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Le plan secret des USA visant Damas a été déjoué

Le plan secret des USA visant Damas a été déjoué

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15 avril, 2018
Note d’analyse

Elijah J. Magnier

Donald Trump a dû redescendre du piédestal sur lequel il était monté il y a quelques jours en rassemblant une force militaire imposante et une puissance de feu rappelant « l’opération Tempête du désert », sans toutefois engager les forces terrestres. Le « plan A » prévoyait une attaque dévastatrice sur la Syrie afin de détruire son armée, le palais présidentiel, ses centres de commandement et de contrôle, ses troupes d’élite, ses entrepôts militaires et de munitions stratégiques, ses radars, ses systèmes de défense et les institutions de ses dirigeants politiques.
Le centre de recherche syrien de Barzé bombardé pendant la nuit du 14 avril 2018

 Le rôle de la Russie avant et après, l’attaque des USA, du Royaume-Uni et de la France, révélé

Avant la triple attaque contre la Syrie par les USA, la Grande-Bretagne et la France, la Russie et le président Vladimir Poutine, en personne, ont maintenu des contacts intensifs jusqu’à 4 heures du matin, afin de réduire la portée de l’attaque et passer à un « plan B » sans conséquence. Dans ses prises de contact avec plusieurs chefs d’État, la Russie a rejeté toute frappe susceptible de paralyser l’armée syrienne, et a informé les dirigeants de Damas que l’Occident allait dorénavant mûrement réfléchir avant de changer radicalement l’équilibre du pouvoir au Levant.

Mais quelle est la véritable raison de ces frappes ? Est-ce la prétendue « attaque chimique » à Douma ? L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques était déjà à Damas et ses membres sont allés à Douma samedi pour inspecter le lieu où l’attaque chimique en question aurait eu lieu. Pourquoi alors n’ont-ils pas attendu de connaître les résultats avant de frapper ?

Des sources à Damas expliquent qu’avant l’intervention militaire des USA, du Royaume-Uni et de la France, l’armée syrienne et ses alliés, avec l’appui de la Russie, étaient en train de mener une attaque d’envergure dans la région rurale d’Idlib et avaient atteint l’aéroport d’Abou al-Duhur lorsque subitement ils ont cessé leur opération pour ce diriger vers la Ghouta.

En effet, la Russie avait informé les dirigeants syriens d’un grand rassemblement de troupes sur la base militaire occupée par les USA à Al-Tanf, à la frontière syro-irakienne, où des dizaines de milliers de mandataires des USA suivent un entraînement militaire continu. Les Russes avaient décelé des mouvements inhabituels et compris que les USA se préparaient à dépêcher leurs mandataires vers la Ghouta orientale, afin d’établir un lien avec les quelque 30 000 djihadistes qui se trouvaient encore dans la Ghouta. Une attaque était planifiée en même temps qu’une diversion provenant de Daraa, au sud de la Syrie, de façon à attaquer le sud de Damas pour duper l’armée syrienne et ses alliés en les amenant à réduire le nombre de leurs combattants autour de la capitale.

Selon les sources, le plan consistait à soutenir leurs mandataires et les djihadistes de la Ghouta pour qu’ils atteignent Damas et en prennent le plein contrôle. Sauf que le déplacement de l’opération militaire de la région rurale d’Idlib à la Ghouta a contrecarré le plan américain qui consistait à imposer à la Russie un confinement forcé à Lattaquié et Tartous pour parvenir enfin à un changement de régime. Ce « plan de génie » aurait gâché tous les efforts déployés par la Russie après presque trois ans de participation soutenue à la guerre en Syrie, tout en permettant aux USA de prendre le dessus, au moment même où Moscou et l’armée syrienne étaient sur le point de mettre fin à la guerre en Syrie, il ne reste que quelques poches de résistance à libérer.

La riposte de la Russie dans la Ghouta a réduit le plan des USA en miettes, en imposant le retrait de dizaines de milliers de militants de la Ghouta avec leurs familles, vers le nord de la Syrie. La capitale est dorénavant beaucoup plus sûre et il ne reste plus qu’une zone au sud de Damas occupée par al-Qaeda et le groupe armé « État islamique » (Daech), au camp de Yarmouk et à al-Hajar al-Aswad.

Aujourd’hui, la Russie a vidé la frappe des USA, du Royaume-Uni et de la France de son contenu et de son objectif en imposant une « attaque restreinte » sans valeur, qui a très peu de chance de changer quoi que ce soit sur le terrain en Syrie.

Lorsque la Russie a promis d’abattre tout missile lancé contre la Syrie, Trump a répondu ceci : « Tiens-toi prête Russie, parce qu’ils arrivent, beaux, nouveaux et intelligents ». Après la frappe, la Russie a répliqué : « Nous avons utilisé de vieux systèmes de défense antiaérienne soviétique contre ces missiles intelligents, nouveaux et très coûteux lancés par les Américains ». Mais ce n’est pas tout. Les frappes des USA et du Royaume Uni.ont atteint des objectifs qu’Israël bombarde pratiquement à partir d’une base régulière. En ayant réussi à intercepter les deux tiers des missiles, comme l’a affirmé la Russie, la Syrie perçoit l’attaque comme une sorte « d’entraînement avec des munitions réelles, en préparation à une éventuelle attaque israélienne sur le territoire syrien ». Israël est très déçu et ne semble pas du tout apprécier le résultat final.

Faisant preuve de retenue et de maîtrise de soi, le secrétaire à la Défense James Mattis, qui avait dit « le Pentagone n’a toujours pas de preuves indépendantes pour confirmer qu’il y a eu une attaque chimique en Syrie la semaine dernière », a signalé que toute attaque de grande envergure en Syrie pouvait provoquer un engagement direct de la Russie et une riposte mortelle contre des objectifs des USA. Mattis a accepté une « frappe honorable » pour sauver la face de son patron inexpérimenté. La frappe du trio en Syrie semble avoir redoré le blason du président syrien Bachar al-Assad. Les gens sont sortis célébrer dans les rues de Damas, en se moquant de l’attaque de l’Occident contre leur pays !

Le trio a évité de provoquer directement la Russie, en contournant les bases et les théâtres opérationnels des Russes au lieu de les survoler. La Russie a imposé sa présence et a provoqué la marine américaine et la marine française en effectuant des simulations d’attaques aériennes, afin de montrer qu’elle était prête à rétorquer. La marine russe était positionnée à l’opposé de la côte libanaise afin de couvrir cette partie et d’éviter les angles morts.

Moscou est parvenu à éviter une confrontation directe avec Washington à l’extérieur de son territoire. La Syrie est entourée de bases militaires US (Israël, Jordanie, al-Tanf, Hassaké, Arabie saoudite, Koweït, Qatar, Bahreïn, Irak, Turquie). La Russie se souvient comment Leonid Brejnev est tombé dans le piège que lui avait tendu la CIA en 1979, en soutenant les moudjahidines six mois avant l’invasion soviétique de l’Afghanistan. Zbigniew Brzezinski a dit que l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques avait été délibérément provoquée par les USA : « C’était une excellente idée. Elle a entraîné les Soviétiques dans la guerre afghane et nous leur avons procuré une guerre du Vietnam. » Presque 40 ans plus tard, Poutine a évité de tomber dans le même piège. Quelle sera la prochaine étape ?

