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Avec la Finlande, 10 pays rejoignent l’initiative européenne d’intervention militaire

Avec la Finlande, 10 pays rejoignent l’initiative européenne d’intervention militaire

La Finlande a rejoint le projet d’Europe de la défense porté par Emmanuel Macron.

Réunis mercredi à Paris, les neuf ministres de la défense des pays membres de l’Initiative européenne d’intervention (IEI) ont entériné l’adhésion de la Finlande. L’objectif du groupe est de promouvoir l’autonomie militaire de l’Europe.

Et de 10. Le projet d’Europe de la défense porté par le Président français prend de l’ampleur avec l’entrée de la Finlande dans le cercle. La nouvelle, dans les tuyaux depuis la visite d’Emmanuel à Helsinki le 30 août, a été rendue officielle mercredi, lors d’une réunion entre ministres de la défense des pays adhérents.

Cette réunion a été la première du genre depuis le lancement de l’IEI, le 25 juin. L’ordre du jour entre les neuf représentants de la Défense de leur pays (France, Allemagne, Danemark, Belgique, Pays-Bas, Espagne, Estonie, Portugal et Royaume-Uni), outre d’accueillir le nouveau membre, s’est porté sur la définition des orientations politiques pour les travaux à venir.

Neuf pays se retrouvent pour faire avancer l’Europe de la défense

Les neuf pays signataires de l’Initiative européenne d’intervention se retrouvent pour la première fois à Paris pour donner un contour concret à ce projet censé muscler l’Europe de la défense. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Dès vendredi, les état-majors concernés vont se réunir dans le cadre des Discussions stratégiques militaires européennes (Mest, en anglais). Cela constituera les premières vraies discussions militaires de l’IEI.

Le matin même, Emmanuel Macron avait appelé à la création « d’une vraie armée européenne ». La coopération structurée permanente, ou PESCO, déjà adoptée par l’UE, fournit un premier cadre de coopération, dans laquelle s’inscrit l’initiative d’intervention militaire à 10. La France, qui souhaite aller plus loin dans la coopération, représente l’armée la plus développée des 27 après la sortie de l’UE du Royaume-Uni.

 

https://www.euractiv.fr/section/politique/news/avec-la-finlande-10-pays-rejoignent-linitiative-europeenne-dintervention-militaire/

 

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Une histoire belge : le choix des Belges

Une histoire belge : le choix des Belges

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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Une histoire belge : le choix des Belges

28 octobre 2018 – La pensée même de cet article m’épuise absolument, et je ne m’y mets, je vous l’avoue, qu’après avoir tant repoussé l’instant de m’y mettre : parler du JSF (F-35), de la Belgique, du choix que ce pays vient de nous annoncer (le F-35), du mécontentement discret mais un peu goguenard des Français, du “Je regrette” de Macron, – tant de médiocre bassesse repousse ma plume qui se refuse à se tremper d’une encre si médiocre. Je chancelle sous le poids de leur surhumaine sottise, avec presque de l’admiration dans mon exaspération : “Comment peut-on l’être autant, si longtemps, si complètement, si décidément, si joyeusement, si content-de-soi ?”

Car enfin, comment, aujourd’hui, avec tout ce que l’on sait hors des virements et donations mensuelles de Lockheed Martin, oui comment peut-on choisir cet incroyable fer à repasser et badigeonner sur son fuselage “avion de combat”, cela pour avertir les Russes qu’il s’agit bien d’un combat aérien qui s’engage ? Comment peut-on croire les Américains sur leurs promesses alors qu’ils se conduisent partout en pirates, faussaires, faux-frères, traîtres et parjures, scandaleux escrocs empilant leur montagne de faux talbins (*) ? Le plus fort, non le plus éclatant et le plus évident, c’est que les Belges ne sont pas de “mauvais Européens”, comme les Français le laissent entendre parce que ce qu’ils ont fait, qui est de faire leur petite commission face aux Yankees de façon à ce que se poursuive le tango transatlantique, eh bien il n’y a vraiment rien de plus “bon Européen” selon l’esprit de Notre-Europe. Tous leurs matamores de l’UE ne font pas autrement, et quant au Macron…

Ces gens sont totalement fermés, aveugles, absolument insensibles à la sagesse de l’expérience et à la mesure du bon sens, zombies postmodernes ouverts à toutes les modes subrepticement sataniques qui dissimulent l’hystérie derrière la gouvernance. Il en faut diablement pour acheter ce fer à repasser yankee qui ne fait “vroum-vroum” en lâchant un peu de vapeur que si les Yanks l’autorisent, alors que ces mêmes Yanks, sous la direction éclairée du président Trump, sont en train de fracasser le traité FNI qui va transformer l’Europe en champ de foire nucléaire, – et que les Européens, voyez-vous, s’en aperçoivent sans que cela ne produise autre chose que des cris d’orfraie. (**) Ce qui me terrorise, je l’avoue, c’est ce déversement, cet amoncellement, cette montagne océanique de sottise, tous ces ministres qui semblent croire que la sottise est un art et que l’art ça se respecte par simple génuflexion de bassesse.

