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Le putsch en Éthiopie a fait passer le pays à deux doigts de l’effondrement

Le putsch en Éthiopie a fait passer le pays à deux doigts de l’effondrement


Par Andrew Korybko − Le 24 juin 2019 − Source eurasiafuture.com

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Une tentative de coup d’État, dans la région d’Amhara, cœur historique de l’Éthiopie, a été évitée de justesse ; le responsable de cet état a été tué et le plus haut dirigeant militaire du pays a été assassiné dans la capitale en lien avec cette tentative. L’échec de cette tentative de changement de régime préserve, au moins pour l’instant, le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique de la guerre civile et de l’effondrement qui s’ensuivrait.

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Abiy Ahmed

Le Gorbatchev éthiopien

Le dirigeant actuellement en exercice, Abiy Ahmed, ancien dirigeant des services de renseignements du pays, avait pris son poste il y a un peu moins d’un an et demi, suite à ce qui s’apparenta de facto à un « coup d’État en douceur » au sein du Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (FDRPE). Il avait ensuite commencé à réaliser des réformes politiques drastiques, sur les plans domestique et international, qui avaient vu plusieurs groupes d’opposition libérés de leur désignation « terroriste », et étaient arrivées à un accord de paix avec l’Érythrée voisine. L’Éthiopie n’apparaissait dans les journaux que pour en citer de bonnes nouvelles, et le pays apparaissait comme sur le chemin de devenir l’une des puissances montantes d’Afrique, mais les réformes du « Gorbatchev éthiopien » ont également eu l’effet indésiré d’ouvrir une boîte de Pandore de tensions ethno-régionalistes sur les frontières internes du pays. Ce problème n’a fait que croître depuis lors, d’autant plus que de nombreux éthiopiens estiment que le premier ministre Abiy a envoyé des signaux démontrant son intention d’en arriver à une décentralisation de l’État.

Le contexte politique intérieur

L’Éthiopie, second pays d’Afrique en nombre d’habitants, constitue déjà légalement une fédération, mais l’ancienne faction menée par les Tigrayans (Front de libération du peuple du Tigray, FLPT) du parti au pouvoir, qui était aux commandes du pays avant le « coup d’État en douceur » du premier ministre actuel n’avait jamais laissé ce statut être mis en pratique : l’Éthiopie constituait de facto un État centralisé, en contravention de sa propre constitution. Malgré tout, et en dépit des graves défauts de l’ancien état des affaires — comme le refus de souscrire aux exigences régionales du peuple Oromo (principale pluralité du pays, constituée d’environ un tiers de la population, stratégiquement concentrée sur la région centrale), qui avait failli amener le pays à la guerre civile avant la prise de fonction du premier ministre Abiy —, la paix avait pu être préservée dans le reste du pays, du fait d’un style de gouvernement autoritaire. Mais il avait fini par apparaître que la situation reprenait en tensions dans la région Oromia, d’où la décision d’élever des représentants ethniques issus de ce groupe — le premier ministre Abiy — comme chef de l’État, en vue d’apaiser les foules manifestant de façon de plus en plus violente.

L’Éthiopie avait certes réussi à passer le cap de la première crise Oromo, qui avait failli dégénérer en guerre civile. Mais les actions prises pour l’éviter ont déclenché plusieurs foyers répartis dans le pays, suite à une explosion de nationalisme ethno-régionaliste déchaîné par les réformes gorbatcheviennes » du premier ministre Abiy. Les frontières administratives intérieures du géant Est-africain ne correspondent pas tout à fait à la distribution ethnique du pays, même si certains groupes peuvent constituer des majorités locales selon les régions. Par exemple, plusieurs lignes de failles existent entre les régions d’Oromia et de Somali, ainsi qu’entre les régions d’Amhara et de Tigray. Les minorités d’une région donnée, qui constituent la majorité d’une région voisine, et qui sont voisines selon les frontières administratives intérieures, craignent que la mise en œuvre d’un décentralisation de facto les transformera en victimes de politiques nationalistes par la nation majoritaire dans la région qu’elles occupent. Bien entendu, les représentants des majorités ainsi que leurs soutiens estiment, quant à eux, que les minorités ethniques occupant leur région (et constituant une majorité dans la région voisine) volent les terres de leur peuple, ce qui a donné lieu à plusieurs conflits locaux dès que le contrôle étatique faiblissait.

L’Éthiopie de Abiy == l’URSS de Gorbatchev ?

Malgré les réformes bien intentionnées du premier ministre Abiy, l’Éthiopie moderne s’est transformée en un équivalent de la poudrière ethno-régionaliste qu’était devenue l’ex-Union soviétique dans les années Gorbatchev, le seul élément manquant étant l’étincelle qui mettra le feu aux poudres et fera exploser l’État. Le Tigray, la région hôte du FLPT, est déjà fortement opposée au gouvernement réformateur du premier ministre Abiy, et les éthiopiens n’ont pas oublié la finesse militaire de cette minorité relativement minuscule (environ 6% de la population), qui avait constitué l’avant-garde de la lutte que le gouvernement communiste Derg lors de la dernière guerre civile, et rendu possible la victoire contre lui. Par ailleurs, les Amharas — la seconde pluralité en nombre, comptant un peu plus du quart de la population — se sont toujours considérés comme le cœur de la nation éthiopienne, et connaissent un penchant pour la centralisation, tant de facto que de jure (on le vit lors de l’ère impériale, de l’ère Derg, et de l’ère FDRPE — menée par le FLPT). On peut penser qu’une rébellion dans cette région couperait la région voisine de Tigray du gouvernement central encore plus qu’elle ne l’est déjà, et qu’une guerre civile pourrait s’ensuivre, sauf à voir le gouvernement revenir sur ses réformes radicales.

