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La NSA aurait découvert l’identité réelle du mystérieux créateur du Bitcoin

Un article effrayant quand aux libertés publiques… Regardez bien :

La NSA aurait découvert l’identité réelle de Satoshi Nakamoto Le mystérieux créateur du Bitcoin, par Michael Guilloux

Source : Developpez.com, Michael Guilloux, 29-08-2017

Satoshi Nakamoto, qui se cache derrière le pseudonyme utilisé par le créateur du Bitcoin ? Ce personnage est resté très mystérieux jusque l’année dernière, quand un Australien du nom de Craig Wright a revendiqué la paternité de la célèbre cryptomonnaie. Expert en cryptomonnaie, Craig Wright était déjà fortement soupçonné d’être le père du Bitcoin fin 2015 ; un statut qu’il a voulu prouver l’an dernier à travers la signature numérique de ses messages : la clé associée au Bloc 9, la seule clé définitivement connue comme étant associée au pseudonyme Satoshi et qui a servi à envoyer des bitcoins à Hal Finney, l’un des pionniers et le premier développeur identifié après Satoshi Nakamoto en 2009.

Les preuves apportées ont convaincu de nombreux experts, y compris ceux de la Bitcoin Foundation, pour qui Craig Wright est bel et bien le père du Bitcoin. Il y avait toutefois des développeurs et experts en cryptographie qui sont restés sceptiques, estimant que les informations qu’il a fournies sont difficilement vérifiables. Craig Wright a donc décidé d’apporter une « preuve extraordinaire » qui convaincrait les sceptiques qu’il est bien le créateur du Bitcoin avant de se rétracter, expliquant qu’il n’en avait pas le courage.

Des doutes continuent donc de planer sur l’identité réelle de Satoshi Nakamoto. Mais il semble que ce n’est pas le cas pour le département américain de la sécurité intérieure (DHS), d’après Alexander Muse, un entrepreneur américain qui a fondé plusieurs entreprises d’Internet, y compris LayerOne, ShopSavvy, Architel et ViewMarket (entre autres). Son entreprise la plus récente, Sumo Ventures, investit dans des start-ups en démarrage.

D’après une source de Muse au DHS, la NSA a pu déterminer l’identité réelle de Satoshi Nakamoto en utilisant la stylométrie, qui est souvent utilisée pour attribuer la paternité à des documents anonymes ou contestés. « Satoshi a pris grand soin de garder son identité secrète en utilisant les dernières méthodes de chiffrement et d’obfuscation dans ses communications. Malgré ces efforts (selon ma source au DHS), Satoshi Nakamoto a donné aux enquêteurs le seul outil dont ils avaient besoin pour le trouver – ses propres mots », explique Alexander Muse. « Ce n’était pas la première fois que des efforts avaient été faits pour déterrer l’identité de Satoshi en utilisant la stylométrie. Plusieurs journalistes et membres de la communauté de Bitcoin ont utilisé divers outils de stylométrie open source pour tenter de découvrir la véritable identité du créateur de Bitcoin », dit-il. Mais ils étaient limités, simplement parce qu’ils n’avaient pas le potentiel de la NSA : une énorme capacité de collecte d’emails et des supercalculateurs.

Satoshi Nakamoto

Comment la NSA a-t-elle identifié celui qui se cache derrière le pseudonyme Satoshi Nakamoto ?

« En utilisant la stylométrie, on peut comparer les textes pour déterminer la paternité d’un travail particulier. Tout au long des années, Satoshi a écrit des milliers de messages et emails dont la plupart sont publiquement disponibles », explique l’entrepreneur américain. D’après sa source, la NSA a pu utiliser la méthode de stylométrie de l’invariance de l’auteur pour comparer les écrits « connus » de Satoshi à des trillions d’échantillons de texte de personnes à travers le monde. La NSA aurait d’abord identifié les 50 mots les plus courants dans les textes de Satoshi, puis décomposé son texte en 5000 morceaux de mots pour analyser chacun afin de trouver la fréquence de ces 50 mots.

Ce premier travail a permis de créer un identifiant unique de 50 chiffres pour chaque morceau de texte écrit par le créateur de Bitcoin. La NSA a ensuite placé chacun de ces identifiants dans un espace de dimension 50 et les a projetés dans un plan en utilisant une analyse en composantes principales (ACP). « Le résultat est une empreinte digitale de tout ce qui a été écrit par Satoshi qui pourrait être facilement comparée à tout autre texte », raconte Alexander Muse. Mais ce n’est que la première partie du boulot.

« La NSA a ensuite pris des emails et des textes recueillis dans le cadre de ses efforts de surveillance de masse », poursuit-il. D’abord par le biais de son programme PRISM (un programme américain de surveillance électronique par la collecte de renseignements à partir d’Internet et d’autres fournisseurs de services électroniques) et ensuite à travers MUSCULAR, un autre programme de surveillance électronique des services de renseignements britannique (GCHQ) et américain (NSA), révélé par Edward Snowden. MUSCULAR a permis au GCHQ d’intercepter les flux de données qui transitent dans les câbles en fibre optique qui relient les différents centres de traitement de données des entreprises comme Google, Yahoo et Amazon. Le volume traité – des dizaines de gigaoctets par jour – était ensuite mis à disposition de la NSA.

À partir de là, pour trouver la véritable identité de Satoshi, la NSA a placé des trillions de textes de plus d’un milliard de personnes dans le même plan que les écrits du créateur de Bitcoin. D’après la source de l’entrepreneur américain, ce travail a pris moins d’un mois et ils ont effectivement pu découvrir l’identité réelle de Satoshi.

Mais pourquoi se donner tant de peine juste pour identifier Satoshi ? D’après la source, c’est parce que l’administration Obama était préoccupée par le fait que Satoshi puisse être un agent de la Russie ou de la Chine et que Bitcoin puisse être un jour utilisé contre les États-Unis. Cela dit, qui est donc Satoshi Nakamoto ? Toujours pas de réponse : « Pour autant que je puisse le dire, Satoshi n’a pas violé les lois et je ne sais pas si la NSA a déterminé qu’il était un agent de la Russie ou de la Chine ou simplement un crypto-hacker japonais », explique Alexander Muse.

Source : Developpez.com, Michael Guilloux, 29-08-2017

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Vous l’aurez compris, l’intérêt principal de l’article est : “La NSA a placé des trillions de textes de plus d’un milliard de personnes”, soit plusieurs milliers de mails par personne, pour plus d’un milliard d’humains !

1 milliard d’humains…

Quand vous enlevez :

  • les enfants
  • les séniors
  • les pauvres peu ou pas connectés

vous devez être pas loin d’un milliard d’habitants restants…

La NSA stocke donc impunément les mails volés de presque tout le monde…

Et le plus incroyable c’est que nous, et nos gouvernements, ne nous indignons pas, et n’exigeons pas que nos données personnelles stockées outre-atlantique sans raison soient supprimées.

Inquiétant futur dans ces conditions…

Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s’arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]

Une réponse à La NSA aurait découvert l’identité réelle du mystérieux créateur du Bitcoin

  1. Fritz Le 26 octobre 2017 à 05h53

    Afficher/Masquer

    Le système Echelon est connu depuis 1988. Aucune action d’envergure n’a pour autant été tentée contre les pays espions : États-Unis, Royaume-Uni, Australie, Nouvelle-Zélande.

    Le système PRISM est connu depuis juin 2013, grâce à Edward Snowden. Aucune action n’a été tentée contre les Américains et leurs complices britanniques. Snowden a été traité comme un paria, un espion, et finalement comme un “agent de Poutine”.

