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Les globalistes révèlent que la grande réinitialisation économique est prévue pour 2021

Les globalistes révèlent que la grande réinitialisation économique est prévue pour 2021


Par Brandon Smith − Le 18 juin 2020 − Source Alt-Market.com

Pour ceux qui ne connaissent pas l’expression « réinitialisation de l’économie globale », c’est une expression qui est utilisée depuis plusieurs années de plus en plus souvent par les élitistes du monde des banques centrales. Je l’ai entendue pour la première fois en 2014, référencée par Christine Lagarde, la directrice du FMI à l’époque. La réinitialisation est souvent mentionnée dans le même souffle que des idées comme « le nouveau multilatéralisme » ou « l’ordre global multipolaire » ou « le nouvel ordre mondial ». Toutes ces phrases ont essentiellement la même signification.

La réinitialisation est présentée comme une solution à la crise économique actuelle qui a été déclenchée en 2008. Ce même crash financier est toujours présent aujourd’hui, mais aujourd’hui, après une décennie d’impression de monnaie de la part des banques centrales et de création de dettes, la bulle est encore plus grande qu’avant. Comme toujours, le « remède » des banques centrales est bien pire que la maladie, et le nouvel effondrement auquel nous sommes confrontés aujourd’hui est bien plus meurtrier que ce qui serait arrivé en 2008 si nous avions simplement pris nos pertes et refusé de soutenir artificiellement les secteurs faibles de l’économie.

De nombreux économistes alternatifs attribuent souvent à tort à l’« orgueil » ou à l’« ignorance » l’habitude qu’a la Fed d’aggraver les choses. Ils pensent que la Fed veut en fait sauver le système financier ou « protéger la poule aux œufs d’or », mais ce n’est pas la réalité. La vérité est que la Fed n’est pas maladroite, la Fed est un saboteur, un kamikaze qui est prêt à se détruire elle-même en tant qu’institution afin de faire exploser l’économie américaine et d’ouvrir la voie à un nouveau système global unique et centralisé. D’où la « réinitialisation globale ».

En 2015, dans mon article « La réinitialisation économique globale a commencé« , j’ai déclaré :

La réinitialisation globale n’est pas une « réponse » au processus d’effondrement dans lequel nous sommes piégés aujourd’hui. Non, la réinitialisation globale telle que mise en œuvre par les banques centrales et la BRI/FMI est la cause de l’effondrement. L’effondrement est un outil, un lance-flammes qui brûle un grand trou dans la forêt pour faire place aux fondations de la Ziggourat globaliste à construire… le désastre économique sert les intérêts des élitistes.

En 2020, nous voyons maintenant le plan globaliste se concrétiser, les élites révélant ce qui semble être leur intention de lancer leur réinitialisation en 2021. Le Forum économique mondial (FEM) a officiellement annoncé l’initiative « Great Reset » dans le cadre de sa plateforme d’action Covid la semaine dernière, et un sommet est prévu en janvier 2021 pour discuter plus ouvertement de leurs plans avec le monde et les principaux médias.

Le FEM a également mis en ligne une vidéo assez bizarre sur le Reset, qui consiste en une série d’images du monde en train de s’effondrer (et des images d’usines rejetant des émissions de carbone inoffensives dans l’air, ce qui, je suppose, est censé nous effrayer avec des notions de réchauffement climatique). La destruction est ensuite « réinitialisée » en appuyant sur un bouton, tout redevient comme avant, dans un monde de nature vierge et sans humains, et les mots « Rejoignez-nous ».

La réinitialisation, selon les discussions du FMI, est ainsi la prochaine étape dans la formation d’un système économique global unique et d’un gouvernement global potentiel. Cela semble correspondre aux solutions proposées lors de la simulation de la pandémie de l’Event 201, une simulation de pandémie de coronavirus qui a été organisée par la Fondation Bill et Melinda Gates et le Forum économique mondial deux mois seulement avant que la vraie chose ne se produise au début de 2020. L’Event 201 a suggéré que l’une des principales solutions à une pandémie serait l’institution d’un organisme économique global centralisé qui pourrait gérer la réponse financière au coronavirus.

