Le leadership américain reste impopulaire dans le monde

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GALLUP par Julie RAY, le 27/07/2020

FAITS SAILLANTS DE L’HISTOIRE

  • Approbation du leadership mondial 33% pour les États-Unis dans la troisième année de Trump
  • Le leadership le mieux noté en Allemagne, avec 44% d’approbation
  • Approbation de la Chine 32%, Russie inchangée à 30%

WASHINGTON, DC – Au cours de la troisième année de la présidence de Donald Trump, un nouveau rapport Gallup montre que malgré des gains marginaux, l’image du leadership américain a commencé la nouvelle décennie dans une position plus faible au niveau mondial qu’à la plupart des moments sous les deux derniers présidents.

Après avoir chuté à un niveau record de 30% au cours de la première année de la présidence de Trump, l’image du leadership américain n’était guère meilleure au cours de la troisième année de son mandat. La cote d’approbation mondiale médiane pour le leadership américain dans 135 pays et régions a légèrement augmenté à 33% en 2019. Cette cote est légèrement supérieure au creux précédent sous Trump, mais il est toujours inférieur d’un point de pourcentage au précédent creux de 34% sous l’ancien. Le président George W. Bush en 2008.

Graphique linéaire. Au cours de la troisième année de la présidence de Donald Trump, l’image du leadership américain n’était guère meilleure que lors de sa première année. Le taux d’approbation médian dans 135 pays et régions était de 33% en 2019.

Pour la deuxième année consécutive, les cotes d’approbation du leadership américain ont augmenté dans plus de pays que celles où elles ont baissé, contribuant ainsi à faire grimper les chiffres mondiaux. Sur les 135 pays et zones, les cotes d’approbation ont baissé de 10 points ou plus dans cinq pays seulement: le Liban, l’Irak, l’Italie, la Sierra Leone et la Zambie.

Les notes se sont améliorées d’au moins autant dans 12 pays ou régions du monde entier, mais notamment, il y avait peu de pays libres et démocratiques sur la liste et peu d’alliés de longue date. Dans le monde entier, les cotes d’approbation des États-Unis se sont le plus améliorées au Turkménistan, passant de 32 points de 30% en 2018 à 62% en 2019.

Carte. Cette carte montre les gains et les pertes de cotes d’approbation du leadership américain dans chacun des 135 pays et zones entre 2018 et 2019. Le gain le plus important a été de 32 points au Turkménistan et la plus grande perte a été de 19 points en Zambie.

Les notations américaines restent embourbées à des niveaux records en Europe et en Asie

L’image du leadership américain a été la pire en Europe, où les gens restent aussi désenchantés par le leadership américain qu’en 2017. La cote d’approbation médiane de 24% en 2019 est restée inchangée par rapport à 2018 et essentiellement la même que la cote de 25% en 2017. Cependant, la médiane de 61% qui désapprouvait le leadership américain était un nouveau sommet.

Les États-Unis ont obtenu l’approbation majoritaire dans trois pays ou régions d’Europe: le Kosovo à 82%, l’Albanie à 67% et la Pologne à 59%.

Graphique linéaire. La cote d’approbation médiane de 24% en Europe en 2019 était inchangée par rapport à 2018 et essentiellement la même que la cote de 25% en 2017. Cependant, la cote médiane de 61% qui désapprouvait le leadership américain était un nouveau sommet.

Les notations du leadership américain en Asie restent également proches des plus bas jamais vus depuis l’administration George W. Bush. La cote d’approbation médiane de 32% en 2019 est inchangée par rapport à l’année précédente, et pas trop différente de la cote de 30% en 2017.

Les majorités de six pays asiatiques ont approuvé le leadership américain. Cela comprenait Israël (64%), la Mongolie (62%), le Turkménistan (62%), les Philippines (58%), le Népal (54%) et le Myanmar (53%).

Graphique linéaire. Les notations du leadership américain en Asie restent également proches des plus bas jamais vus depuis l’administration George W. Bush.

Les notations sont stables en Afrique, s’améliorent dans les Amériques

Comme chaque année Gallup suit les notes d’approbation, l’image des États-Unis est restée la plus forte dans le monde en Afrique. Soutenue par l’approbation majoritaire dans 21 pays d’Afrique subsaharienne, l’approbation médiane du leadership américain s’est établie à 52% en 2019 – sans changement par rapport à l’année précédente. Cette note est notamment toujours inférieure pour les notations depuis 2007.

Comme par le passé, ceux d’Afrique du Nord ne ressentent pas la même chose à propos du leadership américain, et c’est là que les États-Unis obtiennent généralement les notes de leadership les plus basses.

Graphique linéaire. Soutenue par l’approbation majoritaire dans 21 pays d’Afrique subsaharienne, l’approbation médiane du leadership américain s’est établie à 52% en 2019, sans changement par rapport à l’année précédente.

Les Amériques sont la seule région du monde où les notations du leadership américain se sont améliorées en 2019. En 2017, elles étaient les pires au monde avec 24%, mais elles se sont lentement améliorées depuis et s’établissent à 34% en 2019. L’augmentation est principalement venue en raison de légères augmentations de l’approbation dans la plupart des pays à l’exception du Mexique, du Nicaragua et du Paraguay.

Mais les nouvelles n’étaient pas toutes positives. Les résidents de la plupart des pays des Amériques continuent d’être plus désapprobateurs que d’approuver le leadership américain. Le taux de désapprobation médian pour les États-Unis est de 51%.

Graphique linéaire. Les Amériques sont la seule région du monde où les notations du leadership américain se sont améliorées en 2019.

L’Allemagne renforce son statut de leader

L’Allemagne en 2019 est restée la puissance mondiale la mieux notée pour la troisième année consécutive, bien que sur des bases plus solides que par le passé. Après avoir chuté sous les 40% d’approbation pour la première fois en une décennie en 2018, la cote d’approbation médiane de l’Allemagne a rebondi à 44% en 2019.

Graphique linéaire. L’Allemagne en 2019 est restée la puissance mondiale la mieux notée pour la troisième année consécutive, avec un taux d’approbation médian de 44%.

Les cotes d’approbation des États-Unis, de la Chine et de la Russie continuent de se regrouper étroitement dans les années 30 inférieures. Bien que la Chine ait légèrement devancé les États-Unis en 2018 avec une cote d’approbation de 34%, la cote de 32% de la Chine en 2019 la place à égalité avec la cote d’approbation de la Russie américaine de 30% en 2019 était inchangée par rapport à l’année précédente et maintenant est légèrement inférieur à celui des États-Unis

Implications

Alors que Gallup ne publiera pas une autre mesure mondiale d’approbation du leadership américain avant les prochaines élections américaines, le prochain dirigeant – Trump ou l’ancien vice-président Joe Biden – a clairement beaucoup de travail à faire pour faire progresser l’image des États-Unis dans le monde entier. Consultez notre nouveau centre d’approbation du leadership mondial.

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L’arrestation par le KGB biélorusse de mercenaires russes du Groupe PMC Wagner relance la controverse sur l’appartenance réelle de cet acteur non étatique et ses liens avec l’Otan (Exclusif)

L’arrestation par le KGB biélorusse de mercenaires russes du Groupe PMC Wagner relance la controverse sur l’appartenance réelle de cet acteur non étatique et ses liens avec l’Otan (Exclusif)

Strategika51   30/07/2020

Le KGB (non ce n’est pas une erreur, il existe encore à Minsk) biélorusse a arrêté 32 ressortissants russes liés à la société de sécurité privée connue sous le sigle de PMC Wagner. Pour les éléments du KGB bielorusse, les ressortissants arrêtés sur le territoire de la Biélorussie sont considérés comme mercenaires et sont traités en adéquation avec cette qualité.

