Tous les articles par ombre43

La frégate russe Admiral Grigorovitch en route vers la Méditerranée

La frégate russe Admiral Grigorovitch en route vers la Méditerranée

Equipée de missiles de croisière Kalibr, la frégate Admiral Grigorovitch a mis le cap sur la Méditerranée où sont actuellement déployés une quinzaine d’autres navires de la Flotte russe de la mer Noire.

La frégate Admiral Grigorovitch doit rejoindre samedi le groupe permanent des Forces navales russes en Méditerranée, a annoncé le service de presse de la Flotte de la mer Noire.

À l’heure actuelle, une quinzaine de navires de guerre et d’accompagnement de la Flotte de la mer Noire sont déployés en Méditerranée, précise le service de presse. Les sous-marins Veliki Novgorod et Kolpino du projet 636.3 se trouvent également dans la région, selon le commandant de la Flotte Alexandre Vitko.

En juillet dernier, le navire Admiral Grigorovitch avait regagné son port d’attache à Sébastopol après une mission longue de quatre mois pendant laquelle il avait à plusieurs reprises lancé des missiles de croisière Kalibr depuis la mer Méditerranéenne contre les positions des terroristes sur le territoire syrien.

La frégate Admiral Grigorovitch du projet 11356 a été mise en service en mars 2016. Outre les missiles Kalibr, ce navire est équipé d’une pièce d’artillerie A-190 de 100 mm, de moyens de défense antiaérienne et de torpilles et est capable d’embarquer un hélicoptère Kamov Ka-27 ou Ka-31.

sputniknews

https://jansemn.wordpress.com/2017/12/02/la-fregate-russe-admiral-grigorovitch-en-route-vers-la-mediterranee/

Publicités

Le racisme anti-blanc : symptôme de la partition orchestrée de la France.

Quand Dieu veut perdre un homme, Il lui ôte la raison. Que le bradage de la France ait commencé il y a déjà près de quatre décennies, cela ne fait aucun doute. Ce qui en revanche est surprenant, c’est l’accélération vertigineuse, à première vue incompéhensible de ce processus à partir du mandat de Sarkozy et notamment depuis l’arrivée au pouvoir du jeune espoir de la fondation Saint-Simon. On aurait dit que les démiurges du soi-disant social-libéralisme sont pressés d’en finir avec l’Europe des nations, particulièrement avec la France qui demeurait, depuis Clovis, le phare chrétien de l’Europe franque. Pourquoi maintenant ? Peut-être parce que le troupeau est mûr. Pas tout le troupeau, bien sûr, car certains spécimens résistants à la vague de folie annihilatrice n’en font pas partie. Plus je lis les commentaires sur Facebook, sur les murs, de plus en plus nombreux, des Français fraîchement débarqués sur Vkontakte, sous les articles des journaux en ligne, plus je m’aperçois que les consciences se réveillent. Oser exprimer ne serait-ce qu’un soupçon d’exaspération, par les temps dictatoriaux qui courent, n’est-ce pas déjà une humble avancée ? Cela étant, et bien que l’on nous ait appris que la qualité valait souvent autant, voire, plus, que la quantité, je crois qu’au point où nous en sommes, il faudrait une mobilisation plus massive. J’irais même jusqu’à dire jusqu’au-boutiste.

On l’a su la semaine dernière : Danielle Obono, une députée censée représenter la République française et, par là même, être au-dessus de ses complexes ethniques si tant est qu’elle en ait, a défendu à cor et à cri le déroulement de séminaires interdits aux Blancs. Donc, des séminaires à huit-clos qu’on veut faire passer pour des séances de psychothérapie entre et pour personnes noires vouées, du fait de leur couleur, à l’exclusion. Lesdits séminaires sont organisés et, je suppose,  chapeautés par le syndicat Sud-Education 93 qui veut nous faire avaler la pilule de l’ « atelier en non-mixité raciale » où les Noirs parlent aux Noirs sans être importunés par les méchants colonisateurs français … de la France. Cas isolé ? Non. Le 25 novembre, soit, aux alentours de la période où les ateliers de Sud-Edu étaient discutés, les Nantais se retrouvèrent confrontés au sacré courroux de jeunes Africains (250 personnes selon les estimations officielles) qui, dans le cadre d’une manif sauvage ayant entraînée la paralysie des transports en plein centre-ville, ont hurlé leur haine rabique de la France, de l’Europe, du Blanc de manière générale en termes simples : « Sales putes de Blancs ! ». Ainsi s’y seraient-ils pris pour dénoncer l’esclavage des Noirs de Libye  Personnellement, j’y vois un prétexte grossier. Primo, parce qu’une manif contre les agissements de l’OTAN serait plus appropriée. Que je sache, il y a beaucoup de Noirs dans l’Alliance. Deuxio, parce que, sur le terrain, des Noirs vendent des Noirs à des Arabes du cru. Tertio, si ces individus tiennent vraiment, comme ils l’ont annoncé eux-mêmes, à la libération de l’Afrique, pourquoi sont-ils encore en France ? Le rétablissement du kadhafisme demande d’importants investissements humains. Ces symptômes qui sont d’ailleurs plutôt le prodrome d’émeutes ethniques accrues sont à interpréter à la lumière d’un autre précédent sans précédent : l’ancienne garde des Sceaux, Christiane Taubira, qui chérissait une racaille assez peu identifiable à la France et à ses valeurs, et qui prenait un malin plaisir à insuffler aux jeunes générations blanches un sentiment de culpabilité à l’égard du Noir, cette Altérité sans cesse lésée dans sa dignité. Autant la personne de Mme Taubira au pouvoir devint possible au moment du déraillage néo-socialiste-libéral de la France, autant le déraillage se poursuit cette fois avec les séminaires en non-mixité où l’un des griefs formulés concerne la surreprésentation de l’homme blanc au Parlement et dans d’autres structures d’Etat. Le problème ne réside pas tant dans l’existence de haineux qui voient dans le pays d’accueil une vache à lait que dans la volonté des élites (blanches) de faire accéder ces gens au pouvoir et de les y maintenir. Pourquoi Mme Taubira avait-elle été tolérée ? Que fait Mme Obono à son poste ? Pourquoi la police a reçu l’ordre de ne pas écraser dans l’oeuf l’émeute de Nantes ?

On constatera en outre – ce qui tout aussi symptomatique – que Mme Obono compare la tenue de cet étrange séminaire « noir » aux réunions du même type entre représentants des LGBTI et féministes. Sur la forme, elle a très certainement raison. Mais j’ai bien peur qu’elle n’ait également raison sur le fond. Pourquoi ne s’interroge-t-on jamais sur la nature et la visée de cette folie d’abord rampante, tacite, voilée, aujourd’hui flagrante et militante, autour des minorités ? Il y a toujours eu des homosexuels, certes longtemps astreints à l’intimité après dépénalisation du phénomène, mais doit-on imaginer que la majorité des homos désirerait se marier et vivre leurs pulsions en pleine rue ? Le féminisme d’aujourd’hui, celui à la sauce « femen », est d’un ridicule abject. Qui plus est, cela fait des lustres que ce courant est inutile, il a été dépassé par l’évolution naturelle des moeurs dont on pourrait cependant supposer qu’elle n’est pas irréversible vu la déferlante islamiste actuelle. Alors pourquoi les minorités obtiennent les pleins pouvoirs sur la majorité ?

Nous parlons des séminaires noirs, des minorités sexuelles, et des féministes qui devraient plutôt écouter les sages propos de Yourcenar avant de se dépoitrailler. Nous parlons de leurs promoteurs, tous blancs, il est vrai, cravatés, et généralement sortis de l’ENA. Mais comment oublier que cette déraison à multiples facettes, promue au rang d’idéologie, concourrent globalement à la destruction de l’unité chrétienne de la France et des nations d’Europe. Le pouvoir des minorités, qu’importe qu’elles soient obscures ou éclairées, c’est aussi l’interdiction des crèches et des croix dans l’espace public, mais une bienveillance tacite à l’égard des prières de rue. Est-ce bien des musulmans, pour beaucoup intégrés, voire assimilés, que provient cette interdiction ? N’a-t-on pas vu de jeunes Syriens, en Syrie, réinaugurer la Croix sur le dôme d’une église à moitié détruite par l’EI ? Je ne me fais aucune illusion sur les immenses difficultés d’une coexistence heureuse entre l’islam, aujourd’hui multiple, et le christianisme, mais la réalité n’en change pas pour autant : ce sont les organisations laïques, à dominante ethnique blanche, qui détruisent cette unité si fragile que nous avons mis tant de siècles à conquérir. Ces mêmes individus sont prêts à tolérer des épisodes d’entrisme islamiste à l’université d’Aix-en-Provence, des tentatives d’entrisme à l’université de Lyon, un entrisme global dans le monde universitaire français (cf. Houellebecq, Soumission) en se contentant de faire la mou … feigant une indignation que l’on sait beaucoup plus sincère lorsqu’il s’agit de faire retirer la croix surplombant le monument de Ploërmel. En France, dans le 93, on arrive à avoir 145 lieux de culte islamique contre 117 lieux de culte catholique. Qui a cautionné cette prolifération ? Les populations allogènes ? Les petits-enfants de migrants de la première vague ? Pourquoi ne les a-t-on alors pas fait aimer et respecter leur pays d’accueil il y a trente ans, lorsqu’il était encore temps ? Faut-il croire que les élites dirigeantes, françaises particulièrement, sont toutes secrètement adeptes d’un islam rigoriste ? C’est ridicule.

Personnellement, j’y vois une tentative de morcellement de la France, sa partition orchestrée, ce qui, à divers degrés, reflète un projet bien plus global qui est la désagrégation des nations d’Europe à l’intérieur de leurs frontières, de leurs villes et villages, jusqu’aux hameaux les plus enfouillis dans la nature. Imaginez une pièce, un peu sur le modèle du huis-clos sartrien, où vous mettriez un travesti féru d’écriture inclusive, une Noire lesbienne, un vieil identitaire, catholique lefevriste, un musulman hésitant entre salafisation et assimilation, un bobo dépressif obsédé par l’impact des crèches et la mauvaise influence des mémés et pépés sur les petits enfants, une féministe éprise de Fourest, et un Noir persuadé que les Blancs naissent et meurent colonisateurs. Enfermez-les pour quelques jours. Le résultat est prometteur surtout si l’on sait qu’à terme, seuls les prédateurs survivent. Pour l’instant, nous n’en sommes qu’au stade de la coexistence contre-nature, et de la partition. Si demain on arrive à organiser des séminaires fermés entre bleus, verts et orange, le projet sera encore plus réussi.

La tactique de la partition se retrouve, à plus grande échelle, à l’image de la confrontation orchestrée entre le monde slave orthodoxe et le monde occidental catholique/protestant. Le conflit ukrainien, en plus d’être une guerre par procuration entretenue à petit feu par le deep state US, est aussi une ligne de fracture voulue entre christianisme romain et byzantin. De ce point de vue, la partition socio-ethno-confessionnelle des Etats-nations d’Europe n’est que le reflet d’une immense partition projetée de l’Europe blanche d’essence chrétienne avec, en ligne de mire, une guerre globale ardemment souhaitée par les oligarchies d’outre-Atlantique et leurs féaux du Vieux Continent.

Françoise Compoint

http://nrt24.ru/fr/news/le-racisme-anti-blanc-symptome-de-la-partition-orchestree-de-la-france

L’enfer pour Weinstein, Obama et les Clinton

L’enfer pour Weinstein, Obama et les Clinton

Alfredo Jalife-Rahme

Alfredo Jalife-Rahme Professeur de Sciences politiques et sociales à l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM). Il publie des chroniques de politique internationale dans le quotidien La Jornada. Dernier ouvrage publié : China irrumpe en Latinoamérica : ¿dragón o panda ? (Orfila, 2012).