La tentative de coup d’État d’Asaminew à Amhara

Le contexte pré-cité explique certains des raisonnements stratégiques à l’œuvre derrière le putsch récent. Cette tentative a été menée par Asaminew Tsige, chef de la sécurité de la région d’Amhara, libéré de prison l’an dernier après 10 années sous les verrous, par suite de son implication à un complot contre l’État en 2009. Le premier ministre Abiy l’avait fait libérer il y a 18 mois, pour faire marque de bonne volonté dans la réconciliation nationale et signaler le sérieux de ses réformes. L’idée sous-jacente à cette libération était également que si Asaminew et d’autres s’opposaient au FDRPE — mené par le FLPT, ils constitueraient des alliés naturels de son gouvernement réformiste. Une erreur colossale de vision, qui avait négligé le modus operandi de la tentative de coup d’État de 2009, décrite à l’époque par Reuters comme « faisant usage d’assassinats et d’engins explosifs, créant un chaos tel que la rue se soulèverait contre le gouvernement ». En d’autres termes, Asaminew voulait lancer une guerre hybride sur l’Éthiopie par des moyens de guerre non-conventionnelle (terrorisme, assassinats, engins explosifs, etc), afin de catalyser une révolution de couleur que lui-même et ses cohortes espérait chevaucher pour obtenir un retour en arrière sur les réformes et/ou un changement de régime.

Et c’est exactement le même scénario qu’il a essayé de nouveau de déployer le week-end dernier. Une équipe de ses fidèles a assassiné le chef de région d’Amhara, et un garde du corps acquis à sa cause a tué peu de temps après le dirigeant militaire le plus gradé du pays à Addis Abeba. Peu avant sa tentative de coup d’État, Asaminew avait pressé publiquement ses compagnons Amharas à prendre les armes et à former des milices pour défendre leur région, et c’est en fait face à cette menace latente de sécurité que le chef de région tenait une réunion au cours de laquelle il s’est fait tuer. Si Asaminew et les siens avait pris le pouvoir à Amhara après avoir décapité l’armée comme ils l’ont fait, cette région ainsi que celle de Tigray seraient tombées totalement hors de contrôle de l’armée fédérale, et le premier ministre Abiy aurait été contraint de revenir sur ses réformes, en espérant conserver les soutiens suffisants au sein du FDRPE pour garder les rênes du pouvoir ; l’alternative était le déclenchement d’une guerre civile pour restaurer l’autorité du gouvernement. Bref, il n’est pas exagéré de dire que l’Éthiopie s’est trouvée à deux doigts d’un effondrement, dont les conséquences auraient été catastrophiques pour la nation et ses plus de 100 millions d’habitants.

L’enfer de la guerre hybride dans la corne de l’Afrique

Outre les « armes de migration massive«  qui auraient été lancées dans la région, et peut-être jusqu’en Europe, l’événement aurait pu mettre en danger l’unité du pays, voire déboucher sur une version corne de l’Afrique du « blood borders«  de Ralph Peters. Le stratège militaire étasunien a déclaré de manière tristement célèbre que « le nettoyage ethnique fonctionne ». Telle aurait été la conséquence inévitable d’une guerre civile ethno-régionale, qui aurait ou bien « balkanisé » l’Éthiopie en plusieurs États « indépendants »; ou révisé radicalement les frontières administratives intérieures du pays, pour les rendre plus proches de la disposition ethnique d’après-guerre. Dans un cas comme dans l’autre, l’Éthiopie constitue la cheville ouvrière militaire et diplomatique de la sécurité de toute la région, et sa déstabilisation provoquerait une onde de choc dans les États voisins plus faibles que sont la Somalie, le Soudan et le Sud-Soudan ; elle pourrait également compromettre la paix avec l’Érythrée si l’État de la Mer Rouge voyait une opportunité soudaine de supprimer une bonne fois pour toute son maître de la carte, en rendant son soutien aux groupes séparatistes armés éthiopiens.

Pas de traces de l’étranger

Il faut ajouter que le cycle de guerre hybride que nous venons de décrire, déchaîné par la tentative de coup d’État d’Asaminew à Amhara, s’il avait fonctionné, n’aurait servi les intérêts d’aucun État étranger. Les pays du Golfe disposent d’une influence considérable sur l’Éthiopie, depuis la prise de fonction du premier ministre Abiy rendue possible par l’accord de paix négocié par les ÉAU [Émirats Arabes Unis, NdT]avec l’Érythrée ; et le poids lourd de la corne de l’Afrique constitue l’un des partenaires les plus proches de la Chine sur le continent. La Russie et l’Inde aimeraient bien y voir monter les investissements également, et Addis Abeba est toujours restée très proche de Washington pour répondre aux préoccupations de sécurité anti-terroriste en Somalie. On peut toujours avancer l’argument cynique, qui veut que « balkaniser » l’Éthiopie aiderait les USA à diviser pour mieux régner sur cette région stratégique, mais les conséquences chaotiques qui en résulteraient pourraient également compromettre les intérêts leurs propres intérêts, en affaiblissant la « profondeur stratégique » de leurs alliés, en particulier les EAU et l’Inde, face à la Chine. Il apparaît donc que le putsch d’Asaminew a constitué une réponse tout à fait indigène aux réformes libérales « gorbatcheviennes » du premier ministre Abiy, et représente le quatrième coup d’État réussi ou non de l’année, après le Gabonl’Algérieet le Soudan. Le « printemps africain«  n’est donc pas terminé.

Conclusions

Le putsch d’Asaminew en Amhara a fait passer l’Éthiopie à deux doigts de l’effondrement, et bien qu’il ait été finalement enrayé, il n’en expose pas moins les principales lignes de faille du pays et son degré de vulnérabilité aux agitations internes, comme résultantes des réformes radicales « gorbatcheviennes » du premier ministre Abiy. Il revient à présent au chef de l’État de décider s’il faut revenir sur ces réformes, les ralentir, ou poursuivre en avant toute, chacun des choix présentant ses propres avantages et inconvénients ; le jeune dirigeant doit connaître les affres d’un dilemme important. La situation est d’autant plus sensible que l’Éthiopie doit tenir ses premières élections parlementaires réellement libres et équitables l’année prochaine. Il s’agira d’un tournant décisif : ou bien le pays se stabilisera enfin, ou bien l’événement constituera le déclencheur de tensions ethno-régionales. Le premier ministre a donc les mains dans des problèmes presque aussi existentiels que les avait Gorbatchev dans les dernières années d’existence de l’Union soviétique ; mais cela ne signifie pas forcément que l’Éthiopie connaîtra le même chemin que l’URSS, vers les poubelles de l’histoire.

