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«Blaxit»: de nombreux Noirs américains quittent les États-Unis pour le Ghana et l’Afrique du Sud

«Blaxit»: de nombreux Noirs américains quittent les États-Unis pour le Ghana et l’Afrique du Sud

Jusqu’à 5 000 Noirs américains sont rentrés au Ghana – et des milliers d’autres dans d’autres pays africains – au cours des dernières années dans le cadre d’un mouvement grandissant visant à vivre dans une société dans laquelle ils se disent capables de vivre dans un monde quels sont les noirs sont en charge. « 

 

Le mouvement croissant de «retour en Afrique» a été mis en évidence dans un article récent du service de presse Al Jazeera intitulé «Pourquoi certains Afro-Américains s’installent en Afrique ».

L’article – qui, bien sûr, blâme les Blancs pour tous les maux affectant les Noirs – s’articule autour d’une interview avec Muhammida el-Muhajir, une spécialiste du marketing numérique de New York, qui a quitté son travail pour s’installer à Accra, la capitale du Ghana. .

«Ils viennent des grandes villes de San Francisco, Chicago et New York. Des milliers d’entre eux. Et beaucoup refusent de rentrer », écrit l’article, affirmant qu’une« nouvelle vague d’Afro-Américains échappe au racisme et aux préjugés incessants aux États-Unis. Du Sénégal et du Ghana à la Gambie, des communautés émergent en défiant la sagesse conventionnelle voulant que l’Afrique soit un continent que tout le monde essaie de quitter. ”

L’article poursuit en disant qu’il est estimé qu’entre 3 000 et 5 000 Noirs américains vivent dans la seule capitale ghanéenne. (Le Ghana, rappelons-le, a une loi sur le «droit de résidence», semblable à la «loi sur le retour» d’Israël. Cette loi sur le droit de résidence accorde la résidence et la citoyenneté du Ghana à toute personne d’ascendance raciale noire .)

«Ce sont des enseignants dans des petites villes de l’ouest ou des entrepreneurs dans la capitale et ils affirment que même si vivre au Ghana n’est pas toujours facile, ils se sentent libres et en sécurité», poursuit l’article.

El-Muhajir dit avoir déménagé, « parce que malgré son éducation et son expérience, elle a toujours été conçue pour se sentir comme une citoyenne de deuxième classe. »

Déménager, a-t-elle déclaré, était «une occasion de réaliser son potentiel» et «d’éviter d’être la cible de violences raciales».

Cette dernière raison est évidemment absurde, car toutes les preuves montrent qu’aux États – Unis, les Blancs sont beaucoup plus la cible de violences raciales que les Noirs et que les crimes contre les Noirs constituent de loin la plus grande menace pour les Noirs en Amérique .

Même si la perception de «violence blanche» par El-Muhajir est fausse – générée sans aucun doute par les médias contrôlés -, sa première raison est véridique: à savoir qu’en concurrence ouverte et sur un pied d’égalité, les Noirs sont presque toujours perdants contre le QI plus élevé les Blancs et les Asiatiques en Amérique.

«J’ai grandi à Philadelphie, puis à New York. Je suis allé à Howard, qui est une université historiquement noire », a déclaré El-Muhajir.

«Je dis aux gens que le Ghana est comme Howard dans la vraie vie. C’était comme un microcosme du monde. À l’université, ils nous disent que le monde n’est pas noir, mais il y a des endroits où c’est le monde réel. Howard vous prépare à un monde où les Noirs sont aux commandes, ce qui est une expérience complètement différente de celle des personnes qui ont fréquenté des universités à prédominance blanche. « 

Elle a ensuite expliqué qu’elle ne se sentait plus comme une « étrangère » en Afrique, une expérience qu’elle avait toujours vécue en Amérique.

«Le premier pays où je suis allé était le Kenya. J’avais 15 ans et voyagé avec un groupe d’enfants. J’étais l’un des deux enfants noirs. J’ai vu très tôt que je pouvais m’intégrer et n’était pas un outsider.

«Soudain, ça a basculé, je venais d’Amérique où j’étais un outsider, mais en Afrique, je ne me sentais plus comme ça. J’ai fait des études supérieures au Ghana en 2003 et je suis retourné à New York, puis au Ghana en 2014. »

Elle a ensuite expliqué comment ce dilemme de ne jamais être la première  s’est  résolu par  lui-même lorsqu’elle a déménagé en Afrique:

«En Amérique, vous essayez toujours de faire vos preuves. Je n’ai pas besoin de me prouver aux normes de quelqu’un d’autre ici. Je suis une championne, j’ai couru et suis allé à l’université et j’aime gagner. Je refuse donc de me retrouver dans une situation où je ne gagnerai jamais. ”

«Il y a des commodités auxquelles je me suis habituée chez moi à New York – comme les fêtes, les bars ouverts et la mode, alors quand j’ai réalisé que je pouvais faire les mêmes choses en Afrique que chez moi aux États-Unis, j’ai été vendue. Il y a aussi un grand festival d’art de rue ici, et c’était la différence par rapport à ma venue [en tant qu’étudiante]. J’ai vu ce que j’aime chez moi ici, alors j’ai décidé que le moment était venu.