 

 

Le président Donald Trump avait promis de nettoyer les écuries d’Augias. C’est bien ce qui a débuté à Hollywood avec l’affaire Weinstein. À son initiative ou simplement avec son appui, les principaux magnats d’Hollywood sont en train de tomber emportant dans leur chute les puritains du Parti démocrate. Replacé dans le contexte politique des États-Unis, cette affaire précède une opération similaire qui sera engagée contre la Silicon Valley et débouchera sur le Calexit.

| Mexico (Mexique)

+
JPEG - 33.4 ko
Harvey Weinstein avait brillé lors des campagnes des deux Clinton et de Barak Obama, et récolté des fonds énormes pour le Parti démocrate

Ce n’est pas une affaire mineure. Hollywood, l’un des principaux fiefs du pouvoir aux USA, avec ses mœurs érotiques souterraines, vient de subir un assaut simultané, du New York Times [1] et du New Yorker  [2] à la fois ; c’est profondément destructeur, parce que le coup de projecteur sur le sexo-psychopathe israélo-US Harvey Weinstein révèle aussi ses connexions crapuleuses au niveau financier et politique. C’est Ronan, le fils de l’actrice Mia Farrow, qui a mis le feu aux poudres, avec un article qui avait été refusé par la censure sélective de NBC [3]. En effet, Noah Oppenheim, le directeur de NBC, est un coreligionnaire, très proche, de Harvey Weinstein [4].

Pour faire court, ce méga scandale sexuel concernant un légendaire producteur de cinéma, portant sur 64 femmes violées ou harcelées en un demi-siècle, est fort plaisant pour Trump, qui avait failli perdre l’investiture du Parti républicain puritain, pour sa main baladeuse avec des dames ; et il fait grand tort au Parti démocrate dont Hollywood est une sorte de bois sacré ; cela salit à la fois les Clinton (Bill, Hillary et leur fille Chelsea) et le couple Obama [5].

Tout le monde y passe : le chef de la minorité au Sénat, l’Israélo-US Chuck Schumer et même la sénatrice Elizabeth Warren, supposée parangon de pureté. Car Weinstein a été l’un des grands collecteurs de fonds d’Obama [6].

Quelque peu sadique, Harvey, qui a 65 ans, s’était attaqué à des stars, depuis Jane Fonda et Angelina Jolie jusqu’à Gwyneth Paltrow, qui avaient gardé un bien étrange silence syndical avant que l’actrice Rose McGowan ait le culot de faire découvrir les Sodome et Gomorrhe bibliques que sont les royaumes hollywoodiens où siège Weinstein.

Rose Mc Gowan ne s’est pas privée de signaler que le patron d’Amazon et philanthrope Jeff Bezos (l’homme le plus riche au monde, avec près de 90 milliards de dollars [7]), qui est propriétaire du Washington Post, est un rempart protecteur pour la pédophilie ; elle a aussitôt vu son compte Twitter censuré [8]. Le puissant GAFAT (Google, Apple, Facebook, Amazon et Twitter) protègerait-il le réseau sexo-criminel d’Hollywood ?

Certes, la conduite pendulaire et peu édifiante des stars iconiques laisse à désirer ; la jadis admirable Meryl Streep avait couronné Weinstein en le qualifiant de « Dieu », avant de participer ardemment à la curée. Le cercle vicieux, à proprement parler, constitué par l’entente des mondes financier, du divertissement et des médias, a pu s’offrir le luxe de cacher les turpitudes de Weinstein pendant presque un demi-siècle, souligne le New York Times [9].

Tout le monde peut se tromper : Harvey Weinstein avait reçu, il y a à peine deux ans, la médaille humanitaire du Centre Wiesenthal qui se qualifie de « Groupe international pour les droits humains juifs » [10]. Et il avait décroché un Oscar en 1999 pour son Shakespeare amoureux ; il avait brillé lors des campagnes des deux Clinton et de Barak Obama, et récolté des fonds énormes pour le Parti démocrate [11].

Avec un sens politique certain, les personnalités saillantes du dit Parti démocrate ont annoncé qu’elles restitueraient les dons empoisonnés, qui seraient redirigés vers des instituions caritatives ; mais la Fondation Clinton s’est abstenue.

Le Daily Mail, lié au MI6, le services d’espionnage britannique, s’en est donné à cœur joie, étalant le sexo-scandale, et offrant en exclusivité l’info selon laquelle Chelsea Clinton, dont la carrière politique se trouve quelque peu fragilisée, avait refusé de répondre aux journalistes quant à la restitution du quart de million de dollars reçus par la Fondation Clinton de Weinstein ; son père Bill a dû la faire protéger par une équipe de sécurité pour écarter les médias . Apparemment les filles de présidents démocrates se laissent séduire, au plan financier s’entend : Malia, fille d’Obama, jouit actuellement d’une bourse alimentée par Weinstein.

David Walsh, du WSWS boycotté par Google, a fait savoir qu’en 2012, la télévision avec l’industrie du cinéma et de la musique avaient contribué à hauteur de 81 % au financement du Parti démocrate, mais qu’en 2016 la même industrie du divertissement avait versé 23,6 millions de dollars à Hillary, alors que Bernie Sanders n’en obtenait qu’1,2 millions, et Trump à peine 388 000 [12].

Cela aurait-il le moindre rapport avec le rôle de Televisa dans le Mexique néolibéral ?

Les médias antisionistes ont exploité l’étiquette sioniste voyante d’Harvey Weinstein, extrêmement dévoué à l’Israël, au point de déclencher une polémique. Un site web juif a même amèrement critiqué la conduite sectaire de Weinstein [13].

Tout cela ressemble à une divine revanche pour Trump, si durement attaqué par Hollywood. De fait, le scandale le sert, et Steve Bannon, plus trumpiste que Donald lui-même, voit son site Breitbart.com atteindre une popularité frénétique [14]. Mais quelque chose ne colle pas : les turpitudes du serial pervers ont été révélées par le New York Times, qui est pratiquement l’organe du Parti démocrate, et où la cabale de George Soros jouit d’une influence colossale.

S’agirait-il d’un tir allié ? Ou bien d’un règlement de comptes entre groupes israélo-US, au moment où entrent en collision les intérêts du duo Netanyahou/Adelson, les alliés suprêmes du suprématisme trumpien, et ceux de Soros, le plus anti-trumpiste au monde, dont l’un des vassaux au Mexique a exigé l’assassinat public de Trump  [15] ?

Cela relèverait-il d’un règlement de comptes hémorragique au cœur du libéralisme israélo-usien, où l’on voit même Bob, frère et compère de Harvey Weinstein, réclamer sa décapitation, en mode cannibale ? Ou d’une déchirure sanguinaire dans le groupe Soros ? On le saura bientôt.

La dépravation sexuelle de Hollywood, exposée depuis plus de cinquante ans et liée aux mafias du pouvoir, n’est pas une nouveauté. Elle pratique désormais son outsourcing, sa délocalisation, dans la mesure où elle est indissociable du monde financier (les investissements cinématographiques), du divertissement et de l’information, autant que du domaine politique.

Déjà en 1959, le cinéaste maudit et écrivain controversé Kenneth Anger avait publié Hollywood Babylone [16], étalant les secrets les plus sordides de ce milieu, au point d’être interdit aux USA, ce qui contrevenait au premier amendement de la Constitution US ; le livre avait alors été déterritorialisé, et publié en France. Vingt-cinq ans plus tard, le même Kenneth Anger publiait Hollywood Babylone II, qui couvrait la période des années 1920 jusqu’aux années 1970. Il essaya ensuite de publier un Hollywood Babylone III, avec une vaste enquête sur les dépravations de Tom Cruise et de l’Eglise de scientologie. Mais il semble avoir été retenu par la peur d’être assassiné.

Tout compte fait, la légende paléo-biblique de Sodome et Gomorrhe ressemble à un conte de fées, par comparaison avec le puant Hadès hollywoodien dont Harvey Weinstein est en train, bien malgré lui, de soulever le voile.

Traduction
Maria Poumier

Source
La Jornada (Mexique)

[1] “Harvey Weinstein Paid Off Sexual Harassment Accusers for Decades”, Jodi Kantor & Megan Twoheyoct, The New York Times, October 5, 2017.

[2] “From Aggressive Overtures to Sexual Assault : Harvey Weinstein’s Accusers Tell Their Stories”, Ronan Farrow, The New Yorker, October 10, 2017.

[3] “How Top NBC Executives Quashed The Bombshell Harvey Weinstein Story”, Huffington Post, October 11, 2017.

[4] “How NBC ‘Killed’ Ronan Farrow’s Weinstein Exposé”, Lloyd Grove, The Daily Beast, October 11, 2017.

[5] “Le soutien d’Harvey Weinstein aux démocrates refait surface et embarrasse Hillary Clinton et Barack Obama”, France Info et AFP, 11 octobre 2017.

[6] “Barack Obama’s Bundlers”, Open Secrets, 2012.

[7] “Amazon CEO Jeff Bezos Becomes Richest Man in the World”, Nucas Noland, Breitbart, July 24, 2017.

[8] “Rose McGowan Torches Jeff Bezos on Twitter : ‘Stop Funding Rapists, Alleged Pedos, and Sexual Harassers’”, Allum Bokhari, Breitbart, October 12, 2017

[9] “Meryl Streep Once Called Harvey Weinstein a ’God,’ Now Actress Is Calling Him ’Disgraceful’”, Janice Williams, Newsweek, October 9, 2017.

[10] “Wiesenthal Center isn’t withdrawing prize given to Harvey Weinstein, but denounces him”, Ben Sales, Jewish Telegraphic Agency, October 9, 2017.

[11] “Chelsea Clinton runs from questions about handing back Harvey Weinstein’s tainted $250,000 donations – and her father deploys security to keep the Press away”, Alana Goodman, Daily Mail, October 14, 2017.

[12] “The politics of the Harvey Weinstein scandal”, David Walsh, World Socialist Web Site, October 12, 2017

[13] “Jewish site refers to Harvey Weinstein as a ‘Jewish kind of pervert’”, Aaron Bandler, Jewish Journal, October 10, 2017.

[14] “NY Attorney General Probes Weinstein Co. ; Woody Allen Next Film Features Sex Between Adult and 15-Year-Old Girl ; Oscar-Winner Haggis : Hollywood Finished”, Jerome Hudson, Breitbart, October 13, 2017.

[15] « El twitt que borró Krauze Kleinbort de Televisa que incita al magnicidio de Trump », Alfredo Jalife-Rahme, November 25, 2016.

[16] Hollywood Babylone, Kenneth Anger, Jean-Jacques Pauvert éd., 1959.

 

http://www.voltairenet.org/article198930.html

AFPA, Coallia, France Terre d’Asile, Ligue de l’enseignement : le TOP 10 des associations les plus arrosées par l’État

AFPA, Coallia, France Terre d’Asile, Ligue de l’enseignement : le TOP 10 des associations les plus arrosées par l’État

Les associations les plus subventionnées par l'État

L’État – via les différents ministères – a versé aux associations, au cours de l’année 2016 (dernières données publiées), 56 863 subventions, pour un montant total de 4,69 milliards d’euros. Entre 2015 et 2016, le montant officiel des subventions d’État aux associations a plus que doublé : + 2,63 milliards d’euros…

Observatoire des gaspillagesSi nous connaissons une partie du montant des subventions d’État, aucun document ne permet de calculer la totalité du montant des subventions versées chaque année en France par les collectivités locales.

En 2016, 1 846 associations touchent moins de 1 000 euros de la part de l’État, les frais de dossiers coûtent alors presque plus que la subvention attribuée ! De l’autre côté, 888 associations bénéficient d’un véritable pactole de plus d’un million d’euro de subventions.

La liste de ces associations est consultable dans un document annexe à la loi de finances 2018, intitulé « Effort financier de l’État (sic) en faveur des associations » .

Ce document officiel (aussi dénommé « jaune » budgétaire des associations) recense le montant de toutes les subventions versées par chaque ministère aux associations régies par la loi du 1er juillet 1901.

Le Parlement est censé contrôler l’attribution de ces subventions, mais il ne prend connaissance du versement de ces aides que deux ans après leur paiement à l’occasion du débat sur le projet de loi de finances…

L’INSEE estime à 104,2 milliards d’euros le chiffre d’affaires du monde associatif en France en 2013 (dernières données publiées), dont 45%, soit 47 milliards d’euros, proviennent de financements publics (subventions et commandes publiques).

