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L’Iran, un paria du marché mondial des armements au sous-équipement militaire chronique

L’Iran, un paria du marché mondial des armements au sous-équipement militaire chronique

Adrien GUYOT 30 juin 2019 ActualitéActualités analyséesAfrique et Moyen-OrientGéoéconomieIntelligence économiqueIranProche et Moyen-OrientSituations décryptéesLeave a comment

Pour des raisons historiques et géostratégiques, les États-Unis imputent à l’Iran une qualité de perturbateur régional au régime dictatorial, prosélytiste et policier, s’adonnant à la prolifération nucléaire, ainsi qu’au terrorisme international. En somme, aux yeux de la bureaucratie permanente militaire, du renseignement et de la diplomatie – l’État profond américain – , Téhéran présente l’avantage de réunir toutes les caractéristiques d’un bon ennemi. Membre permanent de l’axe du mal depuis la révolution islamique, elle ne peut infléchir son sous-équipement militaire chronique, résultant de son écrasante mise au ban de l’opinion, qu’au travers l’élaboration de stratégies d’adaptation palliatives. 

Hassan Rohani inaugurant son système de défense anti-aérien : Bavar 373.
Le président iranien, Hassan Rohani, inaugurant son propre système de défense anti-aérien, Bavar 373, construit sur le modèle du S-300 russe.

L’Iran, un paria du marché mondial des armements

En toute logique, s’il est exclu que les États-Unis fournissent militairement la République islamique, tel est également le cas à l’égard des États européens. Seule la Russie, la Chine et la Corée du Nord résistent épisodiquement aux pressions de Washington, Abou Dabi, Ryiad et Tel-Aviv. À titre d’exemple, en 2016, Moscou refusa de livrer deux cents chasseurs multirôles lourds Su-30, puis tarda à fournir les systèmes de défense antiaériens S-300. 

Afin de mettre au ban l’Iran, de sorte à ce qu’elle devienne un paria du marché mondial des armements, les États-Unis peuvent compter sur leur règlementation d’US Export Control, et plus spécifiquement sur l’International Traffic in Arms Regulations (ITAR). Cet ensemble normatif offre, au bénéfice du Département d’État américain, toute la latitude pour interpréter et appliquer les stipulations d’ITAR. In fine, il contrôle les importations et exportations des objets et services liés à la défense nationale, tels que recensés sur l’United States Munitions List (USML).

La sécurité du territoire servant de prétexte à la promotion de ses objectifs géostratégiques et commerciaux, les États-Unis refusent l’exportation d’armements contenant des composants américains. Or, la dépendance technologique des industries européennes de la défense, tout particulièrement dans le domaine aéronautique, à l’égard des composants soumis à la législation ITAR, est critique. Par exemple, il est, aujourd’hui, inconcevable que la France, au travers de Dassault Aviation, puisse, librement, vendre le Rafale, joyau national, à destination des États qui lui sied, sans que Washington ne vienne opposer son veto.

Au contrôle américain, s’adjoint celui des européens vis-à-vis des exportations de biens et technologies à double-usage (BDU). L’article 2 du Règlement du Conseil du 5 mai 2009 définit les « biens à double usage » comme : « les produits, y compris les logiciels et les technologies, susceptibles d’avoir une utilisation tant civile que militaire ». Ceux-ci, étant listés, peuvent, selon les cas, être interdits à l’exportation, au transit et au négoce, ou être soumis à autorisation. 

Également, des mesures restrictives européennes viennent se juxtaposer à l’ensemble des interdictions susvisées afin de prohiber, en totalité, les exportations de certains biens. Ceux-ci sont énumérés au gré d’un mouvement de balancier, à l’aspect plus ou moins restrictif, cultivé par une sorte de va-et-vient réglementaire continuel. 

Un sous-équipement militaire chronique compensé par des adaptations palliatives

Malgré un budget de la défense conséquent (15,9 milliards de dollars en 2016), l’Iran est confrontée à un sous-équipement militaire chronique. Ses rivaux régionaux, Israël, les Émirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite, bénéficient, quant à eux, d’un budget supérieur ainsi que d’un accès, plus large, au marché. À titre d’exemple, le char de combat le plus puissant dont dispose l’Artesh – l’armée régulière iranienne placée sous la tutelle du Corps des gardiens de la révolution islamique – est le T-72 russe, mis en service au début des années 1970. La majorité de son arsenal blindé est composé de chars Patton ou Chieftain datant des guerres de Corée et du Vietnam. En comparaison, l’Arabie Saoudite possède des chars étasuniens, de type M1 Abrams, tandis que les Émirats Arabes Unis privilégient le char français Leclerc, autre joyau national, néanmoins utilisé au Yémen. 

Faiblement dotée militairement, mais désireuse de conserver sa zone d’influence régionale, Téhéran démontre sa résilience par l’emploi de stratégies d’adaptation. La République islamique comble la faiblesse de son armée de l’air en produisant, en série, son avion de combat « 100% Made in Iran » : le Kowsar. En réalité, celui-ci n’est qu’un F-5 américain modernisé, l’Iran ne faisant que s’inspirer des « Freedom Fighter » et « Tiger II » qu’elle s’était procurée avant la révolution islamique. En 2007, bien qu’étant présenté comme inédit, le Saegheh, autre avion de combat « 100% Made in Iran », fut également largement inspiré du F-5. Ainsi, cette stratégie d’adaptation du « 100% Made in Iran » ne demeure que palliative dans la mesure où, sur des théâtres d’opérations extérieurs comme en Syrie, Téhéran dépend largement du soutien aérien russe. 

Cependant, il est des circonstances où le recours à la modernisation locale des décombres de l’ambitieux projet de complexe militaro-industriel occidental, voulu par le chah, apparaît efficient. 

En effet, ce 20 juin 2019, c’est un missile « 3-Khordad » – à l’origine un SAM-6 perfectionné par l’Iran en 2013 – qui a permis d’abattre un drone américain RQ-4 Global Hawk. Cet appareil de type HALE (Haute Altitude Longue Endurance) fut conçu par Northrop-Grumman pour des missions ISR (renseignement, surveillance, reconnaissance). Il ne put résister face aux optimisations du « 3-Khordad » en matière d’équipements électroniques, de capteurs de détection, y compris thermiques, et d’option de verrouillage du GPS le protégeant des interférences de forte intensité.

Aussi longtemps que Téhéran demeura la cible privilégiée des sanctions économiques édictées par Washington, les tensions irano-américaines s’entretiendront.

