Archives pour la catégorie BELGIQUE

Covid-19: suivez l’évolution de l’épidémie avec ces cartes interactives mises à jour quotidiennement

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Coronavirus : la France interdit les rassemblements de plus de 1000 personnesE. Groutars avec J. Dehertogh et A. Louvigny Publié le mercredi 05 février 2020 – Mis à jour le dimanche 08 mars 2020 à 11h34

Apparu en Chine dans la province de Hubei en décembre dernier, le coronavirus s’est depuis étendu à bien d’autres pays. Quels sont les pays touchés par ce virus ? Combien de personnes y sont infectées ? Combien de victimes sont à déplorer ? Combien de personnes ont été guéries ?Newsletter info

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Ces graphiques interactifs créés par la RTBF, mis à jour quotidiennement (parfois plusieurs fois, si la situation le demande), vous permettent de suivre l’évolution du coronavirus. Ils se basent sur les données d’organismes officiels, récoltées par l’université américaine Johns Hopkins, qui offre également une carte interactive mise à jour plusieurs fois par jour, consultable en ligne.

La situation en Europe

L’épidémie en dehors de la Chine

Evolution des cas diagnostiqués depuis fin janvier

Beaucoup de questions se posent sur le coronavirus: quel est son taux de mortalité ? Quels sont les symptômes ? Que puis-je faire pour me protéger ?

►►► Nous tentons d’y répondre dans cet article: Le vrai du faux du coronavirus

Vous pouvez retrouver les dernières informations sur l’épidémie dans notre dossier spécial.

Enfin, le SPF Santé publique répond à de nombreuses questions sur son site

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_coronavirus-parcourez-notre-carte-interactive-et-suivez-l-evolution-du-virus-en-temps-reel?id=10425592

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Le Parlement belge a failli mettre fin au stationnement des bombes nucléaires US

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22 janvier, 2020
DocumentIVERIS

Alors que le débat aurait dû être « transparent », comme ce fut prévu après les pseudo-révélations en juillet dernier sur le stationnement de bombes nucléaires américaines en Belgique, le 16 janvier, lors d’un vote final, les députés ont rejeté à une courte majorité de 74 contre 66 toute révision du status quo. Ce vote est passé dans la discrétion la plus totale, aucun journal francophone ne semble avoir repris l’information. Dommage, car à travers cet épisode, c’est un tableau beaucoup plus vaste qui se dessine, avec un faisceau de thèmes qui vont du désarmement universel à la souveraineté démocratique, en passant par le traité de non-prolifération, le marchandage entre alliés, la mise sous tutelle US des Européens, et la servitude à laquelle ils acquiescent, qui plus est sous de faux prétextes. Pour un décryptage du sujet, l’IVERIS vous propose un article publié il y a dix ans, mais qui n’en est pas moins d’actualité, tant les tenants et les aboutissants de cette mascarade nucléaire restent inchangés.

Parapluie ou hara-kiri ? – la présence nucléaire américaine en Europe

par Hajnalka Vincze, dans Contradictions n°128 (Paix et Désarmement), 2009

Bien trop souvent, on est tenté d’assimiler la présence nucléaire américaine en Europe à sa seule dimension tangible. A savoir le stationnement de quelques centaines de bombes US sur le sol de cinq pays du continent européen, dans le cadre de l’OTAN et de son soi-disant « partage nucléaire ». Et on a tort de le faire.

Certes, la présence d’armes nucléaires sur leur territoire comporte, pour les citoyens européens, de multiples risques. Nombre d’entre eux sont similaires aux risques et dangers auxquels s’exposent les populations de tous les pays « dotés », c’est-à-dire disposant d’un arsenal atomique. Dont l’utilité et la désirabilité peuvent être sujets à débat. Notamment pour savoir si les risques valent la peine d’être pris, au service d’une stratégie politico-militaire de défense nationale (ou, au contraire, doivent être refusés dans la perspective de la paix universelle et du désarmement total). Chacun tranchera selon ses convictions, sa vision du monde, sa perception et hiérarchisation des dangers, et cetera. Peu nous importe ici. Car, dans ce cas précis, cette question ne se pose même pas. Et ce, grâce à l’autre dimension du « partage » nucléaire de l’OTAN, qui est éminemment révélatrice des relations transatlantiques. Tandis que pour les puissances nucléaires le débat peut porter sur l’articulation du nucléaire avec la stratégie (importance accordée, ou pas, à la dissuasion), ici, par contre, le nucléaire (américain), et le mythe du parapluie protecteur qui va avec, sert de prétexte pour justifier l’absence de stratégie (européenne). Ainsi que de paravent commode pour que les gouvernements du vieux continent restent, in fine, à la remorque des Etats-Unis – quitte à devenir complices d’une stratégie nucléaire dans l’élaboration et la mise en œuvre de laquelle ils ne peuvent même pas rêver d’avoir un tant soit peu leur mot à dire. Hélas, ils s’estiment déjà heureux quand ils sont, plus ou moins correctement et plus ou moins après coup, informés sur le sujet.

Problèmes avec les bombes…

On estime aujourd’hui à quelque 200 le nombre des armes nucléaires tactiques (substratégiques) américaines déployées en Europe. Si leur présence est officiellement admise dans les documents de l’OTAN, les chiffres, emplacements et autres données les concernant sont évidemment secret défense.[1] Il s’agit de bombes de type B61, dites « à gravité », c’est-à-dire faites pour être transportées en avions (à double capacité, c’est-à-dire aptes à la fois à des missions conventionnelles et nucléaires) et larguées au-dessus de leur cible. Elles seraient actuellement stockées en Allemagne (sur la base aérienne de Büchel), en Italie (Aviano et Ghedi Torre), en Belgique (Kleine Brogel), au Pays-Bas (Volkel) et en Turquie (Incirlik), sous le contrôle de l’US Air Force, prévoyant un scénario soit d’emploi par des avions US, soit de transfert au pays hôtes pour emploi en temps de guerre. Le nombre des bombes stationnées en Europe a diminué radicalement depuis les années 1970 – et les réductions se poursuivent, comme en témoignent les retraits d’armes récents de la Grèce, de la Grande Bretagne et de la base de Ramstein. Simultanément, l’état de préparation des avions à double capacité s’est, lui aussi, considérablement affaibli : leur niveau d’alerte se mesure aujourd’hui en mois, plutôt que de semaines, de jours, ou de minutes. Il est communément admis que le rôle des bombes US en Europe est de nos jours avant tout symbolique. D’après l’actuel Concept stratégique de l’OTAN « Les forces nucléaires basées en Europe et destinées à l’OTAN constituent un lien politique et militaire essentiel entre les membres européens et les membres nord-américains de l’Alliance. » Cette belle démonstration de solidarité transatlantique a évidemment un prix pour les alliés en Europe : en termes de risques de sûreté/sécurité, d’efforts diplomatiques discrédités et d’entorses à la souveraineté.

Questions de sûreté

Les risques de sûreté/sécurité immédiats associés à la présence de ces armes atomiques sont essentiellement de deux types. Premièrement, l’éventualité d’un accident ne peut jamais être exclue à 100%. Même si la situation s’est sensiblement améliorée par rapport aux années 1960, lorsque deux accidents d’avions B52 transportant des armes nucléaires US eurent lieu en Espagne et au Groenland. Mais malgré le renforcement des conditions de sécurité, le risque est toujours présent. Pour preuve, les conclusions accablantes d’une investigation interne au Pentagone, conduite après le fameux incident d’août 2007 lorsque les autorités américaines ont perdu la trace de six ogives nucléaires pendant trente-six heures alors que celles-ci survolaient, contre toutes les régulations en vigueur et sans les arrangements de sécurité appropriés, le territoire des Etats-Unis. Les enquêteurs ont ensuite trouvé, entre autres, de très sérieuses failles de sécurité sur les bases en Europe. D’après le rapport,[2] « chacun de ces sites européens présente des défis de sécurité uniques », et « la plupart d’entre elles ont besoin d’importantes ressources supplémentaires pour être conformes aux normes de sécurité du DoD » (Département de la Défense, à savoir celui dont les normes s’étaient avérées si diablement efficaces lors de l’incident d’août…).

