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La question migratoire fait tomber le gouvernement belge

 

Le Premier ministre belge Charles Michel, le 12 juillet 2019 à Bruxelles © POOL/AFP/Archives Tatyana ZENKOVICH

International

La question migratoire fait tomber le gouvernement belge

le 19 décembre 2018

Le pacte mondial de l’ONU sur les migrations, dénoncé par les nationalistes flamands, a eu raison du gouvernement belge: le Premier ministre libéral Charles Michel a jeté l’éponge mardi soir, faisant le constat de l’absence de soutien pour son gouvernement en place depuis 2014.

A cinq mois des législatives prévues pour le 26 mai, la démission présentée mardi soir au roi Philippe ne va pas déboucher forcément sur son départ ni sur des élections anticipées.

L’option « la plus probable », selon une source proche du pouvoir, est que le roi demande au gouvernement démissionnaire d’expédier les affaires courantes jusqu’à l’échéance électorale.

Charles Michel a annoncé sa démission après un débat au Parlement au cours duquel il avait appelé l’opposition à le soutenir au coup par coup, sur plusieurs thèmes-clés (pouvoir d’achat, sécurité, environnement), pour permettre au gouvernement de continuer à travailler.

L’appel à cette « coalition de bonne volonté » n’a « pas été entendu », a déploré le Premier ministre devant les députés.

Au cours d’une suspension de séance, socialistes et écologistes venaient de convenir du dépôt d’une motion pour renverser le gouvernement, traduisant le refus de cette « main tendue ». »Je prends donc la décision de présenter ma démission et mon intention est de me rendre chez le roi immédiatement », a-t-il affirmé.

Depuis le 9 décembre, date du départ des ministres nationalistes flamands de la N-VA, Charles Michel était à la tête d’un gouvernement privé de majorité.

Son refus d’organiser un vote de confiance qui paraissait risqué l’exposait à des « motions de méfiance » de la part de l’opposition.

– Record mondial de crises –

Mardi soir, après avoir reçu M. Michel, le roi a annoncé qu’il mettait sa décision « en suspens ». Il devrait mener des consultations avec les chefs de partis avant de trancher.

La Belgique détient un record mondial en matière de crises gouvernementales.

Entre mi-2010 et décembre 2011, le royaume de 11 millions d’habitants avait tenu 541 jours sans gouvernement de plein exercice. Cela n’avait toutefois pas empêché la prise de décisions importantes comme celle de l’intervention militaire en Libye.

« Les affaires courantes n’empêchent pas le gouvernement de fonctionner, il doit simplement le faire de manière prudente », a commenté le député écologiste Georges Gilkinet sur la chaîne francophone RTBF.

La coalition au pouvoir associant depuis octobre 2014 libéraux et démocrates-chrétiens aux nationalistes flamands de la N-VA s’est effondrée sur le dossier de la migration.

L’Alliance néoflamande (Nieuw Vlaamse Alliantie, N-VA) avait retiré son soutien à Charles Michel à la veille de son déplacement pour approuver le pacte de l’ONU au nom de la Belgique, le 10 décembre à Marrakech.

Une attitude dénoncée par le chef du gouvernement comme « une volte-face » de la N-VA, alors qu’un consensus s’était dégagé sur ce texte au cours de l’été.

Malgré son caractère non contraignant, ce texte était refusé par les nationalistes flamands au motif qu’il ouvrirait la voie à des pertes de souveraineté des Etats signataires pour arrêter leur politique migratoire.

Dans le sillage des Etats-Unis et d’Israël notamment, une dizaine de pays européens ont annoncé leur retrait ou le gel de leur décision après avoir approuvé le texte le 13 juillet à New York.

Depuis son départ du gouvernement, la N-VA continuait de monnayer son soutien au gouvernement belge devenu minoritaire.

Pour voter le budget 2019 cette semaine à la Chambre, il avait notamment exigé de pouvoir rouvrir des discussions constitutionnelles sur le pouvoir des communautés, ce que le Premier ministre a jugé « inacceptable ».

« J’ai constaté qu’il y avait des conditions nouvelles qui menaçaient de lancer le pays dans une fuite en avant confédérale et des élections anticipées. Nous n’avons pas accepté ces conditions. Le trait est tiré », a-t-il dit mardi après-midi devant les députés.

