Archives pour la catégorie argentine

Les banques centrales au service des Maîtres de l’Argent

Les banques centrales au service des Maîtres de l’Argent


Par Valentin Katasonov – Le 25 février 2019 – Source Fond Stratégique de la Culture

https://i1.wp.com/reosh.ru/wp-content/uploads/2019/02/26-%D1%85%D0%BE%D0%B7.jpg
À la pyramide des « maîtres de l’argent » – les actionnaires de la Réserve Fédérale Américaine – sont aujourd’hui branchées la plupart des Banques centrales du monde, y compris la Banque de Russie.

Je crois que les lecteurs qui connaissent mes livres se font une bonne idée de l’architecture du système financier international moderne. Il peut être représenté sous la forme d’une pyramide, au sommet de laquelle se trouve la Réserve fédérale américaine, une société privée de type fermé. La Réserve fédérale américaine a des actionnaires, que j’appelle les « maîtres de l’argent ». Ils sont les bénéficiaires du système financier mondial mis en place, et la Réserve fédérale américaine en est le centre de contrôle. Je ne décrirai pas la structure de la pyramide tout entière, mais je noterai qu’au-dessous du sommet de la pyramide, on trouve une institution telle que la Banque centrale européenne (BCE), et qu’au niveau inférieur à celui de la BCE, se trouvent les banques centrales de la zone euro, membres de la BCE. Actuellement, les membres de la BCE sont les  banques centrales de 19 pays européens. Y compris la Banque d’Italie, dont il sera question ci-dessous.


J’ajouterai qu’aujourd’hui la majorité des Banques centrales du monde, y compris la Banque de Russie, sont incluses dans la pyramide des « maîtres de l’argent ». Le contrôle des « maîtres de l’argent » sur les Banques centrales est très efficace car presque toutes ont le statut d’institutions « indépendantes » (indépendantes de leurs États). En dehors de cette pyramide, il n’y a que quelques rares Banques centrales, dont la plus grande est la Banque centrale de la République islamique d’Iran. En ce qui concerne la Banque populaire de Chine (Banque centrale de Chine), sa position dans le système financier mondial est particulière. Sans entrer dans les détails, je dirai que la BPC pour le moment est partiellement dépendante des « maîtres de l’argent ». La situation de la Banque centrale de Chine est instable et dangereuse (nous traiterons ailleurs de la BPC d’une manière ou d’une autre).

L’Argentine, la Hongrie, la Serbie sont en révolte contre les « maîtres de l’argent ».

En de nombreux pays, la pression exercée par les « maîtres de l’argent » par l’intermédiaire des Banques centrales qui leur sont subordonnées, devient très dure et insupportable. De temps à autre, certains États tentent de soustraire les Banques centrales situées sur leur territoire au contrôle des « maîtres de l’argent », et de les placer sous le contrôle des autorités nationales. Ces tentatives sont rares, on peut les compter sur les doigts d’une main. Il y a environ dix ans, la Présidente de l’Argentine de l’époque, Christina Kirchner, a tenté de prélever environ 1/7 des réserves de change de la Banque centrale (6,6 milliards de dollars) pour payer la dette publique extérieure. C’est ce que la Banque centrale d’Argentine lui a catégoriquement refusé, et les « maîtres de l’argent » ont organisé dans les médias une campagne frénétique de harcèlement à l’encontre d’une femme courageuse. L’affaire ne s’est pas limitée à des attaques de la part des médias. Par décision du tribunal américain, les réserves de la Banque centrale d’Argentine furent gelées. Autre cas : en 2011, le Premier ministre Hongrois, Viktor Orban, avait tenté de faire adopter des amendements par le parlement du pays, annulant le statut « indépendant » de la Banque centrale, en la mettant sous le contrôle du gouvernement. Le hurlement universel a de nouveau retenti, organisé par les médias contrôlés par les « maîtres de l’argent ». Bruxelles a organisé une pression sans précédent sur Viktor Orban, qui a dû faire machine arrière, en retirant les amendements. Les déclarations du Premier ministre Hongrois après sa défaite sont caractéristiques : « La bande de bandits, qui a pris le pouvoir dans l’Union Européenne, s’occupe de la banale mise en esclavage de tous ceux qu’elle a réussi à leurrer ! En Hongrie, ils l’ont compris et tentent de s’échapper. Mais la mafia financière internationale tient fermement les Hongrois à la gorge … ». Et voici une autre déclaration de V. Orban à propos de l’histoire de cette époque : « La Hongrie a été traitée comme une colonie ».

En 2012, la petite Serbie a osé établir un contrôle de l’État sur la Banque centrale (également en modifiant la loi, abolissant son « indépendance »). Elle a été traitée de manière encore plus expéditive que la Hongrie. Quelques jours après l’adoption des amendements limitant « l’indépendance » de la Banque centrale de Serbie, les principales agences de notation ont abaissé la cote de crédit du pays. Par exemple, Fitch a commenté son pronostic négatif comme suit : « Au lieu de se concentrer sur la correction des déficits publics croissants et de la dette publique, le nouveau gouvernement a modifié la loi sur la Banque centrale de manière à miner la confiance des investisseurs, et compliquer la conclusion d’un accord d’un nouveau prêt du FMI ».

