Archives pour la catégorie Algérie

Sahara occidental : l’Algérie réitère son soutien au Polisario

Diplomatie

Sahara occidental : l’Algérie réitère son soutien au Polisario

03 décembre 2018 à 18h35 | Par Jeune Afrique

À quelques jours d’une réunion à Genève sur le Sahara occidental, Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la nation algérien, a réitéré le soutien « constant » de son pays au Polisario, lors d’un entretien avec le chef du Front Brahim Ghali.

La discussion s’est tenue à 9 000 kilomètres de Rabat. Plus précisément à Mexico, où Abdelkader Bensalah, deuxième personnage de l’État algérien, représentait Abdelaziz Bouteflika pour l’investiture samedi du nouveau président du Mexique Andrés Manuel López Obrador.

En marge de la cérémonie, le président du Conseil de la nation (le Sénat algérien) s’est entretenu avec Brahim Ghali, lui aussi présent. Au chef du Front Polisario, Abdelkader Bensalah a réitéré « le soutien constant de l’Algérie au peuple sahraoui pour le recouvrement de ses droits, conformément à la légalité internationale et aux résolutions des Nations unies », selon le communiqué diffusé par l’agence officielle algérienne APS.

La déclaration d’Abdelkader Bensalah est la première réaction publique d’un responsable algérien depuis la main tendue de Mohammed VI

La déclaration d’Abdelkader Bensalah est la première réaction publique d’un responsable algérien sur cette question depuis la main tendue de Mohammed VI. De son côté, Brahim Ghali « a salué la position de l’Algérie en faveur de la cause sahraouie ».

Un message à forte portée symbolique

La date de cette rencontre – et le rappel de ce « soutien » – ne doivent rien au hasard. Une réunion onusienne sur la question sahraouie doit se tenir mercredi et jeudi à Genève, afin d’ « ouvrir un nouveau chapitre dans le processus politique », comme l’indique la lettre d’invitation envoyée par l’émissaire de l’ONU Horst Köhler au Maroc, au Polisario, à la Mauritanie et à l’Algérie.

Rabat rejette toute solution autre qu’une autonomie sous sa souveraineté, invoquant la nécessité de préserver la stabilité régionale. Le 6 novembre dernier, le roi Mohammed VI a proposé « la création d’un mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation » avec l’Algérie. Cette dernière s’est bien gardée de répondre directement à cette proposition – qualifiée en off de « non-événement ». La diplomatie algérienne a en revanche proposé d’organiser au plus vite une réunion du Conseil des ministres de l’Union du Maghreb arabe (UMA), mais en prenant soin d’éluder la question du Sahara occidental.


>>> À LIRE – L’Algérie prête à dialoguer avec le Maroc, mais selon ses propres conditions


L’Algérie a aussi indiqué fin octobre qu’elle se rendait à Genève « en qualité d’État voisin », convaincue qu’ « une négociation directe, franche et loyale entre le royaume du Maroc et le Front Polisario, est de nature à conduire à une solution définitive de la question du Sahara occidental ». Le dernier cycle de négociations directes lancé par l’ONU en mars 2007 s’est enlisé en mars 2012, le Maroc et le Polisario campant sur des positions inconciliables concernant le statut et le référendum d’autodétermination.

https://www.jeuneafrique.com/677305/politique/sahara-occidental-lalgerie-reitere-son-soutien-au-polisario/?utm_source=newsletter-ja-actu-non-abonnes&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter-ja-actu-non-abonnes-04-12-18

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Algérie : deux nouveaux accords entre Total et Sonatrach

Pétrole & Gaz

Algérie : deux nouveaux accords entre Total et Sonatrach

08 octobre 2018 à 12h53 | Par

Deux ans et demi après l’action intentée par le géant français contre son partenaire algérien devant la Cour internationale d’arbitrage de Genève, les deux sociétés confirment leur réconciliation autour de deux projets, dans le gaz naturel et la pétrochimie.