Andrew Korybko est un analyste politique américain, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

Traduit par Vincent pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/le-putsch-en-ethiopie-a-fait-passer-le-pays-a-deux-doigts-de-leffondrement

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Israël contre les Vénézuéliens

Israël contre les Vénézuéliens

par Thierry Meyssan

Une nouvelle tentative de coup d’État a eu lieu le 24 juin au Venezuela. Thierry Meyssan relève qu’elle était dirigée à la fois contre l’administration de Nicolás Maduro et contre son opposant pro-US Juan Guaidó. En outre, selon les enregistrements des conversations des comploteurs, elle était supervisée par des Israéliens.

RÉSEAU VOLTAIRE | DAMAS (SYRIE) | 2 JUILLET 2019 عربيENGLISHESPAÑOLITALIANOPORTUGUÊSROMÂNĂTÜRKÇEΕΛΛΗΝΙΚΆРУССКИЙDEUTSCH

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Le 24 juin 2019, Nicolás Maduro et Juan Guaidó devaient être éliminés au profit de Raúl Baduel.

Une énième tentative de coup d’État a eu lieu le 24 juin 2019 au Venezuela. Tous les protagonistes ont été arrêtés les 22 et 23 et le ministre de l’Information, Jorge Rodríguez, a longuement expliqué à la télévision les tenants et les aboutissants de l’affaire. Elle a été éclipsée par le malaise d’un des chefs lors de sa comparution au tribunal, puis de sa mort à l’hôpital. Elle est pourtant très instructive.

À la différence des fois précédentes, ce complot était observé depuis 14 mois par une unité du Renseignement militaire qui avait été formée par le Renseignement cubain. Durant toute cette période, les Vénézuéliens ont pénétré le groupe et surveillé ses communications audio et vidéo. Ils disposent ainsi de 56 heures d’enregistrement qui fournissent autant de preuves irréfutables.

Plusieurs des individus arrêtés avaient déjà été mêlés aux complots précédents de sorte qu’il est difficile de concevoir cette opération distincte de celles commanditées précédemment par la CIA.

Pas plus d’avenir pour l’opposition que pour le gouvernement

Deux remarques s’imposent. En premier lieu, ce complot était à la fois dirigé contre le président constitutionnel Nicolás Maduro et contre le président autoproclamé Juan Guaidó pour porter un troisième homme au pouvoir, le général Raúl Isaías Baduel.

Ce dernier, ancien chef d’état-major, puis ministre de la Défense, avait été démis de ses fonctions par le président Hugo Chávez, s’était retourné contre lui et avait pris la tête de l’opposition en 2009. Cependant, il s’avéra qu’il avait détourné de l’argent de son ministère. Il fut jugé et condamné à 7 ans de prison ferme qu’il purgea. Il fut à nouveau incarcéré durant le mandat du président Nicolás Maduro et est toujours emprisonné. Un commando devait le libérer et l’emmener à la télévision nationale pour annoncer le changement de régime.

Le fait de promouvoir un troisième président confirme notre analyse, publiée il y a deux ans [1], selon laquelle le but des États-Unis n’est pas de remplacer le régime bolivarien par un autre plus obéissant, mais de détruire les structures étatiques du pays. Du point de vue US, ni la majorité nationaliste ni l’opposition pro-US ne doivent espérer d’avenir.

Les Vénézuéliens qui suivent Guaidó et croient que le soutien US les amènera à la victoire doivent aujourd’hui constater leur erreur. L’Irakien Ahmed Chalabi et le Libyen Mahmoud Jibril sont retournés dans leurs pays dans les bagages des GI’s. Ils n’ont jamais connu le destin qu’ils espéraient.

Les analyses classiques du XXème siècle selon lesquelles les États-Unis préfèrent des gouvernements vassaux à des égaux sont dépassées au stade actuel du capitalisme financier transnational. C’est le sens de la doctrine militaire Rumsfeld/Cebrowski en vigueur depuis 2001 [2] qui a déjà dévasté le « Moyen-Orient élargi » et s’abat aujourd’hui sur le « Bassin des Caraïbes ».

Selon les enregistrements du complot, celui-ci n’était pas organisé par les États-Unis, même s’il est probable qu’ils l’aient supervisé, mais par des Israéliens. Au cours des 72 dernières années, la CIA a organisé une invraisemblable quantité de « changements de régime » par des « coups d’État » ou des « révolutions colorées ». Par souci d’efficacité, l’Agence peut confier simultanément des missions identiques à plusieurs unités, voire déléguer à des sous-traitants certaines opérations. C’est souvent le cas du Mossad qui loue également ses services à de nombreux autres clients.

Ainsi, il y a quatre ans, une autre tentative de coup d’État avait eu lieu au Venezuela. L’opération prévoyait alors divers assassinats et une manifestation qui devait prendre d’assaut le palais présidentiel de Miraflores. TeleSur avait montré que cette tentative était encadrée par des étrangers qui arrivèrent spécialement dans le pays dans les jours la précédant. Ils ne parlaient pas l’espagnol. Aussi le parcours de la manifestation avait-il était mystérieusement fléché avec des graffitis d’étoiles de David et d’instructions en hébreu.

Israël en Amérique latine

Prudemment le ministre Jorge Rodríguez a évité de se prononcer publiquement pour dire si les Israéliens qui dirigeaient le complot du 22 juin étaient ou non mandatés par leur État. De nombreux exemples attestent que c’est tout à fait possible.

Le rôle des services secrets israéliens en Amérique latine remonte à 1982. Au Guatemala, le président judéo-chrétien Efraín Ríos Montt [3] massacra 18 000 Indiens. Pendant qu’Ariel Sharon envahissait le Liban, le Mossad poursuivait dans son ombre les expériences sociales qu’il avait menées depuis 1975 dans l’Afrique du Sud de l’apartheid : créer des Bantoustans pour les Mayas ; un modèle qui sera appliqué aux Palestiniens après les Accords d’Oslo (1994). Contrairement à une lecture optimiste des événements, le fait que le Premier ministre Yitzhak Rabin ait personnellement supervisé les expérimentations sociales en Afrique du Sud [4] ne plaide pas pour sa bonne foi lorsqu’il s’est engagé à Oslo à reconnaître un État palestinien démilitarisé.