Charles Michel, qui aura 43 ans vendredi, était à l’époque de son arrivée à la tête du gouvernement le plus jeune Premier ministre du royaume depuis 1840.

LNT avec AFP

https://lnt.ma/question-migratoire-tomber-gouvernement-belge/

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Deux véhicules de police incendiés lors d’une manifestation de « gilets jaunes » à Bruxelles

Deux véhicules de police incendiés lors d’une manifestation de « gilets jaunes » à Bruxelles

Manifestation de « gilets jaunes » à Bruxelles, le 30 novembre 2018. / © BELGA/AFP / ERIC LALMAND

Deux véhicules de police ont été incendiés lors d’incidents vendredi à la fin d’une manifestation d’environ 300 « gilets jaunes » à Bruxelles, le premier rassemblement organisé dans la capitale belge par le mouvement de protestation, selon un correspondant de l’AFP sur place.

Les deux véhicules ont été brûlés en pleine rue en début d’après-midi. Auparavant, vers 13H30 locales (12H30 GMT), la police avait fait usage de canons à eau pour disperser des manifestants qui lançaient des projectiles.

Selon une porte-parole de la police de Bruxelles, les manifestants ont notamment jeté « des boules de billards et des pavés » pendant la manifestation.

Une soixantaine de personnes ont été interpellées parce qu’elles transportaient des objets interdits, comme des cutters, des fumigènes ou des bombes lacrymogènes.

Les premières arrestations ont eu lieu dès la matinée, au moment où des petits groupes convergeaient vers le principal point de rassemblement.

« Violences incompréhensibles à l’égard de la police qui fait chaque jour de son mieux pour protéger les citoyens et la société. Scandaleux », a protesté le ministre belge de l’Intérieur Jan Jambon sur Twitter.

La manifestation a commencé vers 10H30 (09H30 GMT) au carrefour Arts-Loi, non loin des institutions européennes et des bureaux du Premier ministre, où la police a rapidement recensé une centaine de « gilets jaunes ».

Le cortège a ensuite progressivement grossi, parcourant les rues du centre en tentant à plusieurs reprises de se rapprocher des bâtiments officiels défendus par des cordons de police. « Le peuple c’est nous, Charles Michel, t’es fini », scandaient certains manifestants à l’adresse du Premier ministre libéral.

Les « gilets jaunes », qui portent ces vestes fluorescentes que chaque automobiliste est obligé de détenir dans sa voiture afin de le rendre visible en cas d’accident, sont revenus vers 13H30 non loin du carrefour de départ et c’est à ce moment que les échauffourées ont éclaté.

Lancé il y a deux semaines en France pour protester contre la baisse du pouvoir d’achat et l’augmentation de la fiscalité sur les carburants, le mouvement des « gilets jaunes » avait essaimé en Wallonie, mais pas encore en Flandre, ni dans la capitale. Il s’agit de la première manifestation appelée à Bruxelles, via les réseaux sociaux, sans meneur revendiqué.

Lundi, un YouTubeur belge, Gary Ducran, avait décidé d’annuler un rassemblement autorisé par la ville pour vendredi. Il avait invoqué « un cahier des charges trop important » imposé par la police, et un service d’ordre selon lui impossible à constituer comme demandé.

En Wallonie, les « gilets jaunes » ont plusieurs fois été débordés par des casseurs la semaine dernière et la police a procédé à des arrestations par dizaines.

(©AFP / (30 novembre 2018 15h35)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Deux-v-hicules-de-police-incendi-s-lors-d-une-manifestation-de-gilets-jaunes–Bruxelles/975617.rom

Avec la Finlande, 10 pays rejoignent l’initiative européenne d’intervention militaire

Avec la Finlande, 10 pays rejoignent l’initiative européenne d’intervention militaire

La Finlande a rejoint le projet d’Europe de la défense porté par Emmanuel Macron.

Réunis mercredi à Paris, les neuf ministres de la défense des pays membres de l’Initiative européenne d’intervention (IEI) ont entériné l’adhésion de la Finlande. L’objectif du groupe est de promouvoir l’autonomie militaire de l’Europe.