N’est-il pas commode que les événements de la véritable pandémie de coronavirus correspondent exactement à la simulation de l’Event 201, ainsi qu’aux plans de relance du FMI et du Forum économique mondial ? Comme on dit, ne laissez pas la crise se perdre, ou, comme le dit la devise des globalistes, « Order Out Of Chaos ».

Les troubles civils étant sur le point de devenir un mode de vie dans de nombreuses régions du monde, y compris aux États-Unis, et la pandémie prévoyant une résurgence des infections après la « réouverture », ce qui justifie une deuxième vague de confinement, probablement en juillet, l’économie telle que nous la connaissons est en train d’être détruite. Les derniers vestiges du système, qui ne tenaient plus qu’à un fil après le crash de 2008, sont maintenant en train d’être coupés.

L’objectif est assez évident : terrifier la population avec la pauvreté, les conflits internes et une chaîne d’approvisionnement brisée jusqu’à ce qu’elle fasse pression sur l’establishment pour obtenir de l’aide. Ensuite, proposer la « solution » de la tyrannie médicale, des passeports d’immunité, de la loi martiale, d’un système économique global basé sur une société numérique sans cash dans laquelle la vie privée au sens du commerce est effacée, puis former lentement mais sûrement un gouvernement global « multilatéral » sans visage qui ne répond à personne et fait ce qui lui plaît.

Je me souviens qu’en 2014, Christine Lagarde a commencé à parler de la réinitialisation. La même année, elle a également fait un discours très étrange au Club national de la presse, dans lequel elle a commencé à divaguer avec joie sur la numérologie et le « chiffre magique 7« . Beaucoup de gens au sein du club ont ri, car il y avait apparemment une blague entre « insiders » incompréhensible au reste d’entre nous. Je rappelle que la réunion du Forum économique mondial sur la réinitialisation du monde en 2021 se tiendra exactement 7 ans après le discours de Lagarde. Une autre coïncidence intéressante, je suppose… [Sans compter que 3*7=… 21, c’est magique, NdT]

Le nouvel ordre mondial, la réinitialisation globale, est un projet de longue haleine visant à centraliser le pouvoir, mais d’une manière qui est censée être maintenue pendant des siècles. Les élites savent qu’il ne suffit pas de parvenir à une gouvernance globale par la seule force ; une telle tentative ne ferait qu’entraîner une résistance et une rébellion éternelle. Non, ce que les élites veulent, c’est que le public DEMANDE, voire supplie, une gouvernance globale. Si le public est amené à l’exiger pour se sauver des horreurs du chaos global, il est beaucoup moins probable qu’il se rebellera plus tard. Problème – réaction – solution.

La pandémie ne va pas disparaître de sitôt. Tout le monde doit s’attendre à ce que les gouvernements des États et le gouvernement fédéral réclament de nouveaux blocages. Avec ces nouveaux verrouillages, l’économie américaine en particulier sera finie. Avec 40 millions de personnes qui ont perdu leur emploi lors du dernier confinement, de nombreux États qui n’ont été que partiellement rouverts et seulement 13 à 18 % des petites entreprises qui ont reçu des prêts de sauvetage pour survivre, les deux prochains mois vont être un rappel à la réalité dévastateur.

La véritable solution consistera pour les gens à former des communautés plus autonomes, libérées de l’économie dominante. La véritable solution devrait être la décentralisation et l’indépendance, et non la centralisation et l’esclavage. Les globalistes chercheront à s’opposer à toute tentative de rupture avec leur programme. Cela dit, ils ne peuvent pas faire grand-chose si des millions de personnes font des efforts de localisation en même temps. Si les gens ne dépendent pas du système, alors ils ne peuvent pas être contrôlés par le système.

