Archives pour la catégorie Aéronautique et Défense

Trois bombardiers stratégiques lourds US B-52H escortés par des Mig-29 et des Su-27 ukrainiens approchent…

Trois bombardiers stratégiques lourds US B-52H escortés par des Mig-29 et des Su-27 ukrainiens approchent la Crimée et la mer d’Azov…

https://videopress.com/embed/WEVlMKtv?preloadContent=metadata&hd=1Des chasseurs ukrainiens Mig-29 et Su-27 escortent trois bombardiers stratégiques US B-52H au-dessus de l’Ukraine

La multiplication des vols de bombardiers stratégiques lourds US, en l’occurrence le très iconique octa-réacteurs B-52H, un des vecteurs de la triade nucléaire US près des frontières occidentales de la Russie révèle un jeu à peine secret entre Washington et Moscou. Un jeu extrêmement dangereux et qui aurait été susceptible de faire partie du scénario d’une guerre mondiale thermonucléaire il y a un peu plus de trente ans.

De la mer de Barents jusqu’à la mer Noire, des B-52H survolent au plus près les marches occidentales du sanctuaire de l’ours russe.

Pour un peu, on se croirait en plein scénario du célèbre film de Stanley Kubrick, Dr. Strangelove (Docteur Folamour pour la version française) et ce qui c’est passé en Ukraine était à proprement parler totalement impensable dans les années 90. Trois bombardiers lourds US de type B-52H pouvant emporter chacun assez de des missiles de croisière à tête nucléaire et bombes thermonucléaires pour détruire la moitié d’un pays de la taille de la France survolent une ancienne République l’ex-Union Soviétique en s’approchant de la Crimée et sondant les défenses aériennes russes à quelques dizaines de kilomètres de portée. Les gars de Kiev sont aux anges mais le réveil à la réalité risque d’être brutal et l’on perçoit que le conflit autour du Belarus focalise la somme de toutes les tensions accumulées ces vingt dernières années par l’expansion continue de l’OTAN jusqu’à la porte du Kremlin.

Les jeux sont incertains et dangereux. La réaction russe dans son sanctuaire risque d’être plus violente que prévue. Ce n’est plus al-Hasaka en Syrie ou la Mer Noire. La coalition de pays comme la Pologne, l’Ukraine, la Tchéquie et les pays Baltes dont les forces ont soutenu l’opération Barbarossa lancée par Hitler contre l’Union Soviétique en 1941 rappelle de très mauvais souvenirs aux russes. Il y a quelques années, le Président russe Vladimir Poutine évoqua le risque de voir le loup derrière la porte. C’est chose faite. Le loup avec tout ce qu’il représente dans l’imaginaire collectif russe est désormais dans le sanctuaire historique slave.

Ce mouvement de fond n’a rien à voir avec les élections US puisqu’il a été entamé dès le démantèlement de l’Union Soviétique. C’est une stratégie à long terme parvenue à un point critique.

Un Mig-31 russe aurait intercepté un avion britannique près de la Mer de Barents peu après cette dernière démonstration de force des B-52H. Le compte à rebours de lhorloge de la fin du monde a encore sauté quelques minutes.

Est-ce l’aboutissement du Grand Jeu?

https://strategika51.org/2020/09/05/trois-bombardiers-strategiques-lourds-us-b-52h-escortes-par-des-mig-29-et-des-su-27-ukrainiens-approchent-la-crimee-et-la-mer-dazov/

Une vente de F-35 aux Emirats menacerait la supériorité d’Israël au Moyen-Orient

Une vente de F-35 aux Emirats menacerait la supériorité d’Israël au Moyen-Orient

PUBLIÉ LE 28/08/2020 À 13H26  MIS À JOUR LE 28/08/2020 À 19H55Une vente de F-35 aux Emirats menacerait la supériorité d’Israël au Moyen-OrientUne vente de F-35 aux Emirats menacerait la supériorité d’Israël au Moyen-Orienthttps://imasdk.googleapis.com/js/core/bridge3.405.0_en.html#goog_434070793PauseUnmuteLoaded: 100.00% Fullscreen  SAUVEGARDER CET ARTICLE

La vente éventuelle de F-35 américains à Abou Dhabi constitue un premier couac, suite à l’accord de normalisation entre Israël et les Émirats arabes unis.

La vente possible de F-35 américains aux Emirats Arabes Unis va-t-elle mettre à mal la supériorité technologique d’Israël au Moyen-Orient ? Lundi, à Jérusalem, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, accueille dans son bureau le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, au premier matin d’une tournée régionale pour tenter de convaincre d’autres pays arabes de marcher dans les pas des Emirats et de normaliser leurs relations, parfois déjà officieuses, avec l’Etat hébreu.

M. Netanyahu salue son « remarquable ami » Mike Pompeo, qualifie à nouveau « d’historique » l’accord du 13 août avec les Emirats, tance au passage l’Iran comme il en a l’habitude, puis lance sèchement : « je dois dire simplement que cet accord ne comprend pas l’acceptation par Israël d’un quelconque accord sur des armes ». De quoi s’agit-il? Depuis les années 60, les Etats-Unis maintiennent une politique du « Qualitative military edge » (QME), ou « avantage militaire qualitatif », selon laquelle Washington s’assure qu’Israël dispose du meilleur équipement militaire dans la région.

>> A lire aussi – Le très coûteux avion de combat F35 Lightning craint les éclairs

A l’issue d’une démarche du Congrès, cet avantage est devenu il y a deux ans une loi américaine en vertu de laquelle les Etats-Unis doivent s’assurer, lorsqu’ils vendent des armes à un pays du Moyen-Orient autre qu’Israël, que ce dernier reste en mesure de se défendre si jamais ces armes tombaient entre de mauvaises mains. Israël a reçu ces dernières années des premières livraisons de F-35 américains, un avion de combat convoité aussi par d’autres puissances du Golfe, dont les Emirats arabes unis.