    La France et d’autres pays de l’UE ont même fermé leur espace aérien, le 3 juillet 2013, pour empêcher le président bolivien de survoler leur territoire avec Snowden à bord. Ce n’étaient que des ragots, mais les toutous ont fait la preuve de leur obéissance.

    Et vous voulez qu’on s’indigne ? Vous avez déjà vu des caniches s’indigner ?

     

    https://www.les-crises.fr/la-nsa-aurait-decouvert-lidentite-reelle-du-mysterieux-createur-du-bitcoin/

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Trump reprend le combat contre l’establishment US

Trump reprend le combat contre l’establishment US

Depuis la fin juillet, le président des États-Unis a donné l’impression d’être un matamore mettant la paix mondiale en jeu par ses déclarations inconsidérées. Thierry Meyssan montre que derrière ces interventions à l’emporte-pièce, Donald Trump persiste discrètement dans sa politique étrangère malgré l’opposition presque unanime du Congrès. Il s’agit donc, selon lui, de ce que l’on appelle aujourd’hui un « artifice de communication » et autrefois, un « double-jeu ». Au demeurant, le président tente de faire prendre par ses amis le contrôle du Parti républicain, ce qui lui permettrait de rationaliser sa communication et de mettre en œuvre plus rapidement encore sa politique anti-impérialiste.

| Damas (Syrie)

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Donald Trump a songé à entrer en politique en réaction aux événements du 11-Septembre dont il conteste la version officielle. Ce n’est qu’après sa rencontre avec Steve Bannon qu’il a décidé de se présenter à la présidence US. Il en a fait son directeur de campagne, puis une fois élu, son conseiller spécial. Contraint par les membres du Congrès de le limoger, il le soutient en sous-main pour prendre le contrôle du Parti républicain. Les deux hommes entendent refaire des États-Unis une République.

Trump face à l’establishment

Au cours des trois derniers mois, la crise qui oppose Donald Trump à la classe dirigeante US n’a cessé de se durcir. Trahissant sans difficulté le président issu de ses rangs, le Parti républicain s’est allié avec son adversaire, le Parti démocrate, contre la Maison-Blanche. Les deux formations ont fait adopter par le Congrès, les 27 et 28 juillet, la Loi contrant les adversaires de l’Amérique au moyen de sanctions (Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act). Il s’agissait ni plus, ni moins, que de dessaisir le président de ses prérogatives en matière de politique étrangère [1].

Nous n’allons pas ici prendre position dans ce conflit, mais l’analyser pour comprendre les contradictions permanentes entre les paroles et les actes autant que les incohérences de la politique étrangère US.

Barack Obama était soutenu par son administration. Il utilisait donc sa communication pour faire admettre ses décisions par son peuple et par le monde. Ainsi, il a développé l’arsenal nucléaire tout en prétendant qu’il allait le démanteler. Il a mis à feu et à sang le Moyen-Orient élargi tout en annonçant un nouveau départ (reset) avec le monde musulman, etc. Au contraire, Donald Trump tente de reprendre les institutions de son pays à sa classe dirigeante et de les remettre au service de son peuple. Il communique donc en changeant d’avis comme de chemise, en semant le trouble et la confusion. Il occupe ses opposants avec ses gesticulations désordonnées tandis qu’il mène sa politique patiemment hors de leur vue.

Nous l’avons déjà oublié, mais dès son arrivée à la Maison-Blanche, Donald Trump avait manifesté des positions contredisant certains de ses discours électoraux. Il était accusé de s’écarter systématiquement de la politique de son prédécesseur et d’être, dans la pratique, trop favorable à la Corée du Nord, à l’Iran, à la Russie et au Venezuela.

Les commentateurs l’avaient accusé d’être incapable d’utiliser la force et, en définitive, d’être isolationniste par faiblesse ; une interprétation qu’ils abandonnèrent le 7 avril, lors du bombardement de la base de Shayrat (Syrie) avec 59 missiles Tomahawks. Revenant un peu plus tard à la charge, les mêmes commentateurs reprirent leurs accusations de faiblesse, mais cette fois en soulignant son relativisme moral qui l’empêchait de voir la dangerosité des ennemis des États-Unis.

Lors du vote quasi-unanime du Congrès contre lui, le président semblait vaincu. Il se sépara brutalement de son conseiller spécial Steve Bannon et, semblant se réconcilier avec l’establishment, il s’engagea successivement contre la Corée du Nord, le Venezuela, la Russie et l’Iran.

Le 8 août, il lança une diatribe contre Pyongyang, annonçant que ses « menaces » rencontreraient « le feu, la fureur et la force comme jamais le monde n’en avait vu ». Il s’en suivit une escalade verbale de part et d’autre, laissant croire à une possible guerre nucléaire imminente, tandis que des Japonais descendaient aux abris anti-atomiques et que des habitants de Guam quittaient l’île.

Le 11 août, le président Trump déclarait ne plus exclure de recourir à « l’option militaire » face à la « dictature » du président vénézuélien Nicolas Maduro. Caracas répondit par une pleine page de publicité dans le New York Times accusant le président de préparer un changement de régime au Venezuela sur le mode du coup d’État réalisé contre Salvador Allende et appelant les citoyens US au secours [2].

Le 31 août, le département d’État ouvrit une crise diplomatique avec la Russie, ordonnant la fermeture de nombreux locaux diplomatique et la diminution de son personnel aux USA. Exerçant la réciproque, le ministère russe des Affaires étrangères fit fermer des locaux diplomatiques US et expulsa quantité de diplomates.

Le 13 octobre, Donald Trump prononça un discours accusant l’Iran d’être le sponsor mondial du terrorisme et remettant en question l’accord sur le nucléaire négocié par son prédécesseur, Barack Obama. Ce discours avait été précédé d’accusations de la même veine du département d’État contre le Hezbollah [3].

Pour les commentateurs, Donald Trump est enfin sur la bonne voie, mais il en fait trop et s’y prend mal. Certains le considèrent comme un malade mental d’autres espèrent qu’il reproduit la stratégie du « chien fou » déjà mise en œuvre par Richard Nixon : faire peur à l’ennemi en lui faisant croire que l’on est capable de tout.

Cependant, dans les faits, rien n’a changé. Rien face à la Corée du Nord. Rien face au Venezuela. Rien face à la Russie. Et rien non plus face à l’Iran. Au contraire, la politique de Trump contre la création d’États jihadistes se poursuit autant que possible. Les pays du Golfe ont cessé de soutenir Daesh qui a été vaincu à Mossoul et à Raqqa. Le jihadisme est en train de redescendre au niveau sous-étatique. Tout se passe comme si le président avait simplement joué la comédie et gagné du temps.

La carte Bannon

Le sommet des Values Voter s’est tenu du 13 au 15 octobre à l’Omni Shoreham Hotel de Washington. Cette conférence annuelle est organisée par un consortium d’associations familiales chrétiennes qualifiées de racistes et d’homophobes par la presse dominante. De nombreux orateurs ont succédé au président des États-Unis devant un parterre anti-establishment. Steve Bannon figurait au programme à la demande du président Trump, malgré les protestations des quelques organisateurs effectivement homophobes. En effet Bannon a popularisé le conférencier Milo Yiannopoulos, un jeune homosexuel qui lutte contre l’instrumentation des gays par les Démocrates.

Prenant la parole, l’ancien conseiller spécial de la Maison-Blanche s’est livré à une attaque en règle contre les intérêts des milliardaires globalisés. On sait que Bannon, bien que décrit comme étant d’extrême-droite par la presse dominante, milite pour imposer les super-riches à 44% de leurs revenus.