Et de 10. Le projet d’Europe de la défense porté par le Président français prend de l’ampleur avec l’entrée de la Finlande dans le cercle. La nouvelle, dans les tuyaux depuis la visite d’Emmanuel à Helsinki le 30 août, a été rendue officielle mercredi, lors d’une réunion entre ministres de la défense des pays adhérents.

Cette réunion a été la première du genre depuis le lancement de l’IEI, le 25 juin. L’ordre du jour entre les neuf représentants de la Défense de leur pays (France, Allemagne, Danemark, Belgique, Pays-Bas, Espagne, Estonie, Portugal et Royaume-Uni), outre d’accueillir le nouveau membre, s’est porté sur la définition des orientations politiques pour les travaux à venir.

Neuf pays se retrouvent pour faire avancer l’Europe de la défense

Les neuf pays signataires de l’Initiative européenne d’intervention se retrouvent pour la première fois à Paris pour donner un contour concret à ce projet censé muscler l’Europe de la défense. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Dès vendredi, les état-majors concernés vont se réunir dans le cadre des Discussions stratégiques militaires européennes (Mest, en anglais). Cela constituera les premières vraies discussions militaires de l’IEI.

Le matin même, Emmanuel Macron avait appelé à la création « d’une vraie armée européenne ». La coopération structurée permanente, ou PESCO, déjà adoptée par l’UE, fournit un premier cadre de coopération, dans laquelle s’inscrit l’initiative d’intervention militaire à 10. La France, qui souhaite aller plus loin dans la coopération, représente l’armée la plus développée des 27 après la sortie de l’UE du Royaume-Uni.

 

https://www.euractiv.fr/section/politique/news/avec-la-finlande-10-pays-rejoignent-linitiative-europeenne-dintervention-militaire/

 

Une histoire belge : le choix des Belges

Une histoire belge : le choix des Belges

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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Une histoire belge : le choix des Belges

28 octobre 2018 – La pensée même de cet article m’épuise absolument, et je ne m’y mets, je vous l’avoue, qu’après avoir tant repoussé l’instant de m’y mettre : parler du JSF (F-35), de la Belgique, du choix que ce pays vient de nous annoncer (le F-35), du mécontentement discret mais un peu goguenard des Français, du “Je regrette” de Macron, – tant de médiocre bassesse repousse ma plume qui se refuse à se tremper d’une encre si médiocre. Je chancelle sous le poids de leur surhumaine sottise, avec presque de l’admiration dans mon exaspération : “Comment peut-on l’être autant, si longtemps, si complètement, si décidément, si joyeusement, si content-de-soi ?”

Car enfin, comment, aujourd’hui, avec tout ce que l’on sait hors des virements et donations mensuelles de Lockheed Martin, oui comment peut-on choisir cet incroyable fer à repasser et badigeonner sur son fuselage “avion de combat”, cela pour avertir les Russes qu’il s’agit bien d’un combat aérien qui s’engage ? Comment peut-on croire les Américains sur leurs promesses alors qu’ils se conduisent partout en pirates, faussaires, faux-frères, traîtres et parjures, scandaleux escrocs empilant leur montagne de faux talbins (*) ? Le plus fort, non le plus éclatant et le plus évident, c’est que les Belges ne sont pas de “mauvais Européens”, comme les Français le laissent entendre parce que ce qu’ils ont fait, qui est de faire leur petite commission face aux Yankees de façon à ce que se poursuive le tango transatlantique, eh bien il n’y a vraiment rien de plus “bon Européen” selon l’esprit de Notre-Europe. Tous leurs matamores de l’UE ne font pas autrement, et quant au Macron…

Ces gens sont totalement fermés, aveugles, absolument insensibles à la sagesse de l’expérience et à la mesure du bon sens, zombies postmodernes ouverts à toutes les modes subrepticement sataniques qui dissimulent l’hystérie derrière la gouvernance. Il en faut diablement pour acheter ce fer à repasser yankee qui ne fait “vroum-vroum” en lâchant un peu de vapeur que si les Yanks l’autorisent, alors que ces mêmes Yanks, sous la direction éclairée du président Trump, sont en train de fracasser le traité FNI qui va transformer l’Europe en champ de foire nucléaire, – et que les Européens, voyez-vous, s’en aperçoivent sans que cela ne produise autre chose que des cris d’orfraie. (**) Ce qui me terrorise, je l’avoue, c’est ce déversement, cet amoncellement, cette montagne océanique de sottise, tous ces ministres qui semblent croire que la sottise est un art et que l’art ça se respecte par simple génuflexion de bassesse.

