dit: » Trump est un crétin (supprimé). «  »

Conclusion

La déclaration de Pompeo à la Russie, sa menace ouverte contre un dirigeant étranger, insouciance, orgueil ou folie?

Le président Trump est-il prêt à soutenir Pompeo, comme il l’a fait avec l’assassinat désastreux de Soleimani?

Nous devons alors nous demander comment de telles déclarations peuvent être faites sans réaction du Congrès ou des médias, pas un seul mot? L’Amérique est-elle devenue suicidaire?

Source : Viral NEO: Pompeo, New US Policy Authorizes Drone Strikes on Russian, Chinese Leaders

https://michelduchaine.com/2020/01/23/pompeo-la-nouvelle-politique-americaine-autorise-lassassinat-des-dirigeants-russes-et-chinois-avec-des-drones/

«Respect the rules !» : altercation verbale entre Macron et des policiers israéliens à Jérusalem https://twitter.com/i/status/1219990969485012994

«Respect the rules !» : altercation verbale entre Macron et des policiers israéliens à Jérusalem 22 janv. 2020, 15:50 Alors qu’il allait pénétrer dans la basilique Sainte-Anne – propriété de la France – dans la Vieille ville de Jérusalem, le président français s’est emporté contre des policiers israéliens, dans une séquence filmée relayée sur les réseaux sociaux. Une vive altercation verbale a éclaté ce 22 janvier entre Emmanuel Macron et des policiers israéliens dans la Vieille ville de Jérusalem, à l’entrée de la basilique Sainte-Anne. Alors qu’il se tenait devant l’entrée de l’édifice religieux appartenant à la France, le président français a piqué une colère en constatant que les policiers israéliens avaient pénétré les lieux.  Dans une séquence vidéo relayée sur les réseaux sociaux par un journaliste du Parisien, on peut l’entendre s’adresser à un policier : «Tout le monde connaît les règles. Je n’aime pas ce que vous avez fait devant moi. Sortez !» Détails à suivre… International

«Respect the rules !» : altercation verbale entre Macron et des policiers israéliens à Jérusalem

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/70589-respect-the-rules-altercation-verbale-macron-police-israel-jerusalem

https://twitter.com/i/status/1219990969485012994

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/70589-respect-the-rules-altercation-verbale-macron-police-israel-jerusalem

Chef d'état-major français: tuer le général iranien Soleimani en Irak n'était «pas une bonne idée»

François Lecointre

Chef d’état-major français: tuer le général iranien Soleimani en Irak n’était «pas une bonne idée»

© AFP 2019 CHRISTOPHE ARCHAMBAULTDÉFENSE14:28 22.01.2020(mis à jour 15:15 22.01.2020)URL courte18236S’abonner

Le puissant général iranien Qassem Soleimani était «un véritable agitateur» mais son assassinat par les Américains en Irak n’était «pas une bonne idée», car il a contribué à déstabiliser un peu plus ce pays, a estimé mercredi le chef d’état-major français.

«Soleimani n’était pas un saint, c’était très évidemment un véritable agitateur et un élément de déstabilisation très efficace des Iraniens», mais «aller tuer Soleimani sur le terrain irakien me semble ne pas avoir été une bonne idée», a déclaré le général François Lecointre lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de défense, écrit l’AFP.

«Cela affaiblit la position de l’Irak et très clairement, la volonté de la coalition (internationale anti-Daech, ndlr), des Occidentaux, c’est de consolider l’Irak, c’est de l’aider à se reconstruire comme un état stable et souverain dans la région», a-t-il fait valoir.

Meurtre de Soleimani 

Le 3 janvier, Washington a tué dans une attaque de drone à Bagdad le commandant des Gardiens de la Révolution (armée idéologique) et architecte de la stratégie d’influence régionale iranienne.

Manifestations après la mort de Qassem Soleimani à Téhéran

© REUTERS / EBRAHIM NOROOZITrump raconte la frappe contre Soleimani: un compte à rebours et puis «boum»

Les Etats-Unis et l’Iran, ennemis jurés, ont ensuite paru au bord de l’affrontement militaire direct.

Interrogé sur le risque d’actions du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires irakiens dominée par des forces pro-Iran et intégrée aux forces régulières irakiennes, le général a répondu: «nous sommes sur le fil du rasoir».

«Est-ce qu’on sera capable de continuer le processus de (leur) intégration progressive à l’armée irakienne, et on travaille dans ce sens-là, ou est-ce qu’au contraire ça va devenir de façon plus ouverte un instrument de déstabilisation à la main de l’Iran? je n’en sais rien», a-t-il admis.

Au Moyen-Orient, la France compte un millier de militaires au sein de l’opération Chammal, volet français de l’opération internationale anti-EI menée en Irak et en Syrie.

https://fr.sputniknews.com/defense/202001221042946144-chef-detat-major-francais-tuer-le-general-iranien-soleimani-en-irak-netait-pas-une-bonne-idee/