El-Muhajir a même réalisé un documentaire intitulé «Blaxit» sur les Noirs qui se déplacent en Afrique.

«J’ai créé Blaxit à cause de cette vague d’afro-américains qui s’installent en Afrique. Cette tendance a commencé à se produire autour de l’indépendance des pays africains, mais la nouvelle vague [comprend] des personnes qui viennent dans des endroits comme celui-ci. Ce nouveau groupe a un accès certain en Amérique et vient ici pour avoir ce style de vie en Afrique », a-t-elle déclaré.

«À notre insu, nous vivons la vision que le politicien et révolutionnaire ghanéen Kwame Nkrumah a exposée pour nous, de ce pays constituant la porte d’entrée de la diaspora noire en Afrique.

«Je ne veux pas que les gens pensent que l’Afrique est cette utopie magique dans laquelle tous vos problèmes disparaîtront. C’est juste que certaines des choses auxquelles vous pourriez être confronté en Amérique en tant que personne noire – vous ne devrez pas souffrir avec ces choses ici. « 

Lorsqu’on lui a demandé si elle pensait que le mouvement «de retour en Afrique» gagnerait de la vitesse et augmenterait en nombre, elle a conclu en disant: «Je pense que davantage viendra quand ils commenceront à y voir une alternative viable. Mais ce n’est pas facile et ce n’est pas bon marché. Je ne peux pas dire que ce qui se passe en Amérique aujourd’hui est pire que ce qui s’est passé à un autre moment. Je pense que le moment est venu où les gens commencent à voir qu’ils peuvent vivre ailleurs. »

* Le mouvement original de «retour en Afrique» en Amérique remonte à l’époque de l’American Colonization Society (ACS), dont les membres les plus remarquables comprenaient des membres notables de l’American Colonization Society, dont Thomas Buchanan, Thomas Jefferson, James Monroe et Abraham Lincoln. James Madison, Daniel Webster, John Marshall et Francis Scott Key.

L’ACS est l’organisation qui a fondé l’État africain du Libéria en 1847, après avoir transféré plus de 15 000 Noirs des États-Unis sur leur continent. La constitution et le drapeau libériens ont été modelés directement sur ceux des États-Unis.

Marcus Garvey

De nombreux autres Noirs ont également essayé de renvoyer leurs compatriotes africains en Afrique, le plus célèbre étant Marcus Garvey, qui dans les années 1920 avait rassemblé au moins quatre millions de Noirs américains qui avaient adhéré à son organisation pour promouvoir un déménagement en Afrique. Les efforts de Garvey se sont effondrés après qu’il ait été reconnu coupable de fraude postale en raison d’un manque de contrôle sur la vente d’actions dans une compagnie de transport qu’il a commencé à transporter des noirs en Afrique.

En 1937, un groupe de rivaux de Garvey appelé le Peace Movement of Ethiopia collabora avec Theodore Bilbo, sénateur des États-Unis du Mississippi, et Earnest Sevier Cox  dans la promotion d’un programme de rapatriement présenté au Congrès américain sous le nom de Greater Liberia Act.

Bilbo a proposé le 6 juin 1938 un amendement au projet de loi fédéral sur l’allègement du travail, proposant de financer le déplacement de 12 millions de Noirs au Libéria aux frais du gouvernement, sujet traité dans son célèbre ouvrage intitulé Take Your Choice, Separation or Mongrelization .

 

 

 

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Exportations d’armes vers l’Arabie Saoudite : les hypocrisies de l’Allemagne

Exportations d’armes vers l’Arabie Saoudite : les hypocrisies de l’Allemagne

Par Michel Cabirol  |   |  478  mots
Berlin a autorisé de nouvelles licences d'exportation vers Ryad en 2018
Berlin a autorisé de nouvelles licences d’exportation vers Ryad en 2018 (Crédits : Reuters)
Alors que la France et l’Allemagne doivent coordonner leur politique d’exportation d’armes dans le cadre du nouveau traité franco-allemand, Berlin joue un drôle de jeu avec l’Arabie Saoudite.

