Archives pour la catégorie Aéronautique et Défense

Premiers tirs METEOR effectués par les Rafale de l’armée de l’Air et de la Marine nationale

Premiers tirs METEOR effectués par les Rafale de l’armée de l’Air et de la Marine nationale


Florence Parly, ministre des Armées, exprime sa satisfaction après le succès des deux premiers tirs d’expérimentation du missile METEOR, réalisés conjointement par des Rafale de l’Armée de l’air et de la Marine nationale, avec le soutien de la Direction générale de l’armement (DGA), et adresse ses félicitations au personnel ayant contribué à cette réussite.

Le mercredi 13 février, à 13h30, une patrouille composée de deux Rafale a décollé de la base aérienne de Cazaux (Gironde) pour tirer un premier missile METEOR. A 20h00, un deuxième tir a été effectué de nuit. Ces tirs ont pu être réalisés grâce à la mise en œuvre par la DGA, du dispositif d’essai, comprenant la sécurité, l’instrumentation, la mise en œuvre des cibles, et la restitution des tirs, depuis son site situé sur l’île du Levant au large de Hyères, dans le Var.

Les avions ont été mis en œuvre et pilotés par du personnel du Centre d’expertise aérienne militaire (CEAM) de l’Armée de l’air et du Centre d’expérimentations pratiques de l’aéronautique navale (CEPA/10S) de la Marine nationale, en étroite collaboration avec la DGA, démontrant ainsi le très haut niveau de technicité des forces en milieu interarmées.

Destiné à des missions de supériorité aérienne, le missile air-air METEOR est propulsé par statoréacteur et capable d’intercepter des cibles à très longue portée. Acquis par la France, la Grande Bretagne, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Suède, il est doté d’une zone d’interception assurée nettement supérieure à celle des missiles de même gamme actuellement en service.

QUELLES CARACTÉRISTIQUES ?

  • Missile air-air
  • Portée : plusieurs dizaines de kilomètres
  • Poids : 190 kilogrammes
  • Longueur : 3,7 mètres
  • Diamètre : 178 millimètres
  • Propulsion à statoréacteur
  • Autodirecteur électromagnétique actif

QUELLES MISSIONS ?

  • Réaliser des missions de défense aérienne face à des menaces armées de missiles air-air performants
  • Permettre au Rafale d’entrer en premier sur un théâtre d’opération
  • Accroître les capacités de combat air-air et l’interopérabilité des armées européennes en équipant les avions Eurofighter, Rafale et Gripen

QUELS CONSTRUCTEURS ?

  • MBDA (10 500 employés, 6 sites en France)
  • Thales (65 118 employés, 70 sites en France)
  • Roxel (650 employés, 4 sites en France)
  • Saab (16 500 employés

QUELS APPORTS ?

  • Missile à statoréacteur, combinant vitesse élevée et grande endurance
  • Couplage fort avec le radar à balayage électronique du Rafale, permettant des performances inégalées en combat air-air
  • Interception de cibles à très longue portée (plusieurs dizaines de kilomètres), en complément du missile MICA utilisé à de moindres distances pour le combat ou l’autodéfense
  • Combinaison avec le Rafale facteur de
    différenciation à l’export

https://theatrum-belli.com/premiers-tirs-meteor-effectues-par-les-rafale-de-larmee-de-lair-et-de-la-marine-nationale/

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L’Espagne va monter à bord du futur avion de combat franco-allemand

L’Espagne va monter à bord du futur avion de combat franco-allemand

Par MC avec AFP et Reuters  |   |  331  mots
Le futur avion de combat européen, qui est l'une des composantes du programme SCAF, est appelé à remplacer dans les années 2040 l'Eurofighter assemblé en Allemagne, au Royaume Uni, en Espagne et en Italie, et le Rafale français.
Le futur avion de combat européen, qui est l’une des composantes du programme SCAF, est appelé à remplacer dans les années 2040 l’Eurofighter assemblé en Allemagne, au Royaume Uni, en Espagne et en Italie, et le Rafale français. (Crédits : DR)
L’Espagne va signer jeudi une lettre d’intention pour rejoindre le programme franco-allemand SCAF.

L’Espagne va rallier le programme franco-allemand SCAF (Système de combat aérien futur). La ministre Margarita Robles signera une lettre d’intention en ce sens avec ses homologues français et allemand jeudi en marge d’une réunion de l’OTAN à Bruxelles. Le futur avion de combat européen, qui est l’une des composantes du programme SCAF, est appelé à remplacer dans les années 2040 l’Eurofighter assemblé en Allemagne, au Royaume Uni, en Espagne et en Italie, et le Rafale français. Il devra faire face au F-35 américain ou à son successeur. L’Espagne avait envoyé une lettre à Paris et Berlin en décembre dernier pour demander à être associée au projet. Le ministère de la Défense évalue le coût d’entrée dans le projet à 25 millions d’euros sur deux ans.

Le SCAF a un rival européen, le projet britannique Tempest, confié à BAE Systems, et auquel se sont associés l’Italie et les Pays-Bas. « Le ministère de la Défense est convaincu que les deux programmes fusionneront au final, compte tenu de l’énorme investissement » que nécessitent ces programmes pour leur développement, avait expliqué le ministère dans un communiqué publié en décembre.

Berlin et Paris ouverts à des partenaires

Le tandem franco-allemand est toujours resté ouvert à d’autres partenaires européens, mais sans remettre en cause le leadership français. « Cela fait sens de l’ouvrir à d’autres partenaires dans l’Union européenne, en temps et en heure », avait estimé la semaine dernière la ministre de la Défense allemande, Ursula von der Leyen, aux côtés de Florence Parly lors d’une visite du site de Safran à Genneviliers. Les deux ministres avaient confié à Dassault Aviation et Airbus un premier contrat de 65 millions d’euros pour définir l’architecture de ce système. Interrogée sur le ralliement de l’Espagne, elle avait assuré : « Nous y travaillons, nous avons le projet de voir l’Espagne nous rejoindre dans les prochaines semaines, les prochains mois, nous nous réjouissons également de cela ».