Le chef du KGB biélorusse, Valery Valkoutchik a évoqué l’arrestation, le 29 juillet 2020, de 32 russes, membres de l’organisation paramilitaire Wagner. Un 33ème membre de ce groupe a été intercepté et arrêté un peu plus tard dans le sud du pays. D’après la liste nominative de ces mercenaires publiée par les médias biélorusses, ils sont âgés entre 24 et 55 ans. Ils disposent d’argent cash en dollar USD, des manuels militaires et de passeports russes.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8611929323778758&output=html&h=280&adk=640100010&adf=2878364714&w=674&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1596175717&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=1718975997&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=674×280&url=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F07%2F30%2Flarrestation-par-le-kgb-bielorusse-de-mercenaires-russes-du-groupe-pmc-wagner-relance-la-controverse-sur-lappartenance-reelle-de-cet-acteur-non-etatique-et-ses-liens-avec-lotan-exclusif%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=169&rw=673&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=ChAI8N-J-QUQ5Myyp8KX0dAQEkwAzw3FcuUdLgDwqbt2hGKErBMu7bD1AQSQJtXYU0i1AoOk2Mq7LShyTIn2VmG92nrwLOPhgY2ilgcx1GtUmsAUpa8iMulf5WiWXJcp&dt=1596175721168&bpp=4&bdt=3324&idt=-M&shv=r20200729&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0&nras=2&correlator=1925989080247&frm=20&pv=1&ga_vid=621496474.1578223226&ga_sid=1596175312&ga_hid=70876939&ga_fc=1&iag=0&icsg=1099510579248&dssz=125&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=60&ady=3623&biw=1063&bih=456&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066154&oid=3&pvsid=1078625168849922&pem=378&ref=https%3A%2F%2Fmessageriepro3.orange.fr%2FOFX&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=70%2C70%2C70%2C70%2C1366%2C0%2C1096%2C576%2C1080%2C456&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&ifi=5&uci=a!5&btvi=1&fsb=1&xpc=gzPtMr9IHB&p=https%3A//strategika51.org&dtd=160

Le président biélorusse, Alexandre Lukashenko, candidat à un sixième mandat et farouche opposant à ce qu’il désigne par la décadence européenne, est intervenu à la télévision à ce sujet. Les médias du pays accusent la Russie de vouloir sinon entraver les prochaines présidentielles en Biélorussie ou du moins y exercer une certaine influence. Ce que dément formellement Moscou et avec force.

La Russie et la Biélorussie sont des pays alliés qui ont signe un accord de partenariat stratégique qui est assimilé à un pacte de défense commune.

De plus, la Biélorussie est l’un des derniers pays d’Europe à avoir refusé dans le menu et dans le détail le joug US, de l’Otan ou encore les desiderata de l’Union européenne que Lukashenko méprise au plus haut point en raison de l’hostilité affichée de l’UE aux valeurs traditionnelles et au monde rural.

En théorie, la Russie n’a aucun intérêt à interférer de quelque manière que ce soit en Biélorussie sauf si le camp adverse y est déjà. La frontière que la Biélorussie partage avec l’Ukraine est après tout une source de tous les dangers. Cependant, Minsk dispose d’un appareil sécuritaire assez efficace qui a permis jusqu’ici de tenir à distance les néo-nazis ukrainiens soutenus – ultime paradoxe- par les les libéraux occidentaux et à garder une marge de manœuvre vis à vis de Moscou.

Cette affaire relance à nouveau la controverse sur PMC Wagner et plus exactement sur le commanditaire réel de cette armée privée, similaire à son homologue US qui était connue lors de la guerre d’Irak sous l’appellation de Blackwater (puis Academy et X), d’autant plus que les clients de PMC Wagner de recrutent parmi les pays appartenant à la sphère d’influence de Washington comme c’est le cas actuellement en Libye (PMC Wagner opère en Libye pour le compte des Emirats Arabes Unis) ou encore en Afrique.

Beaucoup de médias et d’analystes soupçonnent le groupe PMC Wagner d’être plus ou moins lié avec le Kremlin à travers l’oligarque russe Evgueni Prigojine ou encore à son commandant opérationnel, Dimitri Outkine, un ancien lieutenant-colonel des fameux Spetsnaz et un très fervent admirateur du IIIème Reich (C’est lui qui a choisi le nom de Wagner en hommage au compositeur allemand Richard Wagner). D’un point de vue légal, la Russie ne tolère aucune société militaire privée sur son territoire et sanctionne lourdement tout citoyen impliqué dans des activités de mercenariat à l’étranger.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8611929323778758&output=html&h=280&adk=640100010&adf=812463423&w=674&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1596175717&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=1718975997&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=674×280&url=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F07%2F30%2Flarrestation-par-le-kgb-bielorusse-de-mercenaires-russes-du-groupe-pmc-wagner-relance-la-controverse-sur-lappartenance-reelle-de-cet-acteur-non-etatique-et-ses-liens-avec-lotan-exclusif%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=169&rw=673&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=ChAI8N-J-QUQ5Myyp8KX0dAQEkwAzw3FcuUdLgDwqbt2hGKErBMu7bD1AQSQJtXYU0i1AoOk2Mq7LShyTIn2VmG92nrwLOPhgY2ilgcx1GtUmsAUpa8iMulf5WiWXJcp&dt=1596175721168&bpp=10&bdt=3324&idt=-M&shv=r20200729&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0%2C674x280&nras=3&correlator=1925989080247&frm=20&pv=1&ga_vid=621496474.1578223226&ga_sid=1596175312&ga_hid=70876939&ga_fc=1&iag=0&icsg=1099510579248&dssz=126&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=60&ady=4803&biw=1063&bih=456&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066154&oid=3&pvsid=1078625168849922&pem=378&ref=https%3A%2F%2Fmessageriepro3.orange.fr%2FOFX&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=70%2C70%2C70%2C70%2C1366%2C0%2C1096%2C576%2C1080%2C456&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&ifi=6&uci=a!6&btvi=2&fsb=1&xpc=UOnVTZT02s&p=https%3A//strategika51.org&dtd=183

PMC Wagner n’a donc aucune existence légale en Russie. Il est certainement infiltré par des éléments du FSB russe qui le considère comme une voie de dégagement des éléments les plus néo-nazis de la société comme le FBI US surveille cette nébuleuse sur son propre territoire en le considérant comme du terrorisme intérieur mais on ne sait rien et par dessus tout on ne dispose d’aucune preuve d’un quelconque lien entre le ministère russe de la Défense et le groupe PMC Wagner.