Sources :

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About Adrien GUYOT

Adrien GUYOT est Juriste d’Affaires & Compliance Alternant chez Michelin. Diplômé d’un Master 2 en Droit et Fiscalité de l’Entreprise, il est également titulaire d’une Licence en droit privé, d’un Diplôme Universitaire en Gouvernance, Risques et Conformité, ainsi que d’un Master 1 en Droit des Affaires à l’Université Clermont Auvergne. Il est rédacteur pour les Yeux du Monde depuis novembre 2018.

https://les-yeux-du-monde.fr/actualite/actualite-analysee/41183-liran-paria-marche-mondial-armements-sous-equipement-militaire-chronique

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Embarquez avec les commandos d’élite des Forces spéciales

Embarquez avec les commandos d’élite des Forces spéciales

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Les forces spéciales mobilisées pour l’exercice Athena.DDM Pierre ChallierPublié le 23/06/2019 à 06:58      Défense – ArméeSécuritéSociétél’essentiel

Jusqu’au 28 juin, un entraînement majeur des Forces spéciales (FS) se déroule dans le Grand Sud, avant projection. Entre action clandestine et opérations conventionnelles, ces unités sont aujourd’hui incontournables dans tous les conflits modernes. Surtout lorsque se mènent des guerres de l’ombre entre états sur des territoires étrangers et lorsque la mobilité des terroristes jihadistes ignore toute ligne de front.

Ils détestent les projecteurs. Ne se présentent que visage couvert en public. Mais le 75e anniversaire du Débarquement et l’hommage aux 177 hommes du commando Kieffer comme la mort des maîtres Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello – les deux commandos Hubert tombés le 10 mai dernier lors de la libération de quatre otages au Bukina Faso – ont récemment replacé en pleine lumière les militaires des Forces spéciales (FS).PUBLICITÉinRead invented by TeadsPUBLICITÉinRead invented by Teads

Marine, armée de Terre, armée de l’Air, ils sont environ 4 300 sous les ordres du COS, le Commandement des opérations spéciales à Vélizy-Villacoublay. Descendants lointains de l’inventif Gédéon de l’Ancien Testament et, bien sûr, d’Ulysse «aux mille ruses», ils ont pour devise «Faire Autrement» : atout sans égal d’une frappe imprévisible contre l’ennemi.

Et pour conduire en autonomie de plus ou moins longues missions en terrain hostile, ils sont désormais un «outil indispensable à l’action d’un état moderne» (1), écrivait dès 2002 éric Denécé. Pourquoi ? Parce que ces commandos d’élite sont à la fois le «couteau suisse» et le «coup de poing américain» des gouvernants, dans un contexte de conflits asymétriques, d’univers flous et… de réduction des budgets militaires pour le «conventionnel», (le leur restant secret). Reconnaissance et renseignements, interventions en zones grises, sous uniforme, mais entre deux eaux et trois frontières… lutte antiterroriste, évacuations de ressortissants, libération d’otages, et, bien sûr, comme on l’a vu en Afghanistan fin 2001 ou au Mali, début 2013, ouverture d’un théâtre d’opérations : «Nous sommes là pour proposer aux décideurs une panoplie d’options permettant de graduer la réponse en fonction des résultats politiques qu’ils souhaitent, lorsque la situation ne permet pas d’intervention massive», rappelle un officier.

Toujours garder un coup d’avance

Dans le Grand Sud ? La Nouvelle-Aquitaine concentre les FS de l’armée de Terre, avec le 1er RPIMa à Bayonne dans les Pyrénées-Atlantiques, le 13e RDP à Martignas-sur-Jalle en Gironde et le 4e Régiment d’hélicoptère des forces spéciales à Pau, ville de leur état-major (COM-FST) dans les Pyrénées-Atlantiques. Mais cette semaine, c’est aussi depuis Mont-de-Marsan et Captieux dans les Landes que les Forces spéciales air (FSA) poursuivent avec leur Commando parachutiste de l’Air n° 10 (CPA10) et leurs escadrons «Poitou» et «Pyrénées» leur entraînement annuel majeur, appuyés par le régiment de chasse «Normandie Niemen» de Mont-de-Marsan et les drones de Cognac, mais aussi et pour la première fois, avec la participation de FS américaines et espagnoles.

Commandos parachutistes des trois armes, équipages de transport, d’hélicoptères et de Rafale réunis pour «Athéna» : par son nom, l’exercice rappelle que la déesse casquée a soufflé à Ulysse l’idée du cheval de Troie. Mais surtout que ces hommes, à la maîtrise technique hors normes, se doivent toujours d’être à la pointe de l’innovation pour maintenir ce «coup d’avance» qui fait tout l’intérêt de cet instrument géopolitique primordial. Outil exceptionnel dont la sécurité même semble pourtant bien avoir été négligée au Sahel par le recours à des sociétés privées douteuses aux avions parfois «poubelle» pour le transport des FS, a révélé «Le Monde» la semaine passée et interpellé le député LR François Cornut-Gentille. «Faire autrement» ? Côté investissements de l’état en moyens aériens pour les forces, il y a toujours urgence.

(1) Forces spéciales, l’avenir de la guerre? Aux éditions du Rocher.


Le général Rondel, chef du commandement des Forces Aériennes, ici avec l'un des pilotes de V22, espère développer cette coopération avec Américains et Espagnols. DDM/ P.C.
Le général Rondel, chef du commandement des Forces Aériennes, ici avec l’un des pilotes de V22, espère développer cette coopération avec Américains et Espagnols. DDM/ P.C. – DDM, Pierre Challier

Russes, Britanniques, Français, Américains, Israéliens, Chinois… et doctrines d’emploi

Gédéon, Ulysse, Hannibal… Depuis la plus haute antiquité, des guerriers et des généraux ont usé de stratagèmes «non conventionnels» pour vaincre ou dissuader l’ennemi. Mais les Forces spéciales proprement dites sont nées au XXe siècle, avec les Soviétiques qui ont développé leur propre savoir-faire durant l’entre-deux-guerres. Pour autant, c’est véritablement avec le Special Air Service (SAS) et le Special Operation Executive (SOE) britanniques durant la Seconde Guerre mondiale qu’elles se sont développées en Europe de l’Ouest, l’Angleterre formant notamment les Français libres, à l’instar du commando Kieffer mais également les résistants des pays occupés, grâce au SOE. Côté américain ? Le conflit avait aussi vu se développer les actions de l’OSS et de la «Brigade du Diable» du First Special Service Force mais les Special forces au béret vert sont nées en 1952 et sont montées en puissance au Vietnam, avant d’être réimposées par l’Afghanistan, en 2001.

Ailleurs ? Israël a bâti à partir de 1957 son modèle sur le SAS et sa réputation n’est plus à faire. Mais la Chine comme tout pays voulant afficher sa puissance militaire se doit désormais d’avoir ses propres forces spéciales et les niveaux de formation tendent à s’uniformiser. Ce qui fait, néanmoins que le «top 3» soit, selon éric Denécé, constitué par les Britanniques, les Américains et les Français (lire page3)? Pas uniquement la progression des armements et des équipements innovants, évidemment. «Les Russes, les Israéliens et les Chinois ont de très bonnes unités spéciales, mais aujourd’hui, ils n’ont pas le type de déploiement qu’ont ces trois puissances occidentales. Les Français, par exemple, se battent très loin de chez eux, sur des terrains très différents et depuis bientôt 20 ans sans discontinuer. Techniquement, Russes et Israéliens, par exemple, sont tout aussi bons. Mais les Russes, eux, interviennent surtout à la marge de l’ex-empire soviétique et les Chinois et les Israéliens interviennent également surtout aux frontières de leur pays. C’est la grande différence avec les états-Unis, le Royaume-Uni et la France, pays qui, eux, sont capables d’intervenir partout dans le monde», analyse le spécialiste, soulignant que cette doctrine d’emploi implique innovations et adaptabilité constantes. Mais aussi pragmatisme dans les collaborations.