Maintenant que la sécurité de Damas est assurée, tous les yeux sont tournés vers la ville d’Idlib, au nord de la Syrie, qui est sous le contrôle d’Al-Qaeda. Pourquoi Idlib?

La situation dans le camp de Yarmouk, au sud de Damas, semble liée directement à celle qui prévaut à Foua et Kafraya. Lors des négociations de Zabadani, Al-Qaeda et les alliés de Damas se sont entendus pour qu’al-Yarmouk d’une part, et les deux villes assiégées au nord de la Syrie d’autre part, ne soient pas attaquées. Cependant, Damas fait pression pour nettoyer la capitale complètement, en tentant de persuader ses alliés de revenir sur leurs engagements précédents.

En ce qui concerne Daraa et Quneitra dans le sud, il semble que personne en Syrie n’est prêt à provoquer les USA et Israël en ce moment de tension. Il se pourrait qu’ils ne s’en occupent qu’à la toute fin. Dans la Badia (les steppes syriennes), Daech est complètement encerclé et n’a d’autre choix que d’attendre son extermination dans les prochains mois.

Idlib demeure un problème malgré l’entente économique et financière entre les Turcs, les Russes et les Iraniens. Il ne fait aucun doute que des différences marquées de nature économique existent entre ces partenaires à propos de la Syrie.

Le président turc Erdogan a exprimé son soutien, puis sa satisfaction, à l’égard des frappes américaines en Syrie. La Russie a répondu en lui demandant de remettre la ville d’Afrin au gouvernement syrien. L’envoyé spécial iranien pour les affaires syriennes, Ali Akbar Velayati, a dit ouvertement qu’Idlib est le prochain objectif. Il est donc possible que la Turquie se retire des dizaines de postes d’observation qu’elle possède autour d’Idlib, comme les Russes l’ont fait à Afrin avant l’attaque turque. La Russie s’attend aussi à ce qu’Erdogan annule d’un jour à l’autre la vente précédemment convenue de missiles S-400.

Ainsi, l’aiguille de la boussole pointe vers Idlib, Rastan et Jisr al-Shoughour et les forces armées syriennes se rassemblent dans la région rurale de Lattaquié, en étant prêtes à diviser Idlib après avoir libéré les nombreux villages qui l’entourent.

Ce qui nous amène à la prochaine représentation d’une « attaque chimique » sur le théâtre opérationnel de l’armée syrienne et de ses alliés. Les USA vont-ils défendre Al-Qaeda ? Pourquoi pas ? Il n’a jamais vraiment été question d’utilisation d’armes chimiques, puisque ce sont les USA, eux-mêmes, qui possèdent le plus gros arsenal d’armes chimiques au monde. Le véritable enjeu, c’est la défaite des USA et la domination du Levant par la Russie.

Tags:
etats-unis, russie, syrie, royaume-uni

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L’opposition à Theresa May remet en question la légalité des frappes occidentales en Syrie

Theresa May

L’opposition à Theresa May remet en question la légalité des frappes occidentales en Syrie

© REUTERS / Phil Noble
International

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Frappes des États-Unis et de leurs alliés contre la Syrie (67)
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La décision de la Première ministre britannique de participer avec ses alliés américain et français aux frappes contre la Syrie s’est attirée les foudres de son opposition. Cette dernière a jugé discutable la légitimité d’une telle démarche menée sans l’aval du Conseil de sécurité de l’Onu.

Theresa May s’est retrouvée sous le feu des critiques de l’opposition après les frappes portées samedi par Londres aux côtés de Washington et Paris en Syrie. Le chef du Parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn, a estimé dimanche que la légalité ces frappes était sujette à caution, affirmant qu’une telle initiative aurait dû être soutenue par le Conseil de sécurité de l’Onu.

«Je demande au ministre des Affaires étrangères, je demande à la Première ministre, quelle est la base légale de ceci?» s’est interrogé Corbyn dans un entretien à la BBC.

«La base légale aurait été l’autodéfense ou l’autorité du Conseil de sécurité de l’Onu. L’intervention humanitaire est un concept légalement discutable dans le cas présent», a-t-il indiqué, cité par Reuters.

Les partis d’opposition britanniques et plusieurs ONG ont par ailleurs condamné samedi la décision de Theresa May de mener une opération en Syrie sans consulter le Parlement, rompant avec un usage en vigueur depuis l’intervention en Irak en 2003, qui a laissé de profonds stigmates dans le pays.Les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont attaqué dans la nuit du 13 au 14 avril des sites d’infrastructures militaires de la Syrie. Cette coalition tripartite a tiré 103 missiles, dont 71 ont été abattus à l’approche de leurs objectifs. L’année dernière, l’aérodrome militaire syrien de Shayrat avait déjà été attaqué par 59 missiles.

Pour justifier leurs actions, Washington et ses alliés ont affirmé que ces frappes étaient une riposte à l’attaque chimique présumée dans la ville de Douma.
Les autorités syriennes ont toujours démenti cette attaque alors que le ministère russe de la Défense a déclaré qu’il s’agissait d’une mise en scène.

Dossier:
Frappes des États-Unis et de leurs alliés contre la Syrie (67)

Lire aussi:

Moscou: la frappe portée par Washington en Syrie contrevient à la législation américaine
Plus de 50% des Britanniques désapprouvent les frappes en Syrie sans l’aval du Parlement
La DCA syrienne intercepte 71 missiles sur les 103 lancés
https://fr.sputniknews.com/international/201804151035959312-may-londres-frappes-syrie-legitimite/
https://fr.sputniknews.com/international/201804151035959312-may-londres-frappes-syrie-legitimite/

Les experts suisses identifient le poison des Skripal

Les experts suisses identifient le poison des Skripal

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Selon l’Institut suisse pour la protection des armes nucléaires, biologiques et chimiques (Schweizerisches Institut für ABC-Schutz), le poison prélevé à Salisbury par les enquêteurs de l’OIAC, dans l’« affaire Skripal », est du « BZ ».

L’appellation « Novichok » désigne un programme de recherche soviétique et non pas une substance issue de ce programme.

Le « BZ » est un innervant de l’Otan, agissant dans les 30 à 60 minutes et pour une durée de 2 à 4 jours. L’URSS, puis la Russie, n’ont jamais travaillé sur ce type de substance.

L’Institut suisse pour la protection des armes nucléaires, biologiques et chimiques est une référence mondiale en la matière. Il a procédé à cette analyse à la demande de l’OIAC.

http://www.voltairenet.org/article200678.html

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L’escouade d’Hollywood

Cette fois, l’Observatoire des Droits de l’Homme syrien qui, depuis 2011, a donné toute sorte d’informations sur les exactions de l’horrible dictateur Bachar Al Assad contre son peuple à partir de son arrière boutique de Londres n’a pas relayé l’attaque au gaz de Douma ce 7 avril 2018. Ni le Croissant Rouge syrien ni la coordination de l’ONU en Syrie, présents tous deux dans la Ghouta orientale, n’ont été en mesure de confirmer l’existence de victimes d’une intoxication aux armes chimiques.