Pour comprendre le mystère du groupe PMC Wagner, Il faut revenir à la Russie dévastée des années 90 et le règne des oligarques de la pègre et des ex-militaires réduits à travailler pour des petits caïds du milieu. La montée fulgurante des oligarques russes est un phénomène induit et encouragé par les services spéciaux occidentaux. La plupart était d’origine juive et tous venaient du milieu et avait un lien avec la mafia. La corruption qui régnait dans une Russie pauvre en plein démantèlement sauvage, subissant des représailles occidentales à la limite de l’hystérie, réduisirent un très grand nombre d’anciens officiers à travailler comme gardes du corps, chauffeurs, plongeurs, serveurs, etc. pour ces parvenus et nouveaux riches aux gestes brusques et à la gâchette facile. Les secteurs économiques et strategiques de l’ex-Union soviétique furent bradés au profit des nouveaux oligarques pro-occidentaux dont les plus influents purent s’accaparer de secteurs vitaux comme l’énergie et la puissance des oligarques dépassa celle de l’État fédéral russe. L’avènement de Vladimir Poutine, un ancien officier du défunt KGB fut favorisée par les oligarques mais une fois au pouvoir, il se retourna contre eux et entrepris l’une des plus grandes purges de l’histoire russe. Cette purge fit scandale en Occident et on cria bientôt au pogrom et à l’antisémitisme parce que la majorité des oligarques avaient réussi à obtenir la nationalité israélienne grâce à leurs origines juives réelles ou supposées (il y avait un juteux trafic assez bien connu pour obtenir une filiation juive et obtenir des avantages en Israël, beaucoup de russes ont prétendu être juifs pour pouvoir émigrer en Israël ou obtenir sa nationalité). Les sept plus grands oligarques furent soit emprisonnés ou exilés tandis que le reste rallia le nouvel homme fort comme ce fut toujours le cas en Russie. Poutine dut s’en accommoder tout en surveillant de très près ses arrières. De fait et comme dans la totalité des pays au monde, Poutine ne gouverne pas seul. Il doit composer avec des oligarques aux intérêts divergents et aux allégeances suspectes. L’appareil sécuritaire russe a réussi jusqu’ici de limiter l’influence pernicieuse de puissances extérieures sur la politique russe mais ne parvient toujours pas à enrayer l’évolution des groupes criminels et surtout néo-nazis parce qu’ils sont toujours liés à des intérêts puissants et souvent étrangers. Le conflit ukrainien a permis à la Russie d’éliminer des centaines de groupes extrémistes nazis mais ces derniers ont trouvé refuge dans un nouvelle matrice pan-européenne et cherchent des appuis financiers tous azimuts.

L’affaire biélorusse s’explique en conséquent par deux approches:

Soit Moscou trouve que Loukashenko est un électron libre et qu’il est temps de le remplacer par un autre de son opposition, soit il s’agit d’une réaction à une autre ingérence du camp d’en-face. Une troisième option est possible toutefois: le groupe PMC Wagner est avant tout une entreprise économique et travaille avec le plus offrant pour assurer son financement autonome, il se pourrait qu’il est reçu commande d’une partie dont les intérêts ne concordent pas, voire s’opposent à ceux de Moscou et de Minsk.

Cependant comme le groupe PMC Wagner est infiltré mais pas contrôlé par Moscou (on ne connaît pas la nature exacte liant Prigogine à la Russie ni si il a obtenu une autre nationalité vu ses origines), une telle opération n’aurait pu avoir lieu sans que les russes n’en soient informés. Et cela explique la démarche biélorusse vis à vis de Moscou.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8611929323778758&output=html&h=280&adk=640100010&adf=3906146894&w=674&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1596175717&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=1718975997&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=674×280&url=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F07%2F30%2Flarrestation-par-le-kgb-bielorusse-de-mercenaires-russes-du-groupe-pmc-wagner-relance-la-controverse-sur-lappartenance-reelle-de-cet-acteur-non-etatique-et-ses-liens-avec-lotan-exclusif%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=169&rw=673&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=ChAI8N-J-QUQ5Myyp8KX0dAQEkwAzw3FcuUdLgDwqbt2hGKErBMu7bD1AQSQJtXYU0i1AoOk2Mq7LShyTIn2VmG92nrwLOPhgY2ilgcx1GtUmsAUpa8iMulf5WiWXJcp&dt=1596175721168&bpp=5&bdt=3325&idt=5&shv=r20200729&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0%2C674x280%2C674x280&nras=4&correlator=1925989080247&frm=20&pv=1&ga_vid=621496474.1578223226&ga_sid=1596175312&ga_hid=70876939&ga_fc=1&iag=0&icsg=1099510579248&dssz=126&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=60&ady=6400&biw=1063&bih=456&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066154&oid=3&pvsid=1078625168849922&pem=378&ref=https%3A%2F%2Fmessageriepro3.orange.fr%2FOFX&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=70%2C70%2C70%2C70%2C1366%2C0%2C1096%2C576%2C1080%2C456&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&ifi=7&uci=a!7&btvi=3&fsb=1&xpc=PyZMhEyj81&p=https%3A//strategika51.org&dtd=194

Les prochains clients de PMC Wagner, un richissime royaume du Golfe et un Etat incrusté au Levant longtemps presenté comme un îlot de démocratie dans une mer de régimes autocratiques (image de propagande usée), nous éclairera un peu plus sur les orientations véritables du groupe PMC Wagner et s’il est réellement lié aux intérêts stratégiques de la Russie.Publicitéshttps://c0.pubmine.com/sf/0.0.3/html/safeframe.htmlREPORT THIS ADhttps://c0.pubmine.com/sf/0.0.3/html/safeframe.htmlREPORT THIS AD

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Lancement de Mars Perseverance Rover par une fusée Atlas

Lancement de Mars Perseverance Rover par une fusée Atlas

Strategika51   30/07/2020

Après le lancement récent d’une sonde chinoise et d’une autre, émiratie, vers Mars, le lancement de Mars Perseverance Rover par une fusée Atlas à partir du site de lancement de Cape Canaveral en Floride fait que désormais, trois robots fabriqués par des humains se dirigent en même temps vers la planète rouge.

La course vers Mars a repris après une stagnation totale ayant duré près de quarante années durant lesquelles les États-Unis se sont contentés de vols orbitaux avant de se retrouver sans lanceur fiable. la rivalité stratégique et technologique avec la Chine et la Russie ainsi que l’entrée en lice de très sérieux outsiders comme les Emirats Arabes Unies (en coopération avec le Japon), a permis la reprise de ce que l’on peut désigner sous le terme d’exploration spatiale lequel est sans aucun doute inapproprié en 2020 vu l’inadéquation totale entre le système économique mondial et toute entreprise visant à rentabiliser une éventuelle exploitation de ressources minières et/ou énergétiques en dehors de la planète Terre.Publicitéshttps://c0.pubmine.com/sf/0.0.3/html/safeframe.htmlREPORT THIS ADhttps://c0.pubmine.com/sf/0.0.3/html/safeframe.htmlREPORT THIS AD

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ÉconomieRécession historique aux États-Unis

ÉconomieRécession historique aux États-Unis

2 MINCOURRIER INTERNATIONAL (PARIS)Frappée de plein fouet par la pandémie de Covid-19, l’économie américaine est officiellement entrée en récession, avec deux trimestres consécutifs de recul du PIB. Les espoirs d’une reprise robuste et rapide ont été douchés par la propagation exponentielle du virus ces dernières semaines aux États-Unis. 

“Trois mois d’enfer”déplore NPR : entre avril et juin, l’économie américaine s’est contractée de 9,5 % par rapport au deuxième trimestre de 2019. En rythme annualisé, le recul est encore plus spectaculaire, avec une chute du PIB frisant les 33 %, selon les chiffres officiels publiés jeudi.

“C’est le recul trimestriel le plus dévastateur de l’histoire et il efface près de cinq ans de croissance”observe le New York Times. “Les seules comparaisons possibles dans l’histoire américaine moderne seraient avec la Grande dépression et la démobilisation après la Deuxième guerre mondiale”, avant l’avènement des statistiques économiques modernes.

Pour impressionnants qu’ils soient, ces chiffres étaient attendus, remarque Slate. Ils sont même un peu moins mauvais que prévu : les économistes consultés par le groupe Dow Jones tablaient sur une chute, en rythme annualisé, de 34,7 %, tandis que le Congrès américain anticipait un recul de 38 %.