Attaques contre les Banques centrales : la Turquie et les États-Unis

Voilà deux événements de la dernière année. L’an dernier, le Président Erdogan a été réélu en Turquie. Pendant la campagne électorale, il a déclaré son intention de pousser la Banque centrale à réduire son taux directeur, qui, en réponse à Erdogan, fut augmenté jusqu’à 17,75%, une semaine avant les élections. Erdogan avait également promis qu’il chercherait une meilleure sélection des cadres dirigeants de la Banque centrale. Les tentatives frontales d’Erdogan pour changer le statut « indépendant » de la Banque centrale  n’ont pas abouti. Cependant, il a essayé de renforcer le statut du Ministère des finances, et de le placer au-dessus de celui de la Banque centrale. La lutte continue.

Un autre cas tout à fait sans précédent. Nous parlons d’une série d’attaques de la part de l’actuel Président des États-Unis, Donald Trump, contre la Réserve fédérale. Les attaques survinrent en réponse à la décision de la Réserve fédérale américaine de continuer à augmenter son taux directeur. Le 26 novembre, dans une interview auWall Street Journal, Trump déclara que « la Fed est devenue un problème beaucoup plus grave que la Chine ». À la fin de l’année dernière, Donald Trump a même menacé de demander la démission du président de la FED, Jerome Powell. Il est clair qu’aucune mesure pratique n’a été prise pour démettre J. Powell de ses fonctions de président de la FED. Mais l’événement est sans précédent. Pour la première fois depuis plus d’un siècle dans l’histoire de la Réserve fédérale américaine, le Président américain a parlé de manière aussi directe et franche de cette institution, qui était et reste le premier pouvoir en Amérique.

Les Euro-sceptiques italiens et la Banque d’Italie : la tension monte.

Et voici une autre « émeute à bord du navire ». Nous parlons de l’Italie. Au début de l’été de l’année dernière, après les élections législatives, un nouveau gouvernement a été formé au sein duquel des représentants des mouvements Cinq Étoiles et de la Ligue du Nord ont pris des positions clés. Ce sont des Euro-sceptiques qui cherchent à réviser sérieusement les relations entre Rome et Bruxelles. Et la condition pour qu’une telle révision ait lieu, est de rétablir l’ordre chez soi, en Italie. Non sans fondement, les Euro-sceptiques se représentent la Banque d’Italie comme un « cheval de Troie » grâce auquel Bruxelles mène sa politique à l’égard de Rome.

Afin de se battre contre la Banque centrale, les Euro-sceptiques italiens doivent obtenir le soutien de millions de citoyens ordinaires. Et, comme il leur semble, ce soutien ne manquera pas. Le fait est que le système bancaire italien est considéré comme l’un des plus faibles, si ce n’est de toute l’Union européenne, au moins à coup sûr de la zone Euro. Une vague de faillites de banques commerciales s’est produite dans le pays, entraînant de lourdes pertes pour des millions de déposants ordinaires. C’est à ces déposants, trompés et volés de la sorte, que les dirigeants du gouvernement euro-sceptique ont fait appel, en attirant leur attention sur le fait que les faillites étaient dues à la faute des dirigeants de la Banque d’Italie, chargée de surveiller les organismes de dépôt et de crédit. Les chefs des deux partis au pouvoir en Italie, les vice-premiers ministres Matteo Salvini (« Ligue du Nord ») et Luigi Di Maio (« Cinq étoiles »), se sont prononcés en faveur d’un changement de la direction de la Banque centrale du pays.

Di Maio (qui est également Ministre Italien du développement économique, du travail et de la politique sociale) a bloqué la nomination de l’un des directeurs généraux adjoints de la Banque, soulignant que la Banque centrale avait besoin d’un renouvellement radical de sa direction. Salvini (qui est en même temps le Ministre de l’intérieur) a pour sa part déclaré que la Banque centrale, dans son problème de personnel, avait besoin de faire « table rase », et non de permutations fragmentaires. Avant cela, les deux Vice-premiers ministres ont fait des allusions insidieuses selon lesquelles le statut de la Banque centrale devrait être radicalement changé, et qu’elle devait être privée de son « indépendance ». Le président du pays, Sergio Mattarella, préfère ne pas aborder ce sujet sensible. Le Premier ministre italien Giuseppe Conte occupe à peu près la même position. Mais le Ministre des finances et de l’économie, Giovanni Tria, ne peut éluder la question, et doit exprimer sa position à ce sujet. Et il parle prudemment en faveur de la préservation de l’indépendance de la Banque centrale.

La Banque d’Italie doit rendre l’or au peuple

Un autre thème lié à la Banque d’Italie est l’or qui figure à son bilan. Une petite remarque : les réserves d’or de l’Italie sont depuis longtemps les quatrièmes plus importantes au monde après les États-Unis, l’Allemagne et le Fonds monétaire international (la France est le pays suivant l’Italie en termes de réserves d’or). Au cours des deux dernières décennies, le volume physique de ces réserves est resté inchangé – 2 451,8 tonnes. En janvier de cette année, la part de l’or dans le volume total des réserves de change italiennes était de 65,5% (l’un des taux les plus élevés, seuls ceux des États-Unis, de l’Allemagne et du Venezuela étant supérieurs). Dans les années 70, lors de la Conférence monétaire et financière internationale en Jamaïque, il avait été décidé de démonétiser le métal jaune. Par conséquent, l’or au bilan des Banques centrales a des allures d’« anachronisme ». Mais cet « anachronisme » est présent dans de nombreuses Banques centrales, et la Banque d’Italie est particulièrement remarquable à cet égard. Bien sûr, l’or peut être qualifié d’argent extraordinaire, et cette qualité ne saurait être annulée par quelque conférence internationale que ce soit. Mais dans ce cas, il serait plus naturel que le métal jaune ne soit pas au bilan de la Banque centrale, mais à celui du Ministère des finances, pour couvrir des dépenses budgétaires extraordinaires. C’est une vérité élémentaire, mais elle a depuis longtemps déjà été retirée des manuels d’économie, sur l’ordre des « maîtres de l’argent ».

