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Le gourou de l’investissement Buffett ne croit plus au secteur de l’aviation

Le gourou de l’investissement Buffett ne croit plus au secteur de l’aviation

BUSINESS

04/05/2020 | Willem De Maeseneer | 2 min de lecture

Warren Buffett. – AP

Berkshire Hathaway, la société d’investissement de Warren Buffett, a vendu ses intérêts dans quatre compagnies aériennes américaines. Selon le légendaire investisseur, le Covid-19 a ‘recréé en profondeur’ le terrain de jeu.https://tpc.googlesyndication.com/safeframe/1-0-37/html/container.html

C’est ce qu’il a déclaré lors de l’assemblée générale annuelle des actionnaires, qui s’est déroulée en ligne. Berkshire Hathaway s’est approvisionné auprès des quatre compagnies aériennes en 2016, après avoir évité le secteur aérien pendant des années.

Buffett a maintenant admis à ses actionnaires qu’il avait eu tort d’investir dans l’industrie aérienne. ‘Nous n’allons pas financer d’autres entreprises dont nous pensons qu’elles seront déficitaires à l’avenir.’

Le conglomérat détenait 11 % de Delta Air Lines, 10 % d’American Airlines, 10 % de Southwest Airlines et 9 % de United Airlines, selon l’agence de presse Reuters.

L’entreprise de Buffett a enregistré une perte nette de près de 50 milliards de dollars au cours du premier trimestre. Le bénéfice d’exploitation, qui est la mesure à laquelle Buffett attache la plus grande importance, a toutefois augmenté de 5,7 % pour atteindre 5,9 milliards de dollars.

Plus encore qu’en Europe, le secteur de l’aviation américain connaît une crise existentielle à cause de la pandémie de coronavirus. Les compagnies ont annulé des centaines de milliers de vols et immobilisent des milliers d’avions au sol.

‘C’est un coup dur de voir la question se tarir ainsi’, a déclaré M. Buffett. ‘Il s’agit de dire adieu au transport aérien dans ce pays.’

Lire aussi:

https://fr.businessam.be/le-gourou-de-linvestissement-buffett-ne-croit-plus-au-secteur-de-laviation/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter_warren_buffet_ne_croit_plus_au_secteur_de_laviation_deconfinement_mode_demploi&utm_term=2020-05-04Source: BusinessAM

Des infos sur l’accident de l’avion ukrainien près de Téhéra

Des infos sur l’accident de l’avion ukrainien près de Téhéran


2015-05-21_11h17_05

Par Moon of Alabama − Le 10 janvier 2020

Reuters se pose la question : « Qui allez-vous croire, moi ou vos yeux menteurs ? »

L’agence de presse (pas) digne de confiance a tweeté ça hier :

SA plane crash
Un avion militaire sud-africain s’est écrasé au Congo, aucun signe de dommages importants.  Agrandir

L’avion sud-africain qui s’est écrasé est de toute évidence totalement ruiné, mais Reuters affirme pourtant qu’il n’y a « aucun signe de dommages importants ».

Reuters est une agence britannique et les Britanniques ont un humour particulier : « Ce n’est qu’une égratignure » et « Juste une blessure superficielle », dit le chevalier noir (vidéo).

Le tweet de Reuters n’était pas une erreur. L’info publié sur le site de Reuters (capture d’écran) porte la même image et le même titre.

Le texte sous l’image dit :

Des travailleurs congolais de l'aviation se tiennent à côté de l'épave d'un avion militaire sud-africain C-130 Hercules qui s'est écrasé à l'aéroport de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo 

9 janvier 2020 REUTERS/Djaffer Al Katanty

Le texte de l’article dit :

GOMA, République démocratique du Congo (Reuters) - Un avion militaire sud-africain s'est écrasé jeudi à l'aéroport de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo, a déclaré un porte-parole de l'ONU.

Des vidéos sur les médias sociaux ont montré de la fumée s'élevant de l'avion mais deux sources à l'aéroport, s'exprimant sous couvert d'anonymat, ont déclaré qu'il ne semblait pas que l’avion ait subi des dégâts majeurs.

 Reportage de Fiston Mahamba et Hereward Holland ; Rédaction d'Aaron Ross ; Révisé par John Stonestreet

Au moins cinq employés de Reuters ont contribué à l’histoire. L’affirmation des deux sources qu’il cite est évidemment fausse. Elle fait quand même partie de l’histoire et même du gros titre. Vingt-quatre heures plus tard, même après qu’elle ait été tournée en dérision sur Twitter, l’histoire est toujours en ligne.

Considérez ce qui précède lorsque vous lisez des rapports dans lesquels des fonctionnaires anonymes affirment que l’Iran a abattu le vol ukrainien PS 752 au-dessus de Téhéran.

Cela pourrait être le cas. Mais ce n’est qu’une explication possible de l’accident. L’accident peut avoir été causé par des problèmes techniques ou autres. Les rumeurs et les affirmations d’un fonctionnaire anonyme ne sont pas des preuves. Pas plus que les vidéos de provenance inconnue. Les États-Unis mènent une guerre économique contre l’Iran et ils ont la volonté et les moyens de fabriquer de telles allégations. Nous ne saurons avec certitude ce qui s’est passé que lorsque les vraies indices auront fait l’objet d’une enquête par les autorités désignées.

Certains des commentaires à l’article d’hier sur l’accident étaient en désaccord avec mon avertissement disant que les preuves présumées d’un tir de missile sont encore insuffisantes et que d’autres causes sont très bien possibles. Ils devraient tenir compte de l’avertissement fait par la hiérarchie de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) :

L'OACI est en contact avec les États concernés et les aidera si on le lui demande. Ses dirigeants soulignent qu'il importe d'éviter les spéculations sur la cause de la tragédie et d’attendre les résultats de l'enquête, conformément à l'annexe 13 de la Convention relative à l'aviation civile internationale (Convention de Chicago).

