Archives pour la catégorie Aéronautique et Défense

La Syrie, vitrine du potentiel industriel de défense russe.

La Syrie, vitrine du potentiel industriel de défense russe.

En quelques années, et grâce à des investissements massifs, la Russie a surpris par sa capacité d’adaptation et de production de matériels militaires de très haute technologie. La Syrie est devenue un théâtre vitrine du savoir faire russe. De quoi intéresser de nombreux pays acheteurs mais également susciter la crainte sur la scène internationale.

La Syrie comme vitrine de l'effort de défense russe
Le conflit syrien, lieu de test pour l’aviation russe

La Syrie, un théâtre de tests opérationnels

Le conflit syrien a, par exemple, permis les tests opérationnels de différents robots de combats téléopérés. C’est le cas pour le Platforma-M et l’Argo depuis 2016. Ces deux robots armés pour le combat permettraient des engagements en zones urbaines sans exposer inutilement les troupes assaillantes.

La modularité des équipements disponibles pour ces robots permet de s’adapter à de multiples situations. Cela explique que les différents sites proches de la Russie comme Sputnik annoncent également le développement de robot de contre-minage, ou sous-marins. Devant le succès d’utilisation des premières gammes de robots russes, la célèbre entreprise Kalachnikov développe également le sien depuis 2015: le Volk-2.

De matériels de toute nouvelle génération extrêmement performants

La protection antiaérienne russe est également un véritable domaine d’expertise qui a pu dévoiler son potentiel en Syrie. Le S-400 est actuellement d’une technologie inégalée et limite l’ampleur de tout bombardement au-dessus de zones protégées par l’armée. La Russie a donc actuellement le pouvoir de bloquer une partie de l’espace aérien syrien à l’OTAN. Israël en fait également les frais depuis 2015 et ne peut survoler l’espace aérien sous contrôle russe qu’avec leur assentiment. Le S-500, actuellement en conception, serait même, en l’état, indestructible du ciel et capable de détruire des missiles hypersoniques dans un rayon de 600 kilomètres. Ce nouveau matériel change donc totalement les doctrines de bombardement aériens.

Les forces aériennes russes ont pu, de plus, tester le Sukhoï Su-57, avion de chasse de 5egénération à même de concurrencer le F-22 américain Cependant, ces nouveaux avions furtifs n’étaient qu’à un stade de prototype.

La marine russe bénéficie également de nouveaux sous-marins depuis 2014 et a la possibilité de lancer de nouveaux missiles de croisières de catégories Kaliber en Syrie depuis la mer Caspienne. En conséquence, la distance de 1500 km n’est plus un problème technique pour un lancement de missile.

Enfin, à défaut de pouvoir posséder un budget similaire aux États-Unis, la Russie a opté pour une spécialité tout aussi efficace que les batteries anti-aériennes : la guerre électronique. Les Américains ont ainsi fait les frais de coupures de communication sur le théâtre syrien, empêchant des frappes aériennes et bloquant les communications avec leurs alliés de l’opposition. De quoi susciter des inquiétudes et une adaptation de l’entraînement américain au combat.

Des succès technologiques qui suscitent craintes et envies

Les succès industriels d’armement russe et leur expérimentation sur le théâtre syrien encouragent leur exportation. Erdogan a  même annoncé, en début 2019, vouloir acquérir des S400 russes, de quoi susciter la polémique au sein de l’OTAN et démontrer l’attractivité croissante de la Russie auprès de son voisin. Le pays vend également des armes à la République Centrafricaine, renouant ainsi avec une vieille tradition de soutien aux pays africains.

Dans un contexte de réarmement mondial, la Russie se replace au premier plan des exportations d’armes. La Syrie est devenue une véritable vitrine de son savoir-faire, ce qui ajoute une dose de cynisme à la tragédie humaine qui s’y déroule depuis 2011. Les dividendes de la paix semblent bien loin.