Le 7 octobre, Total et Sonatrach ont annoncé la signature de deux accords « dans le cadre de leur partenariat global annoncé en 2017 ». Le premier concerne l’exploitation pour vingt-cinq ans du champ gazier d’Erg Issaouane, dans le centre-est de l’Algérie, dont les réserves sont estimées à plus de 100 millions de barils équivalent pétrole et qui devrait entrer en production à partir de fin 2021.

Les deux partenaires se sont engagés à investir 406 millions de dollars (environ 352 millions d’euros) pour extraire et transporter la production (gaz sec, GPL et condensat) jusqu’aux installations de traitement existantes.

Le deuxième accord vise à créer la joint-venture Sonatrach Total Entreprise Polymères (Step), dont Sonatrach serait actionnaire à 51 % et Total à 49 %. Cette entreprise sera chargée de mener à bien le projet pétrochimique d’Arzew (à 400 km à l’ouest d’Alger), qui prévoit la construction de deux usines pour « valoriser le propane disponible localement en grande quantité en le transformant en polypropylène, un plastique dont la demande est en très forte croissance », explique chacune des deux entreprises dans leur communiqué respectif.

Règlement amiable d’une brouille datant de 2006

Ce projet, esquissé en décembre 2016, a amorcé la réconciliation entre les deux sociétés, après la brouille qui a suivi l’instauration en 2006 en Algérie d’une « taxe sur les profits exceptionnels ». Total et son partenaire Repsol avaient alors accusé Alger, et par ricochet l’entreprise publique Sonatrach, avec qui ils collaboraient depuis 1952, de changer les règles du jeu alors même qu’ils étaient censés bénéficier d’une clause de stabilité fiscale.

Fin juin 2016, Total avait même porté l’affaire devant la Cour internationale d’arbitrage de Genève, avant d’y renoncer officiellement, un an plus tard, avec la conclusion du partenariat global entre les deux sociétés et l’esquisse de nouveaux projets.

En 2012, Sonatrach avait déjà réglé à l’amiable le contentieux qui l’opposait à l’américain Anadarko et au danois Maersk Oil en versant 4,4 milliards de dollars au premier et 920 millions au second.

Légion d’honneur : Macron élève une vingtaine de harkis

Légion d’honneur : Macron élève une vingtaine de harkis

 

Vendredi 21 Septembre 2018 modifié le Vendredi 21 Septembre 2018 – 10:30

 

Des anciens combattants harkis et représentants d’associations de harkis sont promus dans les ordres de la Légion d’honneur et du Mérite.


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Légion d'honneur : Macron élève une vingtaine de harkis
Le président français Emmanuel Macron a promu d’anciens combattants harkis et des représentants d’associations de harkis dans les ordres de la Légion d’honneur et du Mérite, à quelques jours de la Journée nationale d’hommage à ces anciens supplétifs de l’armée française pendant la guerre d’Algérie. Par décret du 20 septembre paru au Journal officiel de ce vendredi, six anciens combattants harkis et la cofondatrice d’une association de harkis deviennent chevaliers de la Légion d’honneur.

Quatre personnes sont élevées au grade d’officier de l’ordre national du Mérite et quinze autres au grade de chevalier du même ordre, majoritairement représentantes d’associations ou fédération. Ces promotions interviennent à quelques jours de la Journée nationale d’hommage aux harkis, le 25 septembre.

À la fin de la guerre d’Algérie (1954-1962), quelque 60 000 des Algériens recrutés comme auxiliaires de l’armée française avaient été admis en France après les accords de paix. Les autres – entre 55 000 et 75 000 selon les historiens – avaient été abandonnés et victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes qui les considéraient comme des traîtres.

Un groupe de travail, lancé à l’initiative du chef de l’État, avait préconisé en juillet de créer un «  fonds de réparation et de solidarité  » de 40 millions d’euros pour les harkis et leurs enfants. Mais ce montant est très loin des attentes des associations.

Vendredi 21 Septembre 2018 – 10:26

L’ambassadeur russe en Algérie explique pourquoi Alger achète tant d’armes à Moscou

L’ambassadeur russe en Algérie explique pourquoi Alger achète tant d’armes à Moscou

La situation au Proche-Orient et les conflits armés dans les pays voisins sont parmi les raisons qui font que l’Algérie achète beaucoup d’armes russes depuis des années. L’ambassadeur russe à Alger, Igor Beliaïev, a indiqué à Sputnik pourquoi ce pays préfère resserrer les liens avec la Russie.