Deuxièmement, en acceptant le stationnement d’armes nucléaires sur son sol, l’Etat (par ailleurs non nucléaire) accepte aussi de devenir une cible. Non seulement dans le jeu nucléaire « normal », où le ciblage des stocks atomiques entre puissances éventuellement adverses est quasiment automatique, mais aussi du point de vue d’attentats terroristes. En témoignent les complots déjoués récemment, qui visaient les bases nucléaires US/OTAN en Belgique (2001) et en Turquie (2006).

Questions de TNP

En accueillant les bombes de l’Amérique, seul pays au monde à déployer des armes nucléaires en dehors de son territoire national, les Européens prennent aussi le risque de saborder leurs propres efforts diplomatiques. Notamment en matière de non-prolifération, qui est pourtant un de leurs thèmes favoris. Or, au regard du Traité de non-prolifération (TNP), pierre angulaire de toute l’architecture internationale dans ce domaine, le « partage » nucléaire de l’OTAN pose de sérieuses questions juridiques et politiques. Il est inutile d’entrer ici dans les détails des arguments légalistes, aussi divers que multiples.[3] On se contentera de rappeler qu’il en existe grosso modo deux grandes catégories. La première concerne les manœuvres louches, les tractations dans les coulisses et les interprétations unilatérales et arbitraires qui ont permis aux pays de l’OTAN de faire passer leurs arrangements nucléaires, manifestement en flagrante contradiction avec la lettre et l’esprit du TNP, comme juridiquement valables. L’autre catégorie d’arguments a trait aux modalités pratiques du « partage » (maintien d’un parc d’avions destinés à des missions nucléaires, formation d’équipes de pilotage, d’entretien etc.) qui font que les pays hôtes, pourtant « non dotés », sont « mouillés » dans la stratégie nucléaire des Etats-Unis. De la pire manière possible, ajoutons-le tout de suite. Car c’est sans aucun pouvoir réel de contrôle et de décision qu’ils deviennent pourtant des participants actifs.

Ce qui nous intéresse ici, ce sont les conséquences diplomatiques et politiques. D’une part, la pratique otanienne constitue un précédent dangereux. Aujourd’hui, pour enrayer le processus de prolifération de par le monde, une des pistes que l’on est en train d’explorer vise jutement la prolifération géographique (le transfert d’armes nucléaires sur le territoire d’autres Etats) – or c’est justement ce que l’on fait à l’OTAN depuis de longues décennies. Le modèle OTAN est par ailleurs fréquemment évoqué lorsqu’on parle d’éventuels transferts d’armes atomiques de la Russie vers le Cuba ou le Venezuela, ou de celles du Pakistan vers l’Arabie saoudite.

D’autre part, tant que cette situation perdure, la position de négociation des Européens en matière de non-prolifération s’en trouve considérablement affaiblie. En effet, le « partage » nucléaire de l’OTAN constitue une irritante pour de nombreux participants des conférences de révision du TNP. Comme l’avait remarqué l’ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique : «  Nous ne pouvons pas continuer de dire que nous avons 25 Etats, disons les Etats de l’OTAN, qui s’appuient sur le parapluie nucléaire, et que tous les autres doivent rester assis tranquillement au froid. Sur le long terme, on ne peut pas maintenir cela ».[4]

Questions de contrôle

Les gouvernements européens semblent étrangement bien s’accommoder avec  une situation où ils assument des risques (d’accident ou d’attentat) et discréditent leurs propres efforts diplomatiques (en matière de non-prolifération) ; le tout pour abriter des armes nucléaires dont le contrôle leur échappe du bout en bout. Il est vrai que selon les scénarios de l’OTAN, le largage de la bombe atomique US serait un véritable travail d’équipe. En temps de crise, les pilotes et avions de pays hôtes seraient chargés de transporter ces précieux bijoux, avec le soutien diligent d’autres Etats alliés pour des missions de ravitaillement, de couverture radar, ou de protection des bombardiers. N’empêche que le contrôle de ces armes reste, sans équivoque aucune, dans les mains des Etats-Unis. Comme un « dossier de l’OTAN » résume à merveille : « Les armes nucléaires américaines basées en Europe sont la propriété exclusive des États-Unis et sont placées de façon constante et totale sous la garde et le contrôle de ce pays. Elles sont dotées de dispositifs perfectionnés, appelés Permissive Action Links (PAL), garantissant aux États-Unis le contrôle positif absolu de ces armes, et empêchant toute utilisation non autorisée ».

En effet, ce système de sécurité par verrouillage électronique est une garantie supplémentaire pour assurer que les bombes peuvent être employées uniquement si Washington en décide ainsi. Par ailleurs, le périmètre de protection rapprochée des chambres fortes est gardé par des unités de spécialistes US (les MUNSS ou Munitions Support Squadrons), qui sont tenus d’empêcher l’accès aux armes de quiconque sans escorte US autorisée. Les MUNSS reçoivent leurs ordres d’une chaîne de commandement entièrement américaine, et sont chargés de superviser la gestion des armes par le personnel allié même après un éventuel transfert. On comprend tout de suite mieux la remarque de Walter Kalbow, ex-Secrétaire d’Etat au ministère allemand : « l’Allemagne n’a pas d’armes nucléaires à sa disposition, ni en temps de paix ni pour la défense de l’Allemagne ».

(Crédit photo: Federation of American Scientists)

Problèmes au-delà des bombes…

Un déluge de récents rapports et analyses sur le sujet s’accordent pour présager une réduction drastique, voire l’abandon complet de la présence d’armes nucléaires américaines en Europe. En effet, il est admis depuis longtemps que ces bombes à gravité substratégiques/tactiques n’ont plus pratiquement aucune utilité militaire. Etant donnée les progrès techniques des dernières décennies, il n’existe, d’une part, plus véritablement de missions envisageables pour elles qui ne puissent pas être remplies par des forces stratégiques US stationnées hors l’Europe ou par des missiles de croisière lancés à partir de la mer. D’autre part, avec le développement des capacités de défense aérienne, les avions US ou alliés n’auraient guère de chance d’atteindre leur objectif qu’ils devraient effectivement survoler afin de pouvoir larguer leurs bombes à gravité.

Si l’on y ajoute le facteur d’irritation dont celles-ci sont porteuses vis-à-vis et de l’opinion publique européenne et des Etats tiers, on comprendrait bien si pour un Président américain qui se veut le champion du désarmement, les B61 stationnées sur sol européen apparaissaient comme une aubaine : elles seraient les candidats naturels pour faire de beaux gestes à peu de frais. Evidemment tout n’est pas aussi simple. Sinon ces bombes, militairement inutiles et politiquement douteuses, auraient été évacuées depuis belle lurette. N’empêche qu’un processus de réduction/retrait progressif a déjà été amorcé, et que cela n’a rien à voir avec les intentions, ostensiblement pacifistes, du nouveau Président US. Au fait, son rival républicain de la campagne électorale de 2008 s’est lui-même explicitement engagé le sujet. John McCain se disait prêt à « explorer, en concertation avec les Alliés et parallèlement avec la Russie, les moyens de réduire et, espérons-le, éliminer les déploiements d’armes nucléaires tactiques en Europe ». Rien d’étonnant donc à ce que  tout le monde se prépare à d’importants changements. Toutefois, il convient de garder à l’esprit que les bombes ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Même en cas de leur évacuation complète, le « partage » nucléaire de l’OTAN est appelé à se perpétuer, avec tout ce qu’il révèle de, et implique pour, les relations euro-américaines.