Le prisme avec lequel on peut aussi regarder l’exercice Athéna qui se déroule avec trois V22 et un C130J du Special Operations Squadron américain, basé à Mildenhall en Angleterre, Américains et Français travaillant ensemble sur différents théâtres où, par exemple, les ravitailleurs américains fournissent et «sans aucun problème» les Caracal des FS françaises, seuls hélicoptères ravitaillables en vol de jour comme de nuit. La présence également d’un Casa et des commandos parachutistes espagnols de l’Ezapac ne doit rien au hasard : les Forces aériennes espagnoles sont déjà présentes sur Barkhane et Paris n’aurait rien contre une montée en puissance de Madrid à ses côtés.


L'exercice Athena des forces spéciales. Ici l'évacuation d'un blessé.
L’exercice Athena des forces spéciales. Ici l’évacuation d’un blessé. – DDM, Pierre Challier

Athéna une «générale» avant la guerre

Sous le plafond bas, deux Rafale déchirent l’air au-dessus des pins. Plus de 800 km/h à 100 mètres du sol : le bruit cloue sur place… «Démonstration de force, ça crée un premier effet de dissuasion sur l’ennemi», commente un capitaine. Sans temps mort, un hélicoptère Caracal dépose les commandos avec, en appui, du jamais vu dans le ciel des Landes : un V22 Osprey de l’Air Force special operation command, hybride qui décolle en hélico et vole en avion pour transporter vite et loin les Forces spéciales. Américaines habituellement, françaises aujourd’hui.

Fusils d’assaut qui crépitent, fumées montant de la route où a lieu l’interception… Ce matin, l’exercice Athéna entre vraiment «dans le dur», sur le champ de tir de Captieux. Renseignements envoyés par le Transall «Gabriel» de guerre électronique, coordonnées de cible transmises par les commandos aux Rafale, embuscades… «Une répétition grandeur nature avant de repartir en opérations spéciales qui permet de revoir tous les automatismes et de mécaniser les procédures entre nous puisqu’il y a aussi des commandos Marine et Terre, mais également les Américains et les Espagnols», résume un fusilier commando de l’Air.

Une «générale» indispensable pour ceux qui sont au contact, sur le terrain, mais aussi pour ceux qui sont juste derrière, à savoir les Modules d’appui aux opérations spéciales (MAOS). Toute la mécanique invisible qu’Athéna doit vérifier et huiler. Celle de ces militaires qui ne sont pas FS mais qui travaillent pour elles, vu leur spécialité, aptes à faire le coup de feu si nécessaire et qui doivent rester une solution et pas un problème, en cas de coup dur dans les opérations.

MAOS : en quatre jours le régiment du génie de l’air a ainsi nivelé et fortifié un carré de 1 ha pour la base de commandement opérationnel. Dans les tentes et autour ? Les commandos de protection, les spécialistes NRBC pour le risque nucléaire, biologique et chimique, le commandement et… l’essentiel, les systèmes d’information et de communication pour que ciel et terre échangent messages et données en permanence. «Avec les moyens satellites, on met en place l’équivalent d’une 3 G sécurisée sur près de la moitié de la France», simplifie l’adjudant-chef.

Captieux, Mont-de-Marsan : ce n’est en effet qu’une partie d’un tableau beaucoup plus vaste. Sur la carte du briefing, Athéna s’étend sur 600 km de long, 400 km de large, de la Nouvelle-Aquitaine à l’Occitanie et jusqu’au nord de la Loire. Le Sud-Ouest ? «C’est Orangeland avec pour scénario une zone instable, un coup d’état et un pays voisin qui veut maintenir l’instabilité et infiltre des groupes terroristes, bref, un mélange de Libye, de Levant et de Sahel le plus réaliste possible puisque cet entraînement annuel sert à certifier les Forces spéciales air et leurs appuis avant déploiement», récapitule le lieutenant-colonel Thierry.

Au total ? Environ 500 personnels pour trouver et neutraliser les «hostiles». Grâce à «l’allonge, la force de frappe et la fulgurance de l’arme, d’ici, on peut aller «taper» aussi bien à Orléans qu’à Caylus», précise-t-il. Gris camouflage sur nuages assortis, un Hercule C130 et un Casa larguent maintenant palettes et colis. D’un Transall chutent en dernier les commandos du CPA 10. Plus loin, d’autres sont déposés en aérocordage par un Osprey. Invisible depuis la route, un troisième groupe surgit de nulle part pour intercepter un 4×4. Tirs, moteur en fumée, jaillissement éclair avec 20 à 25 kilos sur le dos. Les messages radio rythment l’action. «Homme à terre !» Entre l’attaque et l’évacuation du blessé, quelques minutes seulement… Selon le «tableau», ils sont une dizaine ou juste une paire de discrets, à l’instar de ceux qui guident depuis le sol les Rafale du Normandie-Niemen sur leur cible. Sans droit à l’erreur. «Alors vu le niveau d’exigence, pour ceux qui les appuient ça va plus loin que vérifier les compétences, c’est valider la confiance qu’on peut avoir en eux en opération spéciale. Ici, soit vous faites le poids, soit vous sortez», tranche le lieutenant-colonel «Donato». Test jusqu’au 28 juin.


Mémento

Créé en 1992, le Commandement des opérations spéciales (COS) est sous les ordres du chef d’état-major des armées et l’autorité directe du président de la République. Ses 4 300 militaires (et réservistes) interviennent dans des missions périlleuses, discrètes mais qui ne sont pas clandestines et ils sont issus des trois armes.

Pour l’armée de Terre, il s’agit du 1er régiment parachutiste d’infanterie de marine, du 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales (RHFS) et du 13e régiment de dragons parachutistes (RDP).

Pour l’armée de l’Air : commando parachutiste de l’air n° 10 (CPA 10), escadron d’hélicoptères 1/67 Pyrénées et escadron de transport 3/61 Poitou.

Pour la Marine, ce sont les commandos d’assaut, d’appui et de nageurs de combat Trépel, Jaubert, de Montfort, de Penfentenyo, Hubert, Kieffer et Ponchardier.


Eric Denécé
Eric Denécé – DR

«La France est dans le Top 3»

Interview d’Eric Denécé, Directeur du Centre français de recherche sur le renseignement CF2R

Américains, Britanniques, Russes, Israéliens… Où se situe la France aujourd’hui dans le classement des Forces spéciales ?

La France est dans le Top 3 avec les Américains et les Britanniques car ce qui fait aussi la qualité des Forces spéciales, c’est leur rythme d’engagement. Ce n’est pas seulement leur nombre et leur équipement, c’est aussi le nombre de situations opérationnelles dans lesquelles elles sont engagées et qui fondent leurs compétences : plus ils sont sur le terrain, meilleurs ils sont, ce qui est particulièrement vrai dans le cadre des Forces spéciales françaises qui sont largement employées.