« Les Emirats arabes unis ont déjà indiqué qu’ils voulaient le F-35. Je crois que c’était il y a six ans. C’est donc quelque chose qui est sur la table. Notre requête est légitime. Nous devons les avoir », a déclaré la semaine dernière le ministre d’Etat émirati aux Affaires étrangères Anwar Gargash. « Maintenant que l’état de belligérance ou de guerre avec Israël n’est plus en vigueur, je crois que ce devrait être plus facile », a-t-il ajouté.ACTUALITÉ DES MARQUESDes Régions à Croquer avec les Alliances Locales E.LeclercEn savoir +Une belle Alliance Locale entre Cédric Ville, producteur de Miel de Lavande et Guillaume Roman, adhérent du centre E.Leclerc de Valréas.Inspired by

Pour Yoel Guzansky, analyste senior à l’Institut d’études sur la sécurité nationale (INSS) de Tel-Aviv, point de doute: « je suis absolument certain que sans la possibilité d’acheter les F-35, ils (les Emirats) n’auraient pas signé l’accord ». « C’est le grand obstacle à la mise en oeuvre de cet accord », dit-il à l’AFP, alors qu’en Israël la presse fait les gros titres et la classe politique se déchire sur la vente possible par l’allié américain de cette technologie de pointe à un autre pays de la région. « Même si les Emirats ne sont pas hostiles (…), il y a une crainte que (cette technologie) tombe entre de mauvaises mains », soit par un changement de régime futur ou d’orientation politique aux Emirats, soit aussi par l’espionnage d’Iraniens vivant dans ce pays, souligne M. Guzansky.

>> A lire aussi – Un rapport met à jour un gros défaut sur l’avion de chasse F-35

Les experts, eux, glosent sur la manière de satisfaire à la fois Israël et les Emirats, voire à terme l’Arabie saoudite, client historique de l’armement américain au Moyen-Orient. « Il y a des arrangements qui peuvent être réalisés pour satisfaire Israël« , explique à l’AFP Joshua Teitelbaum, spécialiste du Golfe à l’université israélienne Bar-Ilan, évoquant par le passé des accords en coulisses pour faciliter la vente de F-15 à Ryad et à l’Etat hébreu.

Aux côtés de Benjamin Netanyahu, lundi à Jérusalem, Mike Pompeo a cherché à ménager ses deux partenaires: « nous allons continuer de maintenir cet avantage militaire qualitatif (à Israël) mais à la fois nous allons aussi pouvoir fournir (aux Emirats) l’équipement dont ils ont besoin pour protéger leur population ». Preuve de la sensibilité du sujet, en Jordanie, le caricaturiste Emad Hajjaj a été arrêté et encourt jusqu’à cinq ans de prison pour un dessin sur Facebook du prince héritier d’Abou Dhabi, Mohamed ben Zayed (MBZ), portant dans ses mains une colombe frappée du drapeau israélien, qui lui crache au visage. Motif de l’arrestation : « offense » aux Emirats, un pays ami.

https://www.capital.fr/economie-politique/une-vente-de-f-35-aux-emirats-menacerait-la-superiorite-disrael-au-moyen-orient-1379014

Corymbe, une mission à double facette (cap. vaisseau Tranchant)


Corymbe, une mission à double facette (cap. vaisseau Tranchant)

 Nicolas Gros-VerheydeGolfe de Guinéeopération CorymbePHA Tonnerre  6 min read

(B2) Avant la pause estivale, j’ai choisi de donner la parole au commandant du porte-hélicoptères Tonnerre, le capitaine de vaisseau Arnaud Tranchant, qui vient de boucler une présence dans le golfe de Guinée

Le CV Tranchant à bord du PHA Tonnerre (crédit : Marine nationale)

Déclenchée début juin, cette mission est désormais un classique pour la marine nationale. Depuis 1990, un bâtiment est présent dans la zone (1). Cette fois, avec des conditions d’exécution un peu différentes, compte-tenu de la crise du Covid-19.

Corymbe, c’est une mission à multiples facettes en fait ?

— On peut le dire. Notre présence a deux volets. Premièrement, assurer la sécurité des intérêts stratégiques français. Nous réalisons des patrouilles du fond du golfe de Guinée, dans la zone où nos opérateurs industriels sont présents, en interaction avec les forces françaises prépositionnées en Côte d’Ivoire et au Gabon. C’est un volet purement national. Deuxièmement, nous venons en appui aux marines du Golfe (Sénégal, Côté d’Ivoire, Bénin, Togo, Nigeria et Gabon). Nous faisons des patrouilles en commun ou effectuons des vols à leur profit avec notre hélicoptère de bord Caïman (2) pour surveiller la zone économique exclusive, ou lutter contre la piraterie et contre la pêche illégale. Nous faisons des entraînements conjoints et procédons à de multiples échanges.

Cette collaboration est un point important ?

— Bien sûr. Cela permet de partager l’appréciation de la situation. Ensuite le fait que la marine française soit présente régulièrement nous donne de la crédibilité, nous permet de tisser des liens fraternels assez intimes avec ces marines de manière à nous parler comme de vrais frères d’armes.

La crise du Covid-19 a-t-elle entraîné une modification du cours de la mission ?

— En effet. Cette mission a connu des modalités inédites avec six semaines de mer, en quasi autonomie. Nous avons fait juste deux escales de ravitaillement en gasoil à Dakar. Mais sans ravitaillement en vivres, ni en eau [Le Tonnerre est équipé pour produire sa propre eau potable]. C’était exigeant pour les équipages. Mais nous avons réussi à trouver des modalités, pour faire face à la fatigue induite par ces conditions.

Ce n’est pas la première fois que vous êtes dans la zone. La septième si j’ai bien compté. Quelle leçon en tirez-vous ?

— C’est ma septième mission en zone Corymbe. Il y a ici une densité en mer et une grande diversité des acteurs. Entre les pêcheurs locaux, les pêcheurs plus hauturiers, souvent asiatiques, la présence des plate-formes pétrolières, sans oublier les acteurs de la sécurité, privés ou étatiques, on voit bien ici la maritimisation du monde. Il y a énormément de monde sur l’eau. En vingt ans, j’ai pu assister à la densification des activités, avec du coup une évolution de la sécurité, liée à l’augmentation de ces activités, licites ou illicites.

Les marines locales sont-elles en état, à même de contrer cette menace ?