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Dans les dix dernières années, les services secrets israéliens 
 ont « autorisé » la société « privée » israélienne Global CST à conduire l’opération « Jaque » de libération d’Íngrid Betancourt, otage des FARC colombiennes (2008) [5]. 
 ont envoyé au Honduras des snipers assassiner les leaders des manifestations pro-démocratie lors du coup d’État contre le président constitutionnel Manuel Zelaya (2009) [6]. 
 ont activement participé au renversement de la présidente brésilienne Dilma Rousseff au sein de la Banque centrale, de la sécurité des Jeux olympiques de Rio de Janeiro et du Sénat (2016).

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Al-Watan #3181
(PDF – 177.9 ko)
http://Al-Watan #3181 (PDF – 177.9 ko)
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https://youtu.be/ODSmn-8s2PU

En outre, les Forces de défense israéliennes 
 ont loué une base sous-marine au Chili ; 
 ont envoyé des milliers de soldats suivre des stages de deux semaines dans la propriété de Joe Lewis en Patagonie argentine [7].Thierry Meyssan

Source 
Al-Watan (Syrie)

https://www.voltairenet.org/article206889.html


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[1] Vídéo : « Thierry Meyssan : El plan de Estados Unidos contra America latina » (entrevista con Russia Today), 22 de Mayo de 2017.

[2The Pentagon’s New Map, Thomas P. M. Barnett, Putnam Publishing Group, 2004. « Le projet militaire des États-Unis pour le monde », par Thierry Meyssan, Haïti Liberté (Haïti) , Réseau Voltaire, 22 août 2017.

[3] Le général Efraín Ríos Montt était évangélique. Il ne se définissait pas comme « chrétien », mais comme « judéo-chrétien ». NdlR.

[4] « Mandela et Israël », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 9 décembre 2013.

[5] « Israël accroît sa présence militaire en Amérique latine », Réseau Voltaire, 2 novembre 2009.

[6] « Le SouthCom prend le pouvoir dans un État membre de l’ALBA », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 29 juin 2009.

[7] « Quel projet pour Israël en Argentine ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 décembre 2017.

TENSION ENTRE LES FORCES RUSSES ET IRANIENNES DANS LE SUD DE DEIR EZZOR – RAPPORT

#FROMTHEFRONT #SYRIA 05.07.2019 – 1793 vues    3 ( 2 votes)

TENSION ENTRE LES FORCES RUSSES ET IRANIENNES DANS LE SUD DE DEIR EZZOR – RAPPORT

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Tension entre les forces russes et iraniennes dans le sud de Deir Ezzor - Rapport

IMAGE DE DOSSIER: Les membres du service de police militaire russe sont en Syrie

Le sud de Deir Ezzor est témoin d’une tension croissante entre les forces russes et iraniennes, a rapporté le journaliste libanais de la BBC Ali Hashem le 5 juillet, citant une source de sécurité irakienne.

« Selon une source importante de la sécurité irakienne, les tensions entre les forces iraniennes et russes dans l’est de l’Euphrate en Syrie augmentent, à la suite des mesures prises par la Russie pour limiter la présence iranienne dans la région », a tweeté Hachem.

Hachem est correspondant de la BBC pour les affaires iraniennes et chercheur au Centre d’études islamiques et asiatiques occidentaux à Egham, en Angleterre. Il est connu pour ses bonnes relations avec de hauts responsables iraniens et irakiens.

U-News, un média libanais affilié au Hezbollah, a partagé les revendications de Hachem, ce qui leur donne plus de crédibilité.

La semaine dernière, le journal syrien al-Watan a annoncé que les unités de mobilisation populaire irakiennes (UGP) avaient retiré leurs unités de la ville stratégique d’al-Bukamal, dans le sud de Deir Ezzor. Les motivations derrière le geste surprise n’étaient pas si claires.

Au cours des derniers mois, plusieurs sources de presse ont signalé des tensions et même des affrontements entre les forces russes et iraniennes à travers la Syrie. Cependant, tous ces rapports se sont révélés inexacts, voire complètement faux.

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LES PASSEURS NE SONT PAS DES SAUVETEURS, MAIS DES CRIMINELS !

4 juillet 2019

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Crise migratoire : les renoncements d’aujourd’hui annoncent les tragédies de demain

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Carola Rackete, la jeune allemande de 31 ans qui avait accosté de force dans le port de Lampedusa, avec une quarantaine de migrants à bord de son navire humanitaire, a été libérée par une juge italienne. Elle avait été arrêtée, samedi dernier, pour avoir pénétré sans autorisation dans ce port et contraint une vedette de police à s’écarter sous peine d’être écrasée contre le quai. Dans un communiqué, elle a évoqué « une grande victoire pour la solidarité […] et contre la criminalisation de ceux qui aident », tandis que Matteo Salvini a déclaré que « ces gens ne sont pas des sauveteurs, ce sont des complices, des assassins potentiels, des criminels, et dans un pays normal les criminels vont en prison. »

Carola Rackete pourrait être prochainement expulsée d’Italie. Elle devra d’abord répondre à une autre enquête du Parquet pour aide à l’immigration clandestine. Au-delà de savoir si son passage en force était un acte de courage, de solidarité ou de provocation, c’est bien cette question qui est centrale. Si elle devait être également blanchie de cette accusation, ce serait une victoire des partisans de l’aide systématique aux migrants clandestins et un encouragement à poursuivre leur action.

À plusieurs reprises, Marine Le Pen et des cadres du Rassemblement national ont dénoncé la collusion entre les passeurs et les ONG qui envoient des navires en Méditerranée. En 2018, lors de l’épisode de l’Aquarius, elle avait estimé que « derrière le vernis humanitaire » les ONG avaient « un rôle objectif de complices des mafias de passeurs ». Ce qui lui valut les critiques acerbes d’une partie de la gauche et d’associations d’aide aux migrants. Pourtant, lorsqu’elle déclare qu’ « accepter que les bateaux de migrants accostent crée un appel d’air irresponsable », elle ne fait qu’un constat conforme à la réalité.