Pour Slate, la plus mauvaise nouvelle annoncée jeudi concerne l’emploi, alors que “le nombre de nouvelles inscriptions au chômage a encore augmenté la semaine dernière”, avec 1,43 million d’inscrits supplémentaires.

Remontée lente

Les chiffres montrent aussi que la reprise “en flèche” promise par Donald Trump relevait du vœu pieux. “Un problème plus large se pose maintenant : la reprise naissante semble s’être essoufflée en juillet et les élus du Congrès sont plus divisés que jamais sur les mesures à adopter”écrit le Washington Post.

“Le risque grandit de voir l’économie faire marche arrière, un scénario catastrophe où les travailleurs qui ont retrouvé leur emploi en mai et juin pourraient le perdre à nouveau, tandis que les commerces et entreprises qui avaient commencé à rouvrir seraient forcés de tout refermer, peut-être définitivement”, poursuit le quotidien.

L’entrée officielle des États-Unis en récession est aussi une très mauvaise nouvelle pour Donald Trump, relève le Financial Times. “Les dégâts énormes infligés à l’économie américaine par la pandémie ont ruiné les espoirs du président américain de centrer sa campagne de réélection sur son bilan économique”, écrit le quotidien économique.

Ce n’est donc pas un hasard si peu après la publication des chiffres, “M. Trump s’est interrogé sur la possibilité de reporter l’élection présidentielle de novembre pour cause de coronavirus, même si la Maison-Blanche n’a aucune autorité en la matière”, poursuit-il.

L’avenir reste extrêmement incertain. “Les économistes de la croissance au troisième trimestre, mais l’augmentation du nombre de contaminations cet été pourrait limiter les gains”juge le Wall Street Journal.

“On s’attend à une remontée plus lente, malheureusement, et c’est le virus qui en dictera les termes”, déclare Beth Ann Bovino, économiste chez S & P, citée par le journal.

https://reveil.courrierinternational.com/#/edition/1981523/article/1981532

Le bal des cytokines

Le bal des cytokines

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

   mercredi 29 juillet 2020

   Forum

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Le bal des cytokines

29 juillet 2020 – Au départ, je veux dire la première fois que j’entendis et réalisai la force de l’expression, cette expression de “tempête de cytokines” arrêta complètement mon attention. Désormais, me référant au texte publié ce même jour sur ce site, je commence à comprendre pourquoi.

Ce qui m’avait arrêté lors de l’apparition dans le grand public des remarques sur les “tempêtes de cytokines”, c’est l’image que je m’en était faite de ces cellules immunitaires comme des soldats chargés de la protection de quelque chose qui peut être vous-mêmes, semblant soudain prises de folie et se conduisant d’une façon qui met en danger gravement cela qu’on est censé protéger, jusqu’à ce que la mort s’ensuive sans le moindre mot de regret dans nombre de cas. Cette interprétation simpliste avait pourtant, déjà, quelque chose de symbolique. Il me semblait qu’on y trouvait quelque chose de notre terrible époque, notamment dans le sens de la psychologie déchaînée, de l’inversion, de la perte de l’autorité, de l’ignorance de la responsabilité dans telle ou telle tâche sacrée que le destin vous aurait assigné.

L’image des cytokines que se représentait mon esprit était bien celle de ‘soldats’ comme je l’ai dit, – avec, parce qu’on est dans une tragédie-bouffe, une certaine dose de fantastique-fantasy, alors que me vient à l’esprit l’image des “Cartes-soldat” de Alice au Pays des Merveilles” ; mais des ‘soldats’ sans nul doute, parce qu’il y avait dans leur “tempête” ce qui me semblait être une bataille ; puis la perception s’élargissait et l’image pouvait s’adapter et s’appliquer à toutes les situations. En forçant à peine le trait, et puisqu’il s’agit de “tempêtes”, cela pouvait aussi bien apparaître comme une bacchanales déchaînée, d’une représentation plus étrange et dangereuse, ésotérique sinon diabolique, où là aussi se perdent tous les sens de la mesure, de la légitimité, cette fois dans le champ de la société en général et non plus des seules structures de sécurité, soldats, policiers, etc. Les “tempêtes de cytokines”, ainsi, devenaient notre époque elle-même, où l’inversion est le caractère central du comportement, – ou devrait-on dire la pathologie, c’est-à-dire comme une pandémie puisque tant et tant de comportements sont infectés à cet égard.

Voilà comment tout cela nous ramène à Covid19, mais lesté d’une force symbolique nouvelle.

C’est dans cet état d’esprit qu’il faut aborder la trouvaille de Astore-Engelhardt, et alors comprenant bien mieux l’excitation que j’ai ressentie à découvrir la chose. Le symbolisme que suggère cette trouvaille, d’un second virus parallèlement au Covid19, et cette fois opérationnalisant la pandémie qu’est la poussée destructrice et déconstructrice de la puissance américaniste (Grande-Émeute 2020 & le reste), est absolument légitime et complètement juste. Il éclaire d’une lumière bien plus forte, sinon tranchante et absolument révélatrice, les caractéristiques de cette époque et du processus d’Effondrement du Système.

Le symbolisme nous permet de mieux appréhender deux aspects essentiels de l’Effondrement ; nous les connaissons certes et même les ai-je cités plus haut, comme “en passant” ; l’intérêt ici dans ce symbolisme est, comme dirait un scientifique dont je ne suis certainement pas, de les voir comme vérifiés expérimentalement. Une fois ces hypothèses paraissant scientifiquement vérifiées, vous êtes conforté, à la fois dans la perception de l’époque où vous vivez, à la fois dans l’interprétation que vous en faites, et par conséquent vous vous ouvrez à partir d’une assise solide vers d’autres perspectives, bien plus hautes. Le symbolisme vous permet d’aboutir à une vérité-de-situationd’une extrême importance puisqu’elle constitue en fait l’essentiel de la description de la mécanique de cette époque, donc de l’Effondrement du Système ; la vérité-de-situation suprême, si vous voulez.

Le premier de ces deux aspects est la puissance symbolique du fait de la pandémie. Il permet d’écarter toutes les escapades très aventureuses de votre jugement ; qui sur la voie des explications tortueuses, allant des grands plans de conquête impériale aux conspirations multiples, extraordinaires et brumeuses, et pourtant d’une efficacité si extraordinaire que vous en êtes vite épuisé ; qui sur la voie des théories surréalistes venues des philosophailleries les plus complexes, vous expliquant que l’effondrement du pouvoir est nécessaire pour mieux affirmer l’autorité du pouvoir, que du chaos destructeur du Système doit jaillir la source indiscutable du triomphe du Système, qu’il est de la plus extrême sagesse (de la part du Système) de relâcher la poigne de fer où il vous tient, pour mieux la refermer plus tard, lorsque vous vous serez révolté contre lui parce qu’il vous aura montré son vrai visage. Bref,  “le premier de ces deux aspects”, “la puissance symbolique du fait de la pandémie” vous évite de perdre votre temps précieux.