Il a dressé un réquisitoire contre les élites à la fois « corrompues et incompétentes » dont Hillary Clinton est l’égérie ; des gens qui, selon lui, ont trouvé un intérêt personnel à la destruction des emplois US et à leur délocalisation en Chine. Il les a accusés de tenter de détruire le président Trump, sa famille et ses amis. Il a mis en cause le sénateur Bob Corker pour avoir brocardé le commandant en chef en prétendant qu’il est incapable de gérer le pays sans provoquer une 3ème Guerre Mondiale et le leader de la majorité sénatoriale, Mitch McConnell, pour organiser ce sabotage. Il a rappelé sa vision du nationalisme économique au service de la République états-unienne, égalitaire quelles que soit la race, la religion et la préférence sexuelle. Il a conclu que puisque le Parti républicain avait déclaré la guerre au Peuple états-unien, il allait la lui livrer.

Les amis de Bannon se sont immédiatement inscrits contre les caciques du Parti républicain pour obtenir l’investiture du parti à leur place à toutes les élections locales. Cette situation ne s’étant jamais présentée jusque là, nul ne sait s’ils y parviendront [4]. Mais à l’évidence le succès de Bannon lors de cette conférence augure en sa faveur.

Le double-jeu de la Maison-Blanche

Lors d’une réunion de cabinet, le président Trump a déclaré comprendre les frustrations de son ancien conseiller parce que « le Congrès ne fait pas son travail » alors qu’il est dominé par les Républicains. Puis il est allé s’afficher avec le sénateur McConnell en assurant qu’il calmerait Bannon… sur certains points.

Le président continue les déclarations extravagantes pour satisfaire le Congrès, tout en armant le bras de son ancien conseiller pour se débarrasser des dirigeants du Parti républicain.

Nous assistons à un combat qui n’est plus politicien, mais culturel. Il oppose la pensée puritaine et celle de la République (c’est-à-dire du Bien commun) [5].

D’un point de vue étranger, nous constatons que derrière ses déclarations à l’emporte-pièce, Donald Trump poursuit discrètement son action contre Daesh. Il a asséché l’État islamique et lui a repris ses capitales. Il a transformé l’Otan pour en faire aussi une organisation anti-jihadiste. Nous ne pouvons pas savoir pour le moment s’il continuera, une fois Daesh détruit, à lutter contre les autres groupes jihadistes et comment il réagira aux initiatives du Pentagone pour anéantir les structures étatiques du Nord-Ouest de l’Amérique latine et de l’Asie du Sud-Est. Il reste beaucoup de chemin à parcourir pour refaire de l’Empire décadent une République.

[1] « L’establishment US contre le reste du monde », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 1er août 2017.

[2] “Venezuelan Foreign Ministry Advertisement”, New York Times (United States) , Voltaire Network, 6 September 2017.

[3] « Faut-il prendre au sérieux la politique US contre l’Iran ? », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie), Réseau Voltaire, 17 octobre 2017.

[4] Le New York Times établit un parallèle avec la vaine tentative de Franklin Roosevelt de purger le Parti démocrate, en 1938. Le contexte était très différent. Voir cependant “Bannon Vows Purge of His Party. It Didn’t Work So Well for F.D.R.”, Peter Baker, October 23, 2017.

[5] « Les États-Unis vont-ils se réformer ou se déchirer ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 25 octobre 2016.

 

http://www.voltairenet.org/article198471.html

Levothyrox : « Les laboratoires savaient que 3% à 5% des malades allaient déclencher des effets indésirables forts »

25 octobre 2017

« Le laboratoire Merck est assigné en justice par une centaine de patients, qui lui reprochent un manque d’information autour du médicament « Levothyrox ».

« Le seul langage que comprend le laboratoire c’est l’argent » a dénoncé Christophe Lèguevaques, avocat.

Plus d’une centaine d’assignations en justice contre les laboratoires Merck doivent être déposées mercredi 25 octobre auprès du tribunal d’instance de Lyon, dans le cadre d’une action collective dans l’affaire du Levothyrox, ce médicament utilisé pour soigner les troubles de la thyroïde.

Les plaignants dénoncent un défaut d’information de la part du laboratoire Merck. « Les laboratoires savaient que 3% à 5% des malades allaient déclencher des effets indésirables forts », a expliqué sur franceinfo Christophe Lèguevaques, avocat. « Cela représente quand même entre 150 000 et 180 000 personnes. »

franceinfo : que demandez-vous ?

Christophe Lèguevaques : Le seul langage que comprend le laboratoire c’est l’argent. Ce que veulent les malades avant tout, c’est la reconnaissance qu’ils sont malades à cause de ce médicament. C’est le respect de leur dignité. Ils ont trop l’impression qu’on les prend pour des gens zinzins, alors qu’ils souffrent depuis plusieurs mois sans avoir eu la considération dont ils avaient besoin.

Allez-vous attaquer l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ?

Le moment venu, nous allons peut-être saisir le tribunal administratif contre l’ANSM et nous pourrions demander par exemple la révocation du directeur qui n’a pas été à la hauteur. Nous sommes en train d’étudier cette piste, nous verrons.

Avez-vous eu une réponse du ministère de la Santé ?

Cela fait un mois que nous avons écrit aux ministres, nous avons proposé une solution qui a fait ces preuves : la création d’une commission nationale d’indemnisation. J’avais écrit à madame Buzyn et madame Belloubet. À ce jour, je pense qu’elles sont débordées ou que les services n’ont pas informé les ministres, mais je n’ai même pas reçu un accusé de réception.

Qu’aurait-dû faire le laboratoire ?

Informer le public. Le plus simple aurait été de mettre, comme en Belgique, une information dans la boîte de comprimés indiquant : « attention cela aura peut-être des conséquences sur votre santé, consultez votre médecin. » Le laboratoire n’a rien fait, il n’a rien dit aux malades directement. Il a considéré que ce n’était pas sa responsabilité, ce qui est faux.

Qu’avez-vous pensé de la réaction des laboratoires ?

Ils ont une obligation de pharmacovigilance. Cela veut dire qu’ils doivent surveiller le devenir de leurs médicaments. Très vite, ils ont eu des retours comme quoi la nouvelle formule n’était pas acceptée et dès le mois de juin, une pétition a réuni 50 000 personnes pour dire, « rendez-vous l’ancienne formule ». Pourtant, ils n’ont rien fait. Ils ont gardé le silence de mai à octobre. C’est à partir de ce moment-là que les gens se sont retrouvés dans la panade et n’ont pas reçu d’informations leur permettant de savoir ce qu’il se passait ».

France Info, le 25 octobre 2017

 

http://www.citoyens-et-francais.fr/2017/10/levothyrox-les-laboratoires-savaient-que-3-a-5-des-malades-allaient-declencher-des-effets-indesirables-forts.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Syrie, Irak – Le projet d’indépendance kurde a échoué. Pourquoi ?

Syrie, Irak – Le projet d’indépendance kurde a échoué. Pourquoi ?


