Archives pour la catégorie BARHEIM

L’Autorité palestinienne relâche un participant à l’atelier de Manama

L’Autorité palestinienne relâche un participant à l’atelier de Manama

RÉSEAU VOLTAIRE | 30 JUIN 2019 ESPAÑOLITALIANODEUTSCHTÜRKÇE

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Les services de renseignement de l’Autorité palestinienne ont tenté d’arrêter les hommes d’affaires ayant participé à l’atelier organisé par les États-Unis au Bahreïn pour présenter la partie économique du « Deal du siècle ». Une liste d’une dizaine de noms circule sur Internet.

Seul Ashraf Jabari a pris la parole durant l’atelier. Il est aujourd’hui en voyage à l’étranger.

Saleh Abu Mayala a été arrêté à Hebron, puis relâché après que l’ambassade US ait adressé une lettre menaçante au président Mahmoud Abbas.

Ashraf Ghanam a eu le temps de passer dans la zone d’Hebron contrôlée par Israël et a ainsi échappé à la rafle.

Le président Mahmoud Abbas avait qualifié à l’avance tous les participants à cet atelier de « traitres à la cause palestinienne ». Cependant, aujourd’hui, l’Autorité palestinienne assure que ses services de Renseignement ont outrepassé leur rôle. Une enquête interne aurait été ouverte.

https://www.voltairenet.org/article206884.html

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La nouvelle base anglaise d’Oman s’inscrit dans le pivot post-Brexit du pays vers l’Océan Indien

La nouvelle base anglaise d’Oman s’inscrit dans le pivot post-Brexit du pays vers l’Océan Indien


Le Royaume-Uni a pour projet d’établir une deuxième base dans la région du Moyen-Orient, à Oman.


 

Par Andrew Korybko – Le 13 novembre 2018 – Source orientalreview.org

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Le ministre anglais de la Défense a annoncé ces projets en début de semaine, après une visite dans la monarchie arabe, qui lui a permis d’observer les exercices militaires en cours entre son armée et celle du pays hôte. Une fois construite, l’an prochain, cette base sera la deuxième base anglaise dans la région, faisant suite à la première base navale construite au Bahreïn. L’établissement de ces deux bases marque symboliquement le retour du pays à l’« est de Suez ».

À l’époque de l’apogée de l’empire britannique, le pays constituait la puissance dominante indiscutée de cette partie du monde, et le retrait militaire massif britannique qui s’était déroulé en plein milieu de la guerre froide avait constitué un choc psychologique pour nombre de citoyens de sa majesté, qui pouvaient apprécier le prestige que la période impériale leur inspirait.

Le retour du Royaume-Uni vers l’Orient fait suite à plusieurs raisons interconnectées entre elles : la première en est, évidemment, le retrait progressif américain de cette région, qui pose une nécessité pour leurs alliés de prendre leur place, de par le stratagème « Diriger depuis l’arrière » dévoilé sous Obama. Deuxièmement, les conséquences économiques et stratégiques du Brexit poussent le pays à renforcer ses partenariats commerciaux extra-régionaux, chose que le pays estime pouvoir réaliser au mieux au travers d’une « diplomatie militaire » avec de riches pays du Moyen-Orient. Et cela va plus loin, puisque le retour anglais dans la région pourrait faciliter la conclusion d’autres accords commerciaux, à l’image de celui qui fut signé cette année même avec l’Union douanière d’Afrique australe (SACU, [Southern African Custom Union, NdT]) et le Mozambique, ainsi que l’accord que le Royaume-Uni souhaite également signer un jour avec l’Inde.

Le motif qui transparaît peu à peu est que le Royaume-Uni essaie de se rétablir comme puissance économique et militaire de premier plan dans la région de l’Océan Indien, certes sur une échelle moindre de ce qu’elle fut, mais en jouant sa partition dans cette région de plus en plus soumise à compétition, et qui se voit traversée par les principales routes commerciales mondiales. On peut s’attendre à voir d’autres bases militaires anglaises, plus petites, s’établir ça et là sur ce vaste espace, Londres les reliant, elles et leurs pays hôtes, au travers d’exercices militaires réguliers et pourquoi pas au travers d’accords commerciaux, ce qui lui ferait reprendre le rôle de puissance de cohésion de la région. L’avenir dira si cette stratégie apportera des retombées tangibles au Royaume-Uni, mais pour l’instant, nous y voyons le meilleur indicateur disponible révélant les priorités du pays à l’issue du Brexit.

Le présent article constitue une retranscription partielle de l’émission radiophonique context countdown, diffusée sur Radio Sputnik le vendredi 9 novembre 2018.

Andrew Korybko est le commentateur politique américain qui travaille actuellement pour l’agence Sputnik. Il est en troisième cycle de l’Université MGIMO et auteur de la monographie Guerres hybrides : l’approche adaptative indirecte pour un changement de régime (2015). Le livre est disponible en PDF gratuitement et à télécharger ici.

Note du Saker Francophone

Le Brexit permet enfin au Royaume-Uni de sortir de son repli sur l'Europe et l'Occident, et de reprendre un rôle sur la scène mondiale. Dans le grand jeu géopolitique, également, les derniers à sortir de l'Union européenne seront les grands perdants.