La pandémie, c’est l’explication ultime de la pathologie multipliée par la solidarité et l’uniformité entre les victimes, et touchant en premier ceux qui prétendent vous manipuler, placés les plus près de la source du mal. La pandémie, c’est la justification et l’explication de l’existence des élitesSystème et des zombieSystème que sont ces élites : elles sont effectivement investies et productrices de la folie qu’est cette pathologie répandue par pandémie, parce que manipulatrices de la pandémie, et donc sources même de la pathologie qui les dévaste. Vous êtes alors assuré de ce fait de l’existence et de la malignité de ces élitesSystème, et de la profondeur du mal qui les ronge. Elles fournissent une aide précieuse au processus d’Effondrement du Système qu’elle prétendent servir et protéger, comme des cytokinesSystème si vous voulez…

… Car le second des deux “aspects essentiels de l’Effondrement” dont le symbolisme des ‘tempêtes’ me donne la plus complète confirmation, c’est l’inversion. La logique morbide est d’ailleurs là pour nous décrire la chose : l’inversion, c’est le symptôme essentiel de la pathologie que répand la pandémie, c’est l’illustration même du mal qui nous déchire si nous ne nous révoltons pas, dans tous les cas qui déchire nos élitesSystème jusqu’à leur faire boire leur propre sang.

L’inversion explique toutes les folies absurdes de cette époque, et par conséquent le comportement fou et faussaire des cytokine, ces Cartes-soldats qui se révoltent dans une ‘tempête’ de traîtrise. Ainsi est-on, conduit à l’explication la plus complète, la plus justement intuitive qui soit, – que l’inversion que déverse sur nous la pandémie, et sur le Système lui-même, transforme la surpuissance du Système en autodestruction du même.

Ainsi le symbole de la surpuissance devient-il aisément symbole d’autodestruction, et la gentille cytokine pure charogne qui conduit le système au Mordor d’où jamais il n’eût dû sortir.

Bal des cytokines ? Bal des charognes, oui… C’est la loi de la tragédie-bouffe, l’avers et le revers de la pièce antique que nous avons trahie.

https://www.dedefensa.org/article/le-bal-des-cytokines

Pendant que vous dormiezGafa, coronavirus, Hong Kong : les informations de la nuit

Pendant que vous dormiezGafa, coronavirus, Hong Kong : les informations de la nuit

2 MINCOURRIER INTERNATIONAL (PARIS) 

États-Unis : au Capitole, les Gafa sermonnés par les politiques. Les PDG des Gafa – Sundar Pichai (Google), Tim Cook (Apple), Mark Zuckerberg (Facebook), Jeff Bezos (Amazon) – “quatre géants de la technologie d’une valeur totale de près de 5 000 milliards de dollars”, ont affronté mercredi 29 juillet les “questions épineuses” des législateurs américains, à Washington, rapporte le New York Times. Pendant plus de cinq heures, les 15 membres d’un panel antitrust à la Chambre des représentants ont interrogé les dirigeants “sur les tactiques et la domination du marché qui ont fait le succès de leurs entreprises”. Les démocrates ont critiqué ces compagnies “pour avoir acheté des start-up afin de les étouffer”, raconte le journal, tandis que les républicains “se sont demandé si les plateformes avaient muselé les points de vue conservateurs et étaient antipatriotiques”.

Coronavirus : seuils macabres aux États-Unis et au Brésil. Aux États-Unis, le pays le plus endeuillé par la pandémie de coronavirus, le triste cap des 150 000 morts a été franchi mercredi. “Une étape importante de traumatisme et de tragédie qui marque la propagation du coronavirus des grandes villes vers les banlieues et les zones rurales, en particulier au Texas, en Floride, en Californie et en Arizona”, commente le Washington Post. Au Brésil, le bilan s’est aussi accéléré mercredi, avec 90 000 morts. Et “le nombre total d’infections confirmées” depuis l’apparition de la maladie se chiffre “déjà” dans le pays à plus de 2,5 millions, déplore Folha de São Paulo.

Quatre étudiants arrêtés à Hong Kong en vertu de la loi controversée sur la sécurité nationale. Quatre étudiants impliqués dans un groupe prônant l’indépendance, dissous en juin, ont été arrêtés par la nouvelle unité de police de Hong Kong qui applique la loi sur la sécurité nationale, indique le South China Morning Post. Selon la police, les quatre étudiants arrêtés – une jeune femme et trois jeunes hommes âgés de 16 à 21 ans – sont soupçonnés d’“organisation et d’incitation à la sécession”“La police n’a pas révélé l’identité des suspects, mais des images publiées en ligne ont montré que Tony Chung, l’un des anciens organisateurs de Studentlocalism, avait été emmené menottes aux poignets par des agents”, écrit le quotidien. “Il s’agit des premières arrestations visant des figures politiques publiques depuis l’entrée en vigueur de cette loi, imposée par Pékin à son territoire semi-autonome le 30 juin dernier”, relève l’article.

https://reveil.courrierinternational.com/#/edition/1981454/article/1981478

SécuritéLes États-Unis vont retirer près de 12 000 militaires d’Allemagne

SécuritéLes États-Unis vont retirer près de 12 000 militaires d’Allemagne

3 MINCOURRIER INTERNATIONAL (PARIS)Environ 6 400 soldats seront rapatriés aux États-Unis, tandis que les 5 600 autres seront repositionnés dans d’autres pays de l’Otan, a fait savoir le chef du Pentagone mercredi. “Nous ne voulons plus être les pigeons”, a expliqué Donald Trump, qui reproche à Berlin de ne pas contribuer assez au budget de l’Otan. 

“Les États-Unis vont retirer ou déplacer plus de troupes en Allemagne que ce qui était prévu”, titre sobrement Deutsche Welle : Washington va réduire de près de 12 000 le nombre de ses militaires dans le pays, a indiqué le ministre américain de la Défense, Mark Esper, lors d’une conférence de presse mercredi 29 juillet. Soit une réduction d’“environ un tiers” de la présence américaine, relève la radio allemande. Alors qu’“au début de ce mois”, rappelle l’article, “le Pentagone avait déclaré que le président Donald Trump avait approuvé un plan de retrait d’“environ 9 500 soldats américains d’Allemagne”.

Sur les quelque 34 500 militaires américains qui y sont actuellement déployés, environ 6 400 seront rapatriés aux États-Unis tandis que les 5 600 autres seront repositionnés dans d’autres pays de l’Otan, notamment la Belgique et l’Italie, a détaillé le chef du Pentagone. Washington envisage aussi de repositionner des forces en Pologne et dans les États baltes, si un accord est trouvé avec ces pays sur leur statut. Ce “réarrangement” de troupes “devrait être le plus important en Allemagne depuis la guerre froide”, décrypte la Deutsche Welle.

Pays “délinquant”

En annonçant, en juin, vouloir réduire les troupes américaines en Allemagne, Donald Trump avait “pris de court ses alliés à la fois à l’intérieur et à l’étranger”retrace de son côté l’édition Europe de Politico. Cette décision, que le président américain “avait liée à l’échec de Berlin à atteindre l’objectif non contraignant de l’Otan de dépenser 2 % de son PIB pour la défense”, avait alors été interprétée comme “une punition des dirigeants allemands” – le gouvernement allemand a déclaré qu’il s’attendait à y consacrer 1,37 % du PIB cette année, souligne la Deutsche Welle.

Mercredi, Mark Esper s’est efforcé de présenter ce projet comme nécessaire stratégiquement, expliquant que consolider les alliances américaines en Europe renforcerait la capacité de l’Otan à dissuader les agressions russes. Mais il a aussi réitéré les critiques précédemment formulées par l’occupant du Bureau ovale, déclarant que l’Allemagne, “pays riche”“peut et doit payer plus pour sa défense”.

Plus tard, face à des journalistes dans la matinée, Donald Trump a lui expliqué que les États-Unis ne veulent “plus être les pigeons” et a qualifié le pays de “délinquant” :

Ils [les soldats] sont là pour protéger l’Europe. Ils sont là pour protéger l’Allemagne, n’est-ce pas ? Et l’Allemagne est censée payer pour cela. L’Allemagne ne paye pas pour ça. Nous ne voulons plus être les pigeons. Donc nous réduisons la force parce qu’ils ne paient pas leurs factures. C’est très simple, ils sont délinquants.”