L’avertissement a été réitéré hier :

L'OACI continue de demander que l'on réduise les spéculations sur les causes possibles de l'accident jusqu'à ce que l'enquête de l'Annexe 13 puisse être conclue et que ses résultats officiels soient confirmés.

Entre-temps, les corps ont été retirés du site de l’accident et les débris ont été recueillis et triés par type.

Ce matin, le chef de l’Administration de l’aviation civile iranienne a donné une conférence de presse (vidéo) basée sur ce que les responsables savent actuellement. Mon impression est qu’il est une personne sérieuse et raisonnable. La traduction d’Aljazeerah en direct et en anglais n’était pas bonne. Aucune des questions n’a été traduite mais certains points des officiels étaient compréhensibles :

  • Pour autant que l’on sache, l’avion n’a pas été touché par un missile.
  • Le jugement doit être retenu jusqu’à ce que toutes les informations techniques soient disponibles.
  • Après le décollage, le pilote a contacté la tour de contrôle de l’aéroport pour obtenir la permission de monter à 26 000 pieds. La permission a été accordée.
  • Deux minutes plus tard, un incendie s’est déclaré dans l’avion.
  • Il n’y a pas eu de communication après cela, mais les pilotes étaient peut-être trop occupés. L’enregistreur vocal du cockpit donnera plus de réponses.
  • Douze groupes ont été formés pour enquêter sur l’accident et sur le lieu de l’accident.
  • Les responsables américains ont affirmé avoir des documents ou d’autres preuves qui montrent un incident de missile. S’ils en ont, ils sont tenus de les présenter à l’enquête.
  • La vidéo montre que l’avion en feu a volé pendant 60 à 70 secondes. Si l’avion avait été touché par un missile, il aurait immédiatement chuté et il y aurait eu un très grand champ de débris comme cela s’est produit avec le vol MH17 en Ukraine.
  • Tous les pays touchés par l’accident peuvent nommer une personne de liaison ou participer à l’enquête.

Suit une explication du départ retardé de l’avion :

  • L’avion est arrivé la nuit précédant le vol.
  • Les deux pilotes se sont rendus à l’hôtel pour se reposer, mais seulement pendant trois heures.
  • Les passagers étaient pour la plupart des vacanciers qui avaient beaucoup de bagages.
  • Le processus d’embarquement a pris beaucoup de temps.
  • Les conditions météorologiques à ce moment-là n’étaient pas non plus adéquates.
  • Le pilote a demandé un supplément de carburant.
  • Le nombre de passagers, les bagages et le carburant supplémentaire dépassaient la capacité de l’avion.
  • Le pilote a ordonné à l’équipe au sol de décharger quelques bagages.
  • Tout ceci était un processus normal qui peut se produire sur n’importe quel vol.

On dit que l’enquête pourrait s’étendre sur une longue période, même plus longue que l’habituelle année. Selon leur état, l’extraction des données des boîtes noires peut également prendre un mois ou deux. La conférence de presse se termine par une demande de calme et de soutien à l’enquête.

Des images des boîtes noires non ouvertes ont été diffusées sur Iran TV. Elles semblent avoir des dommages extérieurs mineurs mais je suis sûr que la mémoire permanente à l’intérieur est intacte.

Des enquêteurs et des observateurs de plusieurs pays et de Boeing ont rejoint leurs collègues iraniens et aideront à trouver les causes de l’accident.

Les enquêteurs ukrainiens sont arrivés et se sont rendus sur le lieu de l’accident. Des responsables ukrainiens anonymes se plaignent (ukr) que les Iraniens ont « explosé » les débris :

"Les débris sont ramassés par des bulldozers. L'Iran est-il intéressé par une enquête de qualité ?" - source dans la commission interministérielle de l'Ukraine.

Les Iraniens ont utilisé un chargeur frontal à roues pour aider à ramasser les parties lourdes des débris. Ce n’est pas vraiment un bulldozer.


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Les Ukrainien se plaignent également que le processus de collecte est trop rapide et peut endommager certaines pièces. Eh bien, l’avion s’est écrasé et il y a eu une grosse explosion de carburant. Il n’y aura presque pas de pièces non endommagées.

Le site du crash du MAX éthiopien qui s’est abattu l’année dernière avait également été nettoyé en trois jours. Il est peu probable que le fait de trier les pièces en gros tas (structure, moteurs, électronique) avant de les emporter pour les stocker et les analyser cause des dommages supplémentaires. En Ukraine, on peut encore trouver des pièces du vol MH17 à l’endroit même où l’avion s’est écrasé.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Jj pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/des-infos-sur-laccident-de-lavion-ukrainien-pres-de-teheran

Comment Boeing se suicide

Comment Boeing se suicide

Ouverture libre

   samedi 14 décembre 2019

   Forum

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Comment Boeing se suicide

On sait que l’affaire Boeing-737Max est devenue une crise en soi, qui mérite d’être suivie avec attention dans la mesure où elle reflète bien les comportements et l’évolution du Corporate Power  dans cette époque de crise générale, ou Grande Crise d’Effondrement du Système. La crise Boeing-737Max est d’autant plus intéressante qu’elle réunit des éléments fondamentaux de la postmodernité et de notre contre-civilisation :

• un ensemble crisique type du système de l’américanisme ;
• une entreprise gigantesque du point de vue du capitalisme américaniste et globalisé, c’est-à-dire des points de vue financier et commercial, comme deuxième entreprise des USA en volume financier et premier exportateur des USA ;
• une entreprise qui conçoit et fabrique des produits à l’avant-garde de la technologie opérationnelle ;
• une entreprise qui, dans sa production aéronautique, est aussi active dans le secteur civil que dans le secteur militaire.