Sources :

-“Achat d’équipements militaires russes: Erdogan persiste et signe”, Le Figaro, mars 2019

-“Budget, équipements, compétences: que vaut l’armée russe?”, Challenges, décembre 2016

-“Système S-500: le nouveau missile détruira des cibles à 100 kilomètres d’altitude”, russiabeyond.com , avril 2017

-“DGSE, Espions, Secrets des Affaires, Crises mondiales, interview d’Alain Juillet”, Thinkerview, avril 2018

– “Platform-M, le robot combattant”, Chaire de Saint-Cyr, décembre 2015

-“Syrie, la surprise russe pour les USA”, parstoday.com, aout 2018

-“Robots armés autonomes et IA : les 825 millions de coupes budgétaires auraient pu, auraient dû, s’y investir intelligemment” , La Synthèse online, aout 2017

– “Russia’s Platform-M combat robot on display in Sevastopol”, Russia Today, juillet 2015

-“Were Russian Combat Robots Used in Syria ?”, Bellingat.com, janvier 2016

-“La Russie a testé ses avions de chasse dernier cri Su-57 au combat en Syrie”, Russia Today, mars 2018

-“L’avion de combat russe de la 5e génération Soukhoï Su-57 testé en Syrie”,Intellivoire.net, novembre 2018

– “Plus performants et dotés de missiles Kalibr, les nouveaux sous-marins russes préoccupent l’Otan”, Opex360.com, octobre 2018

– “La Russie a lancé 26 missiles de croisière à partir de la mer Caspienne sur des cibles de l’EI”, Réseau International, octobre 2015

-“La guerre en Syrie exhibe les armes russes et encourage leurs ventes”, Memri, janvier 2016

About Harold MICHOUD

Harold Michoud est étudiant en Master II de Grenoble Ecole de Management. Il s’intéresse particulièrement aux questions de Défense et de gestion de crise dans les relations internatio
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Des Su-35 ou des Su-57 russes en Turquie  à la place des F-35 ?  Par Valentin Vasilescu

Des Su-35 ou des Su-57 russes en Turquie
à la place des F-35 ?
Par Valentin Vasilescu

mercredi 17 avril 2019, par Comité Valmy

 

Des Su-35 ou des Su-57 russes en Turquie
à la place des F-35 ?

Avec la décision de l’achat par la Turquie du système anti-aérien russe S-400, le temps de la diplomatie secrète américaine semble avoir pris fin. Les États-Unis ont réagi en bloquant la livraison de l’avion F-35 à la Turquie, alors que celle-ci était partenaire dans l’élaboration du projet F-35. En effet, la Turquie a fourni de l’argent à l’avance pour avoir accès à la technologie.

Les Américains sont entièrement contre l’adoption par la Turquie du système S-400, car ils estiment que cela se faisait au détriment du système américain Patriot. Les nouveaux dirigeants militaires turcs, choisis parmi ceux qui n’ont pas fait de stages aux États-Unis, se prononcent pour cette acquisition parce que cela répond strictement à la sécurité de la Turquie. Les militaires turcs ont encore en tête l’agressivité de certains alliés du « grand ami » qui a orchestré le coup militaire, bien sûr, au nom de la démocratie.

Ces dernières années, nous assistons à une confrontation diplomatique évidente entre la Turquie et les États-Unis + les alliés américains. Rappelons-nous que la Turquie a fait son premier pas, en prenant pour cible l’Arabie Saoudite, et en publiant les détails de l’assassinat de Kashoggi. Après le refus des États-Unis de livrer le F-35, un refus auquel s’attendait la Turquie, celle-ci a évolué de manière similaire dans ses relations directes avec les États-Unis. Le ministre des affaires étrangères, M. Mevlut Cavusoglu, a annoncé que si les Américains refusaient la vente de F-35, la Turquie acquérait des avions de pointe ailleurs. Cavusoglu a nommé ces alternatives : Su-35 ou Su-57 russe.

Ces transactions constituent une première absolue parce que c’est la première fois que la Russie vend des systèmes si avancés à une armée étrangère, un membre de l’OTAN. Poutine est-il assez naïf pour offrir aux ennemis, sa technologie de pointe ? Si Poutine réussit à extraire la Turquie de la zone d’influence américaine, alors le jeu en vaudrait vraiment la chandelle. Rappelons-nous que la récente réunion de Poutine-Erdogan est la troisième réunion entre les deux présidents depuis le début du 2019, et que la tendance à la hausse des relations russo-turques a débuté avec le coup d’État raté en Turquie.