Moon of Alabama
Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 17 octobre 2017

Le projet du clan kurde Barzani d’un Kurdistan indépendant dans le nord de l’Irak et au-delà a complètement échoué. Masoud Barzani, l’homme fort de la région kurde irakienne, avait appelé à un référendum pour détourner l’attention des problèmes financiers de son gouvernement. D’autres clans kurdes puissants ont considéré cela comme une ultime tentative de Barzani pour sauver sa position politique. Le référendum demandait l’indépendance, y compris dans « les zones kurdes en dehors de la région (du Kurdistan) ». C’était une tentative d’annexion. Les forces nationales irakiennes ainsi que les puissances internationales s’y sont opposées. Masoud Barzani et sa famille sont maintenant en passe de perdre leur position de leader.
Les diverses revendications unilatérales kurdes émises depuis 2003 vont devenir caduques. Le rêve de l’indépendance kurde en Irak et en Syrie est mort pour l’instant. C’est une bonne chose pour les deux pays.
Depuis 2003 et surtout depuis 2014, les Kurdes ont largement outrepassé leurs frontières d’origine. Ils ont occupé des zones habitées par des populations diverses et contenant des réserves pétrolières irakiennes d’importance cruciale. Cela fait des mois que le gouvernement irakien du Premier ministre Abadi, soutenu par son Parlement, son opinion publique et la communauté internationale, réclame le retour des Kurdes dans leurs frontières de 2003. Il a condamné leur projet d’indépendance illégale.
La famille mafieuse Barzani qui est au pouvoir a vendu le pétrole et empoché l’argent qui, selon la loi, appartenait au gouvernement fédéral irakien. La milice mafieuse des Barzani a occupé les postes frontières fédéraux avec les pays voisins et a gardé toutes les taxes douanières pour elle. Pendant ce temps, les enseignants et les autres agents publics de la région kurde ne recevaient plus leur salaire.
Le clan Barzani n’est qu’un des clans de la région kurde d’Irak. Historiquement, son principal concurrent est le clan Talabani. Les deux clans ont leurs propres partis politiques (KDP et PUK) et leurs milices. Les deux clans se sont battus l’un contre l’autre pendant une guerre civile dans les années 1990. Puis les Barzani ont demandé l’aide du président irakien Saddam Hussein pour vaincre leurs ennemis locaux.
Au cours de la dernière décennie, les Talabani ont été handicapés par leur patriarche en fin de vie Jalal Talabani. Après l’invasion de l’Irak par les États-Unis, il avait renoncé à jouer un rôle majeur dans la région kurde en échange de la position honorifique de président irakien. Dès que Jalal Talbani est mort le 2 octobre, sa famille a affermi sa position. Elle a négocié un accord avec le gouvernement central irakien pour qu’il limite les pouvoirs quasi dictatoriaux des Barzani. Le général iranien Qassam Suleiman a contribué à faire aboutir l’accord.
Lorsque les forces gouvernementales irakiennes ont fait mouvement, comme cela avait été annoncé, pour reprendre Kirkouk aux Kurdes, les forces de la milice kurde (peshmerga) sous le commandement de l’UPK des Talibani se sont retirées comme prévu. Les miliciens sous le commandement du KDP de Barzani se sont retrouvés dans une position indéfendable et ont dû fuir en toute hâte.
Hier et aujourd’hui, les forces nationales irakiennes ont repris le contrôle de plusieurs grands champs de pétrole occupés par les Kurdes. Elles ont également repris le contrôle des postes- frontières avec la Syrie et la Turquie. Au bout de trois ans, les yézidi peuvent enfin retourner à Sinjar. Le barrage de Mossoul est à nouveau aux mains du gouvernement. Sans ressources pétrolières et douanières, la région kurde ne dispose pas des revenus nécessaires pour financer une indépendance régionale. Pendant que son projet s’effondrait aux yeux de tous, Masoud Barzani n’a pas prononcé un mot.
Le gouvernement irakien ne reprendra pas seulement le contrôle total des zones que les Kurdes sous Barzani ont illégalement usurpées, il exigera également de nouvelles élections régionales. Il est douteux que Masoud Barzani, ou l’un de ses fils, puisse remporter des élections locales après les désastres qu’ils ont causés par leurs abus.
En Syrie, les forces kurdes YPG / SDF ont pris aujourd’hui le contrôle total de Raqqa. Il faudra des mois pour effacer les derniers restes de l’EI. Il faudra des années pour reconstruire la ville car elle a été en grande partie détruite par le soutien aérien des États-Unis pendant les combats contre le groupe État islamique.
À Deir Ezzor, les dernières positions d’État islamique s’effondrent sous les attaques des forces gouvernementales syriennes. Dans quelques jours ou quelques semaines, la ville et la campagne seront également entièrement libérées.
La guerre contre État islamique touche à sa fin. Le projet d’indépendance kurde en Irak est mort. Les Kurdes en Syrie vont maintenant être ramenés à leur taille initiale. Avec moins de 8% de la population, les Kurdes dirigés par les YPG ont pris le contrôle de 20% des terres et de 40% des ressources en hydrocarbures. Ils vont devoir renoncer à leurs conquêtes.
Les forces kurdes en Syrie avaient reçu un soutien matériel et personnel des forces américaines. La plus grande partie des équipements et des munitions est arrivée dans des avions américains à Erbil, la capitale de la région kurde en Irak, et de là a été transportée par voie terrestre à travers les postes frontières irako-syriens qui étaient sous le contrôle des Barzani. Le gouvernement irakien à Bagdad va maintenant reprendre le contrôle de ces passages. L’approvisionnement en matériel américain des régions kurdo-syriennes ne pourra plus être assuré.
Les États-Unis ont longtemps soutenu l’autonomie kurde en Irak. Ils ont maintenant pris le parti du gouvernement central irakien. Les Kurdes (de Barzani) ont été laissés dans l’expectative. Cela n’a sûrement pas échappé aux Kurdes de Syrie et ils vont agir en conséquence.
Pendant ce temps, les forces turques ont envahi le gouvernorat d’Idleb dans le nord-ouest de la Syrie et ont presque encerclé l’enclave kurde d’Efrin. Sans la Russie, Erdogan aurait poursuivi son avancée. Le week-end dernier, le chef militaire des YPG / SDF en Syrie, Sipan Hamo, s’est rendu à Moscou. Il veut que les Russes protègent Efrin mais il devra en payer le prix.
Les Kurdes en Syrie devront se réconcilier avec le gouvernement syrien. Le soutien politique de Washington n’est absolument pas fiable. Sans soutien aérien américain, les positions militaires kurdes ne tiendront pas. Leur approvisionnement est maintenant potentiellement sous le contrôle de Bagdad qui est un allié du gouvernement syrien. Seul Damas et ses alliés à Moscou peuvent empêcher la chute d’Efrin.
Les Kurdes n’ont plus d’atout dans leur jeu. Tout ce qu’ils peuvent espérer, c’est que la Russie les aidera à obtenir une certaine autonomie fédérale dans les régions de Syrie où ils sont majoritaires. Ils devront renoncer à tous leurs autres gains.
Les forces sionistes, qui veulent balkaniser la Syrie, vont tout faire pour empêcher les Américains de se retirer de Syrie. Certains membres de l’armée américaine voudront maintenir leur alliance avec les Kurdes syriens. Mais la Turquie et l’Irak ne veulent pas que les États-Unis continuent à soutenir les forces kurdes. En l’absence d’une voie d’accès aérienne, terrestre ou maritime sûre, l’armée américaine ne peut pas continuer à s’impliquer en Syrie sur le long terme. De plus, elle n’a rien à y gagner.
Je pense que le président Trump et les médias américains vont déclarer que les États-Unis ont remporté une glorieuse victoire sur État islamique dans sa « capitale » de Raqqa. Puis Trump va ordonner aux militaires américains de quitter le pays.  Il y aura encore une présence minimale pendant quelques mois mais aucune opération importante. Ce qui reste d’État islamique dans l’Est de la Syrie sera éliminé par l’armée syrienne et ses alliés.
 Au cours des dernières décennies et surtout depuis que l’insurrection salafiste (instiguée par des pays étrangers) a affaibli les États de Syrie et d’Irak, les Kurdes ont réalisé d’énormes avancées politiques et territoriales. Mais ils sont devenus trop gourmands et ne se sont pas rendus compte qu’ils ne pourraient pas les consolider. L’Irak et la Syrie ont repris du poil de la bête. Les alliés « occidentaux » des Kurdes ont redécouvert que leurs intérêts stratégiques étaient mieux servis par des États-nations intacts.
Comme je l’ai écrit ailleurs, les Kurdes sont un peuple extrêmement divers :
 
« Il y a quatre langues kurdes qui ne se comprennent pas les unes les autres. Il y a une douzaine de religions parmi les Kurdes bien que la majorité soit (soufi) sunnite. Ils ont été scolarisés et éduqués dans quatre États différents. Il y a des conglomérats tribaux ou des clans comme les Barzani et les Talibani qui ont leurs propres partis politiques et sont dirigés par des mafias patriarcales familiales. Il y a des membres du culte anarcho-marxiste d’Özalan tandis que les Kurdes salafistes voisins ont rejoint État islamique et ont ensuite tué les Kurdes Yezidi voisins. Aucun de ces groupes n’a une vision éclairée ou démocratique du monde.
 