Changements dans l’air

Toujours est-il qu’une convergence de circonstances favorables au retrait des bombes s’esquisse maintenant à l’horizon. D’abord, en Amérique. La nouvelle administration washingtonienne multiplie les appels à la revigoration du TNP et à l’élimination, à terme, des armes nucléaires sur toute la planète. Dans ces conditions, la nomination de Ivo Daalder (auteur de l’article intitulé « La logique du zéro – vers un monde sans armes nucléaires » paru fin 2008 dans la revue Foreign Affairs), au poste d’ambassadeur américain à l’OTAN a valeur d’indice, au même titre que le choix du Général James L. Jones (ex-Commandant suprême des Forces alliées en Europe, généralement suspecté d’être peu favorable au stationnement des B61 sur le vieux continent), en tant que Conseiller de sécurité nationale du Président des Etats-Unis. Ce n’est pas un hasard si l’on attend avec plus d’impatience que d’habitude la remise du rapport Nuclear Posture Review, prévue pour décembre 2009. Même si la position américaine restera probablement très similaire à ce que l’ancien vice-Secrétaire d’Etat à la Défense de l’administration Clinton (et aujourd’hui président du Center for Strategic and International Studies) a récemment résumé ainsi, non sans un brin d’hypocrisie : « Aux Etats-Unis, nous ne pensons pas que les armes nucléaires soient utiles. Nous pensons qu’elles sont dangereuses. Mais la plupart des pays pensent qu’elles sont utiles »

Du côté de l’Europe, en plus des pressions constantes en faveur du retrait (venant de l’opinion publique, de la société civile et des initiatives de plus en plus fréquentes des parlementaires), la question se posera avec acuité dans un très proche avenir. De manière d’autant plus incontournable que les raisons en sont principalement techniques. Il s’agit des décisions concrètes à prendre à propos du renouvellement, de plus en plus urgent, du parc d’avions des alliés. Le modèle choisi sera-t-il à double capacité ou non ? – ce sera là toute la question. Car une quincaillerie aussi complexe ne s’improvise pas, il faut que les appareils soient préparés en conséquence au niveau des systèmes de sécurité et de largage des bombes.

Parallèlement, à l’OTAN aussi, les choses commencent à bouger. En juillet dernier, le débat sur le Nouveau concept stratégique de l’Alliance a été officiellement lancé. Or, de telles réflexions ne pourront évidemment pas esquiver la question nucléaire. Un avant-goût de ce que l’exercice pourra accoucher nous a été fourni par une déclaration commune des dirigeants alliés au sommet de Strasbourg d’avril dernier. En parfaite harmonie – surprise, surprise – avec les nouveaux accents de la politique US, l’OTAN y confirme certes son attachement à la dissuasion nucléaire (et autre, dit-elle), mais reprend surtout ses plus belles formules pour souligner ses intentions anti-nucléaires : « La dissuasion, qui s’appuie sur une combinaison appropriée de capacités nucléaires et conventionnelles, reste un élément central de notre stratégie globale. L’OTAN continuera de jouer son rôle s’agissant de renforcer la maîtrise des armements et de promouvoir le désarmement nucléaire et conventionnel conformément au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, ainsi que les efforts dans le domaine de la non?prolifération ».[5] Sans doute, les alliés se préparent déjà à l’échéance de 2010 : la prochaine conférence de révision du TNP.

Evolutions possibles

Il est vrai que nombre des éléments énumérés ne constituent point de nouveauté. Ni la nouvelle donne post-guerre froide (l’ennemi soviétique a disparu il y a presque vingt ans), ni l’hostilité de l’opinion publique européenne aux bombes US, ni le scepticisme d’une large partie du Pentagone, ni la conférence de révision du TNP (qui a lieu tous les cinq ans), ni les intentions pacifistes de l’administration US (Washington a l’habitude d’afficher sa volonté de paix et de sécurité universelles, parfois en appui à de nouveaux projets d’armement – ou plutôt : « de défense » –  gigantesques). Mais si des B61 sont toujours en Europe, malgré tout, c’est parce que de considérables pesanteurs jouent en faveur du statu quo. A un moment où l’OTAN cherche toujours désespérément sa nouvelle raison d’être et où les intérêts et valeurs supposés être communs de part et d’autre de l’Atlantique semblent beaucoup moins automatiquement convergents qu’au temps de l’ours moscovite, personne ne veut prendre des décisions qui puissent donner l’impression d’une diminution soit du rôle de l’Alliance, soit de la solidarité transatlantique. L’administration américaine est soucieuse de ne pas envoyer de signes susceptibles d’être interprétés comme un affaiblissement de son engagement pour la défense collective (et qui s’ajouteraient aux inquiétudes, déjà palpables, des alliés les plus zélés de Washington, notamment en Europe de l’Est). Les  gouvernements des pays hôtes hésitent, eux aussi, à évoquer le sujet, de peur d’être perçus comme anti-OTAN et/ou anti-américains. 

Reste l’extraordinaire concours de circonstances qui semble aujourd’hui particulièrement propice à un changement de la donne. Celui-ci peut prendre plusieurs formes. Soit une réduction (encore plus drastique) du nombre des armes déployées, soit un redéploiement des bombes vers le flanc Sud de l’Alliance, soit la fin pure et simple de leur stationnement permanent en Europe. En réalité, même le scénario du retrait complet n’annoncerait point la fin de la partie (en ce qui concerne le « partage » nucléaire de l’OTAN). Il inclurait probablement des mesures de sauvegarde telle le maintien en condition opérationnelle des infrastructures en vue d’un éventuel redéploiement en temps de crise. Il pourrait aussi s’accompagner du maintien, voire l’intensification de programmes comme l’initiative SNOWCAT (Support of Nuclear  Operations with Conventional Air Tactics), destinés à assurer l’implication des alliés non nucléaires. Pour assurer la dissuasion « commune », des armes stratégiques US stationnées sur le territoire des Etats-Unis feraient parfaitement l’affaire, tandis que d’autres gadgets et d’autres mythes – on pense ici avant tout aux divers projets US/OTAN de bouclier antimissile – pourraient venir en aide pour perpétuer la fiction de la sécurité indivisible.

Invariables certaines

Même un éventuel retrait complet des bombes américaines d’Europe ne signifierait nullement la fin du « partage » nucléaire au sein de l’Alliance atlantique. Y compris ses deux principaux corollaires : d’une part l’institutionnalisation de la mésalliance atomique (c’est-à-dire la sujétion des Etats européens en matière nucléaire aux Etats-Unis – sauf la France, bien entendu, la seule à disposer d’un arsenal nucléaire indépendant), de l’autre, la déresponsabilisation des Européens face aux questions de défense (suite à leur propension à s’en remettre à ce qu’ils croient, ou aimeraient croire, être le parapluie protecteur de l’Amérique).

Pour ce qui est de la mésalliance atomique, il convient de remonter aux origines du GPN (Groupe des plans nucléaires), décrit comme « l’autorité suprême, au sein de l’OTAN, en ce qui concerne les questions de politique nucléaire ». Le GPN fut créé en 1966, suite au départ de la France des structures militaires intégrées de l’Alliance. Il prenait, en quelque sorte, la place de la tentative MLF (Force multilatérale) dans laquelle, sous la bannière du « partage » nucléaire, les Européens furent invités à acheter des missiles, tandis que les ogives restaient aux mains des Américains. L’historien Lawrence L. Kaplan, dans son ouvrage NATO divided, NATO united: the Evolution of an Alliance, en décortique les mécanismes d’une façon remarquablement lucide. Selon lui, « comme dans le cas de la MLF, il y avait un élément de supercherie dans la promotion du GPN. L’administration Johnson espérait faire croire aux alliés qu’ils étaient finalement tout à fait impliqués dans la planification nucléaire. Le fait que les Etats-Unis ne partageaient pas complètement les informations, sans parler du contrôle, des forces nucléaires, fut moins important pour les alliés plus petits que la disposition de l’Amérique à les traiter sur un pied d’égalité avec les alliés moins petits ».