Revenons au coup d’État en 2016, qui visait l’assassinat du Président Erdogan et n’était qu’une tentative désespérée d’éliminer un adversaire de l’Amérique. Quelques heures plus tôt, Poutine avait informé Erdogan de ce qui était en train de se passer, et le conseillait de quitter la maison de vacances de Marmaris 30 minutes avant l’attaque des commandos de putschistes, et de monter à bord d’un jet privé. Et il a également mis à disposition un satellite de communication russe pour diriger les forces fidèles restantes. Cette aide a permis à la 1ère Armée turque, commandée par le général Ümit Dündar, disposée autour d’Istanbul, d’inverser le sort du coup d’état en faveur de Erdogan. Dündar a repris l’aéroport Atatürk qui était sous le contrôle des putschistes et a assuré l’atterrissage de l’avion de Erdogan.

Pourtant, les choses ne peuvent pas rester ainsi indéfiniment car Erdogan veut régler rapidement le problème des Kurdes, considérés comme des terroristes par la Turquie mais soutenus par les États-Unis. En même temps, Erdogan veut transférer aux services secrets turcs, la gestion de tous les terroristes islamistes combattant dans le nord de la Syrie, recrutés et armés par la CIA et le Pentagone via l’Arabie Saoudite, pour les empêcher d’être redirigés par les États-Unis vers d’autres « Printemps arabes ». Le véritable objectif de Erdogan est de créer son propre bloc militaire composé de la Turquie, de l’Iran et du Qatar, en tant que contrepoids à une OTAN arabe recherchée par les États-Unis. Si Erdogan, soutenu par Poutine, remporte le match qu’il mène contre les Etats-Unis et leurs alliés arabes, le rapport des forces au Proche-Orient changera radicalement au détriment des États-Unis.

Valentin Vasilescu
16 avril 2019

Traduction Avic 
– Réseau International

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article11122

Des Frappes Aériennes Non- Identifiées (FANI) En Libye

Analysis

Des Frappes Aériennes Non- Identifiées (FANI) En Libye

La question du jour : quel est le pays tiers qui fournit ces fameux avions de combat fantômes dont l’un d’eux a bombardé certaines pistes de l’aéroport militaire de Mitiga près de Tripoli ?

La guerre de faible et moyenne intensités en Libye fut l’occasion pour l’usage d’aéronefs de guerre anonymes et non-identifiés pour assister l’un ou l’autre des principaux belligérants.

Des aéronefs pilotés et sans pilote des États-Unis, du Royaume-Uni, de France, d’Italie, d’Égypte, des Émirats Arabes Unis, du Qatar, de Turquie et même de certains pays d’Europe orientale (en sous-traitance avec cahier de chargé) ont participé à ces frappes aériennes non identifiées en Libye. Ce phénomène passé sous silence par les grands médias a un nom : FANI ou Frappes Aériennes Non-Identifiées.

Les forces du maréchal Khalifa Haftar avancent sur Tripoli où siège le Gouvernement d’union nationale présidé par Al-Sarraj, le seul qui soit reconnu par la communauté internationale. Cette avancée des forces de la Cyrénaïque vers la Tripolitaine aggrave un vieux clivage historique entre l’Est et l’ouest de la Libye.

https://strategika51.org/archives/62275

Le Su-57 De Retour À Lattaquié

Le Su-57 De Retour À Lattaquié

Russian Su57 redeployed in Syria
Le Sukhoï Su-57 est de retour en Syrie

Le redéploiement du plus récent avion de combat des forces aérospatiale russes en Syrie semble être une réponse au dernier assaut aérien israélo-US sur le gouvernorat d’Alep (27 mars 2019) et coïncide actuellement avec une solide attaque russe aux missiles de croisière Kalibr et à l’aviation visant des objectifs militaires dans le gouvernorat rebelle d’Idlib.

https://strategika51.org/archives/62325

Un avion de chasse japonais « disparaît du radar » au-dessus du Pacifique

Un avion de chasse japonais « disparaît du radar » au-dessus du Pacifique

Un avion de chasse japonais "disparaît du radar" au-dessus du Pacifique
Selon des sources locales, un avion de chasse furtif japonais aurait disparu des radars au-dessus de l’océan Pacifique lors d’une mission d’entraînement. Un contact radio aurait également été perdu avec l’avion.