Les exportations d’armes allemandes souffrent. La valeur des licences individuelles pour des matériels autorisés à l’exportation a très nettement baissé en 2018, passant de 6,2 milliards d’euros à 4,62 milliards d’euros, selon une estimation du gouvernement fédéral en réponse en janvier à une question posée en décembre par la députée Agnieszka Brugger (Vert). Soit une chute de près de 30 %. Pour autant, faut-il mettre ce fort recul sur le compte d’une politique beaucoup plus restrictive vis-à-vis de l’Arabie Saoudite et de ses alliés, qui mènent une guerre au Yémen depuis 2015 ? Pas sûr…

Parmi les quinze principaux pays bénéficiaires de ces licences en 2018, figure en bonne place l’Arabie Saoudite en quatrième position avec 416 millions d’euros, devant le Pakistan (7e avec 174,38 millions) et le Qatar (13e avec 96,38 millions). L’Algérie est au premier rang des pays où les industriels allemands ont l’autorisation d’exporter (818 millions d’euros) tandis que la France arrive en quinzième position (85,76 millions).

Durcissement de la position allemande mais…

Il est toutefois indéniable que depuis l’affaire Khashoggi, le gouvernement allemand a durci mi-novembre sa position vis-à-vis de l’Arabie Saoudite en gelant toute nouvelle licence d’exportation vers ce pays. En revanche, Berlin n’a pas interdit la livraison des matériels, qui avaient déjà reçu une autorisation d’exportation. En théorie, les industriels pourraient donc poursuivre leurs livraisons mais, faute d’un soutien du gouvernement, ils ne veulent pas prendre le risque de le faire. Conséquence, 2,5 milliards d’euros d’équipements, dont des patrouilleurs de Lürssen, resteraient en stand-by. Des patrouilleurs que Lürssen essaie de recaser à la police maritime allemande.

Les industriels pourraient traîner le gouvernement devant les tribunaux mais Berlin prépare de très importants appels d’offres (frégates, corvettes, sous-marins, défense sol-air…). D’où la tiédeur des protestation des industriels… à l’exception de Rheinmetall dont l’un de ses anciens haut dirigeants est PDG de la SAMI (Saudi Arabian Military Industrie) qui coordonne l’industrie d’armement saoudienne. Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, Rheinmetall entend exiger des indemnités.

Comment Rheinmetall contourne l’interdiction

Les groupes allemands, notamment Rheinmetall, contournent l’interdiction du gouvernement allemand. Ainsi, l’usine de munitions d’Al-Kharj en Arabie Saoudite, construite par Rheinmetall via sa filiale sud-africaine, Rheinmetall Denel Munition (RDM), continue de produire des munitions. Inaugurée en mars 2016 par le président sud-africain Jacob Zuma et le prince héritier saoudien Mohamed bin Salman, cette usine est spécialisée dans la fabrication d’obus et de bombes aéroportées pesant jusqu’à 2 000 livres, continue à tourner… Elle a la capacité de produire 300 obus d’artillerie et 600 obus de mortier par jour.

Selon le magazine Stern et le magazine-télé Report München, Rheinmetall continue à livrer des armements à Ryad par l’intermédiaire de ses filiales étrangères situées en Italie et en Afrique du Sud malgré l’interdiction explicite du gouvernement allemand.

 

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/exportations-d-armes-vers-l-arabie-saoudite-les-hypocrisies-de-l-allemagne-804544.html#xtor=EPR-2-%5Bl-actu-du-jour%5D-20190130

Les bobards de l’intervention occidentale en Libye et au Kosovo

Les bobards de l’intervention occidentale en Libye et au Kosovo

Les bobards de l’intervention occidentale en Libye et au Kosovo

Par Marc Rousset, économiste, ancien haut dirigeant d’entreprise ♦ Quelque chose est en train de bouger ou de changer dans le royaume de France. Il est ahurissant qu’ait pu paraître sur la page 18 entière du Figaro du samedi 3 février 2018 un dossier aussi accusateur et politiquement incorrect que l’interview de Rony Brauman, ex-Président de Médecins sans frontières, par le grand journaliste Renaud Girard, normalien, adepte de la « Real Politik », épris très souvent de vérité et d’un sens minimum de l’honnêteté intellectuelle.


Rony Brauman vient en effet de faire paraître son ouvrage intitulé : Guerres humanitaires ? Mensonges et intox (éditions Textuel). Cette chronique dans le premier quotidien français pourrait être le point de départ d’une commission d’enquête parlementaire française sur les mensonges politico-médiatiques lors de l’intervention en Libye. Les accusations de Rony Brauman sont d’autant plus graves que le Parlement britannique a mené une enquête qui a confirmé la réalité des bobards. L’ancien Président Obama a pu qualifier l’expédition en Libye, tant vantée pourtant par Hillary Clinton, de « plus grande erreur de sa présidence ».