Voilà pour les Belges… Quant aux Français !

Cela me ramène en 1986-1989,  – oui, il y a trente ans et plus dans ce monde qui va si vite ! – selon l’histoire de la première campagne du Rafale en Belgique dont j’ai déjà très-abondamment et diversement parlé pour en avoir été un commentateur presque-acteur (allez voir le 10 octobre 2009 et le 24 octobre 2014). A cette époque, les Belges étaient déjà des Belges mais ils gardaient le goût des frites nationales-souveraines et savaient deviner à la fois la bonne affaire et l’affaire qui peut vous tricoter une vertu en vous rapportant gros ; et puis, un peu moins à la lèche devant les Yankees, je me rappelle même en avoir rencontré certains qui cultivaient un petit coin d’audace gaullienne pour une Europe indépendante. C’est pour cette raison qu’à cette époque, le Rafale était sans concurrent, et parti pour une coopération et des commandes européennes (belge dans tous les cas) si l’on s’y prenait avec une certaine habileté dans les méandres des influences brusselaire.

Les Français, autant le gouvernement que Dassault, furent incroyablement mauvais, à la fois arrogants et naïfs, bousculant tout et n’y comprenant rien. Ils se coulèrent eux-mêmes par le fond dans un grand bruit d’autosatisfaction parisienne. Croyez-vous que cela leur ait servi de leçon ? Aux temps actuels de Macron avec Sarko-Hollande en toile de fond, on a suffisamment à faire pour s’affirmer à soi-même qu’on est excellents et excellemment européens, décrivant avec des clins d’yeux entendus les mirifiques marchés des États minuscules et pétroliers. Le goût des mirages pétroliers fait qu’il est plus glorieux de se prendre une veste aux Émirats qu’à Bruxelles, et puis finalement on enfile les deux.

Par des remarques et confidences de vieux amis du temps passé encore dans le circuit (je m’en suis extrait, leur quincaillerie me paraissant de plus en plus rouillée pour mon propos général), j’ai suivi de loin en loin la “campagne” française à Bruxelles pour ce marché, qui semblait ne pouvoir être que victorieuse ; mais je rectifie aussitôt : “qui semblait ne pouvoir être que victorieuse” certes, s’il y avait eu campagne… Il y a quelques mois, un ami bruxellois bien au courant de ces choses m’interrogeait encore, incrédule devant l’absence d’activité de mes compatriotes (!) dans le grand champ de la communication où tout se décide : “Mais qu’est-ce qu’attentent les Français ? Le terrain leur est complètement favorable”. Je lui répondis, d’instinct dirais-je, car je ne sais plus que penser des Français, alors et bien plus encore aujourd’hui au crépuscule des sombres temps présents : “C’est un remake de 1986-1989, en pire”…

J’en ai eu des échos, ces dix-huit derniers mois, de confidence comme quoi, “Ça y est, Dassault va lancer sa campagne d’influence, de relations publiques, d’actions dans la presse, d’interventions auprès de personnalités qui sont contre le JSF” (Il y en a beaucoup, énormément, il suffit d’entendre les protestations de l’opposition au Parlement, après l’intervention du Premier ministre, le nommé Charles Michel, annonçant son choix sans y rien comprendre.) Quant aux autorités françaises du temps de Macron, c’est “Paris et le désert français” qui aurait atteint lui-même (Paris) la désertification complète, – sans doute la crise climatique… Ainsi ont-ils laissé passer les occasions, assurés de leur “excellence”, de leur influence, de leur irrésistible suffisance. Pendant ce temps, la machinerie Lockheed-Martin tournait à plein régime, semant ses graines de corruption et de mésinformation-satisfaction répandant la narrative de la miraculeuse transmutation du JSF en F-35. Les Flamands ont joué leur rôle habituel de porteurs d’eau, cette fois sous les couleurs de la N-VA, ces flamboyants et sulfureux nationalistes-souverainistes qui, comme leurs homologues polonais incapables d’imaginer autre chose que Charybde et Scylla, croient qu’on défend les grands principes souverains en s’appuyant sur les Yankees contre les entreprises des pouvoirs européens.