Le chasseur furtif F35A a disparu mardi vers 19h30, heure locale, a rapporté Asahi Shimbun . L’avion a décollé avec plusieurs autres avions de la base aérienne de Misawa, à environ 135 km au nord-est de la ville de Misawa, pour un exercice d’entraînement nocturne régulier environ une demi-heure avant la disparition.

L’avion aurait un pilote à bord. Une opération de recherche et de sauvetage est déjà en cours et les garde-côtes japonais ont déployé deux navires de patrouille pour rechercher l’avion et le pilote.

Liveuamap

@Liveuamap

Japanese F35 fighter, disappears from the radar over the Pacific, no radio contact https://avia.liveuamap.com/en/2019/9-april-japanese-f35-fighter-disappears-from-the-radar-over  via @TrafficNewsJp

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Le F35A est un avion de décollage et d’atterrissage classique. Il s’agit du plus petit et du plus léger de la série de chasseurs multirôles Lockheed Martin.

L’avion est déployé à la base depuis janvier 2018. Le ministère de la Défense du Japon envisage actuellement de déployer un total de 42 avions à la base.

Le Japon est l’un des plus gros acheteurs mondiaux de chasseurs furtifs de cinquième génération. Cependant, l’avion F35 a été en proie à des problèmes; En septembre dernier, l’armée américaine avait immobilisé la moitié de sa flotte de F35 à la suite d’un accident survenu en Caroline du Sud. L’année précédente, une F35 américaine déployée au Japon avait perdu une partie de son fuselage au milieu d’une mission d’entraînement de routine.

LIRE LA SUITE: Un avion de combat japonais s’écrase dans la mer du Japon, un équipage retrouvé vivant

En février, un avion de combat japonais F-2 s’est écrasé dans la mer du Japon à environ 130 km de sa base aérienne de Fukuoka, mais heureusement, les deux membres de l’équipage ont été récupérés avec succès par les équipes de recherche et de sauvetage.

https://www.rt.com/news/455978-japan-jet-fighter-disappears-sea/

Ventes d’armes: États-Unis contre Russie (1950-2017)

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Ventes d’armes: États-Unis contre Russie (1950-2017)

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https://player.vimeo.com/video/286751571?byline=0&portrait=0

Ventes d’armes: États-Unis contre Russie (1950-2017)

Entre d’innombrables guerres par procuration et la menace croissante d’une catastrophe nucléaire, la guerre froide a créé un climat géopolitique sans précédent.

Pendant près d’un demi-siècle, les deux plus grandes superpuissances du monde se sont ruées l’une sur l’autre, par tous les moyens nécessaires. C’était une tension qui a tout déclenché, de la course à l’espace aux rivalités sportives, l’impact s’étendant souvent aux pays voisins.

Les États-Unis et l’Union soviétique ont non seulement bravé toutes les courses de l’armement, mais ils ont également étendu leur influence en vendant des armes à l’extérieur de leurs frontières. Fait intéressant, cette dernière course se poursuit jusqu’à aujourd’hui, près de trois décennies après la chute du rideau de fer.

Visualiser les ventes d’armes

L’animation d’aujourd’hui provient du spécialiste des données, Will Geary , qui retrace l’historique des ventes d’armes internationales provenant des États-Unis et de l’Union soviétique (plus tard de la Russie) de 1950 à 2017.

Plus spécifiquement, en utilisant les données de la base de données sur les transferts d’armes du SIPRI, l’animation montre le mouvement géographique des armes d’un pays à l’autre ainsi que l’évolution de la part du commerce des armes détenue par les pays respectifs. La vidéo est également agréablement soutenue par un son qui représente la musique de chaque décennie, allant de Buffalo Springfield à The Clash.