L’Algérie achète la moitié des armes russes exportées vers l’Afrique pour des raisons historiques, mais aussi à cause de la situation qui règne à ses frontières, a déclaré mardi à Sputnik Igor Beliaïev, ambassadeur de Russie en Algérie.

«La coopération militaire et technique est un domaine clé de nos relations. Cette situation s’est créée à l’époque de la lutte du peuple algérien pour l’indépendance […] où la Russie a joué un très grand rôle. Ces derniers temps, cette coopération ne cesse de se développer sur l’initiative des autorités algériennes, en raison probablement de la situation actuelle au Proche-Orient et en Afrique du Nord», a indiqué le diplomate.

Il a rappelé qu’il y avait beaucoup de conflits armés à proximité des frontières algériennes, notamment la crise en Libye, avec laquelle l’Algérie a une assez longue frontière commune, ou la crise au Mali.

A la question de savoir si Moscou et Alger pourraient œuvrer ensemble pour le perfectionnement d’armes, le diplomate a noté que tout était possible, si les deux pays manifestaient leur intérêt.

Lors de sa visite en Algérie en 2006, le Président Vladimir Poutine a insufflé une forte dynamique au partenariat stratégique signé entre l’Algérie et la Russie en 2001 à Moscou, en effaçant la dette militaire algérienne de 4,7 milliards de dollars. Profitant de l’embellie financière des années 2000 due au prix élevé des hydrocarbures, l’Algérie a mené un vaste programme de rééquipement de son armée, par l’acquisition de nouveaux matériels sophistiqués et la modernisation des plus anciens. La Russie a été le principal partenaire de l’Algérie dans l’effort de remise à niveau de son armée.

Dans sa dernière édition de 2018, le site américain spécialisé dans les questions de défense Global Fire Power (GFP) a classé l’armée algérienne à la 23e place mondiale et en deuxième position en Afrique derrière l’armée égyptienne qui occupe, quant à elle, le 12e rang mondial.

La Russie et l’Algérie collaborent également dans la lutte contre le terrorisme, d’après l’ambassadeur russe Beliaïev.

«Des foyers terroristes se sont formés dans de nombreuses région du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord en raison de la politique irréfléchie de certains pays qui cherchent à renverser les régimes qui ne leurs conviennent pas. Les terroristes migrent d’une région à une autre et présentent une menace pour la sécurité de l’Algérie et de la Russie. Voilà pourquoi nos deux pays luttent ensemble contre le terrorisme. L’Algérie a rejoint la base des données sur les terroristes élaborée par le Service fédéral de sécurité russe (FSB)», a-t-il annoncé.

Les relations russo-algériennes sont établies au niveau le plus élevé. Evoquant ses rencontres avec le Président Abdelaziz  Bouteflika, Igor Beliaïev a noté leur ambiance amicale:

«Fin janvier, j’ai assisté à une rencontre de la délégation russe conduite par le secrétaire du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev avec le Président Bouteflika. La rencontre a duré près d’une heure et l’ambiance a été très amicale. Nous avons discuté de la situation régionale et des relations bilatérales. Le Président algérien aime notre pays, notre culture, il connaît les œuvres des célèbres écrivains russes. Et les entretiens se sont ainsi tenus dans une ambiance très chaleureuse. Au moment de nous séparer, le Président nous a fermement serré la main à  tous», a conclu l’ambassadeur Beliaïev.
Sputnik
https://fr.sputniknews.com/international/201807171037245581-russie-algerie-diplomate-armes/

http://www.afrique-asie.fr/lambassadeur-russe-en-algerie-explique-pourquoi-alger-achete-tant-darmes-a-moscou/

Affaire Benalla : « Le Parisien » ironise sur la thèse de « l’agent marocain infiltré » avancé par un site algérien





Affaire Benalla : « Le Parisien » ironise sur la thèse de « l’agent marocain infiltré » avancé par un site algérien


Lundi 23 Juillet 2018 modifié le Lundi 23 Juillet 2018 – 17:15



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Dans un article consacré aux théories conspirationnistes qui ont émergé sur les réseaux sociaux depuis qu’un proche collaborateur d’Emmanuel Macron a été identifié en train de frapper un manifestant, en marge des défilés du 1er mai, le journal « Le Parisien » ironise sur la thèse de « l’agent marocain infiltré » avancé par un site algérien.