Le véritable test viendra avec l’effondrement final de l’économie existante. Lorsque la stagflation sera encore plus forte qu’elle ne l’est actuellement et que les prix des produits de première nécessité doubleront ou tripleront à nouveau, et que le chômage augmentera encore davantage, combien de personnes réclameront la solution globaliste et combien construiront leur propre système ? Combien s’inclineront en signe de soumission et combien seront prêts à riposter. C’est une question à laquelle je n’ai toujours pas de réponse, même après 14 ans d’analyse sur le sujet.

Ce que je soupçonne, c’est que beaucoup de gens vont se défendre. Pas autant qu’on pourrait l’espérer, mais suffisamment pour défendre la cause de la liberté. C’est peut-être trop optimiste, mais je crois que les globalistes sont destinés à perdre cette guerre à long terme.

Brandon Smith

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/les-globalistes-revelent-que-la-grande-reinitialisation-economique-est-prevue-pour-2021

Coronavirus: le G7 et banques centrales s’efforcent de rassurer

Coronavirus: le G7 et banques centrales s’efforcent de rassurer

AFP , publié le 03 mars 2020 à 09h18   |     

Sur le site d’une compagnie énergétique à Pékin, le 27 février 2020 – STR

Les banquiers centraux et ministres des Finances du G7 s’efforçaient de rassurer entreprises et marchés, promettant de « tout faire » pour endiguer l’impact du coronavirus, avant un entretien téléphone mardi pour coordonner leur action.

L’épidémie du virus Covid-19 paralyse une partie de l’économie de dizaines de pays touchés, principalement la Chine, entraînant fermetures d’usines, d’écoles, annulations de vols ou de conférences et salons, entre autres.

Selon l’OCDE, la croissance mondiale ne devrait pas dépasser 2,4% cette année alors que l’organisation internationale tablait encore sur 2,9% avant l’épidémie, ce qui était déjà le plus faible niveau depuis la crise financière de 2008-2009.

Pour tenter de rassurer, les banquiers centraux et ministres des Finances du G7 s’entretiendront mardi par téléphone, afin de coordonner leur action. Selon le département américain au Trésor, cette réunion aura lieu à 12H00 GMT.

Les responsables des pays concernés multiplient les déclarations depuis plusieurs jours pour calmer les marchés, qui ont dévissé la semaine dernière.

Lundi soir, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde a fait savoir qu’elle était « prête à prendre les mesures appropriées ». Le conseil des gouverneurs en discutera « le 12 mars », lors de sa traditionnelle réunion de politique monétaire, selon une source proche de la BCE.

Mardi, c’est le gouverneur Mark Carney qui assurait que la Banque d’Angleterre prendrait « toutes les mesures nécessaires » pour soutenir l’activité du Royaume-Uni face à l’impact du virus, dans la foulée de propos similaires du chancelier de l’Echiquier britannique.

Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) avait déjà assuré vendredi que l’institution se tenait prête à intervenir si nécessaire.

– Quelles mesures ? –

Mardi, le nombre de cas de contaminations s’élevait à 90.914 dans le monde, dont 80.151 pour la seule Chine, dans 76 pays et territoires, selon un bilan établi par l’AFP. Plus de 3.000 personnes ont succombé au virus, essentiellement en Chine.

Dans ce contexte singulier, puisque les banques centrales réagissent d’ordinaire aux crises financières plutôt qu’à une épidémie aux conséquences incertaines, les analystes envisagent plusieurs hypothèses: nouvelle baisse du taux appliqué aux dépôts des banques, augmentation du rythme mensuel des rachats d’actifs repris en novembre, prêts géants aux banques à des conditions très favorables.

Après la baisse la plus violente depuis la crise financière de 2008 des bourses occidentales la semaine dernière, les marchés s’attendent désormais à ce que les banques centrales montent au créneau.