Les bobards dépassent en intensité ceux des armes de destruction massive de Saddam Hussein pour justifier l’intervention américaine en Irak. On peut mieux comprendre à la lumière de cet ouvrage l’indignation des Russes et le désir de Poutine de ne pas être de nouveau le dindon de la farce en Syrie.

Contrairement à ce qui a été prétexté, la rébellion armée de Benghazi était parfaitement à même de se défendre et de protéger son territoire. Personne n’a jamais vu, à supposer qu’elle ait existé, la prétendue colonne de chars de Kadhafi. Il n’était de toute façon pas nécessaire de commencer une guerre ; de simples survols de la « colonne fantôme » ou des tirs d’arrêt auraient suffi.

Le colonel Kadhafi qui prétendait dans ses discours enflammés aller chercher les opposants « ruelle par ruelle », n’avait pas les moyens d’écraser la rébellion de Benghazi. L’attaque de manifestants à Tripoli par les avions de Kadhafi n’a également jamais eu lieu. Sarkozy, Cameron et Obama ont pu cependant déclarer : « Un chef d’Etat qui envoie son aviation contre son peuple n’est plus digne de gouverner ; il doit partir ».

De même les charniers de Benghazi et de Tripoli n’ont jamais existé. Le représentant de la ligue libyenne des droits de l’homme faisait pourtant état de six mille morts ensevelis à la hâte en une dizaine de jours. La quasi-totalité des médias, des hommes politiques et des intellectuels ont repris et divulgué en 2011 cette fausse information.

Il y a ceux qui voient ce qu’ils croient et ceux qui, comme les patriotes, croient ce qu’ils voient. La guerre était en réalité voulue par l’Occident. Il s’est passé seulement 5 semaines entre la première manifestation à Benghazi du 15 février 2011 et l’attaque aérienne française du 19 mars. Toutes les tentatives de médiation (Union africaine, Turquie, Sénégal, Afrique du Sud) ont été repoussées. Voilà ce que le politiquement correct et l’infâme BHL appellent une guerre juste !

A noter qu’il en a été de même pour la guerre déclenchée par l’Otan en mars 1999 qui a bombardé pendant 83 jours Belgrade et les populations civiles serbes alors que la  Serbie souhaitait reprendre le contrôle du Kosovo, son berceau mythique ancestral avec ses monastères, perdu le 28 juin 1389 face à l’empire ottoman lors de la bataille du Champ des Merles, envahi par l’immigration d’origine albanaise devenue majoritaire.

La véritable raison de l’agression par l’hyper-puissance américaine était alors le désir de justifier le maintien de l’organisation militaire de l’OTAN, de narguer les Nations-Unies, la Chine, l’Europe et la Russie, d’affaiblir l’Europe en favorisant le multi-ethnisme et l’islam, de poursuivre l’expansion militaire à l’Est et d’implanter la plus grande base militaire hors des Etats-Unis de « Bondsteel » forte de 10 000 hommes.

Le droit de l’hommiste Bill Clinton avait eu alors le toupet de dire : « Nous intervenons pour édifier un Kosovo pacifié et multi-ethnique »

Marc Rousset
19/02/2018

Rony Brauman, Guerres humanitaires ? Mensonges et intox, éditions Textuel, 24 janvier 2018, 127 pages.

Source : LAFAUTEAROUSSEAU

Crédit photo : Nicolas Sarkozy et Bernard-Henri Lévy – Gyrostat [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons

https://www.polemia.com/les-bobards-de-lintervention-occidentale-en-libye-et-au-kosovo/

Zuma démissionne, Ramaphosa prend les rênes de l’Afrique du Sud

Zuma démissionne, Ramaphosa prend les rênes de l’Afrique du Sud

Par Jeune Afrique avec AFP
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Fin du feuilleton Zuma. Après des semaines de confrontation avec son parti, le Congrès national africain (ANC), le président Jacob Zuma a annoncé sa démission ce mercredi dans un discours d’adieu. Une décision que le parti attendait depuis des mois, pressé de tourner la page d’un règne de neuf ans, terni par les scandales de corruption. Cyril Ramaphosa devrait le succéder vendredi, selon le parti.

« J’ai décidé de démissionner du poste de président de la République avec effet immédiat, même si je suis en désaccord avec la direction de mon organisation », a déclaré ce mercredi 14 février Jacob Zuma, lors d’une allocution retransmise en direct à la télévision dans la soirée.

Ainsi le chef de l’État a mis fin à la crise qui paralysait le pays et obtempéré aux ordres de son parti, qui le menaçait plus tôt dans la journée d’organiser un vote de défiance au Parlement.