Le GPN, tout comme le Groupe de haut niveau (GHN) qui lui sert d’organe préparatoire et se réunit plus régulièrement, quasiment chaque mois, est censé faire d’une pierre deux coups. Il satisfait le désir des Européens, qui veulent désespérément être « consultés » par les Etats-Unis, en même temps qu’il assure le leadership de l’Amérique. Au fait, le GHN, composé de décideurs et d’experts nationaux, est non seulement présidé par le Secrétaire d’Etat adjoint à la Défense, mais son ordre du jour lui-même est le plus souvent élaboré à Washington et présenté sous forme de prêt-à-porter aux alliés pour qu’ils y mettent leurs estampilles. Ces arrangements soulèvent plusieurs problèmes de fond. Pour commencer, les soi-disant consultations ne sont que pure mascarade. Mais même si elles étaient réelles, elles n’auraient rien à voir avec un véritable « partage ». Comme le Général de Gaulle ne cessait de rappeler à ses homologues US : consultation n’est pas co-décision. Or sans co-décision, il n’y a pas de partage. Il n’y a que sujétion unilatérale. Deuxièmement, dans les moments critiques, loin de songer à de quelconques consultations (ne serait-ce que de façade), les Etats-Unis ne prennent même pas la peine d’informer leurs alliés – en l’occurrence même pas la Grande-Bretagne (qui leur avait pourtant de facto subordonné l’ensemble de son arsenal). Grâce aux documents déclassifiés à Londres, il s’avère par exemple qu’en 1973 le Premier ministre britannique Edward Heath se retrouvait tranquillement à la Chambre des Communes et n’a appris que par agence de presse interposée que son plus grand ami et allié venait de déclarer l’alerte nucléaire globale…

Quant à la fiction du parapluie protecteur que l’Amérique est supposée tenir au-dessus de nos têtes, la légende officielle veut que l’arsenal nucléaire US/OTAN soit considéré comme l’ultime garantie pour dissuader toute attaque contre n’importe lequel des Etats membres. Et ce, en vertu des supposés engagements de défense mutuelle contenus dans l’Article 5 du Traité de Washington. Sur ce point, il n’y a que deux « hics ». Primo, les engagements de l’Article 5 sont tout sauf automatiques. Secundo, la crédibilité de la dissuasion nucléaire US/OTAN est tout sauf solide.

En effet, lors des négociations laborieuses de la rédaction du Traité de Washington, le dossier le plus contentieux concernait justement ce que l’on appelait, à l’époque, le fameux pledge (ou promesse d’engagement). Les Européens auraient voulu un engagement automatique de la part des Etats-Unis, l’Amérique, elle, n’avait nullement l’intention de se souscrire à une telle obligation. Ses négociateurs ont absolument tout fait pour l’éviter, jusqu’à ce qu’ils sont parvenus à faire accepter cette formule définitive contenue dans l’Article 5 (clef-de voûte de la prétendue défense collective) : en cas d’attaque, les parties « conviennent que chacune d’elles assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d’accord avec les autres parties, telle action qu’elle jugera nécessaire ». Chacun de son côté et selon son jugement souverain.

Pour ce qui est de la crédibilité de la dissuasion assurée par l’Amérique, dès le moment où les USA ont perdu leur monopole nucléaire, elle a été détruite. Comme le Général De Gaulle l’avait observé : « Du fait que les Russes ont, eux aussi, maintenant, de quoi détruire l’univers et notamment le nouveau continent, il est tout naturel que l’Amérique voit dans sa propre survie, l’objectif principal d’un conflit éventuel et n’envisage le moment, le degré, les modalités de son intervention nucléaire pour la défense d’autres régions, en particulier de l’Europe, qu’en fonction de cette nécessité naturelle et primordiale ». Il s’agit là de la difficulté inhérente à toute idée de dissuasion élargie. Christopher Layne, auteur du livre La paix des illusions (la grande stratégie américaine depuis 1940 jusqu’à nos jours) résume bien l’absurdité de la dissuasion assurée par un tiers dans l’ère atomique : pour une puissance nucléaire « il vaut mieux de voir ses alliés conquis que son propre territoire anéanti ».  A moins de prétendre le contraire (et surtout d’en persuader à la fois les alliés et les adversaires potentiels), il ne peut y avoir de dissuasion élargie.

Déjà pendant la guerre froide, les stratèges washingtoniens préoccupés par le « problème de crédibilité de l’engagement » ne voyaient qu’une seule solution : la mise en place d’un système de défense antimissile balistique. A terme, ce serait le seul moyen de retrouver la perception d’invulnérabilité qui leur confèrerait la crédibilité nécessaire pour le maintien sous tutelle des alliés et amis. De surcroît, parler de bouclier et de systèmes défensifs froisse beaucoup moins les sensibilités européennes que l’évocation de bombes B61 et d’autres jouets à connotation trop guerrière. Et tant pis si c’est un non-sens stratégique. Car le propre du bouclier est justement qu’il rend possible l’emploi de l’épée. Comme l’avait expliqué le directeur de la MDA (Agence de défense antimissile) américaine lors de son audition au Congrès : les capacités de défense antimissile « renforcent notre aptitude à défendre nos intérêts à l’extérieur ». En tout état de cause, indépendamment de la configuration adoptée, l’Amérique n’aura pas l’intention d’en partager le contrôle ultime. Pas plus, en tout cas, que le contrôle qu’elle exerce sur ses bombes et ses missiles.

Quelles que soient donc les modalités de la présence nucléaire américaine en Europe (avec dimension opérationnelle ou politique, à travers des systèmes d’armes offensives ou défensives, via des installations sur le territoire européen ou sur sol américain), une chose est certaine : Washington est déterminé à ne garder qu’un seul doigt sur le bouton – le sien. C’est son droit et c’est dans son intérêt. Par contre, si les pays européens ont eux aussi le droit de se souscrire à de tels arrangements et de se verrouiller dans une position de dépendance et d’irresponsabilité, il est difficile de voir comment ils pouvaient y avoir intérêt dans la durée.

(Hajnalka Vincze, Parapluie ou hara-kiri ?– la présence nucléaire américaine en Europe, in Contradictions n°128 (Paix et Désarmement), 2009.)



[1] On reprendra ici les données avancées par Hans M. Kristensen de la Federation of American Scientists qui s’est remarquablement spécialisé sur le dossier. Voir Hans M. Kristensen, U.S. Nuclear Weapons in Europe – A Review of Post-Cold War Policy, Force Levels, and War Planning, Natural Resources Defense Council, février 2005; et Hans M. Kristensen – Robert S. Norris, Nuclear Notebook: U.S. nuclear forces, 2009, Bulletin of the Atomic Scientists, mars/avril 2009.
[2] Air Force Blue Ribbon Review of Nuclear Weapons Policies and Procedures, 8 février 2008.[3] Voir entre autres : Otfried Nassauer, Le partage nucléaire de l’OTAN est-il légal?, Energie et Sécurité n°17, 2001 ; Karel Koster, NATO Nuclear Doctrine and the NPT, BASIC Briefings, 29 juin 2004.[4] Mohamed ElBaradei, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, The Challenges Facing Nonproliferation, intervention au Council on Foreign Relations, New York, 14 mai 2004.
[5] Déclaration sur la Sécurité de l’Alliance publiée par les chefs d’État et de gouvernement participant à la réunion du Conseil de l’Atlantique Nord tenue à Strasbourg / Kehl le 4 avril 2009.Tags:
otanrelations transatlantiques

https://www.iveris.eu/list/documents/481-le_parlement_belge_a_failli_mettre_fin_au_stationnement_des_bombes_nucleaires_us_

Projet de résolution de l’Allemagne, de la Belgique et du Koweït sur la Syrie

Projet de résolution de l’Allemagne, de la Belgique et du Koweït sur la Syrie

RÉSEAU VOLTAIRE | NEW YORK (ÉTATS-UNIS) | 19 SEPTEMBRE 2019 ENGLISH

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Le Conseil de sécurité,

Rappelant ses résolutions 2042 (2012), 2043 (2012), 2118 (2013), 2139 (2014), 2165 (2014), 2175 (2014), 2191 (2014), 2209 (2015), 2235 (2015), 2249 (2015), 2254 (2015), 2258 (2015), 2268 (2016), 2286 (2016), 2332 (2016), 2336 (2016), 2393 (2017), 2401 (2018) et 2449 (2018) et les déclarations de sa présidence des 3 août 2011 (S/PRST/2011/16), 21 mars 2012 (S/PRST/2012/6), 5 avril 2012 (S/PRST/2012/10), 2 octobre 2013 (S/PRST/2013/15), 24 avril 2015 (S/PRST/2015/10) et 17 août 2015 (S/PRST/2015/15),