Christophe Castaner lui-même a reconnu, en avril 2019, que les ONG « ont pu se faire complices »des passeurs et les a appelées à « avoir une attitude responsable ». Étonnant de la part de ce socialiste bon teint, passé au macronisme. Mais c’était quelques semaines avant les élections européennes. La liste de Nathalie Loiseau n’avait pas le vent en poupe : il fallait bien attirer quelques électeurs de droite. De fait, une partie de la droite libérale et pro-européenne a préféré la liste Renaissance à celle de François-Xavier Bellamy.

Les intérêts politiques et économiques ne sont malheureusement pas absents des prises de position en matière d’immigration. Or, si l’on n’y prend garde, la situation risque d’empirer dans les prochaines années. Que fera-t-on le jour où des dizaines de milliers de migrants, venus d’Afrique ou du Moyen-Orient, passeront les frontières européennes ? Assistera-t-on, les bras croisés, à l’invasion décrite dans Le Camp des saints, de Jean Raspail ? Verra-t-on des gouvernements, champions de l’aide humanitaire et de la paix, contraints de défendre leur territoire par les armes ?

http://marcrousset.over-blog.com/

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Quand le Royaume-Uni craint un véritable monitoring de la Crimée par Karine Bechet-Golovko

Quand le Royaume-Uni craint 
un véritable monitoring de la Crimée 
par Karine Bechet-Golovko

vendredi 5 juillet 2019, par Comité Valmy

Quand le Royaume-Uni craint 
un véritable monitoring de la Crimée

A l’ONU, le Royaume-Uni demande de laisser passer une mission d’observation internationale en Crimée, créant par là même un problème là où il n’y en a pas. Au-delà des petites sorties de communication politique, c’est l’institution même de l’observation internationale qui retient notre intérêt. Ainsi, certains pays autodéclarés hautement démocratiques se sont reconnus le droit de juger du niveau démocratique d’autres pays et de décerner des « certificats » de bonne conduite. De la bonne conduite à l’allégeance, il n’y a qu’un pas. Celui là-même qui sépare l’observation internationale de la tutelle.

Lors de la réunion du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le Royaume-Uni a exigé à la fois la garantie des droits LGBT (ce qui est devenu une « garantie » démocratique dans la conception actuelle de la « démocratie ») et l’accès d’une mission d’observation en Crimée, la péninsule ayant été, comme chacun le sait, « annexée » (dans le vocable occidental) suite au référendum, lors duquel la population s’est massivement prononcée pour le rattachement à la Russie. L’on peut ainsi lire sur le site officiel de la mission britannique :


« We call on Russia to uphold the human rights of all its people, including LGBT people in Chechnya. We call on Russia to grant international human rights monitors access to illegally annexed Crimea and release all Ukrainian political prisoners. »

La région ayant été « annexée », la mission sacrée du Royaume-Uni est bien de libérer les populations du joug de la Russie, voire directement de Poutine. Amen. Ils exigent donc l’accès, qui doit par conséquent être particulièrement difficile à obtenir, un peu comme en Corée du Nord. Sinon, à quoi bon exiger, il suffirait d’y aller … Mais dans ce cas, où en serait-on de la communication, des faux problèmes créés pour pouvoir ensuite glorieusement les surmonter et les régler ? Ce serait trop simple …

C’est justement la position du porte-parole de l’Ambassade russe au Royaume-Uni, quelque peu surpris de la demande. Non pas parce qu’en principe la Russie y soit opposée, mais parce que la Crimée, comme n’importe quelle région de Russie, est ouverte et au tourisme et aux délégations officielles.

Peut-être que le Royaume-Uni a simplement peur de ne rien y trouver …

Au-delà de ces jeux de politique situative, un aspect flagrant de notre monde global est ici illustré : la mondialisation n’entraîne absolument pas l’égalité des acteurs, à l’inverse des rapports interétatiques dans un monde multipolaire d’Etats souverains. Certains pays, les occidentaux, sont les acteurs principaux d’un monde qu’ils ont créé à leur dimension et selon leurs intérêts. Leurs satellites sont acceptés, quelle que soient les atteites aux droits de l’homme, car ils ont fait allégeance et sont hors de la zone « d’examen critique ». Les pays non-alignés, mais qui jouent dans le jeu, comme la Russie, sont en revanche l’objet de toutes les attentions, car il faut les faire plier. Et comme ils ne sont pas alignés, ils ne peuvent par définition être « démocratiques » dans le sens contemporain de ce concept dévoyé. Et ils ne pourront jamais l’être (dans ce sens), car soit ils ne seront plus, soit ils auront plié et seront, dans le meilleur des cas, des satellites, soit ils resteront non-alignés s’ils arrivent à protéger leur souveraineté.

Si cet agencement du monde craque, pour l’instant il n’est pas prêt de s’écrouler, l’intégration économique et la tentation idéologique des pays non-alignés garantissent aujourd’hui sa survie.

Karine Bechet-Golovko 
jeudi 4 juillet 2019

Russie politics

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article11380

UNE NOUVELLE PHOTO MONTRE UN DRONE DE COMBAT ENTIÈREMENT ARMÉ DES ÉMIRATS ARABES UNIS AU-DESSUS DE LA LIBYE


#LIBYA Choix de l’éditeur 04.07.2019 – 600 vues    1 ( 1 votes)

UNE NOUVELLE PHOTO MONTRE UN DRONE DE COMBAT ENTIÈREMENT ARMÉ DES ÉMIRATS ARABES UNIS AU-DESSUS DE LA LIBYE

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Le 1er Juillet, Harry Boone , un observateur de la défense, a partagé une photo montrant un présumé, véhicule aérien de combat sans pilote complètement armé Emirats Arabes Unis (UCAV) volant au- dessus de la Libye.