« J’ai servi le peuple d’Afrique du Sud de mon mieux », a-t-il ajouté, concédant toutefois ne pas avoir été « un parangon de vertu ».

« Révoqué » par l’ANC

Depuis son arrivée à la tête de l’ANC en décembre, le vice-président du pays, Cyril Ramaphosa, tentait d’obtenir un départ en douceur du chef de l’État, éclaboussé par les scandales, afin d’éviter une catastrophe électorale en 2019.

« Nous savons que vous voulez tourner la page », avait concédé dimanche 11 février Cyril Ramaphosa, devant des milliers de partisans de l’ANC réunis pour les 100 ans de la naissance de Nelson Mandela. « C’est le souhait de notre peuple de finaliser tout ça et c’est précisément ce que le NEC [le Comité national exécutif de l’ANC, ndlr] va faire », avait promis celui qui succède ainsi à Jacob Zuma.

Mais ses tentatives se sont heurtées de front au refus du président obstiné, dont le mandat n’expire normalement qu’à la fin 2019. Lundi soir, encore, Cyril Ramaphosa avait une nouvelle fois rencontré Jacob Zuma pour lui demander de démissionner dans les 48 heures, sans succès.

Ramaphosa succède à Zuma

La résistance du chef de l’État a plongé le pays dans une grave crise politique, qui s’est notamment manifestée par le report, la semaine dernière, du discours présidentiel annuel sur l’état de la nation, une première dans l’histoire de l’Afrique du Sud démocratique.

Je ne suis pas d’accord car il n’y a aucune preuve que j’aie fait quoi que ce soit de mal

Au bout de plusieurs jours de vaines tractations, la direction du parti s’est résolue mardi à le « révoquer », permettant ainsi au parti d’engager une motion de défiance, en cas de refus du président de démissionner, poussant le parti à annoncer qu’il voterait dès jeudi 15 janvier au Parlement une motion de défiance contre le chef de l’Etat.

Quelques heures avant son allocution d’adieu, Zuma s’est invité sur la chaîne de télévision publique SABC pour exprimer toute sa rancoeur envers la direction de l’ANC.

« J’ai trouvé très injuste que la question [de ma démission] soit posée », s’est-il plaint lors de cet entretien. « Je ne suis pas d’accord car il n’y a aucune preuve que j’aie fait quoi que ce soit de mal. »

L’ANC a annoncé que Cyril Ramaphosa serait élu d’ici vendredi

Zuma a également précisé avoir convenu avec Ramaphosa de partir en douceur « après le mois de juin », mais, a-t-il affirmé, la nouvelle direction de l’ANC lui a assuré qu’une frange du parti refusait cet accord et qu’il devait partir plus tôt.

Déterminé à en finir au plus vite, l’ANC a aussi annoncé que Cyril Ramaphosa serait élu d’ici vendredi 16 février par le Parlement pour succéder à Jacob Zuma. Sitôt investi, il doit prononcer le discours sur l’état de la nation, dont son prédécesseur a été privé la semaine dernière pour cause de crise.

L’arrivée de Ramaphosa ne fait pas l’unanimité

L’opposition, qui a vainement tenté depuis des années de pousser vers la sortie celui qu’elle appelle le « délinquant » Zuma, a applaudi sa démission.

« M. Zuma a fait beaucoup de mal à notre pays […]. Sous son règne, la corruption a fleuri au point de presque détruire notre pays », a déclaré Mmusi Maimane, le chef de l’Alliance démocratique (DA).

Mais cette joie pourrait être de courte durée. En effet, une partie de l’opposition, dont le Parti démocratique chrétien africain (ACDP), a exigé lundi la dissolution du Parlement et la tenue d’élections anticipées. « Il est important que le Parlement soit dissout et que nous repartions de zéro », avait alors déclaré Kenneth Meshoe, chef de l’ACDP.

« Parce que s’il est remplacé par son vice-président Cyril Ramaphosa, le même groupe de personnes qui défendent et protègent la corruption seront au pouvoir », avait-t-il justifié.

Une victoire relative

Si l’ANC est sortie gagnante après des semaines de vives tensions, cette démission n’a pas réglé pour autant les fractures qui traversent ses rangs. Le patron de l’ANC a d’ailleurs reconnu dimanche que son parti traversait une période de « désunion et de discorde ».

« Nous n’allons pas faire la fête », a confié une de ses responsables, Jessie Duarte. « Nous avons dû rappeler un dirigeant du mouvement qui a servi notre mouvement pendant plus de soixante ans, ce n’est pas une mince affaire. »

À un peu plus d’un an des élections générales, la tâche du futur président Cyril Ramaphosa s’annonce rude. Ancien homme d’affaires devenu millionnaire, il a promis de relancer l’économie du pays, désespérément atone, et d’éradiquer la corruption qui gangrène son parti et le sommet de l’État.