Le caractère unique et “exceptionnaliste” (comme sont les USA) de Boeing est en train de nous apparaître comme très largement équilibré, comme par un effet-miroir inversé, par le “caractère unique et ‘exceptionnaliste’” de la catastrophe qui est en train de se développer en son sein. Une audition de témoins venus de Boeing et de la FAA, mercredi devant la Commission des Transports de la Chambre des Représentants, a permis de prendre une nouvelle mesure de cet événement qui progresse, souvent d’une façon feutrée et dissimulée, mais qui se signalent tout de même par  de brutales incursions dans la progression de la  vérité-de-situation  s’accordant parfaitement au processus éventuellement post-simulacre  que nous décrivions hier.

Le cover-up (dissimulation, étouffement) de la catastrophe semble devenir impossible, justement à cause de l’ampleur de la catastrophe et des “fuites” sans nombre, officialisées, institutionnalisées, de la part d’acteurs du drame, notamment ceux qui le virent venir et tentèrent de prévenir les dirigeants.  Cette impossibilité possible du cover-up  ferait ainsi partie de l’arsenal de notre hypothèse sur une époque post-simulacre.

Ci-dessous, nous reprenons un texte de WSWS.org qui poursuit bien entendu Boeing de ses foudres trotskistes et anticapitalistes et qui, dans ce cas, comme ce l’est dans diverses occasions où nous utilisions cette source, fournit une excellente documentation qui est à notre sens beaucoup plus de caractère antiSystème que de caractère trotskiste. C’est le caractère antiSystème, d’où qu’il vienne, qui nous intéresse et nous laissons le caractère trotskiste à ceux qui en rêvent encore et toujours. 

Ce que nous montrent les différents éléments de témoignage entendus à la Chambre, – sans que la Chambre, pourrie jusqu’à l’os, notamment par le prébendes de Boeing, ne s’en émeuve vraiment, – c’est l’extrême profondeur du cancer qui ronge Boeing. Cela concerne certes le 737Max, mais aussi la manière de produire, les pressions sur le personnel très qualifié mais qui perd cette qualification sous la force de ces pressions, l’affichage sans aucune retenue du changement ontologique qui a affecté cette compagnie qui est historiquement l’une des premières, chronologiquement et qualitativement, de l’histoire de l’aviation.

Le principal témoin Ed Pierson, cadre supérieur de chez Boeing, a ainsi rapporté la réponse de son supérieur, vice-président de Boeing et responsable du programme 737Max, à qui il demandait de ralentir la cadence forcée de production et de réorganiser les équipes affectées à cette production, – ce qui impliquait une interruption puis une reprise moins rapide de la production, – avec réponse dans ces termes : « Nous ne pouvons pas faire ça. Je ne peux pas faire ça [parce que Boeing est] une organisation à but lucratif. »

Le fric, pas les avions, – et quant aux passagers…

Tout est à l’aune de cet épisode qui nous dit que Boeing en tant que tel qu’il fut dans l’histoire n’existe plus. Boeing n’est plus guidé que par les bénéfices, les revenus, l’argent et rien d’autre, et tous les impératifs de qualité et de sécurité sont désormais, et à notre sens irrémédiablement, passés au second plan… “Irrémédiablement” en effet, à cause du changement de nature de Boeing, de son ontologie complètement différente de ce qu’elle fut jusqu’à quelque part autour de 1975-1985. Le temps écoulé entre ces dates et aujourd’hui, et la tragédie du 737Max, correspond au temps nécessaire pour cette opération fondamentale du “changement d’être”. On ne revient pas sur de telles perversions qui tuent le passé et ce qui a existé, c’est-à-dire la tradition.

(Eh certes oui, l’on peut parler de “tradition” qui est un facteur relatif, et dans le cas de Boeing la “tradition” est celle de ses débuts puis de ses succès appuyés sur le savoir-faire de ces débuts, et c’est cela qui est rompu tant la modernité ne cesse de se dévorer elle-même à mesure qu’elle avance, pour ne jamais dépendre de structures stables et harmonieuses, et pouvoir terminer dans ce qu’il y a de plus volatile, de plus simulacre, de plus “absence d’être”, – la financiarisation postmoderne, clef de voute de l’effondrement.)

Bien entendu, nous croyons plus que jamais à « la cataracte Boeing », c’est-à-dire à la catastrophe de l’effondrement de l’avionneur. Lorsque, dans son zèle à montrer la cupidité et l’injustice du capitalisme, le texte de WSWS.org  indique « Alors que l’immobilisation du Max 8 et les poursuites par les pilotes et les proches des victimes devraient coûter 8 milliards de dollars à Boeing, la valeur de la société a augmenté de près de 200 milliards de dollars entre le moment où les avions ont été annoncés en 2011 et le moment où l’ensemble de la flotte a été cloué au sol », – bien, sûr, il pêche par militantisme tactique et nous donne une fausse image de la vérité de situation.

C’est “jusqu’ici” qu’il faut dire à propos des $8 milliards que devraient coûter à Boeing « l’immobilisation du Max 8 et les poursuites par les pilotes et les proches des victimes ». En effet, cette affaire ne fait que commencer et Boeing a déjà subi, en plus des $8 milliards, des pertes de manque-à-gagner avec plus de 250 avions commandés chez Airbus par trois compagnies, qui s’étaient auparavant décidé pour le 737Max. Les pertes à prévoir, non seulement pour des raisons techniques et de sécurité des appareils, mais aussi et surtout de confiance dans toutes les productions Boeing sont colossales et finalement à la mesure d’un ébranlement décisif vers l’effondrement de ce géant too big to fail/to fall. Ce n’est pas la logique historique de la “révolution permanente” trotskiste qui menace Boeing, mais la logique prédatrice et autodestructrice du néo-capitalisme ultralibéral.

Le texte ci-dessous, de WSWS.org est du 14 décembre 2019 (traduction de la version originale en anglais du 13 décembre 2019).

dedefensa.org

_________________________

Les dirigeants de Boeing doivent rendre des comptes

L’ancien cadre supérieur de Boeing Ed Pierson a témoigné mercredi devant la commission des transports et des infrastructures de la Chambre des Représentants qu’il avait averti la haute direction de l’entreprise à deux reprises au cours de l’été 2018 que «la détérioration des conditions à l’usine» de production du Boeing 737 de Renton, dans l’État de Washington, entraînerait inévitablement une production d’avions défaillants et potentiellement mortels.

