ESCALADE OU DÉSESCALADE? PERSPECTIVES DE L’ACCORD IDLIB RUSSO-TURC

VIDÉO#FROMTHEFRONT#RUSSIA 13.03.2020 – 3,305 vues    4.2 ( 6 votes)

ESCALADE OU DÉSESCALADE? PERSPECTIVES DE L’ACCORD IDLIB RUSSO-TURC

 20 2 3Share0 028 Faire un don

Escalation Or De-Escalation? Prospects Of Russian-Turkish Idlib Agreement

La semaine du 9 mars a démontré qu’en dépit de toutes les difficultés, l’accord de cessez-le-feu russo-turc sur le Grand Idlib fonctionne plutôt que non. La situation sur la ligne de contact entre l’armée syrienne et les groupes militants soutenus par la Turquie reste relativement calme. L’armée syrienne et les forces dirigées par la Turquie peuvent faire tourner et réapprovisionner leurs combattants, réparer le matériel et déployer de nouveaux renforts. Des affrontements occasionnels, qui ont éclaté dans le sud-est d’Idlib et l’ouest d’Alep, n’ont entraîné aucune escalade.

Dans une large mesure, la confrontation entre les groupes armés Idlib et la Turquie d’un côté et la Syrie, la Russie et l’Iran de l’autre côté est passée à la sphère médiatique. Hayat Tahrir al-Sham, le Front national de libération et d’autres groupes ont promis de ne pas reculer d’un pouce de leurs positions, indépendamment de ce qui avait été convenu par Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine à Moscou. Le Parti islamique du Turkestan (TIP) a déclaré qu’il écraserait les «envahisseurs russes» s’ils venaient. Les bases principales du groupe sont situées à Jisr al-Shughur et à proximité, juste à l’intérieur de la zone tampon prévue le long de l’autoroute M4. Si les patrouilles russo-turques couvrent vraiment la zone de Trumba à Ain al-Havr, comme l’a annoncé le ministre turc des Affaires étrangères, elles devront passer par le territoire contrôlé par le TIP. De plus, tous les grands groupes d’Idlib ont officiellement rejeté le retrait des combattants ou des armes lourdes de la zone de sécurité.

Au cours de la semaine, la police militaire russe effectuait des patrouilles régulières le long de l’autoroute M5 au nord et au sud de Saraqib. Le 15 mars, les troupes russes devraient rejoindre les forces turques dans la première patrouille conjointe dans la zone de sécurité établie. À bien des égards, le sort du nouvel accord de désescalade d’Idlib dépend du résultat de cet effort.

Il existe trois scénarios principaux.

1. Hayat Tahrir al-Sham, le Front national de libération et le TIP disparaissent miraculeusement de la zone le long et au sud de l’autoroute M4. La zone de sécurité sera créée avec succès et des patrouilles conjointes russo-turques seront lancées. À moyen terme, cela permettra de désamorcer la situation dans le nord de Lattaquié, ainsi qu’au sud et à l’est d’Idlib. Un cessez-le-feu permanent sera probablement établi dans la région. La Turquie aura une pause pour faire une autre tentative de traiter avec les groupes armés résistants qui ne veulent pas suivre sans équivoque les ordres d’Ankara. Théoriquement, si la Turquie a 2-3 ans, elle peut supprimer les groupes liés à Al-Qaïda et neutraliser les terroristes les plus dangereux.
Ankara s’efforcera d’éliminer la menace terroriste de la partie d’Idlib, tenue par des militants, afin de consolider sa propre influence dans la région. Ensuite, la Turquie l’utilisera comme monnaie d’échange lors des négociations sur un accord sur le règlement politique du conflit. Si aucun accord de ce type n’est conclu, la Turquie pourrait envisager d’annexer ces territoires.

2. Les forces des groupes militants radicaux resteront le long de l’autoroute M4 et la zone de sécurité ne sera créée que de nom. Des patrouilles conjointes russo-turques dans la région deviendront impossibles en raison de la menace constante d’attaques de militants. Si, malgré cela, des patrouilles sont lancées, elles finiront par faire des victimes parmi la police militaire russe. Moscou réagira probablement à un tel développement avec la reprise de la campagne de bombardement aérien à grande échelle contre les militants. Après cela, la Turquie aura probablement la dernière courte opportunité pour neutraliser par elle-même les groupes liés à Al-Qaïda. Si cela ne se produit pas, l’armée syrienne reprendra ses opérations à Idlib avec un soutien russe à grande échelle.

3. Les dirigeants russe et turc comprennent parfaitement les perspectives du scénario numéro 2. Par conséquent, si les radicaux ne se retirent pas, Ankara et Moscou retarderont les patrouilles conjointes. Ils s’efforceront de résoudre la situation en première ligne et de trouver une solution acceptable au problème. À court terme, cela permettra probablement de maintenir le cessez-le-feu en vie. À moyen terme, cette approche entraînera inévitablement une nouvelle escalade militaire. La vie pacifique et le règlement politique entre le gouvernement de Damas et la partie modérée des groupes d’Idlib sont impossibles tant que la région est en fait entre les mains de terroristes

https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://southfront.org/&prev=search

Une réflexion sur « ESCALADE OU DÉSESCALADE? PERSPECTIVES DE L’ACCORD IDLIB RUSSO-TURC »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s