“Un cadeau au Kremlin”

Pour le général américain à la retraite Ben Hodges, interrogé par la Deutsche Welle, ce plan constitue “un cadeau au Kremlin”. Endommageant la relation des États-Unis avec l’Allemagne, il a été délivré sans réduction des agressions russes, déplore-t-il.

“L’ironie de la chose, c’est que le retrait de l’accord fera peser un fardeau plus lourd sur le budget de la défense américaine”, commente pour sa part Slate. “Des économies seraient réalisées si M. Trump dissolvait ces unités militaires.” Mais ce n’est pas l’option choisie, et “la construction ou l’extension de nouvelles structures et installations” dans les autres pays de l’Otan “coûtera” – des milliards de dollars, à en croire Mark Esper mercredi. “Une autre ironie révélatrice : l’Italie et la Belgique ne paient pas non plus pour la défense autant que Trump voudrait qu’elles le fassent”, pointe le site américain, pour qui “il s’agit simplement d’une vengeance contre Merkel”.

“Reste à voir si le Congrès approuvera les fonds nécessaires à une délocalisation aussi majeure”, écrit le Wall Street Journal. Le quotidien relate par ailleurs qu’un porte-parole de Joe Biden a fait savoir que le plan du Pentagone serait révisé si le candidat démocrate remportait la présidentielle américaine.

https://reveil.courrierinternational.com/#/edition/1981454/article/1981475

Corymbe, une mission à double facette (cap. vaisseau Tranchant)


Corymbe, une mission à double facette (cap. vaisseau Tranchant)

 Nicolas Gros-VerheydeGolfe de Guinéeopération CorymbePHA Tonnerre  6 min read

(B2) Avant la pause estivale, j’ai choisi de donner la parole au commandant du porte-hélicoptères Tonnerre, le capitaine de vaisseau Arnaud Tranchant, qui vient de boucler une présence dans le golfe de Guinée

Le CV Tranchant à bord du PHA Tonnerre (crédit : Marine nationale)

Déclenchée début juin, cette mission est désormais un classique pour la marine nationale. Depuis 1990, un bâtiment est présent dans la zone (1). Cette fois, avec des conditions d’exécution un peu différentes, compte-tenu de la crise du Covid-19.

Corymbe, c’est une mission à multiples facettes en fait ?

— On peut le dire. Notre présence a deux volets. Premièrement, assurer la sécurité des intérêts stratégiques français. Nous réalisons des patrouilles du fond du golfe de Guinée, dans la zone où nos opérateurs industriels sont présents, en interaction avec les forces françaises prépositionnées en Côte d’Ivoire et au Gabon. C’est un volet purement national. Deuxièmement, nous venons en appui aux marines du Golfe (Sénégal, Côté d’Ivoire, Bénin, Togo, Nigeria et Gabon). Nous faisons des patrouilles en commun ou effectuons des vols à leur profit avec notre hélicoptère de bord Caïman (2) pour surveiller la zone économique exclusive, ou lutter contre la piraterie et contre la pêche illégale. Nous faisons des entraînements conjoints et procédons à de multiples échanges.

Cette collaboration est un point important ?

— Bien sûr. Cela permet de partager l’appréciation de la situation. Ensuite le fait que la marine française soit présente régulièrement nous donne de la crédibilité, nous permet de tisser des liens fraternels assez intimes avec ces marines de manière à nous parler comme de vrais frères d’armes.

La crise du Covid-19 a-t-elle entraîné une modification du cours de la mission ?

— En effet. Cette mission a connu des modalités inédites avec six semaines de mer, en quasi autonomie. Nous avons fait juste deux escales de ravitaillement en gasoil à Dakar. Mais sans ravitaillement en vivres, ni en eau [Le Tonnerre est équipé pour produire sa propre eau potable]. C’était exigeant pour les équipages. Mais nous avons réussi à trouver des modalités, pour faire face à la fatigue induite par ces conditions.

Ce n’est pas la première fois que vous êtes dans la zone. La septième si j’ai bien compté. Quelle leçon en tirez-vous ?

— C’est ma septième mission en zone Corymbe. Il y a ici une densité en mer et une grande diversité des acteurs. Entre les pêcheurs locaux, les pêcheurs plus hauturiers, souvent asiatiques, la présence des plate-formes pétrolières, sans oublier les acteurs de la sécurité, privés ou étatiques, on voit bien ici la maritimisation du monde. Il y a énormément de monde sur l’eau. En vingt ans, j’ai pu assister à la densification des activités, avec du coup une évolution de la sécurité, liée à l’augmentation de ces activités, licites ou illicites.

Les marines locales sont-elles en état, à même de contrer cette menace ?

— Je ne porterai pas de jugement sur l’état des marines. Ce que je vois c’est qu’elles produisent des effets opérationnels. Elles ont déjà des capacités et montent en puissance. Elles naviguent, patrouillent, interviennent. Sur le plan du partage de l’information, le processus [de Yaoundé] produit de l’effet. Maintenant, l’intervention maritime reste un enjeu de taille. Il reste toujours des axes d’effort.

La crise du coronavirus a-t-elle aussi fait évoluer les modes d’action des pirates et bandits de mer ?

— La chute du cours de pétrole a produit une évolution du mode d’action des pirates, comme géographique. Le détournement de pétrole (bunkering) devenant moins rentable dans le golfe du Nigeria, ils se sont tournés vers la prise d’otages, lucratif avec les rançons. Les bunkerings étaient auparavant très concentrés dans les zones pétrolières. Mais cette activité d’otages se produit hors de ces zones, beaucoup plus loin des côtes. Ce qui augmente les zones à risque. Il faudra veiller à l’avenir si cette évolution persiste.

Ces attaques restent plutôt violentes, comparé avec ce qui se produit en Afrique de l’Est ?

— Le caractère très violent des actes pirates dans cette zone persiste. Cela n’a pas changé. Ce ne sont pas des pêcheurs reconvertis comme en Somalie. Ici, ce sont des organisations criminelles, organisées dans cet objectif, dont c’est le revenu principal, avec un impératif de résultat. Ce sont des attaques rapides. Ils montent à bord très vite, repartent avec des otages choisis très vite aussi, pour réintégrer leurs bases cachées [d’où ils négocient le versement d’une rançon]. Ils sont armés, avec des capacités d’autodéfense et d’agression importantes. Cela nous oblige à adapter nos modes : l’attaque étant rapide, il faut agir rapidement.

Vous êtes intervenus ?

— À chaque fois que nous avons pu apporter un appui, nous l’avons fait. Nous avons ainsi pu observer [à distance] trois attaques pirates (3). Toutes trois ont débouché sur des prises d’otages. Pour deux sur trois, nous étions trop loin pour intervenir. Une était davantage à portée. Nous avons déployé notre hélicoptère Caïman pour permettre le pistage de tous les navires à proximité. Les informations ont été transmises aux marines partenaires pour leur permettre d’agir. Nous nous sommes ensuite approchés du navire piraté, pour réconforter les marins, voir s’il y avait des blessés, recueillir les informations. C’est toujours utile pour connaître les modalités d’action des pirates.

Après Corymbe, quel est votre programme ?

