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Bitcoin : Axel Weber (UBS) presse les régulateurs d’intervenir

Bitcoin : Axel Weber (UBS) presse les régulateurs d’intervenir

Par latribune.fr  |   |  330  mots
(Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2010. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Dans un entretien, le président d’UBS demande à ses clients de se détourner du Bitcoin qui n’est pas une monnaie mais un instrument « instable » et demande, après d’autres banquiers comme celui de JP Morgan, aux régulateurs d’intervenir pour éviter une catastrophe sur ce marché spéculatif.

Le président du conseil d’administration de la banque suisse UBS Axel Weber, ancien patron de la Deutsche Bank, a déclaré dans une interview publiée dimanche qu’il ne considérait pas les bitcoins comme une monnaie et a demandé aux régulateurs d’intervenir. La valeur de cette cryptodevise a connu une ascension fulgurante passant de moins d’un dollar en janvier à 17 dollars la semaine dernière depuis son apparition pour la première fois sur le Chicago Board Options Exchange.

Cependant, dans une interview à l’hebdomadaire NZZ am Sonntag, M. Weber met en garde les investisseurs contre la tentation de prendre le train en marche, affirmant qu’une bulle allait inévitablement éclater. « A mon sens, les bitcoins ne sont pas de l’argent », a-t-il affirmé, insistant sur le fait que cette monnaie virtuelle souffrait de « défauts de conception ».

Selon le banquier, la monnaie a pour but de remplir trois fonctions essentielles et les bitcoins n’en remplissent aucune. M. Weber a estimé que les bitcoins n’étaient pas un moyen réel de paiement puisqu’elles ne sont pas universellement reconnues. Elles ne constituent pas une bonne mesure de valeur sachant que les prix ne sont pas libellés en bitcoins et elles ne sont pas un bon moyen de stocker de la valeur puisqu’elles sont intrinsèquement instables, a-t-il expliqué.

Le principal problème est qu’en l’absence de banque centrale et d’un émetteur contrôlant la fourniture de bitcoins, la valeur est uniquement déterminée par la demande ce qui conduit à d' »énormes fluctuations de prix dans les deux sens ». Aussi, la banque UBS a décidé de conseiller de manière explicite à ses clients de ne pas investir dans la monnaie virtuelle, a dit M. Weber, soulignant que la banque ne la considérait pas comme « valable et durable ».

Pour protéger les investisseurs qui ne tiennent pas compte de l’avis de la banque, « les  régulateurs sont nécessaires », a conclu le président de l’UBS.

Avec AFP

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Gemalto : Atos jette l’éponge, Thales rafle la mise

Gemalto : Atos jette l’éponge, Thales rafle la mise

Par Michel CABIROL  |   |  262  mots
Gemalto va rejoindre le groupe Thales
Gemalto va rejoindre le groupe Thales (Crédits : Gonzalo Fuentes)
Atos a décidé « de ne pas donner suite à sa proposition d’acquérir Gemalto ». Thales est donc bien parti pour s’offrir le spécialiste des cartes à puces.

Une victoire éclair. Patrice Caine a gagné sa première bataille boursière d’une manière éclatante. Son groupe Thales va s’offrir Gemalto face à Atos qui a décidé « de ne pas donner suite à sa proposition d’acquérir la société Gemalto au prix de 46 euros par action« . Très fair-play, Atos, qui a pris acte de l’annonce de l’offre de Thales en vue d’acquérir Gemalto, a souhaité à « Thales, Gemalto et ses salariés plein succès dans leur projet ». Atos reste « disponible pour étudier un rapprochement avec Gemalto » dans le cas où l’offre de Thales ne pourrait aller à son terme.

Thales et Gemalto ont annoncé dimanche matin la signature d’un accord portant sur une offre en numéraire, au prix de 51 euros par action coupon attaché, sur l’ensemble des actions du spécialiste français des cartes à puces. Soit une prime de 57% sur le cours de clôture du 8 décembre dernier. Cet « accord de rapprochement » valorise Gemalto à environ 4,8 milliards d’euros (contre une offre d’Atos qui s’élevait à 4,3 milliards). En intégrant la reprise de dette de Gemalto, Thales déboursera 5,6 milliards d’euros. Cette offre est unanimement recommandée par le conseil d’administration de Gemalto, qui avait rejeté jeudi une offre de rachat « non sollicitée » du groupe informatique Atos.

Soutenu par Charles Edelstenne (Dassault) dans cette opération, le PDG de Thales, Patrice Caine, à qui tout réussit jusqu’à présent, a estimé dans le communiqué conjoint des deux groupes que « l’acquisition de Gemalto marque une étape clé dans la mise en oeuvre de la stratégie de Thales ».

La laïciste Marlène Schiappa, égérie de la franc-maçonnerie, met ses enfants dans une école catholique

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité « des femmes et des hommes » a reçu le 8 décembre dernier le prix spécial laïcité du Grand Orient de France.

Au magazine La Vie, elle avait déclaré se faire sa propre religion. En l’occurrence, ses références sont toujours maçonniques, comme le lui a inculqué son père, Jean-Marc Schiappa, président de l’Institut de recherches et d’études de la Libre Pensée.

En 2015, en tant qu’ajointe au maire socialiste du Mans, elle accueillait la Ligue des droits de l’homme en ces termes : « Elles ne sont pas si nombreuses, par les temps qui courent, les organisations qui affirment leur combat contre le cléricalisme, les cléricalismes, la doctrine sociale de l’Eglise ! » et terminait son discours par l’expression maçonnique « salut et fraternité ! ».

Sa dernière initiative : subordonner les subventions associatives au respect d’une charte de la laïcité.

Mais une révélation a de quoi susciter l’étonnement.

Sylvie Tolmont, ancien député socialiste, a dévoilé sur Twitter que Mme Schiappa, chantre du laïcisme, de l’école laïque et républicaine ainsi que du libertinage sexuel, met ses enfants dans une école privée catholique du Mans !

Et de mettre en exergue « l’incohérence manifeste entre sa communication valorisant l’école publique laïque et son choix de scolariser ses enfants dans une école confessionnelle, tant il me semble qu’on puisse légitimement interroger cette contradiction majeure ».

Le moins que l’on puisse écrire, c’est que Marlène Schiappa n’a guère apprécié qu’on lève le voile sur son hypocrisie.

Bien sûr, elle ne dément pas, et pour cause, mais dénonce une atteinte à sa vie privée.

Précisons qu’elle est loin d’être la seule, au sein de la gauche laïcarde, à préférer l’école catholique pour ses enfants.

http://www.medias-presse.info/la-laiciste-marlene-schiappa-egerie-de-la-franc-maconnerie-met-ses-enfants-dans-une-ecole-catholique/84918/?utm_source=OxiMailing&utm_medium=e-mail&utm_campaign=mpi-226

L’ex-chaîne Russia Today se lance en France. Dotée d’un budget de 20 millions d’euros, financée par la Russie, elle suscite beaucoup de questions

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RT Franc lancé lundi.

RT Franc est lancé ce lundi.

L’ex-chaîne Russia Today se lance en France. Dotée d’un budget de 20 millions d’euros, financée par la Russie, elle suscite beaucoup de questions.

« Nous allons élever la qualité du débat dans les médias français ». Rien de moins. Xenia Fedorova, la patronne de RT (ex Russia Today) en France, a de l’ambition pour sa nouvelle chaîne, lancée en France ce lundi soir. Financée par l’Etat russe et dotée d’un budget de 20 millions d’euros, elle débarque ce lundi sur Internet, mais aussi sur Free et par satellite. En 2018, elle devrait être chez les autres opérateurs télécoms.

Déjà présente sur le web avec un site d’information en français depuis 2015, la chaîne RT arrive dans un contexte de polémiques. Le petit monde médiatique la scrute à la loupe, bon nombre d’observateurs s’en inquiètent.  Olivier Schrameck, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel, avait prévenu devant l’Association des journalistes médias que le CSA observerait « constamment » la future chaîne russe et agirait avec « promptitude » en cas d’anomalies.