Dominance des armes

Si vous regardez le graphique à secteurs dans le coin supérieur gauche de l’animation, vous verrez que le début des années 1960 marque l’apogée de la domination des Etats-Unis et de l’Union soviétique – à ce stade, à peu près au même moment que la crise des missiles cubains, puis Assassinat de JFK, les deux superpuissances combinées représentent 80% des ventes mondiales d’armes.

Dans les années 1960, les principaux clients des armes américaines étaient l’Allemagne, le Royaume-Uni et le Japon, tandis que les Soviétiques envoyaient le plus grand nombre d’armes à l’Égypte, à la Pologne et à l’Allemagne de l’Est.

Chute du mur

Dans les années 1980, le commerce mondial des armes a commencé à se dissiper, les dirigeants soviétiques tels que Gorbatchev se concentrant sur les réformes intérieures et, éventuellement, sur la perestroïka.

Plus tard, l’Union soviétique s’est dissoute et les ventes d’armes ont continué à plonger jusqu’en 2001:

Exportations d'armes par année

Depuis lors, les ventes d’armes ont de nouveau augmenté – et aujourd’hui, elles sont revenues à des niveaux jamais vus avant la chute du mur de Berlin.

L’époque moderne

Qui vend le plus d’armes, d’après les données des 10 dernières années?

Ventes d'armes par pays

Même si la guerre froide est finie depuis longtemps, les États-Unis et la Russie ont conservé leur héritage de ventes d’armes internationales jusqu’au 21ème siècle.

Aujourd’hui, les deux pays réalisent environ 60% des ventes d’ armes. Les principaux fabricants d’armes américains, tels que Lockheed Martin et Raytheon, obtiennent une grande part de ce gâteau.

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Trop gros pour échouer: avec des millions investis, le F-35 est là pour rester

LES OPENSECRETS

Trop gros pour échouer: avec des millions investis, le F-35 est là pour rester

F-35

En 1997, Lockheed Martin a été sélectionné pour concourir à la conception et à la construction de ce qui allait devenir le F-35 Lightning II. Au fil du temps, ce programme d’avions de combat est devenu l’un des plus coûteux de l’histoire des États-Unis et a dû faire face à de nombreux défis techniques et fonctionnels graves. L’avion a finalement été jugé prêt au combat en 2018, malgré les inquiétudes persistantes quant à sa capacité à voler et à se battre.

Malgré toute la controverse entourant l’avion, les membres bipartisans du Congrès cette semaine ont demandé à leurs collègues d’ajuster la demande de budget du président Trump pour 2020 afin d’inclure davantage de F-35. Lockheed ayant investi des millions de dollars dans les candidats au Congrès et créé des emplois dans presque tous les États américains, le soutien politique du projet reste fort.  

Les membres de la Chambre qui ont écrit la lettre pour demander davantage de F-35 font partie du Caucus des avions de combat interarmées. Le groupe, dirigé par les représentants John Larson (D-Conn.), Martha Roby (R-Ala.), Marc Veasey (D-Texas) et Mike Turner (R-Ohio), a été formé en 2011 par la représentante Kay Granger. (R-Texas) et ancien représentant Norm Dicks (D-Wa.). Les cinq membres actuels du caucus mentionnés ci-dessus ont reçu de Lockheed Martin le maximum de contributions au PAC pour le cycle 2018. Dans un communiqué de presse annonçant la formation du caucus, Granger et Dicks ont qualifié le programme d’avions de combat de «nécessité absolue», citant le nombre d’emplois qu’il soutiendrait.

Initialement, les avions devaient coûter 38 millions de dollars chacun. Toutefois, même si leur rendement est considérablement inférieur à celui de chaque avion , le gouvernement des États-Unis coûte en moyenne 158,4 millions de dollars. Lockheed Martin est le maître d’œuvre, tandis queNorthrop Grumman et BAE Systems ont fourni des pièces.

Un récent rapport du Projet sur la surveillance du gouvernement (POGO) a exposé la litanie de problèmes auxquels l’avion est confronté. Certains problèmes incluent des systèmes informatiques de combat défectueux, des cyber-vulnérabilités qui pourraient permettre aux pirates d’accéder au réseau des avions, des problèmes de précision des armes à feu des avions et une tendance à développer des fissures nécessitant de nombreuses réparations.

