Archives pour la catégorie ART et CULTURE

Dans les coulisses du Moulin Rouge (VIDÉO)

Dans les coulisses du Moulin Rouge (VIDÉO)

Depuis son ouverture en 1889, ses artistes, ses décors, ses costumes et ses musiques éblouissent les spectateurs. Aujourd’hui, le Moulin Rouge attire toujours des dizaines de milliers de visiteurs chaque année, attirés par ce symbole mythique de la “Belle Époque” parisienne. Direction les coulisses pour rencontrer ceux qui font perdurer cette institution. Un univers bouillonnant où se croisent des artistes et des artisans talentueux et passionnés :

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Les années romaines du Caravage

Les années romaines du Caravage

Par Letizia Dannery, publié le , mis à jour à

 

"Judith décapitant Holopherne" (détail), vers 1600, par Michelangelo Merisi, dit Caravage.

« Judith décapitant Holopherne » (détail), vers 1600, par Michelangelo Merisi, dit Caravage.

© Gallerie Nazionali di Arte Antica di Roma. Palazzo Barberini Foto di Mauro Coen

Dix chefs-d’oeuvre du génie italien réunis pour la première fois éclairent ses années à Rome, entre amitiés et rivalités.

Il aura fallu quatre ans à Francesca Cappelletti et Pierre Curie, commissaires de l’exposition événement qui s’ouvre au musée Jacquemart-André, à Paris, pour rassembler ces dix chefs-d’oeuvre de Michelangelo Merisi, dit Caravage, rattachés à la période romaine. Un tour de force quand on sait que le corpus du peintre ne compte qu’une soixantaine de tableaux.

Le génie lombard, qui a grandi à Caravaggio, près de Bergame, se serait installé à Rome vers 1592, à l’âge de 21 ans. Il intègre probablement l’atelier du Cavalier d’Arpin à la fin de l’année 1595 . Après les petites figures isolées et les natures mortes viennent les grandes compositions sacrées, où ses effets de clair-obscur et ses innovations dal naturale (d’après nature) révolutionnent la peinture. Prison, procès, querelles et bagarres en tout genre émaillent l’existence tumultueuse du mauvais garçon, qui compte autant d’amis que d’ennemis parmi ses pairs. Affinités ou inimitiés que le musée Jacquemart-André illustre par les tableaux des uns et des autres exposés en regard de ceux du maître visionnaire.

A l’été 1597, Caravage investit le palazzo du cardinal Francesco Maria del Monte, où l’a introduit son comparse Prospero Orsi. Grâce à l’intervention du prélat, le peintre décroche sa première commande publique : trois grands formats autour de saint Matthieu pour la chapelle Contarelli de l’église Saint-Louis-des-Français, qu’il achève en 1603. Sa carrière est lancée. Avant d’être brisée net par une énième rixe, le 28 mai 1606, au cours de laquelle il tue un camarade de jeu, Ranuccio Tomassoni. Condamnation à mort, cavale, l’artiste broie du noir sur la toile et trépasse, à 38 ans, en laissant à la postérité plus qu’un patronyme, un courant qui fera le miel de ses successeurs: le caravagisme. Visite guidée.

La veuve blanche et l’oppresseur humanisé

Michelangelo Merisi, dit Caravage, "Judith décapitant Holopherne" (vers 1600).

Michelangelo Merisi, dit Caravage, « Judith décapitant Holopherne » (vers 1600).

© Gallerie Nazionali di Arte Antica di Roma. Palazzo Barberini Foto di Mauro Coen

Les toutes dernières études estiment que Judith décapitant Holopherne, achetée par le banquier Ottavio Costa, est peinte au cours de la période Contarelli. La toile, qui reprend un épisode de l’Ancien Testament, figure les protagonistes grandeur nature à l’instant où, pour délivrer son peuple, la jeune veuve israélite tranche la tête du tyran surpris dans son sommeil. Le profil craquelé de la vieille servante s’oppose à la beauté juvénile de sa maîtresse, tandis que les rouges de la tenture et du sang offrent un puissant contraste avec la blancheur du corsage de l’héroïne. « C’est le premier tableau narratif important autour de ce thème », relèvent les commissaires. Petite révolution dans le traitement du sujet : l’artiste représente l’oppresseur nu, « dans son humanité ordinaire ». Autre détail troublant : Fillide Melandroni, la jolie courtisane qui aurait posé pour cette composition, est alors l’amante de Ranuccio Tomassoni, que Caravage tuera lors de la fameuse nuit de 1606.

Au carrefour du sacré et du profane

Michelangelo Merisi, dit Caravage, "Le Jeune Saint Jean-Baptiste au bélier" (1602). Rome, Musei Capitolini.

Michelangelo Merisi, dit Caravage, « Le Jeune Saint Jean-Baptiste au bélier » (1602). Rome, Musei Capitolini.

© Roma, Sovrintendenza Capitolina ai Beni Culturali

L’exposition des deux premiers Saint Matthieu à la chapelle Contarelli fait sensation. Tout le monde a compris que le talent de Caravage sort du lot et que le génie est en marche. Du coup, les commandes affluent. Parmi elles, Le Jeune saint Jean-Baptiste au bélier, réalisé pour Ciriaco Mattei. Ironie ou hommage, la posture de l’adolescent, à demi allongé sur une peau de chameau posée dans les plis d’un manteau vermillon, évoque celle d’un ignudo (nu) peint par Michel Ange sur le plafond de la chapelle Sixtine. Caravage représente un Baptiste jeunot à la bouille ronde et au sourire moqueur, aux antipodes de la dévotion. Le traditionnel agneau est remplacé par un mâle cornu, symbole du sacrifice d’Abraham, qu’il enlace fougueusement. L’habituel bâton croisé est absent, rappelé ici par un pied de vigne sous le pied gauche. Au sujet, l’artiste semble préférer l’intimité, voire la sensualité, du modèle – dans la vraie vie, un serviteur prénommé Cecco. Il situe ainsi sa composition au carrefour du profane et du sacré. Dans la même salle figure le saisissant Saint Jean-Baptiste tenant un mouton (1613-1615) de Bartolomeo Manfredi, disciple du maître et « relais phare du caravagisme », soulignent les commissaires.

Le clair-obscur au sommet de la Passion

"Ecce Homo" (vers 1605), par Michelangelo Merisi, dit Caravage. Palazzo Bianco, Gênes.