Réaffirmant son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République arabe syrienne, et aux buts et principes de la Charte des Nations Unies,

Se disant à nouveau profondément affligé par la persistance de la situation humanitaire effroyable que connaît la Syrie, et par le fait que le nombre de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire d’urgence atteint 11,7 millions, dont 6,2 millions sont des déplacés,

Réaffirmant qu’il n’y a pas de solution militaire au conflit syrien, exprimant son indignation devant l’escalade de la violence, qui a atteint un niveau inacceptable dans la province d’Edleb et dans ses environs, et en particulier devant les attaques lancées sans discernement dans des zones densément peuplées, notamment l’intensification des bombardements aériens, l’emploi de barils d’explosifs et les nombreux tirs d’artillerie, et se déclarant vivement préoccupé par le risque de voir la situation humanitaire continuer à se dégrader si l’escalade militaire devait se poursuivre dans le nord-ouest de la Syrie, dont la population civile est estimée à trois millions de personnes, parmi lesquelles plus d’un million d’enfants, tout en notant que presque la moitié des civils de la province d’Edleb sont des déplacés,

Se déclarant gravement préoccupé par la présence dans la province d’Edleb de groupes terroristes, qu’il a désignés comme tels, et par les activités qu’ils y mènent,

Condamnant les attaques lancées contre des civils, des installations civiles et des installations médicales, y compris les structures figurant sur la liste de déconfliction et celles appuyées par l’ONU dans le secteur, attaques qui aggravent encore les souffrances endurées et provoquent de nombreux déplacements de populations, et rappelant à cet égard les obligations qu’imposent à toutes les parties le droit international humanitaire et le droit international des droits de l’homme, ainsi que toutes ses résolutions pertinentes, notamment celle de mettre fin aux attaques visant des civils, des installations civiles et des installations médicales, ainsi qu’aux attaques contre les écoles, soulignant qu’il faut mettre fin à l’impunité des auteurs de violations du droit international humanitaire et des auteurs de violations des droits de l’homme et d’atteintes à ces droits, et réaffirmant que ceux qui ont commis de telles violations ou atteintes en Syrie ou en sont responsables de quelque manière que ce soit doivent être traduits en justice,

Réaffirmant que les États Membres doivent veiller à ce que toute mesure prise pour lutter contre le terrorisme soit conforme à toutes les obligations que leur impose le droit international, en particulier le droit international des droits de l’homme, le droit des réfugiés et le droit international humanitaire, tout en réaffirmant sa volonté de faire face à la menace, sous tous ses aspects, que constituent l’État islamique d’Iraq et du Levant (EIIL, également connu sous le nom de Daech), Al-Qaida et le Front el Nosra et les autres personnes, groupes, entreprises et entités qui leur sont associés, ainsi que les autres groupes terroristes qu’il a désignés comme tels,

Se disant à nouveau profondément préoccupé par le fait que l’aide humanitaire ne peut toujours pas être acheminée dans diverses régions du pays, et rappelant à cet égard sa résolution 2449 (2018), dans laquelle il a exigé que toutes les parties accordent aux convois humanitaires des entités des Nations Unies et de leurs partenaires d’exécution, notamment ceux qui transportent des fournitures médicales et chirurgicales, un accès sûr, durable et sans entrave à toutes les zones et populations recensées dans le cadre de l’évaluation des besoins réalisée par les entités des Nations Unies dans toutes les régions de la Syrie, rappelant que toutes les parties ont l’obligation de respecter les dispositions pertinentes du droit international humanitaire, rappelant les principes directeurs de l’Organisation des Nations Unies relatifs à l’aide humanitaire d’urgence, soulignant qu’il importe, dans le cadre de l’aide humanitaire, de défendre les principes d’humanité, d’impartialité, de neutralité et d’indépendance, et rappelant qu’il importe également que les convois humanitaires parviennent à leurs destinataires,

Mettant l’accent sur l’importance de la désescalade, du respect des accords de cessez-le-feu et de l’application pleine et entière des résolutions 2254 (2015), 2268 (2016) et 2401 (2018) pour avancer sur la voie d’un cessez-le-feu global s’étendant à toutes les régions de la Syrie, et soulignant que toutes les parties doivent respecter les engagements qu’elles ont pris dans le cadre des accords de cessez-le-feu existants et que la fourniture d’une aide humanitaire, indispensable à la survie de la population civile, doit faire partie de ces efforts, conformément au droit international humanitaire,

Prenant note du mémorandum d’accord conclu entre la Fédération de Russie et la Turquie le 17 septembre 2018, qui figure dans le document publié sous la cote S/2018/852 ;

Exprimant son indignation devant le fait que ses résolutions 2139 (2014), 2165 (2014), 2191 (2014), 2254 (2015), 2258 (2015), 2268 (2016), 2332 (2016), 2393 (2017), 2401 (2018) et 2449 (2018) ne sont toujours pas pleinement appliquées, et rappelant qu’il a exigé, dans sa résolution 2401 (2018), que toutes les parties cessent les hostilités sans délai,

Considérant que la situation humanitaire catastrophique qui règne en Syrie continue de faire peser une menace sur la paix et la sécurité dans la région,

Soulignant que l’Article 25 de la Charte des Nations Unies fait obligation aux États Membres d’accepter et d’appliquer ses décisions,

1. Décide que, pour éviter une nouvelle détérioration de la situation humanitaire déjà catastrophique qui règne dans la province d’Edleb, toutes les parties devront cesser immédiatement les hostilités le 21 septembre 2019 à midi heure de Damas ;

2. Exige des États Membres qu’ils fassent en sorte que toutes les mesures prises pour lutter contre le terrorisme, y compris dans la province d’Edleb, soient conformes aux obligations que leur impose le droit international, y compris le droit international humanitaire, le droit international des droits de l’homme et le droit international des réfugiés, souligne que les opérations antiterroristes ne dispensent pas les parties aux conflits armés des obligations que leur impose le droit international, notamment celle de distinguer entre combattants et civils, demande instamment à toutes les parties d’appliquer les principes de discrimination et de proportionnalité et l’obligation de prendre toutes les précautions possibles pour éviter ou, en tout état de cause, réduire au minimum les dommages causés aux civils ou aux biens de caractère civil, et prie le Secrétaire général de lui rendre compte immédiatement de toute violation du droit international humanitaire ;

3. Demande une nouvelle fois, en particulier aux autorités syriennes, que toutes les parties s’acquittent sans délai des obligations que leur impose le droit international, y compris le droit international des droits de l’homme, le cas échéant, et le droit international humanitaire, notamment en ce qui concerne le respect et la protection des civils, en particulier qu’elles mettent fin immédiatement à tous les bombardements aériens aveugles causant des victimes civiles, prennent toutes les précautions possibles pour éviter ou, en tout état de cause, réduire au minimum les dommages causés aux civils, notamment aux enfants, et aux biens de caractère civil, et garantissent le respect et la protection de l’ensemble du personnel médical et des agents humanitaires dont l’activité est d’ordre exclusivement médical, de leurs moyens de transport et de leur matériel, ainsi que des hôpitaux et des autres installations médicales ;

4. Exige l’application intégrale et immédiate de l’ensemble des dispositions de toutes ses résolutions sur la question, notamment les résolutions 2139 (2014), 2165 (2014), 2254 (2015), 2258 (2015), 2332 (2016), 2393 (2017), 2401 (2018) et 2449 (2018), réaffirme que certaines des violations et atteintes commises en Syrie pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité et souligne que les auteurs de violations du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme doivent être tenus responsables de leurs actes ;