Et curieusement, les deux Vice-premiers ministres de l’actuel gouvernement italien se sont souvenus de cette élémentaire vérité. À la fin de l’année dernière, Bruxelles exigea de Rome un budget plus ou moins équilibré. En soufflant à Rome qu’il était possible d’éliminer le déficit budgétaire en procédant à une réforme des retraites (comme celle qui est imposée à notre peuple russe aujourd’hui), et en augmentant les impôts (TVA). Rome a refusé de relever la TVA, et a promis au budget une éventuelle réduction de l’âge de la retraite, et l’introduction d’un revenu de base inconditionnel (d’un montant de 780 euros par personne et de 1 032 euros par famille). Sous la pression de Bruxelles, Rome a difficilement réduit le déficit budgétaire de 2,50 à 2,04% du PIB. Et ensuite, Rome a eu l’idée de liquider le déficit budgétaire en 2019, en vendant une partie de l’énorme réserve d’or de l’Italie (environ 20 milliards d’euros seraient nécessaires). Aux prix actuels, la réserve d’or en Italie est estimée à 103 milliards de dollars, ce qui est suffisant pour combler les déficits budgétaires pendant plusieurs années.

Il n’y a qu’un seul « mais » dans cette phrase. Le gouvernement ne peut pas utiliser l’or, car il figure au bilan de la Banque d’Italie, et cette Banque centrale « indépendante » n’a pas l’intention d’abandonner ce métal au profit du Ministère des finances. Le ballon d’essai a été lancé par les auteurs de l’idée en septembre 2018. Ensuite, un article de l’économiste Gabriele Gatozzi a été publié dans les médias italiens (la première publication a été faite sur le blog du fondateur du Mouvement cinq étoiles, Beppe Grillo). L’auteur a attiré l’attention sur la taille gigantesque de la réserve d’or italienne et sur le fait que, contrairement à de nombreux autres pays européens, l’Italie n’avait jamais vendu sa réserve depuis la Conférence de la Jamaïque de 1976. Il serait temps de tirer parti de cette réserve, surtout si Bruxelles s’attend à un budget équilibré de Rome. Deux mois après la parution de cet article, le chef de la Commission du budget de la Chambre des députés, Claudio Borgi, représentant la « Ligue », a présenté un projet de loi prévoyant l’élimination de l’« anomalie », à savoir la présence de la réserve d’or au bilan de la Banque d’Italie, qui devrait être sous le contrôle direct du gouvernement.

Le 11 février, lors d’une conférence de presse, Matteo Salvini a promis que le gouvernement était prêt à régler le problème de la réserve d’or, en l’amenant à sa bonne fin logique. Il a directement déclaré que les réserves de change du pays appartenaient à ses citoyens et non à la Banque centrale dans laquelle elles sont entreposées. Je soupçonne que cette déclaration a provoqué une véritable panique à Bruxelles, car l’Italie a fait savoir ce que les politiciens et les financiers ont tu pendant de nombreuses années. À savoir que les réserves de change devaient être utilisées dans les intérêts du peuple tout entier. C’est un véritable défi lancé aux « maîtres de l’argent ».

À qui appartiennent les réserves d’or de la Banque de Russie ? Il est temps d’y penser

On transpose involontairement les événements d’Italie dans notre vie russe. Les réserves de change de la Fédération de Russie augmentent à pas de géant. Ainsi, le 1er février 2019, elles s’élevaient à 475,9 milliards de dollars, et l’année précédente (le 1er février 2018) à 447,3 milliards de USD, pour une croissance annuelle de 28,6 milliards de dollars. À ce rythme, elles pourraient dépasser la barre des 500 milliards de dollars à la fin de cette année, et de temps à autre, les responsables de notre gouvernement annoncent fièrement ces chiffres, et d’autres chiffres similaires. Mais voilà, le gouvernement n’a rien à voir avec ces réserves. L’article 2 de la loi fédérale sur la Banque centrale de la Fédération de Russie dispose que :

« Conformément aux objectifs et aux procédures établis par la présente loi fédérale, la Banque de Russie exerce le pouvoir de posséder, d’utiliser et de disposer des actifs de la Banque de Russie, y compris des réserves en or et en devises de la Banque de Russie. Les retraits et les gages desdits biens sans le consentement de la Banque de Russie ne sont pas autorisés, sauf disposition contraire de la loi fédérale. L’État n’est pas responsable des obligations de la Banque de Russie et la Banque de Russie des obligations de l’État si elles ne les ont pas assumées ou si les lois fédérales ne le prévoient pas autrement. »