« Ecce Homo » (vers 1605), par Michelangelo Merisi, dit Caravage. Palazzo Bianco, Gênes.

© Musei di Strada Nuova, Genova

Au début du XVIIe siècle, les rivalités sont au coeur de la vie artistique romaine. Pour illustrer ces joutes féroces entre pinceaux, le musée Jacquemart-André s’attarde sur l’initiative de Massimo Massimi, membre d’une riche famille locale, qui, vers 1604 ou 1605, aurait lancé une sorte d’appel d’offres pour l’exécution d’un Ecce Homo (« Voici l’homme ») opposant Caravage aux peintres Passignano et Cigoli. La version de ce dernier, vainqueur du « concours », est ici exposée au côté de celle de Caravage, chez qui la Passion du Christ reste un thème de premier plan. Son Ecce Homo met en scène, dans une composition à mi-corps, Ponce Pilate présentant le fils de Dieu au jugement du peuple. Le clair-obscur atteint là le sublime : toute la lumière est dirigée sur le futur crucifié ceint d’un drap blanc, torse nu et tête baissée sur sa souffrance, tandis que le procureur barbu est figuré dans la pénombre de son habit noir. Sur la toile, Pilate est traité sous un angle totalement inédit : « Son geste invite le spectateur à s’impliquer directement dans la responsabilité du verdict prononcé face à Jésus. »

Le peintre en cavale s’identifie au saint

"Saint François en méditation" (vers 1606), par Michelangelo Merisi, dit Caravage.

« Saint François en méditation » (vers 1606), par Michelangelo Merisi, dit Caravage.

© Museo Civico « Ala Ponzone »- Cremona, Italy

Agenouillé face à un crucifix, le front plissé et le menton posé sur ses mains jointes, un crâne posé à ses pieds, le religieux d’Assise est plongé dans une profonde réflexion. Caravage, qui s’intéresse à plusieurs reprises au personnage, donne à ce Saint François en méditation, conservé à Crémone (Italie), une incomparable intensité émotionnelle, via un jeu de lumière « ténébriste » qui sera la marque de ses dernières années de travail. C’est comme si le peintre transposait sur son tableau les affres de sa solitude existentielle et de sa nervosité, alors qu’il est en cavale après le meurtre de Tomassoni. On pense que l’oeuvre, attribuée au Caravage dans les années 1950, a sans doute été offerte par l’artiste à l’évêque Benedetto Ala, gouverneur de Rome, afin que celui-ci intercède en sa faveur auprès du pape. Mais Caravage n’a pas le temps d’obtenir la grâce pontificale : malade et épuisé, il rend l’âme à Porto Ercole le 18 juillet 1610.

Madeleine garde ses mystères

Michelangelo Merisi, dit Caravage, "Madeleine en extase", (1606 ?). En cette rentrée 2018, le tableau est exposé pour la première fois en Europe.

Michelangelo Merisi, dit Caravage, « Madeleine en extase », (1606 ?). En cette rentrée 2018, le tableau est exposé pour la première fois en Europe.

Collection particulière

On se souvient qu’à l’automne 2014 l’affaire des Madeleine fit grand bruit. Cette année-là, une nouvelle version de la Madeleine en extase – un tableau vedette du maître, maintes fois copié en son temps – est découverte chez un particulier et déclaré comme un authentique Caravage par nombre de spécialistes. Sur les cimaises du musée Jacquemard-André, le voilà exposé pour la première fois en Europe. L’occasion de le comparer à sa soeur, dite Madeleine Klein, montrée à son côté. Laquelle des deux fut peinte, en 1606, durant le séjour du fuyard chez les Colonna dans le Latium ? Même si l’on sait que l’artiste répliquait volontiers ses toiles, l’une d’elles ne serait-elle qu’une admirable copie ? Impossible de répondre à ces interrogations avec une absolue certitude. Ce qui saute aux yeux, en tout cas, c’est que la pécheresse est représentée de façon innovante pour l’époque : la bouche entrouverte et les yeux mi-clos traduisent l’ivresse mystique d’une repentie, tandis que la chevelure, le corps aux courbes abandonnées et l’épaule nue rappellent la séduction de l’ex-courtisane. Sa posture, elle, renvoie à la statue antique d’Ariane endormie, tout en annonçant la Sainte Thérèse du Bernin quarante ans plus tard…

Caravage à Rome, amis & ennemis, au musée Jacquemart-André (Paris, VIIIe), jusqu’au 28 janvier 2019.

https://www.lexpress.fr/culture/caravage-et-compagnie_2035803.html?utm_source=ocari&utm_medium=email&utm_campaign=20180921090101_38_nl_nl_lexpress_quotidienne_5ba496f44c964d21648b4567&xtor=EPR-181-[20180921090101_38_nl_nl_lexpress_quotidienne_5ba496f44c964d21648b4567_002AUV]-20180921-[_0050Q86]-[RB2D106H001P9RR2]-20180921070200#EMID=f5b388b65984c08bd4983462f87a90ae1957250e1a5202606926a211afabaaf2

Richesse… euh ! Un autre mot ?

Richesse… euh ! Un autre mot ?

Cet article oppose deux types de richesse. Est-il alors pertinent d’utiliser le même terme ?

Je lisais une citation de Thoreau dans l’excellent blogue philosophique de Camille (lepetitcoinphilo.wordpress.com) qui allait comme suit:

«La richesse d’un homme se juge à la quantité de choses dont il peut se permettre de ne point s’occuper»

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Richesse pécuniaire

Je concède à Thoreau l’exactitude de cette assertion en ce qui concerne la richesse pécuniaire. Une personne riche paye des gens pour s’occuper de certaines obligations. Une personne très riche paye des gens pour s’occuper de dresser et gérer la liste des obligations. Et une personne immensément riche paye des gens pour surveiller les gens qui gèrent la liste des obligations. Une particularité de l‘argent, il se dilapide, il fuit aisément.