Le rapport de cet ex-employé révèle un autre niveau de la criminalité et de la négligence des dirigeants de Boeing dans leur volonté de générer des bénéfices de plusieurs milliards de dollars avec l’avion 737 Max 8. Ce fut un autre avertissement, cette fois par un travailleur qui produisait ces avions, que les conditions dans l’usine compromettaient la sécurité de dizaines d’avions qui pourraient éventuellement transporter des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants.

Les craintes de Pierson se sont réalisées quatre mois après son deuxième avertissement lorsque le vol 610 de Lion Air a plongé dans la mer de Java après avoir décollé de Jakarta, en Indonésie, tuant les 189 passagers et membres d’équipage à bord. Cela a été suivi d’un deuxième crash d’un avion Max 8 juste aux abords d’Addis-Abeba, le vol 302 d’Ethiopian Airlines, qui a anéanti la vie de 157 autres êtres humains.

Ce n’est qu’après le deuxième crash que Boeing a décidé de clouer au sol l’avion meurtrier dans le monde entier, et cela ne s’est produit qu’après que l’indignation internationale a monté lorsque Boeing a déclaré deux jours après le deuxième crash qu’ils avaient «pleinement confiance en la sécurité du 737 Max». Ces commentaires ont été soutenus et repris par la Federal Aviation Administration (FAA) et le président américain Donald Trump.

La même audience du Congrès a également révélé que le mois suivant le premier accident, une analyse interne de la FAA a déterminé que, à moins que l’avion ne soit immobilisé, le Max 8 ferait l’objet en moyenne d’un accident mortel tous les deux ou trois ans, une quantité supérieure à celle indiquée par Boeing ou l’agence à l’époque. Ce rapport a été écarté par l’agence pendant plus d’un an, même après le deuxième crash en moins de six mois.

La raison immédiate de ces deux accidents était un logiciel auparavant inconnu appelé système d’augmentation des caractéristiques de manœuvre (MCAS), qui s’est activé par erreur en raison d’un capteur d’angle d’attaque défectueux et a forcé les deux avions à plonger de façon incontrôlable. Les capteurs, a noté Pierson, remplaçaient les originaux également défectueux, ce qui n’aurait pas dû se produire sur des avions vieux de quelques mois seulement. Ces faits mettaient en évidence  de graves problèmes dans le processus de production elle-même du Max 8.

Dans un courriel de juin 2018 adressé au vice-président de Boeing, Scott Campbell responsable du programme Max 8, Pierson a averti que «franchement, toutes les sonneries d’alarme sont activées dans mon jugement». Il a explicitement noté le manque de mécaniciens, d’électriciens et de techniciens qualifiés, un taux d’heures supplémentaires qui a plus que doublé et qui affecte l’attention des travailleurs. Il a ajouté que «pour la première fois de ma vie, je suis désolé de dire que j’hésite à faire monter ma famille dans un avion Boeing.»

Dans ses commentaires devant le Congrès, Pierson a souligné «la pression dogmatique exercée sur le calendrier» après que l’entreprise ait exigé que l’usine augmente la production du nombre d’avions qu’elle fabrique de 47 à 52 par mois, avec l’augmentation des «risques pour la sécurité des produits et des travailleurs.»

En conséquence, les mesures de suivi de la qualité interne de Boeing ont révélé une augmentation de 30 pour cent de défauts d’ingénierie et de câblage, qui peuvent tous provoquer des pannes ou des incidents potentiellement mortels dans un avion. Tout cela aurait pu avoir un effet sur les défaillances des capteurs MCAS. Afin de résoudre ces problèmes, Pierson a affirmé qu’il était nécessaire de fermer l’usine «pour permettre à notre équipe de se regrouper afin que nous puissions terminer les avions en toute sécurité».

Alors même que les conditions de production se dégradaient, les dirigeants de Boeing ont continué à ignorer les averissements de Pierson. Lors d’une réunion entre Pierson et Campbell, au cours de laquelle le premier a réitéré son appel à arrêter la production pour répondre à des problèmes de sécurité avérés, le responsable du programme 737 Max lui a dit: «Nous ne pouvons pas faire ça. Je ne peux pas faire ça» parce que Boeing est «une organisation à but lucratif».

La cupidité sans gêne incarnée dans cette déclaration ne donne qu’un aperçu des énormes sommes d’argent que Boeing a gagnées grâce au programme Max 8. Alors que l’immobilisation du Max 8 et les poursuites par les pilotes et les proches des victimes devraient coûter 8 milliards de dollars à Boeing, la valeur de la société a augmenté de près de 200 milliards de dollars entre le moment où les avions ont été annoncés en 2011 et le moment où l’ensemble de la flotte a été cloué au sol.

Les dirigeants de Boeing eux-mêmes ont également fait d’immenses fortunes personnelles. Lors de la montée fulgurante des actions de la société en janvier et février de cette année, le directeur financier Gregory Smith, le vice-président exécutif John Keating, l’avocat général Michael Luttig et le directeur général Dennis Muilenberg ont tous vendu des actions pour une valeur de 9,5 millions de dollars, 10,1 millions de dollars, 9,5 millions de dollars et 6,5 millions de dollars respectivement.

Ces chiffres démentent les larmes de crocodile que la direction de Boeing a versées, surtout quand on se rend compte que le deuxième crash du Max 8 s’est produit juste un mois après ces fructueuses opérations boursières. Étaient-ils conscients des dangers de l’avion et, plutôt que d’avertir leurs pilotes et passagers, ont-ils profité de l’occasion pour en tirer profit ?