Il semble que tout soit clair. S’agissant de la situation des réserves de change de la Fédération de Russie, le dicton « l’œil voit, mais la dent est paralysée » peut être appliqué. Les nouvelles venant d’Italie concernant des initiatives visant à transférer au bilan du Ministère des finances, sinon toutes les réserves de change, du moins leur partie aurifère, devraient secouer les « Représentants du peuple » de la Douma. Au début de l’année 2019, le volume d’or détenu au bilan de la Banque centrale de Russie atteignait 67,9 millions d’onces, soit 2 112 tonnes. Cet or appartient toujours à la Banque de Russie, qui, en fin de compte, n’est pas « responsable des obligations de l’État ». Or, il fut gagné par le travail de millions de nos citoyens, et devrait appartenir à la population. Par conséquent, il devrait appartenir à l’État qui, selon la constitution de la Fédération de Russie, a pour vocation de servir le peuple. Espérons qu’il y aura des forces politiques en Russie qui, à l’instar des Euro-sceptiques italiens, essaieront finalement de museler la Banque centrale, et de la forcer à servir non pas les « maîtres de l’argent », mais le peuple.

Valentin Katasonov

Traduit du russe par Carpophoros, relu par Cat pour le Saker Francophone

 

http://lesakerfrancophone.fr/les-banques-centrales-au-service-des-maitres-de-largent

 

Publicités

Le G20 s’ouvre à Buenos Aires, contesté de l’intérieur comme de l’extérieur

Le président américain Donald Trump arrive à Buenos Aires, en Argentine, le 29 novembre 2018 pour participer au sommet du G20 © AFP SAUL LOEB

International

Le G20 s’ouvre à Buenos Aires, contesté de l’intérieur comme de l’extérieur

le 30 novembre 2018

Le sommet du G20 s’ouvre vendredi à Buenos Aires, bousculé de l’intérieur par les tensions diplomatiques et commerciales, contesté à l’extérieur par les ONG et associations qui appellent à manifester.

Les chefs d’Etat et de gouvernement des vingt plus grandes puissances mondiales se retrouvent pour deux jours dans une capitale argentine sous très haute surveillance.

Les autorités argentines, critiquées pour leur incapacité à contenir les débordements autour du match de football River Plate-Boca Juniors à Buenos Aires samedi dernier, ont fait savoir qu’ »aucune violence » ne serait tolérée, un an après un G20 de Hambourg marqué par des affrontements.

Une grande manifestation est prévue samedi à Buenos Aires, à l’appel de nombreuses ONG et associations.

Au-delà de la critique du G20 lui-même, c’est tout le ressentiment d’un pays miné par une longue crise économique, et promis à une cure d’austérité, qui devrait s’exprimer à cette occasion.

Du ressentiment, il y en aura aussi, pour d’autres raisons, à l’intérieur du centre des congrès transformé en camp retranché où se retrouvent des leaders représentant 85% du PIB mondial.

Donald Trump, bousculé chez lui par une enquête toujours plus menaçante sur l’ingérence russe avant l’élection présidentielle de 2016, s’est employé à échauffer les esprits avant même son arrivée.

L’imprévisible président américain a pris tout le monde de court en annulant jeudi, via Twitter, une rencontre très attendue avec le président russe Vladimir Poutine, une heure après avoir confirmé qu’elle aurait lieu.

Il souffle aussi le chaud et le froid avant un entretien bilatéral avec le président chinois Xi Jinping, très attendu alors que l’escalade de représailles commerciales entre les deux titans pèse déjà sur la croissance mondiale.

Face à cet activisme d’un président américain qui dédaigne les usages diplomatiques, l’enjeu de ce sommet du G20 sera de rester fidèle au credo du multilatéralisme qui avait présidé à sa toute première édition en 2008, sur fond de panique financière.

« Autour de la table du G20, les doutes sont là, les formes d’agressivité ressortent, les fractures reparaissent », a dit jeudi soir le président français Emmanuel Macron.

– « Belliqueux, isolationnistes » –

« Beaucoup voudraient faire croire qu’on résoudrait mieux nos difficultés en étant belliqueux, isolationnistes et en refermant nos frontières », a-t-il poursuivi. Sans nommer son homologue américain, avec lequel les relations, très cordiales au début, se sont nettement rafraîchies.

Dans un contexte de montée du protectionnisme, la signature officielle prévue vendredi d’un nouvel accord commercial entre Etats-Unis, Canada et Mexique, fera presque figure d’anomalie.

Reste à savoir si les leaders du G20 parviendront eux mêmes à parapher, à l’issue de leurs débats samedi, un communiqué final réflétant un consensus même minime sur quelques grands défis internationaux.

La rédaction de ce texte à la portée surtout symbolique bute en particulier sur la question du libre-échange, et sur le sujet du changement climatique.

« Aurons-nous un communiqué? La question se pose vraiment », se demande Thomas Bernes, ancien haut fonctionnaire international devenu expert au Centre for International Governance Innovation.

Entre une photo de famille et une réunion de travail, les participants du G20 multiplieront aussi les rencontres en tête-à-tête, ou en petit comité.

Dans des formats parfois inédits: il est ainsi prévu que Donald Trump voie les Premiers ministres japonais Shinzo Abe et indien Narendra Modi, une première.

Vladimir Poutine quant à lui, cible d’intenses critiques après l’escalade militaire déclenchée par la Russie contre l’Ukraine en mer d’Azov, doit voir Xi Jinping et Narendra Modi.