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Richesse intellectuelle

Au contraire, on juge la richesse intellectuelle d’un individu à la quantité de sujets auxquels il s’intéresse et qui deviennent matière à préoccupations et à réflexion. Une fois le mandat de faire prospérer une richesse intellectuelle remis entre les mains d’un tiers, elle cesse d’être sienne. Au mieux, la personne pourra recevoir des résumés, des avis de ceux qui ont acquis, conservé et fait progresser ce pan de richesse intellectuelle à sa place. Toutefois, elle ne détient plus cette nouvelle richesse. Bien sûr, elle peut toujours l’utiliser à partir des conseils des autres, mais elle n’en est plus la détentrice. Elle conserve toutefois ses acquis, heureusement. Et contrairement à l’argent, plus les idées fusent ,moins elles se tarissent.

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Dissociation de sens

Comment deux richesses peuvent-elles se heurter à ce point? Plus on a de moyens financiers, plus on peut se permettre de ne rien faire d’utile en laissant ces choses aux mains de tiers individus. Tandis que plus on a de moyens intellectuels, moins on peut se permettre de se désintéresser des idées pour les laisser cogiter par les autres.

L’utilisation du même mot semble donc constituer une erreur. Si je dresse un parallèle avec le mot «énergie», on trouve plusieurs types d’énergies différentes, mais aucune ne représente l’antithèse de l’autre. Alors d’où vient cette dichotomie avec le concept de richesse?

Elle provient des différences fondamentales dans le fonctionnement de chacune en rapport avec leurs limites, leurs modes d’acquisition et leur mode de reproduction. Mais pourra-t-on réconcilier le mot «richesse» pour continuer de parler des deux types

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Limites

Des richesses matérielles et pécuniaires peuvent s’accumuler sans aucun plafond déterminé ni même plausible. La richesse intellectuelle, en revanche, est contrainte par les limitations de notre cerveau. Mémoire, organisation, interconnexions, aujourd’hui les connaissances à acquérir semblent infinies alors que nos moyens de les apprendre et de les digérer ne peuvent en embrasser qu’une toute petite fraction.

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Mathématique

L’argent se divise, les connaissances se multiplient. Les enrichissements financiers proviennent d’une distribution. Plus un individu s’enrichit, moins les autres dans son giron le deviennent. La tarte se partage et il existe toujours une part du lion. Les connaissances, quant à elles, se multiplient autant de fois qu’un ouvrage est lu et utilisé à des fins intellectuelles. On ne devient pas intellectuellement moins riche lorsque notre voisin lit le même article de blogue, c’est exactement le contraire, tout le monde y gagne.

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Reproduction

L’argent se reproduit sans presque aucun apport extérieur, sans nécessairement produire autre chose en retour. On peut dire qu’il se clone, car l’argent ne se distingue pas de l’argent généré par lui. Les connaissances font des petits qui ne ressemblent pas à leurs parents. Les idées nouvelles engendrées par les connaissances acquises sont originales, uniques, différentes, rares, comme lors d’une reproduction sexuée où l’enfant n’est pas tout à fait comme ses parents, il n’est personne d’autre que lui-même.

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Pouvoir et savoir

La richesse pécuniaire engendre du pouvoir à l’état brut et procure des moyens pour agir. Les connaissances engendrent de la sagesse, du discernement et permettent de trouver des solutions pertinentes à des problèmes complexes. Il est possible de dilapider très rapidement tout son argent en le manipulant sans sagesse. On ne peut pas dilapider toutes ses idées durant une beuverie. Dans les limites de nos capacités de mémorisation, elles s’accumulent et seront potentiellement ramenées en avant-scène lorsque les conditions deviennent avantageuses pour qu’elles fleurissent. Une mauvaise idée est bien souvent une bonne idée plantée dans le mauvais terreau à la mauvaise saison.

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Néologisme

J’aimerais posséder un mot différent, nouveau, pour parler de la richesse intellectuelle, l’abondance de connaissances, la souplesse et l’originalité avec laquelle elles sont utilisées. Le terme «culture générale» ne me satisfait pas. Le mot culture traine ses pénates dans trop de bassins tandis que la culture générale, eh bien! ça fait deux mots. Une personne cultivée fera-t-elle mûrir ses connaissances pour produire de nouvelles idées? Pas nécessairement. Il faut donc chercher un autre mot pour désigner la richesse intellectuelle.

Un néologisme tiré des notions présentées dans cet article permettrait de distinguer les deux types de richesses trop peu semblables pour partager le même vocaable. Un mot qui mettrait définitivement un terme à l’apparente analogie existant entre la pécuniaire et l’intellectuelle.

Avis aux linguistes, venez à mon secours! sinon je devrai tenter seul de l’inventer à partir de mes maigres connaissances en la matière. Ne laissez pas un amateur faire votre travail et suggérez-moi un terme intelligent pour accroitre la richesse de notre langue et la précision de notre pensée et surtout pour cesser de croire que ces deux possessions partagent le moindre point commun.

Peintures : Jean=Paul Riopelle

« Immense émotion à l’aéroport de Toulouse »: son vol retardé, elle se met à jouer du piano quand un chanteur lyrique se joint à elle (vidéo)

« Immense émotion à l’aéroport de Toulouse »: son vol retardé, elle se met à jouer du piano quand un chanteur lyrique se joint à elle (vidéo)

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« Immense émotion »: son vol retardé, elle se met à jouer du piano quand un chanteur se joint à elle

RTL Vidéos – France

Une pianiste et un chanteur qui ne se connaissaient pas ont partagé un moment musical à l’aéroport de Toulouse. Les images de cet instant magique ont été visionnées près de 400.000 fois.

Valérie Marie, une pianiste française, a vécu un beau moment à l’aéroport de Toulouse le 18 février. Elle a raconté la scène sur son compte Facebook. Elle a expliqué en quelques lignes que son vol a été retardé ce jour-là. En voyant un piano ouvert au public, elle a décidé de jouer pour passer le temps.

Après ce joli moment musical, un homme s’est approché d’elle et lui a demandé de jouer à nouveau, mais que cette fois-ci, il allait l’accompagner en chanson. Ce dernier s’appelle Gregory Benchenafi. Il est chanteur lyrique. Il a interpreté Hallelujah, le titre de Leonard Cohen repris par Jeff Buckley. Ces quelques minutes ont été magiques pour le duo improvisé, mais également pour toutes les personnes présentes, impressionnées par le talent des deux artistes.

« Immense émotion à l’aéroport de Toulouse« , a commenté la pianiste qui a partagé le moment sur son compte Facebook quelques instants plus tard. En deux jours, la vidéo a été vue près de 394.000 fois.