Cette liste à 4,69 milliards d’euros (dont rien ne dit d’ailleurs qu’elle soit exhaustive) n’est donc que la partie émergée de l’iceberg. Aucun document officiel ne compile les subventions et les commandes publiques de l’ensemble des collectivités locales ou des établissements publics, pour ne parler que d’eux.

La principale mission subventionnée par l’État est l’égalité des territoires et logement pour 1,3 milliards d’euros, suivi par la solidarité pour 620 millions d’euros…

Les associations les plus subventionnées par l'État

Cliquez sur l'image pour la voir en grand format

Le classement des 10 associations qui ont reçu le plus d’argent de la part des ministères en 2016

  1. 154 millions d’euros : la contribution la plus  élevée en 2016 est versée, comme  l’année  précédente, à l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) pour un montant avoisinant les 154 millions d’euros. 1er organisme de formation professionnelle de France. Création : 1949. 8 000 salariés. 735 millions de chiffre d’affaires, selon son président Yves Barou. Au bord de la cessation de paiement en 2012, l’État prête 220 millions d’euros à l’association. L’État s’est engagé également à verser 110 millions par an à l’AFPA, au titre de ses missions de service public. Sévèrement taclée pour sa gestion par la Cour des comptes en 2014, l’AFPA est devenue en 2017 un EPIC (Établissement public à caractère industriel et commercial), placé sous la tutelle conjointe des ministères de l’Emploi et du Budget.
  2. 76 millions d’euros : Coallia, anciennement Association de formation des travailleurs africains et malgaches (Aftam), a été fondée en 1962 par Stéphane Hessel. Cette association propose principalement en Ile-de-France, habitat social adapté, hébergement social, accompagnement social, suivi médico-social (personnes âgées et adultes handicapés). Elle a perçu 76 millions d’euros, dont près de 33 millions d’euros pour l’accueil et l’hébergement des réfugiés. L’association est présidée par Jean-François Carenco, énarque, président de la Commission de régulation de l’énergie.
  3. 54,3 millions d’euros : l’association Aurore née en 1871, qui vient en aide à des familles en difficulté et propose de l’hébergement social. Selon son dernier rapport d’activité, l’association a accueilli 30 000 personnes en 2016, elle regroupe 1 700 salariés pour 850 bénévoles. L’association est dirigée par Eric Pliez, qui préside par ailleurs le Samu Social de Paris.
  4. 52 millions d’euros: l’Association nationale de la recherche et de la technologie (ANRT) perçoit 52 millions d’euros pour le financement et gestion des conventions industrielles de formation par la recherche et plate-forme de prospective FUTURIS au titre de 2015. L’ANRT rassemble les acteurs publics et privés de la recherche et développement (R&D) en France. Son objectif est d’aider à améliorer l’efficacité du système français de recherche et d’innovation et en particulier les relations public-privé. Chaque année, l’ANRT organise un prestigieux déjeuner avec différents invités renommés, le 14 mars 2017, le Premier ministre Bernard Cazeneuve s’y était rendu personnellement.
  5. 44,4 millions d’euros: l’association France Terre d’Asile a touché 44,4 millions d’euros de subventions étatiques pour le soutien aux centres d’hébergement et l’aide aux migrants demandeurs d’asile. L’association, largement subventionnée, vit aussi des aides de l’Union européenne et de départements. L’objectif premier de cette association fondée en 1971 est clairement idéologique : « Promouvoir, auprès de l’opinion et des pouvoirs publics, toutes les activités favorables au développement de la tradition d’asile et des migrations de droit, quelle que soit la conjoncture politique et économique ». Selon son dernier rapport d’activité, l’association compte 858 employés et a géré 7 203 places d’hébergements en 2016.
  6. 43 millions d’euros : Emmaüs Solidarité a reçu 43 millions d’euros. Emmaüs Solidarité a été créée par l’abbé Pierre le 17 mars 1954, elle gère la branche « social et logement » du mouvement Emmaüs. L’association dispose de 750 salariés et 530 bénévoles pour gérer 70 centres d’accueil et d’hébergement
  7. 32,6 millions d’euros: pour le Fonds de financement du dialogue social. L’association de gestion du fonds paritaire national a été créée en 2015. Elle gère le « Fonds pour le financement du dialogue social » qui organise la collecte et la répartition des financements destinés aux organisations syndicales et patronales, selon la loi du 5 mars 2014. Le fonds est financé par des subventions directes de l’État et via une taxe syndicale obligatoire prélevée depuis le 1er janvier 2015 sur les entreprises et correspondant à 0,016 % de leur masse salariale brute.  Le fonds est dirigé par les 5 syndicats de salariés (CFDT, CGT, CFTC, CFE-CGC, FO) et les 3 syndicats patronaux (UPA, CGPME, MEDEF) dits représentatifs, auxquels s’adjoint un commissaire du gouvernement. Au final, ce fonds rapporte plus de 100 millions d’euros par an aux 8 centrales…
  8. 30,8 millions d’euros pour le Fonds de Coopération de la Jeunesse et de l’Education Populaire (FONJEP), créé le 31 janvier 1964. Le FONJEP une association de cogestion qui réunit les représentants des administrations, ainsi que des représentants d’associations bénéficiaires de postes FONJEP. Un poste Fonjep, désigne, au sein d’une association de jeunesse et « d’éducation populaire », un emploi de salarié permanent dont le coût fait l’objet d’un cofinancement des services de l’État et parfois des collectivités. Le Fonjep est l’interface de gestion des subventions accordées par les pouvoirs publics pour ce poste dans le cadre d’une convention signée par toutes les parties pour 1 à 3 ans renouvelables.
  9. 25,9 millions d’euros : Éducation et Plein air finances est l’association de loisirs des agents du ministères de l’Économie et des Finances. Elle propose des prestations de vacances et de loisirs pour tous les agents et retraités et accueille les enfants mineurs des agents dans des centres de vacances. EPAF emploie 275 salariés dont 46 fonctionnaires mis à disposition. Cette subvention, qui couvre plus de 60% du budget d’EPAF, a été versée par le ministère des Finances…
  10. 27,5 millions d’euros : La Ligue de l’enseignement, en 2015, les députés socialistes étaient invités par Bruno Le Roux à verser une part de leur réserve parlementaire à cette association qui appelait à « faire barrage au Front national ». Créée en 1866 par Jean Macé, cette confédération regroupe 30 000 associations françaises d’éducation « populaire et laïque ». Pourtant, son siège social n’est pas situé dans une banlieue populaire mais dans une rue élégante du 7e arrondissement de Paris.

Les propositions de Contribuables Associés 

  • Les associations ne doivent pas vivre uniquement d’argent public, elles doivent compter sur leurs ressources propres dans la mesure où elles répondent à un besoin réel.
  • Comme nous le disions dans l’étude publiée par Contribuables Associés « 50 milliards d’économies sur le budget 2018, c’est possible ! », l’État peut faire une réduction de 50% de toutes les subventions versées aux associations.
  • Plus des 2/3 des subventions de l’Etat aux associations sont inférieures à 20 000 euros. L’État n’a pas à s’occuper de montant aussi faibles, ces demandes doivent être exclusivement réservées au niveau local, plus à même de constater le sérieux de l’association demanderesse.
  • Contrôle systématique des associations subventionnées au-delà de 5 000 euros. C’est la demande qu’Eudes Baufreton a martelée sur RMC dans une émission consacrée aux gaspillages d’argent public.

A lire : TOP 10 des associations les plus subventionnées par l’État en 2015

http://www.contribuables.org/2017/11/afpa-coallia-france-terre-dasile-ligue-de-lenseignement-le-top-10-des-associations-les-plus-arrosees-par-letat/

Revue de presse du 02/12/2017

ALLEMAGNE

Crise politique en Allemagne : quelles perspectives ?

« Depuis les élections fédérales du 24 septembre 2017, l’Allemagne se trouve dans une situation de blocage politique, les partis pressentis pour former le nouveau gouvernement autour d’Angela Merkel ne parvenant pas à trouver un accord de coalition. Pour autant, ce blocage – qui tranche avec sa réputation de régime parlementaire permettant tout à la fois représentation proportionnelle des mouvements d’opinion et stabilité de l’exécutif – est-il réellement synonyme d’embolie institutionnelle ? Est-ce vraiment l’impasse politique en Allemagne ? Cette situation est-elle une vraiment un première, comme on ne cesse de nous le dire ? Quelles sont les issues possibles ? »

Source : L’ARENE NUE

Ce que cache l’excédent Allemand

« L’Allemagne championne du monde … des excédents. En 2016, la balance courante allemande – soit la différence entre l’épargne et l’investissement national – a atteint le niveau inédit de 261 milliards d’euros, soit plus de 8 % du PIB de notre voisin Outre-Rhin (contre 4 % en moyenne en zone euro). La progression quasiment ininterrompue de ce solde depuis le début des années 2000 (+ 6,4 % depuis 2002) inquiète la Commission Européenne. « La persistance d’un important excédent de la balance courante, qui reflète l’excédent d’épargne et la mollesse de l’investissement (…) a une incidence qui dépasse les frontières », soulignait ainsi l’institution dans un rapport publié en février dernier. Selon la Direction générale du Trésor, qui a publié une note sur le sujet le 16 novembre dernier, trois facteurs principaux permettent de mieux comprendre le gonflement de cet excédent, revers de la prospérité allemande. »

Source : ALTERNATIVES ECONOMIQUES

DÉMOCRATIE

MBS, version édulcorée : comment les médias occidentaux étouffent la violence du prince héritier

« L’accueil favorable réservé par les commentateurs occidentaux à Mohammed ben Salmane passe sous silence la brutalité du gouvernement saoudien à l’intérieur des frontières du royaume comme à l’étranger. La couverture trompeuse des mesures récentes prises par le gouvernement saoudien a été généralisée. Les commentaires sur la purge lancée par le prince héritier Mohammed ben Salmane et ses initiatives contre le Liban et l’Iran ont eu tendance à brouiller la répression intérieure, le sectarisme et le bellicisme de l’État saoudien, tout en obscurcissant le rôle des États-Unis et de ses alliés dans les mesures saoudiennes. Une grande partie de la couverture propage l’idée selon laquelle les mesures prises par le prince Mohammed ben Salmane sont des efforts nécessaires, bien que peut-être durs, pour faire évoluer l’Arabie saoudite. Souvent, ces éloges ne concernent pas seulement les initiatives qu’il a prises au cours des deux dernières semaines, mais aussi ce qu’il a fait à plus long terme. »

Source : MIDDLE EAST EYE

ENVIRONNEMENT

Claude et Lydia Bourguignon : « Les sols sont devenus un non-sujet »

« Claude et Lydia Bourguignon sont scientifiques et fondateurs du Laboratoire d’analyses microbiologiques des sols. Alors que les Etats généraux de l’alimentation se tiennent actuellement, ils s’inquiètent du peu d’intérêt du monde politique pour la qualité des sols et l’agriculture en général. »

Source : ALTERNATIVES ECONOMIQUES

COP23 : « la réduction du train de vie des plus riches est la véritable priorité »

« Les annonces des Etats sont trop faibles pour limiter à 2 °C le réchauffement de la planète. Pour Gaël Giraud, économiste en chef à l’AFD, une discussion sur le « partage du fardeau » est incontournable. »

Source : ALTERNATIVES ECONOMIQUES

Ecrans publicitaires à Paris : l’afficheur JCDecaux veut faire taire les critiques

« La pollution publicitaire a t-elle de beaux jours devant elle ? Le conseil municipal de Paris doit se prononcer le 21 novembre sur la révision du règlement local de publicité qui, pour le moment, interdit les écrans. La ville de Paris a en effet décidé en mars dernier de renouveler pour cinq ans (2018-2022) son contrat de mobilier urbain d’information municipale avec l’afficheur JCDecaux, en prévoyant que 15 % du parc soit numérique. Cette décision a été annulée par la justice, en raison du non-respect par le contrat du règlement local. »