Mais aussi Shinzo Abe, au moment où Moscou et Tokyo s’activent pour trancher un vieux différend territorial autour des îles Kouriles, qui empêche jusqu’ici les deux pays de mettre un point final à la Seconde Guerre mondiale.

Le président russe a aussi prévu vendredi de voir Emmanuel Macron. Ce dernier, qui a prévu une réunion de coordination entre Européens avant que le sommet ne commence vendredi, risque de se trouver un peu esseulé.

La chancelière allemande Angela Merkel va en effet rater l’ouverture des débats, contrainte de retarder son départ pour cause de panne de l’avion officiel. Elle pourrait prendre un vol commercial vendredi.

LNT avec AFP

https://lnt.ma/g20-souvre-a-buenos-aires-conteste-de-linterieur-de-lexterieur/

Moscou et Washington ont un « besoin identique » d’une rencontre Trump-Poutine (Kremlin)

Moscou et Washington ont un « besoin identique » d’une rencontre Trump-Poutine (Kremlin)

Moscou – Les Etats-Unis et la Russie ont « un besoin identique » d’une rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine au sommet du G20 à Buenos Aires, a assuré mercredi le Kremlin.

« Les deux parties ont un besoin identique de cette rencontre », a déclaré aux journalistes le conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov, alors que le président américain a menacé d’annuler la rencontre prévue en raison de l’incident armé entre l’Ukraine et la Russie en mer Noire.

« Le 1er décembre, aura lieu un entretien du président de la Russie avec le président américain Donald Trump. Cela se fera en deux parties : un tête-à-tête et un entretien avec les membres clés des délégations des deux pays », a assuré Iouri Ouchakov.

« La nature des entretiens, leur contenu et leur durée dépendent totalement des deux leaders », a-t-il ajouté, ne tenant pas compte des menaces d’annulation de la rencontre proférées par Donald Trump.

Dans un entretien avec le Washington Post, M. Trump a affirmé mardi soir ne pas « aimer cette agression », faisant allusion à l’incident entre des navires russes et ukrainiens au large de la Crimée. « Peut-être que je ne ferai pas cette entrevue » avec M. Poutine, a-t-il ajouté.

« La préparation de la rencontre « se poursuit » et « la rencontre est convenue », a toutefois assuré mercredi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

Outre Donald Trump, Vladimir Poutine doit s’entretenir en tête-à-tête à Buenos Aires avec les présidents chinois Xi Jinping et français Emmanuel Macron le 30 novembre, ainsi qu’avec la chancelière allemande Angela Merkel le 1er décembre.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le Premier ministre japonais Shinzo Abe sont également au programme des rencontres bilatérales de Vladimir Poutine, a déclaré M. Ouchakov.

(©AFP / 28 novembre 2018 14h57)

https://www.romandie.com/news/Moscou-et-Washington-ont-un-besoin-identique-d-une-rencontre-Trump-Poutine-Kremlin/974907.rom

Le rapprochement entre l´Alliance du Pacifique et le Mercosur

Le rapprochement entre l´Alliance du Pacifique et le Mercosur

Les pays membres de l´Alliance du Pacifique (Mexique, Colombie, Pérou et Chili) viennent de signer conjointement avec les Etats du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay)  un plan  d´actions concrètes. Celui-ci vise à renforcer l´intégration régionale et le libre-échange entre ces deux espaces. Ce rapprochement pourrait à terme créer un marché regroupant 79% de la population d´Amérique Latine et 85% de son PIB. Pour le moment, les négociations engagées entre les deux organisations restent embryonnaires. Malgré un contexte favorable dû à une convergence politique entre les 8 pays, les divisions idéologiques intrinsèques des deux structures ralentissent ce processus d´intégration.     

mercosur alliance du pacifique
Une future alliance continentale ?

L´Alliance du Pacifique (2011) et le Mercosur (1991) sont les deux organisations d´intégrations régionales les plus dynamiques du continent sud-américain. Ces dernières ont longtemps été opposées. La première reprochait à la seconde son côté trop politisé et son manque de dynamisme économique. Tandis que le Marché commun du sud considérait l´Alliance comme trop proche des positions nord-américaines. Paradoxalement, le contexte macroéconomique actuel est particulièrement favorable au rapprochement de ces deux entités. En effet, la guerre commerciale dans laquelle s´est engagée le président américain Donald Trump, a poussé les pays sud-américains à adopter diverses stratégies pour dépasser les conséquences du recul protectionniste. L´une d´entre elle est justement de renforcer ses liens de libre-échange et diversifier ses partenaires commerciaux. L’accommodement entre ces deux communautés s´inscrit dans ce mouvement.

Parmi les 8 pays engagés dans ces négociations, seul l´Uruguay est actuellement présidé par un gouvernement ouvertement socialiste. Andres Manuel Obrador, le président mexicain de gauche récemment élu ne prendra ses fonctions qu´en décembre prochain. Par ailleurs, celui-ci n´est pas opposé au  libre-échange, ce qui rompt avec la tradition anti-libérale de la gauche sud-américaine. Le Mercosur et l´Alliance du Pacifique expérimentent ainsi  pour la première fois une convergence politique. L´ouverture commerciale du marché commun sud-américain avaient été longtemps bloquée au nom du protectionnisme latino-américain prôné par l’Argentine de la Présidente Kirchner et le Brésil de la Présidente Rousseff. Or, les deux géants sud-américains, désormais présidés par Macri et Temer, embrassent des doctrines plus libérales. Ces derniers souhaitent attirer de nouveaux  investisseurs et diversifier leurs partenaires commerciaux afin de relever leurs économies en pleine crises structurelles.