5. Demande à toutes les parties de respecter et d’honorer les engagements qu’elles ont pris au titre des accords de cessez-le-feu conclus antérieurement, y compris l’application intégrale des résolutions 2254 (2015), 2268 (2016) et 2401 (2018), demande à tous les États Membres d’user de leur influence auprès des parties pour assurer la mise en œuvre d’un accord de cessation des hostilités et le respect des engagements existants et d’appuyer l’action menée pour créer les conditions propices à un cessez-le-feu durable, et souligne qu’il faut que les États Membres donnent les garanties nécessaires, notamment par l’application du mémorandum d’accord conclu entre la Fédération de Russie et la Turquie le 17 septembre 2018 ;

6. Souligne qu’il faudra surveiller et vérifier le cessez-le-feu et mettre en place un mécanisme de communication de l’information, prie le Secrétaire général de lui indiquer, au plus vite et au plus tard un mois après l’adoption de la présente résolution, les options possibles pour un tel mécanisme, et encourage les États Membres, y compris ses propres membres, à apporter leur appui, en particulier sous forme d’expertise et de contributions en nature, à un tel mécanisme ;

7. Prie le Secrétaire général de continuer, grâce à ses bons offices et à ceux de son Envoyé spécial pour la Syrie, comme décrits dans la résolution 2254 (2015), de s’employer à trouver sans délai une solution durable et viable à la situation dans la province d’Edleb, et demande à tous les États Membres concernés, aux parties au conflit et à la communauté internationale d’appuyer ces efforts et d’y contribuer concrètement ;

8. Demande à nouveau que toutes les parties autorisent le personnel humanitaire de l’Organisation des Nations Unies et de ses partenaires d’exécution à accéder durablement, en toute sécurité et sans entrave à toutes les zones et populations recensées en Syrie et qu’elles facilitent cet accès afin que l’aide humanitaire parvienne aux populations par la voie la plus directe et réponde à leurs besoins essentiels, conformément aux dispositions de sa résolution 2449 (2018) ;

9. Exige de toutes les parties qu’elles permettent au personnel médical et aux agents humanitaires dont l’activité est d’ordre exclusivement médical, à leur matériel, à leurs moyens de transport et à leurs fournitures, notamment les articles chirurgicaux, d’accéder en toute sécurité et sans entrave aux populations dans le besoin, conformément au droit international humanitaire, et exige de nouveau de toutes les parties qu’elles démilitarisent les installations médicales, les écoles et les autres établissements civils, s’interdisent d’établir des positions militaires dans des zones habitées et s’abstiennent de lancer des attaques contre des biens de caractère civil ;

10. Appelle toutes les parties, en particulier les autorités syriennes, à prendre des mesures de confiance, notamment à libérer immédiatement toutes les personnes détenues arbitrairement, en particulier les femmes, les enfants et les personnes âgées, à fournir des informations sur les personnes disparues et à restituer les corps des personnes décédées à leur famille, comme le prévoit la résolution 2474 (2019) ;

11. Déclare de nouveau qu’il n’y aura pas d’amélioration significative et durable de la situation humanitaire si le conflit syrien ne trouve pas un règlement politique conforme aux dispositions de la résolution 2254 (2015) et du Communiqué de Genève du 30 juin 2012, qui permette de faciliter une transition politique conduite par les Syriens et prise en main par eux en vue de mettre un terme au conflit, exprime de nouveau son appui aux efforts déployés par l’Envoyé spécial, et souligne une fois encore que c’est au peuple syrien qu’il appartient de décider de l’avenir de son pays ;

12. Réaffirme qu’en cas de non-respect de la présente résolution, il prendra d’autres mesures, en vertu de la Charte des Nations Unies ;

13 Prie le Secrétaire général de lui faire rapport sur l’application de la présente résolution et le respect de ses dispositions par toutes les parties concernées en Syrie, dans les 15 jours suivant l’adoption de la présente résolution et, par la suite, dans le cadre des rapports qu’il lui soumet concernant l’application des résolutions 2139 (2014), 2165 (2014), 2191 (2014), 2258 (2015), 2332 (2016), 2393 (2017), 2401 (2018) et 2449 (2018) ;

14. Décide de rester activement saisi de la question

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Source : S/2019/756

La Belgique prête à suspendre ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite





La Belgique prête à suspendre ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite


Dimanche 12 Mai 2019 modifié le Dimanche 12 Mai 2019 – 08:53





La Belgique prête à suspendre ses ventes d'armes à l'Arabie saoudite
La Belgique est prête à suspendre ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite si elles sont utilisées dans des conflits dans d’autres pays, ont annoncé samedi les autorités belges.

Le respect des embargos sur les ventes d’armes sera l’un des sujets des discussions des ministres des Affaires étrangères de l’UE lundi à Bruxelles, a-t-on indiqué de source diplomatique.

« Dès l’instant où il apparaitrait que des armes n’ont pas, in fine, été utilisées à l’endroit ou dans le pays auquel elles étaient destinées, il y aura effectivement une réaction de la Région wallonne », a affirmé samedi le ministre président de la région Willy Borsus à la RTBF.

« Cela peut aller jusqu’à la suspension des licences d’armes déjà accordées, puisque c’est ce dont il est question », a-t-il expliqué.

En Belgique, l’attribution de licences d’exportation aux fabricants d’armes ou d’équipements militaires est une compétence de l’exécutif des régions (Flandre, Wallonie et Bruxelles).

Une enquête publiée mercredi par le quotidien Le Soir a révélé que Ryad faisait usage d’armes et de technologies belges pour ses opérations au Yémen.

« Je crois qu’il serait bon que l’on suspende les contrats de livraison d’armes à l’Arabie saoudite », a plaidé le chef de la diplomatie Didier Reynders dans un entretien à la RTBF, en invitant les régions, particulièrement la Wallonie, à prendre une telle décision.

Ryad est un des ses principaux clients de la Wallonie, qui représente en terme d’emplois environ les trois quarts du secteur belge de l’armement. La région est l’unique actionnaire du fabricant de mitrailleuses et de fusils d’assaut FN Herstal.

« S’il y a des éléments démontrant effectivement l’utilisation d’armes dans un conflit en cours, comme au Yémen, on doit aller vers ces suspensions et je pense que le gouvernement wallon doit le faire », a plaidé Didier Reynders.

Le chef de la diplomatie va porter ce débat durant la réunion avec ses homologues de l’UE. Il devrait se heurter à son homologue français Jean-Yves Le Drian.

Important fournisseur d’armes à l’Arabie Saoudite, la France assume ses ventes. Le président Emmanuel Macron a assuré avoir la « garantie » qu’elles « n’étaient pas utilisées contre des civils » dans la guerre au Yémen.

L’Arabie saoudite a pris la tête en 2015 d’une coalition militaire comprenant les Emirats arabes unis pour soutenir le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi contre les rebelles Houthis. Ce conflit, l’une des pires crises humanitaires en cours, a fait des dizaines de milliers de morts.

Ryad soutient également le Libyen Khalifa Haftar, dont les forces sont engagées dans une offensive contre Tripoli pour renverser le gouvernement reconnu par la communaute internationale.

Le projet sur la libye comporte un engagement à faire respecter l’embargo sur les ventes d’armes à ce pays.

Pour faire respecter cet embargo, les ministres de l’UE devraient décider de renvoyer des navires de guerre en Méditerranée pour permettre à l’opération militaire Sophia de mener cette mission. Le mandat de l’opération a été prolongé jusqu’au 30 septembre, mais les moyens navals ont été retirés.

Dimanche 12 Mai 2019 – 08:49


Selon Kurdistan24, un administrateur de Daesh a avoué l’usage de mortiers au chlore

Selon Kurdistan24, un administrateur de Daesh a avoué l’usage de mortiers au chlore

  

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Un tribunal iraquien a condamné à mort par pendaison le Belge Bilal Abdoul-Aziz al-Marshouhi (dit « Abou Fadhil al-Belgiki ») pour son appartenance à Daesh.