Les Kurdes n’ont jamais obtenu d’État et n’en obtiendront jamais parce qu’ils sont trop différents les uns des autres et n’ont pas assez de sentiment d’unité nationale. Ils préfèrent se battre les uns contre les autres que d’accepter un dirigeant commun. »
Au cours des siècles, le peuple kurde n’a jamais réussi à se mettre assez d’accord pour former un État-nation viable. L’échec de leur dernier projet d’indépendance ne fait que confirmer cette déficience.
Traduction : Dominique Muselet

 

L’expertise nucléaire française dans le suivi de charge séduit en Europe

24.10.2017

L’expertise nucléaire française dans le suivi de charge séduit en Europe

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Par Tristan Hurel (SFEN)

Ayant développé une expertise depuis plusieurs années dans le suivi de charge de ses réacteurs nucléaires, le savoir-faire français attire des exploitants étrangers, notamment européens, désireux d’apporter de la flexibilité à des réseaux électriques de plus en plus difficiles à équilibrer en raison de l’importance croissante des sources de production intermittentes.

L’électricité ne se stocke pas, ou très peu, alors que la consommation – et de plus en plus la production – fluctue en permanence. Pour équilibrer offre et demande et éviter le black out, production et consommation doivent concorder. L’un des outils à disposition des opérateurs du réseau électrique consiste à mobiliser, à la hausse comme à la baisse, la puissance des unités de production d’électricité pilotables. Un procédé appelé « suivi de charge » qui fait classiquement appel aux barrages de lac, aux centrales thermiques, mais aussi, en France, au nucléaire.

Méconnue, la souplesse du parc nucléaire français permet d’ajuster à tout moment l’offre de production des différentes énergies variables à la demande des consommateurs. En général trois types de fonctionnement en régime flexible sont définis : réglage de fréquence primaire et secondaire (dépendant de la demande du réseau) et programmes de charge variable prédéfinis (avec des réductions ou des augmentations de la puissance délivrée convenues à l’avance avec l’opérateur du réseau). Ainsi, un réacteur peut varier de 100 % à 20 % de puissance en une demi-heure, et remonter aussi vite après un palier d’au moins deux heures, et ce deux fois par jour.

Le suivi de charge a-t-il une incidence sur la sûreté ?
A l’été 2017, le « suivi de charge » a été mis en cause dans la corrosion des barres de combustible des réacteurs de la centrale nucléaire de Brokdorf, dans le nord de l’Allemagne. Selon les experts, la raison pourrait toutefois être trouvée dans l’augmentation de la puissance du réacteur, passé de 1440 à 1480 MW en 2006. D’autant qu’EDF, qui pratique le « suivi de charge » depuis des années sur des dizaines de réacteurs, n’a jamais constaté de lien entre cette technique de production et la corrosion des assemblages combustibles. Selon le retour d’expérience de l’électricien, la corrosion dépend essentiellement de l’irradiation des assemblages et de la température et, bien sûr, de la chimie de l’eau primaire et des matériaux des gaines. Le niveau de puissance influe certes sur la température du circuit, de quelques degrés, et durant environ 5 % de la durée d’un cycle, mais ce n’est pas suffisant pour avoir un impact mesurable.

Une technologie à l’utilité croissante

En Europe, la capacité de production installée des énergies renouvelables intermittentes progresse année après année, et avec elle un besoin journalier d’équilibrage du réseau toujours plus important. C’est dans ce cadre qu’AREVA NP exporte sa technologie permettant à un réacteur d’effectuer du suivi de charge. Dernier cas en date, mi-octobre, avec l’installation par l’entreprise française de sa technologie AFLC (pour Advanced Load Following Control) à la centrale de Goesgen, en Suisse, permettant d’ajuster automatiquement la production d’électricité aux besoins de l’exploitant du réseau. Cette solution de suivi de charge proposée par AREVA NP permet de faire varier la production de la centrale entre 50 et 100 % de sa capacité installée sans intervention de l’exploitant. L’adaptation de la production peut être réalisée avec des augmentations de puissance allant jusqu’à 30 mégawatts par minute.

Dès 2008, AREVA NP avait déjà fourni sa technologie ALFC aux centrales nucléaires allemandes Philippsburg 2, Isar 2, Brokdorf et Grohnde, et de nouveaux projets internationaux sont envisagés, notamment grâce à l’adaptation en cours de la technologie ALFC à d’autres conceptions de réacteurs.

Les perspectives

L’approche française du suivi de charge nucléaire ne prévaut pas dans la plupart des autres pays où la part du nucléaire y est moins importante et où cette source d’énergie est utilisée « en base », les réacteurs fonctionnant à puissance maximale sans variation. Dans ces pays, l’essentiel de la flexibilité est apporté par des sources de production thermiques ou hydrauliques. Pourtant, à mesure que les capacités renouvelables progresseront, d’autres pays pourraient être amenés à recourir au suivi de charge pour leurs centrales nucléaires.

En France, avec la fermeture progressive des centrales thermiques à flamme, et sauf à vouloir ouvrir de nouvelles centrales à gaz (et donc augmenter les gaz à effet de serre) le nucléaire deviendra un atout toujours plus précieux dans l’équilibrage du réseau et contribuera à intégrer au mieux le développement des énergies renouvelables.

Crédit photo : EDF / COLIN MATTHIEU

 

http://www.sfen.org/fr/rgn/lexpertise-nucleaire-francaise-dans-le-suivi-de-charge-seduit-en-europe?utm_source=RGH_Hebdo&utm_medium=email&utm_campaign=Hebdo25oct2017

Et si l’embargo contre le Qatar virait à la guerre économique globale ? Par Pierre Conesa

Pierre Conesa, ancien responsable de la direction des affaires stratégiques au ministère de la Défense, livre son analyse de l’embargo organisé par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis contre le Qatar. La crise pourrait prendre une ampleur internationale.

Attention, danger ! Les tensions entre le Qatar et ses voisins (Arabie saoudite et des Emirats arabes unis) pourraient dégénérer en véritable guerre économique, qui toucherait des entreprises du monde entier y compris françaises. Telle est l’analyse que livre à Challenges Pierre Conesa, ancien responsable de la direction des affaires stratégiques au ministère de la Défense et ancien directeur général de la société d’intelligence économique CEIS.