Wall Street a d’ailleurs spectaculairement rebondi lundi soir, le Dow Jones finissant en hausse de 5,09%. Et si la tendance était mitigée mardi sur les Bourses asiatiques, les places européennes étaient en forte progression, gagnant entre 2 et 3%.

La Banque des règlements internationaux (BRI) – la banque centrale des banques centrales – estime que le système financier est plus solide qu’en 2008, mais avertit que les espoirs de reprise rapide sont désormais « grossièrement irréalistes ».

– Une économie mondiale déjà fragile –

Car la Chine, moteur de l’économie mondiale, verra sa croissance ramenée à 4,9% cette année, si l’épidémie y atteint son pic avant fin mars. Et elle entraînera dans son sillage toutes les grandes économies, avertit l’OCDE, avec une croissance japonaise ramenée à 0,2% et une croissance américaine à 1,9%.

Pour la zone euro, la croissance plafonnera à 0,8%, et à 0,9% pour la France, tandis qu’elle sera nulle en Italie, principal foyer de Covid-19 en Europe. Le PIB allemand n’augmentera plus que de 0,3%.

La Chine héberge aujourd’hui plus de 20% de l’industrie mondiale, contre moins de 8% en 2002, un an avant l’épidémie de SRAS, tandis que sa part dans le PIB mondial est passée de 6% à plus de 16%.

Le coronavirus frappe au moment où la croissance mondiale se trouve déjà affaiblie par la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Malgré l’accord trouvé au mois de janvier par les deux premières économies de la planète, « les droits de douane entre les deux pays demeurent nettement plus élevés qu’il y a deux ans », relève l’OCDE.

Sans compter d’autres chocs persistants comme celui du Brexit pour l’économie britannique et européenne.

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https://www.rtl.be/info/monde/economie/coronavirus-g7-et-banques-centrales-mobilisees-la-croissance-mondiale-menacee-1200864.aspx

WASHINGTON N’EST PAS CONTENT DE LA CHINE NOUVELLE EN AMÉRIQUE CENTRALE

WASHINGTON N’EST PAS CONTENT DE LA CHINE NOUVELLE EN AMÉRIQUE CENTRALE

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25.04.2019

Alors qu’il apparaît clairement que le soutien de l’administration Trump, jusqu’ici infructueux, au changement de régime au Venezuela vise également à viser l’énorme présence financière de la Chine auprès du régime de Maduro, la nouvelle récente d’un succès pétrolier majeur dans les eaux cubaines va clairement s’intensifier les tensions géopolitiques. Et cela ne concerne pas seulement le Venezuela, la Guyana et le Brésil.

La société pétrolière publique chinoise CNPC, par l’intermédiaire de sa filiale Great Wall Drilling, a commencé à prospecter du pétrole au large des côtes cubaines dans le cadre d’une coentreprise avec la société pétrolière publique cubaine Petroleum Company (CUPET), selon un rapport publié le 16 avril dans le pays l’agence de presse d’Etat chinoise, Xinhua. Great Wall se consacre à l’exploration pétrolière à Cuba depuis 2005, mais c’est le résultat le plus prometteur à ce jour. La technologie de forage avancée de CNPC a ouvert pour la première fois la perspective de l’exploitation pétrolière majeure au large de Cuba  .

La nouvelle intervient alors que les sanctions prises par Washington visent les revenus pétroliers du Venezuela et ses accords visant à approvisionner Cuba en pétrole à faible coût. Alors que le gouvernement Maduro continue d’insister pour que le pétrole soit livré à Cuba en dépit des sanctions, il est clair que la sécurité de l’approvisionnement devient plus risquée et que l’approvisionnement diminue.

Le 21 avril, le conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton, a annoncé que Washington appliquerait une loi sur les sanctions inutilisée, qui permet aux tribunaux américains de poursuivre en justice les étrangers utilisant des biens saisis par le régime communiste. Bien que l’on ne sache pas à quel point cela va frapper Cuba, cela va clairement décourager les entreprises étrangères qui cherchent à investir à Cuba.