Gregory Benchenafi a été très surpris en découvrant le succès de ces images le lendemain matin. « Merci infiniment de toute cette vague d’amour. Très honnêtement, c’est rassurant, enveloppant et surtout fou de voir qu’un moment tout simple fait de deux bonnes volontés et d’empathie instantanée puisse encore générer cela. Vous n’imaginez pas à quel point mon âme d’être humain, d’amoureux, de papa, d’artiste est bercée« , a écrit le chanteur sur son compte Facebook.

https://www.rtl.be/info/monde/france/-immense-emotion-a-l-aeroport-de-toulouse-son-vol-retarde-elle-se-met-a-jouer-du-piano-quand-un-chanteur-lyrique-se-joint-a-elle-video–997512.aspx

ANA MARIA HIDALGO, LA SOCIALISTE QUI N’AIME PAS LES ROYALISTES (L’Imprécateur)

ANA MARIA HIDALGO, LA SOCIALISTE QUI N’AIME PAS LES ROYALISTES
(L’Imprécateur)

Ana Maria Hidalgo : cette métastase du socialisme rance rendit récemment hommage à un tortionnaire vicieux qui utilisait ses maigres connaissances médicales pour indiquer aux bourreaux comment faire souffrir plus intensément les condamnés à mort avant de les exécuter. « El Carnicerito » (le petit boucher, son surnom dans les prisons où il torturait) tua lui-même (archives documentées de la prison de La Cabana à Cuba avec les noms et les dates d’exécution) plus de deux cents prisonniers, sans jugement préalable. Il se justifiait en disant qu’il en avait reçu l’ordre écrit de Fidel Castro.

Ernesto Guevara a eu droit à une exposition à la mairie de Paris et à un discours dithyrambique où la migrante hispano-française fit un éloge appuyé de ce criminel psychopathe, qui écrivait à sa mère pour justifier la nécessité de « beaucoup tuer », et se vantait du plaisir qu’il trouvait à assassiner.

Et « elle » se permet de refuser l’enterrement au cimetière du Montparnasse de l’un des plus célèbres de nos académiciens, Michel Déon, parce qu’il était royaliste.

Atlantico a publié sur le sujet l’article suivant :

« L’académicien Michel Déon a eu le mauvais goût de mourir en Irlande. Ce qui fait que, selon les règles administratives, rien n’oblige la mairie de la capitale à lui accorder une sépulture dans un cimetière parisien. Rien n’oblige mais à cette règle, une municipalité a le droit de déroger en faisant des exceptions. Des exceptions qui concernent des cas particuliers. »

Des hommes et des femmes illustres. Des célébrités. « Des à qui » la nation est reconnaissante. Mais pas question de faire une exception pour Michel Déon.

L’homme, un des plus talentueux écrivains de l’après-guerre n’était pas fréquentable. Il était ardemment royaliste. Il appartenait à la bande des Hussards : Blondin, Nimier, Laurent… Et, crime des crimes, il fut un temps secrétaire de Charles Maurras !

L’auteur du Taxi Mauve avait demandé à être incinéré. Son urne funéraire se trouve au domicile de sa fille à Paris. Cette dernière, Alice Déon a invité la mairie de la ville à lui trouver une place au cimetière Montparnasse. Pas de réponse de la mairie. On n’allait quand même pas se bouger pour une inconnue…

Alors l’Académie Française fit une démarche officielle dans le même sens. Là, on a répondu. Dans un mail – c’est Le Figaro qui rapporte les faits – la directrice de cabinet d’Anne Hidalgo, Ivoa Alavoine répond « niet ». Et quand on lui fait observer qu’une personnalité aussi importante que Michel Déon mérite peut-être une exception, elle précise que ce n’est pas possible car ça créerait un « précédent » !

Ben oui ! Imaginons que des cohortes d’académiciens aient la fantaisie d’aller mourir au Lesotho, dans les îles Tonga, à Bahreïn, en Mongolie ou au Népal… Mais s’ils choisissent intelligemment d’aller trépasser à Cuba ou au Venezuela, ça peut s’arranger non ? Anne Hidalgo, la Mère Ubu de la mairie a, en la personne d’Ivoa Alavoine, une digne fille Ubu. (Elle est si stupide que le petit personnel de la mairie la surnomme « Elle va à l’avoine » ! Ivoa est un prénom masculin d’origine hawaïenne qui signifie « le javelot ». Ivoa Alavoine est-il-elle un garçon ou une fille, la mairie de Paris étant un repère d’homos, gouines, bi et trans, va savoir ? (ndlr)

Très remontée, Hélène Carrère d’Encausse a appelé Anne Hidalgo. Cette dernière n’a pas daigné décrocher. L’académicienne a retéléphoné en demandant que la maire de Paris la rappelle. Rien non plus. Nous vivons une époque où une Anne Hidalgo, qui n’est pas grand-chose, peut se permettre de traiter avec dédain une femme qui fait honneur à la pensée française.

NB : Alerté par le bruit fait autour de cette affaire, Bruno Julliard, chargé de la Culture à la mairie de Paris a fait savoir que la question « serait réglée dans les dix jours ». Il est sensiblement moins bête que sa patronne. Ce qui n’est pas très difficile… »

Voir : http://www.atlantico.fr/decryptage/anne-hidalgo-refuse-sepulture-parisienne-michel-deon-normal-etait-royaliste-3304603.html#U9wsQ7dxLttEDBmE.99

L’Imprécateur
11/02/2018


https://minurne.org/billets/14352

Le comédien Fabrice Luchini lit un extrait du Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline.

Le comédien Fabrice Luchini lit un extrait du Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline.

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Une tribune contre l’installation de Koons devant le Palais de Tokyo

Une tribune contre l’installation de Koons devant le Palais de Tokyo

 

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Jeff Koons
Bouquet of Tulips, 2016
Bronze polychrome, acier inoxydable
et aluminium – 1166 x 835 x 1017 cm
© Jeff Koons. Courtesy Noirmontartproduction
Illustration 3D de l’œuvre in situ
Voir l’image dans sa page

21/1/18 – Patrimoine – Paris, Palais de Tokyo – Le journal Libération vient de publier (aujourd’hui sur son site internet, demain dans son édition papier) une tribune signée de personnalités très différentes mais unies pour dénoncer le scandale que constitue l’implantation de l’œuvre de Jeff Koons ‘« offerte » à la France en souvenir des attentats du 13 novembre 20151.