Dan Grazier, ancien capitaine de corps des Marines et membre militaire de POGO et auteur du rapport, a déclaré que même avec tous les problèmes du programme, il continuera.

« Le complexe militaro-industriel du Congrès a perfectionné ses méthodes pour garantir la pérennité de tels programmes malgré des performances décevantes dans presque toutes les mesures militaires objectives », a-t-il déclaré.

La raison pour laquelle le programme bénéficie d’un tel soutien politique est probablement due en partie à sa large portée économique. Lockheed Martin a déclaré que le F-35 créait, directement et indirectement, 194 000 emplois dans 46 États et à Porto Rico.   

Depuis le cycle de 1990, les employés de Lockheed et le groupe PAC de la société ont apporté une contribution combinée de près de 39,7 millions de dollars. Le cycle de 2018 a vu la contribution la plus importante des filiales à moyen terme, avec près de 4,7 millions de dollars.  

Granger était le principal destinataire de l’argent du PAC de Lockheed et de ses employés en 2018 avec 131 940 $, soit plus du double du prochain bénéficiaire le plus proche. Granger, la première membre du comité des crédits de la Chambre, a reçu 549 990 dollars, principalement des employés de Lockheed, au cours de sa carrière, ce qui en fait son principal donateur.

Granger est membre du Comité des crédits depuis 1999 et a été, à différents moments, vice-président et président du Sous-comité de la défense des crédits de la Chambre. L’une des usines de montage de F-35 est située dans le district de Granger et elle a été décrite comme une «championne» du programme.  

La sénatrice Lindsey Graham (RS.C.), première bénéficiaire des contributions de Lockheed Martin au Sénat , est membre de trois comités susceptibles d’intéresser l’organisation: crédits, budget et relations extérieures. Graham a reçu 58 700 $ d’eux au cours du cycle 2018 et a reçu 109 625 $ des employés et du PAC tout au long de sa carrière.

Selon le site Web de la société , le projet F-35 est lié à 530 emplois en Caroline du Sud et a un impact économique de 34,3 millions de dollars dans l’État.

Lockheed est également un contributeur important des membres de la Chambre à l’origine de la récente lettre demandant des F-35 supplémentaires dans le projet de budget. Turner a reçu 98 000 $, principalement de l’argent de PAC, au cours de sa carrière, faisant de Lockheed son deuxième plus gros contributeur de tous les temps. Au cours de sa carrière, Veasy a reçu 46 950 dollars, principalement du PAC de Lockheed, faisant de la société son troisième plus grand donateur de tous les temps.

Granger et Veasy, l’un des signataires de la lettre demandant davantage de F-35, représentent des districts du Texas, un État dans lequel le programme F-35 de Lockheed a un impact économique considérable. Le programme crée 47 080 emplois directs et indirects au Texas et 4 080 emplois dans l’État d’origine de Turner, dans l’Ohio.

Outre les contributions à la campagne, Lockheed Martin est un puissant groupe de pression. En 2018, il a dépensé 13,2 millions de dollars en lobbying et en 2017, une baisse de près de 14,5 millions de dollars. La société est bien connectée à Capitol Hill. En 2018, elle employait au total 54 membres de la porte tournante , dont 3 anciens membres du Congrès.  

Même avec le ferme soutien politique et les impacts économiques généralisés du programme, Grazier a décrit le programme comme «un albatros au cou des services pendant de nombreuses années».

«Même si les ingénieurs peuvent finalement terminer la conception et la faire fonctionner comme on nous l’avait promis, le programme aura un coût de propriété élevé», a-t-il déclaré. «C’est une volonté, car cela permet à Lockheed Martin de décrocher des contrats de maintien en puissance lucratifs auprès d’un fournisseur unique aussi longtemps que l’aéronef vole.

Il a également exposé une autre conséquence imprévue des luttes du programme: la possibilité que des pilotes quittent le service, car il y aura « une période difficile pour garder l’avion en vol ». Et avec moins d’avions en vol, les pilotes de haut niveau pourraient être frustrés et quitter le service. , A averti Grazier.