— Retour à Toulon, où nous serons en alerte en métropole. En fin année, le navire connaitra un arrêt technique. Et l’année prochaine (2021), nous assurerons la mission ‘Jeanne d’arc’ de formation des jeunes officiers…

(Propos recueillis par Nicolas Gros-Verheyde)

Entretien réalisé le 11 juillet 2020, par téléphone alors que le PHA Tonnerre était dans le Golfe de Guinée par une mer plutôt forte.


Le volet ‘coopération’ de la mission

La mission Corymbe a débuté par des entraînements conjoints avec les éléments français au Sénégal (EFS) et la marine sénégalaise. Fin juin, il s’est d’abord entraîné avec le patrouilleur ivoirien L’Emergence la lagune d’Abidjan, puis, dans le golfe de Biafra, avec les forces gabonaises avec, à la clé, entraînement amphibie, plongée et exercice anti-piraterie. L’hélicoptère Caïman a patrouillé ensuite à la demande du Nigéria et du Bénin pour repérer des navires. Après une seconde escale logistique à Dakar, sur le chemin du retour, le Tonnerre a mené un exercice de tenue de situation « surface » et un treuillage avec le patrouilleur sénégalais Fouladou. Au total, plus de 16.000 nautiques parcourus par le navire et 63 heures de vol pour l’hélicoptère Caïman, dont 12 missions de surveillance maritime.


  1. La France déploie au moins une fois par an dans la zone un grand navire amphibie ou porte-avions hélicoptères (Tonnerre, Mistral…).
  2. L’usage de l’hélicoptère a un gros avantage : augmenter l’allonge du navire. L’autonomie assez importante du Caïman lui permet d’intervenir dans un rayon de 100 nautiques environ (avec une demi-heure sur place et le trajet retour). Il est surtout doté d’un radar de veille surface « très performant » qui permet le recueil d’images de jour comme de nuit.
  3. Il y a un système de déclenchement d’alerte, à la fois sur radio VHF et satellite (doublée sur plusieurs fréquences). Cela permet à la fois aux navires publics d’intervenir comme aux navires marchands d’être informés et de se prémunir d’une attaque. Les centres de coordination mondiale sont aussi informés (via satellite), permettant de répercuter l’information sur tous les autres navires.

Lire aussi sur le sujet :

Et notre dossier Mica Center :

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l’université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 – Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir)

https://www.bruxelles2.eu/2020/07/corymbe-une-mission-a-double-facette-cap-vaisseau-tranchant/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=les-newsletter-total-derniers-articles-de-notre-blog_2

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6Medias, publié le jeudi 30 juillet 2020 à 09h45

Selon La Provence, le professeur Didier Raoult a déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse contre le patron de l’AP-HP Martin Hirsch. Ce dernier l’a accusé de faux témoignages sous serment.

Leur opposition va se poursuivre devant la justice.

Selon les informations de La Provence, Didier Raoult attaque Martin Hirsch en justice. A travers la voix de son conseiller, Me Brice Grazziani, le professeur annonce qu’il porte plainte pour dénonciation calomnieuse. Il estime que le directeur général de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris a franchi les limites en l’accusant de faux témoignage sous serment.

L’opposition entre les deux hommes remonte au 26 juin dernier. Ce jour-là, face à la commission d’enquête parlementaire, le célèbre médecin marseillais fait mention d’un taux de mortalité des malades du Covid-19 dans les services de réanimation qui serait de 43% à Paris contre 16% dans les services marseillais. Des accusations en partie contestées par Martin Hirsch le 6 juillet dernier.
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Didier Raoult pointait aussi du doigt la gestion du premier patient chinois traité en France. Âgé de 80 ans et fiévreux, cet homme issu de la région du Hubei, en Chine, n’avait pas été diagnostiqué positif et avait dans un premier temps été renvoyé à son domicile puisqu’il « ne venait pas de l’épicentre de l’épidémie et n’avait pas de signes respiratoires » selon le chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat.

Une lettre qui passe mal

La plainte du professeur marseillais est essentiellement liée à un courrier envoyé par Martin Hirsch à Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, et Brigitte Bourguignon, présidente de la commission. Dedans, il dénonçait, lors de son audition, les déclarations de Didier Raoult « qui mettent gravement en cause l’AP-HP, faites sous serment » et qui « semblent s’apparenter à un faux témoignage ».

Une lettre qui a été la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour l’infectiologue marseillais. « Le professeur Raoult a été beaucoup malmené pendant toute cette crise mais tant que cela reste de l’ordre du débat scientifique, il n’a jamais rien dit. Là, la limite a été dépassée. D’autant que les chiffres qu’il a avancés sont issus de données épidémiologiques de l’AP-HP et de l’AP-HM. Il ne voulait pas laisser passer cela », explique Me Grazziani à La Provence. Il rappelle que ce délit est d’ailleurs passible de cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.

Didier Raoult: « faillite totale » du conseil scientifique et organisation « archaïque » des testshttps://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe?mdtk=01582271&zone=18&type_player=0&sendstats=0&src=f80rk5&width=670&height=377&urlfacebook=https%3A%2F%2Factu.orange.fr%2Ffrance%2Fdidier-raoult-porte-plainte-contre-martin-hirsch-magic-CNT000001s4itF.html&ad=1&autoplay=no&fstart=2&title=Didier+Raoult%3A+%22faillite+totale%22+du+conseil+scientifique+et+organisation+%22archa%C3%AFque%22+des+tests&endMessage=um_pvp_digitekawidget__714505_ultimediaEndRoll&widgetPrefix=um_pvp_digitekawidget__714505_&tagparam=0&tagparamdecoded=&visible=&gdprconsentstring=

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https://actu.orange.fr/france/didier-raoult-porte-plainte-contre-martin-hirsch-magic-CNT000001s4itF.html

Le cours de l’or explose: la planche à billets panique-t-elle les investisseurs?

Des dollars

Le cours de l’or explose: la planche à billets panique-t-elle les investisseurs?

© CC0 / QuinceMedia / dollarsECONOMIE17:33 29.07.2020(mis à jour 17:42 29.07.2020)URL courtePar Fabien Buzzanca620S’abonner

L’once d’or a atteint le 28 juillet un record absolu à 1.981,27 dollars. Où va s’arrêter le métal jaune? Bank of America Merrill Lynch prévoit un prix à 3.000 dollars dans les prochains mois. Philippe Herlin, docteur en économie et chroniqueur pour Or.fr, livre à Sputnik France son analyse de cette nouvelle ruée vers l’or.

Deux records coup sur coup. Le 27 juillet, l’once d’or atteignait le prix de 1.945,72 dollars, balayant le précédent record datant de 2011. Déjà euphoriques, les aficionados du métal jaune ont pu se réjouir à nouveau dès le lendemain. Le cours de l’or a franchi le 28 juillet en Asie la barre des 1.980 dollars l’once.https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1287641413237317632&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Ffr.sputniknews.com%2Feconomie%2F202007291044175798-le-cours-de-lor-explose-la-planche-a-billets-panique-t-elle-les-investisseurs%2F&siteScreenName=sputnik_fr&theme=light&widgetsVersion=9066bb2%3A1593540614199&width=550px

​Si depuis, le prix du précieux métal reprend son souffle, il évolue toujours à des niveaux inédits (1.954,02 dollars à 16h00 GMT). Depuis le début de l’année, le coût de l’or s’est apprécié de plus de 25%. Comment expliquer une telle envolée? Pour Philippe Herlin, Docteur en économie et chroniqueur pour Or.fr, la raison principale est à chercher du côté des montants colossaux injectés dans l’économie par les Banques centrales:

«La planche à billets commence à faire naître une défiance sur la monnaie. Et cela concerne aussi bien le dollar que l’euro.»