« Les théories complotistes n’ont pas de frontière. La preuve en est avec le site Algeriepatriotique qui assure depuis vendredi qu’Alexandre Benalla est +un agent des services secrets marocains+ », relève lundi « Le Parisien » qui s’attaque aux intox les plus retentissantes concernant l’affaire Bellana,

« Alexandre Benalla a gravi les échelons doucement mais sûrement depuis qu’il fut introduit dans les rouages du Parti socialiste par l’ancienne ministre de l’Education, Najat Vallaud Belkacem, elle-même inféodée à Rabat », est-il notamment allégué par le site algérien.
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« Si l’ascension de l’ancien « M. Sécurité » d’Emmanuel Macron est en effet spectaculaire, y voir la main du Maroc paraît pour le moins hasardeux », affirme le quotidien français, rappelant qu’Alexandre Benalla est né à Evreux (Eure) en 1991.

« Ses connaissances des environs nous ont décrit son désir précoce de côtoyer des célébrités, se rêvant en « Bodyguard », et son travail physique acharné pour y parvenir. C’est ainsi qu’il intègre, dès ses 18 ans, une formation de gendarme de réserve dans l’Eure puis, l’année suivante, le service d’ordre du parti socialiste pour le compte de Martine Aubry », rappelle encore « Le Parisien ».

« Créé par le fils d’un ancien ministre algérien, le site Algeriepatriotique est par ailleurs connu pour ses positions véhémentes à l’encontre du Maroc, précise le journal français, indiquant aussi que les informations de ce site sont en général « peu fiables ».

En 2015, France Info épinglait par exemple cette fake news selon laquelle le grand mufti d’Arabie saoudite aurait autorisé les hommes à  » se nourrir d’une partie ou de tout le corps de sa femme au cas où il aurait été saisi par une faim extrême « , conclut  » Le Parisien ».

 

Pourquoi un avion d’Air Algérie a-t-il survolé Paris durant près d’une heure ?

Pourquoi un avion d’Air Algérie a-t-il survolé Paris durant près d’une heure ?

Air Algérie Roissy

L’avion d’Air Algérie a dû faire demi-tour 5 minutes après le décollage. D. R.

Les passagers d’Air Algérie ont vécu des moments de panique, ce vendredi, lorsque l’avion qui avait décollé de l’aéroport Charles-de-Gaulle a été obligé, au bout de cinq minutes de vol, de tourner au-dessus de Paris pendant 48 minutes, avant d’être autorisé à atterrir sur le tarmac du même aéroport, rapporte le quotidien arabophone Ennahar dans son édition de samedi.

Selon la même source, aucune explication n’a été fournie aux membres de l’équipage. A l’instant où cet article est mis en ligne, la compagnie aérienne algérienne n’a pas encore réagi à ce grave incident.

Le tableau d’affichage indique que l’appareil d’Air Algérie a quitté l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle à 18 heures 25 minutes et a atterri à 19 heures 13 minutes.

Si l’avion a dû faire demi-tour au bout de cinq minutes de vol, cela veut dire que les pilotes ont signalé une défaillance technique qui aurait dû pousser les contrôleurs aériens à libérer une piste en urgence pour qu’ils puissent poser l’appareil au plus vite. Pourquoi un délai d’attente aussi long ?

R. M.

https://www.algeriepatriotique.com/2018/07/21/avion-dair-algerie-a-t-survole-paris-pendant-pres-dune-heure/

 

Moussa Faki Mahamat propose un « mécanisme africain » pour contribuer à résoudre le conflit au Sahara occidental

Politique

Moussa Faki Mahamat propose un « mécanisme africain » pour contribuer à résoudre le conflit au Sahara occidental

01 juillet 2018 à 18h55 | Par – Envoyé spécial à Nouakchott

Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a remis ce dimanche à Nouakchott un rapport très attendu sur le conflit entre le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Il préconise de mettre en place un mécanisme africain qui, cependant, ne se substituerait pas aux efforts des Nations unies.