On ne peut pas non plus passer sous silence les remarques faites par les Représentants de la commission des transports de la Chambre. En réponse à la publication du document interne de la FAA, le représentant démocrate Peter DeFazio de l’Oregon a déclaré: « Malgré ses propres calculs, la FAA a voulu parier avec la sécurité du public en laissant le 737 Max continuer à voler.» Le président de la sous-commission de Transport de la Chambre n’a fait aucune mention du fait que lui et ses collègues avaient récemment adopté la loi sur la ré-autorisation de la FAA, qui donne à Boeing et à d’autres constructeurs d’avions encore plus de liberté à l’égard de la réglementation et de la surveillance.

De plus, le gouvernement américain ainsi que des municipalités et des États fédérés ont subventionné les opérations de Boeing. Depuis 1994, Boeing a reçu 74 milliards de dollars de subventions et de prêts gouvernementaux, dont 14 milliards proviennent uniquement de l’État de Washington [où sont installées les usines Boeing]. Cet argent a été prélevé directement de la classe ouvrière et déposé dans les poches des dirigeants et des gros actionnaires de la société.

Cela montre clairement la relation entre le gouvernement américain et Boeing, le deuxième plus grand entrepreneur de défense du pays et le plus gros exportateur US. Ils n’ont pas de relation contradictoire, mais représentent plutôt le lien entre le Corporate Power, l’État et l’establishment militaire.

Malgré des preuves évidentes et croissantes de la négligence criminelle de la part des dirigeants de Boeing qui a causé la mort de plus de 300 personnes, aucune accusation pénale n’a été portée contre les responsables concernés. Cela est tout à fait dans la ligne judiciaire établie ces temps-ci, où même les délits de grandes entreprises les plus horribles n’ont donné lieu à aucune poursuite. Mais la justice pour les victimes, sans parler de la sécurité du public, exige que les cadres supérieurs et les responsables gouvernementaux impliqués dans ces crimes soient tenus de rendre des comptes.

Ces liens et les catastrophes des Max 8 ne sont pas simplement des symptômes de la cupidité des grandes entreprises, mais le résultat final du système capitaliste lui-même, qui subordonne tous les besoins sociaux au profit privé. Il existe une contradiction fondamentale entre les intérêts de la société, y compris le transport aérien sûr, efficace et peu coûteux, et la propriété privée des industries essentielles, ainsi que la division de l’économie mondiale entre les États-nations rivaux. Les mêmes contradictions fondamentales du capitalisme alimentent les conflits géopolitiques et économiques qui menacent le monde de guerre nucléaire et de catastrophes écologiques.

La seule façon de prévenir de nouvelles catastrophes est de supprimer le but lucratif dans l’industrie des avions de lignes, de mettre fin à la domination de Wall Street et de remplacer le cauchemar du marché capitaliste par un système de transport aérien planifié de manière rationnelle et organisé au niveau international. Cela nécessite la nationalisation des compagnies aériennes et aérospatiales et leur transformation en services publics appartenant à la collectivité et contrôlés démocratiquement.

Bryan Dyne, WSWS.org

https://www.dedefensa.org/article/comment-boeing-se-suicide

Alerte éphémère à Washington alors qu’un avion ne communiquant pas a pénétré l’espace aérien

Alerte éphémère à Washington alors qu’un avion ne communiquant pas a pénétré l’espace aérien 26 nov. 2019, 15:23 © LOREN ELLIOTT Source: Reuters

Le Capitole des États-Unis à Washington. Les abords de la Maison Blanche aux Etats-Unis ont été restreints, alors qu’un avion a pénétré dans l’espace aérien de la capitale américaine, sans répondre aux appels, selon notamment NBC News.

Plusieurs médias américains et journalistes présents à Washington ont fait état d’agitation dans le secteur de la Maison-Blanche et du Capitole alors qu’un avion présent dans l’espace aérien de la capitale américaine ne répondait pas aux appels radio. Les rues de ces quartiers ont été placés en accès restreints et la police a dressé des périmètres de sécurité selon des témoins sur place. 

Selon la chaîne de télévision américaine NBCNews, des avions de combat ont été mobilisés. Le dispositif de sécurité a été mis en place vers 9h00 heure locale. L’alerte a été levée quelques minutes plus tard à la Maison-Blanche selon un correspondant de BFMTV sur place. Le quotidien britannique The independant rapporte de son côté que le petit appareil ne répondant pas aux appels radio n’était en réalité pas hostile.

La Défense aérienne américaine a déclaré sur Twitter que l’avion «n’est pas considéré comme hostile pour le moment», disant par ailleurs suivre la situation.  International

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/68304-avion-ne-repondant-pas-appels-penetre-espace-aerien-washington?utm_source=browser&utm_medium=push_notifications&utm_campaign=push_notifications

Dassault a livré son premier Rafale à l’Inde

Dassault a livré son premier Rafale à l’Inde

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Publié par Jean-Baptiste Le Roux le 9 Octobre 2019

Mieux vaut tard que jamais. C’est à Bordeaux que l’Inde a pris possession de son premier chasseur Rafale. Le premier d’une commande de 36 appareils.

Le premier de 36 chasseurs Rafale

Dassault a livré son premier Rafale à l’Inde

La boucle est presque bouclée. Après avoir acheté 36 chasseurs Rafale à la France en 2016, l’Inde a pris possession de son premier appareil, mardi 8 octobre dernier. C’est à Bordeaux, sur l’un des sites de Dassault Aviation, que les « clés » de l’avion ont été remises à l’État indien, en présence du ministre indien de la Défense, mais également de Florence Parly, la ministre des Armées.

A cette occasion, Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, a fait remarquer que le premier contrat à l’export de l’avionneur avait été conclu avec l’Indian Air Force, en 1953. Une manière de préciser que les relations entre Dassault Aviation, l’Inde et la France ne sont pas si mauvaises que cela. Même si le dossier du chasseur Rafale indien a bien failli achopper à plusieurs reprises.

L’Inde pourrait commander d’autres chasseurs français

Il aura en effet fallu compter dix années entre le premier appel d’offre du gouvernement indien, et la livraison de ce chasseur. Dix ans de discussions parfois houleuses qui ont finalement abouti à ce contrat de huit milliards d’euros. Un passé délicat que l’Inde et la France vont tenter de laisser derrière elles. Quant à l’avionneur, il devrait poursuivre les recrutements sur ses sites de production de Nouvelle Aquitaine.