Le drone de combat représenté sur la photo a été identifié comme étant le Wing Loong II du CAIG, qui a une endurance de plus de 20 heures. Les EAU étaient le client de lancement de l’UCAV chinois en 2017.View image on Twitter

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Harry Boone@towersight

…UAE’ Wing Loong over Libya ?957:03 PM – Jul 1, 201939 people are talking about thisTwitter Ads info and privacy

Le Wing Loong II peut transporter jusqu’à douze missiles guidés air-sol. L’UCAV sur la photo était armé de ce qui semble être huit missiles guidés LJ-7. Le LJ-7 est la version d’exportation du missile semi-actif HJ-10 à guidage laser. Le missile a une portée de 7 km et son ogive est capable de pénétrer 1 400 mm d’armure.

L’analyste Arnaud Delalande de Las April a   publié une enquête prouvant que les missiles LJ-7 étaient utilisés contre des forces fidèles au gouvernement libyen d’accord national (GNA). À l’époque, plusieurs observateurs ont émis l’hypothèse que les EAU étaient derrière les frappes aériennes.View image on Twitter

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Arnaud Delalande@Arn_Del

#Libya – Remains of Chinese made missiles found in Tripoli points to Wing Loongs airstrikes https://aerohisto.blogspot.com/2019/04/remains-of-chinese-made-missiles-found.html … #Tripoli #UAE #WingLoong1889:55 AM – Apr 29, 2019160 people are talking about thisTwitter Ads info and privacy

Les EAU sont largement présents dans la base aérienne d’Al-Khadim, dans l’ouest de la Libye. Un rapport de IHS Jane’s, publié il y a trois ans, a révélé que la base aérienne hébergeait six avions d’attaque légers IOMAX AT-802i BPA et de remise en service, deux hélicoptères Sikorsky UH-60 Black Hawk et deux derniers UCAVs Loong I \ II.

Une nouvelle photo montre un drone de combat entièrement armé des Émirats arabes unis au-dessus de la Libye

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La photo de Boone confirme que les UCAV Wing Loong II sont actifs en Libye. Bien qu’il n’y ait toujours aucune preuve confirmant que les EAU sont bien l’opérateur, cela reste le principal suspect.

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L’Iran convoque l’ambassadeur du Royaume-Uni à Téhéran à la suite d’une « saisie » d’un pétrolier « illégal » – Rapports

Gibraltar est un territoire britannique d'outre-mer situé à la pointe sud de la péninsule ibérique.  La souveraineté de Gibraltar est un point d'achoppement dans les relations entre le Royaume-Uni et l'Espagne car Madrid revendique le territoire.

L’Iran convoque l’ambassadeur du Royaume-Uni à Téhéran à la suite d’une « saisie » d’un pétrolier « illégal » – Rapports

© Sputnik / Olga GolovkoMONDE17h00 le 04.07.2019(mis à jour 17:52 le 04.07.2019)Obtenir une URL courte9143

Un peu plus tôt, des Royal Marines britanniques et des responsables de la colonie britannique de Gibraltar avaient arrêté un navire soupçonné de transporter du pétrole vers la Syrie, en violation des sanctions imposées par l’UE.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur du Royaume-Uni en Iran, Nicolas Hopton, au sujet de ce qu’il a décrit comme « la saisie illégale » d’un pétrolier transportant du pétrole iranien en Syrie, a rapporté la télévision iranienne, citant le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Mousavi.

Un peu plus tôt, des responsables espagnols ont déclaré que le Grace 1, un super-pétrolier battant pavillon panaméen, transportant du pétrole iranien en Syrie et saisi par des navires de patrouille britanniques au large de Gibralter, avait été arrêté à la demande de Washington.

Les Royal Marines sont montés à bord du navire, qui a une capacité de charge de 300 000 tonnes, tôt jeudi matin.

Le Premier ministre Theresa May a plus tard fait l’éloge de la saisie, un porte-parole du numéro 10 ayant déclaré que les actions des responsables de Gibraltar avaient envoyé un « message clair » que le Royaume-Uni ne tolérerait pas la violation des sanctions.

Un navire des Royal Marines à destination du super tanker Grace 1 sur le territoire britannique de Gibraltar, le jeudi 4 juillet 2019

© AP PHOTO / MARCOS MORENOUn navire des Royal Marines à destination du super tanker Grace 1 sur le territoire britannique de Gibraltar, le jeudi 4 juillet 2019

Le ministre en chef de Gibraltar, Fabian Picardo, a déclaré qu’il existait des preuves suggérant que le pétrolier tentait de livrer du pétrole brut à la raffinerie de Banyas, dans le nord-ouest de la Syrie, en violation des sanctions imposées par l’UE à la Syrie. L’UE a infligé des sanctions économiques et énergétiques sévères à ce pays déchiré par la guerre en 2011.

Entre-temps, les États-Unis ont adopté leurs propres sanctions sévères contre le secteur pétrolier iranien en 2018 et ont menacé d’appliquer des sanctions secondaires à tout pays ou entreprise continuant de s’acheter des ressources énergétiques. Le Royaume-Uni, qui reste partie à l’accord sur le plan d’action global en faveur du nucléaire avec le gouvernement iranien de 2015, n’a pas adhéré aux restrictions américaines, bien que ses sociétés aient en grande partie cessé de commercer avec les républiques islamiques dans le souci de craindre des répercussions économiques. La semaine dernière, l’Union européenne a annoncé que son mécanisme financier INSTEX, destiné à contourner les sanctions américaines, était devenu opérationnel. Les responsables iraniens ont toutefois déclaré que ce système « ne suffisait pas » pour résoudre les problèmes économiques rencontrés par Téhéran en raison des restrictions imposées par les États-Unis.

Les tensions de longue date entre l’Iran et les Etats-Unis se sont fortement intensifiées à la fin du mois dernier après qu’un missile de défense aérienne iranien a abattu un drone espion américain de 130 millions de dollars, dont l’Iran avait déclaré qu’il opérait dans son espace aérien. Les États-Unis soutiennent que le drone survolait les eaux internationales. Après la destruction du drone, le président Trump a déclaré avoir envisagé des frappes aériennes contre plusieurs cibles iraniennes avant de reculer à la dernière minute. L’incident du drone n’était que le dernier d’une série d’actions qui ont nui aux relations entre les deux pays. En mai, les États-Unis ont déployé un groupe de transporteurs aériens au Moyen-Orient, accusant l’Iran de constituer une « menace imminente » non spécifiée pour les intérêts américains dans la région. À la mi-mai et à la mi-juin, six pétroliers ont été attaqués dans le golfe Persique et le golfe d’Oman. Les États-Unis ont accusé l’Iran d’être responsable des attaques de sabotage. Téhéran a démenti ces accusations et a accusé les États-Unis et ses alliés saoudiens, émiriens et israéliens d’essayer d’attiser les tensions afin de justifier la « guerre économique » des États-Unis contre l’Iran.