Il avait aussi rappelé que le régulateur britannique avait déjà émis 14 mises en demeure contre la chaîne au Royaume-Uni (lancée en 2014). RT avait signé, fin 2015, avec le CSA une convention qui lui impose des engagements renforcés en matière « d’honnêteté et d’indépendance de l’information. »

Vives critiques d’Emmanuel Macron

Mais la critique qui a sans doute le plus marqué les esprits est sans doute celle d’Emmanuel Macron : « Russia Today et Sputnik ne se sont pas comportés comme des organes de presse (…mais) comme des organes d’influence […] de propagande mensongère. »

Pour montrer patte blanche et répondre aux critiques, RT organisait ce lundi un « press tour », conviant les journalistes à visiter ses studios et bureaux de 1800 m2 à Boulogne, près de TF1, Canal ou France 24. Dans les locaux flambant neufs, où le blanc et le vert dominent, Xenia Fedorova, qui est aussi la directrice de l’information, a patiemment répondu aux questions, avec des éléments de langage que l’on sent bien répétés. Dans un Anglais parfait, elle rappelle que les « journalistes sont indépendants et que les décisions seront prises d’ici, dit-elle. On sent bien que les attentes sont grandes et que l’on est très observé. On va vérifier plusieurs fois nos informations. »

Une voix alternative

Son credo ? Offrir une voix alternative, inciter au questionnement. Pour la forme, ce sera une chaîne d’information alternant news et reportages, débats, documentaires etc., avec des rediffusions la nuit. Même si les locaux étaient encore relativement vides ce lundi, la chaîne devrait compter 150 collaborateurs en 2018. Elle a déjà embauché des anciens de chaînes d’information comme Jean-Maurice Potier, ex de LCI nommé directeur adjoint de l’information. Le journaliste Jean-Marc Sylvestre et l’économiste Jacques Sapir animeront un débat chaque semaine. Nicolas Dupont-Aignan pourrait être l’un de ses premiers invités politiques.

RT, qui existe déjà dans plusieurs langues sur Internet et sur le petit écran, revendique 70 millions de téléspectateurs par semaine dans 38 pays. Dans l’Hexagone, elle ne donne pas d’objectif d’audience. Au Royaume-Uni, où elle a été lancée en 2014, fin 2016, elle ne faisait que 0,04 %, selon « The Economist ».

RT assume une ligne de « patriotisme » et de défense de la religion orthodoxe face à l’islamisme, qui peut séduire des électeurs de Trump ou les milieux nationalistes en Europe. Un facteur clé dans la stratégie de rattrapage en matière de « soft power » d’une Russie privée de mythes tels que le rock, le blue-jean ou Hollywood.

Fake news

Les connaisseurs de la Russie estiment généralement que RT est le bras armé du Kremlin en matière d’influence internationale et ses critiques affirment qu’elle relaye aisément théories du complot et fake news (par exemple, une reprise d’un papier africain sur le fait que la CIA aurait créé l’épidémie d’Ebola), même si RT les retire ou les dément par la suite.

La chaîne vise souvent à dénoncer un Occident dégénéré ou à faire du triomphalisme (l’armée russe est la plus puissante du monde). RT monte en épingle tout incident islamiste en accusant les médias occidentaux d’autocensure, comme, il est vrai, lors des incidents de Cologne d’il y a deux ans. Le tout assaisonné de sensationnalisme, avec par exemple des histoires d’extraterrestres et de vidéos de désastres naturels qui dopent l’audience sur Youtube.

Malgré cette réputation sulfureuse, RT France espère que « les téléspectateurs garderont l’esprit ouvert et qu’ils nous jugeront sur notre travail. »

Marina Alcaraz et Yves Bourdillon

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/0301038756075-rt-se-lance-en-france-sur-fond-de-polemiques-2139403.php#dCLc97EVfAMlu1qK.99

La guerre contre l’Iran pourrait bien être plus proche qu’on ne le pense

La guerre contre l’Iran pourrait bien être plus proche qu’on ne le pense


Par Alex Gorka – Le 5 décembre 2017 – Source Strategic Culture

L’Iran cherche la guerre.
Regardez comme ils ont placé leur pays près de nos bases militaires.

Les États-Unis n’ont pas l’intention de mettre fin à leur présence militaire en Irak (ainsi qu’en Syrie) après la défaite d’État islamique. Ils prévoient de faire de l’Irak un théâtre d’affrontement majeur contre l’Iran. Il y a des signes qui montrent qu’une guerre avec l’Iran pourrait bien être beaucoup plus proche que nous ne le pensons.

Le directeur de la CIA, Mike Pompeo, un fonctionnaire connu pour son opposition farouche à l’Iran, a averti Téhéran que les États-Unis le rendraient responsable de toute attaque qu’il pourrait tenter contre les intérêts américains. S’adressant à des hauts responsables militaires et de sécurité américains, samedi 2 décembre, lors d’un forum militaire à la Fondation présidentielle et à l’Institut Ronald Reagan de Simi Valley (Californie), Pompeo a déclaré qu’il avait envoyé une lettre au général Qassem Suleimani, chef du Corps des gardes révolutionnaires islamiques iraniens et de l’élite Quds. « Ce que nous lui communiquons dans cette lettre, est que nous les tiendrons, lui et l’Iran, responsables […] et nous voulions nous assurer que lui et les dirigeants iraniens comprenaient cela d’une manière très claire » a expliqué le directeur de la CIA.

Selon Pompeo, le message a été envoyé après que le commandant militaire iranien eut indiqué que des forces placées sous son contrôle pourraient attaquer les forces américaines en Irak. Il n’a pas précisé quand. « Il suffit d’observer, ces dernières semaines, les efforts des Iraniens pour exercer leur influence dans le nord de l’Irak en plus d’autres endroits dans ce pays pour voir que les efforts iraniens pour être la puissance hégémonique dans tout le Moyen-Orient continuent d’augmenter » a-t-il noté. Pompeo a également déclaré que l’Arabie saoudite était de plus en plus disposée à échanger des renseignements avec d’autres pays du Moyen-Orient au sujet de l’Iran et de l’extrémisme islamiste.

Selon Basnews, un site d’informations kurde, un grand nombre de soldats étasuniens est arrivé à la base de Kaywan-K1 à l’ouest de Kirkouk, le 28 novembre, et s’est scindé en deux contingents. Plusieurs centaines de militaires sont restés sur la base. Un autre contingent s’est dirigé vers l’est, le 1er décembre, vers Tuz Khumatu dans l’est de l’Irak et a pris le contrôle de l’aéroport militaire de Siddiq à 35 km à l’ouest. Tuz Khumatu se trouve à 100 km à l’ouest de la frontière irako-iranienne et à 163 km au nord  de Bagdad. Les forces américaines n’ont jamais été déployées aussi près de la frontière iranienne depuis l’invasion américaine de l’Irak en 2003.

Mi-novembre, plusieurs centaines de marines américains construisaient une nouvelle base dans l’ouest de l’Irak, à environ 20 km de la ville stratégique d’Al Qaim, dans la province d’Anbar, qui avait été capturée par État islamique. Évidemment, cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan américain visant à empêcher la création d’un corridor syro-irakien partant d’Iran.

À la mi-octobre, le gouvernement irakien a autorisé les forces chiites pro-iraniennes à enlever Kirkouk et ses champs de pétrole des mains des Kurdes. Les États-Unis ne sont pas satisfaits des perspectives de contrôle iranien sur le pétrole du nord de l’Irak. Le secrétaire d’État Rex Tillerson a déclaré, le 22 octobre, qu’il était temps pour les conseillers militaires et les combattants iraniens « de rentrer chez eux et de permettre au peuple irakien de reprendre le contrôle ». Téhéran soutient une grande partie des unités de mobilisation populaire (UPM), composées principalement de milices chiites, tant sur le plan militaire que financier. Mais elles sont passées par un processus de légalisation et sont devenues membres des forces de sécurité irakiennes. Leur statut et leurs activités sont une affaire interne irakienne.