Seuls les Casques Blancs, primés par le cinématographe mondial d’Hollywood qui a reconnu là l’un des siens, ont diffusé des imagesde corps amoncelés et d’enfants dénudés avec un masque censé délivrer de l’oxygène en guise d’assistance ventilatoire. Ils ont également fourni le filmde la dévastation d’un appartement au toit défoncé par la chute d’un obus intact gisant dans un lit qui n’a pas souffert de dommages de la part d’une masse atterrie brutalement sur lui. Il semble que dans ce cas, la mise en scène a choisi de présenter les effets de gaz suffocants non neurotoxiques. Ceux-ci sont doués  d’un fort pouvoir rémanent, les symptômes cliniques qu’ils produisent sont difficiles à mimer et ils obligent de plus à une protection drastique des sauveteurs, jusque là négligée dans la post production des Casques Blancs. Le chlore et autres agents vésicantsgénèrent des risques de mort immédiate mais aussi des effets retardés de plusieurs heures redoutables liés à l’œdème résultant des brûlures de l’arbre respiratoire et des alvéoles pulmonaires.

Le 7 avril, il aurait été dénombré 48 morts parmi les 500 personnes atteintes par les armes chimiques. La sincérité d’une telle allégation doit être mesurée à l’enquête sur le devenir des 452 personnes rescapées. Les observations diligentées par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques devra s’y intéresser et exposer publiquement et de manière argumentée leur devenir. Plusieurs jours plus tard, les gaz même si plus denses que l’air prétendument utilisés auront été dispersés mais les lésions et séquelles inévitables des désordres anatomiques induits sont identifiables longtemps après.

L’opération faux drapeau prévue et non prévenue

Quelques arguments militent en faveur d’une infiltration des agents de la propagande djihado-occidentales par le renseignement syrien et russe. Au cours du mois de mars, le gouvernement russe a annoncé être au courant d’une préparation en cours d’une provocation sous forme d’attaque chimique sous faux drapeau. Des citoyens syriens et des membres du personnel de l’hôpital de Douma témoignent de l’irruption d’inconnus dans la ville faisant irruption dans l’établissement munis de caméras et arrosant d’eau des personnes présentes. (Ici à partir de la troisième minute.) Des médecins du seul hôpital de la ville attestent n’avoir reçu aucun patient atteint d’une intoxication à des gaz toxiques.

La manipulation

Les Occidentaux comptent sur l’effet d’horreur déclenchée par l’évocation ‘gaz et armes chimiques’ et  liée dans la construction d’un inconscient collectif autour de l’extermination nazie, toujours mise en avant dans les mass medias et les programmes scolaires comme la quintessence du Mal. Un tel effet de sidération n’a jamais été obtenu avec les agents exfoliants fabriqués par Monsanto et délivrés par les bombardiers américains sur le Vietnam, tuant des civils par centaines de milliers et détruisant la végétation et stérilisant les sols pour des siècles. Ni avec l’usage d‘armes chimiques encore plus sophistiquées et non identifiées à Gaza en ce moment pour réprimer une population qui se révolte contre sa situation d’assiégée sous blocus. Pas plus le phosphore blanc étasunien à Fallouja en 2004ni l’israélien à Gaza en 2009n’ont ému en leur temps la communauté internationale de la même manière.

Propagande, l’ascension

L’attaque dans la nuit du 13 au 14 avril de la Syrie par la coalition des Usa et de ses vassaux britanniques et français est venue couronner celle de montée médiatique irrésistible contre le camp syrien et ses alliés. Le mois de mars a été marqué par les condamnations de la Russie dans l’affaire Skripal, dont le père, la fille ainsi que leur chat et leurs deux hamsters ont fait les frais. Les humains ont survécu à l’ingestion de moules contaminées par des saxitoxinesmais pas les animaux domestiques qui ont dépéri dans leur résidence mise sous scellés. Puis vint à point nommé le relai occasionné par les trois obus de chlore largués depuis des hélicoptères de l’armée arabe syrienne.  Celle-ci était en voie d’achever la libération totale de la Ghouta orientale des mercenaires qui l’occupaient depuis 2012 et la soumettaient à une économie de pénurie et de contrebande.

La montée de la propagande et l’agencement des scénarios ont encadré le long périple du successeur auto-désigné au trône du troisième royaume des Séoud en Ocident.

Du bruit

La démonstration de force, menée depuis les bases étasuniennes dans ses quasi-colonies arabes du Golfe, s’est limitée à détruire des sites inoccupés et n’a pas fait de victimes humaines en dehors de quelques blessés.

Elle a pris un soin extrême à ne toucher aucune cible russe.

Elle a démontré l’efficacité de vieux systèmes anti-missiles soviétiques utilisés par l’armée syrienne avec un taux d’efficacité de 71 missiles détruits sur 101.

Elle se devait de punir le succès des forces syriennes qui ont chassé les mercenaires à l’Ouest de Damas, leurs bandes sont désormais cantonnées à Idlib.

Les trois pays concernés par les ventes d’armes aux pays arabes du Golfe ont offert ce spectacle comme garantie de leur engagement en faveur des pétro-monarques de moins en moins enclins à croire en l’efficacité de leur arsenal. Ils se sont ridiculisés. Mais en jouant ainsi leur piètre numéro, ils espèrent maintenir l’atmosphère de tension nécessaire à leur funeste commerce. Ils appliquent ainsi leur doctrine en adéquation avec leurs objectifs et leurs moyens, pas de conflagration mondiale, mais conflits régionaux de moyenne à faible intensité toujours en cours.

En attendant la chute du dollar, beaucoup de pays périphériques risquent encore de souffrir de cette confrontation entre une Eurasie en montée de puissance irrépressible et cet Occident fané et sans crédit, sinon celui du mensonge et de la tromperie terriblement difficiles à contrer tant leurs peuples sont ‘zombifiés’.

Badia Benjelloun

http://www.dedefensa.org/article/pour-quelques-dollars-de-plus

Premiers éléments de la scène du crime

Chroniques du Grand jeu

Premiers éléments de la scène du crime

14 Avril 2018 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient, #Russie, #Etats-Unis, #Europe

Contrairement à nos prédictions d’hier, le système impérial est donc passé outre toute décence et a récompensé le false flag barbu par une salve de missiles sur la Syrie.

Il est encore trop tôt pour analyser en détail les tenants et les aboutissants de l’affaire susceptible d’embraser (ou pas) le Moyen-Orient voire plus si affinités, mais nous pouvons déjà faire quelques constats.

  • Les cibles sont insignifiantes

D’après les premiers rapports, seuls trois endroits ont été touchés : des centres de recherche et/ou usines prétendument chimiques. Immédiatement, une question surgit que ne semble pas s’être posée la presstituée : si ces centres contenaient des composants chimiques, comment se fait-il qu’aucune émanation toxique ne se soit répandue ? Réponse évidente : ils étaient vides et le programme chimique syrien n’existait pas.

Les barbus modérément modérés sont, eux, dépités.et crient au scandale. S’ils s’attendaient à être aidés par les frappes américaines, ils en ont été pour leurs frais. Pas étonnant qu’ils qualifient toute cette affaire de « farce » tandis que les gens dansent dans les rues de Damas.