C’est une bien triste histoire, dix fois, cent fois recommencée dans ces sombres temps présents… La seule idée qui me réconforte, c’est qu’en faisant ce qu’ils ont fait, tous, absolument tous, ils ont contribué à encore aggraver et accélérer la Grande Crise d’Effondrement du Système.

 

Notes

(*) “Billets de banque” en novlangue-Audiard, cf. Le cave se rebiffe.

(**) Des diplomates de l’UE, dotés d’une grande vision de l’avenir, ont confié à Pépé Escobar que « la décision des États-Unis [de quitter le traité FNI]  a été un “choc” et “la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour l’UE, car elle met en péril notre existence même et nous soumet à la destruction nucléaire par des missiles à courte portée”, qui ne pourraient jamais atteindre les États-Unis. »

http://www.dedefensa.org/article/une-histoire-belge-le-choix-des-belges

Macron « regrette » l’achat de F-35 par la Belgique, « contraire aux intérêts européens »

Macron « regrette » l’achat de F-35 par la Belgique, « contraire aux intérêts européens »

Le président français Emmanuel Macron en conférence de presse à Bratislava en Slovaquie, le 26 octobre 2018 / © AFP / VLADIMIR SIMICEK

Le président français Emmanuel Macron « regrette » la décision du gouvernement belge d’acheter des avions de chasse F-35 américains « plutôt qu’une offre européenne », une décision qui « stratégiquement va a contrario des intérêts européens », a-t-il déclaré vendredi devant la presse à Bratislava.

Le gouvernement belge a annoncé jeudi avoir choisi le F-35 américain pour remplacer sa flotte vieillissante d’avions de chasse F-16, au détriment notamment du Rafale français.

« L’offre française est arrivé après la clôture. Je regrette le choix fait. Il n’y avait pas que l’offre du Rafale, il y avait aussi l’Eurofighter, un vraie offre européenne. La décision est liée à une procédure belge, à des contraintes politiques du pays mais stratégiquement va a contrario des intérêt européens », a-t-il ajouté.

« Je ferai tout pour que dans les appels d’offres à venir, des offres européennes soient promues », a-t-il promis, lors d’une visite Slovaquie consacrée à la promotion de ses projets pour l’Europe, dont l’Europe de la défense.

Macron regrette l’achat de F-35 par la Belgique / © AFP / Damien Simonart

« L’Europe doit développer une vraie capacité d’industrie de défense européenne, dans tous les pays qui croient à cette aventure. Ma détermination en sort renforcée », a-t-il conclu.

« L’Europe ne sera forte que si elle est vraiment souveraine et si elle sait se protéger elle même. Nous héritons d’habitudes passées, les projets évoqués ont été lancés avant mon arrivée », a-t-il encore précisé.

(©AFP / (26 octobre 2018 14h12)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Macron-regrette-l-achat-de-F-35-par-la-Belgique-contraire-aux-int-r-ts-europ-ens/965758.rom

La Belgique achète 442 blindés français pour environ 1,5 milliard d’euros

La Belgique achète 442 blindés français pour environ 1,5 milliard d’euros

Paris – La France va fournir à l’armée belge 442 blindés pour un montant d’environ 1,5 milliard d’euros, a annoncé vendredi la ministre française des armées Florence Parly.

Dans un communiqué publié au lendemain de l’annonce de l’achat par Bruxelles d’avions de chasse F-35 américains au détriment notamment du Rafale français, la ministre s’est félicitée de « cette excellente nouvelle, pour la France comme pour la Belgique ».

Cet accord, qui avait fait l’objet d’une « lettre d’intention » en vue d’un « partenariat stratégique » signée en juin 2017, porte sur la vente de 442 véhicules blindés légers multirôle de type « Griffon » et de 60 blindés de reconnaissance et de combat de type « Jaguar ».

« Ce partenariat inédit comporte également un volet opérationnel incluant des entraînements, de la formation et le maintien en condition opérationnelle des matériels concernés », ajoute le communiqué.

Ces blindés ont été développés en France dans le cadre du programme Scorpion de renouvellement des capacités de combat de l’armée de Terre française, auquel participent notamment les groupes français Nexter Systems, Thales, Renault Trucks Defense ou encore Safran pour l’optronique. Ils seront livrables à la Belgique à compter de 2025.