Les ennuis de l’ex-président toujours d’actualité

Coïncidence ou non, la police a mené mercredi sa première opération contre la sulfureuse et jusque-là intouchable famille Gupta, au coeur de scandales qui impliquent le président. Fin 2016, un rapport de la médiatrice de la République avait ainsi détaillé l’implication des Gupta dans la gestion des affaires de l’État, des pressions pour obtenir des contrats publics, jusqu’à la nomination de ministres.

Sommé de s’expliquer, le président avait alors reconnu ses liens d’amitié avec la famille, mais démenti leur accorder le moindre passe-droit.

C’est un personnage encore très influent au sein de l’ANC

Pour répondre à ses détracteurs, Jacob Zuma avait annoncé en janvier la mise en place d’une commission d’enquête judiciaire, chargée d’examiner les conclusions de ce rapport.

Mais avant même de commencer ses travaux, lors de la première perquisition de la police chez les Gupta, cinq personnes ont été arrêtées et le luxueux domicile de la fratrie à Johannesburg perquisitionné dans le cadre d’une enquête sur les détournements de fonds publics.

Si l’ex-président Zuma est dans la ligne de mire de la justice, son inculpation risque de prendre du temps. « C’est un personnage encore très influent au sein de l’ANC », a rappelé à l’AFP l’analyste politique Ralph Mathekga. « S’il veut garder le calme dans ses rangs, l’ANC va devoir le ménager ».

http://www.jeuneafrique.com/530984/politique/zuma-demissionne-ramaphosa-prend-les-renes-de-lafrique-du-sud/?utm_source=Newsletter_JA_Actu&utm_medium=Email&utm_campaign=Newsletter_JA_Actu_15_02_18

Scandale à Oxfam: Desmond Tutu renonce à son rôle d’ambassadeur

Scandale à Oxfam: Desmond Tutu renonce à son rôle d’ambassadeur

Desmond Tutu à la cathédrale St-Georges à Cape Town, le 23 avril 2014 / © AFP/Archives / Jennifer BRUCE

L’ancien archevêque sud-africain Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, a annoncé jeudi qu’il renonçait à son rôle d’ambassadeur pour l’ONG britannique Oxfam, éclaboussée par un scandale sexuel.

Dans un communiqué, Desmond Tutu se dit « profondément déçu par les accusations d’immoralité et de possible comportement criminel impliquant des travailleurs humanitaires » liés à l’ONG et « a donné instruction d’écrire à Oxfam International pour l’informer de sa démission de son rôle d’ambassadeur ».

(©AFP / 15 février 2018 17h15)

https://www.romandie.com/news/Scandale-a-Oxfam-Desmond-Tutu-renonce-a-son-role-d-ambassadeur/890847.rom

Les BRICS vont créer leur propre Internet

Les BRICS vont créer leur propre Internet

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Les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) vont se doter de leur propre gouvernance Internet afin d’échapper au contrôle des États-Unis.

Jusqu’ici l’Internet est gouverné par l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), une association para-administrative du département du Commerce des États-Unis.

La nouvelle gouvernance d’Internet est une proposition du Conseil de sécurité nationale russe. On ignore comment elle s’articulera au système de DNS alternatif déjà en vigueur en Chine. Si ce système est étendu, les États-Unis perdront le contrôle des télécommunications mondiales. On assistera à une division de l’Internet en deux, les sites ne pouvant être accessibles à tous quelle que soit la localisation des internautes qu’à la condition d’une inscription dans chacun des deux systèmes.

http://www.voltairenet.org/article198936.html

Après le Sommet Afrique-UE, le polisario nu comme un ver !

Politique

Après le Sommet Afrique-UE, le polisario nu comme un ver !

le 4 décembre 2017

 

Quelques jours après la fin du sommet Afrique-Union européenne d’Abidjan, il paraît opportun d’en dresser le bilan.

Il sera forcément partiel et sommaire tant nos responsables gouvernementaux répugnent à informer amplement la presse nationale sur les actions et réalisations de notre diplomatie, laquelle préfère se confier à des agences de presse étrangères ou susurrer quelques bribes d’informations par sources non indentifiables à certains supports à leur dévotion !

A partir donc des éléments de presse recueillis ça et là, des discours et actes officiels du sommet, des photographies et leurs commentaires, il est indéniable que le Royaume et tout particulièrement le Roi Mohammed VI ont remporté un réel succès diplomatique à la faveur de cet session du dialogue euro-africain tenu dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire.

Au-devant de la scène

On dira, en premier que le Souverain a été la vedette incontestable du sommet, aux côtés du Président Macron et de son homologue ivoirien, M. Alassane Ouattara.