On aurait donc assisté à un nouveau false flag au carré après la tragi-comédie de l’année dernière, Trump jouant les gros durs pour finalement détruire deux hangars désaffectés et une cafétéria? C’est la conclusion que tirent plusieurs observateurs. Sauf que…

  • La défense russe

Selon l’état-major russe, 71 missiles sur 103 ont été interceptés, soit 68% (à comparer avec les 61% de Khan Cheikhoun l’année dernière). L’ours est donc bien intervenu et a chopé la majorité des projectiles entre ses crocs.

Ces missiles se dirigeaient bien sur des bases et ont été détruits en vol par les Russes : Dumayr 12/12, Blay 18/18, Chayrat 12/12, Duvali 4/4 etc. On est loin alors d’une opération de relations publiques du Donald envoyant ses Tomahawk sur des endroits sans importance pour les beaux yeux de la ménagère de moins de 50 ans.

  • Les inspecteurs de l’ONU

Coïncidence que n’a évidemment pas relevé la journaloperie au garde-à-vous, ces attaques interviennent au moment même où les inspecteurs de l’OIAC prennent le chemin de Damas afin d’enquêter sur la supposée attaque chimique de Douma. Moscou a beau jeu de dire que les trois clowns ont voulu intimider la mission onusienne. Sans succès, celle-ci devant continuer son périple.

  • Les réactions

Sans surprise, les alliés de la Russie (Chine, Iran etc.) ainsi que les oppositions britanniques et françaises condamnent frappes tandis que les vassaux de l’empire s’en réjouissent, quoique le résultat de l’opération va vite les faire déchanter. Le retournement de veste turc ne passera sans doute pas inaperçu à Moscou et ouvrira peut-être les yeux de Poutine sur la folie de vendre des S-400 à Ankara. Comment avoir un seul instant confiance en la girouette sultanesque ? Bien plus logique est de fournir des S-300 à la Syrie, ce que le Kremlin considère maintenant sérieusement.

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2018/04/premiers-elements-de-la-scene-du-crime.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

La coalition américano-franco-britannique frappe quatre sites syriens

La coalition américano-franco-britannique frappe quatre sites syriens (V3)

(B2) Les Américains, Britanniques et Français ont assuré cette nuit (de vendredi 13 à samedi 14 avril), vers 1 heure du matin (heure de Paris *), une série de frappes contre des installations chimiques syriennes. Une réaction à l’attaque chimique sur Douma (La Ghouta) du 7 avril dernier. L’annonce en a été rendue publique à Washington, puis confirmée à Paris et Londres.

Les réunions téléphoniques se sont intensifiées ces derniers jours. La fenêtre de tir était étroite : entre le temps nécessaire à la préparation militaire, et à la coordination des forces entre les trois pays, ainsi que la concertation politique et la négociation diplomatique, d’une part, et l’arrivée des inspecteurs de l’OIAC, d’autre part, le temps était court, avant que ne s’ouvre une autre phase : celle de la vérification a posteriori.

Des cibles contre les sites de production chimique

C’est l’arsenal, clandestin, du régime qui était visé. La première cible visait ainsi « un centre de recherche scientifique dans la grande région de Damas » a indiqué le chef d’état-major des armées US, le général Joe Dunford dans un point de presse tenu vers 3 h du matin (heure de Paris). Le centre de Barzah, non loin de Douma, est « un centre de recherche, de développement, de production et d’essai d’agents chimiques et biologiques ». La deuxième cible était « une installation de stockage d’armes chimiques à l’ouest de Homs », une ancienne base de missiles, situé à 15 miles de la ville. « Nous avons évalué qu’il s’agissait de l’emplacement principal de l’équipement de production de sarin et de précurseur syrien ». Les troisième et quatrième cibles étaient « une installation de stockage d’armes chimiques et un important poste de commandement ».

Des moyens navals et aériens coordonnés

Les frappes ont été menées de façon coordonnée par des moyens navals et aériens, en « étroite synchronisation » entre les différents alliés comme l’a précisé la ministre française de la Défense, Florence Parly samedi matin (14 avril). Du coté américain, des bombardiers B1 et au moins un navire basé en mer rouge ont été mobilisés (avec sans doute des missiles Tomahawh).

Du côté français, une des trois « frégates multimissions (FREMM) déployées en Méditerranée », a assuré le tir a confirmé le ministère des Armées français. Ces bâtiments étaient escortés par une frégate de défense antiaérienne, une frégate anti-sous-marine et un bateau ravitailleur. En l’air, 5 avions de combat Rafale et 4 Mirage 2000-5, « partis de plusieurs bases aériennes » sur le territoire français avaient « rejoint les côtes syriennes », soutenus par 6 avions ravitailleurs et 2 avions de surveillance aérienne Awacs. Tandis que quatre avions Tornado GR4 de la Royal Air Force, partis de la base d’Akrotiri (à Chypre) faisaient de même.

Le  annonce le tir  depuis l’une des trois frégates multimissions (FREMM) déployées en Méditerranée. 20 à 30 minutes après ce tir, selon l’état-major des armées,  frappait à son tour .

Une répartition des cibles

Chaque pays et chaque moyen avait reçu une cible précise. Les avions britanniques se chargeaient du site de stockage de Homs avec des missiles Storm Shadow (version britannique du missile Scalp-EG. Une des trois frégates FREMM a tiré trois « missiles de croisière naval » contre le « site de production d’armes chimiques » (NB : celui de Barzah). Ce qui représente une première en termes technique. C’est, en effet, la première utilisation opérationnelle des missiles MdCN (dits Scalp naval), fabriqués par MBDA depuis une frégate FREMM. « 20 à 30 minutes après ce tir », c’était au tour des avions Rafale et Mirage d’opérer, assurant le tir de neuf missiles Scalp-EG.

Plus d’une centaine de tirs

L’utilisation de missiles de croisière que ce soit à partir d’avions ou de bateaux a permis d’éviter de pénétrer sur le territoire syrien. Selon le général américain, la quantité de munitions (bombes et missiles) utilisées a été « plus de deux fois celles utilisées dans la frappe de l’année dernière » (NB : les USA avaient tiré 58 missiles Tomahawk à l’époque). Tous les avions sont rentrés à bon port. « Il n’y a pas de pertes alliées » précise-t-on du côté du Pentagone. « Tous les avions français – Rafale, Mirage, AWACS, ravitailleurs – se sont bien posés en sécurité à l’issue de leur mission de cette nuit » a confirmé Florence Parly.

Eviter des pertes civiles et… russes

Les planificateurs de la frappe ont « fait de grands efforts pour éviter les pertes civiles et étrangères » a indiqué le secrétaire à la Défense US James Mattis. La frappe était « également prévue pour atténuer le risque pour les forces russes qui soutiennent le régime d’Assad » a ajouté le général Joe Dunford.

Les Russes prévenus ?

Il semble bien que cette frappe a été réalisée sinon en concertation, mais au moins avec une information de Moscou. « Nous avons veillé à ce que les Russes soient prévenus en amont » a indiqué la ministre française Florence Parly. NB : ce qui expliquerait la réaction, assez limitée de Moscou, pour l’instant.