T.C.-68 : l’Europe des mille-et-une poussières

T.C.-68 : l’Europe des mille-et-une poussières

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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1978

T.C.-68 : l’Europe des mille-et-une poussières

Rien n’a arrêté bien entendu la doublette Pompeo-Bolton. Les USA se sont retirés du traité FNI le 31 janvier, comme annoncé depuis octobre 2018. Les Russes en ont aussitôt tiré leur conclusion : eux aussi, ils se dispensent des limitations du traité et Poutine autorisent le développement immédiat d’un missile de théâtre hypersonique . Lavrov révèle que les USA violait le traité depuis 1999, en plus du viol que constitue l’installation de batteries lance-missiles Mk41 en Roumanie (depuis 2014) et en Pologne (en cours), capables de tirer des missiles sol-sol d’une portée interdit par le traité.

(Mais sans aucun doute tout cela n’est-il qu’un fatras d’horribles ragots : les USA, violer un traité ?! Cela mérite une enquête anti-Fakesnewsiste.)

L’Europe a perdu la poutre-maîtresse de sa sécurité collective, la colonne vertébrale de cette sécurité a désormais la consistance d’un éclair au chocolat. Mais à quelque chose malheur est ironique : sa sécurité collective ne dépend plus de deux signataires dont l’un n’est absolument pas une puissance européenne, malgré tous nos efforts et nos yeux doux. Cela ne va pas plus loin sur le chemin de l’aventure et l’on espère bien garder fort serrée la main de l’Onc’ Picsou, dans le noir de la grande houle transatlantique. En attendant, la France a pris sagement et fort courageusementla résolution de conseiller fermement aux Russes de se conformer aux instructions US et de détruire ce que les USA veulent qu’ils détruisent, et peut-être même, – ô délice, ô magnanimité, – pourra-t-on revenir sur le retrait si les Russes s’exécutent en temps voulu (offre valable six mois dans toutes les bonnes pharmacies US, ou bien directement au centre de tri du département d’État).

Notre-Président est un redoutable pisteur de FakeNews : que ce soit pour les Gilets-Jaunesou pour le traité INF, et que ce soit d’origine exclusivement russe ou bien encore russe exclusivement, il ne laisse rien passer parce qu’il ne veut rien laisser passer. La diplomatie française est donc réduite à cette grandiose galéjade d’affirmer sa souveraineté grâce à l’addition de multiples servilités et elle n’en a pas fini. Il lui reste à digérer l’affaire du non-JSF allemand.

Les Allemands veulent un nouvel avion de combat pour remplacer le Tornado. Ils ont fait un petit caprice, ils ont éliminé le JSF. Ils préfèreraient l’Eurofighter, qui a la particularité de se rapprocher du JSF (bien que plus âgé) par le nombre considérable de ses travers, de ses défauts, de ses pannes, etc. Mais enfin, il est allemand (c’est-à-dire européen : italo-anglo, allemand, avec un zeste d’espagnol). Mais le problème est que l’Eurofighter ne peut pas porter de bombe nucléaire US ; or, le Tornado peut en porter, et ce fut même une de ses missions de la Guerre froide, pour marquer la solidarité teutonne avec les USA. Mais les USA accepteront-ils d’adapter leurs BH sur l’Eurofighterpour des missions rocambolesques dont personne en Europe, et surtout pas en Allemagne, ne veut plus entendre parler ? Cela pourrait faire un fort beau débat, tout plein de logique et de fermeté de caractère.

(Je laisse de côté le complément envisagé par les Teutons de F/A-18, avions très américain celui-là, pour calmer The-Donald. Je ne veux pas compliquer les multiples façons de baisser sa culotte, avec élégance, avec à-propos, avec habileté, avec un clin d’œil, avec le vent du Nord pour dernier terrain vague et ainsi de suite…)

Peut-être l’excellent garçon, Macron, conseillera-t-il à son amie Merkel de faire comme les USA ordonnent de faire. Acheter des JSF tout de même, les mettre dans un hangar et attendre que ça se passe. Comme vous l’avez remarqué, il n’est pas question de Rafale pour concourir pour le marché allemand. Comme vous l’avez remarqué, le couple franco-allemand soutient une industrie militaire indépendante-et-européenne, et une armée également militaire, grande audace, européenne-et-indépendante. La France se reposesur la puissance souveraine et indépendante de l’Allemagne ; l’Allemagne se repose tout court.

Il nous reste l’Eurovision, Euro-Disney et la commémoration du 30èmeanniversaire de la Chute du Mur. Quoique ce derniers cas où l’on ne précise pas de quel Mur il s’agit… AvecThe-Donald, qui confond tout, on risque une de ces rages-tweeteuses qui irait jusqu’à la rupture et à l’excommunication de l’OTAN

La Chine déploie la version anti-navire du missile balistique Dong Feng DF-26

La Chine déploie la version anti-navire du missile balistique Dong Feng DF-26

La Chine est en train de renforcer ses capacités balistiques dans le cadre d’une stratégie d’interdiction d’accès (No Access) à ce qu’elle identifie comme sa zone économique exclusive.C’est dans le cadre de ces efforts que Beijing a commencé le déploiement de la version anti-navires du missile balistique Dong Feng DF-26 (Vent d’Est), dont elle vient récemment de tester une variante en Mongolie intérieure peu après le passage de navires de guerre US dans le détroit de Taïwan.

Le DF-26 est à l’origine un missile balistique de portée moyenne (MRBM) capable d’atteindre une portée comprise entre 3500 et 4000 kilomètres. Sa nouvelle version anti-navires est capable de cibler avec précision de gros bâtiments de surface en mouvement évoluant à plus de 2200 kilomètres et de ce fait cette arme du Corps de la Seconde Artillerie de l’Armée Populaire de Libération de Chine est considérée comme un « tueur de portes-avions ».

La famille de missiles balistiques chinois Dong Feng dont sont issues les fusées spatiales « Longue Marche » sont réputées pour leur fiabilité.