La Tribune de l’Art s’était déjà, au moment de cette annonce, fortement opposée à cette idée, pour des raisons patrimoniales évidentes (voir notre article). L’emplacement choisi (par l’artiste lui même, qui pense ainsi pouvoir disposer à son gré de l’espace urbain parisien) est en effet incompatible avec sa belle colonnade art déco en tous points opposée par sa rigueur et sa sobriété à l’art de Jeff Koons2.

Si les signataires mettent en avant, bien sûr, cette incompatibilité avec ce monument historique, ils y ajoutent plusieurs autres arguments, tous pertinents. Le premier est l’antinomie absolue entre ce bouquet de fleurs monumentales colorées et les attentats de 2015. « le choix de l’œuvre, et surtout de son emplacement, sans aucun rapport avec les tragiques événements invoqués et leur localisation, apparaissent pour le moins surprenants, sinon opportunistes, voire cyniques » écrivent-ils.
Financièrement, ils soulignent que ce soi-disant cadeau est surtout un cadeau coûteux pour ses supposés bénéficiaires puisque l’artiste n’offre que l’« idée », la réalisation – 3,5 millions d’euros ! – ayant été laissée à la charge de l’État, et en grande partie du mécénat, donc des finances publiques via le jeu des déductions fiscales. Ce point avait déjà été souligné dans un article de Télérama en octobre dernier.
Soulignant également les problèmes techniques qui se posent (le poids de l’œuvre – 35 tonnes – menace les sous-sols du Palais de Tokyo), les pétitionnaires avancent enfin deux arguments directement liés à l’art contemporain : celui de l’absence d’appel à projet3 et celui de l’œuvre elle-même, voire de l’artiste. Ils soulignent en effet que Koons est devenu « l’emblème d’un art industriel, spectaculaire et spéculatif », que « son atelier et ses marchands sont aujourd’hui des multinationales de l’hyper-luxe, parmi d’autres » et que donc « leur offrir une si forte visibilité et reconnaissance ressortirait de la publicité ou du placement de produit, et serait particulièrement déplacé dans ce lieu très touristique, entre deux institutions culturelles majeures, dévolues notamment aux artistes émergents et à la scène artistique française. »

La liste des signataires montre une opinion largement partagée, bien au delà des seuls défenseurs du patrimoine représenté ici par Alexandre Gady. On y trouve en effet les noms de personnalités difficilement susceptibles d’être taxées d’anti-art contemporain comme Nicolas Bourriaud, Stéphane Corréard, Antoine de Galbert ou Marin Karmitz ; d’artistes contemporains comme Christian Boltanski ou Jean-Luc Moulène, de conservateurs spécialisés dans l’art de notre temps comme Marie-Laure Bernadac, Alexia Fabre, Catherine Grenier ou Claire Le Restif ; ou même celui de l’architecte Dominique Perrault…

Rappelons que cette sculpture ne devait être installée à cet emplacement que « sous réserve de l’obtention des dernières autorisations nécessaires » qui ne semblent pas avoir encore été délivrées (si l’on en croit le texte de Libération). Il est donc simple au ministère de la Culture, comme à la Ville de Paris – même Bruno Juilliard dénoncerait en coulisse le projet selon Télérama – de les refuser. Et d’installer cette œuvre – s’il faut absolument accepter ce cadeau – dans un lieu qui aurait vraiment besoin d’art contemporain, comme nous le suggérions. Pas à proximité d’un monument historique.

 

Didier Rykner, dimanche 21 janvier 2018

 

Notes

1Lire aussi le point de vue de Robert M. Rubin, ancien président de la Centre Pompidou Foundation, paru en juillet 2017 dans Le Monde.

2Addendum : nous avions écrit que le Palais de Tokyo était protégé monument historique. C’est une erreur, il ne l’est pas, ce qui est en soi un scandale. En revanche, l’avis de l’ABF est nécessaire en raison de la proximité d’autres monuments historiques, comme le Palais d’Iéna.

Polémique sur les pamphlets antisémites de Céline: Gallimard « suspend » son projet de publication

Polémique sur les pamphlets antisémites de Céline: Gallimard « suspend » son projet de publication

Polémique sur les pamphlets antisémites de Céline: Gallimard

La maison d’édition Gallimard a annoncé jeudi qu’elle suspendait son projet de publier les pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline.

« Au nom de ma liberté d’éditeur et de ma sensibilité à mon époque, je suspends ce projet, jugeant que les conditions méthodologiques et mémorielles ne sont pas réunies pour l’envisager sereinement », a indiqué Antoine Gallimard dans un texte adressé à l’AFP. Le projet de rééditer les pamphlets antisémites (« Bagatelles pour un massacre », « L’École des cadavres » et « Les beaux draps ») de Céline avait suscité une levée de boucliers, notamment de la part de Serge Klarsfeld, président de l’association Fils et filles de déportés juifs de France.

Gallimard souhaitait publier « une édition critique » des pamphlets « sans complaisance aucune ».

« Les pamphlets de Céline appartiennent à l’histoire de l’antisémitisme français le plus infâme. Mais les condamner à la censure fait obstacle à la pleine mise en lumière de leurs racines et de leur portée idéologiques, et crée de la curiosité malsaine, là où ne doit s’exercer que notre faculté de jugement », a estimé l’éditeur.

Mais, a-t-il ajouté, « je comprends et partage l’émotion des lecteurs que la perspective de cette édition choque, blesse ou inquiète pour des raisons humaines et éthiques évidentes ».

Certains y voyaient une « insupportable incitation à la haine »

Ces textes constituent « une insupportable incitation à la haine antisémite et raciste », avait estimé mardi le Conseil représentatif des institutions juives (Crif). Le président du Crif, Francis Kalifat avait appelé les éditions Gallimard « à renoncer au projet de réédition de ces brûlots antisémites« .

« Aucune date de publication n’était fixée à ce stade », a rappelé Antoine Gallimard. Les textes concernés ont été rédigés par l’auteur du « Voyage au bout de la nuit » entre 1937 et 1941.

Ils devraient tomber dans le domaine public en 2031 (soit 70 ans après la mort de l’écrivain en 1961) et seront alors libres de droits.