L’Inde pourrait en effet commander de nouveaux appareils. La dernière demande officielle de juillet 2018 portait sur 110 chasseurs. Les discussions entre la France, l’Inde et l’avionneur ont repris l’été dernier. Outre l’Inde, Dassault Aviation a déjà vendu 24 chasseurs Rafale à l’Egypte, et 36 au Qatar, pour un total de 96 appareils.

https://www.enderi.fr/Dassault-a-livre-son-premier-Rafale-a-l-Inde_a553.html

Atterrissage d’urgence d’un A320 de British Airways à l’aéroport Bâle-Mulhouse

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Atterrissage d’urgence d’un A320 de British Airways à l’aéroport Bâle-Mulhouse

Photo d’archives AFPAFP05/10/2019

Un A320 de la compagnie British Airways reliant Bari (Italie) à Londres s’est posé en urgence samedi en début d’après-midi à Bâle-Mulhouse en raison d’un dégagement de fumée à l’intérieur de l’appareil, a-t-on appris auprès de l’aéroport franco-suisse.
La cause de ce dégagement de fumée n’était pas connue dans l’immédiat.

Les 165 passagers sont « indemnes » mais quatre membres de l’équipage « ont été impactés par les fumées » et « transportés en milieu hospitalier », a indiqué à l’AFP Vivienne Gaskell, cheffe du service communication de l’aéroport. Le trafic a été interrompu « pendant vingt minutes », a-t-elle ajouté, précisant que trois avions ont été déroutés — deux vers Zurich, un vers Stuttgart– et cinq départs retardés « d’environ 25 minutes ».

Après avoir constaté la présence de fumée dans l’appareil, « le pilote a averti la tour de contrôle la plus proche », en l’occurrence celle de Bâle-Mulhouse, où « l’avion s’est posé à 13h19 » (11h19 GMT), a ajouté Mme Gaskell. Les pompiers de l’aéroport sont immédiatement intervenus, épaulés ensuite par les secours suisses de la Rega et les sapeurs-pompiers de la ville voisine de Saint-Louis, a-t-elle précisé.

British Airways va affréter en fin d’après-midi un autre appareil afin de conduire les 165 passagers à l’aéroport londonien de Heathrow, a-t-elle ajouté.

https://www.lorientlejour.com/article/1189491/atterrissage-durgence-dun-a320-de-british-airways-a-laeroport-bale-mulhouse.html

La Russie met au point des chasseurs de sixième génération volant sans pilote

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Le chasseur russe de cinquième génération Su-57

La Russie met au point des chasseurs de sixième génération volant sans pilote

© Sputnik . Alexey FilippovDÉFENSE14:52 23.09.2019(mis à jour 15:00 23.09.2019)URL courte2820710S’abonner

Le constructeur de la sixième génération de chasseurs russes, qui est déjà en cours de conception, a évoqué la principale différence entre le nouveau modèle et le précédent, tout en laissant échapper quelques-unes de ses caractéristiques.

La Russie travaille à la mise au point d’une nouvelle, la sixième, génération d’avions de chasse, a annoncé à Sputnik Sergueï Khokhlov, directeur général de l’Institut national de recherche des systèmes aérospatiaux.

Des Su-30SM, image d'illustration

© SPUTNIK . ALEXANDER VILFPourquoi l’Algérie se procure-t-elle des chasseurs russes?La principale différence entre ceux-ci et les appareils de la génération précédente est liée au mode de pilotage: le chasseur, dans sa version de base, est prévu pour voler sans pilote, la présence d’un homme à bord étant optionnelle.

«Toutes les autres caractéristiques constituent une évolution de celles déjà existantes: encore plus rapide, encore plus manœuvrable, plus furtif, etc.», a indiqué le constructeur.

Actuellement, la Russie produit les chasseurs de cinquième génération Su-57. Le premier appareil de cette série doit être mis à la disposition des forces aérospatiales d’ici la fin d’année. Un contrat prévoyant la livraison de 76 avions de ce type a été signé lors du Forum militaire Armée 2019 en juin dernier

https://fr.sputniknews.com/defense/201909231042142251-la-russie-met-au-point-des-chasseurs-de-sixieme-generation-volant-sans-pilote/.

Le voyagiste britannique Thomas Cook fait faillite

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Le voyagiste britannique Thomas Cook fait faillite

  • Par  Le Figaro avec AFP 
  • Mis à jour le 23/09/2019 à 11:37 
  • Publié le 23/09/2019 à 06:17
Thomas Cook est le plus vieux tour opérateur du monde.

Les autorités vont devoir organiser le rapatriement massif de 600.000 touristes dans le monde. Le groupe est né en 1841. Un numéro d’urgence destiné aux clients français a été mis en place.

Clap de fin pour Thomas Cook. Le voyagiste britannique a annoncé ce lundi qu’il faisait faillite après avoir échoué à trouver des fonds nécessaires pour sa survie. Le groupe est donc placé en liquidation judiciaire «avec effet immédiat», laissant 600.000 touristes, dont 150.000 Britanniques dans le monde, sur leurs lieux de vacances. Les autorités vont donc devoir organiser une opération de rapatriement massif, la plus importante pour des civils depuis la Seconde Guerre mondiale.

Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage (EDV), indiquait hier au Figaro que le nombre de Français en voyage avec Thomas Cook était de l’ordre de 10.000. Une information confirmée par la filiale française de l’entreprise ce lundi : 9842 clients sont actuellement en vacances et devront être rapatriés. Un numéro d’urgence destiné à ces personnes a été mis en place au 01-45-05-40-81.