Le DF-26 est un missile à propergol solide doté de deux étages d’un poids total au lancement de 20 tonnes. Sa charge utile varie entre 1.2 et 1.8 tonnes (charge conventionnelle ou nucléaire) et dispose de capacités de guidage et de manoeuvrabilité hypersonique. Ce système peut être basé dans des silos souterrains ou plus généralement sur rampe de lancement mobile. Il peut être déployé et mis à feu dans un délai très court, ce qui le rend très difficile à contrer.

Une des stratégies suivies par Beijing était nommé les frappes de saturation et cela consistait à un usage massif de missiles balistiques DF-21D, d’une myriade de missiles anti-navires et de missiles Air-sol pour neutraliser tout soutien naval étranger technologiquement supérieur à Taïwan. Cependant, avec le déploiement de la variante antinavale du DF-26, et le développement de plusieurs autres modèles de la famille du Dong Feng, Beijing compte bien interdire totalement l’approche des groupes de l’aéronavale US près de ses eaux territoriales en cas de crise ou de conflit.

Des théoriciens militaires chinois croient qu’il suffirait d’envoyer par le fond un ou deux portes-avions nucléaires US dès le début des hostilités pour obtenir une victoire écrasante sur les États-Unis en cas de guerre ouverte.

La Chine déploie la version anti-navire du missile balistique Dong Feng DF-26

Un qu’aimerait bien avoir l’air mais qu’a pas l’air du tout…

Un qu’aimerait bien avoir l’air mais qu’a pas l’air du tout…


…qu’essaie de relancer la guerre des étoiles de Reagan”


Par Moon of Alabama − Le 18 janvier 2019

2015-05-21_11h17_05Le 12 décembre 2001, le président Bush s’est retiré du traité sur les missiles anti-balistiques. En vertu du traité ABM de 1972, l’Union soviétique et les États-Unis étaient convenus de ne déployer qu’un seul système de missile antimissile balistique. Cette limite ayant disparue, les États-Unis ont commencé à mettre en place un système mondial de défense antimissile en Alaska et en Californie, conçu pour se défendre contre les missiles russes en approche.

Le président russe a mis en garde contre l’illusion qu’un tel système créerait :

“Depuis 2002, après le retrait unilatéral des États-Unis du Traité ABM, pierre angulaire de la sécurité internationale, de l’équilibre stratégique des forces et de la stabilité, la création du système américain de défense antimissile mondiale s’est poursuivie avec persistance”, a déclaré le président russe. Selon lui, cela constitue une menace non seulement pour la sécurité de la Russie, mais également pour le monde entier, en raison du risque de rupture de cet équilibre des forces stratégique.

“Je pense que cela est également néfaste pour les États-Unis, car cela crée une dangereuse illusion d’invincibilité”, a déclaré Poutine.

La Russie, comme d’autres pays, craignait que les États-Unis en viennent à croire qu’ils pourraient lancer une première frappe de grande envergure contre les armes stratégiques russes et utiliser leur défense antimissile pour éviter d’être frappés par une frappe de représailles russe moins importante. Cela a bouleversé l’équilibre de la destruction mutuelle assurée qui avait empêché, jusqu’à ce jour, une guerre nucléaire à grande échelle.

Le système mondial de défense antimissile installé par les États-Unis s’est révélé en grande partie inapte. Sur un total de dix tests soigneusement chorégraphiés, cinq ont complètement échoué, les autres étaient en grande partie irréalistes.

Néanmoins, la question a prévalu et les États-Unis ont continué à étendre leurs projets de défense antimissile. En conséquence, la Russie a lancé des programmes de recherche visant à créer un nouveau système d’armes qui serait à l’abri de toute défense antimissile. Le Président Poutine a présenté les nouvelles armes dans son discours sur l’état de la nation en mars 2018. Les systèmes comprennent des armes hypersoniques, des missiles de croisière à propulsion nucléaire et des torpilles à longue portée. Tous les experts s’accordent pour dire qu’il n’y a actuellement aucune défense possible contre les nouveaux systèmes russes.

Hier, l’administration Trump a publié le Missile Defense Review (pdf), conformément au mandat du Congrès. Ce rapport est plus belliciste que le dernier (pdf) publié en 2010 sous l’administration Obama. Les plans techniques n’y ont pas beaucoup changé. La nouvelle étude prévoit principalement davantage de recherches sur certains projets loufoques, tels que les lasers déployés dans l’espace, qui ne seront probablement jamais déployés.

Le rapport prouve également que la défense antimissile est un cornet de crème glacée qui se consomme lui-même. Il prend prétexte des nouveaux systèmes russes, construits en réaction aux nouveaux systèmes de défense antimissile américains, pour justifier davantage de défense antimissile américaine :

Les adversaires potentiels investissent considérablement dans leurs capacités en matière de missiles. Ils étendent leurs capacités de missiles dans trois directions différentes simultanément : augmenter les capacités de leurs systèmes de missiles existants ; ajouter à leur arsenal de nouveaux types de missiles ayant des capacités sans précédent ; et intégrer de plus en plus les missiles offensifs dans leurs menaces coercitives, leurs exercices militaires et leurs plans de guerre.

L’analyse vise à justifier une expansion de la défense antimissile même s’il est clair qu’il n’existe aucune défense contre les nouveaux systèmes russes et chinois à venir.

Trump a profité de l’occasion du lancement du rapport MDR pour exagérer les possibilités offertes par les nouveaux systèmes de défense antimissile :

Notre objectif est simple : nous pourrons détecter et détruire tout missile lancé contre les États-Unis, partout, à tout moment. …

Nous sommes déterminés à mettre en place un programme de défense antimissile capable de protéger toutes les villes des États-Unis. …

Mon prochain budget investira dans une couche de défense antimissile déployée dans l’espace. C’est une nouvelle technologie. En fin de compte, cela constituera une partie très importante de notre défense et, bien entendu, de notre attaque. Le système sera surveillé et nous mettrons en échec tout lancement de missile par des puissances hostiles, voire par des puissances qui se trompent. Cela n’arrivera pas. Peu importe le type de missile ou l’origine géographique de l’attaque, nous veillerons à ce que les missiles ennemis ne trouvent pas de sanctuaire sur la Terre ni dans les cieux au-dessus de nous.