Voire suremployées depuis quelques années ? Afghanistan, Levant, mais aussi Bande Sahelo-Saharienne (BSS), Libye : elles sont sur le pont depuis 18 ans, maintenant…

Aujourd’hui, on a vraiment besoin d’elles et, oui, on peut effectivement dire qu’elles sont suremployées car le nombre de crises dans lesquelles on leur demande d’intervenir est assez gigantesque et l’outil n’est pas totalement dimensionné à la hauteur des besoins. Les Américains sont aussi très engagés, mais ils ont infiniment plus de Forces spéciales que nous, avec environ 67 000 personnes, chiffre auquel on mettra un bémol car ils rangent aussi sous cette étiquette de l’infanterie légère. Nous, si l’on compare, on est donc dans la difficulté, en quantité, mais on reste plutôt dans la bonne moyenne avec les Anglais et les Israéliens qui ont toujours fait prévaloir la qualité sur la quantité.

Ce constat fait, quels sont les enjeux alors que la situation se dégrade au Mali, au Burkina-Faso et qu’elle reste instable au Moyen-Orient ?

Le premier impératif, c’est de garder le très haut niveau de qualité des Forces spéciales françaises et qu’on n’augmente pas leurs effectifs pour le plaisir. Par contre parallèlement, il faut créer ou renforcer d’autres unités d’infanterie légère, de parachutistes ou d’infanterie de marine très spécialisées qui puissent les relayer dès que leur haute technicité ne justifie plus de les engager. Il y a donc un deuxième défi : créer un type d’unité particulière entre Forces spéciales et infanterie conventionnelle, dans la dynamique de ce que font déjà techniquement le 2e REP ou les Groupements de commandos parachutistes, ou à l’instar des Rangers américains.

La priorité ne serait-elle pas aussi les moyens aériens ? «La sécurité des commandos français au Sahel lors de leurs déplacements aériens (…) reste préoccupante» écrit «Le Monde», évoquant des appareils civils parfois «catastrophiques», pilotés «par du personnel étranger», «gérés par des sociétés douteuses» et, pire, qui ont les vraies identités de leurs passagers «en dépit du secret-défense» !

Cette situation est aberrante ! Par définition ils sont sur des théâtres éloignés avec des missions à long rayon d’action et c’est vrai que malgré l’existence du 4e RHFS, des escadrons Poitou et Pyrénées, les moyens aéromobiles ne sont pas à la hauteur des enjeux. Mais le recours à ces sociétés «civiles» est intolérable car il expose des hommes d’un très haut niveau de compétence, non seulement en dévoilant leur identité, mais aussi en jouant avec leur sécurité lorsqu’ils sont à bord d’appareils «poubelle». Ce type d’«économies» réalisées avec des «prestataires» au rabais pour des personnels hautement qualifiés et équipés n’a pas de sens alors que l’aérien est le secteur où on ne peut se permettre de lésiner, surtout pour les FS.

Pierre Challier

https://www.cf2r.org/le-cf2r/presse/annee-2019/

Les puissances européennes, parmi les premiers vendeurs d’armes

Les puissances européennes, parmi les premiers vendeurs d’armes

Plusieurs rebelles houthis détiennent des armes lors d’une manifestation contre les opérations militaires de la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite à Sanaa, le 11 septembre 2015. EFE / Yahya Arhab

Copenhague (EuroEFE) .- Les puissances européennes telles que la France, l’Allemagne et l’Espagne figurent parmi les principaux exportateurs d’armes au monde, où le commerce mondial a augmenté de 10% au cours de la période 2013-2017 par rapport aux cinq précédents, selon une étude. de l’Institut d’études internationales de Stockholm pour la paix (Sipri). 

La France et l’Allemagne sont les troisième et quatrième exportateurs du monde, avec 6,7% et 5,8% du volume des ventes mondiales, respectivement, derrière les États-Unis et la Russie.

L’Espagne occupe la septième place avec 2,9% et une augmentation de 12% sur la période 2008-2012. Les principales destinations de ses ventes sont l’Australie, la Turquie et l’Arabie saoudite, dans cet ordre.

SIPRI

@SIPRIorg

In 2013–17 Saudi Arabia was the world’s second largest arms importer, with arms imports increasing by 225% compared with 2008–12.

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Le rapport réaffirme le statut de principal exportateur mondial des États-Unis, tandis que celui de l’Inde en est le principal importateur, et note une augmentation des flux d’armes en Asie, en Océanie et au Moyen-Orient, ainsi qu’une diminution en Afrique, en Amérique et en Europe. 

Les USA d’Obama, premier exportateur d’armes

Les États-Unis ont augmenté leurs exportations de 25% entre les deux décennies, ont représenté 34% du total mondial et se sont éloignés de la Russie, se classant au deuxième rang avec 22%, lorsqu’ils ont vendu des armes à 98 pays, chiffre « nettement supérieur » à celui de tout autre exportateur. . 

Le Moyen-Orient, dirigé par l’Arabie saoudite, a reçu près de la moitié des exportations d’armes des États-Unis. Pour « contrecarrer » l’influence croissante de la Chine en Asie et en Océanie, ses exportations à destination de l’Inde ont augmenté de 557% et sa coopération en matière de sécurité avec le Vietnam. 

« Grâce aux accords signés par l’administration (de Barack) Obama, la fourniture d’armes américaines a atteint en 2013-2017 le niveau le plus élevé depuis la fin des années 1990. Ces contrats et autres contrats majeurs conclus en 2017 assureront continuer à être le plus grand exportateur dans les années à venir « , a déclaré SIPRI, se référant à l’ancien président américain, qui a donné le pouvoir à Donald Trump en janvier 2017. 

La Russie a réduit ses exportations de 7,1% en raison de la baisse des achats de certains de ses partenaires, tels que l’Algérie ou la Chine.  

La Chine occupe précisément la cinquième place après la France et l’Allemagne, avec un volume de ventes représentant 5,7% du monde. 

Le Brésil, numéro 24 mondial avec 0,3% du total, est le premier exportateur d’armes d’Amérique latine, malgré une chute de 20% au cours des cinq dernières années. 

Le rapport met en évidence trois pays qui ont connu une croissance substantielle de leurs exportations: Israël, avec 55% de plus; Corée du Sud (65%) et la Turquie (145%). 

L’Asie et l’Océanie, avec 42%, et le Moyen-Orient, avec 32%, sont les régions qui ont reçu le plus grand nombre d’armes entre 2013 et 2017. 

SIPRI

@SIPRIorg

imports by states in the increased by 103% between 2008–12 and 2013–17. Read SIPRI’s press release: http://bit.ly/2twDt5S 

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L’Inde a réaffirmé son leadership parmi les importateurs mondiaux, avec une augmentation de 24% de son volume d’achat et de 12% du total mondial, en raison de tensions avec le Pakistan et de la Chine et de son incapacité à couvrir sa demande croissante avec sa propre production, selon le Sipri. 

Grâce à une augmentation de 225%, l’Arabie saoudite occupe la deuxième place, suivie de l’Égypte, des Émirats arabes unis et de la Chine, dont les achats d’armes ont diminué de 19% en augmentant leurs propres capacités de production. 

