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Israël bloque les exportations agricoles palestiniennes

Israël bloque les exportations agricoles palestiniennes

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Les importations de produits agricoles israéliens dans les Territoires palestiniens ont avoisiné 600 millions de dollars en 2018.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les importations de produits agricoles israéliens dans les Territoires palestiniens ont avoisiné 600 millions de dollars en 2018.

Éhossam Ezzedine – Agence France-Presse à Ramallah

10 février 2020

Israël a décrété dimanche le blocage des exportations agricoles palestiniennes, une mesure prise dans le cadre d’une querelle commerciale qui va crescendo depuis l’annonce du plan controversé du gouvernement Trump visant à résoudre le conflit israélo-palestinien.

« À partir d’aujourd’hui […] l’exportation à l’étranger de produits agricoles palestiniens via le passage d’Allenby ne sera pas autorisée », a indiqué dans un communiqué le Cogat, l’unité du ministère israélien de la Défense qui supervise les activités civiles dans les Territoires palestiniens.

Contrôlé par Israël, le point de passage d’Allenby relie la Cisjordanie occupée à la Jordanie voisine, d’où les produits pouvaient ensuite être acheminés vers le reste du monde. Fermer cette option met donc fin à l’ensemble des exportations agricoles palestiniennes, car les autorités avaient déjà bloqué l’accès de ces produits agricoles en Israël, d’où ils pouvaient être acheminés vers l’Europe.

Dans la vallée du Jourdain, langue de terre fertile en Cisjordanie occupée, Moeïn Achtiyeh, un agriculteur ayant accumulé 400 tonnes de dattes de qualité prêtes à l’exportation, dénonçait dimanche la mesure du gouvernement israélien.

« Si je ne parviens pas à exporter ces dattes, cette décision me coûtera 10 millions de shekels [3,8 millions de dollars canadiens] », dit-il à l’AFP, précisant que ses fruits étaient destinés au Royaume-Uni, à l’Allemagne et à la Turquie.

Querelle commerciale

Cette mesure israélienne est une réponse au « boycottage palestinien des veaux, qui a gravement nui aux éleveurs de bétail israéliens », a affirmé Israël. Les Palestiniens ont cessé il y a cinq mois les importations de veaux dans le cadre d’une politique de « désengagement » économique progressif avec Israël, qui occupe la Cisjordanie et Jérusalem-Est.

La semaine dernière, quelques jours après l’annonce par le président américain, Donald Trump, de son plan de règlement pour le Proche-Orient, rejeté par les Palestiniens, qui le jugent trop favorable à Israël, le ministre israélien de la Défense a suspendu l’importation de produits agricoles de Cisjordanie. Selon le ministère palestinien de l’Économie, les exportations de produits agricoles palestiniens vers Israël se sont élevées à environ 88 millions de dollars en 2018, ce qui représente les deux tiers des exportations agricoles depuis les Territoires.

En réponse à cette mesure, l’Autorité palestinienne avait décidé la semaine dernière de bloquer l’entrée de certains produits de consommation israéliens sur son territoire.

« Le gouvernement a décidé d’empêcher l’entrée de légumes, de fruits, de boissons gazeuses, de jus et d’eau minérale provenant d’Israël », a confirmé à l’AFP le porte-parole du gouvernement palestinien Ibrahim Melhem.

Les importations de produits agricoles israéliens dans les Territoires palestiniens ont quant à elles avoisiné 600 millions de dollars en 2018, et représentent 71 % des importations dans ce secteur, selon les données palestiniennes.

Israël a souligné dimanche que sa décision de bloquer les exportations de Cisjordanie prendrait fin « dès que l’Autorité palestinienne aura cessé de nuire au commerce du bétail et au libre marché ».

Selon le ministre palestinien de l’Agriculture, Riad Attari, la décision d’Israël est « très dangereuse », car elle « affectera » les agriculteurs palestiniens. Et « cela nous poussera à prendre de nouvelles mesures » de rétorsion, a-t-il déclaré à l’AFP.

De là à évoquer une guerre commerciale, il y a un pas que Nasser Abdel Karim ne franchit pas pour le moment. « Il ne s’agit pas d’un véritable affrontement économique », mais plutôt de mesures « ciblées » et « calculées », note cet analyste palestinien.