Traduit par Vincent, relu par Cat pour le Saker Francophone

 

Oman appelle les États arabes à reconnaître Israël

Oman appelle les États arabes à reconnaître Israël

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Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s’est rendu en visite officielle à Oman, le 22 octobre, suivi quatre jours plus tard du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Oman n’entretient pas de relations diplomatiques avec Israël. Le voyage de M. Netanyahu avait été tenu secret. Atteint d’un cancer, le sultan Qabous est très gravement malade depuis trois ans. Ces visites étaient ses premières apparitions publiques.

Le 27 octobre, le ministre des Affaires étrangères omanais, Yousuf bin Alawi (photo), intervenant aux entretiens de Manama (Bahreïn), a appelé les autres dirigeants arabes à prendre acte de la réalité et à reconnaître l’État d’Israël. Le souverain bahreïni, le roi Hamed ben Issa Al Khalifa, lui a apporté son soutien.

Le lendemain, le sultan Qabous a envoyé une délégation à Ramallah (Palestine), porter une lettre au président Abbas.

Il semble que cette agitation diplomatique porte sur une possible initiative saoudienne liée au plan de paix de la Maison-Blanche.

http://www.voltairenet.org/article203678.html

Syrie, état des lieux : l’accord turco-russe tient, la défense aérienne S-300 arrive

Syrie, état des lieux :
l’accord turco-russe tient, la défense aérienne S-300 arrive


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 9 octobre 2018

La situation en Syrie est relativement calme. Le gouvernement (en rouge sur la carte) a consolidé les territoires qu’il a repris au cours de l’année. L’armée syrienne a reçu une nouvelle défense aérienne (voir ci-dessous) et d’autres matériels et s’active à les intégrer. Certaines unités de l’armée syrienne se déplacent actuellement vers l’est, à Al Bukamal, à la frontière irakienne. D’autres ont été renvoyées à leurs bases.

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Le seul endroit où l’armée syrienne est toujours activement engagée est dans le désert du sud, près d’As-Suwayda, où quelque 1 000 à 2 000 combattants d’ISIS (en gris) s’accrochent à une petite enclave au milieu d’une vaste zone de roches volcaniques. Le terrain est difficile à traverser avec des chars et le combat d’infanterie y est sanglant.

L’accord russo-turque sur une zone démilitarisée dans le gouvernorat d’Idlib, contrôlé par les rebelles, semble tenir.

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Les rebelles contrôlés par la Turquie ont déplacé leurs équipements lourds (chars et artillerie) hors de la zone démilitarisée (ocre). Les factions djihadistes, Tahrir al Sham et les Turkmènes autour de Jisr al Shugur, ne respectent pas l’accord. Selon l’Observatoire syrien, ils ont creusé des fossés pour cacher leurs armes sur place. La Turquie a la responsabilité de les supprimer. La campagne d’assassinats dans le gouvernorat d’Idlib se poursuit avec plus de 380 victimes. Un commandant de niveau intermédiaire de tel ou tel groupe est tué chaque jour. On ne sait pas qui – les cellules dormantes d’ISIS, le MIT turc ou les spetsnazs russes – est derrière la campagne.

Le canton kurde d’Afrin, au nord-ouest, est une zone troublée similaire occupée par les troupes turques et les gangs rebelles associés. Il y a énormément de pillages et les différents groupes se battent entre eux.

Dans le gouvernorat de Deir Ezzor, dans l’est du pays, l’armée américaine et sa force de procuration kurde (en jaune) se battent toujours contre des forces enracinées d’État islamique (en gris).

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Ces forces sont restées seules pendant près d’un an et ont utilisé le temps dont elles disposaient pour s’enterrer. Les assaillants subissent des pertes causées par les mines improvisées et les cellules dormantes d’ISIS. Les forces américaines et britanniques bombardent la région plusieurs fois par jour et l’artillerie française et américaine ajoute au carnage. Malgré tout, les progrès semblent extrêmement lents. Selon des informations non confirmées, des marines américains seraient venus renforcer la force de procuration kurde réticente. Certains combattants d’État islamique ont traversé l’Euphrate pour attaquer des zones contrôlées par le gouvernement (en rouge), mais ont été vaincus.

Tandis que la carte générale montre un triangle au sud de la ville de Deir Ezzor dans laquelle ISIS se trouvait (en gris), aucune activité récente n’a été rapportée dans cette région désertique.

La zone al-Tanf contrôlée par les États-Unis dans le sud-est (en vert) est relativement calme. Les soldats américains y forment encore des hommes de main locaux, mais il n’y a pas d’avenir raisonnable pour ce poste. Les dizaines de milliers de membres des familles de rebelles et les combattants d’ISIS dans le camp de réfugiés de Rukban, situé à proximité de la frontière jordanienne, sont désespérés. La Jordanie ne laisse passer aucune aide pour eux. La nourriture est introduite en contrebande à partir de zones contrôlées par le gouvernement, mais la population n’a plus d’argent et ne peut pas payer pour cela :

L’année dernière, lorsque les États-Unis ont réduit le financement des factions affiliées à la FSA [Armée syrienne libre] opérant dans le désert de Badia, des centaines de combattants ont perdu leur principale source de revenus, qui avait souvent été utilisée pour soutenir les membres de leurs famille vivant à Rukban, a déclaré le porte-parole de la brigade Ahmad al-Abdo, Seif.