Limiter la contamination chimique

« Une analyse scientifique très minutieuse a été faite afin de déterminer où cibler les Storm Shadows afin de maximiser la destruction des stocks de produits chimiques et de minimiser les risques de contamination de la zone avoisinante » indique, de son côté le ministère de la Défense britannique. « L’installation touchée est située à une certaine distance de toute concentration connue d’habitation civile, ce qui réduit encore davantage ce risque ».

Évaluation en cours

Il est encore « trop tôt pour évaluer l’efficacité » des raids indique-t-on côté américain, même si les « rapports d’actions antiaériennes syriennes » ont été effectués. L’analyse est en cours. Mais déjà à Londres, on estime que les frappes ont réussi. « La planification méticuleuse des cibles ont abouti à une attaque réussie ».

(Nicolas Gros-Verheyde, avec RM à Paris)

* Attaque menée 19 h. Washington, 2 h. Londres

Mis à jour 14.4 10h et 14h sur le détail des moyens aériens et maritimes employés

http://www.bruxelles2.eu/2018/04/14/frappes-sur-la-syrie/

Michel Raimbaud : “La nouvelle guerre froide se transforme progressivement en une guerre ouverte”

Excellente synthèse de Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France au Soudan et en Mauritanie. Il est l’un de nos grands spécialistes du Moyen-Orient, et nous vous renvoyons vers son excellent livre Tempête sur le Grand Moyen-Orient

Halte à la guerre infâme !

Une guerre implacable, sauvage, meurtrière et destructrice, fait rage en Syrie depuis mars 2011. Devenue universelle grâce au renfort venu de 120 pays que l’Empire Atlantique a pu attirer dans sa galère, elle menace ces jours-ci de dégénérer en un conflit mondial au sens plein et entier du terme.

Beaucoup parmi les plus optimistes n’en sont plus à se demander si la guerre des Trois (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne) aura lieu ou non, mais si elle s’allumera demain ou après-demain. On a beau en refuser la perspective tant elle heurte la raison, les réalités sont là. Il est évident que la nouvelle guerre froide que l’on a vu apparaître depuis une décennie entre l’Occident et ses complices d’une part, la Russie et ses alliés d’autre part, vire peu à peu à la guerre ouverte. Si le monde arabo-musulman est le théâtre privilégié et l’enjeu géopolitique de cet affrontement global entre l’Empire Atlantique déclinant et l’Eurasie renaissante ou émergente, la Syrie en est l’épicentre, pour diverses raisons, géopolitiques et stratégiques notamment.

Dans nos « démocraties » occidentales qui unilatéralement se disent grandes, les « élites » qui ont soumis les populations à un lessivage de cerveau sans précédent font semblant de croire encore à la narrative mensongère, immorale et imbécile injectée depuis sept ans dans les méninges ramollies par le « mainstream » médiatique, universitaire et politique. Il serait étonnant que ces esprits pleins de morgue et de suffisance y croient vraiment : ce serait d’ailleurs inquiétant pour leur santé mentale. Ecartant donc l’hypothèse, on retiendra plutôt qu’ils ont trouvé un fonds de commerce gratifiant dans cette gigantesque escroquerie intellectuelle et qu’ils ont réussi à l’acclimater sous nos latitudes où l’on se dit cartésien, puisqu’elle provoque si peu de réactions… Pour l’instant !

Si elles avaient une mémoire collective, les opinions se souviendraient du sort de l’Irak, de la Somalie, de la Libye…peut-être de l’ex-Yougoslavie, voire du Yémen où destructions et massacres se poursuivent sous l’égide de l’ami stratégique imprévu qu’est le jeune Mohammed Ben Salman, étreint avec effusion par notre ministre des affaires étrangères lorsqu’il débarque tel le Messie. Elles reverraient Colin Powell brandissant ses fioles venimeuses et chimiques pour justifier une invasion de l’Irak et son démantèlement. Pas de sa faute : il était, dira-t-il la bouche en cœur, mal informé par ses « services ». Mais les opinions « civilisées » (que l’on appellerait dédaigneusement « rues » si elles étaient « arabes ») sont anesthésiées par le flot de désinfo et de désintox, hébétées par les débats de société qui leur sont proposés ou imposés, toujours anecdotiques et marginaux. La guerre ou la paix ? Bof. Quant aux élus, ils sont superbement ignorés : à quoi pourraient-ils servir ?

Frétillant comme son prédécesseur Hollande à l’idée de participer aux frappes contre la Syrie et le « régime de Bachar », Macron, qui réserve ses pensées complexes à son ami Trump, esprit bien connu pour sa subtilité, ose qualifier cette nouvelle attaque illégitime, arrogante et dépravée de « devoir moral ». Devons-nous nous habituer à voir par les nuits sans lune nos dirigeants se tortiller sur leur fauteuil, le doigt sur le bouton et le petit doigt sur la couture du pantalon, attendant le feu vert des fous du Pentagone ou de la Maison-Blanche pour lancer leurs engins meurtriers sur la Syrie qui ne les a jamais agressés ? Quelle sinistre comédie ! Comme si 400 000 morts, 13 ou 14 millions de réfugiés, exilés ou déplacés, un pays ravagé, ne suffisaient pas à combler le sens moral de ces hautes consciences. Après sept ans de mensonges éhontés, de destructions systématiques, de méfaits innommables, peut-on vraiment dire que « le respect de l’autre » est une « valeur de l’Occident » ?

A la vue des séances consacrées à la Syrie et à l’audition des échanges qui les agrémentent, on peut dire que la prestation – navrante – du Conseil de Sécurité témoigne de la ruine globale du système international. Adieu aux vagues espoirs que l’on pouvait nourrir quant aux capacités des Nations-Unies et à son instance suprême en matière de paix et de sécurité à imposer un ordre pacifique. Les principes fondateurs du droit onusien, tels que les énonce la Charte fondatrice de San Francisco, ne sont plus ni respectés ni admis comme références par l’ensemble des Etats représentés à l’Assemblée Générale et certains des membres permanents du Conseil de Sécurité les bafouent sans même s’en cacher, ou les ignorent superbement. Les Trois Occidentaux, qui osent s’identifier sans complexe à la « communauté internationale » alors qu’ils représentent 7 à 8% de la population mondiale, constituent en effet le corps de bataille du parti de la guerre et du chaos, leurs adversaires – Russie, Chine, Iran, Syrie, etc…– représentant sans ambigüité le camp de la légalité et du droit.

Au-delà du droit, c’est la diplomatie qui est en danger. Bien plus que le clivage Est/Ouest nouveau modèle, il faut incriminer la perte des us et coutumes, des pratiques, des normes et du langage de la diplomatie. Comment justifier le honteux spectacle des représentants occidentaux maniant la menace, l’injure, le mensonge et les propos aberrants dans l’enceinte du Conseil, transformé en parterre d’enragés et de falsificateurs ? Comment qualifier le grossier personnage élu par l’Amérique profonde et soutenu par son Etat profond dès lors qu’il bombarde ? Elephantman dans un magasin de porcelaine, il incarne mieux que tout autre avant lui le système que suggéraient, il y a quasiment un demi-siècle, Nixon et Kissinger dans la théorie du Mad Man : l’Amérique doit compter parmi ses dirigeants des cinglés dont l’imprévisibilité sera de nature à terroriser ses ennemis. M. Trump tweete parmi nous.