Source : BASTAMAG

FRANCE

Alstom : le dépeçage se confirme

« L’Allemand Siemens va mettre la main sur la branche ferroviaire d’Alstom, après que ce dernier avait déjà été dépouillé de son secteur Energie au profit de General Electric. La « souveraineté européenne » vantée par Emmanuel Macron recouvre ainsi une succession d’abandons industriels et technologiques nationaux, dont Laurent Santoire, responsable CGT chez GE-Alstom, précisait les enjeux dans l’édition de Ruptures du 26 octobre. Compte tenu de l’actualité, nous publions ici désormais cette analyse. »

Source : RUPTURE

Le mauvais pari de la concurrence fiscale

« Moins imposer les riches afin qu’ils investissent dans les entreprises ? Rien n’est moins sûr. En revanche, la perte de recettes fiscales est assurée. »

Source : ALTERNATIVES ECONOMIQUES

Quand le ministère de l’Agriculture refuse toujours d’autoriser des alternatives aux pesticides

« La répression des fraudes envisage t-elle d’interdire les alternatives aux pesticides chimiques ? Des contrôles ont été menés en juillet dernier par les directions départementales de la protection des populations, dans des magasins Botanic de Saint-Etienne (Loire) et de Villeneuve-lès-Avignon (Gard). Les agents ont demandé le retrait des « purins de consoude » figurant dans le rayon des engrais. Le savon noir, connu comme un allié précieux des jardiniers bio du fait de ses propriétés antiseptiques et insecticides, a lui-aussi été visé par le contrôle, comme en témoigne un document qu’a pu consulter Basta !. »

Source : BASTAMAG

GÉOPOLITIQUE

Eurasia, case sud-ouest

« Alors que les loyalistes mettent la main sur Al Bukamal en Syrie, pierre angulaire de l’arc chiite, et que l’Arabie saoudite connaît une Nuit des longs couteaux aussi rare que conséquente – événements sur lesquels nous reviendrons prochainement -, le Grand jeu eurasien est en plein swing quoique ne faisant pas les gros titres. Et là comme ailleurs, le système impérial américain est mis à mal… La méfiance entre les frères ennemis indien et pakistanais ne disparaîtra certes pas du jour au lendemain et New Delhi est toujours gênée aux entournures de savoir que le gaz reçu devra d’abord passer par le territoire de sa Némésis. Mais c’est justement dans ce domaine que du nouveau est apparu et ce diable de Poutine n’y est pas étranger. »

Source : CHRONIQUES DU GRAND JEU

INEGALITES

Eloge de la redistribution

« Enrichir les riches profiterait à monsieur Tout-le-monde. C’est pour cette raison qu’il faudrait baisser leurs impôts et supprimer les entraves à prospérer en paix. Car une partie de l’argent qu’ils accumulent finira, par ricochet, dans les poches de tout un chacun, via leur consommation et les emplois qu’ils contribuent à créer. Cette vulgate libérale, parfois qualifiée de « théorie du ruissellement », est régulièrement avancée pour justifier les cadeaux fiscaux aux plus aisés. Mais c’est oublier un peu vite que la richesse ne ruisselle pas toute seule. Sans la redistribution opérée par les impôts et les prestations sociales, la France serait nettement plus inégalitaire qu’elle ne l’est actuellement. La dernière livraison de « France, portait social », publiée aujourd’hui par l’Insee, le rappelle opportunément. »

Source : ALTERNATIVES ECONOMIQUES

De l’impossibilité de l’éco-fuite et de l’inefficacité de la consom’action

« Les 10% d’individus les plus riches du monde sont responsables de la moitié des émissions de GES d’origine anthropique[1]. La moitié la plus pauvre de l’humanité est responsable d’environ 10% des émissions de GES d’origine anthropique. »

Source : LE PARTAGE

LIBERTÉS

La lutte antiterrorisme en France, ou la politique du pompier pyromane

« La nouvelle loi antiterrorisme entrée en vigueur début novembre établit un état d’urgence permanent et restreint fortement les libertés démocratiques et individuelles. Mais est-elle au moins efficace pour lutter contre le terrorisme ? Une nouvelle loi antiterrorisme est entrée en vigueur début novembre 2017 en France, alors que le pays sortait de l’état d’urgence décrété par François Hollande en réponse aux attentats du 13 novembre 2015 qui avaient tué plus de cent personnes à Paris. De l’aveu de tous, cette loi, adoptée avec une large majorité parlementaire courant octobre, vise à faire inscrire dans le droit commun des mesures jusque-là confinées à l’état d’urgence : par exemple, la fermeture de lieux de culte, les assignations à résidence et autres perquisitions sont désormais du recours de la préfecture de police et ne nécessitent plus l’aval d’un juge. »

Source : MIDDLE EAST EYE

Le meneur de l’attaque terroriste de Barcelone était un informateur des renseignements espagnol

« Cette révélation remarquable souligne le caractère totalement mensonger de l’insistance de la bourgeoisie européenne pour que des attaques profondes contre les droits démocratiques soient nécessaires pour mener une « guerre contre le terrorisme ». À Barcelone, comme avec Charlie Hebdo et l’attentat du 13 novembre à Paris, et l’attentat de Manchester le 22 mai, les terroristes étaient connus à la police. Ils ont œuvré pour les services de renseignement et ont été les instruments des guerres impérialistes européennes en Syrie et en Irak, sous protection officielle. »

Source : WORLD SOCIALIST WEB SITE

RÉFLEXION

Les fachos pas fâchés sont En marche

« L’aphorisme de Jean-Luc Mélenchon « fâchés mais pas fachos » sonne bien. Il s’avère pratique lorsqu’il s’agit de situer les insoumis sur l’échiquier politique : une opposition radicale sans tendance autoritaire. Dans ces portraits à deux couleurs, le parti actuellement au pouvoir devrait être par analogie celui des fachos pas fâchés. »

Source : LE COMPTOIR

Non, Macron n’est pas le Président des riches !

« Il est temps de tordre le cou à cette propagande d’islamo-gauchistes à tendance crypto-marxistes (définition : « personne qui partage secrètement des convictions marxistes sans les affirmer ouvertement » ; c’est donc pire que les marxistes francs du marteau et de la faucille) voulant faire de notre Président le défenseur des riches. Une propagande relayée jusque dans certaines publications a priori moins extrémistes comme Alternatives économiques. Voire par des gens aussi dignes de foi que le Secours Catholique. »

Source : DEBOUT – BLOG JEAN GADREY

« La Sécu a été entièrement bâtie dans un pays ruiné grâce à la seule volonté militante »

« Avec Macron, la privatisation de la Sécu est en marche forcée : augmentation de la CSG (contribution sociale généralisée), milliards d’euros “économisés” (et lits d’hôpitaux en moins), chasse aux fraudeurs, augmentation du forfait hospitalier… Pour comprendre pourquoi on devrait défendre la Sécurité sociale avec acharnement plutôt qu’accepter béatement sa destruction méticuleuse, nous revenons sur les conditions de sa création et son histoire avec Michel Étiévent – historien militant né dans la même maison que l’homme à l’origine de la Sécu – dans le numéro deux de notre revue. Construite envers et contre le Capital dans un pays ruiné par la guerre, la Sécurité sociale est probablement le service public qui a le plus changé la vie des Français au siècle dernier. »

Source : LE COMPTOIR

SOCIETÉ

Le bio pour tous, un objectif inatteignable sans renoncer à la viande  ?

« C’est ce que suggère une étude publiée dans la revue Nature Communications. Selon ces scientifiques, nourrir les 9 milliards d’êtres humains sur la planète grâce à une production à 100% biologique d’ici 2050 ne saurait être possible sans augmenter les surfaces cultivées de façon significative… ou changer radicalement nos habitudes alimentaires : réduire de 50% de gaspillage alimentaire et supprimer les cultures destinées à l’alimentation animale. »

Source : Sciences et Avenir

ÉCONOMIE

Comprendre les spécificités du modèle économique de la France

« Quand on évoque le terme de modèle économique, pour un pays, viennent rapidement sur la table le modèle anglo-saxon dérégulé, le ou les modèles du Nord, le modèle rhénan, etc. Existe-t-il encore un modèle français ? Ou ne sommes-nous plus qu’un imbroglio de compromis institutionnels qui noient notre identité ? »

Source : XERFI CANAL

Il faut baisser les charges sur le travail très qualifié

« Le gouvernement réfléchit à une extension de la baisse des charges à trois fois le SMIC, pour renforcer la compétitivité et l’attractivité des secteurs les plus exposés à la concurrence. Pour un grand nombre d’économistes, c’est une hérésie car seules les baisses de charge au voisinage du SMIC seraient efficaces. »

Source : XERFI CANAL

 

 

https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-02122017/

L’aviation russe frappe des cibles terroristes près de Deir ez-Zor

L’aviation russe frappe des cibles terroristes près de Deir ez-Zor

sLes bombardiers de la Russie attaquent les terroristes de Daech à Deir Ezzor

Ayant décollé depuis la Russie, des bombardiers Tu-22M3 des Forces aérospatiales russes ont effectué une frappe contre les positions des terroristes dans le gouvernorat syrien de Deir ez-Zor, a annoncé vendredi le ministère russe de la Défense.

https://www.facebook.com/v2.3/plugins/post.php?app_id=249643311490&channel=https%3A%2F%2Fstaticxx.facebook.com%2Fconnect%2Fxd_arbiter%2Fr%2FlY4eZXm_YWu.js%3Fversion%3D42%23cb%3Df37c332faa7dff2%26domain%3Dinfosdanyfr.wordpress.com%26origin%3Dhttps%253A%252F%252Finfosdanyfr.wordpress.com%252Ff16f28266b7bb1e%26relation%3Dparent.parent&container_width=552&href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fmod.mil.rus%2Fphotos%2Fa.1492313031011448.1073741828.1492252324350852%2F2014347158808030%2F%3Ftype%3D3%26theater&locale=fr_FR&sdk=joey&width=552

Des bombardiers russes à long rayon d’action ont ciblé ce vendredi Daechdans le gouvernorat de Deir ez-Zor, dans le sud-est de la Syrie, a fait savoir le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

«Le 1er décembre, six bombardiers à long rayon d’action de type Tu-22M3 ont réalisé une frappe massive sur des cibles terroristes dans le gouvernorat de Deir ez-Zor. Ayant décollé d’un aérodrome situé en Russie, ils ont détruit des points d’appui et du matériel des terroristes», est-il indiqué.

La source souligne que les moyens de contrôle objectif ont confirmé la destruction de toutes les cibles visées. Comme le précise le ministère, des chasseurs russes Su-30SM, déployés sur la base de Hmeimim en Syrie, ont assuré la sécurité des bombardiers dans le ciel syrien.

fr.sputniknews.com

https://infosdanyfr.wordpress.com/2017/12/01/laviation-russe-frappe-des-cibles-terroristes-pres-de-deir-ez-zor/

Le pape François ne prononce pas le mot Rohingyas… mais appelle à agir

Le pape François ne prononce pas le mot Rohingyas… mais appelle à agir

Le pape François est arrivé jeudi 30 novembre au Bangladesh après quatre jours en Birmanie. S’il ne prononce pas le mot « Rohingyas », suscitant les critiques de la presse internationale, il ne cesse d’évoquer le drame de cette minorité musulmane persécutée.

Au palais présidenteil de Dacca, le pape François a rencontré les représentants de la société civile et les diplomates. 

ZOOM

Au palais présidenteil de Dacca, le pape François a rencontré les représentants de la société civile et les diplomates.
/ Max Rossi/REUTERS

Dire le mot. Ou pas. Tout au long de son séjour birman, la question aura été de savoir si le pape François prononcerait, ou non, le mot « Rohingyas ». Et, jeudi après-midi encore, à Dacca, capitale du Bangladesh, où sont réfugiés 900 000 Rohingyas chassés de Birmanie, le pape n’a pas prononcé le mot fatidique, tout en évoquant une nouvelle fois, et de façon très précise, leur situation.