Bruxelles avait annoncé jeudi l’achat de 34 F-35 de Lockheed Martin pour son armée de l’air, un contrat estimé à 3,6 milliards d’euros. Le président français Emmanuel Macron a « regretté » vendredi cette décision, estimant qu’elle allait « stratégiquement à contrario des intérêts européens ».

(©AFP / 26 octobre 2018 12h37)

https://www.romandie.com/news/La-Belgique-ach-te-442-blind-s-fran-ais-pour-environ-1-5-milliard-d-euros_RP/965786.rom

La Belgique craint une pénurie d’électricité, une ministre s’en prend à Engie

La Belgique craint une pénurie d’électricité, une ministre s’en prend à Engie

Bruxelles – La Belgique redoute une pénurie d’électricité d’origine nucléaire en novembre, une situation dont elle tiendrait le producteur Electrabel « entièrement responsable », a affirmé lundi une ministre belge, en s’en prenant au programme d’entretien des centrales exploitées par cette filiale du géant français Engie.

Electrabel avait annoncé vendredi qu’elle devrait reporter le redémarrage de ses réacteurs Tihange 2 et Tihange 3, repoussé respectivement à juin et mars prochains.

Cela a pour conséquence de rendre indisponibles pour le trimestre de l’entrée dans l’hiver une majorité des réacteurs nucléaires exploités par la filiale d’Engie.

Les autorités ont même estimé qu’un seul d’entre eux serait en fonctionnement en novembre, ce qui a provoqué un coup de colère lundi de la ministre de l’Energie Marie-Christine Marghem.

Dans un communiqué la ministre s’est dite « choquée par le comportement d’Electrabel qui, une semaine après avoir assuré à Elia (gestionnaire du réseau de transport d’électricité, ndlr) la disponibilité de ses moyens de production, annonce revoir la planification des interventions sur les centrales créant un écart de 3.000 MW par rapport aux prévisions d’Elia ».

S’il n’est pas encore question de solutions de « délestage », Mme Marghem estime que « la situation est bien pire qu’en 2014 », quand la Belgique avait dû se résoudre à organiser la pénurie en prévoyant des coupures temporaires par secteur.

« Le gouvernement fédéral estime qu’Electrabel est entièrement responsable de cette situation, de ne pas avoir planifié des travaux ou de l’entretien de manière suffisamment intelligente pour que nous puissions avoir la production du parc nucléaire suffisante à l’abord de l’hiver », a aussi affirmé la ministre à l’issue d’une conférence de presse à Bruxelles.

Des consultations sont prévues cette semaine avec le secteur énergétique belge mais aussi avec les ministres des pays limitrophes « afin de maintenir une sécurité d’approvisionnement stable et suffisante », a encore indiqué Mme Marghem.

Electrabel exploite sept réacteurs nucléaires en Belgique, quatre à Doel près d’Anvers (nord) et trois à Tihange dans la région de Liège (est), des installations souvent décriées pour leur vétusté. Les contre-performances de cette filiale pèsent sur les résultats du groupe Engie.

L’électricité produite en Belgique est pour plus de la moitié issue du nucléaire.

mad/tho

ENGIE

ELIA SYSTEM OPERATOR

(©AFP / 24 septembre 2018 18h39)

https://www.romandie.com/news/La-Belgique-craint-une-penurie-d-electricite-une-ministre-s-en-prend-a-Engie/956352.rom

Le Pentagone interrompt la livraison des F-35 en raison d’un conflit financier

Le Pentagone interrompt la livraison des F-35 en raison d’un conflit financier

Un F-35
Un F-35 – © JACK GUEZ – AFP
Belga

 

Le ministère américain de la Défense a interrompu la livraison des avions F-35 de Lockheed Martin Corp à la suite d’un litige quant à la responsabilité des coûts engendrés par un défaut de production. Les F-35 sont l’une des options envisagées pour remplacer les F-16 belges.

Le constructeur a confirmé mercredi l’arrêt des livraisons pour une question contractuelle, sans donner davantage de détails. Lockheed Martin se dit néanmoins confiant quant à son objectif de livraison de 91 appareils pour 2018.