Par Anxo Lamela (édition: Desirée García)

http://euroefe.euractiv.es/3795_exteriores-desarrollo-defensa-y-ddhh/5213630_potencias-europeas-entre-los-primeros-vendedores-de-armas.html?platform=hootsuite

Ventes d’armes : la France à la conquête de l’Europe

Ventes d’armes : la France à la conquête de l’Europe

La France prépare notamment une grosse commande d’hélicoptères NH-90 à destination de l’Espagne.

Les commandes d’armes françaises ont augmenté de 30% entre 2017 et 2018 pour atteindre les 9,118 milliards d’euros. L’exportation d’armes progresse surtout en Europe selon le ministère des Armées français.

« Ce résultat est d’abord la conséquence de l’orientation européenne que nous avons donné à notre politique d’exportation », se félicite la ministre des Armées Florence Parly dans le propos liminaire du rapport du ministère de l’Armée sur les ventes d’armes. Pour la première fois, l’Europe représente un quart des prises de commandes de l’industrie de l’armement française pour un total de 2,293 milliards d’euros, contre environ 10% en moyenne les années précédentes. Tout au long du rapport, le ministère des Armées s’applique à lier les intérêts de la France et de l’Europe dans ce domaine.

L’objectif affiché est clair : « Disposer d’une industrie française et européenne apte à équiper nos forces en cohérence avec nos ambitions. »

Les eurodéputés veulent contrôler les exportations d’armes

Les eurodéputés demandent un meilleur contrôle des exportations d’armes et un système de sanctions contre les pays qui ne respectent pas les règles.

Contrats géants en Espagne et en Belgique

D’une année sur l’autre, le socle des contrats de montants de moins de 200 millions évolue peu. Ce sont les contrats exceptionnels, portant sur des armements particulièrement structurants pour les armées clientes, qui font une réelle différence. Sur cinq contrats de plus de 500 millions d’euros signés en 2018, deux concernent des pays européens : celui sur la mobilité terrestre (CaMo), composé de plus de 400 véhicules blindés et divers équipements, à destination de la Belgique ; et celui de 23 hélicoptères NH-90 destinés à l’Espagne. Ces deux pays n’avaient jamais acheté pour plus de quelques dizaines de millions d’euros à la France.

Le Moyen-Orient toujours aussi porteur

Les trois autres contrats majeurs de plus de 500 millions d’euros ont, eux, été passés au Moyen-Orient : les avions de combat Rafale et les 28 NH-90 vendus au Qatar, ainsi que les navires patrouilleurs destinés à l’Arabie Saoudite. Le Moyen et le Proche-Orient continuent de représenter le plus gros groupe de clients de l’industrie française, avec 4,086 milliards d’euros de commandes. La France a notamment continué de livrer des armes aux Emirats Arabes Unis et à l’Arabie Saoudite, ce malgré les polémiques en lien avec la guerre au Yémen et les mises en causes régulières des ONG : 237 millions d’euros pour Abou Dhabi et 1398 millions, soit une très grosse année, pour Riyad.

Un marché mondial qui s’orientalise

Au-delà des tableaux de commandes et de livraisons par pays, le rapport offre un panorama des enjeux liés à l’exportation d’armement. Il note une augmentation de 5% des dépenses mondiales entre 2017 et 2018, pour atteindre les 1780 milliards de dollars. C’est en Asie-Pacifique que la croissance est la plus forte. Dans ce contexte, de nouveaux acteurs émergent et rendent la compétition plus intense que jamais.

De plus en plus de relations entre Etats

Face à cette concurrence accrue, certains des plus gros importateurs au monde travaillent à développer leur propre industrie de défense, notamment en imposant aux entreprises exportatrices d’installer des usines ou de créer des co-entreprises sur place. L’intérêt étant de développer une production locale et diversifier son activité économique. C’est en particulier le cas des deux plus gros importateurs mondiaux, l’Inde et l’Arabie Saoudite, avec leurs stratégies respectives de « Make in India » et de « Vision 2030 ». En parallèle, les clients sont souvent demandeurs de contrats d’État à État, plus engageants politiquement. Pour soutenir son industrie de défense, la France est ainsi de plus en plus obligée de s’impliquer directement dans les négociations.

Les ventes d’armes européennes progressent

La France, l’Allemagne et l’Espagne comptent parmi les principaux exportateurs d’armes au monde. Un article de notre partenaire EuroEfe.

Le Su-57, sérieux concurrent du F-35

Le Su-57, sérieux concurrent du F-35

Le F-35, construit par un consortium conduit par Lockheed Martin, ne parvient toujours pas à réaliser les performances multirôles pour lesquelles il a été pré-vendu. En outre les tensions entre l’Otan et la Turquie devraient conduire à retirer ce pays des fabricants partenaires. Un malheur n’arrivant jamais seul, la Russie devrait mettre sur le marché son Su-57, bien meilleur et plus de fois moins cher.

  

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Le directeur adjoint de Rostec, Viktor Kladov, a annoncé que le président Poutine approuverait prochainement l’exportation de l’avion « invisible » Su-57. Le prix d’un Su-57 est de 45 millions de dollars, alors que le F-35 coûte 100 millions de dollars.

Le premier groupe d’acheteurs approuvés comprend la Turquie avec 60 avions, l’Egypte et l’Algérie avec 29, le Vietnam 12. L’Inde avait été intéressé par cet avion dans un premier temps, mais a abandonné son programme de développement, retardant le lancement de la production de 4 ans. C’est pourquoi l’Inde n’a toujours pas approuvé l’achat de Su-57.

L’avion est supérieur au F-22 et au F-35 dans le combat rapproché, et dans la manœuvrabilité. Le su-57 possède 16 points d’accrochage dont 8 ont été montés dans les compartiments internes. Le su-57 dispose de 4 compartiments entièrement carénés avec une capacité interne supérieure de 150% au F-22A et de 250% au F-35.

Pour devenir compétitif, la Russie a créé 14 nouveaux types d’armes nouvelles pour le Su-57. L’arsenal du Su-57 comprend des missiles antiradar Kh-58UShK, des missiles de croisière 35UE, X-74M2, des missiles air-sol Kh-38M, des bombes « intelligentes » KAB-250, KAB-500. Le Su-57 est équipé de missiles BVR (beyond-visual-range) de type K-77M d’un rayon d’action maximal de 200 km. Pour les combats aériens rapprochés, le su-57 utilise des missiles K-74M2 d’une portée de 40 km.

La Russie pourrait également vendre les missiles hypersoniques Kinzhal X-47M2 (portée 2 000 km) et 3 M-22 zircon (portée 1 000 km) adaptés pour le su-57.

Traduction
Avic
Réseau International 

https://www.voltairenet.org/article206022.html

La Belgique prête à suspendre ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite





La Belgique prête à suspendre ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite


Dimanche 12 Mai 2019 modifié le Dimanche 12 Mai 2019 – 08:53





La Belgique prête à suspendre ses ventes d'armes à l'Arabie saoudite
La Belgique est prête à suspendre ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite si elles sont utilisées dans des conflits dans d’autres pays, ont annoncé samedi les autorités belges.

Le respect des embargos sur les ventes d’armes sera l’un des sujets des discussions des ministres des Affaires étrangères de l’UE lundi à Bruxelles, a-t-on indiqué de source diplomatique.