Devant les autorités bangladaises, il a en effet félicité le Bangladesh pour son « esprit de générosité et de solidarité » et « son élan humanitaire en faveur des réfugiés arrivés en masse par l’État Rakhine, leur procurant un abri temporaire et les premières nécessités pour vivre ». « Ce résultat a été obtenu avec beaucoup de sacrifices. Cela a aussi été fait sous les yeux du monde entier », a-t-il souligné.

Le pape en Birmanie et au Bangladesh, posez vos questions à l’envoyé spécial de la Croix

« Musulmans de l’État Rakhine »

Il a insisté sur le fait qu’« aucun d’entre nous ne peut manquer d’être conscient de la gravité de la situation, de l’immense coût imposé par les souffrances humaines et les conditions de vie précaires de si nombreux de nos frères et sœurs, dont la majorité sont des femmes et des enfants, entassés dans des camps de réfugiés ».

Car François n’a pas attendu cet été que le monde s’émeuve du drame des Rohingyas. Dès février dernier, au cours d’une audience générale au Vatican, il avait invité à « prier avec lui un Notre-Père pour nos frères et sœurs rohingyas », ces « gens bons et pacifiques (…) torturés, tués, simplement pour avoir mis en avant leurs traditions, leur foi musulmane ». Une déclaration faite alors dans une indifférence quasi générale.

Sur le sol birman, comme tout chef d’État en visite, il a certes pris soin, par respect pour ses hôtes, de ne pas prononcer le mot « Rohingya ». Ce terme est très controversé pour les Birmans, pour qui il fait fi des habitants autochtones et bouddhistes de l’État Rakhine, où les musulmans ne sont arrivés que tardivement du Bengale voisin. Dès avant le départ de François de Rome, le cardinal Charles Bo, archevêque de Rangoun, avait d’ailleurs soulevé cette difficulté, conseillant au pape de parler plutôt des « musulmans de l’État Rakhine ».

Reportage À Rangoun, le pape demande aux jeunes d’être « messagers de la Bonne Nouvelle »

Le soutien du pape à Aung San Suu Kyi

Mais, sans employer le mot, François ne s’est pas privé de parler directement des Rohingyas. Ainsi, mardi à Naypyidaw, répondant à Aung San Suu Kyi qui avait, d’elle-même, évoqué la complexité de « la situation dans le Rakhine », il a souligné que « l’avenir de la Birmanie doit être une paix fondée sur le respect de la dignité et des droits de tout membre de la société ». Il a insisté sur « le respect de tout groupe ethnique et de son identité » et encouragé le gouvernement à « tenter de mettre fin à la violence, construire la confiance et garantir le respect des droits de tous ceux qui considèrent cette terre comme leur maison ». Une allusion directe – et bien comprise comme telle – aux Rohingyas qui s’estiment chez eux dans une Birmanie qui les considère comme apatrides.

L’Église catholique locale a fortement apprécié le soutien du pape à Aung San Suu Kyi, pourtant critiquée en Occident pour son relatif silence dans la crise des Rohingyas, certains appelant même à lui retirer son prix Nobel. « Elle a souffert et s’est sacrifiée pendant des années non pour elle, mais pour son pays », l’a défendu, mercredi soir, Mgr John Hsane Hgyi, vice-président de la conférence épiscopale. Le père Marino Soe-Naing, porte-parole des évêques, a estimé que « nous ne pouvons pas trahir le sang versé dans ce combat, en abandonnant celle qui l’incarne ».

Les catholiques birmans savent bien que la situation politique du pays reste tendue, même deux ans après le début de la transition démocratique. Les généraux, qui continuent à contrôler l’armée et la police, n’attendent qu’une faute de sa part pour se débarrasser d’Aung San Suu Kyi, ce que la constitution leur permettrait de faire légalement.

Le pape préfère l’action, souvent dans la discrétion

Les chrétiens ont tout à fait conscience qu’un retour de la junte signerait une nouvelle période très difficile pour les minorités. Pour les Kachins (au Nord) et les Karens (à l’Est), la situation est encore loin d’être réglée, même si la communauté internationale s’en émeut moins que des Rohingyas. « Il n’y a pas de solution facile au problème des réfugiés », reconnaît le père Soe-Naing pour qui « le sort de la nation tout entière » est en jeu dans cette crise.

« On ne peut pas attendre des gens qu’ils règlent des problèmes impossibles », explique de son côté Greg Burke, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège. « Les réfugiés sont l’un de ses plus grands sujets de préoccupation. Il en parle tous les jours. Mais le voyage n’a pas été conçu autour d’eux ».

Il s’est refusé à divulguer la teneur des discussions privées du pape, lundi soir, avec le chef de l’armée birmane. « Le pape est un homme très libre », a-t-il seulement déclaré, laissant entendre que la discussion a sans doute été franche.

De fait, plutôt que des mots, le pape préfère l’action, souvent dans la discrétion. Et c’est à cette même action en faveur des Rohingyas, dont il a survolé les camps entre Rangoun et Dacca, qu’il appelle la communauté internationale. « Il est nécessaire que la communauté internationale mette en œuvre des mesures décisives face à cette grave crise, non seulement en travaillant pour résoudre les questions politiques qui ont conduit à ce déplacement massif de personnes, mais aussi en offrant une assistance matérielle immédiate au Bangladesh dans son effort pour répondre efficacement aux besoins humains urgents », a-t-il rappelé, jeudi, lors de sa rencontre avec les autorités bangladaises, à laquelle participait aussi le corps diplomatique. Des actes plutôt que des mots : telle a toujours été la philosophie du pape François.

–––––––––––––––____________________

« Le nom de Dieu ne peut jamais être invoqué pour justifier la haine »

Extraits du discours du pape François aux autorités bangladaises, jeudi 30 novembre à Dacca.

« Le Bangladesh est connu pour l’harmonie qui a traditionnellement existé entre les adeptes de diverses religions. Cette atmosphère de respect mutuel et un climat grandissant de dialogue interreligieux permettent aux croyants d’exprimer librement leurs plus profondes convictions sur la signification et sur le but de la vie. (…) Dans un monde où la religion est souvent – scandaleusement – mal utilisée pour fomenter des divisions, ce genre de témoignage (…) est plus que jamais nécessaire. Celui-ci s’est manifesté d’une manière particulièrement éloquente (…) dans le message clair envoyé par les autorités religieuses de la nation pour qui le saint nom de Dieu ne peut jamais être invoqué pour justifier la haine et la violence contre les autres êtres humains, nos semblables. »

Nicolas Senèze, à Rangoun (Birmanie) et Dacca (Bangladesh)

INFOGRAPHIE. Coupe du monde 2018

INFOGRAPHIE. Coupe du monde 2018 : découvrez la composition des huit groupes pour le premier tour

Le tirage au sort de la composition des poules de la Coupe du monde de football de 2018 s’est tenu vendredi 1er décembre à Moscou.

avatar

franceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le
publié le

Les Bleus sont fixés et rassurés. Ils affronteront l’Australie, le Pérou et le Danemark au premier tour, une poule a priori sans grande difficulté. Le tirage au sort de la composition des poules de la Coupe du monde de football de 2018 s’est tenu vendredi 1er décembre au Kremlin, à Moscou (Russie). Franceinfo vous propose de découvrir la composition des huit groupes dans notre infographie.

(Vous pouvez naviguer et zoomer dans cette image)

La poule A : Russie, Arabie saoudite, Egypte et Uruguay.

La poule B : Portugal, Espagne, Maroc et Iran.

La poule C : France, Australie, Pérou et Danemark.

La poule D : Argentine, Islande, Croatie et Nigeria.

La poule E : Brésil, Suisse, Costa Rica et Serbie.

La poule F : Allemagne, Mexique, Suède et Corée du Sud.

La poule G : Belgique, Panama, Tunisie et Angleterre.

La poule H : Pologne, Sénégal, Colombie et Japon.

https://www.francetvinfo.fr/sports/foot/coupe-du-monde/infographie-coupe-du-monde-2018-decouvrez-la-composition-des-huit-groupes-pour-le-premier-tour_2494593.html#xtor=EPR-51-[infographie-coupe-du-monde-2018-decouvrez-la-composition-des-huit-groupes-pour-le-premier-tour_2494593]-20171201-[titre]

11/17 Actualité internationale Synthèse de l’actualité internationale de novembre 2017

https://www.diploweb.com/11-17-Actualite-internationale.html

11/17 Actualité internationale
Synthèse de l’actualité internationale de novembre 2017

Par Axelle DEGANS, le 1er décembre 2017  Imprimer l'article  lecture optimisée  Télécharger l'article au format PDF

Professeure de chaire supérieure au lycée Faidherbe (Lille) où elle enseigne la géopolitique en classes préparatoires économiques et commerciales. Membre du laboratoire HABITER (EA 2076) de l’Université Reims Champagne-Ardenne. Elle est notamment co-auteure chez Ellipses de Les 50 cartes à connaître, Coll. Atout concours, Paris, 2016 ; Histoire, Géographie, Géopolitique. Concours d’entrée aux grandes écoles, Coll. Atout concours, Paris, 2015.

Voici une synthèse de l’actualité internationale de novembre 2017 qui sera fort utile à tous ceux qui veulent disposer d’un point de l’actualité géopolitique, voire préparent un concours. Pour ne rien manquer, et recevoir nos alertes sur des documents importants, le plus simple est de s’abonner gratuitement à notre Lettre d’information hebdomadaire ou au compte twitter de veille géopolitique @diploweb (plus de 10 000 followers)

Le sort des urnes

Au Kenya, Uhuru Kenyatta a été réélu en novembre 2017 avec plus des 98 % des suffrages exprimés, mais un taux de participation inférieur à 40% (contre près de 80 % cet été) car l’opposition a appelé à boycotter cette élection.

Les dernières élections législatives en Allemagne fédérale n’ont pas donné de majorité confortable à un parti. La CDU-CSU d’Angela Merkel est arrivée en tête mais ne parvient pas à tisser une alliance courant novembre 2017 avec les Libéraux et les Écologistes – « coalition Jamaïque ». De son côté, le SPD reconnait avoir perdu les élections. L’Allemagne, avec des excédents de compte-courant, une croissance économique réelle et un taux de chômage qui en fait rêver plus d’un en Europe semble dans une impasse politique. Un terrible camouflet pour la chancelière qui était prête pour un nouveau mandat. Ses électeurs ne lui ont pas pardonné l’accueil de plus d’un million de réfugiés et l’inexplicable, et inexcusable, silence au lendemain des milliers d’agressions de femmes lors du réveillon de la nouvelle année. Ces difficultés d’A. Merkel pèsent sur les perspectives d’une relance de la construction européenne par une coopération entre Paris et Berlin, espérée voici quelques semaines.

Les anniversaires

En Russie, Vladimir Poutine a fêté en novembre 2017 le centenaire de la révolution bolchévique. Un exercice assez délicat. V. I. Lénine est devenu davantage un repère historique qu’une figure tutélaire. L’actuel chef du Kremlin n’entend pas non plus célébrer une révolte populaire… D’autant que le poids économique de la Russie dans le monde en 1913 était supérieur, d’après Angus Maddisson, à celui de la Russie dans le monde d’aujourd’hui.

11/17 Actualité internationale
Les 95 thèses de Luther, à l’origine du protestantisme

L’Allemagne célèbre les 500 ans des 95 thèses de Luther qui sont à l’origine du protestantisme. La chancelière Angela Merkel fait, à cette occasion, le lien entre christianisme et goût du travail. Ce n’est pas sans rappeler la thèse défendue par Max Weber dans « L’Éthique du protestantisme et l’esprit du capitalisme » (1904-1905).

Un nouveau scandale d’évasion fiscale

Les « Paradise papers », révélés par des journalistes indépendants, font écho au « Panama papers » d’il y a dix-huit mois. Ils dénoncent un vaste système d’optimisation fiscale, pour ne pas dire de dissimulation fiscale. Ce scandale éclabousse des proches du président américain, du premier ministre canadien, de grandes fortunes, de grandes entreprises, des sportifs de renommée internationale. Au cœur du scandale – comme de la mondialisation financière – on retrouve les paradis fiscaux. Les personnes les plus fortunées et les firmes multinationales cherchent à ne pas payer d’impôt, laissant aux classes moyennes le soin de le faire. En outre, les divergences d’intérêts sont grandissantes entre les plus riches et les plus pauvres dans un monde où les inégalités progressent.