La déclaration de M. Tillerson a été suivie par celle du conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, M. H. R. McMaster, qui a dit au cours d’une entrevue, le 25 octobre, qu’il est possible de contenir l’influence de l’Iran au Moyen-Orient, et qu’un Irak fort en ferait partie.

Coïncidence ou non, les forces américaines ont été déployées près de la frontière iranienne alors qu’Israël lançait une frappe aérienne (le 2 décembre) sur le quartier général de la 91e brigade de l’armée syrienne, à al-Kiswah, à 14 km au sud-ouest de Damas, où se tenait une réunion présumée de chefs de milices chiites pro-iraniennes. Le 10 novembre, la BBC a publié un rapport selon lequel l’Iran « construit une base militaire permanente en Syrie ». Les dirigeants israéliens ont juré d’empêcher l’Iran de créer des bases permanentes.

Quarante-trois membres du Congrès ont envoyé une lettre, datée du 14 novembre, au Secrétaire d’État Rex Tillerson, demandant un changement de stratégie en Syrie. Selon les législateurs, c’est « une stratégie pour la Syrie qui comprend la manière dont les États-Unis envisagent d’empêcher l’Iran de s’implanter durablement en bordure d’Israël et de la Jordanie et de bloquer les exportations d’armes iraniennes vers le Hezbollah ».

Un autre élément essentiel de la stratégie anti iranienne des États-Unis consiste à promouvoir les liens entre les Saoudiens et les Irakiens. Une rencontre entre le Premier ministre irakien Haider al-Abadi et le roi saoudien Salman bin Abdul-Aziz Al Saud a eu lieu avec la bénédiction des États-Unis lorsque le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a assisté au lancement du Conseil de coordination. La déclaration susmentionnée de M. Tillerson (du 22 octobre) a été faite lors de sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères d’Arabie saoudite, Adel al-Jubeir. Le retour des États-Unis sur la scène centrale en Irak pour contester l’influence régionale iranienne donnera beaucoup de vigueur à l’alliance entre  eux et l’Arabie saoudite.

L’Arabie saoudite est à la recherche d’alliances susceptibles de renforcer sa présence en Irak. Les visites irakiennes de haut niveau à Djeddah et Riyad se sont multipliées ces derniers temps sur les plans diplomatique, économique et militaire. Riyad a également accru sa participation aux forums économiques internationaux de Bagdad, avec 60 entreprises ayant participé à la Foire internationale de Bagdad. Cet été, Moktada al-Sadr, le chef du mouvement sadriste, qui représente des millions de musulmans chiites pauvres à Bagdad et dans tout le sud de l’Irak, a effectué une visite en Arabie saoudite. Il s’est également rendu dans les Émirats arabes unis, un autre État sunnite qui s’oppose à l’Iran.

La présence militaire américaine en Irak permet d’empêcher la mise en place, par l’Iran, d’un couloir terrestre vers la Méditerranée via l’Irak, la Syrie et le Liban, de renforcer son rôle dans la colonisation syrienne, de conduire des opérations transfrontalières secrètes pour déstabiliser le gouvernement à Téhéran et de maintenir des zones d’escale pour déployer des renforts en cas de guerre. Des signes indiquent qu’une campagne coordonnée visant à faire reculer l’Iran est en cours. La possibilité d’une guerre contre l’Iran s’est donc considérablement accrue ces derniers jours.

Alex Gorka

Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone.

http://lesakerfrancophone.fr/la-guerre-contre-liran-pourrait-bien-etre-plus-proche-quon-ne-le-pense

 

Privatisation des opérations secrètes

Privatisation des opérations secrètes


L’idée contraire à l’éthique inconstitutionnelle du XXIe siècle


Par Robert David Steele – Le 6 décembre 2017 – Source Veterans Today

Si Mike Pompeo veut se suicider virtuellement et mettre fin à ses chances d’être un secrétaire d’État efficace, trois articles récents nous fournissent la documentation pour la réalisation de son souhait de se donner la mort. Ils concernent la formation d’un réseau de renseignement « voyou » (rogue intelligence network) proposé par Erik Prince et chéri par Oliver North, deux personnages qui devraient être inculpés de crimes contre l’humanité. 1. Si cette idée absurde, anticonstitutionnelle et contraire à l’éthique survivait au-delà de cette semaine, le président ne s’en remettrait pas.

Note de Kevin Barrett, rédacteur en chef de Veterans Today

Ex-Marine, ex-agent des services clandestins de la CIA, Robert David Steele, qui était à l'origine un défenseur modéré de l'Open Source Intelligence (OSI), est devenu un réformateur franc exposant la corruption qui métastase depuis le 9/11 au niveau du complexe militaro-industriallo-renseignements. Voici son dernier article, écrit expressément pour VT.

Ce genre d’idée doit être considérée comme suggérant que Mike Pompeo – le diplômé d’honneur de sa classe à West Point – n’a pas complètement réussi à prendre le contrôle de la Central Intelligence Agency (CIA) et se trouve disqualifié de tout autre poste dans l’administration Trump jusqu’à ce qu’il le fasse. Il faut des cerveaux et des tripes pour avoir une emprise sur la CIA et, à travers une CIA revitalisée, sur le reste de la US Intelligence Community (IC). S’échapper du département d’État pour les cocktails ultra-chics des diplomates de la capitale est une rétrogradation. Pompeo a besoin d’avoir une emprise et de démontrer qu’il peut inspirer la loyauté et la compétence non seulement à la CIA, mais aussi dans la IC dans son ensemble, qui ne sert plus le président. 2.

Pour moi et au contraire, je recommanderais certainement à Pompeo la dissolution de tout le bureau du directeur du renseignement national (ODNI) et l’expansion de la CIA pour y inclure de nouvelles directions pour l’imagerie, les signaux, le renseignement géospatial et son traitement, coïncidant avec la liquidation pour « extrême préjudice » du Bureau national de reconnaissance (NRO), de l’Agence nationale de sécurité (NSA) et de l’Agence géospatiale nationale (NGA). Moi-même et d’autres personnes qui maîtrisons le dysfonctionnement pathologique de ces organisations – aux dépens extrêmement élevés du contribuable américain – sommes d’accord pour que 70% des activités de ces agences puissent être immédiatement liquidées, les 30% restants étant transférés à l’Agence de renseignement (CIA). 3.

Combinez cette consolidation et la réduction des effectifs avec une agence Open Source (OSA) dans le Bureau exécutif du Président (EOP) 4 et le transfert du National Intelligence Council au Bureau de la gestion et du budget (OMB) sous la direction du Directeur adjoint pour la gestion (DDM) ; triplez le budget du Federal Bureau of Investigation (FBI) selon le sérieux qu’il mettrait à tirer parti des données de la NSA pour abattre tous les traîtres, tous les pédophiles des élites (les 1%), tous les criminels du crime organisé de ces mêmes élites, etc., – et vous avez un fondement de sécurité nationale pour une nation intelligente, selon un processus qui permettrait à notre président de créer une richesse infinie dans le pays et la paix à l’étranger.

La CIA et le reste de la IC produisent « au mieux » selon le Général du Corps des Marines à la retraite Tony Zinni (ancien chef de Central Command), 4% de ce dont le Président et les principaux commandants de zone ont besoin, auquel j’ajouterais « et rien pour le reste du gouvernement, pour le Congrès et pour le public ». D’après ce que je sais de Amyntor [cité dans la proposition Prince-North], il s’agit d’une société écran qui vend des capacités virtuelles inexistantes, puis se démène pour créer ces capacités si et quand elle obtient un contrat. Je suis plus consterné par cette idée stupide que le président envisageait de confier le contrat à G4S ou à une toute autre organisation de façade du Deep State. La CIA ne devrait pas être dans une activité d’enlèvements secrets et de torture ; ou dans l’activité de changement de régime, ni dans celle de l’assassinat par drones. 5. Le plus tôt le président – dont l’instinct affiché pendant la campagne semble avoir été subverti une fois au pouvoir – pourra écouter des professionnels à l’intelligence saine et équilibrée lui montrer la valeur du renseignement comme support de décision concernant toutes les menaces, toutes les politiques, tous les coûts, – et notamment le coût culturel, économique et politique, d’une IC dysfonctionnelle qui n’a rien de substantiel pour rendre l’Amérique encore plus grande (Make America Great Again), le plus tôt nous pourrons nationaliser la Réserve fédérale, fermer toutes nos bases militaires à l’étranger, fermer 50% du gouvernement en commençant par les ministères de l’Éducation, de l’Énergie, de la Sécurité intérieure et de l’Internal Revenue Service [Service des impôts, NdT] et réorienter nos capacités considérables ainsi dégagées pour mettre fin à la pauvreté, aux maladies et à la dégradation de l’environnement dans notre pays, et à la destruction continue de notre culture – en particulier les valeurs familiales et les constructions communautaires – par Hollywood, les Mainstream Media (MSM), et #GoogleGestapo. 6.