Cuba est réputée avoir fourni une assistance militaire à grande échelle ainsi que des milliers de médecins et de personnel médical cubains pour appuyer la présidence de Maduro au Venezuela. La présence de la Chine dans les deux pays est un motif moins connu et peut-être un motif caché derrière la déclaration de Bolton.

La présence chinoise à Cuba

Les détails des prêts chinois à l’économie cubaine sont classés secret d’État et ne sont pas divulgués. De toute évidence, Pékin a discrètement accru sa présence dans l’île des Caraïbes, un pays qui, pendant la guerre froide, était devenu un proche allié des Soviets, les mettant alors en contradiction avec la Chine. Depuis l’effondrement de l’Union soviétique, malgré plusieurs tentatives de sociétés russes telles que Norilsk Nickel de s’implanter à nouveau à Cuba, les contraintes financières ont empêché toute nouvelle présence russe forte.

La Chine ne semble pas avoir de tels problèmes et investit dans un certain nombre de domaines clés de l’économie de libéralisation de Cuba. Depuis la libéralisation du commerce à Cuba au cours des deux dernières années, la Chine a vendu à Cuba des bus Yutong, des camions Sinotruk, des tracteurs YTO, des voitures Geely, des appareils électroménagers Haier ainsi que 100 locomotives de chemin de fer.

Huawei est en train de construire des points d’accès Internet sur l’île et des discussions sont en cours, sans résultat à ce jour, pour un investissement chinois de 600 millions de dollars dans une joint-venture sino-cubaine à l’usine de traitement de nickel Cuban de Las Camariocas qui n’a pas été finalisée par les Soviétiques. Cuba possède les troisièmes plus grandes réserves de nickel au monde. En 2017, Haier a ouvert une usine d’assemblage d’ordinateurs cubaine d’une capacité annuelle de 120 000 ordinateurs portables et tablettes ainsi qu’un terminal de conteneurs pour navires, Santiago de Cuba, financé par un prêt de développement chinois de 120 millions de dollars  .

Actuellement, Beijing est le principal partenaire commercial de Cuba et le plus important créancier de La Havane. Cuba importe d’importantes quantités de riz chinois, ainsi que des milliers de touristes chinois, une activité qui rapporte à Cuba environ 2 milliards de dollars par an. Le sucre et le nickel sont les deux principaux produits cubains expédiés en Chine dans un déséquilibre commercial favorable à la Chine.

Si la Chine exploite maintenant d’importantes ressources pétrolières offshore à Cuba, leur présence augmentera considérablement et le déclin du pétrole vénézuélien vers Cuba comme une sorte de paiement de troc pour le soutien militaire, médical et autre, sera atténué. Jusqu’à présent, le russe Rosneft a comblé le déficit d’importation de pétrole pour Cuba.

Une Caraïbe chinoise?

La Chine est également bien établie en tant que principal créancier étranger vis-à-vis du Venezuela. Selon certaines estimations, sa dette pourrait atteindre 61 milliards de dollars. Le pétrole vénézuélien est clairement au cœur de la relation, mais il semblerait que les sociétés chinoises cherchent également à exploiter des ressources inexploitées en or et en coltan. Depuis les déclarations de Washington en faveur de Guaido, la Chine a défendu avec brio la défense de Maduro, ce qui est inhabituel pour un État qui prétend ne jamais être impliqué dans la politique locale.