Le but de Trump est une reprise de l’Initiative de Strategic Defense Initiative, surnommée par dérision Star Wars. Il comprenait des armes folles comme les “flèches de Dieu”, des projectiles en tungstène de la taille d’un poteau télégraphique lancés depuis l’espace.

La mise en orbite terrestre basse de 1 kilogramme coûte entre 5 000 et 20 000 dollars. Ce ne sont que les coûts de transport, pas le coût de la charge de haute technologie elle-même, plus coûteuse. Une couche de défense antimissile dans l’espace couvrant toute la surface de la Terre à tout moment exigerait des milliers de systèmes, chacun pesant plusieurs tonnes. Les satellites à orbite basse nécessitent des remplacements permanents. Ils peuvent être détruits par des armes anti-satellites russes et chinoises. Un tel programme, même s’il était techniquement réalisable, ce qui n’est pas le cas, ruinerait les États-Unis.

Les lecteurs assidus de ce site se souviendront que nous avions prédit que Trump prendrait cette voie. Le 20 janvier, jour de l’investiture de Trump, nous avons écrit au sujet du lobby militaire qui a aidé Trump à remporter les élections :

L’armée exigera son dû au-delà des trois généraux actuellement dans le cabinet de Trump. Mais les soldats n’aiment pas partir en guerre. Cela signifie que Trump amplifiera la rhétorique belliqueuse contre certains pays étrangers mais qu’il ne déclenchera aucune guerre sérieuse. Attendez-vous à l’annonce d’une nouvelle arme militaire merveilleuse, nouvelle mais inutile, pour laquelle Trump promettra des milliers de milliards de dollars (la guerre des étoiles de Reagan revisitée).

En août 2017, nous avions prédit que Trump utiliserait le cas de la Corée du Nord pour plaider en faveur de sa reprise de la saga Star Wars de Reagan :

Le candidat qui aimerait ressembler à Reagan, actuellement à la Maison Blanche, pourrait relancer l’Initiative de défense stratégique de Reagan (SDI), surnommée “Star Wars”, lancée pour la première fois en 1984. SDI était le rêve coûteux mais irréaliste de lasers dans l’espace et autres gadgets similaires. Dans le cadre de la SDI, l’armée américaine a dépensé des centaines de milliards de dollars pour un système mondial de défense antimissile balistique, censé défendre le continent américain contre tout missile intercontinental. Le programme a été enterré au début des années 1990. Un fils de Star Wars a survécu. Il s’agit du National Missile Defense (NMD) avec 40 intercepteurs en Alaska et en Californie. Cela n’a jamais bien fonctionné et ne fonctionnera probablement jamais. Si NMD fonctionnait comme promis, il n’y aurait aucune raison de craindre les ICBM nord-coréens. La défense antimissile est en grande partie une arnaque pour transférer des milliards de dollars des contribuables américains vers divers conglomérats producteurs d’armes.

Je pense que la “menace” nord-coréenne sera bientôt utilisée pour lancer “SDI – Le Retour”, une autre tentative de militarisation de l’espace avec des milliards de dollars investis dans des projets de “défense” futuristes mais inutiles. Cela apaisera le chagrin du Pentagone devant le succès remporté par la Corée du Nord en dépit de décennies de tentatives américaines pour soumettre cet État.

Le premier pays que la nouvelle National Missile Defense a nommé “Menaces actuelles et futures en matière de missiles pour la patrie américaine” est bien sûr la Corée du Nord. Viennent ensuite l’Iran, la Russie et la Chine.

Pourquoi l’Iran est mentionné n’est pas clair. Il possède des capacités régionales en matière de missiles, mais ni les armes nucléaires, ni la technologie, ni l’intention de construire un missile intercontinental pouvant atteindre les États-Unis :

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a limité la portée des missiles balistiques fabriqués dans le pays à 2 000 kilomètres (1.240 miles), a déclaré le chef des gardes révolutionnaires paramilitaires ..

Il est probable que le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, qui en 2001 était à l’origine du retrait de Bush du traité ABM, a poussé à inclure l’Iran dans le rapport sur la défense antimissile.

En tous cas, pas grand chose ne sortira du rêve de Trump de disposer de nouveaux jouets, si ce n’est un flot d’argent pour les laboratoires de recherche et les fabricants d’armes qui imagineront les systèmes les plus cinglés mais ne parviendront jamais à atteindre l’objectif de Trump.

La Russie a montré comment même une défense antimissile efficace peut être contournée et d’autres suivront son chemin.

L’ “illusion d’invincibilité” des États Unis n’est que cela : un rêve.

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par Hervé pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/un-quaimerait-bien-avoir-lair-mais-qua-pas-lair-du-tout

 

Qui sont les deux officiers victimes du crash du Mirage dans le Jura ?

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Qui sont les deux officiers victimes du crash du Mirage dans le Jura ?

Crash du Mirage 2000 : les deux membres d’équipage sont morts
Le pilote et la navigatrice de l’avion de chasse Mirage 2000D qui s’est écrasé dans le Jura sont décédés, a annoncé dans un communiqué la ministre des Armées Florence Parly. Florence Parly, ministre des Armées Florence Parly, ministre des Ar
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PORTRAIT – Les deux membres d’équipage de l’appareil disparu dans l’est de la France, le capitaine Baptiste Chirié et la lieutenant Audrey Michelon, totalisaient à eux deux plus de 2000 heures de vol.

Jeudi soir, 34 heures après la disparition des radars d’un Mirage 2000D* dans l’est de la France, la ministre des Armées Florence Parly a annoncé dans un communiqué que les deux membres de l’équipage du chasseur-bombardier, le capitaine Baptiste Chirié et la lieutenant Audrey Michelon, étaient décédés. «Les circonstances précises de cet accident restent à établir», souligne la ministre, qui rappelle que «plusieurs enquêtes ont d’ores et déjà été lancées».