« Ni les Palestiniens ni les Israéliens ne sont prêts à un affrontement », dit-il à l’AFP. « Depuis l’annonce du supposé « accord du siècle » des États-Unis, les Israéliens veulent s’assurer d’éviter les débordements de violence dans les Territoires palestiniens et s’assurer du calme. »

Côté palestinien, il n’y a pas de « volonté d’en arriver à un affrontement économique », soutient Nasser Abdel Karim.

Mais ces nuances n’apaisent pas pour autant Nasser Abdel Razek, grand producteur d’oignons et de pommes de terre. « Nous sommes en pleine saison des oignons et des patates, si je ne peux exporter, je vais perdre des sommes importantes », déplore-t-il.

DES MILLIERS DE MANIFESTANTS À RABAT CONTRE LE PLAN DE TRUMP

Rabat — Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Rabat, au Maroc, contre le plan du président américain, Donald Trump, pour résoudre le conflit israélo-palestinien, et ont appelé à boycotter les produits américains. Une manifestation contre le plan américain, reprenant les mêmes slogans, a également rassemblé des centaines de manifestants dimanche à Sfax, dans l’est de la Tunisie.

Le Maroc, pays allié des États-Unis, « apprécie les efforts constructifs de paix déployés par le gouvernement américain actuel en vue de parvenir à une solution juste, durable et équitable au Proche-Orient », avait réagi son ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, au lendemain de l’annonce du plan de paix au Moyen-Orient de Donald Trump, tout en réitérant la traditionnelle position de Rabat en faveur d’un État palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale.

Interpellé mardi dernier par un député, M. Bourita a ajouté qu’il ne fallait pas être « plus palestinien que les Palestiniens eux-mêmes », selon des médias locaux. Ces propos ont suscité la polémique dans ce pays où la cause palestinienne bénéficie d’un très large soutien populaire.

À la suite d’interrogations sur la position marocaine, le chef de la diplomatie marocaine a rencontré samedi le président palestinien, Mahmoud Abbas, à Amman pour lui réaffirmer la position du Maroc sur la question palestinienne, selon Rabat. Nasser Bourita s’est également entretenu avec son homologue jordanien, Ayman Safadi, les deux pays partageant les mêmes « positions » et « principes » sur la « question palestinienne », d’après un communiqué du ministère jordanien.Agence France-Presse

https://www.ledevoir.com/monde/moyen-orient/572616/moyen-orient-israel-bloque-les-exportations-agricoles-palestiniennes

Paris : manifestation des agriculteurs

Paris : manifestation des agriculteurs au centre de la capitale

21 537 vues•Diffusé en direct il y a 8 heures42531PARTAGERENREGISTRERRT France577 k abonnésS’ABONNERA l’appel de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, des centaines de tracteurs sont attendus aux abords de Paris. Les agriculteurs veulent bloquer les accès à la capitale pour marquer les esprits et manifester leur ras-le-bol.

https://www.youtube.com/watch?v=jvwj841ab98&feature=push-fr&attr_tag=td0ZDD00pj_I5ujB%3A6

Accord commercial avec le Mercosur : l’agriculture européenne est-elle en danger ?

Agriculture

Accord commercial avec le Mercosur : l’agriculture européenne est-elle en danger ?

Un échange passé entre l’UE et les pays du Mercosur prévoit que 92% des taxes sur les produits sud-américains importés par l’Europe disparaîtront. De quoi inquiéter les agriculteurs européens. 

Eco Menanteau Christian MenanteauITUNESRSS

Accord commercial avec le Mercosur : l’agriculture européenne est-elle en danger ?Crédit Image : Christof STACHE / AFP | Crédit Média : RTL | Date : 01/07/2019

La page de l’émission

Christian Menanteau
Christian Menanteauédité par Cassandre Jeannin

PUBLIÉ LE 01/07/2019 À 10:29

La Commission européenne de Bruxelles vient, in extremis, de signer un accord commercial de grande ampleur avec les pays du Mercosur c’est-à-dire d’Amérique du Sud. L’encre n’est pas sèche que les polémiques enflent déjà. Cet accord historique concerne une centaine de milliards d’échanges entre les deux blocs et prévoit que 91% des taxes sur les produits européens vers le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay disparaîtront. 