— Je ne porterai pas de jugement sur l’état des marines. Ce que je vois c’est qu’elles produisent des effets opérationnels. Elles ont déjà des capacités et montent en puissance. Elles naviguent, patrouillent, interviennent. Sur le plan du partage de l’information, le processus [de Yaoundé] produit de l’effet. Maintenant, l’intervention maritime reste un enjeu de taille. Il reste toujours des axes d’effort.

La crise du coronavirus a-t-elle aussi fait évoluer les modes d’action des pirates et bandits de mer ?

— La chute du cours de pétrole a produit une évolution du mode d’action des pirates, comme géographique. Le détournement de pétrole (bunkering) devenant moins rentable dans le golfe du Nigeria, ils se sont tournés vers la prise d’otages, lucratif avec les rançons. Les bunkerings étaient auparavant très concentrés dans les zones pétrolières. Mais cette activité d’otages se produit hors de ces zones, beaucoup plus loin des côtes. Ce qui augmente les zones à risque. Il faudra veiller à l’avenir si cette évolution persiste.

Ces attaques restent plutôt violentes, comparé avec ce qui se produit en Afrique de l’Est ?

— Le caractère très violent des actes pirates dans cette zone persiste. Cela n’a pas changé. Ce ne sont pas des pêcheurs reconvertis comme en Somalie. Ici, ce sont des organisations criminelles, organisées dans cet objectif, dont c’est le revenu principal, avec un impératif de résultat. Ce sont des attaques rapides. Ils montent à bord très vite, repartent avec des otages choisis très vite aussi, pour réintégrer leurs bases cachées [d’où ils négocient le versement d’une rançon]. Ils sont armés, avec des capacités d’autodéfense et d’agression importantes. Cela nous oblige à adapter nos modes : l’attaque étant rapide, il faut agir rapidement.

Vous êtes intervenus ?

— À chaque fois que nous avons pu apporter un appui, nous l’avons fait. Nous avons ainsi pu observer [à distance] trois attaques pirates (3). Toutes trois ont débouché sur des prises d’otages. Pour deux sur trois, nous étions trop loin pour intervenir. Une était davantage à portée. Nous avons déployé notre hélicoptère Caïman pour permettre le pistage de tous les navires à proximité. Les informations ont été transmises aux marines partenaires pour leur permettre d’agir. Nous nous sommes ensuite approchés du navire piraté, pour réconforter les marins, voir s’il y avait des blessés, recueillir les informations. C’est toujours utile pour connaître les modalités d’action des pirates.

Après Corymbe, quel est votre programme ?

— Retour à Toulon, où nous serons en alerte en métropole. En fin année, le navire connaitra un arrêt technique. Et l’année prochaine (2021), nous assurerons la mission ‘Jeanne d’arc’ de formation des jeunes officiers…

(Propos recueillis par Nicolas Gros-Verheyde)

Entretien réalisé le 11 juillet 2020, par téléphone alors que le PHA Tonnerre était dans le Golfe de Guinée par une mer plutôt forte.


Le volet ‘coopération’ de la mission

La mission Corymbe a débuté par des entraînements conjoints avec les éléments français au Sénégal (EFS) et la marine sénégalaise. Fin juin, il s’est d’abord entraîné avec le patrouilleur ivoirien L’Emergence la lagune d’Abidjan, puis, dans le golfe de Biafra, avec les forces gabonaises avec, à la clé, entraînement amphibie, plongée et exercice anti-piraterie. L’hélicoptère Caïman a patrouillé ensuite à la demande du Nigéria et du Bénin pour repérer des navires. Après une seconde escale logistique à Dakar, sur le chemin du retour, le Tonnerre a mené un exercice de tenue de situation « surface » et un treuillage avec le patrouilleur sénégalais Fouladou. Au total, plus de 16.000 nautiques parcourus par le navire et 63 heures de vol pour l’hélicoptère Caïman, dont 12 missions de surveillance maritime.


  1. La France déploie au moins une fois par an dans la zone un grand navire amphibie ou porte-avions hélicoptères (Tonnerre, Mistral…).
  2. L’usage de l’hélicoptère a un gros avantage : augmenter l’allonge du navire. L’autonomie assez importante du Caïman lui permet d’intervenir dans un rayon de 100 nautiques environ (avec une demi-heure sur place et le trajet retour). Il est surtout doté d’un radar de veille surface « très performant » qui permet le recueil d’images de jour comme de nuit.
  3. Il y a un système de déclenchement d’alerte, à la fois sur radio VHF et satellite (doublée sur plusieurs fréquences). Cela permet à la fois aux navires publics d’intervenir comme aux navires marchands d’être informés et de se prémunir d’une attaque. Les centres de coordination mondiale sont aussi informés (via satellite), permettant de répercuter l’information sur tous les autres navires.

Lire aussi sur le sujet :

Et notre dossier Mica Center :

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l’université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 – Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir)

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Des P-8A Poseidon et RC-135W ravitaillés en vol par un KC-135 au-dessus de la mer Noire (vidéo prise par un chasseur russe)

Des P-8A Poseidon et RC-135W ravitaillés en vol par un KC-135 au-dessus de la mer Noire (vidéo prise par un chasseur russe)

 4 heures ago Strategika51

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LES ENTREPRISES DE NORMANDIE AÉROESPACE (NAE) RENFORCENT LEURS POSITIONS DANS LA DÉFENSE


ACTUS – NEWS
DÉFENSETECHNO

LES ENTREPRISES DE NORMANDIE AÉROESPACE (NAE) RENFORCENT LEURS POSITIONS DANS LA DÉFENSE


THEATRUM BELLI

À quelques mois des salons Eurosatory et Euronaval, NAE renforce ses démarches stratégiques pour aider ses entreprises à conquérir les grands industriels du secteur. Plusieurs d’entre elles ont déjà été repérées par Nexter, Naval Group et Dassault Aviation.

Parmi les axes prioritaires de développement de la filière NAE figure le secteur de la Défense. Ce secteur est en forte croissance du fait du contexte géopolitique mondial et du budget de la défense français qui va atteindre 2% du PIB jusqu’en 2025. Il est donc stratégique de renforcer les actions de la filière dans ce domaine pour aider les entreprises à en bénéficier aux plans business et innovation.