Dans un communiqué envoyé quelques minutes plus tard, le général Philippe Lavigne, chef d’état-major de l’Armée de l’air, a donné des précisions sur l’identité des deux victimes du crash. «Breveté pilote de chasse, le capitaine Baptiste Chirié détenait la qualification de pilote de combat opérationnel. Il totalisait 24 missions de guerre et 940 heures de vol. Brevetée navigateur officier système d’armes, la lieutenant Audrey Michelon détenait la qualification de sous-chef navigatrice. Elle totalisait 97 missions de guerre et 1250 heures de vol.»

29 et 30 ans

Âgé de 30 ans, le pilote était originaire de Pau et vivait dans le village de Bulligny avec sa femme enceinte et leurs deux filles. La navigatrice de 29 ans, en couple et sans enfant, venait quant à elle de Clermont-Ferrand et habitait Nancy. Après avoir fait l’École de l’Air, Baptiste Chirié avait commencé sa carrière fin 2012 en tant que lieutenant, puis avait été promu capitaine en août 2015. Audrey Michelon s’était engagée en 2011 par la filière de recrutement «élève-officier du personnel navigant». Elle avait été nommée lieutenant en septembre 2017.

Florence Parly a salué «deux officiers de valeur morts au service de la France». La ministre des Armées et le général Philippe Lavigne sont attendus ce vendredi sur la base aérienne de Nancy-Ochey où les deux aviateurs étaient stationnés, «pour être aux côtés des familles, des aviateurs de la base aérienne et pour leur manifester toute la solidarité de l’Armée de l’air». Selon des informations du Sirpa Air au Figaro, Audrey Michelon était ratttachée à cette base aérienne depuis 2015. Baptiste Chirié y travaillait quant à lui depuis 2016.

* Les avions Mirage ont été produits par Dassault Aviation, filiale du groupe Dassault, propriétaire du Figaro.

S-300 : la tactique confirme la communication

S-300 : la tactique confirme la communication

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S-300 : la tactique confirme la communication

Plusieurs faits intéressants marquent l’évolution de la situation au Moyen-Orient, “autour de la Syrie”. Le texte repris ci-dessous en privilégie un aspect, que nous développons plus loin, qui illustre, au-delà de la tactique du combat aérien, l’évolution de l’état des esprits vis-à-vis des diverses forces en présence, et essentiellement vis-à-vis des capacités russes, perçues directement ou indirectement, au-delà de toutes les “révélations”, les “sources”, les querelles d’experts et le marais général du FakeNewsisme.

D’abord, les faits nouveaux indiquant l’évolution de la situation générale sur le terrain et dans les relations entre les uns et les autres autour du désordre syrien.

• Il y a eu accord entre les Kurdes et le gouvernement syrien, avec entrée de l’armée syrienne dans la ville de Manbij pour renforcer décisivement le dispositif des milices kurdes contre une éventuelle offensive turques, ou des groupes soutenus par les Turcs. Ce déploiement syrien à Manbij est effectif, et pour la première fois depuis le début de la guerre le drapeau syrien flotte à Manbij. Ce développement (accord Kurdes-Assad) était prévisible dès lors que les USA se retiraient et laissaient les mains libres aux Turcs, – dont nul ne sait encore s’ils vont partir à l’offensive ou plutôt suivre le conseil des Russes et tenter de régler cette situation du Nord de la Syrie autour d’une table de négociation.

… En attendant, il reste au parti des salonards, des divers progressistes-sociétaux et interventionnistes-humanitaristes (type-Kouchner, par exemple) qui encensent les USA et veulent la tête d’Assad au bout d’une pique, à tourner leur pompe à encens de 180° pour applaudir le dit-Assad, et derrière lui les Russes, de venir au secours des Kurdes. Ils n’en feront rien, bien entendu, préférant le silence distrait et un peu méprisant pour ces vérités-de-situation qui se permettent d’introduire un peu de désordre dans leur simulacre si bien rangé en deux colonnes, entre “gentils” et “méchants”, avec la vertu de simplifier radicalement “la complication de l’Orient compliqué”.

• Il y a également une belle avancée, dont il est accessoirement question dans le texte ci-dessous, dans la situation de la Syrie dans le monde arabe. Après sept années de mise à l’index et d’excommunication de la Syrie, le monde arabe qui écoute toujours avec attention la musique saoudienne semble prêt à accueilli à nouveau le “frère syrien”, le président Assad. Les Émirats (EAU), si proche de l’Arabie, ont rétabli leurs relations diplomatiques avec Damas, et l’Arabie serait sur le chemin de le faire, tandis que la réintégration de la Syrie dans la Ligue arabe semble effectivement être une affaire qui marche, avec l’accord de l’Arabie. (MbS qui reste au pouvoir prend désormais ses aises avec l’alliance US et fait savoir que les adversaires des USA peuvent devenir ses amis.) Le retrait US, quoi qu’il en soit par ailleurs, semble avoir déclenché une mécanique de reconnaissance de la victoire de la Syrie d’Assad, après sept années d’une affreuse et cruelle mêlée où l’Occident, notre bloc-BAO, s’est enfermé dans une poubelle nauséabonde simulant un simulacre et s’est couvert, sans vergogne ni s’en apercevoir les deux à la fois, de honte, de stupidité et d’aveuglement.