En termes plus simples, on dira que la CIA doit se reconnecter au travail du renseignement humain (Human Intelligence, ou HUMINT) qui se compose de deux parties : HUMINT clandestine (espionnage, recrutement de traîtres) et Open Source Intelligence (OSINT) qui n’est pas une surveillance passive des médias et des renseignements techniques comme la CIA a tenté de le mettre sur pied, mais plutôt un service actif de type HUMINT, capable de récolter le renseignement distribué dans toutes les activités écrites de tous les humains, dans toutes les langues et de tous les temps. Que la CIA ne fasse toujours pas ce travail marque la voie vers son trépas. Pompeo peut encore sauver la CIA (et je veux absolument sauver la CIA) mais ses conseillers actuels sont des menteurs incompétents manquant à la fois d’intégrité et d’imagination. Il a besoin d’une révision complète de son équipe de direction, en commençant par la mise à la retraite immédiate de toutes les personnes proches de la retraite, et la cessation rapide par étapes des liens avec tous ses contractants (un tiers devrait avoir l’option de rejoindre le gouvernement en réaffirmant leur serment défendre et soutenir la Constitution contre tous les ennemis domestiques et étrangers). Le graphique ci-dessous a été créé en 2010 quand j’ai été interviewé pour être le chef de renseignement de la Défense pour l’HUMINT à la Defense Intelligence Agency (DIA) ; jusqu’à ce que la CIA et la DIA obtiennent la distribution des coûts et des efforts telle qu’elle est décrite, ces deux agences resteront non seulement sans rapport avec la prise de décision présidentielle et au niveau du Cabinet, mais contre-productives.


La Direction du Renseignement (DI) de la CIA est principalement composée d’esprits enfantins et de personnes de race blanche en surpoids complètement déconnectées de la réalité. Ce personnel souffre en partie d’une stratégie d’embauche qui valorise les jeunes gens et les salaires bas (et les esprits C+ qui peuvent être retenus pour remplacer les esprits A+ qui s’en vont dans quelques années), aux dépens d’experts en la matière éprouvés à mi-carrière ; elle souffre également du mépris total de la part de la CIA pour ce qu’on appelle l’Active OSINT (HUMINT ouvert) 7 ; elle souffre enfin d’une mentalité de sécurité néandertalienne interdisant aux analystes – qui ne sont pas « sous couverture » – d’avoir des contacts avec le reste du monde. J’ai vu des analystes de haut rang de la CIA enquêter – et finalement être chassés de la CIA – pour avoir eu la témérité d’appeler des experts universitaires dans le pays dont ils étaient responsables. Les analystes de la CIA font rire sous cape ; l’histoire il y a plusieurs années de la jeune femme responsable des Pays-Bas à l’agence et en visite à Amsterdam me vient à l’esprit, quand ses hôtes se sont aperçus après 5′ de réunion que l’analyste de la CIA responsable de leur pays ne savait rien, ne parlait pas leur langue, n’avait jamais lu un de leurs livres d’histoire, et manquait de l’accès à 96% des informations pertinentes.

La CIA doit également prendre au sérieux le traitement en temps quasi-réel des informations de toutes sources dans tous les médias. Je me souviens encore du Reports Officer quittant brusquement son bureau pour se mettre en congé imprévu lorsque le premier lot de données collectées sur les réseaux des premiers ordinateurs fut déposé sur son bureau – même s’il savait en 1989 ce qu’il fallait faire des données informatiques pour l’analyse scientifique et technologique, et tout le reste. La CIA est encore aujourd’hui profondément en retard dans son architecture informatique et dans ses concepts de technologie de l’information. 8. Mon bulletin sur le traitement et l’analyse est ci-dessous et s’étend à l’ensemble de l’industrie, pas seulement CIA.


Amazon n’est pas une panacée, Amazon est une menace et un acte d’accusation (contre les limites de la CIA). La NSA n’est pas meilleure, laissant 99% du matériel recueilli non traité et ne fournissant aucun soutien tactique aux opérations clandestines à l’étranger ou aux opérations de contre-espionnage sur notre territoire. 9 Nous n’avons toujours pas de cartes de combat au 1/50 000ème pour l’essentiel du monde ; en Somalie, nous utilisons encore des cartes russes à 1/100 000ème d’il y a plus d’une décennie, et personne à la CIA n’a la moindre idée de la façon de procéder. C’est ce qu’Ellen Seidman, du National Economic Council, a appelé l’économie « comparée et contrastée » éclairant l’écart de valeur entre les concurrents nationaux américains par rapport aux concurrents étrangers.

Le renseignement national (National Intelligence, NI) est la responsabilité inhérente du gouvernement – pas quelque chose qui devrait être délégué au secteur privé – et c’est aussi une responsabilité inhérente du commandement qui ne peut être délégué. Si Donald Trump veut être le plus grand président de tous les temps en créant la prospérité chez lui et la paix pour le commerce à l’étranger, il a besoin de prendre le contrôle de la CIA et d’examiner mes idées.

Considérer réellement, un seul instant, la privatisation des opérations secrètes et clandestines est à mon avis un aperçu de la façon dont l’Administration Trump pourrait s’autodétruire à court terme alors même qu’elle frise le triomphe sur l’État profond avec plus de 2 500 actes d’accusation bouclés et utilisables. Le sort de la CIA est le facteur qui déterminera si le gouvernement américain (USG) peut encore fonctionner avec intelligence et intégrité – ou s’il ne le peut plus… Mike Pompeo est à la croisée des chemins, tout comme notre président. Voilà mon sentiment.

Robert David Steele est un ancien espion récemment recommandé pour le Prix Nobel de la Paix. Il est le fondateur de la méthodologie Open Source Intelligence et également l’auteur du « Manifeste Open Source Everything » [utilisation systématique et traitement de toutes les « sources ouvertes » accessibles]. Il a proposé au Président Donald Trump une agence Open Source qui ouvrirait une période post-Google Internet qui ne pourrait pas être censurée ou manipulée, tout en connectant directement le président à chaque électeur directement. Il est le meilleur critique d’Amazon pour les ouvrages de non-fiction, avec accès dans 98 catégories. Il a accompli six tours d’opération à la CIA, trois à l’étranger et trois dans le contre-espionnage, des opérations d’information avancées et la planification technique à terme des satellites, et il est diplômé du « war college » de la CIA sanctionnant les carrières à mi-course dans l’agence. Il a été le principal architecte civil et formateur en 1988-1993 du service de renseignement complémentaire du Corps des Marines officiellement installé en 1987, le MCIA (Marine Corps Intelligence Activity) ; il a démissionné du service public en 1993 lorsque la CIA a exigé que le Corps des Marines ferme son cycle de conférences internes Open Source. En tant que citoyen privé, il a parrainé vingt conférences internationales formant plus de 7500 officiers à mi-carrière, et a publié l’essentiel du travail original d’OSINT de 1992 à 2006.

Note du Saker Francophone

Ce texte a été commenté ici par dedefensa pour investiguer cette idée de service secret privé qui serait comme une pierre de plus dans les poches américaines pour couler un peu plus vite.

La fiche Wikipedia renvoie, à juste titre cette fois, vers une vidéo d'une interview de l'auteur par Alex Jones qui, autour de la troisième minute, parle effectivement d'une colonie sur Mars peuplée par des enfants kidnappés !!