Les pamphlets de Céline ne sont pas interdits en France, mais n’ont pas été réédités depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’écrivain lui-même puis sa veuve, Lucette Destouches, âgée de 105 ans, s’y opposaient. Ils peuvent cependant aisément être consultés sur internet ou achetés chez des bouquinistes.

https://www.rtl.be/info/monde/france/polemique-sur-les-pamphlets-antisemites-de-celine-gallimard-suspend-son-projet-de-publication-985896.aspx

Le règne du langage (T. Wolfe)

dimanche, décembre 10, 2017

Le règne du langage (T. Wolfe)

L’envie de lire ce livre m’a été donnée par Eric Zemmour :

Éric Zemmour : « Le langage, trop fort pour Darwin »

Et par la réaction de Régis de Castelnau :

ZEMMOUR PLUS FORT QUE DARWIN ?

Je n’ai pas vraiment essayé d’argumenter sur le blog de Castelnau : le ton condescendant et ironique des commentateurs suffit à montrer qu’ils ne voulaient pas dialoguer mais asséner. J’aurais perdu mon temps. Encore des gens tolérants à condition qu’on soit d’accord avec eux. La race en pullule sur internet.

Depuis longtemps, je suis sceptique vis-à-vis du darwinisme à partir des deux informations que j’en connais : cette théorie est faiblement étayée et ses partisans sont farouches. Cette configuration, qui est  aussi celle du réchauffisme et qui fut naguère celle de l’eugénisme et du marxisme (dont je rappelle qu’il se prétendait scientifique), est bien connue et on sait qu’elle signifie une chose : sous les prétentions scientifiques, ses partisans poursuivent d’autres buts que la science.

D’ailleurs, les darwinistes ne cachent pas leur jeu. Ils veulent prouver qu’il n’y a pas besoin d’un dieu pour expliquer la création du monde vivant.

Pour moi, l’enjeu est bien moindre (c’est ce qui explique que je me sois peu intéressé au darwinisme pour l’instant) : étant scientifique sans être scientiste, je pense que croire en Dieu est raisonnable mais pas scientifique. Autrement dit, je ne cherche pas les réponses aux questions divines dans la science : si on prouvait que Darwin a raison, je me dirais juste que Dieu est un peu fainéant.

Et puis, mon intuition scientifique me murmurait à l’oreille que c’était une théorie trop simple, trop mécanique, pour expliquer la diversité du vivant. Ce n’est pas une preuve, bien sûr. Mais je connais assez la science et son histoire pour savoir que les théories justes, même imparfaites, même naissantes, ont un certain parfum de cohérence et de complétude que n’a pas le darwinisme. Ne négligez surtout pas l’intuition en science : c’est elle qui permet de se décaler et de prendre du recul, sinon on ne fait que peaufiner des théories existantes, on ne découvre rien.

Disons le tout de suite, ça évitera de tourner autour du pot : la théorie darwinienne, faite d’évolutions graduelles et de sélection naturelle, est fausse. D’une part, la génétique nous apprend que certaines évolutions ont été faites par sauts et non pas graduellement ; d’autre part, on connaît des espèces qui n’ont pas évolué depuis des millions d’années.

Et si Darwin s’était trompé …

Complexité irréductible

Et je ne saurais trop vous recommander :

Dépasser Darwin

Autant pour la condescendance des commentateurs darwiniens : les abrutis dogmatiques ne sont pas où ils croient (je n’aime pas être pris pour un con, surtout par des gens dont il est prouvé -au moins sur ce sujet- qu’ils sont plus cons que moi).

Cependant, la fausseté de la théorie darwinienne ne signifie pas que les créationnistes ont raison et que c’est une preuve que Dieu existe. En effet, il y a d’autres théories du vivant que celle de Darwin ne faisant pas appel à un créateur. Notamment, la génétique nous apprend des formes d’évolution qu’on ne pouvait pas soupçonner du temps de cet escroc de Darwin.

Revenons au livre de Tom Wolfe.

Le ton en est allègre, c’est toujours agréable de le lire mais le contenu est trop léger. Il se cantonne au style du polémiste.

N’empêche, comme il est intelligent, Tom Wolfe pose la question qui gratte toutes les théories évolutionnistes : comment expliquer l’apparition du langage humain ?

C’est la formulation actuelle de la question : y a-t-il un propre de l’homme et quel est-il ? S’il n’y en a pas, si l’homme n’est qu’un animal comme les autres sous tous ses aspects, alors on peut facilement prétendre que dieu n’existe pas ou que, en tout cas, il n’a pas été nécessaire à l’apparition de l’homme. Aujourd’hui, il y a unanimité pour dire que le propre de l’homme, s’il existe, est le langage.

C’est pourquoi les évolutionnistes cherchent, sans grand succès pour l’instant (leurs « découvertes » sont très capillo-tractées), à montrer qu’on peut dériver le langage humain des embryons de langages animaux.

Wolfe commence par massacrer Darwin à coups de battes de base-ball. Le darwinisme n’est qu’une cosmogonie parmi d’autres (comparaison fort éclairante avec les cosmogonies amérindiennes) et pas plus scientifique que les autres. Il dénonce les hypocrisies, les mesquineries, les impasses et les absurdités du grand homme.

Ensuite, il s’attaque à Chomsky. A mes yeux, ce n’est pas difficile : je déteste ce genre de personnalité monsieur-je-sais-tout, donneuse de leçons, dominatrice, méchante, moqueuse, dogmatique, sectaire, gourou, sans humour (sauf pour ridiculiser ses adversaires) et, évidemment, gauchiste. Intellectuellement, je ne sais pas ce qu’il vaut mais, humainement, il ne doit pas valoir le déplacement (on comparera par exemple avec Hayek et Friedman, dont, quoiqu’on puisse penser de leurs idées, la modestie et l’amabilité faisaient l’unanimité de ceux qui les fréquentaient).

La diversité des langues humaines frappe d’étonnement tout homme ouvert à ses semblables. Comme latiniste, je suis intrigué par l’apparition des langues à déclinaisons. Une explication non-évolutionniste de la langue est que c’est une décision de l’homme d’utiliser les sons pour mémoriser des actions et des objets, créant une rupture.