Ainsi, 16 entreprises normandes seront présentes pour une quatrième édition sur le salon Eurosatory en juin prochain et ajoutent cette année à leur agenda le salon Euronaval qui aura lieu en octobre. Mais d’ores et déjà la filière œuvre en coulisses pour favoriser les rapprochements avec les grands industriels du secteur. Tous les deux ans, NAE organise pour ses membres des rendez-vous entre PME et grands industriels. Le 4 février dernier, ces rencontres étaient pour la première fois élargies aux grands donneurs d’ordres nationaux. Ce fut un succès puisque 500 rendez-vous ont pu être organisés contre 380 en 2018.

Pour cette première, Dassault Aviation, Naval Group et Nexter avaient fait le déplacement. « Nous cherchons des fournisseurs habitués à travailler dans le secteur militaire, adaptés à nos cadences annuelles de production suivant les contrats clients en cours », explique Jean-Philippe Plaze, Responsable Contrat Achat secteur navigation chez Nexter. « Nous avons rencontré durant ces rendez-vous des PME & ETI avec une expertise en électronique pour des véhicules militaires avec des conditions sévères d’utilisation (conditions climatiques entre – 33°C et + 55°C et conditions de chocs et de vibrations extrêmes) qui nous ont permis d’identifier des solutions novatrices pour intégrer de nouveaux produits ». Et déjà des perspectives se dessinent : « plusieurs entreprises ont retenu notre intérêt, dont STARNAV (Calvados) suite à une première étude, pour la possibilité d’étendre les méthodologies d’harmonisation pour d’autres systèmes d’armes ; FACTEM (Calvados) pour leur casque réducteur de bruit et autres algorithmes et ASTEELFLASH (Seine-Maritime) comme EMS avec une capacité locale suivant les pays ».

———————-

NAE est le réseau des acteurs de l’aéronautique, du spatial, de la défense et de la sécurité en Normandie. Fondée en 1998 et présidée par Philippe Eudeline (Directeur Innovation Thales LAS), l’association NAE est aujourd’hui constituée de 160 membres : des grands groupes industriels, plusieurs aéroports et une base militaire, de nombreuses PME / ETI, des start-up, des laboratoires de recherche et des établissements d’enseignement. La filière représente globalement plus de 21.500 salariés pour 3,7 milliards d’Euros de chiffre d’affaires en 2018 en Normandie. NAE est membre du GIFAS et du GICAT.

DéfenseEurosatoryIndustries de défenseNAENormandie AeroEspaceSalon Euronaval

https://theatrum-belli.com/les-entreprises-de-normandie-aeroespace-nae-renforcent-leurs-positions-dans-la-defense/

Les avions de combat israéliens F-16D et F-35I ont utilisés deux vols civils comme boucliers pour leurrer la défense aérienne syrienne et lancer des missiles de croisière Delilah sur des objectifs situés à Homs

Strategika 51

 ΠΆΝΤΑ ῬΕΙ͂…

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Les avions de combat israéliens F-16D et F-35I ont utilisés deux vols civils comme boucliers pour leurrer la défense aérienne syrienne et lancer des missiles de croisière Delilah sur des objectifs situés à Homs

Décidément, les israéliens persistent à utiliser des avions civils comme des boucliers derrière lesquels ils cachent leurs avions pour lancer des attaques contre des objectifs militaires à l’intérieur de la Syrie. La dernière attaque impliquant des F-16D et des F-35I confirme encore une fois cette tactique de l’aviation de combat israélienne: Deux appareils civils, l’un assurant le vol Beyrouth(Liban)-Doha (Qatar) et l’autre Basel (Suisse)-Doha (Qatar), ont servi à leur insu de boucliers aux avions de combat israéliens ayant lancé des dizaines de missiles de croisière de type Delilah sur des objectifs situés à Homs.

Les pilotes israéliens ont non seulement mis en danger les équipages et les passagers de ces deux vols mais escomptaient tromper les radars de la défense aérienne syrienne et russe afin de les amener à abattre les deux appareils civils. L’un des deux avions civils est un Airbus A330-243F de Qatar Cargo qui a été dérouté par la défense aérienne syrienne après l’activation des batteries SAM à Homs tandis que l’autre appareil reçut une consigne d’interdiction de survol à la dernière minute. Cela signifie que les opérateurs syriens et russes ont appris à gérer ce type de piège.

Cela signifie également que les avions de combat israéliens, y compris l’avion de combat furtif de cinquième génération F-35I dans sa variante israélienne ne parviennent toujours pas à pénétrer l’espace aérien syrien par l’Ouest.

Les israéliens accusent depuis longtemps leurs adversaires palestiniens d’utiliser des boucliers humains pour justifier leurs bavures. Or force est de constater que dans le conflit du Levant, les israéliens n’hésitent nullement à se planquer derrière des avions civils se dirigeant vers l’espace aérien libanais ou syrien pour tenter de leurrer les radars militaires syriens et lancer leurs missiles de croisière en toute sécurité. Une sur-réaction de la défense aérienne syrienne pourrait causer la perte d’un avion civil tiers. Ce qui donnera aux médias des pays hostiles à la Syrie et à la Russie une occasion de plus pour accuser Damas et Moscou d’abattre des avions civils.

Cela démontre le degré de sang-froid nécessaire pour contrer ce type d’attaques vicieuses menés par un ennemi connu pour abhorrer toute forme de Fair-Play ou des règles d’engagement.

La plupart des missiles de croisière Delilah ont été interceptés et contrés lors de la phase d’approche finale de la cible pour éviter toute erreur possible. Encore une fois, le bon vieux système Buk-M2E a démontré sa remarquable efficacité. Une efficacité dépassant celle du Pantsir S-1 même si les deux systèmes ne sont pas destinés à la même catégorie.