Des avancées mais des limites idéologiques

Le document signé par les deux blocs est un plan d´action qui soutient le commerce des biens, la mobilité des personnes et les débouchés des start-ups et des entreprises moyennes. Celui-ci préconise notamment la suppression des barrières douanières et non douanières et davantage de coopération en matière de réglementation. Les négociations tournent actuellement autour de la question de l´abaissement des droits de douanes dans les secteurs sensibles du continent : l´agroalimentaire et l´automobile. L’objectif de ces discussions reste néanmoins clair,  il s´agit de renforcer le libre-échange et le multilatéralisme en Amérique latine.

Pour autant, les deux communautés ont encore beaucoup de chemin à faire pour parvenir à un accord total qui aboutirait à la création d´une zone de libre-échange commune. En effet, les deux blocs ne possèdent pas la même structure et ne se sont pas formées selon les mêmes paradigmes idéologiques. D´un côté l´Alliance du Pacifique est une entité apolitique fondée sur la promotion du libre-échange. Les pays qui composent cette communauté possèdent des accords commerciaux avec plus de 50% des pays du monde. D´un autre côté, le Mercosur est construit selon une idéologie protectionniste et possède des traités avec seulement 15% des Etats du monde. Cette communauté dispose d´une forte identité politique axée sur la défense des intérêts sud-américains. Ce manque de complémentarité intrinsèque pourrait ralentir ce processus de régionalisation. Malgré ces nombreux défis, les 8 Etats ont promis de se réunir tous les 6 mois pour se tenir au courant de leurs avancées et planifier de nouveaux plans. A terme, une zone d´intégration commune  réunissant la majorité des pays sud-américains pourrait voir le jour.

About Vincent VEAUCLIN

Vincent Veauclin est étudiant à Sciences Po Saint Germain en Laye. Passionné par la géopolitique latino-américaine. Il est rédacteur aux Yeux du Monde depuis 2018.

Mondial-2018: Israël annonce une plainte à la Fifa contre la Fédération palestinienne

Mondial-2018: Israël annonce une plainte à la Fifa contre la Fédération palestinienne

/ © AFP/Archives / JACK GUEZ

La Fédération israélienne de football a annoncé mercredi le dépôt d’une plainte auprès de la Fifa contre la fédération palestinienne à la suite de l’annulation du match amical de préparation au Mondial-2018 Israël-Argentine, en raison de « menaces » proférées selon elle contre les joueurs argentins.

« Nous avons affaire à un acte de terrorisme footballistique de la part de la fédération palestinienne de football et de son président. Il ne s’agit plus simplement d’un discours de plus devant le congrès (de la Fifa) ou d’une proposition de plus à l’agenda, mais de menaces contre les joueurs de football venant en Israël », a dit devant la presse le vice-président de la fédération israélienne Rotem Kamer.

« On dit au monde arabe de brûler le maillot de Messi, on menace les familles des joueurs de football », a-t-il ajouté sans dire qui avait proféré de telles menaces.

Le président de la fédération palestinienne Jibril Rajoub avait appelé à brûler le maillot de Lionel Messi s’il jouait le match prévu samedi. Mais il ne semble à aucun moment avoir proféré de menaces physiques contre les joueurs ou leurs familles.

« Nous considérons qu’une ligne rouge a été franchie et nous ne pouvons pas l’accepter », a dit M. Kamer.

A ses côtés, Eini Ofer, le président de la fédération, a indiqué que cette dernière n’avait toujours reçu aucune notification officielle de l’annulation du match et a émis l’espoir que les Argentins reconsidéreraient leur décision.

(©AFP / 06 juin 2018 16h46)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Mondial-2018-Isra-l-annonce-une-plainte-la-Fifa-contre-la-F-d-ration-palestinienne/924921.rom

Sous la pression palestinienne, le match Israël-Argentine est annulé

Moyen-Orient

Sous la pression palestinienne, le match Israël-Argentine est annulé

© Eitan Abramovich, AFP | La Fédération palestinienne de football avait appelé à brûler des maillots de Lionel Messi en cas de participation du capitaine argentin au match contre Israël.

Texte par FRANCE 24 https://platform.twitter.com/widgets/follow_button.c535a95e8a24202b16a5c12c5085d8db.fr.html#dnt=false&id=twitter-widget-0&lang=fr&screen_name=France24_fr&show_count=false&show_screen_name=false&size=m&time=1528295595165

Dernière modification : 06/06/2018

Le match amical entre les équipes de l’Argentine et Israël prévu le 9 juin à Jérusalem a été annulé, a annoncé mardi l’ambassade de l’État hébreu en Argentine. La Fédération palestinienne avait appelé à brûler des maillots de Messi.

Le match Israël-Argentine n’aura pas lieu. L’ambassade d’Israël en Argentine a annoncé, mardi 5 juin, que ce match amical de préparation à la Coupe du monde de football était annulé en raison des menaces qui pèsent sur le capitaine argentin, Lionel Messi.

« L’ambassade d’Israël communique avec regret la suspension du match entre les sélections d’Israël et d’Argentine« , déplorant « les menaces et provocations dirigées contre Lionel Messi, qui ont logiquement suscité la crainte de ses pairs ».