Les détails de l’ampleur des investissements chinois au Venezuela n’étant pas clairement définis, la Chine a également établi une présence majeure en Guyana, pays voisin, depuis 2018 en accueillant officiellement la petite ancienne colonie britannique dans l’Initiative Belt, Road, parfois appelée Nouvelle route économique de la soie en Chine. C’est en effet bien loin d’un projet d’infrastructure original de Beijing, dévoilé pour la première fois par Xi Jinping au Kazakhstan en 2013, qui proposait de relier toute l’Eurasie de l’océan Indien à l’Atlantique par un double réseau de ports à conteneurs en eau profonde et de lignes à grande vitesse. Au fur et à mesure de son évolution, la China BRI développe clairement une perspective mondiale, qui commence clairement à déstabiliser certains à Washington.

En Guyane, des sociétés et des fonds chinois établissent actuellement une liaison routière entre Manaus, dans le nord du Brésil, via la Guyana, ce qui permettra au Brésil d’accéder plus efficacement au canal de Panama en coupant des milliers de  kilomètres  de la voie de navigation. Des pourparlers seraient également en cours pour que la Chine construise un port en eau profonde sur la côte nord de la Guyana, afin de relier l’autoroute de la Chine à la région amazonienne du Brésil, limitrophe du Venezuela et de ses vastes richesses minérales inexploitées. Les Guyanais disent que le port routier profitera beaucoup plus à la Chine qu’à la Guyane. En tout état de cause, cela permettrait un transport efficace des navires d’Amazonie par le canal de Panama en direction de la Chine.

Et le Panama…

Si nous ajoutons à la présence économique discrète mais croissante de la Chine à Cuba, au Venezuela et au Guyana, les récentes actions de Pékin dans le canal stratégique du Panama commencent à expliquer en partie l’inquiétude croissante de Washington face aux développements au Venezuela et à Cuba.

En 2016, le groupe chinois Landbridge Group a acheté le port d’île de Margarita au Panama, dans la zone franche de Colón, le plus grand port situé du côté atlantique du canal, offrant à la société chinoise un accès intime à l’un des plus importants centres de distribution de marchandises au monde. Ils ont réalisé une expansion importante depuis qu’ils ont utilisé la société publique China Communication Construction Corp., aujourd’hui la plus grande société d’infrastructure et d’ingénierie du  monde.

Déjà en 1997, le Chinois Hutchinson Whampoa avait pris le contrôle des ports de Balboa et Cristobal construits par les États-Unis dans le cadre d’un contrat de 50 ans. Aujourd’hui, Hutchison Whampoa appartient à Cheung Kong Holdings de la famille du milliardaire chinois Li Ka Shing.

En 2017, le Panama a provoqué un choc à Taiwan et à Washington et a retiré sa reconnaissance antérieure à Taiwan en faveur de Beijing. Début avril, le président du Panama, Juan Carlos Varela, était en Chine pour discuter de son adhésion officielle à la BRI. En décembre 2018, le Chinois Xi Jinping a également effectué une visite officielle au Panama. Pékin a placé le Panama en tête de ses priorités. Les produits chinois sont les deuxièmes en volume après ceux des États-Unis empruntant le canal.

Outre le fait que la Chine possède des ports de conteneurs vitaux au Panama, tels que le port de l’île de Margarita, la Chine propose de construire une ligne ferroviaire à grande vitesse de 4,1 milliards de dollars, reliant Panama City à sa frontière avec le Costa Rica, sous la  rubrique  Belt and Road. .

Au fur et à mesure que ces relations se développent, le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a déclaré qu’il envisageait de rejoindre Belt and Road.

Dans ce contexte stratégique, on comprend mieux pourquoi Washington commence à réagir plus fortement dans son arrière-pays, l’Amérique centrale, en invoquant la doctrine Monroe du XIXe siècle, une coquille vide de rhétorique. Ce qui manque cruellement, c’est une série d’initiatives économiques positives lancées par Washington pour aider ces pays à développer des infrastructures essentielles en Amérique centrale et en Amérique du Sud, ce qui constitue un changement radical par rapport à la diplomatie Gunboat Diplomacy. Si cela devait commencer, le climat dans la région pourrait devenir beaucoup plus favorable à la coopération avec Washington.

 

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