Personnel d’une batterie SAM Buk-M2E de la défense aérienne syrienne

Le conflit au Levant est l’un des plus complexes de l’histoire contemporaine et ce type de tactiques déloyales utilisés par les israéliens démontrent que l’absence apparente de réaction syrienne ou russe ne s’apparente pas à une inertie mais à une adaptation des moyens de riposte.PublicitésPowered by wordads.coSeen ad many timesNot relevantOffensiveCovers contentBrokenREPORT THIS ADPowered by wordads.coSeen ad many timesNot relevantOffensiveCovers contentBrokenREPORT THIS AD

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3 Replies to “Les avions de combat israéliens F-16D et F-35I ont utilisés deux vols civils comme boucliers pour leurrer la défense aérienne syrienne et lancer des missiles de croisière Delilah sur des objectifs situés à Homs”

  1.  gossebo dit :A signaler que ce vol aussi risque un jour de se retrouver menace: https://zupimages.net/up/20/10/kiif.jpgchargement…Répondre
  2.  gossebo dit :Je me doutai que ldes vols en question c’etaient de Qatar Airways, ils passent toujours par la a des heures bien precises et ce tout les jours, il faudrait que les dirigents de la compagnie qatari se penchent serieusement sur cette question, s’ils ne veulent pas qu’un de leur A320, qui passe par la toutes les nuits ne se retrouve au tapis avec des centaines de morts sur les bras!chargement…Répondre
  3.  rocbalie dit :les Russes sont toujours dans la réaction c’est sans doute ce qui les perdra car seul l’effet de surprise désorganise des forces militaires !
  4. https://strategika51.org/2020/03/06/les-avions-de-combat-israeliens-f-16d-et-f-35i-ont-utilises-deux-vols-civils-comme-boucliers-pour-leurrer-la-defense-aerienne-syrienne-et-lancer-des-missiles-de-croisiere-delilah-sur-des-objectifs-sit/

Armement : la France confrontée à un renversement d’alliance en Arabie Saoudite

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Armement : la France confrontée à un renversement d’alliance en Arabie Saoudite

 Par Michel Cabirol  |  02/03/2020, 6:00  |  1235  mots

Mohammed ben Salman snobe la France
Mohammed ben Salman snobe la France (Crédits : POOL New)

La France est hors jeu en Arabie Saoudite. Ses industriels de la défense sont de moins en moins consultés par Ryad pour les commandes d’armement.

De claques en désillusions, la France ne sait vraiment plus à quels saints se vouer en Arabie Saoudite pour s’attirer les bonnes grâces du prince Mohammed ben Salman, dit MBS. En matière de ventes d’armes, elle est aujourd’hui distancée par l’Italie, l’Espagne et la Corée du Sud, très proche de vendre des corvettes à bas prix à Ryad. Les Etats-Unis restent évidemment hors concours. Autrefois, la France fournissait régulièrement au Royaume en tant que deuxième source d’approvisionnement des navires de guerre pour sa flotte de l’ouest et des systèmes Crotale pour sa défense aérienne courte portée. Ce n’est plus le cas depuis l’arrivée du prince MBS, dont l’origine des incompréhensions entre les deux pays remonte notamment à la place d’ODAS dans la relation entre les deux pays. Cette société, qui organisait les ventes d’armes entre Ryad et Paris, est en voie de dissolution à la demande de MBS. Mais elle continue de gérer les contrats en cours d’exécution.

Les industriels français snobés

Autre temps, autres fournisseurs. Les industriels français ne sont même plus conviés à participer aux « appels d’offres » saoudiens. Naval Group a été superbement ignoré par Ryad pour une commande de deux bâtiments de transport amphibie. Négocié depuis cet automne avec Navantia, qui était en février en Arabie Saoudite pour faire avancer les négociations avec la SAMI (Saudi Arabian Military Industries), un contrat pourrait être signé d’ici à l’été, selon nos informations. Le groupe espagnol a d’ailleurs déjà vendu cinq corvettes Avante 2200. C’était une grande première. Sur les frégates, Navantia et Fincantieri ont été consultés mais pas Naval Group. Le groupe italien a quant à lui annoncé fin décembre avoir remporté un contrat avec l’armée américaine, pour la construction de quatre navires de guerre, des LCS (Littoral Combat Ship) de Lockheed Martin modifiés, à destination de l’Arabie Saoudite. Le contrat est estimé à 1,3 milliard de dollars. Bref, rien ne semble plus tourner en faveur de la France même si certains industriels ont obtenu quelques succès (Nexter, MBDA) en raison d’une meilleure compréhension de la situation locale et de bons réseaux de vente.

« Les dés n’arrêtent pas de tourner mais je suis plus inquiet par le péril jaune au sens large », analyse un expert de la région. Pour l’heure, la France tente de s’accrocher à la modernisation des frégates de Sawari II évaluée à près de 1 milliard d’euros, selon des sources concordantes. Mais là aussi, les italiens tentent d’imposer le radar multifonctions mobile Kronos de Leonardo au détriment des radars de Thales. Il faut dire aussi que la maintenance coûteuse des radars Arabel sur les frégates Sawari II a été un gros point de discorde entre Français et Saoudiens – Thales n’ayant pas pris en compte les demandes saoudiennes et les Saoudiens ayant négligé l’importance de la maintenance – et entre Naval Group et Thales, quelques fois frères ennemis à l’export. A entendre les uns et les autres, les torts semblent partagés entre Français et Saoudiens mais le mal est fait… Le groupe d’électronique tente toutefois de se donner une nouvelle chance en proposant son nouveau radar considéré par le ministère comme performant, le Sea Fire, en cours de développement.closevolume_off

La France snobée, l’Allemagne désirée

Alors que la France fait des efforts pour normaliser ses relations avec l’Arabie Saoudite, elle est toujours aussi peu entendue par Ryad. Ainsi, la visite à Ryad les 16 et 17 janvier dernier de Jean-Yves Le Drian, qui s’est entretenu avec son homologue, le Prince Faisal bin Farhan Al Saoud, ministre des Affaires étrangères et Adel al Jubeir, ministre d’Etat pour les affaires étrangères, a été « désastreuse » sur le volet armement, selon un observateur. Le ministre des Affaires étrangères était pourtant arrivé avec une longue liste… Elle a fait un véritable four. Ce que le Quai d’Orsay a appelé dans un mémo une « déconvenue » est en réalité un changement d’alliance de la part de Ryad sans que Paris ne l’ait bien compris, semble-t-il.