« Dès l’instant où il apparaitrait que des armes n’ont pas, in fine, été utilisées à l’endroit ou dans le pays auquel elles étaient destinées, il y aura effectivement une réaction de la Région wallonne », a affirmé samedi le ministre président de la région Willy Borsus à la RTBF.

« Cela peut aller jusqu’à la suspension des licences d’armes déjà accordées, puisque c’est ce dont il est question », a-t-il expliqué.

En Belgique, l’attribution de licences d’exportation aux fabricants d’armes ou d’équipements militaires est une compétence de l’exécutif des régions (Flandre, Wallonie et Bruxelles).

Une enquête publiée mercredi par le quotidien Le Soir a révélé que Ryad faisait usage d’armes et de technologies belges pour ses opérations au Yémen.

« Je crois qu’il serait bon que l’on suspende les contrats de livraison d’armes à l’Arabie saoudite », a plaidé le chef de la diplomatie Didier Reynders dans un entretien à la RTBF, en invitant les régions, particulièrement la Wallonie, à prendre une telle décision.

Ryad est un des ses principaux clients de la Wallonie, qui représente en terme d’emplois environ les trois quarts du secteur belge de l’armement. La région est l’unique actionnaire du fabricant de mitrailleuses et de fusils d’assaut FN Herstal.

« S’il y a des éléments démontrant effectivement l’utilisation d’armes dans un conflit en cours, comme au Yémen, on doit aller vers ces suspensions et je pense que le gouvernement wallon doit le faire », a plaidé Didier Reynders.

Le chef de la diplomatie va porter ce débat durant la réunion avec ses homologues de l’UE. Il devrait se heurter à son homologue français Jean-Yves Le Drian.

Important fournisseur d’armes à l’Arabie Saoudite, la France assume ses ventes. Le président Emmanuel Macron a assuré avoir la « garantie » qu’elles « n’étaient pas utilisées contre des civils » dans la guerre au Yémen.

L’Arabie saoudite a pris la tête en 2015 d’une coalition militaire comprenant les Emirats arabes unis pour soutenir le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi contre les rebelles Houthis. Ce conflit, l’une des pires crises humanitaires en cours, a fait des dizaines de milliers de morts.

Ryad soutient également le Libyen Khalifa Haftar, dont les forces sont engagées dans une offensive contre Tripoli pour renverser le gouvernement reconnu par la communaute internationale.

Le projet sur la libye comporte un engagement à faire respecter l’embargo sur les ventes d’armes à ce pays.

Pour faire respecter cet embargo, les ministres de l’UE devraient décider de renvoyer des navires de guerre en Méditerranée pour permettre à l’opération militaire Sophia de mener cette mission. Le mandat de l’opération a été prolongé jusqu’au 30 septembre, mais les moyens navals ont été retirés.

Dimanche 12 Mai 2019 – 08:49


Armes françaises au Yémen : le cargo saoudien en mouvement renonce au Havre

À LA UNE

Armes françaises au Yémen : le cargo saoudien en mouvement renonce au Havre

Le cargo saoudien Bahri Yanbu, supposé embarquer des armes françaises à destination de l'Arabie saoudite, escorté le 10 mai 2019 par un vaisseau français. Photo REUTERS/Benoit TessierLe cargo saoudien Bahri Yanbu, supposé embarquer des armes françaises à destination de l’Arabie saoudite, escorté le 10 mai 2019 par un vaisseau français. Photo REUTERS/Benoit Tessier

FRANCELa justice rejette un des deux recours déposés par des associations qui arguaient, pour empêcher ces exportations, que les armes pourraient être utilisées contre des civils au Yémen, où Riyad conduit une coalition en soutien au président yéménite.

OLJ/AFP
10/05/2019

 

Le cargo saoudien supposé embarquer des armes françaises à destination de l’Arabie saoudite s’est mis en mouvement vendredi à destination de l’Espagne, sans s’approcher du port du Havre où attendait son chargement contesté.

Selon son plan de route, le Bahri Yanbu, cargo géant de 220 m qui mouillait depuis mercredi à 30 km du Havre (nord-ouest de la France) sans bouger, devait faire route directement vers le port de Santander (Espagne), selon le site Marine Traffic, sans passer par le nord de l’Europe comme initialement annoncé. « L’escale (au Havre) n’aura pas lieu », a indiqué une source portuaire à l’AFP.

Entre temps, la justice a rejeté un des deux recours déposés par des associations qui arguaient, pour empêcher ces exportations, que les armes pourraient être utilisées contre des civils au Yémen, où Riyad conduit une coalition en soutien au président yéménite. Le tribunal admnistratif qui s’est penché sur le recours de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) a estimé dans sa décision que « l’autorisation de sortie douanière de ces armements ne crée pas un danger caractérisé et imminent pour la vie des personnes » exposées au conflit au Yémen.

L’avocate de l’Acat, Me Laurence Greig, conteste le raisonnement du tribunal: « L’imminence existe bien car c’est le dernier moment où on pouvait arrêter cette livraison d’armes. Une fois que le bateau sera parti, on ne pourra plus intervenir », a-t-elle expliqué à l’AFP.

D’après le site d’investigation Disclose, le bateau doit prendre livraison de « huit canons de type Caesar » destinée à l’Arabie Saoudite dans sa guerre contre la minorité chiite du Yémen. Ce que les autorités françaises démentent catégoriquement. « Il ne peut pas s’agir de canons Caesar puisqu’il n’y a aucune livraison de Caesar en cours », martèle une source gouvernementale.

Prônant la « transparence », Emmanuel Macron a reconnu jeudi « que la France, depuis plusieurs années – au plus fort il y a cinq, six ans, dans les contrats qui ont été faits à l’époque – a vendu des armes à la fois aux Emirats arabes unis et à l’Arabie saoudite ». Selon lui, « l’essentiel des armes qui ont été vendues sont plutôt utilisées à l’intérieur du territoire ou à la frontière », et dans la lutte des Saoudiens contre le terrorisme.

Paris affirme ainsi régulièrement que les armements qui leur sont vendus ne sont utilisés que de manière défensive et « pas sur la ligne de front ». Une position qui ne convainc guère les ONG, ni l’opposition.

 

(Lire aussi : Face à la « sale guerre » au Yémen, les opinions européennes demandent des comptes sur les ventes d’armes)

 

Contre les civils
« Quand on vend des armes à un pays, il en fait ce qu’il veut », a fait valoir le député communiste Jean-Paul Lecoq lors d’un rassemblement qui a réuni une centaine de personnes sur le port du Havre jeudi pour dénoncer ces ventes d’armes à l’Arabie saoudite. « Les canons ne sont pas faits pour décorer le palais du cheikh », a ironisé le parlementaire, parlant d’un « mensonge d’Etat ».

Une note de la Direction du renseignement militaire (DRM), publiée par Disclose mi-avril, indique que 48 canons Caesar produits par l’industriel français Nexter « appuient les troupes loyalistes, épaulées par les forces armées saoudiennes, dans leur progression en territoire yéménite ».