Il s’agissait sans doute du document le plus attendu du 31e sommet de l’Union africaine (UA), qui s’est ouvert ce dimanche 1er juillet à Nouakchott. Le président de la Commission, Moussa Faki Mahamat, a remis aux délégations présentes un rapport de sept pages destiné à relancer le processus de paix entre le Maroc et la République arabe Sahraouie démocratique (RASD). Ce texte devait être étudié à huis-clos dimanche 1er juillet. 

Il se fonde sur une série d’entretiens menés ces derniers mois. D’une part, avec le roi du Maroc, Mohammed VI, et son ministre des Affaires étrangères (à Rabat, les 5 et 6 juin) ; d’autre part, avec le président de la RASD, Brahim Ghali, et son ministre des Affaires étrangères (à Tindouf, les 19 et 20 juin). Mais aussi avec le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia et son ministre des Affaires étrangères (les 11 et 12 mars), ou encore avec le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, fin mars.

Menace sur le fonctionnement de l’UA

« Le conflit du Sahara occidental n’a que trop duré, note le rapport. Cette situation est entrée dans une phase où, au-delà de ses effets négatifs bien connus au niveau de la région (…), elle menace aussi le fonctionnement de l’UA et fait obstacle à la mise en œuvre de son agenda. Un tel état de fait ne peut être toléré. »

Le président de la Commission de l’UA propose donc que l’Afrique s’implique dans ce processus. Pour cela, il propose la création d’un mécanisme africain qui dépendrait directement des chefs d’État pour « permettre à l’UA d’apporter un appui efficace au processus conduit par les Nations unies ». L’objectif est la reprise des négociations entre les parties prenantes pour « parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ».

Ce mécanisme, s’il était accepté par les chefs d’État, serait composé d’un panel de hauts dirigeants de l’UA et/ou de chefs d’État. Sa constitution exacte reste cependant encore à déterminer.

Moussa Faki Mahamat propose par ailleurs aux chefs d’État de l’UA de lancer un appel à tous les pays, notamment les pays voisins, pour « contribuer au succès de la démarche africaine proposée ».

Néanmoins, le rapport insiste sur le fait que ce mécanisme ne se substituera pas au processus des Nations unies, actuellement mené par l’envoyé spécial Horst Köhler. Le Maroc a en effet fait savoir qu’à ses yeux, « l’UA s’était d’elle-même exclue des efforts de recherche d’une solution » en reconnaissant la RASD et a « mis en garde contre les risques d’un processus parallèle ».

«Il n’y a aucune troupe militaire américaine en Algérie»

Porte-parole de l’ambassade US à Alger

«Il n’y a aucune troupe militaire américaine en Algérie»

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le 13.03.18 | 12h00 Réagissez

 
	Siège de l'ambassade des Etats-Unis à Alger

Siège de l’ambassade des Etats-Unis à Alger
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L’inscription de l’Algérie sur une liste de pays «dangereux» pour les militaires américains a relancé la polémique sur la présence ou non des troupes US sur son territoire. Le porte-parole de l’ambassade américaine à Alger dément toute présence de troupes de son pays sur le sol algérien, et que la prime de risque octroyée aux militaires US concerne «le personnel chargé de la sécurité de la chancellerie».

Alors qu’officiellement aucun soldat étranger ne se trouve sur le sol algérien, l’Algérie est citée par un élu américain, comme exemple, pour défendre l’octroi d’une prime de risque pour les militaires stationnés au Mali, au Niger et au Cameroun, et qui viennent d’être ajoutés à la liste des pays dangereux pour les troupes américaines, et dont l’Algérie, ait partie depuis le 7 mars 1995.