Normalement, là on décroche. Même si c'était vrai, ce qui reste à démonter (et pas qu'un peu), c'est vraiment une faute politique majeure qui va décrédibiliser toute son analyse. C'est pour cela que tout ce qui sort de InfoWar ou VeteransToday est à prendre avec des grosses grosses pincettes. Nous nous en faisons rarement l'écho pour cette raison, ne suivant là que l'intuition haute de dedefensa, qui prend aussi des précautions oratoires. VeteransToday a eu l'honnêteté de dire qu'ils mêlaient du vrai « complotisme » au milieu de vraies infos, mais du coup comment faire la part du vrai et du faux ?

Ce Mr Steele a aussi été candidat  à la nomination du camp libertarien. Cela sent très fort une opposition contrôlée, un soi-disant opposant qui tient un discours crédible sur un sujet et délire sur un autre, permettant l'amalgame et dans ce cas tuant d'un coup l'idée d'un contrôle de la CIA et les idées libertariennes. On retrouve ces mécanismes partout et tout le monde ayant son prix, on ne peut y faire aucune confiance à priori, nous y compris. Nous n'avons que notre bonne foi à avancer, qui ne vaut que par votre envie d'y croire.

C'est pourquoi nous vous invitons régulièrement à multiplier vos sources, si possible venant de milieux hétérogènes et de ne jamais baisser vos défenses.

Traduit par Philippe relu par Cat pour le Saker Francophone

  1. Aram Roston, « The Trump Administration Is Mulling A Pitch For A Private ‘Rendition’ And Spy Network », BuzzFeed, 30 novembre 2017; Matthew Cole et Jeremy Scahill, « Trump White House Weighing Plans for Private Spies to Counter ‘Deep State’ Enemies », The Intercept, 4 décembre 2017; Kevin Drum, « Is President Trump Building a Private Spy Network ? », Mother Jones, 5 décembre 2017
  2. Michael Barry, récemment nommé directeur principal des programmes de renseignement du Conseil de sécurité nationale (NSC), devrait suivre Herbert McMaster si et quand le président reconnaîtra que le NSC est l’agent de l’État profond à la Maison-Blanche. Le président doit abolir le NSC et le remplacer par un groupe consultatif sur la stratégie (SAG). Mon bref résumé avec un plan de la Maison Blanche pour faire un meilleur usage de l’espace maintenant gaspillé pour la presse peut être lu dans Robert Steele, « Concept for Trump Triumph in 3 Moves, Update 2 », Phi Beta Iota Public Intelligence Blog, 26 octobre 2017
  3. William Edward Binney est mon homologue pour la NSA. Binney était directeur technique lorsqu’il a signalé la conduite inconstitutionnelle de la NSA à l’inspecteur général ayant compétence sur cette agence. Il est le plus honorable parmi les responsables des services de renseignement techniquement compétents, et il reste un fervent défenseur du président dans sa lutte contre l’État profond. Erik Prince est au service de l’État profond et ne devrait jamais bénéficier de la confiance du président. Le 26 mai 2017, l’auteur a pris des dispositions pour qu’une lettre de Binney (écrite conjointement) soit remise au procureur général décrivant comment le président pouvait tirer parti des 99% des données non traitées dans l’État profond pour obtenir les noms de chaque traître, pédophile et criminel bancaire qui se trouvent dans les 1% (représentant l’élite/l’establishment)
  4. Toutes les informations Open Source (OSIF) et OSINT (produits analytiques des analystes de l’OSA) seraient fournies à l’IC en temps quasi réel. La différence est qu’elles seraient également immédiatement disponibles à la Maison Blanche, au Cabinet, au Congrès, au public, aux médias et à leurs homologues étrangers. L’IC ne serait plus autorisé à « classifier » et à restreindre OSINT pour faire avancer son propre agenda et dissimuler sa propre ignorance. L’OMB a approuvé deux OSA, à la capacité opérationnelle initiale (IOC) de 125 millions de dollars et à la capacité opérationnelle totale (FOC) de 2 milliards de dollars. (Voir aussi D3C Presidential Innovation Memorandum 3.3.). Mon travail critique de toute une vie sur l’IC et mes nouvelles idées pour créer un monde prospère et en paix sous la direction du président Trump, du président Vladimir Poutine et du secrétaire général Xi Jinping, peuvent être consultés sur robertdavidsteele.com. (Voir en particulier les documents de la proposition pour le prix Nobel de la paix.)
  5. La CIA a été créée par Wall Street pour Wall Street – c’est-à-dire comme « l’équipe secrète » au sein de l’USG servant l’État profond et le 1%. Cf. David Talbot, « The Devil’s Chessboard : Allen Dulles, the CIA, and the Rise of America’s Secret Government » (Harper Perennial, 2016) ; et L. Fletcher Prouty avec Jess Ventura, « The Secret Team : The CIA and Its Allies in Control of the United States and the World » (Skyhorse Publishing, 2011). La technique du changement de régime est une opération de profit bancaire qui n’est pas dans le meilleur intérêt des USA, – comme Ron Paul l’a si souvent mis en évidence. Cf. Ron Paul, « A Foreign Policy of Freedom—Peace, Commerce, and Honest Friendship (Foundation for Rational Economics and Education », 2007). Le plus intéressant est que le secrétaire général chinois semble imiter Ron Paul dans sa nouvelle grande stratégie. Cf. Li Hui (Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de Chine en Russie), « New Era of China’s Development and Prospects for China-Russia Relations » Russian International Affairs Council, 24 November 2017. « Xi Jinping Thought on Socialism with Chinese Characteristics for a New Era » donne les fondements de la Grande Stratégie chinoise qui doivent être appréciés avec la plus grande attention. Voir aussi James Risen, « Pay Any Price : Greed, Power, and Endless War » (Houghton Mifflin Harcourt, 2014) ; et le classique des classiques, par l’officier le plus décoré du Corps des Marines dans son époque, Smedley Butler, « War is a Racket » (Feral House, 2003). Aussi bien les enlèvements que les pratiques de torture, ainsi que l’assassinat par drones, constituent des passe-temps pour des nabots intellectuels et des pervers moraux – tous ceux qui sont associés à ces programmes devraient être immédiatement démis de toute fonction gouvernementale et publique. Ce ne sont certainement pas, non plus, des missions qui doivent être confiées à des sociétés privées. Cf. Robert Steele, « Review Essay : UNHINGED : drone assassination – American suicide » Intelligence and National Security, 33/1, mars 2017, pp. 145-150 et Robert Steele, « Book Reviews : Rebutttal-Lies Presented as Truth ; BROKEN – The Truth as Fiction » Ethical Human Psychology and Psychiatry, Volume 18, n°2, 2016, pp. 163-166
  6. Robert Steele, « How The Deep State Controls Social Media and Digitally Assassinates Critics : #GoogleGestapo – Censorship & Crowd-Stalking Made Easy », American Herald Tribune, 7 novembre, 2017. Pour les six premières attaques contre le contrôle du USG par les sionistes, voir Robert Steele, « War in the Middle East…, A strategic survey of possibilities, winners, losers… », Veteran’s Today, 18 novembre, 2017. La sixième attaque pourrait être avoir été décrite dans Judy Maltz, « Divorcing the Diaspora : How Netanyahu Is Finally Writing Off U.S. Jews », Haaretz, 23 novembre 2017. L’un ou l’autre « cygne noir » pourrait constituer la septième attaque et la fin du contrôle sioniste sur le USG. La possibilité favorite de l’auteur est discutée dans Mongoose, « Is Arnon Milchan Zionism’s STRIKE SEVEN, Connecting Zionist Complicity in Assassination of John F. Kennedy, 9/11, Pedophilia Entrapment and Blackmail, Gold War, and More ? » Phi Beta Iota Public Intelligence Blog, 28 novembre 2017
  7. La CIA, par manque d’intégrité, a dès le début de la révolution OSINT en 1988, insisté sur le fait que le service clandestin devait contrôler autant que « posséder » toutes les formes d’HUMINT. Avec une malice préméditée, elle a combattu toute tentative de créer des réseaux multilingues globaux étudiant des sujets humains ouverts, à l’aide d’individus de haute qualification dont les observations n’auraient pas été classifiées et qui n’auraient pas été autorisés à disposer de clearance. En 2016, le ministère danois de la Défense a finalement reconnu que la CIA avait forcé tout le monde à faire de l’OSINT faussaire pendant toutes ces années. Robert Steele, « OSINT Done Right », Phi Beta Iota Public Intelligence Blog, 7 février 2016 (remis à Copenhague en avril 2016, mis à jour par la suite)
  8. La référence originale est le document propre de la CIA créé par Diane Webb et Dennis McCormick sous la direction du très brillant Gordon Oehler, « CATALYST : Computer Aided Tools for the Analysis of Science & Technology », Central Intelligence Agency, Octobre 1989. La CIA sous Bill Casey avec Bill Donnelly comme le directeur adjoint de l’administration (DDA) et principal acteur, a mis en place le Artificial Intelligence Staff au sein de l’Office of Information Technology autour de moi en 1986 ; quand Casey mourut, nous fûmes les premiers à être liquidés. Voir aussi les références ci-dessous, que personne à la CIA n’est capable de suivre. Chapitres : Robert Steele. « Augmented Intelligence with Human-Machine Integrity : Future-Oriented Hybrid Governance Integrating Holistic Analytics, True Cost Economics, and Open Source Everything Engineering (OSEE) », à paraître dans Daniel Araya. « Augmented Intelligence : Smart Systems and the Future of Work and Learning », Bern, CH, Peter Lang Publishing. « Foreword », Stephen E. Arnold, « CyberOSINT : Next Generation Information Access », Harrods Creek, « KY : Arnold Information Technology », 2015 ; et « The Evolving Craft of Intelligence », dans Robert Dover, Michael Goodman, and Claudia Hillebrand (eds.). Routledge Companion to Intelligence Studies, Oxford, UK : Routledge, 31 juillet 2013. Articles : Robert Steele, « Healing the Self & Healing the World : The Open Source Way », Defence and Intelligence Norway, 13 septembre 2017 ; « Concept for a Post-Western Economic-Engineering Paradigm : How Putin-Modi and Xi-Trump Can Save Humanity with Open Source Everything Engineering (OSEE) », Russian International Affairs Council, 5 avril 2017 ; « Open Source Everything Engineering (OSEE) — a Nordic Manifesto », Phi Beta Iota Public Intelligence Blog, 15 avril 2016 ; « On Defense Intelligence: Seven Strikes », CounterPunch, 2 juillet 2014 ; « Intelligence for the President–AND Everyone Else », CounterPunch, 1er mars 2009
  9. Quand j’étais un officier des interventions clandestines (C/O) à l’étranger, une bouteille de scotch m’avait permis d’acheter une journée de collecte des communications d’une liste de noms soupçonnés de terrorisme que je fournissais à notre station locale de la NSA. J’avais eu quinze lignes d’information en une journée, et à ce rythme j’aurais pu être dix à cent fois plus efficace dans mon travail. Le deuxième jour, le directeur de la station de la NSA m’informa qu’il devait interrompre la « transaction », que c’était juste une faveur d’un jour : les priorités nationales exigeaient qu’il se concentre exclusivement sur le Nicaragua. J’ai compris indirectement que la NSA ne fournit pas non plus de soutien tactique au renseignement du FBI. Des années plus tard, lorsque j’étais membre d’un comité national, le Comité des exigences et des capacités de renseignement étranger (FIRCAP), la NSA-Chine nous a informés que la NSA-Russie monopolisait toutes les priorités et demandait des passages répétés d’anciens émetteurs russes, empêchant ainsi toute autorisation d’un nouveau travail original sur la Chine. C’est à ce moment-là que j’ai développé mes concepts sur la gestion des recueils d’information électroniques basée sur l’avancement des situations réelles plutôt que sur nos priorités. En sortant d’un briefing où j’avais présenté mon concept à Rich Shackleford, le meilleur gestionnaire des recueils d’information électroniques de défense à l’époque, mon homologue de la marine, Rich Haver, m’a regardé en partant et avec un visage et un ton d’émerveillement, il a commenté : « Vous comprenez vraiment bien tout ce truc, n’est-ce pas ? » Oui, je le comprends. Et je suis très fatigué de la malhonnêteté qui règne dans l’IC. En 1989, le Corps des Marines a remporté le concours conjoint du personnel de développement du renseignement national (JNIDS), proposant que nous implémentions CATALYST (supra note 8). Des années plus tard, j’ai appris que l’Amiral responsable de JNIDS avait réduit à néant notre victoire : « Nous sommes sur un territoire de la Marine, nous en ferons une affaire de la Marine. » Personne dans son équipe n’a eu les tripes de m’avertir afin que je puisse motiver l’officier des Marines à la tête de notre programme pour qu’il réagisse, et personne dans son équipe n’a eu les tripes de lui dire « Non amiral, nous sommes un territoire commun et national et si vous n’arrêtez pas votre travail d’obstruction, la prochaine personne que vous entendrez est l’Inspecteur général. » Voir « Graphic : 1989 USMC JNIDS VI Workup », Phi Beta Iota Public Intelligence Blog, 16 juillet 1989, y compris le document de soumission original du Corps des Marines. Il est temps de parvenir à faire du renseignement avec intégrité, comme je le propose dans « Intelligence for Earth : Clarity, Diversity, Integrity, & Diversity » (Earth Intelligence Network, 2010).
  10. http://lesakerfrancophone.fr/privatisation-des-operations-secretes