Afin de faire face à la crise économique entraînée par la pandémie de Covid-19, les Banques centrales font tourner la planche à billets à plein régime. La Réserve fédérale américaine (FED) achète des dizaines de milliards de dollars d’actifs de manière hebdomadaire. Si bien qu’en juin, son bilan a dépassé les 7.000 milliards de dollars, alors qu’il était inférieur à 3.500 milliards en mars. Le bilan de la FED représentait donc l’équivalent de 32% du PIB américain à la fin du premier semestre 2020.

L’immobilier en difficulté

Ses pendantes européenne ou japonaise n’ont rien à lui envier en matière d’artillerie monétaire. À la fin juin, le bilan de la Banque centrale européenne (BCE) dépassait 52% du PIB de la zone euro. Celui de la Banque du Japon (BoJ) est quant à lui supérieur au PIB du pays (120%).https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-1&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1287663346368512000&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Ffr.sputniknews.com%2Feconomie%2F202007291044175798-le-cours-de-lor-explose-la-planche-a-billets-panique-t-elle-les-investisseurs%2F&siteScreenName=sputnik_fr&theme=light&widgetsVersion=9066bb2%3A1593540614199&width=550px

​Un tel contexte fait donc craindre une érosion de la valeur des monnaies et pousserait les investisseurs vers un actif refuge tel que l’or. Mais d’après Philippe Herlin, l’orgie de liquidités des Banques centrales n’explique pas à elle seule cet appétit pour le métal précieux.

«L’immobilier va connaître une période difficile. Notamment le commercial, avec une augmentation du nombre de faillites. La hausse du chômage dans le monde va quant à elle impacter l’immobilier résidentiel, même si les situations seront différentes selon les pays et les villes», analyse Philippe Herlin.

La pandémie de Covid-19 a fait exploser le taux de chômage à travers le globe. «Dans le scénario le plus optimiste d’évolution de la pandémie, le taux de chômage dans l’ensemble des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pourrait atteindre 9,4% au quatrième trimestre 2020, dépassant tous les pics enregistrés depuis la Grande Dépression», expliquait ainsi l’organisme aux 37 nations, dans son édition 2020 du rapport «perspectives de l’emploi», publié le 7 juillet.

Des lingots d'or

© CC0 / STEVEBIDMEADCombien d’or la Banque de France stocke-t-elle?

Quant aux faillites, l’assureur-crédit Euler Hermes a récemment annoncé des prédictions très sombres: +35% dans le monde d’ici 2021. Les États-Unis, première économie du globe, devraient voir le nombre de défaillances d’entreprises s’envoler de 57% d’ici 2021.

Si les investisseurs ne peuvent compter sur l’immobilier, où se diriger? Les obligations souveraines pourraient offrir une alternative afin de protéger son capital. Mais les rendements très faibles, voire négatifs les ont rendu moins attractives. «Il n’y a presque plus de perspectives de gain sur le marché obligataire», souligne Philippe Herlin. 

À 15h00 GMT ce 28 juillet, le rendement de l’obligation américaine à 10 ans était de 0,579%. C’est encore moins pour le Japon avec 0,014%. La France et l’Allemagne se situent quant à elles en territoire négatif, avec respectivement -0,189% et -0,507%.

L’or, un actif limité

Quid alors des actions? «Elles sont bien remontées depuis l’effondrement du mois de mars. Mais les investisseurs se rendent bien compte que tout ceci est le résultat des planches à billets des Banques centrales qui tiennent les marchés sous perfusion. Les PER [pricing earning ratio ou ratio cours sur bénéfices, ndlr] sont très élevés et les actions valent très cher. La récession va faire souffrir les entreprises et les bénéfices vont baisser. Certains investisseurs se disent que ne n’est pas le moment d’investir dans les actions», analyse Philippe Herlin.

C’est là que le métal jaune entre en jeu, comme le souligne l’auteur de «L’or, un placement d’avenir» (Éd. Eyrolles):

«Quand on regarde les actifs restants qui sont assez importants en volume pour investir, l’or apparaît comme un choix évident. Ce n’est pas un actif qui est dans une situation de bulle. Beaucoup d’investisseurs commencent à comprendre que l’or peut être un très bon placement dans la situation actuelle et pour les années qui viennent.»

Reste qu’il est un actif limité. D’après USGS (United States Geological Survey), la production mondiale d’or est estimée à 3.260 tonnes en 2018. Cela ne représente qu’une croissance d’un pour cent par rapport à l’année précédente (3.230 tonnes). Pour Philippe Herlin, ce n’est pas un problème:

«C’est l’un des facteurs qui font que le prix de l’or monte. Il est impossible d’imprimer du métal jaune, au contraire de la monnaie. On en trouve environ 3.000 tonnes par an. C’est un actif à offre limitée, à l’instar du Bitcoin. Ceci étant dit, je pense que nous sommes loin d’une situation de bulle sur le marché de l’or, d’autant plus que tout le reste de l’économie est assez malade.»

D’après le Docteur en économie, le contexte actuel est parfaitement propice à une explosion des cours. C’est aussi l’avis des analystes de Bank of America Merrill Lynch, qui prévoient que le cours de l’or passera les 3.000 dollars l’once dans les prochains mois. Quant à l’investisseur milliardaire Mike Novogratz, il a récemment déclaré lors d’une interview à CNBC que le cours de l’or continuerait de grimper tant que la «pompe à liquidités» du gouvernement américain resterait en route.https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-2&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1288204115072495620&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Ffr.sputniknews.com%2Feconomie%2F202007291044175798-le-cours-de-lor-explose-la-planche-a-billets-panique-t-elle-les-investisseurs%2F&siteScreenName=sputnik_fr&theme=light&widgetsVersion=9066bb2%3A1593540614199&width=550px

​«Les grandes bulles se terminent généralement par des mesures politiques», a-t-il lancé, avant d’ajouter: «Il ne semble pas que la Fed va augmenter les taux… La liquidité ne va pas disparaître. Nous allons avoir un gros stimulant.»

Philippe Herlin note quant à lui que, contrairement à 2011 et au précédent record de l’once d’or en dollar, les moyens de rassurer les investisseurs sont moindres.

Une situation semblable au début des années 2000?

«En 2011 les craintes d’explosion de la zone euro par rapport à la crise grecque avaient créé des incertitudes qui avaient fait monter le cours de l’or jusqu’à un record, qui vient d’être battu. À l’époque, la Banque centrale européenne, l’Union européenne et le FMI avaient sorti un plan d’aide qui avait rassuré les investisseurs et fait disparaître les craintes d’explosion de la zone euro. L’or avait donc baissé par la suite», explique l’expert.

«Nous sommes dans une situation totalement différente aujourd’hui. Les investisseurs se rendent compte qu’il y a trop de planches à billets et que l’on plonge dans la récession. La question est la suivante: que va valoir la monnaie si les dettes explosent dans un contexte de récession?», ajoute-t-il.

D’après lui, le contexte actuel ressemble plus à celui du début des années 2000, quand la FED avait commencé à faire tourner la planche à billets après le krach du Nasdaq, suite à l’explosion de la bulle Internet. Une période de baisse des taux d’intérêt avait alors été enclenchée. L’or était passé de moins de 300 dollars l’once en janvier 2000 à plus de 1.900 dollars en 2011.

Philippe Herlin conclut:

«Pour moi, la question n’est pas de savoir si le cours de l’or va gagner 20, 30 ou 40%, mais plutôt s’il va doubler, tripler ou quadrupler.»

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