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«Malgré des efforts considérables (au cours du week-end), les discussions entre les différentes parties prenantes du groupe et de nouvelles sources de financements possibles n’ont pas débouché sur un accord. Le conseil d’administration a donc conclu qu’il n’avait d’autre choix que de prendre les mesures pour entrer en liquidation judiciaire avec effet immédiat», explique le communiqué du groupe.

En parallèle, l’autorité britannique de l’Aviation (CAA) a indiqué que Thomas Cook, «tour opérateur et compagnie d’aviation à la fois, a cessé ses activités avec effet immédiat. Toutes les réservations Thomas Cook, vols et séjours, sont désormais annulées». Les cabinets AlixPartners et KPMG doivent être nommés administrateurs des différentes filiales du groupe.

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Peter Fankhauser, numéro un de l’entreprise, commente que malgré l’accord «largement approuvé, une requête pour des fonds supplémentaires ces derniers jours a présenté une difficulté qui s’est révélée insurmontable». Le destin du voyagiste s’est en effet joué en quelques jours. Des créanciers lui ont demandé la semaine dernière de trouver 200 millions de livres (227 millions d’euros) de financements supplémentaires pour qu’un plan de sauvetage déjà accepté de 900 millions de livres mené par l’actionnaire chinois Fosun, soit validé. Des discussions marathon ont eu lieu tout le week-end, en vain.

«C’est un profond regret pour le conseil d’administration et moi de ne pas avoir réussi. Je tiens à m’excuser auprès de nos millions de clients, nos milliers d’employés, fournisseurs et partenaires qui nous soutiennent depuis des années», reprend le patron de l’entreprise, déplorant aussi un «jour profondément triste pour une entreprise pionnière du voyage organisé».

Le principal actionnaire de l’entreprise, le groupe chinois Fosun, s’est déclaré «déçu» que Thomas Cook n’ait pu remonter la pente. «Nous exprimons notre plus profonde compassion à tous ceux qui sont touchés par cette situation», a indiqué l’entreprise, qui possédait 17% du capital de la compagnie britannique.

L’Etat britannique prêt à intervenir

L’échec d’un des fleurons du tourisme britannique n’a pas tardé à faire réagir outre-Manche : «Le gouvernement aurait du être prêt à en faire plus : intervenir, stabiliser la situation et permettre la mise en place d’un plan de long terme», a regretté le Chancelier de l’Échiquier (l’équivalent d’un ministre des Finances) de l’opposition travailliste, John McDonnell. Il s’est également prononcé pour que les patrons de l’entreprise remboursent tous les bonus qu’ils avaient reçus. «Ils doivent vraiment réfléchir quant à la manière dont ils ont provoqué cette situation, et dont ils l’ont exploité», a-t-il déclaré à la BBC.

Le premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, a quant à lui déclaré qu’il fallait «examiner les moyens par lesquels les voyagistes peuvent se protéger d’une telle faillite à l’avenir». Il a également déclaré que ses pensées allaient vers «les vacanciers, qui risquent maintenant d’avoir des difficultés à rentrer chez eux». L’Etat britannique interviendra «d’une manière ou d’une autre» pour soutenir ces personnes, a-t-il affirmé.

Le voyagiste va devoir faire face à une situation complexe : environ 140.000 personnes voyageaient avec sa filiale allemande et 10.000 avec ses agences françaises. Des chiffres qui restent toutefois en-deçà des 150.000 ressortissants britanniques qui devront rentrer au Royaume-Uni. La faillite de Thomas Cook aura rapidement des conséquences sur le tourisme : en Turquie, ainsi, le chef de la fédération hôtelière a estimé que le pays pourrait perdre entre 600.000 et 700.000 touristes par an, sans compter les établissements qui devraient perdre le soutien financier du groupe britannique.

Condor maintient ses vols

Filiale du groupe Thomas Cook, la compagnie aérienne allemande Condor a de son côté annoncé lundi qu’elle maintenait ses vols. Elle a néanmoins fait appel au gouvernement d’Angela Merkel, afin d’obtenir un «prêt garanti par l’Etat» qui lui permettrait d’éviter un manque de liquidité. Berlin «examine actuellement cette question», a précisé la compagnie. Ce lundi, le porte-parole de l’Association allemande de l’industrie aérienne s’est voulu rassurant, en estimant que Condor volait comme d’habitude, et qu’une procédure de rapatriement pour ses passagers n’était pas nécessaire. Environ 240.000 clients ont réservé un vol sur ses lignes et attendent de rentrer chez eux, a indiqué la compagnie.

Né en 1841, le tour opérateur indépendant le plus vieux du monde, compte 22.000 employés dont 9000 au Royaume-Uni. Très lourdement endetté, son horizon s’est fortement dégradé ces dernières années entre la concurrence acharnée des sites internet de voyage à bas prix et la frilosité de touristes inquiets du Brexit, notamment. Il avait annoncé une perte abyssale d’1,5 milliard de livres pour le premier semestre, pour un chiffre d’affaires de quelque 10 milliards.

Ce lundi, plusieurs entreprises concurrentes du voyagiste britannique ont vu leur cours en Bourse augmenter après l’annonce de sa faillite : basé en Allemagne, le groupe Tui a ainsi pris 5,8% à l’ouverture, quand les compagnies aériennes Easyjet et Ryanair ont vu leur cote bondir de plus de 3,5% et 5,4% respectivement.