Les tergiversations européennes

Le scandale des « Paradise papers » relance une énième fois le débat sur la « liste noire » des paradis fiscaux. Il est bien difficile de trouver un accord entre tous les membres de l’Union concernant ceux qui doivent apparaitre sur cette liste – le consensus est de ne trouver aucun pays européen inscrit sur une « liste noire » – ou même s’il faut les sanctionner – le Luxembourg est contre toute autre sanction que celle de figurer sur la dite liste noire – et sur les éventuelles mesures à prendre … Luxembourg étant lui-même un territoire de dissimulation fiscale, comme l’Irlande et quelques autres pays de l’UE.

De même les tergiversations concernant l’utilisation du glyphosate (herbicide toxique) dans l’agriculture ne font que souligner les puissantes fractures au sein de l’Union européenne. Elles renvoient à une certaine forme d’impuissance des Etats face au lobbying d’une multinationale.

Les attentats…

En novembre 2017, aux Etats-Unis, un attentat à Manhattan (N-Y) a provoqué la mort de huit personnes.

Au Nigéria, un nouvel attentat attribué à Boko Haram, fait une cinquantaine de victimes.

L’Egypte est de nouveau endeuillée après un attentat perpétré dans la région du Sinaï à l’encontre de la communauté soufie. Plus de trois cent morts parmi les fidèles venus participer à la célébration du vendredi. Le Caire peine à contrôler cette région du pays aux mains des djihadistes, en particulier de l’EI.

Les soubresauts catalans

Carles Puigdemont s’est, à la surprise de son entourage, enfui, en Belgique courant novembre 2017. Il ne s’est donc pas rendu à la convocation de la justice espagnole mais ne peut prétendre à un quelconque asile politique. Il veut « internationaliser » la crise catalane, en mettant dans l’embarras son pays hôte, jouant sur les divisions internes à la Belgique, voire de l’UE. Huit responsables de la région catalane ont été placés en détention provisoire pour « rébellion et sédition ». Les indépendantistes catalans sont aujourd’hui divisés.

La COP 23 se réunit à Bonn

Cette réunion pour lutter contre le réchauffement climatique s’ouvre sous de bien piètres auspices. Les progrès réalisés depuis la COP 21 de Paris sont bien minces. En outre la promesse des 100 milliards de dollars alloués chaque année aux pays pauvres à partir de 2020 pour les aider à maitriser leurs émissions de gaz à effet de serre a été rappelée aux pays européens par les pays du Sud, inquiets. L’Allemagne n’est pas en position de réduire de 40 % ses rejets en gaz à effet de serre d’ici 2020, du fait de la relance du charbon pour pallier à la sortie du nucléaire. Une décision en partie liée à l’accident de la centrale japonaise de Fukushima (2011).

Un reflux de la vague migratoire ?

Les entrées sur le sol italien entre l’été 2016 et l’été 2017 ont baissé de 75%. A cela plusieurs raisons. La première est une plus grande efficacité du dispositif européen Sophia qui vise à intercepter les bateaux en mer. La deuxième est une plus forte rétention des flux sur les côtes libyennes, on peut peut-être y voir le résultat du déplacement en Lybie de plusieurs dirigeants européens. La troisième est une action au niveau du Sahel, comme au Niger, pour essayer de limiter les départs.

Si l’Italie n’a enregistré « que » 100 000 entrées sur son territoire depuis janvier 2016, elle a déjà accueilli plus de 600 000 migrants en provenance de la côte libyenne. Ceux-ci, comme ceux qui choisissent la route des Balkans sont, d’après l’UNHCR, pour quatre cinquième des migrants économiques qui ne proviennent pas de régions en guerre ou en crise majeure : Bangladesh, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée, Mali, Sénégal…. Ils ne sont donc pas des réfugiés politiques.

La France d’E. Macron s’est engagée à accueillir quelques 10 000 réfugiés, notamment à partir de bases tchadiennes et nigériennes. La politique migratoire doit être repensée notamment à l’aune de l’actuelle équation démographique entre une Europe vieillissante – et la France n’y échappe pas – et une Afrique dont la population devait doubler d’ici la fin du XXIe siècle. La révélation récente du scandale des marchés aux esclaves en Lybie, des meurtres et viols pratiqués par les passeurs invite aussi l’Union européenne à se positionner clairement sur le problème migratoire. Ne rien faire par démagogie reviendrait à alimenter les mouvements politiques anti-immigrés.

Donald Trump imprime sa marque en politique

Courant novembre 2017, le président américain vient de remplacer, à la tête de la banque centrale américaine (la Fed) Janet Yellen par Jérôme Powell. Très riche ancien banquier d’affaire, il est classé comme républicain modéré et connait très bien la Fed dont il est l’un des gouverneurs depuis 2012. S’il s’inscrit dans la continuité de Janet Yellen, dont D. Trump a tenu à vanter les mérites, il n’en reste pas moins rarissime de ne pas reconduire dans ses fonctions le président sortant de la Fed. Le président américain D. Trump tient ici à faire un acte d’autorité en politique intérieure, alors que jusqu’à présent il est en difficulté sur de nombreux dossiers (réforme de l’Obama care ou manque de soutien dans les rangs républicains par exemple). La nomination de « Jay » Powell doit encore être entérinée par le Sénat.

Donald Trump entame en novembre 2017 une première tournée en Asie sur fond de fortes tensions avec la Corée du Nord. Il se rend au Japon, puis en Corée du Sud, en Chine au Vietnam et aux Philippines. Il s’agit pour lui d’affirmer une nouvelle fermeté diplomatique face à Pyongyang, mais aussi face à la Chine de Xi Jinping. Il resserre les liens avec les Philippines de Duterte.

Les inquiétudes

En novembre 2017, le Venezuela est au bord du défaut de paiement, comme l’avait été avant lui l’Argentine en 2001. L’Union européenne décide d’une sanction mesurée contre Caracas : un embargo sur les armes, sans geler les avoirs de personnalités vénézuéliennes. Il s’agit pour Bruxelles d’amener le président Nicolas Maduro à négocier avec l’opposition. Moscou a signifié sa solidarité avec Caracas en procédant à une restructuration de sa dette pour un montant de 3 milliards de dollars ce qui soulage le Venezuela, sans régler les problèmes de fonds.

Au Zimbabwe, le vice-président Emmerson Mnangagwa (74 ans) a préféré quitter le pays après avoir été évincé par son vieux compagnon de route, le président Robert Mugabe (93 ans) probablement conseillé par son épouse Grace à qui on prête de nouvelles ambitions politiques. Un putsch de l’armée, dont le vice-président est proche, écarte en novembre 2017 Robert Mugabe du pouvoir qu’il détenait depuis 37 ans. Son parti, la ZANU-PF confirme son éviction, alors que la population manifeste son ras-le-bol du système Mugabe. Il est remarquable que cette transition politique – non démocratique – se fasse sans effusion de sang, mais le retour de E. Mnangagwa – le « crocodile » – ne doit pas faire illusion. Il a représenté l’aile dure de son parti pendant des décennies, associé au pouvoir – inamovible ministre – et a contribué au naufrage économique de son pays. Un pays qui était le grenier de l‘Afrique australe, dont le sous-sol regorge de richesses (or, platine, diamants, nickel…) et qui a été mis en coupe-réglée par le pouvoir.

L’Argentine reste sans nouvelle depuis la mi-novembre 2017 d’un de ses sous—marins, le Ara San Juan, avec 44 marins. L’inquiétude est forte en raison de l’épuisement des réserves en oxygène. Fin novembre, leur disparition est entérinée.

Au Proche-Orient, l’étau se resserre autour de l’EI. Après avoir perdu Mossoul en Irak et sa capitale autoproclamée, Raqqa, l’armée syrienne, aidée par l’allié russe, vient de reprendre en novembre 2017 Deir ez-Zor. Il s’agit d’une victoire très importante pour le régime de Damas qui a toujours tenu certains quartiers de cette ville qui est une des portes d’accès à l’Irak voisin. Un axe vital pour l’EI vient donc d’être perdu pour lui. Cela annonce la fin du califat, mais certainement pas du djihadisme.


Un livre édité par Diploweb.com, formats Kindle et broché

https://lire.amazon.fr/kp/card?asin=B0765DDZ8V&preview=newtab&linkCode=kpe&ref_=cm_sw_r_kb_dp_W6l2zbA27DKBM&tag=diplowebcom04-21


Les enjeux de pouvoir au Moyen-Orient

Le nouveau prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, fils du roi Salman, procéde en novembre 2017 à une opération « mains propres » qui s’est traduite par l’arrestation de 38 anciens ministres et hommes d’affaires ainsi que onze princes et quatre ministres. Cette opération anticorruption, qui n’est pas sans rappeler ce qui se passe dans la Chine de Xi Jinping, est aussi une « révolution de palais » qui permet au nouvel homme fort de Riyad – dont on dit que le père est malade – de mettre à l’écart de potentiels rivaux comme le richissime Walid Ben Talal (cinquième fortune mondiale) ou le prince Miteb. Cette purge est d’abord un moyen politique pour le prince héritier d’imprimer sa marque sur un royaume miné par une corruption endémique et handicapé par un cours du pétrole assez bas. Il a déjà entrepris une forme de diversification économique car son pays reste très dépendant de la rente de l’or noir.

Le premier ministre libanais sunnite, Saad Hariri – fils de Rafic Hariri assassiné en 2005 – annonce en novembre 2017 sa démission, depuis l’Arabie saoudite. La surprise est totale aussi bien parmi les siens qu’au niveau de la présidence libanaise car Michel Aoun n’a pas été prévenu. Autre source d’étonnement, Saad Hariri a fait part de sa démission alors qu’il se trouve à Riyad. Il faut savoir que S. Hariri est à la tète d’un gouvernement constitué après une longue crise institutionnelle, gouvernement qui comprend le Hezbollah chiite proche de l’Iran. Cette démission s’inscrit dans un nouveau bras de fer qui oppose l’Arabie saoudite et l’Iran pour le leadership régional, on peut comprendre cette démission comme une exigence de l’allié saoudien qui veut affaiblir le Hezbollah libanais, ce qui va dans le sens attendu par Tel Aviv.

Saad Hariri a été accueilli à Paris fin novembre 2017, après une visite du président français à Riyad. Une sortie de crise honorable pour tous. Il est retourné au Liban pour la fête nationale auprès du résident Aoun qui n’avait pas entériné sa démission.



Bonnes nouvelles

Le Tribunal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), qui juge les crimes perpétrés lors de la guerre civile en Yougoslavie, condamne en novembre 2017 Ratko Mladic à la prison à vie. Celui qui est surnommé le « boucher des Balkans » est reconnu coupable des massacres de Sarajevo et Srebrenica en Bosnie qui ont fait chacun plusieurs milliers de victimes.

En novembre 2017, la croissance économique se consolide en Union européenne. Elle devait s’établir autour de 2,4% pour la zone euro et de 1,8% pour l’année 2017 en France, les économistes sont assez optimistes pour 2018. La croissance économique européenne est plus élevée qu’aux États-Unis, une première depuis longtemps. Elle est tirée par la consommation des ménages.

Une ancienne start up française, YellowKorner, s’exporte à l’international avec à peine 10 ans d’existence. Désormais présente sur les cinq continents, elle emploie près de 250 salariés, elle vend les œuvres de 300 photographes. Les fondateurs Alexandre de Metz et Paul-Antoine Briat ont choisi de proposer des photographies d’art à des prix très raisonnables. Ils ont été aidés dans le projet par des business angels comme Pierre Kosciusko-Morizet.

Le textile redémarre dans les Hauts de France, qui en a été un berceau lors de la première révolution industrielle, avec Fibres techniques et origine France. Cette renaissance se fait grâce aux textiles dits « intelligents », les textiles techniques utilisés dans l’habillement mais aussi dans d’autres secteurs comme la santé. Un nouveau label vient d’être créé en novembre 2017, « Nord terre textile ». Des emplois se recréent progressivement dans une branche réputée, il y a peu, pour être sans avenir ; un gage d’espoir donc.