DEBKAFiles résume la situation ce 28 décembre, selon un point de vue toujours intéressant à considérer en fonction des liens que ce site entretient avec les services de sécurité israéliens : « L’une des meilleures semaines de Bachar Assad – et l’une des pires de Tayyip Erdogan – a culminé vendredi 28 décembre. La sortie américaine du Nord-Est de la Syrie annoncée par le président Donald Trump le 19 décembre a laissé un vide irrésistible, avant même que le premier soldat américain ait quitté le sol syrien. À la suite de cette annonce, les Émirats Arabes Unis ont annulé leur projet d’envoi de troupes dans le nord de la Syrie et ont rouvert leur ambassade à Damas pour la reprise de relations normales, après des années de soutien à la rébellion syrienne contre le régime d’Assad. Les sources auprès de DEBKAFiles auprrès services de renseignements ont appris que l’Arabie saoudite ferait de même… »

• Accessoirement (?), on notera que la visite-surprise de Trump avant-hier en Irak, a montré les limites très élastiques de son initiative de retrait des forces US de Syrie. Trump a annoncé devant quelques troupes sélectionnées, dont les SEAL ultra-secrets qui sont ainsi mis à découvert par la pétulance de ce président, que les troupes retirées de Syrie seraient repositionnées en Irak d’où elles pourraient effectuer des raids en Syrie si nécessaire. Façon de se concilier “D.C.-la-folle” et de noyer dans l’habituel désordre tout ce que sa décision pouvait avoir de mobilisateur pour les antiguerres ; façon, aussi, de confirmer pour le reste du monde, et notamment les pays arabes, que les USA sont véritablement et décidément un partenaire totalement imprévisible, incontrôlable, non-fiable, en plus d’être en retraite. Il faut évidemment lier ce sentiment avec ce qui se passe du côté arabe avec Assad, mais aussi avec le refus du Premier ministre irakien de rencontrer Trump lors de sa visite en Irak… Non seulement les USA ne s’en vont pas vraiment, mais en plus ils paraissent aujourd’hui encore plus faibles et isolés que s’ils étaient vraiment partis.

… Mais Trump s’en fout et ses adversaires américanistes aussi. Ce qui compte pour lui, c’est la “guerre civile froide” obsessionnelle qu’il mène pour sa réélection de 2020, la même chose pour les antitrumpistes et leur obsession pour abattre Trump. Ainsi, la position et la politique américanistes semblent évoluer, sur ce théâtre du Moyen-Orient comme pour le reste, dans un monde à part, hors de la marche des affaires en général, un simulacre de monde où la puissance américaniste continue à régner, où la psychologie américaniste exacerbée continue à triompher de façon à ce que leur “guerre civile froide” continue à se développer sans entraves. Laissez-lez vivre et agir intensément dans leur simulacre !

• Enfin, le dernier point qu’on aborde ici et qui est traité par le texte ci-dessous, est celui du comportement militaire des Israéliens, après la frappe qu’ils ont effectué avant-hier contre la Syrie. Cette frappe (ou frappe “en plusieurs vagues”) a été particulièrement controversées. On se méfiera grandement des annonces officielles israéliennes, totalement subverties, d’une part par les mensonges de l’hybris d’une force militaire autrefois puissante et qui découvre ses limites de plus en plus contraignantes, d’autre part par la rhétorique guerrière de Netanyahou lancé dans une campagne électorale décisive pour lui (et sa survie juridique autant que politique, puisque avec une affaire de corruption lancée contre lu).

Des diverses versions, on comprend que la force aérienne israélienne a eu beaucoup de difficultés à atteindre une très faible partie de ses objectifs, devant une défense anti-aérienne syrienne qui ne cesse de gagner en efficacité. Mais surtout, nous rapporte l’entretien ci-dessous, il y a le fait de la tactique employée par la force aérienne israéliennes, reprenant la même technique d’une “couverture” de leurs propres avions de coimbat par des vols non impliqués dans la bataille : cela avait été l’affaire de l’Il-20 russe détruit en septembre par erreur provoquée de la défense syrienne, ce fut cette fois deux vols civils, l’un à Beyrouth, l’autre à Damas, qui conduisirent les Syriens à cesser le feu pour ne pas risquer la destruction d’un avion civil et la mort de ses passagers, laissant ainsi les avions de combat israéliens à l’abri d’une menace de destruction. DEBKAFiles, toujours lui, signale la fureur des Russes devant cette tactique, et la possibilité d’une riposte (russe), éventuellement avec l’extension du verrouillage anti-aérien de la Syrie au Liban pour interdire la pénétration de cet espace aérien d’où les avions israéliens effectuent leurs tirs.

La récente frappe aérienne israélienne contre la Syrie montre la généralisation d’une nouvelle tactique qui constitue paradoxalement une couverture défensive active d’opérations offensives. Il s’agit d’un tribut involontaire rendu par les Israéliens à l’efficacité mortelle supposée contre les avions israéliens eux-mêmes de la défense anti-aérienne syrienne en constante amélioration par l’apport russe. Au lieu d’attaquer et de détruire les sites des nouveaux S-300 russo-syriens, comme ils l’avaient promis, les Israéliens préfèrent se protéger de leurs tirs par des subterfuges… On ne sait ce que vaut exactement le S-300 (et le S-400, etc.) mais son effet dissuasif marche à plein : s’il n’est pas absolument assuré que le système est opérationnellement aussi formidable que la communication le dit, cette communication permet finalement de se passer de l’opérationnel pour parvenir à ce résultat.

Ci-dessous, principalement sur ce sujet, ce texte de Sputnik-News le 28 décembre 2018  (titre initial : « La récente frappe aérienne israélienne contre la Syrie montre une nouvelle tactique ».)

dedefensa.org

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La nouvelle tactique aérienne d’Israël

La récente frappe aérienne israélienne contre la Syrie, qui impliquait l’utilisation de vols civils comme couverture de l’opération, montre que les Israéliens changent de tactique à l’encontre de Damas, a déclaré à Spoutnik Peter Ford, l’ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Syrie.

La nouvelle tactique israélienne a été détaillée dans une déclarationfaite mercredi par le ministère russe de la Défense, selon laquelle six avions de combat F-16 israéliens utilisaient comme “couverture” pour se dissimuler deux avions commerciaux qui se préparaient à atterrir à Damas et à Beyrouth, respectivement.

Des photospubliées depuis par la société israélienne ImageSat cartographient une zone de 900 mètres carrés où des frappes auraient détruit un dépôt d’armes abritant des armes iraniennes. La frappe aérienne de mercredi a eu lieu après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu eut juré de poursuivre ses opérations militaires en Syrie pour contrer la présence militaire de l’Iran.