» LIRE AUSSI – Thomas Cook en mal d’argent fraisLe Figaro avec AFP

http://www.lefigaro.fr/societes/le-voyagiste-britannique-thomas-cook-fait-faillite-20190923?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=[20190923_NL_ACTUALITES]&mediego_euid=[2529769]&een=07d35d6dfbc7bc24543248fcd9bee521&seen=6&m_i=Mf2M7rrktaLFnle0mp8I6xeA5DWCgsYDmV7gyFqk7QrIPnihq_ofG6iKFDdqbynWlHaDle6%2B36vIHjCNKvdbpd_fo5m%2BOuh%2BMn

Boeing relève sa prévision de croissance de la demande chinoise

ÉCONOMIE17 SEPTEMBRE 2019 / 08:56 / IL Y A 9 HEURES

Boeing relève sa prévision de croissance de la demande chinoise

Reuters Staff

1 MINUTES DE LECTURE

La demande aéronautique chinoise va augmenter davantage que prévu au cours de 20 prochaines années, estime mardi le constructeur américain Boeing, qui dit toutefois redouter que la demande en équipements neufs s’avère inférieure à ce qu’il prévoyait l’année dernière. /Photo d’archives/REUTERS/Paulo Whitaker

PEKIN (Reuters) – La demande aéronautique chinoise va augmenter davantage que prévu au cours de 20 prochaines années, estime mardi le constructeur américain Boeing, qui dit toutefois redouter que la demande en équipements neufs s’avère inférieure à ce qu’il prévoyait l’année dernière.

D’ici 2038, les transporteurs chinois devront acquérir 8.090 nouveaux avions, 5,2% de plus que ce que prévoyait Boeing l’année dernière. En se fondant sur les prix catalogue, ce volume représenterait environ 1.300 milliards de dollars (1.170 milliards d’euros).

Boeing prévoyait l’année dernière une croissance de 6,2% de la demande en avions neufs à 7.690 appareils d’ici à 2037.

“L’expansion de la classe moyenne, les investissements dans les infrastructures et les nouvelles technologies de pointe qui améliorent les performances et la rentabilité continuent d’alimenter la demande pour le transport aérien”, a déclaré Randy Tinseth, vice-président de la division de marketing commercial de Boeing.

Stella Qiu et Brenda Goh, Nicolas Delame pour le service français, édité par Marc Angrand

https://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKBN1W20LX-OFRBS

La neutralité de l’enquête sur le MH17 mise en doute par le Premier ministre malaisien

Crash d'un Boeing malaisien en Ukraine

La neutralité de l’enquête sur le MH17 mise en doute par le Premier ministre malaisien

© Sputnik . Andrei SteninINTERNATIONAL09:15 05.09.2019(mis à jour 09:53 05.09.2019)URL courteDossier:Crash d’un Boeing malaisien en Ukraine (292)2120

Mahathir Mohamad, Premier ministre malaisien, a exprimé ses doutes dans une interview à Sputnik quant à la neutralité de l’enquête sur le crash du MH17 en 2014 en Ukraine. En outre, la Malaisie, par la voix de son chef de gouvernement, ne pense pas qu’il existe des motifs suffisants pour accuser la Russie de cette tragédie.

L’enquête internationale sur la catastrophe du MH17 se base sur la position de ceux qui ont souffert de cette tragédie, a déclaré le Premier ministre malaisien Mahathir Mohamad dans une interview avec Sputnik en marge du Forum économique oriental qui se déroule à Vladivostok..

«Leurs points de vue ne peuvent être justes et neutres», a-t-il ajouté. De son avis, il est nécessaire de créer un organe impartial composé d’experts de différents pays afin de mener l’enquête.

Dans le même temps, M.Mohamad a noté que la Malaisie n’avait pas eu accès aux preuves dans l’affaire du crash du Boeing MH17 depuis longtemps. «Nous ne savons pas si les preuves auxquelles nous avons actuellement accès se basent vraiment sur des faits sur une longue période», a-t-il déclaré.

Accusations contre la Russie

Le Premier ministre malaisien a également commenté les accusations contre la Russie sur son éventuelle implication dans la tragédie. Selon lui, elles trouvent leurs origines dans les mauvaises relations entre l’Occident et Moscou et la recherche immédiate d’un coupable pour le paiement des assurances.

«Si vous pouvez trouver un pays responsable de la tragédie, les proches des victimes pourront faire valoir leurs droits à l’assurance. Bien sûr, les proches ne doutent pas des résultats de l’enquête. Si la Russie se révèle coupable, elle devra verser une indemnisation pour la catastrophe», a-t-il ajouté.

La Malaisie doute toutefois qu’il existe des motifs suffisants pour maintenir les accusations contre la Russie.

Débris du vol MH17

© SPUTNIK . ANDREI STENINLe FBI voulait s’emparer des boîtes noires du MH17?«En tant que personne désintéressée, en tant qu’observateur extérieur, je peux dire que certains résultats de l’enquête ne me semblent pas raisonnables, comme pour beaucoup en Malaisie», a conclu le Premier ministre.

Auparavant, le responsable avait déjà exprimé sa méfiance à l’égard des conclusions de l’enquête internationale. M.Mohamad a déclaré que les États-Unis, les Pays-Bas et l’Australie ne souhaitaient pas vraiment établir les causes et trouver les véritables coupables de la tragédie, mais avaient simplement décidé d’accuser la Russie.

Catastrophe du MH17

Le Boeing malaisien en provenance d’Amsterdam et à destination de Kuala Lumpur s’est écrasé le 17 juillet 2014 dans les environs de Donetsk. 298 personnes se trouvaient à bord. Aucune n’a survécu. Kiev en a accusé les insurgés, mais ces derniers ont déclaré ne pas disposer de moyens permettant d’abattre un avion à une telle altitude. Le JIT, qui mène l’enquête sur les circonstances du crash sous la direction du parquet néerlandais et sans la participation de la Russie, a présenté plus tard des conclusions intermédiaires.

L’enquête affirme que le Boeing aurait été abattu par un système antiaérien Bouk appartenant à la 53e brigade antiaérienne russe de Koursk. Comme l’a déclaré le procureur général adjoint russe Nikolaï Vinnitchenko, les autorités russes ont remis aux Pays-Bas non seulement les données radars, mais également la documentation attestant que le missile Bouk qui avait touché le Boeing appartenait à l’Ukraine, mais cette information a été ignorée par les enquêteurs.

https://fr.sputniknews.com/international/201909051042044089-la-neutralite-de-lenquete-sur-le-mh17-mise-en-doute-par-le-premier-ministre-malaisien/?utm_source=push&utm_medium=browser_notification&utm_campaign=sputnik_fr