La conclusion de tout cela ? Aujourd’hui, les évolutionnistes n’arrivent pas à prouver une continuité entre le langage humain et les langages animaux (même ce vocabulaire est trompeur). Cela ne signifie nullement qu’ils n’y arriveront jamais.

Tant que nous n’aurons pas une explication évolutionniste du langage humain, il sera aussi absurde d’imaginer que le singe a évolué en homme que le marbre de Carrare en David de Michel-Ange.

Mais, au fond, nous ne sommes pas plus avancés qu’à l’époque des vertes critiques de Chesterton (1). Sauf que, plus le temps passe sans que les évolutionnistes réussissent à marquer des points décisifs, plus la probabilité qu’ils se trompent augmente.

En 2017 comme en 1859, l’hypothèse que le langage est le propre de l’homme n’a pas été infirmée. Défaite temporaire des évolutionnistes mais pas victoire des créationnistes pour autant.

Et je m’en fous ! Je regrette d’avoir passé du temps sur ce sujet : il n’y a pas de découvertes fondamentales récentes. L’idée que je m’en faisais depuis longtemps n’était pas fausse et, si je maîtrise désormais mieux le sujet, j’ai le sentiment pénible que le jeu n’en valait pas la chandelle.

Heureusement que la lecture de Tom Wolfe est sympa (il faudra aussi que je prenne le temps de vous causer de Didier Raoult).

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(1) :  « Donnez un pot d’ocre à un singe et jamais il ne vous dessinera Lascaux, même si vous attendrez très longtemps. L’homme est distant du singe comme nous sommes distants des étoiles et cette distance, l’évolutionnisme ne peut l’expliquer ». Traduit en termes plus modernes, si le dearwinisme était vrai, il aurait fallu un temps très long, plus long que le temps que nous connaissons, pour passer du singe à l’homme.

Et c’est là que l’argument de Lascaux prend son importance : ce que veut dire Chesterton, c’est que très tôt, l’homme a été un homme, quelque chose radicalment différent du singe.

Balise extraterrestre, grenier à grain… Les cinq théories les plus folles sur la pyramide de Khéops

Balise extraterrestre, grenier à grain… Les cinq théories les plus folles sur la pyramide de Khéops

Après l’annonce de la découverte d’une cavité de la taille d’un avion au sein de la plus célèbre des pyramides, remise en question par un archéologue égyptien, franceinfo revient sur les hypothèses les plus farfelues entourant ces édifices millénaires.

Vue aérienne de la pyramide de Gizeh, aussi appelée pyramide de Khéops, en Egypte.
Vue aérienne de la pyramide de Gizeh, aussi appelée pyramide de Khéops, en Egypte. (ANTOINE LORGNIER / ONLY WORLD / AFP)
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Louis SanFrance Télévisions

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Comme « un avion de 200 places en plein cœur de la pyramide ». Des scientifiques ont annoncé, jeudi 2 novembre, la découverte, en Egypte, d’une énorme cavité dans la grande pyramide de Gizeh, aussi appelée pyramide de Khéops. Ce monument, construit il y a quelque 4 700 ans, ne cesse de passionner les archéologues, les curieux et les conspirationnistes et d’alimenter les polémiques comme les théories les plus folles. Franceinfo revient sur cinq d’entre elles.

1Une balise extraterrestre ?

Pour certains observateurs, les Egyptiens de l’époque antiquité étaient incapables de construire un édifice d’une telle dimension avec les technologies dont ils disposaient. En effet, la 7e merveille du monde se déploie sur 5 hectares. « Elle pourrait contenir le Vatican ou quatre-vingt exemplaires de notre Arc de triomphe, avec ses 146,59 m de haut et ses côtés longs de 230 m », commente Paris-Match. Outre ses dimensions XXL, la façon dont la pyramide a été érigée interroge, selon ceux qui remettent en cause les travaux des archéologues : comment des blocs de calcaire et de granit lourds de 2,5 tonnes ont-ils été transportés ? Comment ont-ils été hissés et agencés ?

Le Suisse Erich Von Daniken a popularisé, en 1968, dans son livre Présence extraterrestre, la thèse selon laquelle des êtres à l’intelligence supérieure et venus d’ailleurs ont aidé les Egyptiens à bâtir la pyramide de Khéops. Dans le même ouvrage, l’ancien gérant d’hôtel relaie également l’idée selon laquelle les géoglyphes de Nazca (Pérou) sont des pistes d’atterrissage extraterrestres. Son livre se vend à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires dans le monde. Et l’hypothèse, qui lie différents sites archéologiques répartis dans le monde, continue de séduire, comme le montre le documentaire La Révélation des pyramides. Avec ses quelque 984 000 vues, il s’agit de « l’un des documentaires historiques alternatifs les plus visionnés de l’internet francophone », selon le magazine Vice.

Dans un autre documentaire à l’origine incertaine, mais qui enregistre 946 000 vues, un certain Yuri Vladimir, présenté comme un astronome, développe l’hypothèse extraterrestre : « Quand j’ai commencé mes recherches à Gizeh, j’ai été frappé par le fait que quiconque avait construit les pyramides pouvait déterminer la longitude et la latitude. C’est fantastique étant donné que la technologie pour calculer la longitude n’a pas été inventée avant le XVIIe siècle », expose-t-il. Et de poursuivre : « Ce qui est encore plus étonnant, c’est que les pyramides (…) sont visibles d’une altitude très élevée, même de la Lune. Leur forme est l’une des plus appropriées pour la réflexion radar. Pour ces raisons, j’ai fait savoir au KGB que les pyramides d’Egypte avaient été construites pour la navigation d’explorateurs extraterrestres. »

De façon plus large, ce type d’hypothèses fait partie de ce qu’on appelle la théorie des anciens astronautes, ou néo-évhémérisme. « Ce terme englobe un ensemble de doctrines, issues de plusieurs dizaines d’ouvrages publiés depuis le début des années 1960, qui ont pour point commun de postuler que des extraterrestres ont créé artificiellement l’humanité », résume la revue Sciences Humaines.

2Une œuvre des habitants de l’Atlantide ?