Les trois chefs d’Etat ont été au-devant de la scène et ont montré à la fois leur expérience dans leur rôle, le charisme qu’ils ont su dégager et, surtout, la maîtrise parfaite des successives séquences de cette manifestation cardinale, reléguant au second plan toutes les autres personnalités présentes.

En arrivant quarante-huit heures avant l’ouverture du sommet, en procédant à plusieurs inaugurations de projets sociaux et économiques en Côte d’Ivoire, en soulignant l’étroitesse des liens qui unissent les deux pays, leurs peuples et dirigeants, SM Mohammed VI a montré que sa venue n’était pas seulement celle du chef d’un Etat membre de l’Union Africaine, mais tout particulièrement celle d’un acteur majeur dans le concert africain.

La seconde victoire du Maroc s’est exprimée à travers la mise en évidence que le point nodal des relations afro-européennes aujourd’hui n’était pas tant la question de la jeunesse du continent et de son avenir, mais l’angoissant problème des migrations humaines vers l’Europe.

Ce sujet a constitué l’axe principal de ce sommet, mis en relief, malheureusement, par les dramatiques situations que vivent des migrants africains réduits à l’esclavage en Libye ou proies permanentes des réseaux criminels de passeurs.

Et, partant de sa responsabilité conférée par l’UA sur les questions migratoires, le Roi du Maroc a occupé avec brio, à travers un message faits de vérités et de constats irréfutables, la place centrale au cours de cette rencontre bi-continentale. `

De plus, en marge des débats officiels, le Maroc a pris part à plusieurs réunions dédiées à la mise en œuvre de solutions urgentes destinées à secourir les migrants en situation de détresse, mais aussi et surtout porter des coups d’arrêt définitif aux actions criminelles des passeurs.

Ces réunions ont compté, outre notre pays, les principales puissances européennes et les représentants qualifiés des organisations régionales et internationales.

Enfin, sur le plan des relations bilatérales du Royaume avec plusieurs Etats africains, des entretiens très remarqués et pleinement positifs ont eu lieu avec des chefs d’Etat qui, jusque-là, comptaient parmi les soutiens les plus fermes de l’Algérie et de ses mercenaires de Tindouf.

Ce fut le cas avec le Sud-africain Jacob Zuma, pour une normalisation entre Pretoria et Rabat qui ne sera sans doute pas sans conséquences pour l’Algérie et le Polisario, mais aussi avec l’Angolais Joao Lourenço, avec les mêmes objectifs que ceux poursuivis pour le pays natal du regretté Nelson Mandela.

Bien évidemment, on ne devra pas s’attendre à des avancées spectaculaires avec ces deux dirigeants, mais la normalisation, le retour d’un dialogue franc et direct entre le Maroc et ces deux Etats servira, à terme à conforter la politique mise en œuvre depuis plusieurs années et magnifiée par le retour de notre pays dans l’enceinte commune, l’Union Africaine.

L’Algérie ensablée…

Ces initiatives royales, au demeurant, auront a priori souligné avec force le grave isolement qui caractérise désormais notre voisin de l’Est, l’Algérie, en perte de vitesse très rapide sur un continent qu’elle considérait comme son pré carré !

Car si le Maroc a brillé par ses actions à Abidjan, l’Algérie et le polisario y ont brillé par leur absence, leur insignifiance, leur isolement !

En effet, Alger et ses séides ont voulu présenter la présence au sommet Afrique-UE de Brahim Ghali, chef des mercenaires et « président » d’une entité fantomatique, comme une victoire sur le Maroc et sa cause sacrée d’unité nationale matérialisée par le retour de nos provinces du Sud dans le giron de la mère-patrie.
Belle victoire que celle-ci !

Comme si on pouvait ignorer que le retour du Maroc à l’UA signifiait qu’on serait forcément amené à côtoyer quelques fois des agents stipendiés d’un Etat voisin manipulés depuis plus de quarante ans pour porter atteinte à notre intégrité territoriale…
En revenant à l’UA, le Royaume savait que ces situations se produiraient, mais tout a été fait pour en limiter la portée et l’exploitation par nos adversaires.

Ainsi, au terme de la rencontre euro-africaine, il n’y a pas eu de signature solennelle d’un document où auraient pu figurer de concert le Maroc et la fantomatique RASD.

Mieux encore, la diplomatie européenne, par la voix de sa représentante la plus qualifiée, Mme Frederica Mogherini, avait bien pris soin de préciser, avant les assises d’Abidjan, que la présence des mercenaires du polisario ne signifiait pas reconnaissance de leur existence par l’UE.