L’auteur de Docteur Saoud et Mister Djihad : la diplomatie religieuse de l’Arabie saoudite (préface d’Hubert Védrine, Robert Laffont, 2016) a réalisé une visite de quatre jours au Qatar, sous embargo depuis le 5 juin. Il était convié sur place par un collectif d’hommes d’affaires non qatariens inquiets des suites économiques possibles de la crise régionale. Il a rencontré deux ministres, des responsables français et étrangers des différents groupes présents sur place, des expatriés et des Qatariens. Et le fruit de son enquête est inquiétant.

Dans les supermarchés, « la panique a duré 5 à 6 jours » assure le représentant d’une grande surface. Pour les denrées du quotidien, le Qatar s’est largement remis de l’embargo imposé par l’Arabie Saoudite, les Emirats, le Bahreïn et l’Egypte. Les fournisseurs turcs, iraniens, indiens, azerbaïdjanais et européens ont rapidement compensé les fruits et légumes saoudiens et les rayons des magasins sont pleins. Heureuse surprise, les produits sont même aujourd’hui moins chers et de meilleure qualité que ceux du royaume voisin. L’embargo pourrait se révéler à double tranchant : qui va dorénavant acheter les produits frais saoudiens ? Et la conséquence de cette réorganisation des circuits commerciaux pourraient avoir des conséquences au-delà de Riyad : Doha, par solidarité ou par paresse, achetait les produits étrangers réexportés par Dubaï, le grand hub des Emirats, à raison de 600 millions de dollars par mois. La cité marchande est dorénavant triplement pénalisée, puisque l’Iran, client fidèle autrefois, joue la carte qatarienne. Pour l’heure, le Qatar a quant à lui, eu l’intelligence de ne pas couper le Pipe Dolphin qui approvisionne Dubaï en gaz. Mais s’il venait à le faire, la ville se retrouverait brutalement sans lumière…

Les chameaux bloqués aux frontières

Tous ces éléments tendent à montrer combien l’embargo lancé par les quatre pays alliés a été mal préparé. Alors que le roi d’Arabie venait tout juste de faire sa première visite d’Etat chez son petit voisin en décembre 2016, que le président américain terminait à peine de quitter Riyad en mai, l’ultimatum est tombé mélangeant toutes sortes d’exigences : fermeture de la chaîne Al Jazeera, expulsion de tous les opposants, rupture des relations diplomatiques avec l’Iran, fermeture de la base turque, et enfin, cerise sur le gâteau, l’arrêt du « financement du terrorisme » à savoir le financement des Frères Musulmans. Le tout devait être exécuté sous dix jours et assorti de pénalités financières et de contrôles. Les mesures vexatoires se sont multipliées. Même les chameaux qatariens ont été bloqués à la frontière saoudienne ! Des conditions tellement surprenantes que ni le Koweït, ni Oman, autres pays membres du Conseil de coopération du Golfe, ne respectent l’embargo.

Pour autant, cette crise ne semble pas proche d’une résolution. Elle menace même de prendre une ampleur inattendue avec un retentissement international. Riyad a ainsi engagé une véritable guerre de communication par agences de relations publiques interposées, en défendant son image à Washington, Londres et Paris. Une bataille que le royaume veut étendre à Moscou, Beijing et même New Delhi… Il sera difficile cependant d’espérer une amélioration de la réputation des Saoud quand ils accusent leur petit voisin de « financer le terrorisme ».

Pressions multiples

Surtout, les tensions pourraient dégénérer, si l’on n’y prend garde, en une véritable guerre économique. La tentation est grande dans l’entourage des décideurs du Golfe de passer à la vitesse supérieure en forçant directement ou indirectement les entreprises étrangères à choisir entre les protagonistes. En effet, les Emirats et l’Arabie Saoudite n’ont pas de moyens de pression économiques directs : les premiers ne représentent à peine 2% du commerce extérieur du Qatar et les quelques projets patronnés par le Conseil de coopération du Golfe sont déjà stoppés, à commencer par le TGV continental et la TVA commune. Dans l’autre sens, la Qatar national bank ne compte que 4% de dépôts saoudiens ou émiriens.

Résultat, faute de détenir eux-mêmes les capacités suffisantes, les forces en présence pourraient mettre sous pressions les sociétés étrangères. Cette menace apparaît dans les discours « officiels ». Le 13 juin 2017, l’Ambassadeur des Emirats Arabes Unis à Washington Yousef Al-Otaiba a déclaré qu’Il ne prévoyait pas que la crise dévie vers « un conflit militaire, même si le Qatar refusait de plier ». Par contre, « il y aura une escalade de la pression économique… le Qatar investit des milliards de dollars aux États-Unis et en Europe, puis recycle les bénéfices pour soutenir le Hamas, les Frères musulmans et les groupes liés à Al-Qaïda »[i] . L’Ambassadeur des Emirats arabes unis à Moscou, Omar Ghobash, dans un discours à Londres[ii] a déclaré pour sa part que « l’expulsion du Qatar du Conseil de coopération du Golfe – souvent soulevée comme une possible sanction – n’était pas la seule sanction possible… Il existe certaines sanctions économiques que nous pouvons prendre et qui sont actuellement examinées…L’une d’entre elles serait d’imposer des conditions à nos propres partenaires commerciaux et de dire si vous souhaitez travailler avec nous, alors vous devez faire un choix commercial…Les Emirats Arabes Unis et l’Arabie saoudite pourraient demander à leurs partenaires commerciaux de choisir entre travailler avec eux ou avec Doha ». Une grande banque semble avoir déjà fait l’objet de pressions de ce genre.

Conflit de (nouvelle) génération

Dernier élément qui rend difficile la résolution de la crise : elle est la première voulue par une nouvelle génération de décideurs, tous convaincus qu’ils sont l’avenir de leur pays. Le Qatarien Sheikh Tamim bin Hamad al Thani (36 ans), ancien de l’académie royale militaire de Sandhurst (Royaume Uni), au pouvoir depuis juin 2013, auteur de la « Qatar National Vision 2030 », a mis un point d’honneur à multiplier les appuis extérieurs et variés par une diplomatie de « soft power ». Un affranchissement qui ne plaît pas à ses puissants voisins. Mais l’embargo conduit à consolider le sentiment national au sein de sa population, victime expiatoire. Al Thani semble très populaire, y compris aux yeux des expatriés. De plus il n’a pas cédé à la provocation de ses voisins et a habilement joué du droit international contre l’embargo, qui est jugé illégal par l’OMC. Face à lui : le Saoudien Mohamed Bin Salman, dit MBS (32 ans), est doté d’un modeste diplôme juridique de l’Université Islamique de Riyad, mais il tient fermement à imposer ses prérogatives de Prince héritier, titre officiellement accordé le 21 juin, en marchant sur la tête de son cousin Mohamed Ben Nayef. Il est considéré comme le responsable de la catastrophique guerre au Yémen. A 56 ans, l’Emirien Sheikh Mohamed bin Zayed al Nahyan est le plus âgé manifeste, lui, une phobie épidermique de l’islamisme sous tous ses aspects, chiite iranien, Frères musulmans, salafiste ou djihadiste sunnite, dès lors qu’ils s’invitent sur le terrain du pouvoir temporel. Aucun de ces nouveaux dirigeants ne peut céder puisque chacun y joue sa légitimité. La crise va donc durer et probablement provoquer des effets inattendus.

Pierre Conesa

[i] Wall Street journal, 12 juin 2017) [ii] https://www.theguardian.com/world/2017/jun/28/uae-ambassador-threatens-further-sanctions-against-qatarSource : Challenges, Pierre Conesa, 16-10-201

Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s’arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]

5 réponses à Et si l’embargo contre le Qatar virait à la guerre économique globale ? Par Pierre Conesa

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L’or ou le Bitcoin ? La banque d’affaires Goldman Sachs a fait son choix

L’or ou le Bitcoin ? La banque d’affaires Goldman Sachs a fait son choix

Image d’illustration

Pour la banque d’affaires qui a publié un analyse comparative des deux actifs, l’or, plus durable, moins volatile et qui dispose d’une valeur intrinsèque l’emporte haut la main sur le bitcoin, dont le principal atout réside dans la portabilité.