Pourtant tout l’écosystème de défense avait été rempli d’espoir après l’entretien téléphonique le 17 septembre entre Emmanuel Macron et le prince héritier. Le président avait fermement condamné les attaques ayant visé des sites pétroliers à Abqaiq et Khurais par des drones houthis. Il avait alors réaffirmé l’engagement de la France en faveur de la sécurité de l’Arabie saoudite et de la stabilité de la région. Et en réponse à la demande des autorités saoudiennes, Emmanuel Macron avait confirmé à MBS l’envoi en Arabie saoudite d’experts français pour participer aux enquêtes destinées à faire toute la lumière sur l’origine et les modalités des attaques du 14 septembre.

Thales et MBDA ont donc proposé des systèmes pour contrer cette menace. La France a quant à elle envoyé un radar de surveillance Giraffe Made in Sweden (Saab). Selon l’Etat-major des armées, « une cinquantaine de personnels de l’armée de l’air » participe à cette opération. Soit une très belle promotion du Made in France en Arabie Saoudite par le ministère des Armées au moment où Thales tente de vendre ses radars dans le royaume… Le ministère aurait voulu tirer une balle dans le pied de Thales qu’il ne s’y serait pas pris autrement.

La France doit-elle changer de stratégie avec Ryad ?

Mais cette parenthèse a été vite refermée. La visite du ministre saoudien des Affaires étrangères en Allemagne peut s’apparenter à une énorme claque pour la France. Alors que Paris est prêt à vendre des armes à Ryad (en vain !), le Prince Faisal bin Farhan Al Saoud a exhorté l’Allemagne à lever son embargo sur les armes. Un comble… Le gel sur les licences d’exportations et l’arrêt des livraisons doivent être effectivement renégociés entre partenaires de la coalition d’ici le 31 mars prochain. Maniant la carotte et le bâton en même temps, le ministre des Affaires étrangères a rappelé dans une interview à l’agence de presse allemande DPA  « la haute qualité de l’armement » allemand mais a averti qu’il « existe d’autres sources où vous pouvez obtenir de tels armements ». Et de conclure que « nous allons acheter ce dont nous avons besoin, où nous pouvons l’obtenir ».

D’une terre généreuse pour l’industrie de l’armement française, l’Arabie Saoudite, tout comme l’Egypte, est devenue une terre stérile. Face à un tel renversement d’alliance, la France doit réfléchir à une nouvelle stratégie. Pourquoi continue-t-elle à apporter un soutien opérationnel à l’armée saoudienne sans en exiger une compensation industrielle pour prix de son engagement ? Puisque les Espagnols et les Italiens semblent les grands bénéficiaires du renversement d’alliance opéré par l’Arabie Saoudite, pourquoi n’apportent-ils pas eux ce soutien ? A Paris, certains réfléchissent à un durcissement de la politique envers Ryad, car pour l’heure, la France assume vis-à-vis de son opinion publique, des médias et des ONG son soutien tant au régime autocratique de MBS qu’à la guerre qu’il a déclenchée au Yémen. Sans aucun retour. Cet altruisme jugé de plus en plus suicidaire politiquement pourrait ne pas durer éternellement, surtout à l’approche de la présidentielle de 2022.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/armement-l-arabie-saoudite-une-terre-devenue-inamicale-pour-la-france-840917.html

Frégates FDI : la France va-t-elle enfin faire monter la Grèce à bord ?

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 Par Michel Cabirol  |  23/02/2020, 12:05  |  1272  mots

En cas de succès en Grèce, la première frégate d'intervention et de défense (FDI) grecque pourrait être livrée en 2024, coincée entre les livraisons des deux premières FTI françaises (2023 pour une entrée en service en 2025, puis la deuxième en 2025).
En cas de succès en Grèce, la première frégate d’intervention et de défense (FDI) grecque pourrait être livrée en 2024, coincée entre les livraisons des deux premières FTI françaises (2023 pour une entrée en service en 2025, puis la deuxième en 2025). (Crédits : Naval Group)

La ministre des Armées Florence Parly sera à Athènes dimanche et lundi pour une visite importante sur le projet de vente par Naval Group de deux frégates d’intervention et de défense à la marine grecque. Tout parait être en bonne voie mais la France doit lever encore des points bloquants.

La visite de Florence Parly à Athènes (dimanche et lundi) est très importante. Elle n’est pas encore à quitte ou double pour la vente de deux frégates de défense et d’intervention (FDI) par Naval Group à la marine grecque. Mais l’enjeu de la visite de la ministre des Armées, qui va rencontrer le Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis et son homologue, le ministre de la Défense Nikos Panagiotopoulos, sera de faire monter de façon irréversible les grecs à bord de la FDI.

En tout cas, tout est pratiquement en place pour que Naval Group remporte un nouveau beau succès à l’exportation. « C’est une affaire chaude », a estimé vendredi le PDG de Naval Group Hervé Guillou lors de la présentation des résultats 2019. Mais au moindre couac majeur, les Italiens, et plus particulièrement Fincantieri, qui officiellement reste neutre sur ce dossier dans le cadre de la société commune Naviris, sont prêts à sauter sur Athènes pour rafler la mise. Tout comme l’américain Lockheed Martin associés… aux Italiens.

Un climat positif entre Athènes et Paris

Le dossier de Naval Group avance bien en raison d’un climat politique très favorable entre Athènes et Paris, qui soutient la Grèce face à son voisin turc sur plusieurs dossiers jugés stratégiques par les Grecs (Chypre, Libye notamment). Sur fond de tensions en Méditerranée orientale, le gouvernement grec conservateur a, en un seul mois, renforcé sa coopération stratégique avec Paris et relancé un accord militaire avec Washington. Début février, une frégate grecque a participé à la mission du porte-avions français Charles-de-Gaulle dans l’est de la Méditerranée. « La France entend soutenir la Grèce pour l’aider à faire face aux multiples tensions en mer Égée et en Méditerranée, notamment en Méditerranée orientale », a insisté Florence Parly dans une interview accordée dimanche au quotidien grec To Vima et a précisé que les intérêts grecs et français « sont liés ».closevolume_off

« Je veux dire ma préoccupation quant aux agissements en ce moment même de la Turquie en contravention explicite avec ce que le président Erdogan s’était engagé à faire lors de la conférence de Berlin, c’est le non-respect de la parole donnée », avait expliqué fin janvier Emmanuel Macron sur le dossier libyen lors d’une déclaration commune au côté du Premier ministre grec en visite à Paris.