 

Le Pentagone reconnaît l’existence d’un programme d’étude des ovnis

Le Pentagone reconnaît l’existence d’un programme d’étude des ovnis

  • Entre 2007 et 2012, le programme baptisé "Advanced Aerospace Threat Identification Program (Programme d'identification des menaces aérospatiales avancées)" a documenté d'étranges objets volants.
    Entre 2007 et 2012, le programme baptisé « Advanced Aerospace Threat Identification Program (Programme d’identification des menaces aérospatiales avancées) » a documenté d’étranges objets volants. | PASCAL PAVANI / AFP

Le Pentagone a reconnu l’existence d’un mystérieux programme chargé d’enquêter sur les observations d’objets volants non identifié (ovni).

Washington a reconnu récemment l’existence d’un programme chargé d’enquêter sur les ovni. Le ministère de la Défense américain assure que le programme s’est arrêté en 2012, mais le New York Times affirme que les enquêtes sur les incidents impliquant des ovnis, rapportés par les militaires, continuent.

Entre 2007 et 2012, le programme baptisé « Advanced Aerospace Threat Identification Program (Programme d’identification des menaces aérospatiales avancées) » a documenté d’étranges objets volants, évoluant à grande vitesse sans propulsion visible ou en position stationnaire sans moyen apparent de portance, selon le New York Times. L’une des vidéos obtenues par le New York Times montre deux avions de chasse américains qui poursuivent un objet ovale de la taille d’un avion de ligne, au large de la côte californienne, en 2004.

Le Pentagone a déclaré dans un communiqué que le programme s’est terminé en 2012. « Il a été déterminé qu’il y avait d’autres priorités qui méritaient un financement et qu’il était dans le meilleur intérêt du ministère d’apporter un changement », indique le Pentagone.  Le programme doté d’un budget de 22 millions de dollars, et seulement connu d’un petit nombre de responsables, a été initié par l’ancien sénateur démocrate du Nevada, alors chef de file de la majorité au Sénat, Harry Reid, qui portait un intérêt particulier aux phénomènes inexpliqués.