Aussi bien le Washington Post que le New York Times ont fait état de cette décision du Pentagone, qui donne droit aux troupes déployées dans ces pays à une «prime de danger imminent», avec effet rétroactif, à compter du début du mois de juin 2017, pour inclure les militaires tués par des terroristes au Niger.

La liste des pays concernés comprend, entre autres, le Burundi, le Tchad, le Congo, Djibouti, l’Egypte, l’Erythrée, l’Ethiopie, le Kenya, la Libye, la Somalie, le Soudan, le Soudan du Sud, la Tunisie et Ouganda. Contacté, LaSean Knox-Brown, porte-parole de l’ambassade américaine à Alger, évoque un «malentendu» et dément toute présence militaire en Algérie. «Il y a eu une mauvaise interprétation des propos. Les personnes concernées par cette prime de risque en Algérie, sont les militaires affectés à la sécurité des diplomates.

Moi-même, lorsque j’ai lu les comptes rendus de la presse, j’ai été un peu étonné», déclare le diplomate. Il est catégorique en ce qui concerne le déploiement sur le territoire national d’une quelconque troupe de son pays. «Nous n’avons pas de troupes militaires en Algérie. Nous avons un personnel chargé de la sécurité sur place dans l’enceinte de l’ambassade, ou d’autres qui viennent occasionnellement, lors des visites de responsables américains de l’Africom pour une durée limitée», révèle LaSean Knox-Browm.

Le responsable dit ne pas savoir à quelle période l’Algérie a été classée sur la liste des pays qui présentent «un danger imminent» pour les soldats américains, soulignant toutefois que «l’octroi de la prime de danger est une pratique qu’utilisent de nombreux pays dans le monde». Les déclarations du porte-parole de l’ambassade américaine à Alger n’étonnent nullement dans la mesure où les autorités algériennes ont de tout temps démenti toute présence militaire étrangère en Algérie.

Les médias occidentaux avaient déjà évoqué une présence militaire US au sud du pays, et c’est l’Aménokal de Tamanrasset qui a répondu, il y a quatre ans, en disant dans un entretien accordé à El Watan : «Il n’y a aucun militaire étranger dans la région du Sahara. Celui qui vous dit le contraire, qu’il vous les montre…»

Cette polémique est revenue cette semaine, après la publication par le Washington Post, ainsi que le New York Times du contenu des débats devant la Commission des forces armées, le 7 mars dernier, sur l’élargissement de la liste des zones de primes de danger imminent «Imminent Danger Pay Areas», au Mali, Niger et Cameroun, pour que les soldats qui y sont déployés puissent bénéficier d’une indemnité financière liée au risque qu’ils encourent.

Durant ce débat, le démocrate Joe Courtney a dénoncé le fait que les militaires en poste au Mali et au Niger, où des soldats américains avaient été tués par un groupe de terroristes, «ne perçoivent pas de prime de danger, comme ceux déployés en Algérie, au Tchad, en Egypte, ou au Kenya». Des propos largement repris par les médias qui ont mis l’Algérie au centre de la polémique.

Salima Tlemçani

http://www.elwatan.com/actualite/il-n-y-a-aucune-troupe-militaire-americaine-en-algerie-13-03-2018-364262_109.php

Sahara, Algérie, Maroc : le cri du cœur de l’Union Africaine

Sahara, Algérie, Maroc : le cri du cœur de l’Union Africaine
Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union Africaine
Dans son allocution d’ouverture des travaux du 30ème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement africains, à Addis Abeba, en Ethiopie, le président de la Commission de l’Union Africaine a évoqué le dossier du Sahara, visiblement embarrassé.

Le président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, dans son allocution d’ouverture des travaux du 30ème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement africains, a évoqué, ce dimanche 28 janvier 2018, à Addis Abeba, en Ethiopie, le dossier du Sahara, visiblement embarrassé.

La question du Sahara n’était pas à l’ordre du jour du 30ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine, ouvert ce dimanche, mais elle a été évoquée par le président de la Commission de l’UA. Dans son discours inaugural, le chef de l’Exécutif de l’organisation continentale a indiqué que « s’agissant du Sahara Occidental, je ne peux qu’exprimer mon espoir de voir cette situation enfin résolue ».