“Cela montre un nouveau mode opératoire, à savoir que les Israéliens ne sont plus aussi audacieux dans leurs actions tactiques, parce qu’ils craignent désormais de perdre des avions”, a déclaré Ford au cours de l’émission Loud and Clear de Sputnik Radio, jeudi 27 décembre. “Cela est causé par le fait que, grâce aux Russes, l’armée syrienne a nettement amélioré ses défenses anti-aériennes. Les Israéliens utilisent de nouvelles tactiques, et il semblerait que l’une d’entre elles consiste à se dissimuler derrière d’autres avions en vol”.

Comme le note Ford, ce n’était pas la première fois qu’Israël utilisait de telles mesures pour lancer ses attaques contre la Syrie voisine. Plus tôt cette année, en septembre, le ministère russe de la Défense avait accuséIsraël d’utiliser un de ses avions (un Il-20 de reconnaissance électronique en cours d’atterrissage) comme bouclier contre les systèmes anti-aériens syriens. Cependant, contrairement à la frappe de mercredi, la frappe aérienne de septembre sur la Syrie avait entraîné des pertes, les 15 membres d’équipage de l’avion russe ayant été tués à la suite de la destruction de leur avions par erreur, par un tir destiné aux chasseurs israéliens s’étant dissimulé derrière l’avion russe.

Considérant les deux opérations, Ford a déclaré à ses deux intervieweurs hôtes Brian Becker et John Kiriakou que de nouvelles règles d’engagement entreraient en vigueur pour la Russie à la suite de ces actions israéliennes. Les Russes “ont effectivement cessé de contraindre leurs partenaires syriens et ils ont dit aux Israéliens que ‘si les Syriens le peuvent et le veulent, ils détruiront vos avions. Ne comptez plus sur nous pour les retenir’”.

Pour l’avenir, et tenant compte de l’annoncepar les Émirats arabes unis de la réouverture de son ambassade en Syrie, M. Ford a suggéré que cette initiative ouvrirait la voie à la normalisation des relations entre la Syrie et son proche allié, l’Arabie saoudite, qui a soutenu les forces anti-gouvernementales dans  guerre civile longue de sept ans en Syrie. “Ce n’est qu’une question de temps avant la reprise des relations entre les Saoudiens et avant la réadmission de la Syrie dans la Ligue arabe”, a-t-il déclaré.

Sputnik-News

http://www.dedefensa.org/article/s-300-la-tactique-confirme-la-communication

La France lance un satellite militaire ultra-puissant

La France lance un satellite militaire ultra-puissant

La France doit lancer aujourd’hui un satellite militaire de haute précision, le CSO-1. Après un report du lancement d’une journée à cause de vents d’altitude, l’engin doit partir sur une fusée Soyouz du centre spatial de Kourou, en Guyane :

Pourquoi les États-Unis déguerpissent soudain de Syrie ?

Pourquoi les États-Unis déguerpissent soudain de Syrie ?

L’US Air Force est condamnée à la défaite si elle affronte l’armée arabe syrienne qui dispose désormais des matériels anti-aériens russes, les meilleurs au monde. Elle n’a d’autre choix que de partir avant l’humiliation.
L’Histoire se répète. Jadis, en Iraq les États-Unis avaient utilisé des combattants kurdes auxquels ils promirent un État avant de les laisser massacrer par Saddam Hussein. Aujourd’hui, ils laissent d’autres Kurdes auxquels ils ont aussi promis un État seuls face à la Turquie.
Dans quelques mois, la guerre sera finie. Après huit ans de combats et le sacrifice de dizaines de milliers de mercenaires islamistes, le rêve de l’Otan de détruire les structures étatiques de la Syrie aura échoué.

| Bucarest (Roumanie)

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Il y a une semaine, deux batteries de fusées S-300 ont été déployées à Deir Ez-zor, dans l’est de la Syrie. Immédiatement après, l’intensité des vols de la Coalition dirigée par les États-Unis a diminué de 80 % dans le nord-est de la Syrie. Depuis le 18 septembre, la Force aérienne israélienne n’a effectué aucun raid dans l’espace aérien syrien.

Une délégation de l’armée israélienne, dirigée par le major général Aharon Haliva (chef des opérations), s’est rendue à Moscou et s’est entretenue avec le major général Vasily Trushin (chef adjoint des opérations de l’armée russe). Les relations entre les deux armées se sont détériorées après la destruction de l’avion russe IL-20 lors de l’attaque de cibles syriennes près de la base aérienne russe de Hmeymim par des F-16 israéliens.

La délégation israélienne est arrivée à Moscou parce qu’elle n’avait pas réussi à trouver de failles dans la zone d’exclusion aérienne, imposée par les nouveaux systèmes de défense syriens livrés par la Russie. Les Israéliens pensaient pouvoir amadouer les Russes pour obtenir les codes de sécurité des missiles syriens. La Russie, bien évidemment, a refusé de les leur donner.

Quels sont les éléments de la gestion automatisée de l’espace aérien syrien qui empêchent les Israéliens et les États-uniens d’agir ? La Syrie a reçu 6 à 8 batteries S-300/PMU2, avec un rayon d’action de 250 km. Les missiles garantissent la sécurité des avions et des cibles militaires syriens. Cependant, ces batteries ne sont pas les éléments les plus importants.

La gestion est assurée par le système de gestion automatisée Polyana D4M1. Le rôle du système de gestion automatisée est une interface nécessaire au fonctionnement simultané des unités aériennes et de défense anti-aérienne syriennes. Polyana D4M1 peut couvrir une zone de 800 km2, suivre 500 cibles aériennes et missiles balistiques et en fixer 250. Grâce au Polyana D4M1, les centres de commandement de l’armée de l’air syrienne reçoivent également des informations externes de l’avion russe A-50U (AWACS) et des satellites de surveillance russes.

La mémoire des serveurs de Polyana D4M1 stocke l’empreinte radar de toutes les cibles aériennes, y compris les missiles de croisière et l’avion prétendument « invisible » F-35. Lorsqu’une cible aérienne est détectée par un radar en Syrie, le système automatisé Polyana D4M1 affiche l’information pour tous les radars de détection, et les systèmes de guidage des avions et de l’artillerie anti-aérienne syriens et russes. Une fois identifiés, les cibles aériennes sont automatiquement assignées pour être abattues. Ce système automatisé fait en sorte que les missiles syriens plus anciens de l’ère soviétique (S-200, S-75, S-125, etc.) deviennent presque aussi précis que les S-300.