Le Pentagone avait déjà suspendu les livraisons de F-35 pendant 30 jours l’an dernier, après l’apparition d’un défaut de production concernant plus de 200 avions.

Selon Reuters, le conflit entre l’entreprise et la Défense repose sur la responsabilité du coût de la réparation, qui nécessite l’intervention de techniciens du monde entier. Des clients étrangers seraient également concernés par l’arrêt des livraisons, selon l’agence de presse britannique.

Le F-35 est, avec l’Eurofighter, l’une des principales options envisagées pour remplacer les F-16 belges. Le dossier suscite la polémique depuis l’apparition d’une note issue du cabinet du ministre de la Défense Steven Vandeput laissant penser que le choix des F-35 a été entériné depuis 2015.

https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_le-pentagone-interrompt-la-livraison-des-f-35-en-raison-d-un-conflit-financier?id=9890593

A400M : Airbus a peut-être mis fin à son cauchemar financier

A400M : Airbus a peut-être mis fin à son cauchemar financier

Par Michel CABIROL  |   |  435  mots
Airbus devrait livrer 16 A400M (15 + 1 appareil non livré fin 2017 à l'Allemagne) en 2018 et 11 en 2019
Airbus devrait livrer 16 A400M (15 + 1 appareil non livré fin 2017 à l’Allemagne) en 2018 et 11 en 2019 (Crédits : Pascal Rossignol)
Airbus a signé une déclaration d’intention avec les sept pays européens pour la signature d’un avenant au contrat qui va réduire les risques techniques et financiers du programme A400M.

Airbus a-t-il enfin tiré un trait sur son cauchemar financier. Même si la prudence reste encore de rigueur, le constructeur européen a peut-être arraché un accord aux pays clients de lancement de l’A400M pour se sortir de ce piège financier. Il doit annoncer jeudi prochain (15 février) de nouvelles provisions au titre de ce programme. « Une augmentation des provisions pour contrats déficitaires relatives au programme est à l’étude pour les résultats de l’exercice 2017 qui seront publiés le 15 février 2018 », a indiqué Airbus dans un communiqué publié mercredi. Une nouvelle charge de 1,2 milliard d’euros avait été annoncée il y a un an par Airbus.

« Nous avons désormais la possibilité de stopper ou tout au moins de réduire l’hémorragie et de livrer les capacités dont ont besoin nos clients », a observé le président exécutif d’Airbus, Tom Enders, cité dans le communiqué.

En tout cas, Airbus, qui avait appelé en février 2017 à engager des discussions en vue de redéfinir le cadre contractuel de l’A400M, a d’ores et déjà signé une déclaration d’intention avec les sept pays européens (Allemagne, France, Royaume-Uni, Espagne, Turquie, Belgique, Luxembourg). L’accord définit le cadre d’un avenant au contrat mutuellement engageant, qui devrait être finalisé en 2018. « Ce jalon va permettre de rendre plus robuste et fiable l’exécution du programme, en réduisant les risques techniques et financiers », a expliqué Airbus dans un communiqué.

« Finalisée aujourd’hui (mercredi 7 février, ndlr), cette déclaration d’intention est une avancée importante vers la signature en 2018 d’un accord contractuel définitif avec l’OCCAR et les nations clientes de lancement, en vue de réduire les risques et d’assurer l’avenir du programme », a précisé Airbus.

Un plan de livraison remanié

L’organisation européenne de coopération en matière d’armement OCCAR, qui gère le programme A400M pour le compte des sept pays, les nations clientes et Airbus ont ainsi convenu de modifier certains éléments contractuels, dont un plan de livraison remanié ainsi qu’une feuille de route pour le développement et la qualification des capacités militaires finales de l’A400M.

Le programme A400M comprend sept standards (batch) pour arriver à sa version définitive avec toutes les capacités tactiques en 2020, voire 2021. La solution définitive du TP400 avec sa nouvelle boite de transmission de puissance (Propeller Gear Box ou PGB) devrait être certifiée dans le courant du premier trimestre 2018, explique-t-on à La Tribune. Après avoir livré 19 appareils en 2017, Airbus devrait en livrer 16 (15 + 1 appareil non livré fin 2017 à l’Allemagne) en 2018 et 11 en 2019.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/a400m-airbus-a-peut-etre-mis-fin-a-son-cauchemar-financier-767706.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180208

RDC-Belgique : Kinshasa ferme son consulat à Anvers et réduit les vols de Brussels Airlines

RDC-Belgique : Kinshasa ferme son consulat à Anvers et réduit les vols de Brussels Airlines

Kinshasa a décidé ce lundi de fermer son consulat à Anvers, en Belgique, exigeant de Bruxelles de faire de même pour l’une de ses représentations consulaires dans le pays. Une réduction du nombre de vols de Brussels Airlines a également été annoncée par les autorités de la RDC.