«Les métaux précieux demeurent une classe d’actifs pertinente dans les portefeuilles modernes, malgré leur manque de rendement», assurent dans une note citée par Bloomberg deux analystes de la banque d’affaires Goldman Sachs, le 18 octobre.

«Ils ne sont ni un accident historique, ni une relique du passé», ajoutent-ils. «En s’attardant sur des caractéristiques telles que la durabilité et la valeur intrinsèque, ils sont toujours pertinents, même face à la découverte de nouveaux matériaux et à l’émergence de nouveaux actifs, comme les cryptomonnaies», font-ils en outre valoir.

Les analystes de la banque d’affaires ont en effet utilisé plusieurs critères pour comparer la plus importante des cryptomonnaie, le Bitcoin, avec l’or. En dehors de la durabilité et de la valeur intrinsèque de ces actifs, ils se sont également intéressés à la portabilité ou encore à l’unité de compte. Et selon eux, l’or l’emporte dans toutes les catégories hormis la «portabilité» (la facilité avec laquelle il peut être transféré).

Bien que les deux nécessitent une expertise pour un stockage correct à long terme, l’or l’emporte parce que les cryptomonnaies sont vulnérables au piratage

«Bien que les deux nécessitent une expertise pour un stockage correct à long terme, l’or l’emporte parce que les cryptomonnaies sont vulnérables au piratage des portefeuilles en ligne ou de l’ordinateur ou du smartphone de l’utilisateur [pour les portefeuilles hors ligne], et sont sujettes à un risque de réglementation ainsi qu’à un risque touchant le réseau et l’infrastructure lors d’une crise», poursuivent-ils.

En tant qu’unité de compte, la comparaison tourne largement à l’avantage du métal précieux, qui permet mieux de maintenir son pouvoir d’achat, selon les analystes, qui notent que la volatilité Bitcoin/dollar est sept fois supérieure à celle de l’or/dollar en 2017.

«Transférer des lingots peut coûter cher, nécessiter d’importantes mesures de sécurité alors qu’ils sont soumis à d’importantes taxes dans certains pays, comme l’Inde. Il est par contraste, beaucoup plus rapide et bien mois cher de transférer des Bitcoins», donnent-ils comme unique argument en faveur de la cryptomonnaie.

Depuis le début de l’année, alors que les cours de l’or ont progressé de 12%, la valeur du Bitcoin est passé de 850 à plus de 4 500 euros, soit une augmentation de près de 600%. Sa capitalisation totale, qui dépasse les 73 milliards d’euros, est aujourd’hui supérieure à celle d’une entreprise comme Nike.

Lire aussi : LONG FORMAT : Ce que cache la manipulation des cours de l’or

 

https://francais.rt.com/economie/44717-or-ou-bitcoin-banque-affaires-goldman-sachs-a-fait-son-choix

Elections régionales au Venezuela : Large victoire du chavisme et … nouvelle défaite de la droite et des médias, par Venezuela infos

Un intéressant regard engagé sur le Venezuela – à prendre, comme toujours, avec recul

Source : Venezuela infos, Thierry Deronne, 16-10-2017

Ce dimanche 15 octobre, plus de 18 millions de vénézuéliens étaient invités à élire les 23 gouverneurs de 23 états parmi 226 candidats de droite ou bolivariens (= chavistes) – sauf à Caracas qui n’est pas un État. À cet effet le Centre National Électoral avait installé dans tout le pays 13.559 centres de vote et 30.274 tables électorales. Le taux de participation a été de 61,4 %, un taux très élevé pour un scrutin régional.

Les bolivariens remportent une large victoire avec 17 états contre 5 pour l’opposition. Celle-ci gagne notamment dans les états stratégiques de Mérida, Táchira, Zulia, proches de la Colombie, foyers de violence paramilitaire. Les bolivariens récupèrent trois états historiquement gouvernés par la droite : les états d’Amazonas, de Lara et – victoire hautement symbolique – celle du jeune candidat chaviste Hector Rodriguez dans l’État de Miranda, longtemps gouverné par le milliardaire et ex-candidat à la présidentielle Henrique Capriles Radonsky.

C’est le 22ème scrutin depuis que le chavisme est arrivé au gouvernement, et le deuxième de l’année (on peut y ajouter plusieurs consultations – organisées en interne et sans cadre légal – par les partis de droite en 2017). Cette élection des gouverneurs sera suivie par celle des maires puis, en 2018, par les élections présidentielles.

Ces résultats qui donnent au chavisme 54 % des votes nationaux contre 45 % à la droite sont d’autant plus intéressants que ces élections ont lieu dans un contexte difficile. Il y a deux mois et demi encore, une insurrection armée dirigée par l’extrême droite cherchait à renverser le gouvernement élu, avec un bilan de près de 200 morts (2). Cette déstabilisation prit fin le 30 juillet, lorsque la population jusque-là restée en marge de ces violences s’est mobilisée pour élire une Assemblée Constituante. Désavouée, la droite s’est alors déchirée entre un secteur radical maintenant l’objectif de revenir au pouvoir sans passer par les urnes et un secteur acceptant de revenir à la voie électorale. Pour tenter d’infléchir le scrutin en sa faveur, la droite, le secteur privé (80 % de l’économie) et les Etats-Unis ont remis toute la pression dans la guerre économique, avec l’envol astronomique des prix de certains de produits de base afin d’augmenter le mécontentement populaire. Comme d’habitude, soucieuse d’alimenter le storytelling international, la droite a contesté les résultats, évoquant une « fraude ». Le président Maduro a répondu en demandant un recomptage de 100 % des votes.

Parmi les observateurs internationaux dont 50 experts électoraux, le colombien Guillermo Reyes, porte-parole du respecté Collège d’Experts Electoraux d’Amérique Latine (formé d’ex-présidents de centres nationaux électoraux de nombreux pays) a rappelé que le système électronique du Venezuela est le plus moderne du continent et que plusieurs jours avant l’élection, l’ensemble des partis de droite et de gauche ont participé aux essais techniques du vote, signant le rapport concluant à sa fiabilité. En 2012 déjà, le système électoral automatisé du Venezuela a été qualifié par le Centre Carter de « meilleur du monde ». (3)

Avec 22 scrutins en 18 ans de processus bolivarien, le Venezuela continue donc à battre tous les records en nombre d’élections et même si les secteurs radicaux de la droite crient à la fraude quand les résultats ne les favorisent pas, celle-ci en a remporté plusieurs, comme les législatives de 2015.

Contrairement à ce que les médias veulent faire croire au monde entier, la droite vénézuélienne dispose de tous les moyens pour s’exprimer. La majorité des médias, privés, et des réseaux sociaux (bots y compris…) lui est largement favorable sur les plans local, régional, national et international (4). On comprend le silence des médias internationaux sur ce scrutin qui contredit, une fois de plus, le plus grand fake news de l’histoire contemporaine : « la dictature au Venezuela ». Les urnes répondent aux « journalistes » qu’il ne faut jamais oublier l’existence d’un peuple, et encore moins sous-estimer sa conscience.