« Il ne suffit pas de dire +J’ai des garanties+, il faut nous les montrer. De même, nous aimerions qu’on nous explique clairement, nettement, comment l’Arabie saoudite lutte contre le terrorisme au Yémen », Aymeric Elluin, d’Amnesty International France.
Même si l’exportation de ces armes est techniquement légale, les ONG contestent l’autorisation donnée par la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) en vertu du Traité de l’ONU sur le commerce des armes, de matériels de guerre et matériels assimilés. L’article 6 de ce Traité, ratifié par la France, interdit toute vente dès lors que les armes concernées pourraient servir à conduire « des attaques dirigées contre des civils ».

Après l’ACAT, l’ONG Action Sécurité Ethique Républicaines (ASER) a ainsi déposé un « référé -suspension » en urgence. « Il ne s’agit pas d’avoir la preuve que ces armes ont été utilisées au Yémen, mais reconnaître que c’est une potentialité d’usage », a rappelé le président de l’association, Benoît Muracciole, à l’AFP.

Riyad a pris la tête en 2015 d’une coalition militaire comprenant les Emirats arabes unis (EAU) pour soutenir le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi contre les rebelles houthis. Ce conflit, l’une des pires crises humanitaires en cours, a entraîné la mort de dizaines de milliers de personnes.

https://www.lorientlejour.com/article/1169864/armes-francaises-au-yemen-le-cargo-saoudien-en-mouvement-renonce-au-havre.html

Armes au Yémen : solidarité avec nos confrères de Disclose et Radio France

Un homme inspecte une maison après un bombardement aérien à Sanaa au Yemen, le 10 avril dernier.
PHOTO : © ZUMA Press/ZUMA/REA
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TRIBUNE

Armes au Yémen : solidarité avec nos confrères de Disclose et Radio France

37 sociétés de journalistes et rédactions s’élèvent contre la plainte déposée par le ministère des Armées contre les journalistes ayant dévoilé le rapport documentant l’usage des armes vendues à l’Arabie Saoudite et aux Emirats arabes unis dans la guerre au Yémen.

Lundi 15 avril, le site d’investigation Disclose dévoilait, en partenariat avec plusieurs médias, un rapport classé « confidentiel défense » documentant l’usage des armes vendues par la France à l’Arabie Saoudite et aux Emirats arabes unis dans la guerre au Yémen, menée depuis 2015 au prix de la « pire crise humanitaire au monde », selon les Nations unies. Ce document, dont la publication n’a aucunement remis en cause la sécurité des agents français sur le terrain, a été révélé en raison de son intérêt manifeste pour le public. Il invalide le discours officiel du gouvernement français, qui prétend que cet arsenal ne sert qu’à des fins défensives.

Plainte du ministère des Armées

Or mercredi dernier, deux journalistes de Disclose, Geoffrey Livolsi et Mathias Destal, ainsi qu’un journaliste de la cellule investigation de Radio France partenaire de ces révélations, Benoît Collombat, ont appris leur convocation à la mi-mai par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), dans le cadre d’une enquête préliminaire pour « compromission du secret de la défense nationale » ouverte par le parquet de Paris après le dépôt d’une plainte par le ministère des Armées.

Nous, sociétés de journalistes et de rédacteurs, exprimons notre pleine et entière solidarité avec nos confrères, qui n’ont fait que leur travail : porter à la connaissance des citoyens des informations d’intérêt public sur les conséquences des ventes d’armes françaises. Depuis ces révélations, le gouvernement est resté muet sur les faits. Aujourd’hui, pour avoir exposé ces informations, trois journalistes se retrouvent sous la menace d’une procédure, pour un délit puni d’une peine d’emprisonnement, dont l’objectif manifeste est de connaître les sources à l’origine de leur travail.

En ces temps décidément préoccupants pour la liberté d’informer, ces convocations rappellent, s’il en était besoin, à quel point il est indispensable de renforcer en France la protection des sources, consacrée par la Cour européenne des droits de l’homme comme « l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse ». Le secret défense ne saurait être opposé au droit à l’information, indispensable à un débat public digne de ce nom, ni servir d’épée de Damoclès pour dissuader les journalistes d’enquêter, et de publier.
Signataires : les sociétés de journalistes, sociétés des rédacteurs et sociétés des personnels de l’AFP, BFMTV, Challenges, CNews, Courrier internationalLes Echos, Europe 1, Le Figaro, France 2, France 24, France 3 National, France Info, Franceinfo.fr, France Info TV, France Inter, France-SoirL’HumanitéLe JDDLibération, M6, MediapartLe MondeL’ObsParis MatchLe Parisien-Aujourd’hui en FranceLe Point, Premières Lignes, RFI, RMC, RTL, Télérama, TF1, La Tribune, TV5Monde, et les rédactions d’Alternatives Economiques, de La Croix et des Jours.

https://www.alternatives-economiques.fr/armes-yemen-solidarite-nos-confreres-de-disclose-radio-france/00089174

Parlerait-on d’un tournant de civilisation ?

Parlerait-on d’un tournant de civilisation ?

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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Parlerait-on d’un tournant de civilisation ?

26 avril 2019 – Je n’ai pas vraiment l’habitude de commenter un article qui paraît le jour même sur le site, mais enfin, on le sait, une habitude est aussi faite pour ne pas être respectée à l’occasion. Il s’agit donc du commentaire fait autour des déclarations de David Trachtenberg, chargé de la politique au Pentagone en tant que “faisant-fonction” de n°2 de ce très-puissant ministère.

Je rappelle rapidement ce qu’a dit cet éminent personnage, se référant aux nombreux programmes de missiles hypersoniques développés par les Russes, qui ont creusé une avance stratégique considérable sur les USA, – dans une réponse à une question qui suivait sa conférence à la Brookings Institution le 24 avril :

« …Comme je l’ai déjà dit, nous ne sommes pas intéressés par un développement symétrique système pour système. Les Russes ont développé une quantité incroyable de nouveaux systèmes d’armes, y compris les nouveaux systèmes que le président a dévoilés en grande pompe il y a quelques mois. Les Russes les font, nous ne les faisons pas… Les Russes font des choses que nous ne faisons pas. Nous essayons de prendre des mesures modestes afin de diminuer la confiance de la Russie dans le fait que ce qu’elle fait lui donne un avantage exploitable qui pourrait mener à une erreur de calcul de sa part que nous ne voulons absolument pas voir. »

Eh bien, m’appuyant sur mon expérience, je dis que c’est une déclaration absolument révolutionnaire. J’écarte la réaction russe visible au travers de l’ironie de l’article de RT.com cité ; je ne crois pas, en effet, pour les raisons développées dans l’article du site, qu’il s’agisse de fausses affirmations, faites pour tromper les Russes. Je crois que l’argument des “us & coutumes du Système” est le plus impératif : un haut fonctionnaire de ce rang ne va pas exposer ce qui serait un mensonge si complet, si offensant, devant un auditoire de la Brookings Institution. Entre gens de ce monde de la sécurité nationale, DeepState ou pas, etc., c’est impératif : ce sont des choses qui ne se font pas.