« Nous baissons le niveau de la représentation diplomatique de deux États. » Au ministère congolais des Affaires étrangères, le ton est monté. Le gouvernement congolais vient en effet de décider, ce lundi 5 février, de « fermer son consulat à Anvers », ville portuaire belge, indique à Jeune Afrique un diplomate congolais proche du dossier.

Suite à cette décision, Kinshasa dit attendre également de Bruxelles « la fermeture d’au moins un de ses deux consulats » présents sur le territoire congolais : celui de Lubumbashi, dans la partie méridionale du pays.

La requête des autorités congolaises a été envoyée « par voie diplomatique » à l’ambassade de Belgique dans la capitale congolaise. Nous n’avons pas pu joindre, dans l’immédiat, les représentants diplomatiques belges à Kinshasa.

Brussels Airlines également frappé

D’autres mesures de rétorsion visent Brussels Airlines. « Faute de réciprocité dans l’exploitation des services aériens internationaux entre la RDC et le Royaume de Belgique, le nombre des fréquences hebdomadaires allouées » à cette compagnie aérienne, basée à Diegem, près de l’aéroport de Zaventem, « est réduit de sept à quatre, à partir du lundi 5 février », indique l’Autorité de l’aviation civile de la RDC dans une correspondance adressée à la représentante de Brussels Airlines à Kinshasa.

« C’est une décision des autorités congolaises, confirme à Jeune Afrique Kim Daenen, porte-parole de Brussels Airlines. Elle prend effet dès cette semaine. Nous avons soumis un nouveau programme de vol aux autorités congolaises et nous attendons qu’il soit finalisé. Nous contacterons ensuite nos clients pour essayer de trouver des solutions avec eux. Nous sommes désolés pour eux. »

Après avoir décidé de « démanteler », sur son territoire, le dispositif consulaire Maison Schengen et de suspendre les activités de l’agence de développement belge en RDC, Kinshasa se disait prêt à prendre, « en cas d’escalade », d’autres mesures de représailles contre la Belgique.

Il était alors question d’« une  réduction drastique du personnel diplomatique belge, la fermeture des consulats de Belgique à Lubumbashi et à Goma, et la suspension des vols de Brussels Airlines », comme nous le révélions fin janvier.

« Casus belli » entre Kinshasa et Bruxelles ?

« Bruxelles a continué en effet son travail de sape diplomatique contre la RDC », explique un diplomate congolais pour justifier les nouvelles mesures annoncées. Lors de la récente réunion du comité de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), à Paris, « le représentant belge a fait un réquisitoire contre la RDC devant Aubin Minaku, président sortant de l’APF et actuel président de l’Assemblée nationale congolaise », poursuit notre source, qui estime qu’il s’agit là d’un « casus belli ».

À Kinshasa, dans l’entourage de She Okitundu, on pointe aussi le positionnement du Belge Bart Ouvry, ambassadeur de l’Union européenne en RDC comme l’une des raisons de l’escalade en cours. « Malgré la décision du gouvernement congolais, il continue à influencer l’UE pour qu’elle maintienne la Maison Schengen sur notre territoire », soutient un conseiller du vice-Premier ministre en charge des Affaires étrangères.

C’est dans ce climat de tension que Bruxelles a rappelé son ambassadeur à Kinshasa le 29 janvier pour des « réunions internes » et « des discussions ». Depuis plusieurs mois, la Belgique est considérée aux yeux des autorités congolaises comme l’État européen qui pilote la campagne en vue du maintien de la pression internationale contre le régime de Joseph Kabila.

Ce dernier, au pouvoir depuis 2001, est arrivé au terme de son second mandat depuis fin 2016. Mais l’élection de son successeur se fait toujours attendre.