La France ne vaut guère mieux. Elle fait partie de ces pays qui « prétendent dire le droit » tout en le violant à l’occasion, comme le reconnaissait implicitement son président en décembre dernier dans une interview à France 2. La voilà qui se joint au régime trumpiste criminel pour clamer qu’elle procédera à des frappes contre la Syrie, avec ou sans résolution du Conseil de Sécurité. Alors que son siège permanent est lorgné par de grands amis comme l’Allemagne, ne risque-t-elle pas de perdre à jamais son statut « privilégié » en s’affichant ainsi prête à bombarder sans mandat un Etat-membre, après avoir contribué à sa destruction et tenté de renverser son président légitime ?

Ne scie-t-elle pas la branche sur laquelle elle est majestueusement assise, cette France qui naguère tenait la Charte onusienne pour une Bible et fondait sa diplomatie sur la légalité internationale, et qui désormais en bafoue régulièrement les principes majeurs : égalité souveraine des Etats, non-ingérence, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et droit des Etats à choisir leur régime politique sans ingérence étrangère ? Cette France que l’on écoutait souvent, la « trouvant juste même lorsqu’elle se montrait injuste ».

Revenons aux fondamentaux. Malgré la phrase sacro-sainte qui, en Occident et dans notre Hexagone, sert de gilet pare-balle aux mieux intentionnés, rappelons que Bachar Al Assad, président légitime d’un pays en guerre, sans qui la Syrie ne serait plus qu’un souvenir, fait seulement son devoir. On servirait moins souvent la rengaine qu’il n’est « pas irréprochable » si l’on posait la question de l’honorabilité de ses ennemis ou détracteurs, qu’ils soient sauvages ou mal dégrossis, ou délicats et donneurs de leçons. Irréprochables, les dirigeants des « grandes démocraties » ? Irréprochables, ceux qui soutiennent l’insoutenable et en masquent l’horreur ? Irréprochables ces retraités aveugles, sourds et muets quant aux crimes inscrits à leur palmarès ?

Nos présomptueux dirigeants qui n’ont cessé de jouer avec le feu et sont responsables de l’embrasement, ne s’émeuvent pas pour autant, sûrs de leur bon droit et de leur aptitude à gérer les évènements entre affinitaires de belles manières. Si nous l’ordonnons, pensent ces va-t-en guerre qui adorent les ordonnances, il faudra bien que la piétaille des braves gens se mette en marche, au pas cadencé, avec tambour et trompette. C’est le métier de la France d’en bas d’obéir sans broncher à celle d’en haut, pensent-ils. Eh bien non ! Il faut leur donner tort. La France est partie prenante dans la nouvelle agression qui se prépare. Si par grand malheur elle est lancée, nul n’en connaît les suites. Il y aura des représailles et nous ne serons pas épargnés. « Pourquoi nous ? » ou « nous ne savions pas » seront de piètre utilité.

Réveillons-nous car il se fait tard.

Michel Raimbaud

34 réponses à Michel Raimbaud : “La nouvelle guerre froide se transforme progressivement en une guerre ouverte”

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https://www.les-crises.fr/michel-raimbaud-la-nouvelle-guerre-froide-se-transforme-progressivement-en-une-guerre-ouverte/

Alerte rouge: Le Royaume Uni aurait ordonné d’envoyer des sous-marins à distance de frappe de la Syrie. De possibles frappes dans les 72H…+ BILAN DE LA SITUATION DURANT CES DERNIERES HEURES

Publié par Brujitafr sur 13 Avril 2018, 05:38am

Catégories : #3 ème guerre mondiale

BILAN DE LA SITUATION

DURANT CES DERNIERES HEURES

 

– Avec déjà deux destroyers US plus un sous marin britannique et d’éventuels Rafales français, ça commence à faire du monde qui arrive en Syrie.

 

– même l’Arabie Saoudite se dit prête à frapper

 

– L’Allemagne et l’Italie refusent de rejoindre les frappes aériennes en Syrie
https://www.zerohedge.com/news/2018-04-12/germany-italy-refuse-join-syria-airstrikes

 

– Le canada refuse aussi de s’associer.
Une source, qui a parlé sous condition d’anonymat, a déclaré à CNBC que les Etats-Unis envisageaient de frapper huit cibles potentielles sous réserve de confirmation car Trump doit recevoir ses généraux.
https://www.cnbc.com/2018/04/12/trump-decision-on-syria-strikes-coming-fairly-soon.html

– Poutine réclame la réunion du conseil de sécurité.

 

– De mieux en mieux. La télé russe invite les gens à acheter de l’eau et des masques à gaz…
http://www.newsweek.com/russia-prepares-nuclear-war-us-instructing-citizens-buy-water-and-gas-masks-881823

 

 

 

Alerte rouge: Le Royaume Uni aurait ordonné d'envoyer des sous-marins à distance de frappe de la Syrie. De possibles frappes dans les 72H...+ BILAN DE LA SITUATION DURANT CES DERNIERES HEURES
Les sous-marins britanniques doivent s’approcher à portée de tir de la Syrie conformément à un ordre émis par la Première ministre Theresa May. Londres pourrait porter sa frappe dès jeudi, d’après le journal The Daily Telegraph.

 

Theresa May aurait ordonné d’envoyer des sous-marins britanniques opérant en Méditerranée à distance de frappe de la Syrie, a annoncé mercredi soir le journal The Daily Telegraph qui se réfère à des sources au sein du gouvernement.
Selon le journal, Mme May a convoqué une réunion urgente du cabinet des ministres, interrompant ainsi leurs vacances pascales, pour discuter de l’éventuelle opération militaire britannique.

L’armée syrienne et ses alliés auraient arrêté des militaires britanniques

L’armée syrienne et ses alliés auraient arrêté des militaires britanniques

Publié par Brujitafr sur 13 Avril 2018, 02:53am

Catégories : #ACTUALITES, #CONFLICTS DANS LE MONDE

L’armée syrienne et ses alliés auraient arrêté des militaires britanniques

Sur fond de nouvelles menaces tweetées par Donald Trump, une information vient d’être rapportée par Al-Mayadeen : l’armée syrienne et ses alliés auraient capturé un certain nombre de « militaires britanniques » dans la Ghouta orientale

Libérée à 95 %, la Ghouta a été vidée des terroristes takfiristes qui l’occupaient depuis 2013. Avant la reprise quasi totale de la ville, d’autres informations faisaient déjà état de la présence des forces occidentales dans cette localité ultra stratégique de la banlieue de la capitale. Selon des témoins, des terroristes takfiristes qui ont quitté la Ghouta avaient été encadrés à plusieurs reprises par des soldats réguliers britanniques et français, ce qui confirmait ainsi les mises en garde de la Russie, dont le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dénonçait il y a peu une implication directe des « militaires occidentaux » dans les combats dans la Ghouta orientale.