Des négociations ont été engagées avec le gouvernement syrien en vue de transférer certains rebelles et leurs familles de Rukban vers le nord dans la zone contrôlée par la Turquie, mais plusieurs annonces dans ce sens ont été faites sans qu’aucun transfert ne soit effectué.

La Russie a fait don de trois ensembles de systèmes de défense antiaérienne S-300PM à la Syrie. Chaque quartier général de bataillon dispose d’un radar d’acquisition et d’un poste de commandement. Il y a deux compagnies (batteries) dans un bataillon. Généralement, chaque compagnie dispose d’un radar de direction de tir et d’un véhicule de conduite de tir. Il y a quatre lanceurs de missiles dans une compagnie avec quatre missiles par lanceur. Deux véhicules supplémentaires ont des munitions de réserve et des grues pour recharger les lanceurs. Chaque bataillon disposera de cent missiles, ce qui permettra de contrer plusieurs vagues d’attaques. Les pièces de rechange peuvent être transportées sur des remorques de camion normales. Le système est très flexible. Des lanceurs supplémentaires peuvent être ajoutés à une compagnie et les informations radar peuvent être partagées.

Les systèmes sont relativement modernes et encore largement utilisés par la défense aérienne russe pour elle-même. Les systèmes reçus par la Syrie sont des systèmes précédemment en service dans des bataillons russes qui ont récemment été mis à niveau vers les nouveaux systèmes S-400. Ils ont été rénovés avant d’être livrés en Syrie. Les systèmes S-300PM sont montés sur des véhicules à roues. Ils sont arrivés par transport aérien (vidéo) de Russie. Pour protéger les défenses anti-aériennes S-300 à longue portée, chaque compagnie sera probablement accompagnée d’un système de défense anti-aérienne à courte portée Pantsyr-S1. Outre les systèmes de défense aérienne, la Syrie a également reçu des systèmes de guerre électronique Karsukha-4 qui permettent de détecter et de brouiller le trafic radio et radar ennemi.

L’un des bataillons restera probablement dans le gouvernorat de Lattaquié et renforcera la défense aérienne russe déjà stationnée là-bas. Un autre bataillon protégera Damas. Le troisième bataillon est un peu un joker. Il pourrait soit rester dans l’ouest de la Syrie, près de Homs, pour renforcer les autres unités, soit se déplacer vers l’est, à Palmyre, ou même à Deir Ezzor, pour donner à réfléchir au contingent américain.

Les 96 missiles S-300 prêts à être lancés vont rendre la tâche plus difficile pour Israël, si celui-ci veut continuer ses attaques contre la Syrie. Israël aimerait bien le faire, mais le seul moyen de poursuivre ses attaques est de faire décoller ses avions très bas au-dessus du Liban pour qu’ils soient couverts par la chaîne de montagnes qui mène à la Syrie. Ils seraient alors obligés de surgir pour lancer leurs missiles en Syrie, mais rien ne garantit que les avions y survivraient. Voler à basse altitude au-dessus du Liban comporte également le risque d’une rencontre surprise avec l’un des missiles de défense aérienne à courte portée du Hezbollah.

Le président syrien Bachar al-Assad vient d’annoncer un décret qui accorde l’amnistie à ceux qui ont déserté l’armée ou se sont abstenus de se présenter pour la conscription. Si les déserteurs et les conscrits se rendent dans les six prochains mois pour accomplir leur service, ils échapperont à toute punition.

Les Arabes du Golfe, à l’exception du Qatar, qui est un allié de la Turquie, ont renoncé à renverser le président Assad et ont bien fait :

Dans l’un des développements les plus surprenants survenus au milieu d’une série de réunions diplomatiques autour de l’Assemblée générale des Nations Unies, le ministre des Affaires étrangères bahreïnien, Khalid bin Ahmad al-Khalifa, a salué le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al-Muallem, lors d’une réunion panarabe la semaine dernière. Bahreïn, proche allié de l’Arabie saoudite, a vivement critiqué Assad et d’autres alliés régionaux de l’Iran, mais le haut diplomate a déclaré : “Le gouvernement syrien dirige la Syrie, et nous travaillons avec les pays, même si nous ne sommes pas d’accord avec eux.”

Quelques jours plus tard, Assad a mené sa première interview avec un journal de la péninsule arabique depuis 2011, déclarant au Koweïtien Al-Shahed qu’il était parvenu à un “accord majeur” avec plusieurs États arabes et que “les délégations occidentales et arabes ont déjà commencé à revenir en Syrie pour organiser leur retour, qu’il soit diplomatique, économique ou industriel.”

Ce changement dans le sentiment des dirigeants arabes pourrait bien influer sur la position américaine en Syrie.

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par wayan pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/syrie-etat-des-lieux-laccord-turco-russe-tient-la-defense-aerienne-s-300-arrive