L’annulation survient quelques heures après une mobilisation devant le terrain d’entraînement de la sélection argentine à Barcelone, où des militants palestiniens ont brandi un maillot de la sélection argentine maculé de peinture rouge sang et les ont apostrophés, en les sommant de ne pas jouer le match. Un incident qui a semble-t-il marqué les joueurs sud-américains, selon les médias argentins.

Les Palestiniens satisfaits

Ces derniers jours, les Palestiniens avaient demandé à Lionel Messi de ne pas jouer cette rencontre, estimant que c’était une manière de légitimer la politique israélienne.

La Fédération palestinienne de football s’est réjouie dans un communiqué de l’annulation de la rencontre et « remercie toutes les parties et les institutions populaires et sportives dans le monde entier pour avoir travaillé sans relâche afin que le message du sport, et du football en particulier, triomphe, et pour avoir refusé que le sport soit utilisé comme (…) un outil de chantage politique ».

Initialement prévu à Hébron, le match devait finalement être joué samedi après-midi à Jérusalem. Le changement de lieu avait renforcé la mobilisation des Palestiniens, hostiles à ce qu’il ait lieu dans la ville sainte.

Mardi, le président de la Fédération palestinienne de football, Jibril Rajoub, avait demandé à Lionel Messi de ne pas participer au match, appelant à « brûler » ses maillots s’il jouait.

Il s’agissait du dernier match de préparation de l’Argentine, avant la Coupe du monde en Russie, que l’Albiceleste débutera contre l’Islande le 16 juin, dans le groupe D.

D’après la presse argentine, la fédération argentine devait recevoir, en fonction de la participation de Messi, un cachet de 2 à 3 millions de dollars pour l’escale à Jérusalem, sur le chemin de Moscou.

Avec AFP

Première publication : 06/06/2018

Sous la pression palestinienne, le match Israël-Argentine est annulé

Le sous-marin San Juan aurait implosé «en 40 millisecondes»

Ecoutez Radio Sputnik
Disparition du sous-marin San Juan

Le sous-marin San Juan aurait implosé «en 40 millisecondes»

© AP Photo/ Esteban Felix
International

URL courte
0 0 0

Le Bureau américain du renseignement naval vient de publier un rapport affirmant que le sous-marin argentin San Juan, porté disparu en novembre 2017, avait implosé.

Après deux mois de recherches, le submersible argentin San Juan, disparu le 15 novembre dernier, n’a toujours pas été retrouvé, mais il semble que les causes de sa disparition soient enfin connues. Le Bureau américain du renseignement naval (ONI) a révélé dans un rapport que le San Juan avait implosé et que les 44 marins se trouvant à bord étaient morts instantanément. Les informations ont été reprises par Le Monde.

«Ils n’ont pas souffert, ils ne sont pas morts noyés. Leur mort a été instantanée», a affirmé l’ONI dans son rapport consacré à la disparition mystérieuse du sous-marin au large des côtes argentines. Le submersible long de 66 mètres a implosé «en 40 millisecondes», a précisé le document.

Le 23 novembre, le porte-parole de la Marine argentine, avait fait état d’une «anomalie hydroacoustique» dans la zone d’opération du sous-marin. Selon l’ONI, qui s’appuie sur les données recueillies par l’Organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires, le bruit enregistré avait été produit par l’implosion du San Juan qui se trouvait alors à 400 mètres de profondeur. Ce qui a libéré une énergie équivalente à celle d’une explosion d’environ 6 tonnes de TNT. À cette profondeur, la pression est telle que la coque du submersible argentin a été entièrement pulvérisée en «40 millisecondes», a ajouté l’ONI.Le 4 janvier dernier, les proches de l’équipage avaient décidé d’adresser une lettre à Vladimir Poutine pour lui demander de poursuivre l’aide russe dans les recherches du sous-marin.

«S’exprimant au nom des familles de 44 membres d’équipage du sous-marin, nous vous demandons de ne pas retirer votre aide jusqu’à ce que le San Juan ne soit retrouvé, tenant compte de l’effort et du caractère humanitaire qui caractérise cette aide», lit-on dans la lettre, citée par l’agence de presse Télam.

https://fr.sputniknews.com/international/201801111034700987-argentine-sous-marin-rapport-oni/

Des scientifiques argentins découvrent le plus ancien reptile de l’Antarctique

Antarctique

Des scientifiques argentins découvrent le plus ancien reptile de l’Antarctique

CC0 / Pixabay
Sci-tech

URL courte
170

Des fossiles de plésiosaures (des reptiles aquatiques proliférant durant le Jurassique) ont été découverts dans la partie éloignée de la péninsule Antarctique par une équipe de chercheurs argentins. Il s’agit du plus ancien reptile enregistré sur ce continent.

Sous une carapace de glace dans la péninsule Antarctique, à deux heures de vol en hélicoptère de la base Marambio en Argentine, un groupe de chercheurs argentins du Conseil national de recherches a découvert des restes d’un plésiosaure datant de l’époque du Trias et dont l’âge s’élève à 150 millions d’années.Lors de leurs recherches, les paléontologues ont initialement découvert «une petite partie de corps», constituée de «quelques vertèbres dorsales et de côtes».