Airbus signe un contrat record lors du salon de Dubaï de novembre 2017. Indigo Partners, fonds d’investissement américain, a commandé 430 moyen-courriers de type A320, et 90 autres appareils de même classe par CDB Aviation Lease Finance ( une commande de plus de 4 milliards d’euros).

Les découvertes archéologiques se multiplient en Égypte. Une nouvelle cavité vient d’être découverte au cœur de la grande pyramide de Gizeh. Le Caire espère que cette actualité archéologique, qui alimente le versant mystérieux de l’Égypte, aidera à relancer le tourisme, secteur essentiel pour l’économie du pays.

Copyright Décembre 2017-Degans/Diploweb.com

https://www.diploweb.com/11-17-Actualite-internationale.htmlhttps://www.diploweb.com/11-17-Actualite-internationale.html

ENQUÊTE EXCLUSIVE : Quels liens unissent Sebastian Kurz et les réseaux Soros ?

ENQUÊTE EXCLUSIVE : Quels liens unissent Sebastian Kurz et les réseaux Soros ?

Nous publions ici en une enquête inédite sur les liens existants entre l’ECFR -European Council on Foreign Relations et l’Open Society Foundations de George Soros. Le prochain chancelier autrichien Sebastian Kurz étant membre de l’ECFR, il est nécessaire de se pencher sur l’action d’influence que joue l’ECFR auprès de l’Union-Européenne, notamment en ce qui concerne la question migratoire. Un dossier réalisé par Pierre-Antoine Plaquevent, journaliste indépendant.

Les dernières élections législatives autrichiennes, ont vu la victoire du Parti Populaire Autrichien (ÖVP) avec un peu plus de 31 % des voix devançant ainsi le Parti Social-Démocrate (SPÖ), et le Parti de la Liberté (FPÖ), la formation populiste menée par Heinz-Christian Strache.
Une alliance historique avec la droite nationale autrichienne se profilant à l’horizon : le jeune leader de l’ÖVP, Sebastian Kurz, travaillant actuellement à la création d’une coalition de gouvernement avec le FPÖ. Agé d’à peine 31 ans, le prochain chancelier autrichien a mené tambour battant une campagne axée sur la thématique de l’immigration et de la sécurité. Réussissant ainsi à mobiliser l’électorat de droite dans un contexte européen marqué par la crise migratoire et préparant le terrain pour une alliance stratégique entre conservateurs et populistes.
Une victoire saluée par l’ensemble des forces conservatrices et souverainistes en Europe. Forces qui voient dans cette victoire un rejet par l’Autriche des politiques migratoires catastrophiques menées jusqu’ici par l’Union Européenne. Les analystes de la droite conservatrice française, tel Eric Zemmour (1), se félicitant d’une prochaine alliance entre libéraux et conservateurs autrichiens. Alliance illustrant selon eux la formule électorale gagnante que représenterait une « union des droites » contre l’immigration.
Pourtant, certaines informations disponibles sur le jeune leader libéral-conservateur projettent déjà quelques ombres sur le tableau idyllique qu’en dressent la droite conservatrice et les partisans d’une union entre droite libérale et nationaux-populistes.

Sebastian Kurz contre George Soros ?

Le résultat des élections autrichiennes a immédiatement été suivi par la propagation d’une rumeur médiatique faisant état d’une confrontation entre Sebastian Kurz avec le milliardaire militant George Soros.
Une allégation complètement fausse, reprise et citée sans vérification par de nombreux médias souverainistes de tous types (2). L’origine de la diffusion de cette rumeur étant constituée par un unique article sans sources ni références, issu du site anglophone yournewswire.com. Un site internet dont le patron est l’histrion Sean Adl-Tabatabai (3), célèbre en Angleterre pour avoir été l’un des premiers homosexuels à s’être marier publiquement au Royaume-Uni. Un site qui est connu pour être à l’origine de nombreux articles infondés. A toutes fins utiles, rappelons que ce Sean Adl-Tabatabai fut auparavant le webmestre du site tristement célèbre : davidicke.com. David Icke étant l’individu qui cherchera à discréditer l’anti-globalisme par ses conceptions délirantes sur un supposé complot international d’hommes reptiles extra-terrestres.
On peut légitimement penser que des sites tels que yournewswire.com jouent en fait un rôle précis dans la guerre de l’information dont l’internet contemporain est devenu l’arène. Yournewswire est typiquement le genre de sites conçus pour discréditer la réinformation sérieuse en diffusant un discours absurde, mêlant le vrai au faux. Ce genre de site étant aussi utilisé par les géants de l’internet et des médias pour justifier toutes les législations liberticides mises en place contre la diffusion de fausses nouvelles (fake news).

Sebastian Kurz et l’ECFR

Mais revenons à Sebastien Kurz, car le plus étonnant n’est pas dans cette « fake news ». Car non seulement Sebastian Kurz n’a pas menacé George Soros et l’Open Society de mesure de rétorsions de la part de son gouvernement mais le futur plus jeune chef d’État du monde appartient en fait à l’ECFR : European Council on Foreign Relations. Un think-tank européiste de haut niveau, fondé sous l’impulsion de George Soros lui-même et financé en grande partie par l’Open Society Foundations. Une information confirmée par la simple lecture du portail internet de l’EFCR où l’on retrouve son nom parmi la liste des membres autrichiens :

« http://www.ecfr.eu/council#austria – Sebastian Kurz – Federal Minister for Europe, Integration and Foreign Affairs »

Parmi les membres de l’ECFR on retrouve aussi Wolfgang Schüssel, ancien chancelier fédéral d’Autriche, qui avait lui aussi réalisé en 1999 une entente gouvernementale entre libéraux conservateurs et populistes. Populistes dirigés à l’époque par le célèbre Jörg Haider. Une alliance qui avait fait grand bruit et avait entraîné une campagne médiatique massive contre l’Autriche.
La réalité se trouve donc à rebours de la rumeur venue brouiller récemment la réinfosphère. Mais il ne s’agit pas de tomber dans l’excès inverse et d’imaginer Sebastian Kurz comme un simple pion de George Soros, ceci dans une vision complotiste de la politique. En tant que ministre d’un gouvernement européen, il est assez logique que Sebastian Kurz participe de think-tank d’importance comme l’ECFR. Pour autant, il est aussi crucial de rappeler le rôle central que jouent les réseaux Soros au sein de l’ECFR et plus encore le rôle que joue ce think-tank dans la politique européenne actuelle, notamment en matière d’immigration massive et imposée.

L’ECFR un think-tank fondé par George Soros

Un article du journal Libération d’octobre 2007, intitulé « Soros milite pour une politique étrangère européenne » exposait à l’époque les origines de l’ECFR (4) :

« Le richissime financier américain d’origine hongroise, George Soros, estime nécessaire que l’Union européenne devienne un acteur de poids sur la scène mondiale. Violemment critique de l’administration Bush, opposant à la guerre en Irak, l’homme qui a eu la peau de la livre Sterling en septembre 1992, estime que seuls les Européens peuvent offrir une alternative crédible à la puissance impériale américaine. Il parraine donc le lancement, aujourd’hui, d’un « think tank » paneuropéen qui est aussi un lobby dont le but est de contribuer à créer une politique étrangère véritablement commune : le « European Council on Foreign Relations » (ECFR) »

L’ECFR se veut être un lobby pan-européiste puissant, rassemblant des membres influents du monde de la politique, des affaires, des médias et du monde militaire :

« Le Conseil de l’ECFR est l’expression la plus forte et la plus visible de notre identité paneuropéenne. Il est composé de ministres des affaires étrangères, d’anciens premiers ministres, de parlementaires nationaux et du parlement européen, de commissaires européens, d’anciens secrétaires généraux de l’OTAN, de penseurs, journalistes et chefs d’entreprise. Les membres du Conseil nous aident à européaniser les conversations nationales sur les priorités et les défis de la politique étrangère de l’UE. » (5)

Parmi ses membres français on y retrouve des personnalités politiques et médiatiques influentes telles que : Bernard Kouchner, Pascal Lamy, Bruno Le Maire, Pierre Moscovici, Christine Ockrent ou Laurence Parisot. (6)
L’ECFR présentait dès sa fondation une profession de foi européiste et globaliste sans équivoque :

« * coopérer de manière plus efficace au sein des institutions multilatérales telles que l’ONU, la Banque Mondiale, le FMI et l’OMC, afin de renforcer la puissance collective de l’Union européenne
* respecter l’engagement de l’UE à maintenir une perspective d’intégration pour la Turquie et les pays des Balkans occidentaux afin d’encourager leur développement politique, économique et social;
* renforcer les incitations – tels l’octroi de visas et l’accès au marché – offertes aux proches voisins de l’UE pour mieux les ancrer dans la sphère d’influence de l’Union européenne;
* conditionner d’avantage les échanges commerciaux et l’aide européenne – comme les douze milliards d’euros versés au titre de la politique de voisinage et les 22 milliards d’euros d’aide au développement dans le cadre des accords de Cotonou – aux réformes politiques dans les pays concernés;
* soutenir les valeurs européennes par tous les leviers du pouvoir européen, sans exclure, en dernier recours, la force militaire pour arrêter un génocide ou prévenir une catastrophe humanitaire en Europe ou ailleurs dans le monde. » (7)

Parmi ses soutiens financiers et donateurs on y retrouve des ministères des affaires étrangères et des ambassades de nombreux pays européens, des organismes européens tels que le Commissariat à l’Energie Atomique et aux énergies alternatives (CEA) mais aussi l’OTAN ou l’Atlantic Council et bien sûr des fondations non gouvernementales comme l’Open Society de George Soros ou la fondation Rockfeller. Font aussi partie des donateurs de l’EFCR, de grandes sociétés privées tels que Orange ou Allianz. L’Open Society étant l’un des principaux contributeurs initiaux de l’ECFR. (8)

L’ECFR : un CFR pan-européiste

George Soros est l’un des principaux créateurs de l’EFCR qu’il a conçu dès le départ comme une version européenne du célèbre Coucil On Foreign Relations (CFR). CFR américain dont fait aussi partie George Soros.
En avril 2016, l’analyste et géopoliticien américain William Engdahl évoquait l’ECFR et le CFR dans l’un de ses articles :

« Le CFR est le think-tank créé par les banquiers Rockefeller et JP Morgan pendant les pourparlers de paix du traité de Versailles, en 1919, afin de coordonner une politique étrangère mondiale anglo-américaine. » (9)

Le CFR regroupe en fait certaines des personnalités les plus importantes du monde américain de la finance et de la politique et donne le ton de la politique étrangère depuis la fin de la première guerre mondiale. Il peut être considéré comme l’une des instances les plus influentes de la puissance impériale américaine depuis près d’un siècle. Version européenne du CFR, l’ECFR est basé à Londres et a comme co-président Joschka Fischer, l’ancien ministre allemand des Affaires étrangères du Parti Vert. « Celui qui a obligé son parti à soutenir le bombardement illégal par Bill Clinton de la Serbie, sans l’aval du Conseil de sécurité des Nations unies. » comme le rappelle judicieusement Engdahl. (10)
Et Engdahl de poursuivre : « Les autres membres de l’ECFR sont l’ancien secrétaire général de l’OTAN, Xavier Solana ; le plagiaire déshonoré et ancien ministre allemand de la Défense, Karl-Theodor zu Guttenberg ; Annette Heuser, directrice exécutive de la Bertelsmann Stiftung à Washington DC ; Wolfgang Ischinger, président de la Conférence sur la sécurité de Munich ; Cem Özdemir, président de Bündnis90 / Die Grünen ; Alexander Graf Lambsdorff du Parti libéral allemand (FDP) ; Michael Stürmer, correspondant en chef de Die Welt ; Andre Wilkens, directeur de la Fondation Mercator ; Daniel Cohn-Bendit du Parlement européen. »
L’ECFR, à l’image de son parrain américain (CFR), se révèle ainsi être un lieu de collusion d’élite entre journalistes influents, banquiers, hommes politiques et militaires de l’OTAN. Le concevoir comme un outil pour l’indépendance européenne, tel que le présentait George Soros à sa création s’avère dès lors une gageure voire une pure mystification.