La majeure partie de l’argent du programme est allée à une société de recherche aérospatiale dirigée par Robert Bigelow, un entrepreneur milliardaire et un ami de longue date de d’Harry Reid, toujours selon le New York Times« Nous n’avons pas les réponses, mais nous avons beaucoup d’éléments pour justifier de se poser des questions », a expliqué Harry Reid sur son compte Twitter après la publication de l’enquête du New York Times, samedi.  « C’est une question scientifique et de sécurité nationale. Si l’Amérique ne se charge pas de répondre à ces questions, d’autres le feront. »

https://www.ouest-france.fr/monde/etats-unis/le-pentagone-reconnait-l-existence-d-un-programme-d-etude-des-ovnis-5455885?utm_source=neolane_of_newsletter-generale_mediego&utm_campaign=of_newsletter-generale&mediego_ruuid=d5e68143-4b66-4ad2-96be-4e5dc5b9ad51_1&mediego_campaign=20171219_email_html&utm_medium=email&utm_content=20171219&vid=1752223&mediego_euid=1752223

La dégringolade du PS, de Jaurès à Vallaud-Belkacem

La dégringolade du PS, de Jaurès à Vallaud-Belkacem

Najat Vallaud Belkacem By: Najat Vallaud-BelkacemCC BY 2.0

La dégringolade brutale dans un excès de nuance politique n’en finit pas d’écarteler un PS qui ne sait plus du tout où il en est.

Par Nathalie MP.

Jusqu’où la gauche française va-t-elle aller dans la division cellulaire ? Avec les 6 à 8 % recueillis par le Parti socialiste (PS) aux premiers tours des élections présidentielles et législatives récentes – après des pics à 37 % en 1981 et 1988, on pourrait croire que le grand parti de Jaurès, Blum et Mitterrand a atteint son minimum absolu et qu’il a été suffisamment réduit par les derniers événements électoraux pour ne plus réunir en son sein qu’un ensemble d’adhérents et de dirigeants parfaitement homogènes sur le plan idéologique. 

Mais ce serait trop simple. Après l’hémorragie vers La République en Marche (LREM) provoquée par la victoire du représentant de la gauche frondeuse du PS Benoît Hamon lors des primaires présidentielles, la terreur d’une nouvelle scission par l’aile gauche minoritaire se profile avec insistance.

De nouvelles dissensions internes en perspective

Notre PS, pour dégonflé et ratatiné qu’il soit, serait à nouveau le siège de dissensions internes dangereuses alors que s’approche son congrès refondateur fixé aux 7 et 8 avril prochains.

Les candidatures pour la tête du parti ne sont pas officiellement déclarées, mais du côté des majoritaires, on compte déjà le député Luc Carvounas, l’ancien ministre de Hollande Stéphane Le Foll, l’actuel coordinateur du parti Rachid Temal, pourquoi pas Olivier Faure, président du groupe à l’Assemblée, et peut-être d’autres candidatures encore dans l’ombre.

Et du côté des minoritaires, on ne peut pas ne pas remarquer l’unique candidature du député européen Emmanuel Maurel. Caractéristique politique : il pense tout comme Jean-Luc Mélenchon, mais il préfère mener sa « critique radicale » depuis l’intérieur du PS.

Le risque de voir Emmanuel Maurel l’emporter s’il se trouve en face de trois candidats du courant majoritaire n’est pas nul. On assisterait alors à une nouvelle vague de départs, soit en solo soit vers LREM, mais plus sûrement vers LREM tant l’attraction du pouvoir domine largement les coquetteries idéologiques.

En cas de débâcle, le backup LREM

Encore récemment, Emmanuel Macron a réussi à récupérer dans son gouvernement le député Olivier Dussopt qui, droit dans ses bottes de socialiste passé d’Aubry à Valls à Hamon, professait la plus grande opposition à l’égard du Président. Il a été promptement éjecté du PS, mais on voit que la porosité avec LREM est grande en cas de débâcle.

Bref, c’est à croire que la dégringolade brutale(*) dans un excès de nuance politique n’en finira pas d’écarteler un PS qui ne sait plus du tout où il en est.

La France bénéficie déjà sur sa gauche de deux partis extrémistes irréconciliables et pourtant très proches quand il s’agit de lutter contre le grand capital (Lutte ouvrière et le NPA), d’un PCF qui n’en est pas très loin, d’une France Insoumise (FI) imaginée par Mélenchon pour faire du communisme en son nom propre et d’une République en Marche (LREM) – flanquée d’un petit Modem plus ou moins ragaillardi – qui incarne à merveille le côté « cul entre deux chaises » de la social-démocratie.

Cinquante nuances de gauche, beaucoup d’alliances, de décomposition et de recomposition pour deux vieilles idées, et deux uniquement. À gauche toute, nous avons la vieille gauche marxiste utopiste calquée sur le Programme commun de Mitterrand en 1981 et remise au goût du jour avec le revenu universel et la promesse d’une VIème République qui va faire chanter les lendemains.

Le renouveau de la deuxième gauche

Et dans une prétendument nouvelle dimension « ni de droite ni de gauche », nous avons la deuxième gauche social-démocrate tentée (sans succès) par Michel Rocard en son temps, dans un grand écart compliqué et finalement casse-gueule entre les thèses keynésiennes de dépenses publiques qui permettent de se dire « de gauche » sans être marxiste et les nécessaires adaptations à un monde qui avance et qui innove sans se préoccuper de nous attendre.

D’un point de vue libéral, ces deux idées antagonistes à gauche sont tout aussi délétères, à ceci près que la première entraine une faillite rapide tandis que la seconde nous promet une mort lente émaillée de quelques rémissions en fonction de la conjoncture mondiale.

Pourtant bien désossé, le PS est donc à nouveau le siège fragile de cette lutte intestine éternelle de la gauche qui pourrait finir par lui coûter vraiment sa survie.

La candidature qui va tout arranger ?

C’est là qu’entre en scène une candidature qui pourrait peut-être tout arranger. Le grand parti de Jaurès, Blum et Mitterrand (et Hollande, Aubry et Cambadélis) sera-t-il bientôt le petit parti de Najat Vallaud Belkacem (NVB) ? Ce n’est pas impossible.

Après avoir été battue aux dernières législatives malgré tous ses efforts médiatiques pour enrayer le tsunami LREM, l’ex-ministre de l’Éducation de Hollande se retrouve aujourd’hui sans véritable rôle politique.

Son entourage s’évertue à expliquer qu’elle ne songe nullement à une éventuelle candidature à la tête du PS, mais il semblerait que les candidats majoritaires intéressés pourraient abandonner leurs projets si elle se décidait.

Elle bénéficie de plus du soutien d’un groupe de quadras du PS qui entendent bien tourner la page Hollande, lequel, favorable à une candidature unique pour contrer l’aile gauche, pense plutôt à Le Foll, mais accepterait quand même sa candidature.

Aile Gauche contre aile gauche

En venir à recourir à NVB pour étouffer l’aile gauchiste du PS est hautement cocasse. L’ex-ministre s’est toujours montrée beaucoup plus proche d’Aubry, Hidalgo ou Hamon (qui se rapproche tous les jours un peu plus de la FI), que de la tendance social-démocrate du parti.

En tant que ministre de l’Éducation, elle a toujours privilégié la lutte contre le racisme et les stéréotypes de genre à l’école à la reprise en main des enseignements de base « lire, écrire, compter » qui font tellement défaut aux élèves français.

Si la candidature de NVB semble à même d’éviter un morcèlement supplémentaire du PS, il n’est donc pas du tout certain qu’elle contribue à éclaircir en quoi que ce soit la ligne politique du parti. Les quadras qui la soutiennent aujourd’hui sont les auteurs d’une tribune récente dans laquelle ils affirmaient :

Pour la gauche, l’avenir ne peut être le simple retour au projet social-démocrate porté par le Parti socialiste depuis vingt ans. Notre choix, c’est celui de la social-écologie réformiste qui transforme la société en profondeur.

Toujours et encore la social-démocratie

Cette social-écologie réformiste a toutes les apparences de la social-démocratie remixée COP21 que Macron pratique aujourd’hui avec beaucoup d’enthousiasme et d’application. Quant au désir de « transformer la société », c’est le dénominateur commun et autoritaire de toutes les gauches de tous les temps, seul l’habillage change.

Mais si jamais la social-démocratie pose un problème à cette génération montante de socialistes, il va falloir qu’ils revoient leur copie car NVB, manifestement pas si éloignée que ça d’une candidature, n’a soudain pas de mots assez élogieux pour en vanter les mérites.