«Il s’agit d’un être vivant de six à sept mètres de long. C’est un plésiosaure de taille moyenne», a expliqué à Sputnik le spécialiste de l’Université de La Plata Juan Patricio O’Gorman, qui se spécialise en environnement aquatique du Jurassique.

expédition en Antarctique
© Photo. Instituto Antártico Argentino/José Patricio O’Gorman
expédition en Antarctique

Poursuivant leurs recherches après cette première découverte, ils ont trouvé, presqu’à la surface du gel éternel, le reste des os de cette bête préhistorique, qui se nourrissait probablement de poissons.

«C’était une grande joie. Nous savions que nous pourrions trouver beaucoup de reptiles aquatiques, mais ceci était vraiment extraordinaire», a-t-il conclu.
Selon lui, l’importance cruciale de cette découverte consiste dans le fait qu’ainsi la période de la présence des plésiosaures en Argentine s’élargit de 80 millions d’années.

Antarctique
© Sputnik. Alekseï Nikolskiï

Pendant un mois, quatre membres de l’équipe ont travaillé sur place, faisant de l’exploration paléontologique et effectuant la récolte d’informations pouvant, entre autres, servir pour détecter de nouveaux endroits intéressants pour de futures expéditions.
Comme l’explique M. O’Gorman tout ce travail accompli ne serait pas possible sans le soutien de l’Institut antarctique d’Argentine, qui fait partie de l’Agence nationale du ministère des Affaires étrangères de l’Antarctique.

«La campagne a été très productive, nous avons détecté une grande quantité de poissons fossiles du Jurassique qui améliorent considérablement nos connaissance sur la faune de cette période en Antarctique», a-t-il relaté.

Notons que l’Antarctique occupe une place particulière dans ce genre de recherche car elle fait quasiment partie des «zones non explorées». De plus, à l’époque du Mésozoïque, elle faisait partie du supercontinent formé à la toute fin du Néoprotérozoïque, le Gondwana, qui était relié à l’époque avec l’Australie, l’Afrique et l’Amérique du sud.

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201712291034540584-reptile-antarctique-science/

L’Argentine poursuit Cristina Kirchner pour un crime imaginaire

L’Argentine poursuit Cristina Kirchner pour un crime imaginaire

+

La seconde chambre fédérale de la Justice argentine a confirmé les poursuites du juge Claudio Bonadio dans l’affaire contre l’ancienne présidente péroniste Cristina Fernández de Kirchner et plusieurs de ses collaborateurs.

La chambre a refusé de tenir compte de la demande de témoignage de l’ancien directeur d’Interpol, Ronald Noble, en faveur des accusés.

En l’absence de condamnation, les juges Martin Irurzun et Eduardo Farah ont confirmé les mandats d’arrêt préventifs contre l’ancienne présidente (qui bénéficie aujourd’hui de l’immunité parlementaire), son ministre des Affaires étrangères Hector Timmerman (qui est assigné à résidence pour raison de santé) et trois collaborateurs Carlos Zannini, Luis D’Elía et Fernando Esteche.

Les prévenus sont accusés d’« entrave à la Justice, d’abus d’autorité et de dissimulation aggravée », mais plus de « haute trahison » ; cette ultime inculpation avait été utilisée la dernière fois contre le général Juan Perón, en 1955.

Cette affaire loufoque repose sur la doxa selon laquelle les attentats de 1992 et 1994 contre et l’ambassade d’Israël à Buenos Aires et l’AMIA auraient été perpétrés par le Hezbollah agissant au nom de l’Iran. Cristina Fernández de Kirchner aurait alors été corrompue par Téhéran pour mettre fin aux poursuites contre ses ministres. Sauf que, depuis quinze jours, la thèse selon laquelle le Hezbollah et l’Iran seraient responsables des attentats s’est écroulée après la fournitures de test ADN par le FBI.

http://www.voltairenet.org/article199137.html

De nouvelles découvertes dans la zone des recherches du sous-marin disparu San Juan

Recherches du sous-marin San Juan

De nouvelles découvertes dans la zone des recherches du sous-marin disparu San Juan

© REUTERS/ Argentine Navy
International

URL courte
4190

Le commandement de la Marine argentine a annoncé avoir découvert deux nouveaux objets dans la zone des recherches du sous-marin disparu San Juan.

«Le destroyer ARA Sarandi a détecté deux nouveaux contacts à une profondeur de 500m et de 700 m qui seront identifiés quand la météo permettra aux appareils sous-marins d’opérer», a communiqué l’armée argentine via Twitter.

Comme annoncé précédemment, le bathyscaphe télécommandé russe Pantera Plus étudie, au large de l’Argentine, un objet ressemblant au sous-marin San Juan disparu.

Le 15 novembre, le commandement de la Marine argentine a perdu le contact avec le sous-marin diesel-électrique ARA San Juan. Il avait quitté le port d’Ushuaia avant de mettre le cap sur Mar del Plata, à 400 kilomètres au sud de Buenos Aires.44 personnes se trouvaient à bord du sous-marin au lieu des 37 prévues normalement. Les sept personnes «en trop» n’étaient pas des sous-mariniers.

15 jours après la disparition du sous-marin, la marine argentine a annoncé la fin de l’opération de sauvetage de son équipage, ajoutant que les recherches du sous-marin seraient poursuivies.

https://fr.sputniknews.com/international/201712261034489473-decouvertes-zone-recherches-san-juan/