Vue du super pétrolier Grace 1 i près d'un navire de la Royal Marine sur le territoire britannique de Gibraltar, le jeudi 4 juillet 2019

© AP PHOTO / MARCOS MORENOVue du super pétrolier Grace 1 i près d’un navire de la Royal Marine sur le territoire britannique de Gibraltar, le jeudi 4 juillet 2019

https://sputniknews.com/world/201907041076147018-iran-summons-uks-ambassador-in-tehran-over-illegal-seizure-of-iranian-oil-tanker—reports/

JUDY SHELTON, LA CANDIDATE DE TRUMP POUR LA FED, EST UNE FAN DE L’ÉTALON-OR

JUDY SHELTON, LA CANDIDATE DE TRUMP POUR LA FED, EST UNE FAN DE L’ÉTALON-OR

PUBLIÉ PAR OR.FR ™ | 3 JUIL. 2019 | ARTICLES288 

En désignant Judy Shelton pour occuper l’un des deux postes vacants au sein du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (Fed), le président Donald Trump a choisi une économiste favorable à un retour à l’étalon-or et critique à l’égard de la politique des banques centrales.

Mme Shelton, qui occupe le poste de directrice à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), s’est exprimée, pas plus tard que l’an dernier, en faveur d’un arrimage du dollar à l’or.

M. Trump a annoncé, sur Twitter, son intention de nommer Shelton et Christopher Waller, actuellement vice-président exécutif à la Fed de Saint-Louis :

Donald J. Trump@realDonaldTrump · 3 juil. 2019

I am pleased to announce that it is my intention to nominate Judy Shelton, Ph. D., U.S. Executive Dir, European Bank of Reconstruction & Development to be on the board of the Federal Reserve….

Donald J. Trump@realDonaldTrump

….Judy is a Founding Member of the board of directors of Empower America and has served on the board of directors of Hilton Hotels.52,7 k00:36 – 3 juil. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité10,9 k personnes parlent à ce sujet

Les deux candidats devront être approuvés par le Sénat, un processus qui pourrait prendre plusieurs mois.

Le 21 avril, Judy Shelton publiait une tribune dans le Wall Street Journal, The Case for Monetary Regime Change (Les arguments en faveur d’un changement de régime monétaire) :

« Malgré tous les discours sur un système « basé sur des règles » pour le commerce international, il n’y a pas de règles quand il s’agit de garantir des conditions de concurrence monétaires équitables. L’étalon-or classique a établi une référence internationale pour les valeurs monétaires, conformément aux principes du libre-échange. Les arrangements actuels permettent aux gouvernements de manipuler leurs devises pour obtenir un avantage à l’exportation.

La monnaie est censée constituer une unité de compte fiable et une réserve de valeur au-delà des frontières et dans le temps. Il est tout à fait raisonnable de se demander s’il ne vaudrait pas mieux lier l’offre de monnaie et de crédit à l’or ou à un autre élément de référence plutôt que de se fier au jugement d’une dizaine de responsables monétaires réunis huit fois par an pour fixer les taux d’intérêt. Un tel système permettrait aux particuliers (comme sous l’étalon-or) ou aux banques centrales étrangères (comme sous Bretton Woods) d’assurer la convertibilité de leur monnaie. Dans les deux cas, cela pourrait diminuer les pressions inflationnistes. »

Dans un article de 2018 pour le think thank libertaire Cato Institute, Shelton a établi une comparaison entre les crypto-monnaies et l’or :

« Si l’attrait des crypto-monnaies réside dans leur capacité à fournir une monnaie commune et à maintenir une valeur uniforme pour chaque unité émise, il suffit de se référer aux antécédents historiques pour confirmer que ces mêmes qualités ont été assurées par l’étalon-or international classique, et ceci, sans compromettre la souveraineté des différents pays. Au contraire : les règles de l’étalon-or permettent aux nations de participer volontairement en opérant conformément à la discipline de la convertibilité de leur propre monnaie en or. »

« Les États-Unis sont le plus grand détenteur de réserves officielles d’or au monde. En proposant un nouveau système monétaire international lié d’une certaine manière à l’or, l’Amérique a l’occasion de continuer à occuper une place prépondérante dans les affaires monétaires internationales tout en promouvant un véritable libre-échange fondé sur une base monétaire solide. L’or a toujours été un dénominateur commun pour mesurer la valeur ; il est largement accepté à tous les niveaux de revenu de la société et est universellement reconnu comme un substitut monétaire ayant une valeur intrinsèque », a-t-elle écrit.

Le choix de Shelton pourrait laisser entrevoir la frustration grandissante de Trump à l’égard des dirigeants de la Fed et de l’orientation de la politique monétaire de la banque centrale. M.Trump a affirmé que la hausse des taux d’intérêt et le resserrement quantitatif ont fait plafonner la croissance du PIB et affaibli la position des États-Unis dans les négociations commerciales avec Pékin. 

Les deux économistes choisis par le président américain se sont déjà exprimés publiquement en faveur de taux d’intérêt directeurs plus bas. Interrogée dans une récente interview pour le Wall Street Journal sur la question de savoir si la banque centrale américaine devrait baisser les taux d’intérêt, elle a déclaré, « La réponse est oui ».

« Lorsque votre économie est prête à croître en raison de la réduction des impôts, de la réduction de la réglementation, de la dynamique des réformes dans les secteurs de l’énergie et du commerce, vous voulez garantir un accès maximal aux capitaux. », a-t-elle déclaré au WSJ. « La pratique de la Fed consistant à payer des intérêts aux banques juste pour garder leurs fonds sur des comptes de dépôt, au lieu de les prêter à l’économie reélle, est malsaine et perturbante ; le taux directeur devrait baisser rapidement lorsque cette pratique sera progressivement éliminée. »

Dans son livre Money Meltdown, publié en 1998, Judy Shelton était déjà arrivé à la conclusion que « les banquiers centraux et leurs défenseurs sont loin d’être omniscients ».