L’armée syrienne et ses alliés auraient arrêté des militaires britanniques

Les terroristes takfiristes évacués à Idlib ont refusé l’escorte russe et syrien

Les menaces d’intervention militaire atlantiste en Syrie s’expliquent-elles en partie par la crainte de Washington de voir révélé au grand jour son rôle de marionnettiste ? Toujours est-il que la reprise de la Douma le 7 avril a coïncidé paradoxalement avec une attaque chimique encore orchestrée par les terroristes pro-occidentaux. Quel intérêt pour Assad ? Aucun. Selon les experts, c’est là le combat de la dernière chance avant l’échec total des États-Unis. Jusqu’où seront-ils prêts à aller pour sauver leurs intérêts, leur peau ?

http://www.brujitafr.fr/2018/04/l-armee-syrienne-et-ses-allies-auraient-arrete-des-militaires-britanniques.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Le Foreign Office du Royaume-Uni tente de couvrir la trace de ses mensonges

Le Foreign Office du Royaume-Uni tente de couvrir la trace de ses mensonges


Moon of Alabama
Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 4 avril 2018

Le pire, ce n’est pas le crime, c’est d’essayer de le dissimuler :

« Lorsqu’un scandale éclate, la tentative de couvrir le délit est souvent considérée comme encore plus répréhensible que le délit lui-même. »

Le gouvernement britannique tente de couvrir le fait qu’il a menti avec ses fausses allégations contre la Russie. Cela entraîne de nouveaux mensonges.

Hier, le chef du laboratoire britannique d’armes chimiques de Porton Down a déclaré que le laboratoire ne pouvait pas établir que le poison utilisé dans l’attaque présumée de Novitchok à Salisbury avait été produit par la Russie. Cela a porté un coup sévère aux allégations du gouvernement britannique sur l’implication russe dans l’empoisonnement de Sergueï et Ioulia Skripal.

Maintenant, le gouvernement britannique essaie de camoufler le fait qu’il a dit que le poison utilisé dans le Salisbury avait été « produit en Russie » et que Porton Down en avait apporté la preuve. Les médias alignés sur le gouvernement l’aident à enterrer l’affaire.

Nous devons tous faire de notre mieux pour que les nouveaux mensonges soient révélés au grand jour et que les tentatives pour changer l’histoire échouent.

Hier, le Foreign Office britannique a supprimé ceci de son compte Twitter :

Ce tweet du 22 mars, et effacé depuis, faisait partie d’un fil qui résumait la réponse du gouvernement britannique à l’incident de Salisbury, telle que l’ambassadeur britannique en Russie, le Dr Laurie Bristow, l’avait transmise à la communauté diplomatique internationale à Moscou.

Quand la discrète disparition du tweet a attiré l’attention publique, le ministère des Affaires étrangères a reconnu qu’il l’avait effacé :

Quand il s’est avéré mercredi que le tweet avait été supprimé, le Foreign Office a déclaré qu’il avait été effacé parce qu’il « ne rapportait pas avec exactitude » les propos de Laurie Bristow, l’ambassadeur du Royaume-Uni en Russie, que le tweet était censé citer.

Hmm – ils nous prennent sans doute pour des idiots…

Tous les tweets du fil étaient entre guillemets, mais aucun n’était une transcription littérale du briefing de l’ambassadeur. Un seul des tweets a été supprimé. Un coup d’œil à la transcription et à la vidéo du briefing montre que tous les tweets, y compris celui qui a été supprimé « rapportaient avec exactitude » la communication. Pour couvrir la déclaration mensongère de l’ambassadeur il a fallu faire au moins un nouveau mensonge.

Le tweet initial disait : « L’analyse par des experts de renommée mondiale au Laboratoire des sciences et technologies de la défense de Porton Down a clairement indiqué qu’il s’agissait d’un agent innervant Novitchok de qualité militaire produit en Russie… »

La transcription du briefing de Moscou – « dans les mots exacts qu’il a utilisés »est (encore) disponible sur le site web du ministère des Affaires étrangères.

L’ambassadeur, qui lisait un texte écrit, récapitule les événements et dit, selon le texte posté sur le site :

« Quatre jours plus tard, les analystes de Porton Down, le laboratoire des sciences et technologies de la défense du Royaume-Uni ont établi et précisé qu’il s’agissait d’une arme chimique de qualité militaire. De la série Novichok ; un agent innervant, comme je l’ai dit, produit en Russie. Porton Down est un laboratoire accrédité et désigné par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.

(…)

Premièrement, il ne fait aucun doute que l’arme utilisée lors de l’attaque était l’agent innervant de qualité militaire de la série Novitchok. Cela a été confirmé par des spécialistes, nos spécialistes. Une mission de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques se trouve actuellement au Royaume-Uni pour confirmer cette analyse de manière indépendante.

Il ne fait aucun doute que Novitchok a été produit en Russie par l’État russe. »

La dernière ligne du texte – « dans les mots exacts qu’il a utilisés » – est un mensonge. Voici ma transcription d’une courte vidéo du Foreign Office du briefing (copie sauvegardée) qui inclut les deux derniers paragraphes cités ci-dessus, sans coupures :

« … il ne fait aucun doute que l’arme utilisée dans l’attaque était l’agent innervant de qualité militaire de la série Novitchok. Cela a été confirmé par des spécialistes, nos spécialistes. La mission de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques se trouve maintenant au Royaume-Uni pour confirmer cette analyse de manière indépendante.

Il ne fait aucun doute que le Novitchok a été produit en Russie par l’État russe. »

La transcription écrite du briefing « dans les mots exacts qu’il a utilisés » dit « … que Novichok a été produit… » À 20′ dans la vidéo, j’entends clairement l’ambassadeur dire « … que le Novitchok a été produit… » Une différence apparemment minime mais en réalité très importante.

La personne qui a écrit les sous-titres officiels de la vidéo officielle du ministère des Affaires étrangères est d’accord avec ce que j’ai entendu et retranscrit.

L’ambassadeur a bien mentionné  « le Novichok » dont il a spécifiquement parlé plus tôt dans sa communication. Le Novitchok qui a été analysé par Porton Down. La transcription sur le site Web du ministère des Affaires étrangères omet l’article défini « le ». Cela donne l’impression que l’ambassadeur a fait référence au Novitchok en général et non à la substance particulière que le laboratoire a analysée.

Le tweet effacé était une interprétation fidèle de ce que l’ambassadeur avait dit, il  « rapportait avec exactitude » ses paroles. La transcription que le ministère des Affaires étrangères a affichée sur son site Web est mensongère. L’ambassadeur a clairement accusé la Russie d’avoir produit la substance que Porton Down a analysée.

Trois jours plus tôt, le patron de Bristow, le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, avait proféré le même mensonge (vidéo à 5’32) lors d’une interview à DW.

Porton Down a maintenant déclaré qu’il n’avait jamais rien affirmé de tel. La déclaration de l’ambassadeur était fausse. Le ministère des Affaires étrangères tente de dissimuler cela en supprimant son tweet et, en publiant une transcription pas tout à fait exacte, il ne fait qu’accentuer la fausseté des allégations initiales.

Dans le briefing, l’accent est mis sur les mots « produit en Russie ». L’expression revient quatre fois.