L’ECFR et l’agenda immigrationiste de l’Union-Européenne

Dans ce même article, William Engdahl évoquait le rôle joué par l’ECFR dans la crise migratoire en méditerranée au travers de l’ESI (European Stability Initiative) ; un autre think-tank euro-globaliste lié de près à l’EFCR et à l’Open Society de Soros :

« Le 8 octobre 2015, au milieu de la vague créée par des centaines de milliers de réfugiés inondant l’Allemagne, la chancelière allemande Angela Merkel proclama, au cours d’un programme populaire de télévision allemande : « J’ai un plan » (…) Ce que la chancelière allemande n’a pas dit aux téléspectateurs, c’est que son plan lui avait été fourni seulement quatre jours plus tôt, le 4 octobre, dans un document déjà intitulé le plan Merkel, par un think-tank international nouvellement créé et largement financé, appelé : l’Initiative de stabilité européenne ou ISE (ESI – European Stability Initiative). (11)

Le site internet de l’ISE indique qu’il possède des bureaux à Berlin, Bruxelles et Istanbul. L’actuel président de l’ISE, qui est directement responsable du document intitulé Plan Merkel, est un sociologue autrichien basé à Istanbul, Gerald Knaus. Knaus est également membre de l’ECFR – Conseil européen des relations internationales ( European Council on Foreign Relations ) et membre de l’Open Society. »

La lecture de nombreux articles du site de l’ECFR confirme les liens entre ESI et EFCR :

« (…) Gerald Knaus, Président fondateur de l’European Stability Initiative (ESI) et membre du conseil de l’ECFR. (…) Gerald Knaus a également participé à deux événements organisés par les bureaux de Berlin et de Varsovie de l’ECFR, dans le cadre des séries sur les migrations. C’est pour faire suite à ces deux événements que le bureau de Paris aura le plaisir d’accueillir M. Knaus dont la présentation portera essentiellement sur les itinéraires empruntés par les migrants en mer Egée et en mer Méditerranée. » (12)

L’ESI qui se définit comme « le think-tank européen pour l’Europe du Sud-Est et l’élargissement de l’UE » ne cache pas ce qu’elle doit à l’Open Society :

« L’Open Society Foundations soutient notre travail visant à promouvoir la réforme des principales institutions européennes ainsi qu’à assurer une réponse plus solide aux violations des droits de l’homme, notamment les détentions à motivation politique ou encore la torture (…) L’Open Society Institute était un bailleur de fonds majeur, soutenant également le renforcement des capacités dans le Caucase. » (13)

Rappelons ici les points principaux du plan Merkel / ESI visant à accueillir les migrants qui fuyaient la Syrie mise à feu et à sang par les « rebelles » que soutenaient les gouvernements occidentaux :

« Nous proposons un accord immédiat entre l’Allemagne et la Turquie sur les points suivants:

– L’Allemagne devrait accepter d’accorder l’asile à 500 000 réfugiés syriens enregistrés en Turquie au cours des 12 prochains mois.

– L’Allemagne s’attend déjà à ce que de nombreux réfugiés arrivent chez elle. Mais plutôt que d’attendre qu’ils entreprennent un voyage périlleux à travers la mer Egée et les Balkans occidentaux, l’Allemagne devrait accepter les revendications de la Turquie à travers un processus ordonné et assurer un transport sécurisé aux candidats retenus. L’offre devrait être limitée aux réfugiés syriens déjà enregistrés auprès des autorités turques, Afin d’éviter de créer des incitations pour de nouveaux flux migratoires en Turquie. D’autres États membres de l’UE devrait participer à ce plan.

– En contrepartie, à partir d’une date spécifiée, la Turquie devrait accepter de reprendre tous les nouveaux migrants cherchant à atteindre la Grèce depuis son territoire. Cela réduirait rapidement le flot de bateaux traversant la mer Égée à un ruisseau.

– L’Allemagne devrait accepter d’aider la Turquie à obtenir un statut de voyage sans visa pour 2016. » (14)

Peu de temps auparavant, George Soros avait lui-même proposé sur son site officiel un plan à l’origine de l’Initiative de Stabilité Européenne repris ensuite par Angela Merkel et influencé par l’ECFR. Le plan de Soros intitulé « Rebâtir le système du droit d’asile » donnait en fait les directives à suivre pour que l’Europe ne soit plus qu’un couloir de passage ouvert à tous les vents de toutes les migrations possibles venues d’Afrique et d’Orient.

Le but de ce plan n’était pas du tout de freiner les flux migratoires mais au contraire de les accompagner depuis leur source jusqu’à leur arrivée. Soros demandant à l’Union-Européenne de s’organiser pour aller quasiment chercher elle-même les migrants :

« L’UE a désormais besoin d’un plan global de réponse à cette crise, qui réaffirme l’efficacité de la gouvernance sur les flux de demandeurs d’asile, afin que les migrations puissent s’effectuer dans l’ordre et la sécurité, à un rythme adapté aux capacités européennes d’absorption des réfugiés. Afin d’être complet, ce plan devra s’étendre au-delà des frontières de l’Europe. » (15)

On peut retrouver ce plan sur le site de George Soros. Il y explique comment l’union européenne devra accepter au moins 1 million de demandeurs d’asile par an, répartis équitablement entre les pays membres mais aussi comment elle doit bâtir une « Agence des migrations et du droit d’asile » commune à tous les pays de l’UE et comment elle doit apporter son financement au pays du Moyen-Orient, comme le Liban, la Jordanie et la Turquie enfin de les aider à gérer les flux migratoires. Il y développe enfin l’idée que des couloirs humanitaires sécurisés doivent être établis afin d’aider les migrants à parvenir à leur destination finale en Europe. Couloirs humanitaires passant par la Grèce et l’Italie. L’étape suivante étant d’étendre ces couloirs jusqu’aux régions frontalières de l’UE. Tout ceci devant se faire en coopération avec l’agence de l’ONU pour les réfugiés (l’UNHCR). (16)

C’est le fameux « plan Soros » que dénonce régulièrement le gouvernement conservateur hongrois de Viktor Orbán. Ce dernier ayant récemment lancé une consultation nationale sur le plan Soros (17). Entamant ainsi un bras de fer avec l’Union Européenne et l’État parallèle que constituent les instances globalistes telles que l’EFCR, l’ESI ou même l’Open Society. Une confrontation opposant deux visions de l’avenir politique de l’Europe : celle d’une Europe où les États-Nations et la souveraineté ont encore leur mot à dire et celle d’une Europe de la « gouvernance » où des instances non élues planifient la vie de millions d’Européens et de migrants, ceci en dehors de tous les processus politiques et électoraux en vigueur.

Les libéraux-conservateurs contre la Société Ouverte ?

Dans ce contexte, la participation du prochain chancelier autrichien Sebastian Kurz à des instances comme l’ECFR pose question. Comment dès lors, l’Autriche pourrait-elle imposer un agenda anti-immigrationniste sans se heurter aux vues et objectifs et aux intérêts transnationaux de lobbys tels que l’EFCR ?
Un clivage se fait-il jour à l’intérieur du leadership européiste entre les partisans d’une société ouverte intégrale et ceux qui, par réalisme économique ou sécuritaire, en viendraient à soutenir un « aggiornamento » en matière de politique migratoire ? Sebastian Kurz et son gouvernement chercheront-ils à s’émanciper de l’idéologie et des objectifs globalistes qui pilotent l’UE ou assisterons-nous à l’une des nombreuses démissions à laquelle la droite libérale nous a habitué en Europe Occidentale ?
Est-il même seulement possible pour l’Autriche de techniquement s’opposer aux injonctions immigrationnistes de l’Union-Européenne ? Peut-être que de bénéficier de leviers internes au sein d’instances comme l’EFCR pourrait justement l’y aider. A l’image de Viktor Orbán et de son parti le Fidesz qui avaient bénéficié à l’époque du communisme de l’appui des fondations Soros et qui aujourd’hui se confrontent durement aux réseaux Soros (18). Identifiant désormais l’ennemi des libertés non plus dans le communisme mais bien dans le libéralisme sans frontières et sans contrôle des tenants de la société ouverte.
L’avenir nous dira quelle option l’emportera. Toujours est-il qu’il est de plus en plus visible que les destinées européennes se décident ailleurs qu’au sein des institutions politiques validées par les processus électoraux. La classe politique européenne apparaissant toujours plus comme le simple organe de transmission de décisions prises au sein d’institutions d’influence non élues. Au sein de ce que l’on peut considérer être, si ce n’est un « État profond » euro-globaliste, au moins un État parallèle.
État parallèle qui rapproche toujours plus le spectacle de la politique parlementaire aux ombres vaines de la caverne de Platon. Spectacle dont il s’agit de s’extraire afin de sonder les véritables instances de décisions de notre époque.

Pierre-Antoine Plaquevent


Pierre-Antoine Plaquevent est journaliste indépendant. Il anime le site métapolitique Les-non-alignes.fr, site pionnier de la réinfosphère depuis sa création en 2010. Reporter pour TV-Libertés, il collabore aussi avec les principaux sites de réinformation francophone comme Égalité et Réconciliation. Il s’intéresse particulièrement aux domaines du « soft-power » et de l’infoguerre, ainsi qu’à ceux de l’identité, de la géopolitique et de l’étude comparée des religions.

https://stratpol.com/enquete-exclusive-quels-liens-unissent-sebastian-kurz-et-les-reseaux-soros/

(1) http://premium.lefigaro.fr/vox/monde/2017/10/20/31002-20171020ARTFIG00071-eric-zemmour-kurz-n-est-pas-en-meme-temps-de-gauche-et-de-droite-mais-franchement-de-droite.php
(2) https://meta.tv/autriche-kurz-chasserait-soros-tu-as-28-jours-pour-partir-2
http://www.medias-presse.info/lopen-society-de-george-soros-chassee-dautriche/81967/
http://www.ilgiornale.it/news/cronache/se-kurz-sfratta-george-soros-dallaustria-1454939.html
http://resistancerepublicaine.eu/2017/10/23/autriche-kurz-chasserait-soros-tu-as-28-jours-pour-partir/
(3) http://yournewswire.com/youngest-leader-george-soros/
https://www.thetimes.co.uk/article/mother-churns-out-stories-for-master-of-fake-news-fcmzc05sx
(4) http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2007/10/02/soros-milite-po/
(5) http://www.ecfr.eu/council/members
http://www.ecfr.eu/about
(6) http://www.ecfr.eu/council/members
(7) http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2007/10/02/soros-milite-po/
(8) http://www.ecfr.eu/about/donors
(9) http://lesakerfrancophone.fr/complots-a-ciel-ouvert
(10) http://lesakerfrancophone.fr/complots-a-ciel-ouvert
(11) http://lesakerfrancophone.fr/complots-a-ciel-ouvert
(12) http://www.ecfr.eu/events/event/itineraires_de_migrants_a_travers_les_mers_egee_et_mediterranee
(13) http://www.esiweb.org/index.php?lang=en&id=65
(14) Le plan Merkel : http://www.esiweb.org/index.php?lang=en&id=156&document_ID=170
https://www.balcanicaucaso.org/aree/Turchia/ESI-ecco-Il-piano-Merkel-164860
http://www.esiweb.org/pdf/ESI%20-%20The%20Merkel%20Plan%20-%20Compassion%20and%20Control%20-%204%20October%202015.pdf
(15) et (16) Le plan Soros : https://www.project-syndicate.org/commentary/rebuilding-refugee-asylum-system-by-george-soros-2015-09/french
https://www.georgesoros.com/2015/09/26/rebuilding-the-asylum-system/
(17) https://visegradpost.com/fr/2017/10/05/hongrie-consultation-nationale-contre-le-plan-soros/
(18) https://www.lesechos.fr/18/01/2012/LesEchos/21104-036-ECH_viktor-orban–l-infrequentable.htm

Publicités

Revue de presse nationale et internationale.

Publicités