Par ailleurs, alors que le Royaume était représenté par sa plus haute autorité, le Roi, l’Algérie n’avait d’autre choix que d’y envoyer un Premier ministre accompagné d’un ministre des AE incapable de tenir un langage diplomatique !

Enfin, le polisario, son chef et ses acolytes furent accueillis à l’aéroport d’Abidjan quasiment en catimini, par des responsables ivoiriens de rang subalterne et logés dans un hôtel éloigné de l’hôtel Sofitel Ivoire où se tenait le Sommet et où résidaient toutes les délégations officielles !

Ainsi, sur la base de ces éléments successifs, il est juste d’affirmer que le sommet Afrique-Union européenne a constitué une réelle victoire diplomatique du Royaume, tant sur le plan continental que celui des rapports euro-africains, le Maroc v occupant avec succès les premières places et s’affirmant comme l’acteur incontournable et privilégié du dialogue entre les deux ensembles continentaux.

Enfin, par une stratégie soigneusement définie et clairement affirmée, Rabat s’est appliqué à un rapprochement positif avec deux des Etats parmi les plus fermes soutiens jusque-là de l’Algérie et du polisario.
Alors, qui pourra claironner à Alger ou Tindouf ?

Le Maroc, petit à petit, déshabille les mercenaires de tous leurs oripeaux !

Fahd YATA

https://lnt.ma/apres-sommet-afrique-ue-polisario-nu-ver/

Les BRICS veulent concurrencer Londres et créer leur Bourse mondiale de l’or

Les BRICS veulent concurrencer Londres et créer leur Bourse mondiale de l’or

Les BRICS veulent concurrencer Londres et créer leur Bourse mondiale de l’or© Pavel Lisitsyn / Sputnik
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Alors que la Banque d’Angleterre et la FED n’interviennent plus ou presque sur les échanges d’or, c’est à Londres et aux Etats-Unis que se trouvent les deux premiers marchés d’or jaune. Mais les Brics pourraient remettre en cause ce système.

«Le système traditionnel [de commerce de l’or] basé à Londres […] devient de moins en moins pertinent au fur et à mesure que de nouvelles plateformes commerciales émergent principalement en Inde, Chine et Afrique du Sud», a déclaré Sergueï Chvetsov. «Nous discutons de la possibilité de créer un marché unique de l’or entre les BRICS [Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud] au niveau de contact bilatéraux», a ajouté le premier vice-président de la Banque centrale de Russie.

L’e régulateur russe a déjà signé un mémorandum pour le développement d’un marché bilatéral de l’or avec la République populaire de Chine qui doit être mis en place dès 2018.

«Nous partons du principe qu’il est nécessaire de structurer des relations d’échange et de compensation. La question principale est que les acheteurs intervenant sur le marché de l’or doivent avoir la possibilité de choisir la place sur laquelle ils investissent», explique Sergueï Chvetsov, ajoutant que ces liens commerciaux permettraient aux acheteurs de passer des contrats internationaux à partir d’une contrepartie centrale.

Londres toujours première

Alors que les banques centrales américaine et britannique n’achètent pratiquement plus d’or sur le marché, c’est à Londres et à New York que se trouvent les deux premières plateformes d’échanges d’or jaune, le Loco London et le Comex, selon les informations du World Gold Council. De plus, Londres présente la caractéristique d’être non pas un marché ouvert qui publie des cours en temps réel, mais un marché OTC, (over the counter). C’est-à-dire un marché de transactions de gré à gré réalisées en se basant sur une chambre de compensation, la London Precious Metals Clearing Limited, dont les principaux membres sont des banques américaines, britanniques ou des branches londoniennes de banques internationales.

Autrement dit, Londres et New York sont les places de référence pour acheter et vendre de l’or alors que la Banque d’Angleterre, comme la Réserve fédérale américaine, sont quasiment statiques sur ce marché.

En 2016, les banques centrales russe et chinoise ont annoncé leur projet de créer une plateforme d’échange qui unirait le marché mondial de l’or autour des principaux pays acheteurs.

D’après le Conseil mondial de l’or, le World Gold Council, la Russie est devenue le plus important acheteur officiel d’or et le troisième producteur mondial, la Banque centrale de Russie achetant le métal précieux à des compagnies minières russe via des banques commerciales. Elle a plus que doublé le rythme de ses achats au cours de la dernière décennie, ajoutant environ 1 300 tonnes d’or à ses réserves qui sont passées de 406,9 à 1715,8 tonnes entre 2007 et 2017. Cela représente tout de même cinq fois les réserves d’or de la Banque d’Angleterre (301,29 tonnes).

Lire aussi : Les Russes et les Chinois au secours du Venezuela, «en défaut partiel» sur sa dette

 

https://francais.rt.com/economie/46005-brics-veulent-concurrencer-loco-london