Quand la gauche se refonde, Claude Perdriel, fondateur et ex-propriétaire de l’Obs, n’est jamais loin. Aujourd’hui 18 décembre 2017, sort en kiosque le premier numéro de son dernier bébé, Le Nouveau Magazine Littéraire.

Destiné à faire vivre un débat d’idées au sein de toute la gauche, il accueille justement dans ses pages un texte de NVB, étonnante déclaration d’amour à la social-démocratie qui sonne comme une véritable motion de candidature.

Une autre voie, toujours la même

Refusant la « recomposition politique présentée comme inévitable entre un grand bloc libéral, une droite xénophobe, nationaliste, autoritaire et une gauche populiste, souverainiste », elle  appelle à bâtir « une autre voie ». Comme Rocard, Chirac, Jospin, Hollande et Macron avant elle. Quelle originalité confondante !

Oui, j’aime (la social-démocratie). Les commentateurs la proclament morte ? Je veux la faire vivre.

 

Rassurons Mme Vallaud Belkacem ; la social-démocratie n’est pas morte et le pétulant Macron en est son plus fidèle serviteur. Son PLF 2018, qui ne réduit ni les dépenses ni les prélèvements et conserve à la France les toutes premières places mondiales dans le domaine, en est la preuve absolue.

De multiples interrogations en suspens

Il est à craindre qu’il soit difficile de refonder le PS sur cette idée. S’il s’agit d’être social-démocrate, Emmanuel Macron aura toujours une belle longueur d’avance en termes d’élan, de modernité et de décorum régalien. S’il s’agit de s’opposer à Emmanuel Macron, la gauche de la gauche sera toujours plus crédible qu’un PS qui se réclame de la social-démocratie.

Si NVB donnait suite à une possible candidature, elle se retrouverait assurément à la tête d’un tout petit PS, dont l’existence semble de moins en moins nécessaire dans une gauche qui dispose maintenant de deux partis bien distincts pour porter ses deux tendances irréconciliables.


(*) Quelque peu influencée par les multiples graphiques de mix énergétiques que j’ai consultés ces derniers temps, je vous ai concocté deux schémas : 1) mix politique de gauche et 2) mix politique tous partis, à partir des résultats en voix exprimées aux premiers tours des élections législatives françaises de 1958 à 2017. Cliquer sur les graphiques pour agrandir :

https://www.contrepoints.org/2017/12/19/305752-degringolade-ps-de-jaures-a-vallaud-belkacem?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=3e900e8df9-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-3e900e8df9-114031913&mc_cid=3e900e8df9&mc_eid=acae01963f

Moscou exhorte les USA à retirer «jusqu’à 200 bombes aériennes» nucléaires d’Europe

Le drapeau des États-Unis

Moscou exhorte les USA à retirer «jusqu’à 200 bombes aériennes» nucléaires d’Europe

© REUTERS/ Andrew Kelly
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En évoquant l’exemple de la Russie, un responsable du ministère russe des Affaires étrangères a exhorté les États-Unis à retirer leurs armes nucléaires du territoire européen.

Moscou appelle les États-Unis à retirer leurs armes nucléaires d’Europe où sont déployées jusqu’à 200 bombes aériennes, a déclaré à Sputnik Mikhaïl Oulianov, directeur du Département de non-prolifération et de contrôle des armements du ministère russe des Affaires étrangères.

«La Russie a ramené toutes ses armes nucléaires sur son territoire national. Nous croyons que quelque chose comme ça aurait dû être fait du côté américain depuis longtemps», a déclaré M.Oulianov.Cependant, a-t-il déclaré, Washington «continue à détenir en Europe, selon les estimations, jusqu’à 200 bombes aériennes».

«De surcroît, ils prévoient de les moderniser de telle manière qu’elles deviennent, selon un certain nombre de militaires américains à la retraite, « plus adaptées à l’usage » grâce à une précision accrue et à la réduction de la puissance destructrice. Si dans le même temps il est vraiment prévu de déployer plus d’ogives nucléaires en Europe, cela ne peut qu’aggraver la situation», a souligné le responsable russe.

https://fr.sputniknews.com/international/201712181034378171-moscou-appelle-usa-armes-nucleaires-europe/

Première livraison de gaz naturel liquéfié russe au Royaume-Uni

Première livraison de gaz naturel liquéfié russe au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni va recevoir du gaz directement importé de Russie pour la première fois cette semaine. Et ce malgré les sanctions américaines visant l’usine d’extraction dont ce gaz est issu, en Arctique.

Vladimir Poutine a célébré mi-décembre l’ouverture d’un nouvelle site de gaz naturel liquéfié (GNL), Yamal, après un investissement de 22 milliards d’euros, en Arctique. L’un des premiers clients de cette centrale sera le Royaume-Uni, et la première livraison est déjà en chemin vers un terminal sur la côte sud-est.

Vladimir Poutine, qui a personnellement poussé le bouton pour démarrer les opérations, a déclaré que la station de Yamal est « un élément extrêmement important qui assure l’avenir de la Russie et l’avenir de son économie ».

Le prix de l’énergie a augmenté en Grande-Bretagne ces derniers jours, suite à la fermeture d’un gazoduc en mer du Nord, et après une explosion dans un terminal gazier en Autriche.

La firme britannique Ineos a annoncé le 11 décembre que son gazoduc Forties, âgé de 42 ans fermerait pendant deux semaines après la découverte d’une fissure dans une section en Écosse. Cette fermeture a privé le Royaume-Uni de 12 % du gaz qu’elle extrait en mer du Nord.

L’arrivée du navire brise-glace spécialement adapté à son chargement marquera la première arrivée du gaz russe sur les côtes britanniques par voie maritime et via des gazoducs à travers d’autres pays européens. Le pétrolier, baptisé Christophe de Margerie, du nom de l’ex-dirigeant du groupe Total décédé en Russie, est actuellement en route le long de la côte norvégienne et devrait arriver à Kent le 28 décembre.

Le poids écrasant des lobbys gaziers sur Bruxelles

L’industrie du gaz est bien introduite dans les lieux de pouvoir, dénoncent plusieurs organisations qui ont enquêté sur un lobbying qui veut faire du gaz une énergie de transition. Un article de notre partenaire, le Journal de l’Environnement.

Un accord louche ?

Or la compagnie qui fournit le gaz, Novatek, a été la cible de sanctions américaines imposées aux entreprises russes en raison de l’implication de Moscou dans l’annexion de la Crimée en 2014. Si les sanctions du Royaume-Uni et de l’UE à l’encontre de la Russie limitent l’accès aux instruments de financement, elles ne ciblent pas directement le fournisseur de GNL.

Novatek a réussi à contourner les pénalités grâce à une comptabilité spécifique, et en se tournant vers des investisseurs chinois pour obtenir un prêt . Le groupe énergétique français Total est également partenaire du projet et a rebaptisé l’usine de Yamal « le gaz entré par le froid ».

Importer du gaz directement de Russie est une décision qui suscitera des questions, compte tenu de la position du Royaume-Uni sur Moscou et l’Ukraine. Theresa May a ainsi récemment accusé la Russie d’interférer dans les élections et de chercher à « militariser l’information ».

Le Financial Times a cité une source proche du ministère russe de l’Énergie, selon laquelle la décision du Royaume-Uni de soutenir les sanctions tout en achetant  du gaz « ressemble à quelqu’un qui mord la main qui le nourrit ».

L’accord de vente n’est cependant pas encore confirmé. La Grande-Bretagne reçoit rarement des expéditions de GNL en hiver, car les prix sont généralement beaucoup plus élevés en Asie. Cela signifie que la livraison pourrait être redirigée si les prix reviennent soudainement aux niveaux habituels avant l’arrivée de la précieuse cargaison.

Donald Trump mise sur les exportations de GNL vers l’Europe de l’Est

Le président américain Donald Trump prévoit de promouvoir les exportations de gaz naturel liquéfié lors d’un sommet à Varsovie le 6 juillet prochain, aux côtés d’une douzaine de dirigeants d’Europe centrale et de l’Est, une région fortement dépendante du gaz russe.

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Revue de presse nationale et internationale.

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