Sur le plan technique, les discussions entre Naval Group et la marine grecque portant sur les spécifications des deux FDI sont très avancées et se déroulent normalement, explique-t-on à La Tribune. En outre, les incertitudes industrielles sur le missile de croisière naval (MdCN) ont pu être levées par MBDA.

Le travail de fond de Naval Group en Grèce

Basé depuis 2008 à Athènes, Naval Group a beaucoup travaillé ces derniers mois pour embarquer l’industrie grecque dans son projet et, au-delà construire un partenariat à long terme. Fin 2019, il a sélectionné huit nouveaux fournisseurs qui vont intégrer sa supply chain mondiale (Akmon, Elfon, Hellenic Cables, IDE Intracom, Metka, Mevaco, Miltech Hellas, et Teletel). Cette sélection était la première démonstration concrète de la volonté du groupe naval de construire ce partenariat sur la durée. Ces groupes seront désormais régulièrement consultés pour des projets à partir de cette année. Naval Group avait déjà depuis des années un partenariat avec Sunlight (fabricant de batteries), qui a déjà été impliqué dans des programmes stratégiques tels que le Barracuda.

Enfin, Naval Group a présenté le 13 février son plan de coopération industrielle et académique avec la Grèce : des partenariats avec des entreprises et trois universités (NTUA, l’Université de Patras et l’Université de Crète) dans des domaines variés tels que les matériaux composites, la robotique, Blue ship ou la fabrication additive ainsi que des  projets grecs et européens de surveillance maritime. Sur ce dernier point, Naval Group propose de créer, avec des partenaires grecs, une activité industrielle et commerciale qui s’adresserait au marché européen à partir de la Grèce. En outre, le groupe naval prévoit de créer en Grèce un centre d’ingénierie chargé des études de conception et de développement pour les futures standards des frégates FDI, faisant de la Grèce un centre d’excellence européen pour l’innovation en matière de naval de défense.

« Nous voulons construire un partenariat de long terme avec l’industrie grecque et garantir le succès du programme ainsi que la souveraineté de la Grèce grâce à un important transfert de technologie. L’industrie grecque maîtrisera le savoir-faire nécessaire pour soutenir l’ensemble du cycle de vie de ces frégates », avait précisé le 13 février à l’ambassade de France en Grèce, le directeur général du développement de Naval Group, Alain Guillou

Ce qui pourrait encore bloquer

L’accord intergouvernemental (AIG) est en cours de rédaction au sein de la direction générale de l’armement et ne rencontre, semble-t-il, pas de difficultés majeures. Sur ce point, les Grecs, qui souhaitent un accord d’Etat à Etat de type FMS (Foreign military sales) à la française comme celui signé entre la Belgique et la France pour les blindés, veulent que l’Etat français soit responsable du contrat. Des discussions portent sur ce point majeur (responsabilité de la France ou de Naval Group, qui est un groupe public détenu à plus de 62% par l’Etat ?) pour les Grecs.

Enfin, dernier point bloquant, l’attitude de Bercy, qui pourrait freiner l’opération sur son volet financier. Les services du ministère de l’Economie veulent faire payer une prime d’assurance de 13%. Soit un niveau proche de ceux qui sont appliqués pour les pays émergents. Ce qui fait hurler les Grecs… Pour autant, les Grecs ont le budget pour acheter les deux premières frégates FDI.

Ce qui a été déjà fait

La France et la Grèce avaient signé en septembre dernier une lettre d’intention (LoI) pour la vente de deux frégates FDI (programme Belh@rra) de 4.500 tonnes à la marine grecque et armées de MdCN (Scalp Naval). « J’ai signé avec mon homologue grec une lettre d’intention, portant sur le projet d’acquisition par la Grèce de deux frégates de défense et d’intervention (FDI) », avait alors indiqué dans un tweet Florence Parly à l’issue de la visite de son homologue grec. Nikos Panagiotopoulos avait toutefois estimé pour sa part qu’il restait « un long chemin à parcourir » avant qu’un accord soit trouvé sur les « aspects techniques » des navires. C’est en train d’être réalisé

La première frégate grecque pourrait être livrée en 2024, coincée entre les livraisons des deux premières FTI françaises (2023 pour une entrée en service en 2025, puis la deuxième en 2025). La seconde pourrait être remise à la marine grecque fin 2025 ou en 2026 tandis que la dernière pour la Marine nationale en 2029. En France, le programme FDI vise à acquérir cinq frégates (coût unitaire 750 millions d’euros), en complément des deux frégates de défense aérienne Horizon (FDA) et des huit FREMM, pour atteindre le format des 15 frégates de premier rang défini par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013. La commande du développement et de la réalisation de la première FTI est intervenue en avril  2017 pour un montant d’environ deux milliards d’euros.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/fregates-fdi-la-france-va-t-elle-enfin-faire-monter-la-grece-a-bord-840349.html

Mais pourquoi les pêcheurs chinois découvrent-ils autant de petits sous-marins espions dans leurs filets ?

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Décryptages » Mais pourquoi les pêcheurs chinois découvrent-ils autant de petits sous-marins espions dans leurs filets ?POLITIQUE19 janvier 2020© ReutersIllustrationsETRE PRIS LA MAIN DANS LE SAC

Mais pourquoi les pêcheurs chinois découvrent-ils autant de petits sous-marins espions dans leurs filets ?

La Chine a découvert que des sous-marins d’espionnage rodaient sur son territoire. Le pays a donc demandé à ses pêcheurs de les récupérer.AJOUTER AU CLASSEURLECTURE ZEN01023Avec Emmanuel Lincot

Le gouvernement chinois demande à ses pêcheurs de récupérer des « torpilles et sous-marins d’espionnage » dans les eaux territoriales chinoises en face du Japon et de la Corée du Sud. Le gouvernement chinois paierait entre 40,000 et 72,000$ en récompense pour chaque objet trouvé.

Atlantico : Ces découvertes sont-elles nouvelles ? La Chine fait-elle de même ?