« En appui aux Nations-Unies », pense le Tchadien Moussa Faki Mahamat, l’Afrique peut « contribuer positivement » au règlement de cette question, insistant que « la solution de ce lancinant conflit aidera immanquablement à la relance tant attendue du projet de construction maghrébine ». Un véritable cri du cœur lancé par le président de la Commission de l’Union Africaine.

Dans le cadre du règlement de ce conflit, l’ONU, via Horst Koehler, Envoyé spécial de l’institution pour le Sahara, a invité les chefs de la diplomatie marocaine, algérienne, mauritanienne et le responsable du Front Polisario à Berlin pour des discussions. L’annonce de ces consultations coïncide avec un regain de tensions dans la région. Le Maroc pointant du doigt le Polisario, soutenu par l’Algérie, de mener des incursions dans la zone tampon de Guerguerat situé à la frontière avec la Mauritanie.

Le mardi 23 janvier 2018, un porte-parole de l’ONU précisait, dans un communiqué, que « l’émissaire personnel du Secrétaire Général prévoit en janvier et février d’organiser des discussions bilatérales avec les parties et les pays voisins. Il a envoyé des invitations au ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita et au Secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, ainsi qu’aux ministres des Affaires étrangères de l’Algérie et de la Mauritanie ».

D’ailleurs, Horst Koehler a, selon Le360, rencontré, le jeudi 25 janvier 2018 à Berlin, une délégation du Polisario conduite par Brahim Ghali, président de la République Arabe Sahraouie Démocratique. Aucune inofrmation nb’a filtré de cette rencontre.

http://www.afrik.com/sahara-algerie-maroc-le-cri-du-coeur-de-l-union-africaine

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Les moines de Tibhirine reconnus martyrs

Les moines de Tibhirine reconnus martyrs

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Le pape François a approuvé la reconnaissance du martyre de Mgr Pierre Claverie, évêque d’Oran, et de 18 autres religieux et religieuses, parmi lesquels les moines de Tibhirine. Cette reconnaissance ouvre la voie à leur béatification.

Ces 19 personnes ont été tuées entre 1994 et 1996, au cours de la guerre civile, opposant le gouvernement algérien et des groupes islamistes. En reconnaissant leur martyre, le pape François déclare que ces 19 religieux et religieuses ont été tués en « haine de la foi », parce que chrétiens.

Voici la liste des 19 religieux reconnus martyrs :

Le Frère mariste Henri Vergès et Sœur Paul-Hélène Saint-Raymond, des petites Sœurs de l’Assomption, assassinés le 8 mai 1994 à Alger.

Les Espagnoles Sœur Esther Paniagua Alonso et Sœur Caridad Alvarez Martín, religieuses augustines missionnaires, assassinées le 23 octobre 1994.

Jean ChevillardAlain DieulangardChristian Chessel et Charles Deckers, quatre Pères blancs – trois français et un belge ­– assassinés à Tizi Ouzou le 27 décembre 1994.

Sœur Angèle-Marie Littlejohn et Sœur Bibiane Leclercq, des Sœurs missionnaires de Notre-Dame des Apôtres, assassinées le 3 septembre 1995.

Sœur Odette Prévost, des petites Sœurs du Sacré-Cœur, tuée le 10 novembre 1995

© tibhirine-tibehirine.tumblr.com/

Les sept moines cisterciens de l’abbaye Notre-Dame de l’Atlas de Tibhirine, le prieur Frère Christian de Chergé, Frère Luc Dochier, Frère Christophe Lebreton, Frère Michel Fleury, Frère Bruno Lemarchand, Frère Célestin Ringeard et Frère Paul Favre-Miville avaient été enlevés en mars 1996 dans leur monastère de Notre-Dame de l’Atlas. Leur mort avait été annoncée le 23 mai par un communiqué du Groupe islamique armé (GIA). Les têtes des moines avaient été retrouvées le 30 mai 1996.

Quelques mois plus tard, le 1er août 1996, meurt le dernier de ces martyrs d’Algérie et seul évêque : Mgr Pierre Claverie, dominicain et évêque d’Oran.