Après la nouvelle de la nomination de Shelton au Conseil des gouverneurs de la Fed, le prix de l’or a grimpé de 10 $, passant de 1 425 $ à 1 435 $ en quelques minutes.

La reproduction, intégrale ou partielle, est autorisée dès lors qu’elle est accompagnée d’un lien vers la source originale.Tags : OrÉconomieMonnaieBanques centralesTaux d’intérêtPolitique


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https://or.fr/actualites/judy-shelton-candidate-trump-fed-est-fan-etalon-or-1579

Brouille & brouillage

Brouille & brouillage

3 Juillet 2019

Après que l’envoyé russe au sommet de Jérusalem ait renvoyé Washington et Tell Aviv dans les cordes concernant l’Iran, des accusations avaient paru dans la presse israélienne faisant état de brouillages systématiques de la part de l’ours. Peut-être pas tout à fait à tort…

On sait que l’OTAN avait déjà pleurniché en novembre de l’année dernière, lorsque sa petite fiesta scandinave avait été sérieusement perturbée par le brouillage, forcément intentionnel, du GPS de ses appareils. L’Alliance atlantique en est encore toute retournée. Si on ne peut plus organiser de grandes manœuvres militaires aux portes de la Russie, où va-t-on, ma bonne dame ? On savait aussi que les false flags d’avril avaient vu un flop retentissant de la petite démonstration américaine, la plupart des missiles tirés sur la Syrie étant descendus ou brouillés. Le couac français a même poussé Paris à s’équiper en urgence et à installer des récepteurs plus fiables sur ses navires. Pas sûr que ça change grand chose, tant l’avance russe en matière de guerre électronique est connue de tous, particulièrement des Etats-Uniens qui en bavent de rage et tentent aux aussi de trouver la parade.

« Là où Poutine passe, les GPS trépassent » titre joliment un magazine. A ses moments perdus, l’ours s’amuse régulièrement à brouiller ou à usurper, selon son humeur, les signaux GPS. Les deux ne doivent en effet pas être confondus. Le brouillage consiste simplement à envoyer un puissant signal radio qui empêche les signaux des satellites d’atteindre les appareils destinataires, fermant de facto la zone à la navigation par GPS. L’usurpation est bien plus subtile et vise à envoyer carrément de faux signaux, transmettant des coordonnées de géolocalisation incorrectes.

Ces dernières années, les incidents d’usurpation se sont multipliés autour de la Crimée, spécialement près du fameux détroit de Kertch, théâtre d’une provocation ukrainienne il y a sept mois afin de torpiller le sommet entre le Donald et Vladimirovitch. Des dizaines de navires de la zone ont vu leur système de navigation indiquer des lieux farfelus.

On comprend dans ces conditions que Tel Aviv et le CentCom, tout occupés à leur croisade hystérique contre l’Iran, soient quelque peu troublés par l’irruption électronique russe au Moyen-orient. Il se murmure d’ailleurs que le récent bombardement israélien sur la Syrie a profité de l’ouverture du ciel par les Russes pour permettre une étonnante frappe US sur Al Qaeda à Idlib (la première en deux ans !) Les deux événements ont eu lieu le même jour, à savoir le 30 juin. Washington ayant, comme chacun sait, la furieuse habitude de bichonner les barbus de l’Idlibistan plutôt que de les fesser, on peut même se demander si cette mascarade n’a pas été un simple prétexte pour aider le petit ami israélien dans le ciel syrien.

Toujours est-il que les Russes entendent conserver une franche longueur d’avance dans la guerre électronique. Ils viennent de tester une nouvelle méthode de brouillage en combinant trois systèmes différents qui avaient déjà fait leurs preuves. Quand les inévitables récriminations otanesques se feront entendre, vous en connaitrez la raison…

Tag(s) : #Russie#Etats-Unis#Moyen-Orient

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http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2019/07/brouille-brouillage.html

Le président russe Vladimir Poutine reçu par le pape François

RUSSIEVLADIMIR POUTINEVATICANPAPE FRANÇOIS

Le président russe Vladimir Poutine reçu par le pape François

Par RFIPublié le 04-07-2019 Modifié le 04-07-2019 à 00:48

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Le pape François a reçu le président russe Vladimir Poutine au Vatican, le 10 juin 2015.GREGORIO BORGIA / POOL / AFP

Le président russe est attendu ce jeudi 4 juillet au Saint-Siège, où il sera reçu par le pape François. Les deux hommes évoqueront la situation en Syrie et en Ukraine. Ils parleront sans doute également de ces valeurs « traditionnelles et familiales » dont le président russe veut se faire le porte-drapeau. Vladimir Poutine est devenu avec le temps, un visiteur régulier au Vatican.

Avec notre correspondant à MoscouDaniel Vallot

Ce sera la sixième visite du président russe au Vatican. Et la troisième entrevue entre Vladimir Poutine et le pape François. La dernière rencontre remonte à l’année 2015. A l’époque, il avait été question de l’Ukraine et de la Syrie, deux sujets qui restent aujourd’hui au cœur des préoccupations.

Pour Vladimir Poutine, ce voyage au Vatican est une occasion bien sûr de sortir de l’isolement diplomatique suscité par la Crimée, et la guerre dans le Donbass. Il permet également au président russe d’afficher ses convictions traditionnalistes, et son attachement aux valeurs chrétiennes, qui marquent depuis des années sa pensée, et son discours.

Le pape François et le président russe évoqueront sans doute également les relations entre les deux branches de la chrétienté et le dégel entre l’Eglise catholique et orthodoxe, entamé par la rencontre historique en 2016 entre François et le patriarche Kirril.

Depuis cette date, l’hypothèse d’un voyage en Russie du souverain pontife a été maintes fois évoquée, sans jamais se concrétiser.  Il en sera certainement question au cours de l’audience qui sera accordée au président russe par le pape François.