Le réseau Polyana D4M1 inclut également le systèmes Krasukha-4 pour le brouillage des radars au sol, des aéronefs AWACS, des avions de reconnaissance avec ou sans pilotes. Le réseau utilise également les systèmes Zhitel R-330ZH pour le brouillage des appareils de navigation NAVSTAR (GPS) qui équipent les moyens d’attaque (avions, hélicoptères, missiles de croisière, bombes guidées, etc.).

Quelle est la conséquence de la mise en œuvre par la Russie de la gestion automatisée de l’espace aérien syrien ?

Les bases militaires US en Syrie comportent essentiellement, des troupes affectées à des opérations spéciales, c’est à dire une infanterie légère, sans aucun blindé ni aucun soutien d’artillerie. Elles ne pourraient donc résister à aucune attaque terrestre de l’armée syrienne appuyée par l’aviation. Ayant pris conscience que l’aviation US ne pourra pas passer le barrage anti-aérien syrien sans pertes inacceptables, toute intervention de leur part devient inappropriée. C’est la raison pour laquelle les États-Unis viennent d’annoncer qu’ils commenceront à retirer les 2 000 soldats de Syrie [1]. Dans le même temps, la Turquie, soutenue par la Russie, se prépare à lancer une nouvelle offensive contre les YPG dans le nord de la Syrie. Ces nouvelles circonstances font que l’armée syrienne se battra aux côtés des Turcs. Le YPG, entrainé et soutenu par les États-Unis, va rapidement perdre tous les territoires qu’ils avait pris à l’État islamique, qui l’avait lui-même pris à la Syrie.

Traduction
Avic
Réseau International

Valentin Vasilescu

Valentin Vasilescu Expert militaire. Ancien commandant adjoint de l’aéroport militaire d’Otopeni.

 

Moscou ouvre le feu pour arrêter des navires de guerre ukrainiens ayant violé ses eaux territoriales

Moscou ouvre le feu pour arrêter des navires de guerre ukrainiens ayant violé ses eaux territoriales

Moscou ouvre le feu pour arrêter des navires de guerre ukrainiens ayant violé ses eaux territoriales© Ruptly
Un navire russe déployé pour bloquer le détroit de Kertch après que trois navires ukrainiens ont violé l’espace maritime russe.
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Trois bâtiments de guerre ukrainiens manœuvrant dangereusement dans les eaux territoriales russes ont été capturés, après avoir refusé de quitter la zone. Blessés, trois militaires ukrainiens ont reçu de l’aide médicale. Leur vie n’est pas en danger.

Le Service fédéral russe de sécurité (FSB) a confirmé ce 25 novembre avoir arrêté trois navires de guerre ukrainiens ayant violé les eaux territoriales russes au niveau du détroit de Kertch, où se trouve notamment le pont de Crimée, reliant la péninsule au reste de la Russie. Les bâtiments militaires, qui manœuvraient dangereusement selon Moscou, refusaient d’obéir aux sommations des gardes-frontières, exigeant que les navires arrêtent immédiatement leur progression illégale dans les eaux russes.

Les navires russes ont alors ouvert le feu pour les empêcher d’aller plus loin. Trois militaires ukrainiens ont été blessés. Ils ont reçu de l’aide médicale de la part de soldats russes et leurs jours ne sont pas en danger.

Les trois bateaux ukrainiens, le Berdiansk, le Nikopol et le Yany Kapu, ont «tenté de mener une autre action illégale à 19h (heure locale)», selon le FSB.

Des avions Soukhoï Su-25 russes ont patrouillé dans la zone après l’incident.

Auteur: RT France

Une «provocation», selon Moscou

«Il existe des preuves irréfutables de la préparation et de la mise en œuvre par Kiev d’une provocation de la Marine ukrainienne dans les eaux de la mer Noire. Ces informations seront bientôt rendues publiques», a affirmé le FSB dans un communiqué, après l’incident.

Plus tôt ce même jour, Moscou, qui a déploré les «actions dangereuses et irresponsables» de la partie ukrainienne, avait déployé un navire au niveau du pont de Crimée afin de faire obstacle et d’empêcher les bâtiments de guerre ukrainiens de progresser.

Auteur: RT France

Porochenko veut déclarer la loi martiale

Le président ukrainien Petro Porochenko a pour sa part dénoncé un «acte agressif de la Russie visant une escalade préméditée» dans cette zone. Il a réuni dans la soirée un haut-comité militaire, proposant d’instaurer la loi martiale dans le pays pour 60 jours. Cette proposition doit désormais être soumise au parlement ukrainien pour validation finale.

Les deux parties s’accusent mutuellement de violer la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. L’Ukraine assure avoir prévenu la partie russe de son intention d’envoyer des navires depuis Odessa vers le port de Marioupol, sur la côte nord de la mer d’Azov, ce que dément Moscou. Cette route passe par le détroit de Kertch.

Oana Lungescu, porte-parole de l’OTAN, a affiché son plein soutien à Kiev : «[L’Alliance atlantique] soutient totalement la souveraineté de l’Ukraine et son intégrité territoriale, y compris ses droits de navigations dans ses eaux territoriales.»

De son côté, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a écrit sur Facebook : «[Les autorités ukrainiennes] utilisent des méthodes de bandits : premièrement une provocation; ensuite l’exercice de la force et enfin, ils accusent les autres d’agression.»

Des images prises depuis un navire des gardes-frontières russes, montrent ces derniers prendre en chasse les navires ukrainiens ayant violé l’espace maritime russe. On peut également voir les bâtiments militaires ukrainiens manœuvrer à une distance dangereusement proche des bateaux russes.

Auteur: RT France

Après l’incident, des manifestants se sont rassemblés devant l’ambassade russe de Kiev, lançant des fumigènes par dessus les grilles.

https://francais.rt.com/international/55856-navires-ukrainiens-violent-espace-maritime-russe-provocation-de-kiev-selon-moscou