« Je suis né en Belgique et possède la nationalité belge, malgré mes origines marocaines (…) J’ai fait des études d’ingénieur à l’université d’Anvers. Je suis devenu djihadiste après être devenu ami avec quelqu’un qui lisait des livres qui appelaient à l’islam radical », a-t-il expliqué.

Accusé d’avoir monté un site pornographique, il a quitté le Front Al-Nosra (Al-Qaïda) après avoir été formé aux armes par lui. Puis il a rejoint Daesh où il a d’abord servi dans la police (militaire, criminelle et des mœurs) de l’État islamique à Alep et enfin dans l’administration générale à la capitale (Raqqa).

Selon la chaîne de télévision Kurdistan24, il a affirmé lors d’une audience que son groupe faisait usage d’armes chimiques, notamment de mortiers au chlore, dans le district de Raqqa et dans un camp [1]

Les Nations unies ont été saisies de 216 supposées attaques chimiques en Syrie. La République arabe syrienne et la Russie en ont accusé les jihadistes, tandis que les Occidentaux en rejetaient la responsabilité sur le « régime de Bachar ». Les inspecteurs de l’OIAC ont confirmé plusieurs de ces attaques sans être habilités à en déterminer les auteurs. Cependant leur dernier rapport sur l’affaire de Douma exempte de facto les autorités de Damas.

Urgent: Défense russe: les services secrets français et belges préparent une provocation à l’arme chimique en Syrie pour en accuser la Russie

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Défense russe: Paris et Bruxelles préparent une provocation à l’arme chimique en Syrie

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Défense russe: Paris et Bruxelles préparent une provocation à l’arme chimique en Syrie

Défense russe: Paris et Bruxelles préparent une provocation à l’arme chimique en Syrie

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Pourquoi le Brexit sera « dramatique » pour la Belgique

Pourquoi le Brexit sera « dramatique » pour la Belgique

M.R. Publié le – Mis à jour le 

65
INTERNATIONALLa Banque nationale belge a estimé ce jeudi que le Brexit est « dramatique » pour la Belgique.Le Brexit aura bel et bien un coût pour les Belges et pas des moindres. En effet, selon la banque nationale belge, le pire scénario lié au Brexit impliquerait une perte de 2,5% sur le pouvoir d’achat des Belges. Il ne serait que de 0,4% dans le cas d’une sortie plus « douce » du Royaume-Uni de l’Union Européenne.

« La Belgique est parmi les pays les plus touchés, a expliqué Hans Geeroms, un économiste de la BNB. C’est assez dramatique, c’est le prix que les Belges vont payer pour une décision des Britanniques de quitter le marché unique« . Selon lui, l’impact sur le PIB de notre pays équivaudrait tout de même à une diminution de 0,9%. Évoquant les secteurs les plus touchés, l’économiste a notamment cité le domaine de la chimie, de la pharmacie, de l’industrie automobile, de la pêche et de l’agriculture.

Un conseil des ministres spécial s’est tenu ce jeudi matin pour préparer la Belgique à un Brexit sans accord. Annonçant un « travail gigantesque », le Premier ministre Charles Michel a évoqué 250 mesures législatives et réglementaires pour faire face à un « Brexit dur ». « Ce sont des mesures très variées qui touchent aussi bien aux droits des citoyens, le droit de séjour, des questions de sécurité sociale, d’énergie et de sécurité d’approvisionnement, des questions de finances… », a déclaré le Premier ministre.

M.R.

» Dans la guerre USA-Chine sur la 5G, l’Europe est incapable d’inventer son indépendance face à Huawei

ATLANTICO-BUSINESS
Dans la guerre USA-Chine sur la 5G, l’Europe est incapable d’inventer son indépendance face à Huawei

Dans le domaine de la 5G, dont tous les experts nous expliquent qu‘elle va être incontournable pour le pilotage des objets connectés, la concurrence pour le contrôle des équipements s’annonceplus que redoutable. D’un côté, les Chinois de chez Huawei qui ont une avance technologique et des moyens considérables pour déployer des réseaux dans tous les pays du monde, de l’autre, l’Amérique de Donald Trump qui considère que les Chinois ont une stratégie politique d’hégémonie sur le monde occidental en prenant le contrôle de la gestion des données.

Cette semaine, l’ambassadeur des Etats-Unis à Berlin a transmis au ministère de l’industrie allemande une lettre obligeant le gouvernement allemand à choisir entre les équipements que propose le chinois Huawei et son maintien au partage d’informations sensibles que les Etats-Unis livrent à leurs alliés.Au terme de ce chantage, si l’Allemagne continue de travailler avec Huawei pour s’équiper en 5G,l‘Allemagne ne sera plus considérée comme un allié loyal. Comme l’écrit le WallStreetJournal, ce sera les antennes Huawei ou les câbles du Pentagone.

Donald Trump, qui a semble-t-il,décidé d’entamer une campagne auprès de tous ses alliéseuropéens, n’y va pas par quatre chemins.

La Grande Bretagne est depuis quelques jours également plongée dans l’incertitude la plus totale quant à la mise en œuvre de sa prochaine stratégie digitale. Selon le Times, Gavin Williamson, le ministre de la défense de Theresa May,se déclaretrès inquiet de l’influence du chinois Huawei dansl’architecture du prochain réseau 5G au Royaume-Uni.Son homologue américain, informé par les services de contre-espionnage,l’a mis en garde des risques d’espionnage que présentait le géant chinois dans une technologie aussi sophistiquée et stratégique que la 5G, et surtout dans la gestion des réseaux mobiles. Mais, réponse du gouvernement britannique : « il n’y a pas d’autres industrielsque les Chinois dans le monde, capables de mener à bien un tel projet d’équipement et notamment l’installation du premier réseau britannique ».

La France n’aurait pas officiellementreçu d’avertissement de Washingtonà propos de la 5G …mais il faut dire que la France est en retard dans le déploiement du réseau.Alors que l’on n’a pas fini de déployer le 4G sur l’ensemble du territoire,on ne fait qu’entamerles études administratives pour permettre aux opérateurs privés de commencer des expérimentations.Du coup, SFR semble travailler avec Nokia et a réalisé unepremière liaison très symbolique.

Bouygues Télécom collabore avec Huawei avec des tests àBordeaux, où les résultats sont satisfaisants.

Orange travaille sur plusieurs tests àMarseille,Lille et Douai ainsi qu’à Paris avec une technologie propre. Mais le montant des investissements n’est pas connu.Tout cela démontre qu’il existe un grand retard ou alors une grande prudence.

En Europe, le pays le plus en avance est la Finlande avec Nokia. L’opérateur Elisaa proposé une offre commerciale en 5G, avec différents forfaits, mais la performance doit encore faire des progrès. Le problème pour Elisa et Nokia, c’est qu’il n’y a pas de téléphone portable compatible. Ils ont donc dû faire les tests et les premières offres avec des mobiles prototype de chez Huawei qui va les mettre en commercialisation avant cet été. Mais Huawei, en Finlande comme ailleurs,soulève beaucoup d’interrogations.

Saint-Marin, micro Etat du nord-est de l’Italie, a indiqué qu’il était le premier Etat à se doter entièrement de la 5G en 2018. Mais Saint Marin est plus petit que Monaco.

L‘Italie auraitdéployé un réseauexpérimental dans les Pouilles fin 2018, mais l’Italie n’en a pas fait de publicité. Compte tenu de ses finances, l’Italie n’aguère les moyens d’aller plus loin.

La Belgiquedoit être capable de commercialiser et se lancer dans la course, mais pas avant 2020. Avec une interrogation, tout est possible mais avec quel équipement ?

 

Partout en Europe, on s’inquiète finalement de la pression américaine.Tout se passe comme si les Etats-Unis avaient déclaré la guerre àHuawei. Personne ne va donc pouvoir faire des affaires avec le Chinois.