(Ou bien alors, si cela se fait désormais c’est que la structure du pouvoir à Washington est encore beaucoup plus, infiniment plus désintégrée que dde.org et PhG ne cessent de le clamer à longueur de colonnes et alors la situation est extraordinairement instable et insaisissable, et alors tout peut arriver… Mais c’est une autre histoire, et quelle histoire ! Mais nous en restons pour l’instant à l’interprétation exposée plus haut : monsieur Trachtenberg dit le vrai.)

Ainsi en vient-on à l’essentiel. D’une part, il apparaît désormais clairement que le Pentagone admet et reconnaît sans restriction que les Russes ont développé et commencent à déployer un certain nombre de nouveaux armements aux performances exceptionnelles (« une quantité incroyable de nouveaux systèmes d’armes »), et aux capacités de frappe menaçant les cibles stratégiques les plus importantes de leur puissance militaire. D’autre part, il est dit clairement que les USA ne suivront pas les Russes sur ce terrain, donc qu’ils n’ont et n’auront aucune capacité de défense ou de dissuasion sérieuses contre ces forces. La seule chose qu’ils leur opposent, c’est leur puissance nucléaire stratégique classique, ce qui implique en théorie de faire monter le conflit au plus haut niveau.

(Question pratique de la sorte : si un ou plusieurs missiles hypersonique russes détruit un porte-avions d’attaque US par une frappe conventionnelle, les USA répliqueront-ils par une frappe stratégique, tactique sinon nucléaire, impliquant une montée aux extrêmes de la destruction réciproque quasiment “assurée” ? [Retour à la Mutual Assured Destruction.] La remarque que nous offre Mr. Trachtenberg pour nous “rassurer”, ou pour “rassurer” son auditoire, est complètement angélique et d’une étonnante humilité pour un haut dirigeant américaniste, avec des mots comme “essayer”, des “mesures modestes” : « Nous essayons de prendre des mesures modestes afin de diminuer la confiance de la Russie dans le fait que ce qu’elle fait lui donne un avantage exploitable qui pourrait mener à une erreur de calcul de sa part que nous ne voulons absolument pas voir. »)

Ce qui est extraordinaire dans cet épisode, c’est que le Pentagone accepte une supériorité russe dans un domaine stratégique essentiel. Cela, c’est-à-dire cette acceptation, est un événement extraordinaire. Il y a déjà eu des occurrences où les USA se sont crus, la plupart du temps faussement, en état d’infériorité vis-à-vis de l’URSS (de la Russie) dans un domaine stratégique important, mais chaque fois ils ont lancé un effort massif pour combler leur infériorité. Ici, ils l’acceptent tranquillement, benoîtement, sans autre forme de procès.

C’est cela que je désigne comme un tournant majeur, j’avais pensé “stratégique” d’abord, mais je dirais effectivement “de civilisation”. Outre les risques majeurs contre les structures mêmes de cette puissance, les USA acceptent de ne plus avoir la garantie absolue de la supériorité navale et de la supériorité aérienne du fait des menaces pesant sur leurs grandes unités navales, sur leurs bases aériennes outremer, sur leurs structures de soutien comme par exemple les ravitailleurs en vol et les avions de surveillance, de communication et de contrôle de l’espace aérien. Cette situation potentielle n’a jamais existé pour les Etats-Unis, et notamment et certainement pas depuis 1945.

J’appelle cela “tournant de civilisation” parce que toute la structure actuelle du monde, – la globalisation, les différentes entités, organisations, la primauté du dollar, etc. – repose sur la garantie de la supériorité stratégique sans aucune restriction des USA. La civilisation globaliste et américaniste que les USA ont posé sur le monde, comme courroie de transmission du Système, repose sur leur supériorité militaire incontestée. Ce que fait Mr. Trachtenberg, c’est l’abandon de cette garantie fondamentale, sans autre forme de procès ; et cela passe comme une lettre à la poste ; et ainsi passent les empires, ou les civilisations, ou les troupes de théâtre-bouffe, au choix.

Puisque le poisson pourrit par la tête… C’est une vérité qui ne cesse de me stupéfier, cette irresponsabilité des responsables américanistes actuels ; c’est une vérité qui suggère vraiment une désintégration, par une autre voie, du pouvoir de l’américanisme. Ces gens tracent des moments historiques et posent des actes de communication d’une nature métahistorique, exactement comme ils verraient un nouveau chapitre de leur série-TV favorite.

(Pour le reste, c’est-à-dire dans leurs têtes, avec leur psychologie, on se rassure en empruntant le dernier pzragraphe du texte de notre site : « Pour le reste, il est entendu que le Pentagone, Moby Dick, The House of War est la plus formidable puissance que le monde, l’esprit humain et l’américanisme aient jamais conçue, et donc indépassable à jamaisinculpabilité et indéfectabilité assurées… Par conséquent, si les Russes veulent fabriquer de nouveaux joujoux, grand bien leur fasse. »)

http://www.dedefensa.org/article/parlerait-on-dun-tournant-de-civilisation

Trump annonce le retrait des États-Unis du Traité des Nations Unies sur le commerce des armes

Trump annonce le retrait des États-Unis du Traité des Nations Unies sur le commerce des armes

Trump annonce le retrait des États-Unis du Traité des Nations Unies sur le commerce des armes
Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé que son gouvernement cesserait de ratifier le Traité des Nations Unies sur le commerce des armes (TCA) et s’en retirerait, le qualifiant de « très mauvais égaré » et de menaçant les libertés américaines.

L’ONU va bientôt recevoir « l’avis officiel que l’Amérique est en train de rejeter ce traité », a déclaré vendredi Trump, s’exprimant lors de la convention de la National Rifle Association (NRA) à Indianapolis, dans l’Indiana.

« Je vais signer tout de suite, devant beaucoup de témoins, un message demandant au Sénat de mettre fin au processus de ratification du traité et de me renvoyer le traité maintenant rejeté au bureau ovale, où je disposerai de celui-ci. ”

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CSPAN

@cspan

President Trump signs order to stop U.N. Arms Trade Treaty Ratification Process: « Under my administration we will never surrender American sovereignty to anyone. We will never allow foreign bureaucrats to trample on your Second Amendment freedom. »

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Le TCA est un accord multilatéral de maîtrise des armements qui régit le commerce international des armes. Il a été signé par le président américain Barack Obama en 2013, mais n’a jamais été ratifié par le Sénat pour devenir une loi américaine.

Des groupes conservateurs tels que la NRA ont exprimé leur opposition au traité pendant des années, arguant que sa réglementation cherchait à contourner le deuxième amendement à la Constitution et à imposer des interdictions nationales aux armes à feu aux États-Unis.

L’ objectif déclaré du TCA est de «réduire les souffrances humaines causées par les transferts d’armes illégaux et irresponsables» et de promouvoir «la responsabilité et la transparence des États parties en ce qui concerne les transferts d’armes classiques».

Alors que ses partisans affirment que le TCA n’a pas d’impact sur les lois nationales en matière de contrôle des armes à feu ni sur les politiques de possession d’armes à feu, il demande aux membres «d’ établir et de maintenir un système de contrôle national», géré par «les autorités nationales compétentes».

Quelque 130 pays ont signé le traité, qui est actuellement en vigueur dans 100 d’entre eux, selon l’ONU .

https://www.rt.com/usa/457645-international-arms-trade-treaty/