Thierry Deronne, Caracas, le 15 octobre 2017

Notes

  1. Lire « On n’a encore rien dit du Venezuela », https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/09/25/on-na-encore-rien-dit-du-venezuela-le-journal-de-linsoumission/
  2. Pour un graphique et un tableau précis et complet des victimes, des secteurs sociaux, des responsables et des personnes condamnées, voir https://venezuelanalysis.com/analysis/13081; Sur les assassinats racistes de la droite : Sous les Tropiques, les apprentis de l’Etat Islamique – 27 juillet 2017 ; Le Venezuela est attaqué parce que pour lui aussi « la vie des Noirs compte » (Truth Out) – 24 juillet 2017
  3. « Former US President Carter: Venezuelan Electoral System “Best in the World” », https://venezuelanalysis.com/news/7272
  4. Au Venezuela la majorité des médias, comme l’économie en général, sont privés et s’opposent aux politiques sociales du gouvernement bolivarien. Voir Mensonges médiatiques contre France insoumise, partie I : « Maduro a fermé 49 médias ».On peut lire aussi, sur ce thème : Thomas Cluzel ou l’interdiction d’informer sur France Culture, http://wp.me/p2ahp2-1M7

Source : Venezuela infos, Thierry Deronne, 16-10-2017

Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie nullement que nous « soutenons » le Président Maduro. Par principe, nous ne « soutenons » aucun gouvernement nulle part sur la planète. [Lire plus]

11 réponses à Elections régionales au Venezuela : Large victoire du chavisme et … nouvelle défaite de la droite et des médias, par Venezuela infos

 

https://www.les-crises.fr/elections-regionales-au-venezuela-large-victoire-du-charisme-et-nouvelle-defaite-de-la-droite-et-des-medias-par-venezuela-infos/

Pourquoi j’ai signé et je soutiens cette protestation

Cette protestation mérite que l’on s’y intéresse pour le moment cela donne l’impression d’une précipitation, qui ne parait guère scientifique.

Trop de scandales ont reçemment émaillés l’actualité. il serait prudent que nous puissions retrouver un minimum de confiance à l’égard des laboratoires .

Bernard felli. Administrateur de ombre43. wordpress.

Pourquoi j’ai signé et je soutiens cette protestation :

Tout simplement parce-que la décision du gouvernement d’obliger les parents, sous la contrainte, d’injecter 11 vaccins à tous les nouveaux-nés, est tout à fait digne d’une dictature de la pire espèce contre laquelle il faut s’élever et qu’on ne peut laisser faire sans réagir, compte tenu des risques importants pour ces enfants et surtout en raison des arguments officiels qui ne sont que des contre-vérités manifestes quand on sait que le principal laboratoire intéressé (SANOFI) a été l’employeur de l’actuelle ministre de la santé pendant de nombreuses années et que le PDG n’est autre qu’un ami intime du président Macron.

On ne peut donc pas accepter ce marché de dupes sous couvert de santé publique, laquelle en l’occurrence n’est absolument pas en cause avec le système actuel.

 

 

Objet : Re : Monsieur Macron, nos enfants ne sont pas des cobayes !

 

 

CE  MESSAGE  EST  DE  LA  PLUS  HAUTE  IMPORTANCE, MERCI  D’EN PRENDRE  CONNAISSANCE et de le faire suivre a tous vos contacts.

 

Vite ! Il ne reste plus beaucoup de temps avant le vote officiel de la loi imposant 11 vaccins obligatoires pour les nourrissons !

C’est une question de liberté et de démocratie. Tous les parents et grands-parents de ce pays ont le droit de savoir que :

  • avec 11 nouveaux vaccins obligatoires, on va injecter 25 doses d’aluminium à nos bébés, un métal dangereux pour le cerveau ;
  • dans ces 11 vaccins, il y a le vaccin hépatite B, soupçonné de causer des cas de sclérose en plaque ;

Alors s’il vous plaît, écoutez et transférez vite cet appel à la mobilisation générale, qui contient des révélations sidérantes sur les vaccins !

 

 

Je compte sur vous !

Avec tout mon dévouement,

Guillaume Chopin, de l’Association internationale pour une santé naturelle, scientifique et humaniste

 

Entretien Macron al Sissi, des rafales au menu des discussions

Entretien Macron al Sissi, des rafales au menu des discussions

 

Mardi 24 Octobre 2017 modifié le Mardi 24 Octobre 2017 – 14:18

 

 

 

 

Entretien Macron al Sissi, des rafales au menu des discussions

Emmanuel Macron et le président égyptien Abdel Fattah al Sissi s’entretiendront mardi de l’éventuel exercice de l’option du Caire sur 12 avions de combat Rafale, a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire.

Dassault Aviation avait signé en février 2015 un contrat de vente 24 Rafale à l’Egypte dans le cadre d’un contrat global de 5,2 milliards d’euros comprenant aussi une frégate multimissions Fremm et des missiles.

Cette première exportation du Rafale, suivie depuis par des ventes au Qatar et à l’Inde, comprenait une option pour 12 appareils supplémentaires.

« S’il peut y avoir de nouveaux contrats tant mieux, ce sera l’objet de la discussion entre le président de la République et le président », a dit Bruno Le Maire sur Europe 1 à propos du déjeuner de travail prévu à l’Elysée entre Emmanuel Macron et son homologue égyptien.

Dassault Aviation s’est refusé à tout commentaire. Mais selon latribune.fr, Bercy bloque la signature de ce contrat de 12 Rafale, l’Egypte demandant des facilités de paiement.

M. Sissi effectue à partir de lundi une visite officielle de trois jours et rencontrera pour la première fois mardi à l’Elysée M. Macron depuis qu’il a été élu président.

La France, qui entretient d’excellentes relations commerciales et sécuritaires avec l’Egypte, vue comme un « rempart » contre le terrorisme dans une région en constante ébullition, a promis que la situation en matière de droits de l’homme serait abordée dans cet entretien.

Depuis 2015, l’Egypte a conclu des contrats d’armement avec la France pour plus de six milliards d’euros, comprenant notamment 24 avions de combat Rafale, une frégate, deux porte-hélicoptères Mistral et des missiles.

M. Sissi doit rencontrer des entrepreneurs à l’occasion de sa visite. Il verra aussi des ministres, dont son « ami » Jean-Yves Le Drian, l’actuel chef de la diplomatie, qui a piloté ces ventes d’armes majeures avec le Caire lorsqu’il était ministre de la Défense sous l’ex-président François Hollande.

Dans une interview accordée lundi soir à la chaîne France-24, M. Sissi a affirmé qu' »il n y a pas de détenus politiques en Egypte », assurant que tous les détenus sont interrogés et déférés devant les tribunaux selon les procédures judiciaires normales.

Il a également confirmé qu’une « coordination existait » avec la France pour favoriser une solution politique en Libye, pays vers lequel les jihadistes vaincus en Syrie et en Irak « vont bouger », selon lui, de même que vers l’Égypte, le Sinaï et l’Afrique de l’ouest.

« L’Égypte souhaite atteindre l’équilibre nécessaire entre les droits et les devoirs des citoyens d’une part, et les défis sécuritaires de la lutte contre le terrorisme d’autre part », a encore déclaré le président égyptien dans une interview au quotidien Le Figaro, reconnaissant que « c’est une équation parfois difficile lorsque votre responsabilité est de sécuriser cent millions de citoyens. »

A propos de l’islam, M. Sissi entend « corriger les interprétations erronées des préceptes religieux érigés en prétextes idéologiques pour justifier la violence et le terrorisme ».

Mardi 24 Octobre 2017 – 14:09

 

 

http://www.atlasinfo.fr/Entretien-Macron-al-Sissi-des-rafales-au-menu-des-discussions_a86573.html

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Revue de presse nationale et internationale.

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