Les services d’informationsaméricainsauraient acquis la conviction que la Chine utilisait les réseaux, les mobiles et la technologie Huaweià des fins d’espionnage.D’où les embargos et les arrestations de cadres de Huawei afin d’enquêter pour débusquer d’éventuels agissements malveillants.

Au delà de ce risque, l’Amérique s’avèretrès en retard dans la mise au point de la 5G.Alors même que l’Amérique a toujours été jusqu’alors leader mondial dans ce type de recherche. D‘où peut être la peur d’êtredépassé et déstabilisé.Toujours est-il que les patrons des Gafam sont en lien avec le Pentagone pour essayer de préparer une riposte.

 

La 5G prépare une deuxième révolution digitale qui aura des impacts sur l’ensemble de la vie quotidienne.

La 5G offre une vitesse remarquable de connectivité,à peine une seconde.Cette vitesse est absolument indispensablepour développer les objets autonomes et connectés.Lesvoitures sans chauffeur d’abord, mais tous les objets de mobilité, les bus, les avions, les bateaux, les engins de chantiers, les outils chirurgicaux,etc.Tous ces objets doivent réagir au « quart de seconde”, pour des raisons de performance et de sécurité.

Mais l’inquiétude se cristallise surtout sur le mode de gestion des réseaux et des serveurs.Comment imaginer ne pas être sur et certain à 100% de la bienveillance des systèmes lorsqu’il s’agira de réguler la circulation automobile dans une ville ou le contrôle aérien d’un aéroport ?

Sans tomber dans la science-fiction, les services américains ne sont pas loin d’imaginer qu’un système puisse tomber dans les mains d’une puissance étrangèreanimée de sentiments hostiles.Lesservices l’imaginent encore plus facilement si les équipements sont d’origine chinoise.

Tant qu’il n’y aura pas de systèmes concurrents àceux proposés par Huawei, le géant chinois sera toujours suspecté.

L’Europe, dans tout cela, n’a pas, une fois de plus, de plan B à soumettre à ses partenaires et clients.  Comme les Américains, les opérateurs de l’Union européenne sont assez désarmés.

Alors, faute de s’entendre, de mobiliser des fonds d’investissements colossaux et créer des géants de la 5G, les pays de l’Union européenne sont coincés entre les méthodes d’intimidation et de chantage américain et les pouvoirs hégémoniques ou démoniaques pour certains de Huawei.

L’ambassade de Chine en Belgique dément les allégations sans fondement sur l’espionnage chinois à Bruxelles

L’ambassade de Chine en Belgique dément les allégations sans fondement sur l’espionnage chinois à Bruxelles

© Chine Nouvelle (Xinhua), Le 10/02/2019 19:55

L’ambassade de Chine en Belgique a démenti dimanche les allégations sans fondement concernant l’espionnage chinois à Bruxelles.

Répondant à des informations parues dans certains médias locaux prétendant qu' »il y aurait environ 250 espions chinois actifs à Bruxelles », un porte-parole de l’ambassade a déclaré que « ces allégations sans fondement sont purement des histoires montées de toutes pièces ».

Alors que « la Chine travaille depuis toujours à développer des relations d’amitié et de coopération avec la Belgique et les autres pays sur la base du respect mutuel, de l’égalité et des bénéfices mutuels », dit-il, ces « quelques allégations irresponsables, qui visent à désorienter et à duper le grand public par des attaques et dénigrements malveillants contre la Chine dans la tentative de perturber et de troubler les relations sino-belges et sino-européennes, n’aboutiront à rien ».

https://chine.in/actualite/cn/ambassade-belgique-dement-les-allegations_116509.html

La question migratoire fait tomber le gouvernement belge

 

Le Premier ministre belge Charles Michel, le 12 juillet 2019 à Bruxelles © POOL/AFP/Archives Tatyana ZENKOVICH

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La question migratoire fait tomber le gouvernement belge

le 19 décembre 2018

Le pacte mondial de l’ONU sur les migrations, dénoncé par les nationalistes flamands, a eu raison du gouvernement belge: le Premier ministre libéral Charles Michel a jeté l’éponge mardi soir, faisant le constat de l’absence de soutien pour son gouvernement en place depuis 2014.

A cinq mois des législatives prévues pour le 26 mai, la démission présentée mardi soir au roi Philippe ne va pas déboucher forcément sur son départ ni sur des élections anticipées.

L’option « la plus probable », selon une source proche du pouvoir, est que le roi demande au gouvernement démissionnaire d’expédier les affaires courantes jusqu’à l’échéance électorale.

Charles Michel a annoncé sa démission après un débat au Parlement au cours duquel il avait appelé l’opposition à le soutenir au coup par coup, sur plusieurs thèmes-clés (pouvoir d’achat, sécurité, environnement), pour permettre au gouvernement de continuer à travailler.

L’appel à cette « coalition de bonne volonté » n’a « pas été entendu », a déploré le Premier ministre devant les députés.

Au cours d’une suspension de séance, socialistes et écologistes venaient de convenir du dépôt d’une motion pour renverser le gouvernement, traduisant le refus de cette « main tendue ». »Je prends donc la décision de présenter ma démission et mon intention est de me rendre chez le roi immédiatement », a-t-il affirmé.

Depuis le 9 décembre, date du départ des ministres nationalistes flamands de la N-VA, Charles Michel était à la tête d’un gouvernement privé de majorité.

Son refus d’organiser un vote de confiance qui paraissait risqué l’exposait à des « motions de méfiance » de la part de l’opposition.

– Record mondial de crises –

Mardi soir, après avoir reçu M. Michel, le roi a annoncé qu’il mettait sa décision « en suspens ». Il devrait mener des consultations avec les chefs de partis avant de trancher.

La Belgique détient un record mondial en matière de crises gouvernementales.

Entre mi-2010 et décembre 2011, le royaume de 11 millions d’habitants avait tenu 541 jours sans gouvernement de plein exercice. Cela n’avait toutefois pas empêché la prise de décisions importantes comme celle de l’intervention militaire en Libye.

« Les affaires courantes n’empêchent pas le gouvernement de fonctionner, il doit simplement le faire de manière prudente », a commenté le député écologiste Georges Gilkinet sur la chaîne francophone RTBF.

La coalition au pouvoir associant depuis octobre 2014 libéraux et démocrates-chrétiens aux nationalistes flamands de la N-VA s’est effondrée sur le dossier de la migration.

L’Alliance néoflamande (Nieuw Vlaamse Alliantie, N-VA) avait retiré son soutien à Charles Michel à la veille de son déplacement pour approuver le pacte de l’ONU au nom de la Belgique, le 10 décembre à Marrakech.

Une attitude dénoncée par le chef du gouvernement comme « une volte-face » de la N-VA, alors qu’un consensus s’était dégagé sur ce texte au cours de l’été.

Malgré son caractère non contraignant, ce texte était refusé par les nationalistes flamands au motif qu’il ouvrirait la voie à des pertes de souveraineté des Etats signataires pour arrêter leur politique migratoire.

Dans le sillage des Etats-Unis et d’Israël notamment, une dizaine de pays européens ont annoncé leur retrait ou le gel de leur décision après avoir approuvé le texte le 13 juillet à New York.

Depuis son départ du gouvernement, la N-VA continuait de monnayer son soutien au gouvernement belge devenu minoritaire.

Pour voter le budget 2019 cette semaine à la Chambre, il avait notamment exigé de pouvoir rouvrir des discussions constitutionnelles sur le pouvoir des communautés, ce que le Premier ministre a jugé « inacceptable ».

« J’ai constaté qu’il y avait des conditions nouvelles qui menaçaient de lancer le pays dans une fuite en avant confédérale et des élections anticipées. Nous n’avons pas accepté ces conditions. Le trait est tiré », a-t-il dit mardi après-midi devant les députés.

Charles Michel, qui aura 43 ans vendredi, était à l’époque de son arrivée à la tête du gouvernement le plus jeune Premier ministre du royaume depuis 1840.

LNT avec AFP

https://lnt.ma/question-migratoire-tomber-gouvernement-belge/

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