Pour l’Union européenne, cela concerne prioritairement l’automobile allemande, les machines industrielles allemandes, la chimie allemande et l’habillement français avec un volet agricole en faveur des vins et alcools ou du chocolat par exemple. Le tout sera couronné par une promesse de protection de 357 appellations d’origine contrôlée, principalement sur les produits français et italiens. En échange, 92% des taxes qui frappent les exportations de ces quatre pays vers l’Union européenne seraient effacées.

La grosse aspérité de ce dossier ce sont les secteurs concernés par cet échange. L’UE s’ouvre en grand aux productions agricoles sud-américaines qui touchent des filières extrêmement sensibles : bovin, volaille et sucreCe sont des secteurs en grande difficulté, surtout en France. Ces pays piétinent l’accord de Paris sur le climat, déforestent sans état d’âme et ne répondent pas aux mêmes normes sociales et sanitaires que l’Union. Importer des viandes blanches et rouges produites à 10.000 kilomètres avec forces antibiotiques et grains arrosés de chimie, ne va pas encourager nos paysans à se lancer dans une agriculture plus vertueuse. 

Les agriculteurs français sont-ils les plus pénalisés ?

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Des vignes (illustration)

Ce n’est pas un sujet simplement franco-français mais l’agriculture française reste très parcellisée et ses éleveurs sont les plus mal lotis du secteur agricole avec seulement 12 à 15.000 euros de revenus annuels. Les consommateurs français privilégient toujours le prix et nos circuits n’ont pas assez de race de viande noble. Ceci explique qu’ils aient des difficultés à monter en gamme. 

L’irruption de la viande argentine risque d’être difficile à digérermême si la Commission prévoit 1 milliard d’euros pour étaler le choc. Le dossier a été engagé sous la première présidence de Jacques Chirac et aujourd’hui on se demande s’il faut se féliciter de la constance ou déplorer l’aveuglement de la Commission parce que tout change autour de nous. 

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/accord-commercial-avec-le-mercosur-l-agriculture-europeenne-est-elle-en-danger-7797956882

La Chine demande au Canada de renforcer ses mesures en matière de sécurité des exportations (ambassade)

La Chine demande au Canada de renforcer ses mesures en matière de sécurité des exportations (ambassade)

© Chine Nouvelle (Xinhua), Le 30/03/2019 15:40

La Chine a demandé au Canada de prendre des mesures efficaces pour améliorer la sécurité de ses exportations, a déclaré vendredi un porte-parole de l’ambassade de Chine au Canada.

Depuis janvier, l’Administration générale des douanes (AGD) de Chine a informé à quatre reprises (les 4 janvier, 1er mars, 15 mars et 26 mars) le département canadien responsable des inspections et de la quarantaine que la Chine avait décelé à plusieurs reprises des organismes de quarantaine dans le canola canadien importé.

La partie chinoise a fourni des informations détaillées à la partie canadienne et lui a demandé d’informer les sociétés concernées de la nécessité de mener davantage d’enquêtes et de prendre des mesures efficaces pour éviter que de tels problèmes ne se reproduisent. Les deux parties ont maintenu leurs échanges sur les questions techniques à cet égard, selon le porte-parole.

« Malheureusement, les douanes chinoises ont continuellement décelé des organismes de quarantaine dans le canola canadien importé et doivent révoquer le permis des entreprises canadiennes concernées d’exportation de canola vers la Chine », a déclaré le porte-parole.

« Le gouvernement chinois a le devoir de protéger la sécurité et les intérêts des consommateurs chinois, ainsi que la production agricole et la sécurité écologique de la Chine », a souligné le porte-parole.

« Les mesures de quarantaine prises par les douanes chinoises sont normales et par mesure de sécurité. Elles sont légitimes, raisonnables et conformes aux lois et règlements chinois ainsi qu’aux pratiques internationales. La Chine est prête à communiquer avec la partie canadienne sur les questions techniques », a ajouté le porte-parole.

Un peu plus tôt cette semaine, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, avait fait des remarques similaires après avoir été invité à commenter la décision de l’AGD de suspendre mardi les importations d’une seconde entreprise agricole canadienne, après celle visant Richardson International plus tôt ce mois-ci.

« La partie chinoise a pris ces mesures de quarantaine préventives pour assurer la sécurité », a-t-il déclaré.

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