Emmanuel Lincot : Elles se sont amplifiées depuis ces dernières années. La première prise la plus médiatique par la marine chinoise d’un drone sous marin américain croisant au large des Philippines, pourtant situé dans des eaux territoriales internationales, mais que la Chine revendique comme siennes, avait en 2016 fait déjà grand bruit. La Chine procède de même en effet. Moins visibles que les drones aériens, les drones sous-marins n’en sont pas moins extrêmement importants dans les dispositifs de surveillance des littoraux adverses. Ils s’avèrent utiles pour contrôler les flux des navires en toute discrétion et plus particulièrement ceux des sous-marins mais aussi pour mesurer la salinité des eaux et leur température. Les drones de nouvelles générations seront en mesure d’intervenir dans les abysses pour rompre les câbles, détruire les communications, numériques notamment. Ce qui n’est pas sans poser des problèmes de nature sécuritaire; les communications Internet se faisant en majorité par voie sous-marine et non – contrairement à ce que l’on pourrait croire- par satellite. Que la Chine ait mis en scène ses pêcheurs récompensés comme d’authentiques patriotes participe d’un nationalisme outrancier et a valeur d’avertissement adressé aux étrangers.

Le gouvernement chinois a tapé du poing sur la table en expliquant que le Japon et la Corée étaient protégés par les Etats-Unis et donc que ces objets seraient une menace venant des américains. Ces découvertes peuvent-elles raviver les tensions entre les deux pays ? Quels peuvent être les effets sur le Japon ou la Corée ?

Emmanuel Lincot : C’est une façon de préparer l’opinion à de possibles mesures de représailles. Ces révélations surviennent dans un contexte de crise: tensions en mer de Chine, élections à Taïwan, et guerre commerciale avec les les États-Unis qui, quoi qu’en dise Donald Trump, va dans les faits, se poursuivre. Le fait d’accuser explicitement les États-Unis revient pour Pékin à vouloir ménager ses plus proches voisins coréen et japonais.

Le gouvernement américain s’est défendu de la notion d' »espionnage »; expliquant que ces « sous-marins » équipés de caméras servaient à explorer les fonds marins pour la recherche. Les Etats-Unis font-ils de même dans d’autres mers ou eaux territoriales ? (en Europe par exemple). 

Emmanuel Lincot : Vérité au-dessus des Pyrénées, mensonge en deçà….Bref, que les Américains disent vrai ou faux importe peu ici. Cette rivalité s’inscrit dans une lutte plus globale. Il s’agit, côté chinois et dans tous les cas, de disqualifier l’adversaire pour conditionner psychologiquement l’opinion à des mesures de représailles éventuelles. Une chose est certaine, c’est que les États-Unis ont créé une escadre de drones sous-marin. Ils sont opérationnels sur toutes les mers du monde. Côté européen, ils sont utilisés dans la surveillance des littoraux méditerranéens en crise, comme ceux de la Libye, mais aussi le suivi des navires russes.

https://www.atlantico.fr/decryptage/3586079/mais-pourquoi-les-pecheurs-chinois-decouvrent-ils-autant-de-petits-sous-marins-espions-dans-leurs-filets–lincot

Les actions du secteur de la défense en hausse depuis l’assassinat de Soleimani

Les actions du secteur de la défense en hausse depuis l’assassinat de Soleimani

Repéré par Léa Polverini — 4 janvier 2020 à 13h52

L’assassinat du général iranien par les États-Unis risque de précipiter une escalade de violences dans la région.

La Bourse de Wall Street, à New York, en octobre 2019. | Johannes Eisele / AFP
La Bourse de Wall Street, à New York, en octobre 2019. | Johannes Eisele / AFP

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur Los Angeles Times

C’est une légère hausse que les actions du secteur de la défense ont enregistrée après l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani, ordonné par le président des États-Unis Donald Trump dans la nuit du 3 janvier.

Alors que le Guide suprême d’Iran Ali Khamenei a annoncé qu’une «sévère vengeance» était à attendre, le gouvernement états-unien a affirmé de son côté que 3.000 à 3.500 militaires seraient déployés au Koweït pour répondre «au niveau accru de menace contre les forces et les installations américaines».

Face au risque d’escalade de violences dans la région, la bourse de Wall Street est elle aussi «montée au créneau»: alors que l’indice boursier du S&P 500 perdait du terrain, l’indice du secteur aérospatial et de l’industrie de la défense a grimpé d’1,8% ce vendredi.PUBLICITÉ

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Les drones ont le vent en poupe

Le record revient pour l’heure à AeroVironment, qui a progressé de 6,9%. La firme californienne est notamment spécialisée dans la fabrication de petits drones de reconnaissance à courte portée, qui peuvent atteindre la taille d’un colibri, et qui sont principalement utilisés par l’armée américaine. Elle travaille en collaboration avec le Pentagone, la DARPA (agence chargée de la recherche et du développement des nouvelles technologies destinées à un usage militaire), et la NASA.

Selon Ken Herbert, le directeur général de la banque d’investissement Canaccord Genuity, la surveillance de proximité est «une mission précise pour laquelle les drones d’AeroVironment sont très bien adaptés», et dont le conflit entre les États-Unis et l’Iran pourrait bien faire exploser les ventes.

Le conglomérat Northrop Grumman Corporation a quant à lui vu ses actions monter de 5,4%. Comptant parmi les plus grosses entreprises d’armement au monde, la compagnie s’est investie dans le secteur aérospatial et dans celui des missiles. Elle fabrique des avions tels que le bombardier B-2, et est actuellement en charge du développement du bombardier B-21, destiné à l’US Air Force.

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Le fabriquant du chasseur bombardier F-35, Lockheed Martin, première entreprise mondiale de défense et de sécurité, a enregistré une hausse plus modeste, de 3,6%, quand Raytheon, entreprise spécialisée dans les technologies de missiles et de radars, a gagné 1,5%.

La seule entreprise de défense à avoir subi une baisse parmi les plus grosses sociétés américaines est Boeing, avec -0,2%. Depuis les crashs successifs de ses deux 737 Max en octobre 2018 et en mars 2019, qui ont respectivement causé la mort de 189 et de 157 personnes, l’entreprise connaît une période de troubles qui se répercute sur sa cotation en bourse.

http://www.slate.fr/story/185945/bourse-actions-secteur-defense-hausse-assassinat-soleimani-iran-etats-uni