« Les affirmations de la Russie selon lesquelles Novitchok aurait pu être produit ailleurs n’ont aucune crédibilité. Nous ne disposons d’aucune information indiquant que cet agent aurait pu être produit ailleurs qu’en Russie. Nous n’avons donc aucun doute que l’agent innervant a été produit en Russie. (…)

Ainsi, le fait que le Novitchok a été produit en Russie, le fait que la Russie a une histoire d’assassinats commandités par l’État et le fait que la Russie a réagi par la méthode habituelle de la désinformation et du déni ne nous a pas laissé d’autre choix que de conclure que nous sommes confrontés à un usage illégal de la force par l’État russe contre le Royaume-Uni. »

Le ministère des Affaires étrangères essaie maintenant de prétendre que la répétition de l’expression « produit en Russie » faisait seulement référence à des décennies de recherche et de développement en Union soviétique, et non à l’affaire « Skripal ». Mais les détails surlignés montrent qu’il n’en est rien. Tous ceux qui ont écouté l’ambassadeur du Royaume-Uni ont bien compris qu’il parlait de la substance spécifique analysée par Porton Down.

En fait, ce paragraphe de la communication de l’Ambassadeur Bristow comprend plusieurs autres mensonges. Les agents « Novitchok » peuvent être et ont été produits dans d’autres pays que la Russie.

En 2016, cinq agents innervant de la série « Novitchok » ont été synthétisés par des scientifiques iraniens en coopération avec l’OIAC. Les détails de leur production ont été publiés. En 1998, le Edgewood Chemical and Biological Center de l’armée américaine a produit et catalogué des agents « Novitchok ». Le centre a fait enregistrer les données sur les substances à la National Institute of Standards and Technology Mass Spectral Library. Les données ont été supprimées par la suite et les diplomates américains ont reçu l’ordre d’empêcher toute discussion internationale sur les agents « Novichok ».

Les laboratoires militaires étasuniens d’armes chimiques travaillent en étroite collaboration avec Porton Down. Porton Down continue de recevoir des dizaines de millions de dollars de l’armée étasunienne pour ses expériences sur les armes chimiques, dont des tests sur les animaux. Le gouvernement britannique savait certainement que les agents « Novitchok » peuvent être et ont été produits par d’autres acteurs que la Russie.

Les médias britanniques et étasuniens se sont alignés sur la campagne anti-russe en cours et minimisent maintenant les accusations antérieures du gouvernement britannique.

BBC Radio 4 news a fait cette tentative comique à 6h31 aujourd’hui :

« … la Russie a demandé la tenue de cette réunion pour répondre à la suggestion du gouvernement britannique selon laquelle elle serait à l’origine de l’empoisonnement… »

Le gouvernement britannique est loin d’avoir fait une simple « suggestion ». Son ambassadeur et d’autres officiels ont affirmé catégoriquement que la Russie était coupable :

« … le fait que le Novichok ait été produit en Russie… ne nous a pas laissé d’autre choix que de conclure… »

Le New York Times d’aujourd’hui utilise également la formule « suggestion » (on se demande qui lui a « suggéré » de le faire) :

« Les autorités britanniques ont accusé la Russie de l’empoisonnement du 4 mars et le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson a suggéré qu’il était ‘plus que probable’ que le président Vladimir V. Poutine ait ordonné l’attaque. »

Le 16 mars, lorsque le NYT a rendu compte pour la première fois des accusations de Johnson contre la Russie, on était bien loin de la simple « suggestion » :

« Les remarques de M. Johnson constituaient une escalade importante dans le conflit entre Londres et Moscou, reliant directement le dirigeant russe à l’empoisonnement de Sergueï V. Skripal et de sa fille, Ioulia, dans la ville anglaise de Salisbury. »

La première ministre britannique elle-même est allée beaucoup plus loin que de simplement « suggérer » que la Russie était coupable :

« Le gouvernement a conclu qu’il était fort probable que la Russie soit responsable de l’acte perpétré contre Sergueï et Ioulia Skripal. »

Sur la base de cette « conclusion » le gouvernement britannique a expulsé 23 diplomates russes de leur ambassade à Londres. Cela n’avait rien d’une « suggestion ».

Off-Guardian note qu’une autre tactique pour détourner l’attention des fausses allégations antérieures est maintenant à l’œuvre ; elle consiste à accuser la Russie de ne pas avoir coopéré à l’enquête :

« L’hystérie flagrante du Royaume-Uni au cours des dernières semaines, les cris de guerre, les insultes et les crachats sont tous balayés et remplacés par l’idée que le Royaume-Uni a demandé sa coopération à la Russie et qu’elle a refusé, préférant se livrer à de sordides insinuations. »

Prétendre que la Russie n’a pas coopéré est un nouveau mensonge pour couvrir ceux qui ont été éventés. La Convention sur les armes chimiques, que la Grande-Bretagne et la Russie ont signée, dicte les procédures à suivre en cas d’allégations d’armes chimiques. Elles prévoient l’implication de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

C’est le gouvernement britannique qui a rejeté la participation de l’OIAC à l’enquête. Et c’est l’insistance de la Russie qui l’a contraint à le faire :

« Le ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov, a ajouté qu’un cas d’utilisation présumée d’armes chimiques devait être traité par la voie appropriée, à savoir l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) – dont la Russie et la Grande-Bretagne sont membres.

‘Dès que les rumeurs selon lesquelles l’empoisonnement de Skripal impliquait un agent produit par la Russie, rumeurs répandues par la quasi-totalité des dirigeants anglais, nous avons envoyé une demande officielle pour avoir accès à ce composé afin que nos experts puissent le tester conformément à la Convention sur les armes chimiques’, a déclaré M. Lavrov. Jusqu’à présent, la demande a été ignorée par la partie britannique, a-t-il ajouté. »

La demande du gouvernement britannique à l’OIAC a été envoyée le 14 mars, dix jours après l’incident, deux jours après que la première ministre a fait ses accusations « hautement probables » contre la Russie et un jour après que Lavrov a insisté publiquement pour que l’OIAC soit impliquée.

C’est évidemment le gouvernement britannique qui a d’abord rejeté l’implication de l’OIAC et non le Kremlin.

L’OIAC est, selon la loi, une agence technique et non un tribunal. Elle publiera une évaluation technique de l’agent concerné et non un jugement sur la responsabilité ou la culpabilité.

Les efforts du ministère des Affaires étrangères pour couvrir les mensonges du gouvernement britannique sur cette affaire ont d’ores et déjà échoués. Les efforts des médias pour réduire les violentes accusations initiales contre la Russie à simples « suggestions » sont tout simplement comiques. Les allégations selon lesquelles la Russie a tenté d’empêcher ou de retarder une enquête internationale sérieuse sont également mensongères. C’est la Grande-Bretagne qui a d’abord refusé de faire appel à la CAC et à l’OIAC.

Le comportement actuel du gouvernement britannique est l’aveu même qu’il n’a pas de dossier et qu’il a menti dans ses déclarations officielles au monde entier. Il essaie maintenant de couvrir ses traces avec d’autres mensonges.

Sur quoi d’autre le gouvernement britannique nous ment-il encore ?

Traduction : Dominique Muselet

http://lesakerfrancophone.fr/le-foreign-office-du-royaume-uni-tente-de-couvrir-la-trace-de-ses-mensonges

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