Les Atlantes, qui auraient peuplé cette cité mythique évoquée par Platon, seraient les bâtisseurs de la fameuse pyramide, selon de nombreux commentateurs pseudo-scientifiques. Le philosophe grec décrit une « île plus étendue que la Libye et l’Asie prises ensemble », avant qu’elle ne soit engloutie par les eaux. Et Les Echos ont rapporté en 2017 que, selon Platon, « l’Atlantide, après avoir colonisé les rivages de l’Afrique du Nord et de l’Italie, aurait entrepris la conquête de l’Egypte, de la Grèce et du reste du monde méditerranéen, Athènes seule restant libre face à elle ».

Selon les partisans de cette hypothèse, les pyramides sont des vestiges de cette civilisation mythique, qui a fondé la civilisation égyptienne. D’après eux, les Atlantes maîtrisaient la « géo-énergie » et les pyramides formaient un réseau de « réceptacles d’énergie ». La pyramide de Gizeh, elle, serait une « capsule temporelle » construite par les Atlantes pour voyager dans le temps et indiquer aux hommes du futur comment éviter de reproduire les erreurs commises par les générations plus anciennes.

Illustration du mythe de l\'ile disparue sous la mer de l\'Atlantide, à la suite de l\'éruption du volcan submergeant l\'ile legendaire.
Illustration du mythe de l’ile disparue sous la mer de l’Atlantide, à la suite de l’éruption du volcan submergeant l’ile legendaire. (ALESSANDRO LONATI / LEEMAGE / AFP)

Sauf que l’existence de l’Atlantide, et donc de ses habitants, n’a toujours pas été prouvée. « Le mythe de l’Atlantide pourrait renvoyer à des traditions orales, témoignant vers 9600 avant J.-C. de l’écroulement d’un monde : celui des chasseurs-cueilleurs, qui n’a pas survécu à la fin du glaciaire », a commenté Jacques Collina-Girard, géologue et préhistorien, auteur du livre L’Atlantide retrouvée ?, cité par Le Figaro en 2011.

3Un grenier à grain ?

Cette théorie a été remise au goût du jour en 2015 par Ben Carson, actuel secrétaire d’Etat au Logement de Donald Trump. Pour ce neurochirurgien à la retraite, et ancien sénateur républicain, les archéologues ont tort. « Ma théorie personnelle est que Joseph [le personnage biblique] a bâti les pyramides pour stocker des céréales », avait-il déclaré lors d’une cérémonie de remise de diplômes à l’université Andrews, un établissement lié à l’Eglise adventiste du septième jour, un mouvement religieux et rassemblant des protestants évangéliques conservateurs.

Désormais, les archéologues pensent qu’elles furent construites pour servir de tombeau aux pharaons. Mais, si on n’y pense bien, cela voudrait dire alors que ces pharaons seraient vraiment énormes.

Ben Carson

Cette théorie, que Ben Carson a présenté comme « personnelle », est en réalité très ancienne. Le livre Histoire ecclésiastique des francs montre qu’il s’agit d’une idée datant du VIe siècle. « Cette notion repose, à n’en point douter, sur une fausse étymologie du mot ‘pyramides’, que l’on décrivait du grec froment. (…) Cette étymologie peut remonter assez haut chez les Grecs d’Egypte », écrit l’auteur. « Quant à l’idée que Joseph était l’auteur de ces greniers, elle provient très probablement des Juifs alexandrins, fort empressés de lier l’histoire d’Egypte à la leur, et de faire jouer un grand rôle aux Hébreux dans ce pays », poursuit-il.

4Une barrière contre le vent et le sable ?

L’hypothèse est développée par le Français Victor Fialin de Persigny dans un livre, publié en 1845, intitulé De la destination et de l’utilité permanente des pyramides d’Egypte et de Nubie contre les irruptions sablonneuses du désert.

Les pyramides du site de Gizeh, en Egypte.
Les pyramides du site de Gizeh, en Egypte. (LUISA RICCIARINI / LEEMAGE / AFP)

« Je savais que plusieurs villes du littoral occidental de l’Afrique, exposées aux terribles irruptions du Sahel, avaient vainement tenté d’opposer au fléau les plus hautes murailles, écrit-il dans la préface. A la place de murailles, de digues, d’obstacles continus, il fallait peut-être supposer des corps isolés, d’une forme particulière et disposés suivant certaines données expérimentales ; et c’est ainsi que je fus conduit à soupçonner la destination des pyramides », continue-t-il, justifiant son travail universitaire.

Pour lui, le mystère des pyramides cache un « problème d’aérostatique » et pourrait « donner une impulsion toute nouvelle aux études physico-mathématiques ». « Les pyramides sont entourées d’innombrables sépultures : donc ces monuments sont des tombeaux. Singulier argument ! » ironise-t-il à propos de la thèse classique, à la page 91 de son livre.

5Un message annonçant la fin du monde ?

L’Américain David Meade, qui se présente comme un « numérologue chrétien », avait prédit un scénario apocalyptique dans son livre autoédité en 2016, Planet X – The 2017 Arrival. A l’origine de ce cataclysme, la collision entre la Terre et une planète cachée de notre système solaire, la planète X (aussi appelée Nibiru). Pour établir cette prévision, cet élu républicain du Kentucky à la Chambre des représentants affirmait s’être fondé sur des preuves trouvées dans la Bible et sur les murs des pyramides d’Egypte.

Face à la propagation de cette théorie, la Nasa avait réagi en mettant à jour un article de 2012 (en anglais) sur les théories annonçant la fin du monde. « Nibiru et toutes ces autres histoires à propos de planètes sont des canulars », avait écrit l’Agence spatiale américaine. Et d’insister : « Il n’existe aucune base factuelle concernant ces affirmations. »

Si la Planète X ou Nibiru était réellement en train de s’approcher de la Terre pour entrer en collision, les astronomes l’auraient déjà suivi depuis au moins déjà 10 ans et elle serait visible à l’œil nu.

Nasa

dans un communiqué

La meilleure preuve que cette prophétie était fumeuse ? La fin du monde évoquée par David Meade était prévue entre le 20 et le 23 septembre 2017. Or nous sommes toujours là, et vous venez de terminer la lecture de cet article.

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/egypte/balise-extraterrestre-grenier-a-grain-les-cinq-theories-les-plus-folles-sur-la-pyramide-de-kheops_2450042.html#xtor=EPR-51-%5Bbalise-extraterrestre-grenier-a-grain-voici-les-cinq-theories-les-plus-folles-sur-la-pyramide-de-kheops_2453014%5D-20171105-%5Btitre%5D