Grazier a déclaré qu’une solution possible serait que le Congrès «n’augmente pas la production tant que la conception n’a pas pu être prouvée par des tests opérationnels». Mais ils pourraient également prendre des mesures plus radicales.

«La meilleure chose à faire serait d’arrêter la production jusqu’à ce que tout le processus de développement soit terminé pour inclure les modifications du« Bloc 4 ». Le bureau du programme prévoit d’acheter des centaines de F-35 supplémentaires, tandis que la conception sera modifiée de façon spectaculaire », a-t-il déclaré. « Cela signifie que tous les aéronefs acquis avant la fin des travaux devront passer par un processus de modernisation coûteux pour intégrer toutes les corrections qui restent à découvrir. »

Lockheed Martin n’a pas renvoyé de demande de commentaire.

Karl Evers-Hillstrom a contribué à ce rapport.

N’hésitez pas à distribuer ou à citer ce matériel, mais merci de créditer le Center for Responsive Politics. 
Pour obtenir la permission de réimprimer à des fins commerciales, telles que des manuels, contactez le Centre: info@crp.org

A propos de l’auteur

Raymond a rejoint le CRP en tant que stagiaire rapporteur en janvier 2019. Il a obtenu un BA en sciences politiques de l’Université Duquesne en décembre 2018. Avant de rejoindre le CRP, Raymond était rédacteur en chef et, plus récemment, rédacteur en chef pour Duquene Duke. , Journal étudiant indépendant de Duquesne. Il a grandi à Mechanicsburg, en Pennsylvanie.

https://www.opensecrets.org/news/2019/04/too-big-to-fail-with-millions-invested-the-f-35/

L’OTAN sous le choc! Un submersible Russe B-265 Krasnodar armé de missiles de croisière Kalibr aperçu près du détroit du Bosphore (eng.)

ANALYSIS

L’OTAN sous le choc! Un submersible Russe B-265 Krasnodar armé de missiles de croisière Kalibr aperçu près du détroit du Bosphore (eng.)

Un sous-marin portugais en Méditerranée

Un sous-marin portugais en Méditerranée

(B2) Le sous-marin portugais Trident a pris la mer lundi (18 mars) pour rejoindre l’opération maritime européenne EUNAVFOR Sophia de lutte contre les trafics de migrants

Une mission : la collecte d’informations sur les trafiquants

Le navire devrait rester deux mois sur zone, avec une mission principale : la collecte d’informations. Celles-ci seront partagées « avec les autorités régionales responsables du sauvetage en mer, en vue d’identifier les navires surpeuplés de migrants », les passeurs et leurs commanditaires. L’objectif est de « contribuer ainsi à la diminution du risque de perte de vies humaines dans la région » indique la marine portugaise.

Une contribution à Sea Guardian

Le ‘Trident’ va aussi apporter son soutien à l’opération ‘Sea Guardian‘ de l’OTAN, en mettant à disposition ses capacités et ses systèmes de collecte d’informations dans le domaine de la connaissance de la situation maritime dans la région méditerranéenne, qui seront partagés avec la structure de commandement de l’Alliance.

Une femme à bord

Parmi les 36 militaires, une femme. C’est la première fois qu’un submersible portugais embarque une femme au sein de son équipage, annonce l’état-major des forces armées portugaises.

Un outil bien discret

(commentaire) Ce n’est pas la première fois en revanche qu’un sous-marin est employé dans l’opération Sophia. Récemment, un sous-marin grec avait été utilisé. Et des sous-marins français ou italien ont aussi été activés dans le passé. Le côté discret, insoupçonnable, de ce navire permet d’assurer une surveillance tout azimut de la côte libyenne et des alentours, pour observer les différents trafics et mouvements militaires — le trafic des êtres humains n’est pas souvent le seul objectif des sous-mariniers.

(NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

© B2 / Bruxelles2. Vous désirez approfondir, bénéficier de décryptages complets, d’informations plus exclusives… Continuez votre lecture sur B2 Pro. C’est aussi le meilleur moyen de soutenir ce blog et d’en permettre sa pérennité. Nicolas Gros-Verheyde, diplômé en droit européen à l’université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 – Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l’IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).

Embarquez à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle, entièrement rénové et modernisé (VIDÉO)

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