Voilà pour les Belges… Quant aux Français !

Cela me ramène en 1986-1989,  – oui, il y a trente ans et plus dans ce monde qui va si vite ! – selon l’histoire de la première campagne du Rafale en Belgique dont j’ai déjà très-abondamment et diversement parlé pour en avoir été un commentateur presque-acteur (allez voir le 10 octobre 2009 et le 24 octobre 2014). A cette époque, les Belges étaient déjà des Belges mais ils gardaient le goût des frites nationales-souveraines et savaient deviner à la fois la bonne affaire et l’affaire qui peut vous tricoter une vertu en vous rapportant gros ; et puis, un peu moins à la lèche devant les Yankees, je me rappelle même en avoir rencontré certains qui cultivaient un petit coin d’audace gaullienne pour une Europe indépendante. C’est pour cette raison qu’à cette époque, le Rafale était sans concurrent, et parti pour une coopération et des commandes européennes (belge dans tous les cas) si l’on s’y prenait avec une certaine habileté dans les méandres des influences brusselaire.

Les Français, autant le gouvernement que Dassault, furent incroyablement mauvais, à la fois arrogants et naïfs, bousculant tout et n’y comprenant rien. Ils se coulèrent eux-mêmes par le fond dans un grand bruit d’autosatisfaction parisienne. Croyez-vous que cela leur ait servi de leçon ? Aux temps actuels de Macron avec Sarko-Hollande en toile de fond, on a suffisamment à faire pour s’affirmer à soi-même qu’on est excellents et excellemment européens, décrivant avec des clins d’yeux entendus les mirifiques marchés des États minuscules et pétroliers. Le goût des mirages pétroliers fait qu’il est plus glorieux de se prendre une veste aux Émirats qu’à Bruxelles, et puis finalement on enfile les deux.

Par des remarques et confidences de vieux amis du temps passé encore dans le circuit (je m’en suis extrait, leur quincaillerie me paraissant de plus en plus rouillée pour mon propos général), j’ai suivi de loin en loin la “campagne” française à Bruxelles pour ce marché, qui semblait ne pouvoir être que victorieuse ; mais je rectifie aussitôt : “qui semblait ne pouvoir être que victorieuse” certes, s’il y avait eu campagne… Il y a quelques mois, un ami bruxellois bien au courant de ces choses m’interrogeait encore, incrédule devant l’absence d’activité de mes compatriotes (!) dans le grand champ de la communication où tout se décide : “Mais qu’est-ce qu’attentent les Français ? Le terrain leur est complètement favorable”. Je lui répondis, d’instinct dirais-je, car je ne sais plus que penser des Français, alors et bien plus encore aujourd’hui au crépuscule des sombres temps présents : “C’est un remake de 1986-1989, en pire”…

J’en ai eu des échos, ces dix-huit derniers mois, de confidence comme quoi, “Ça y est, Dassault va lancer sa campagne d’influence, de relations publiques, d’actions dans la presse, d’interventions auprès de personnalités qui sont contre le JSF” (Il y en a beaucoup, énormément, il suffit d’entendre les protestations de l’opposition au Parlement, après l’intervention du Premier ministre, le nommé Charles Michel, annonçant son choix sans y rien comprendre.) Quant aux autorités françaises du temps de Macron, c’est “Paris et le désert français” qui aurait atteint lui-même (Paris) la désertification complète, – sans doute la crise climatique… Ainsi ont-ils laissé passer les occasions, assurés de leur “excellence”, de leur influence, de leur irrésistible suffisance. Pendant ce temps, la machinerie Lockheed-Martin tournait à plein régime, semant ses graines de corruption et de mésinformation-satisfaction répandant la narrative de la miraculeuse transmutation du JSF en F-35. Les Flamands ont joué leur rôle habituel de porteurs d’eau, cette fois sous les couleurs de la N-VA, ces flamboyants et sulfureux nationalistes-souverainistes qui, comme leurs homologues polonais incapables d’imaginer autre chose que Charybde et Scylla, croient qu’on défend les grands principes souverains en s’appuyant sur les Yankees contre les entreprises des pouvoirs européens.

C’est une bien triste histoire, dix fois, cent fois recommencée dans ces sombres temps présents… La seule idée qui me réconforte, c’est qu’en faisant ce qu’ils ont fait, tous, absolument tous, ils ont contribué à encore aggraver et accélérer la Grande Crise d’Effondrement du Système.

 

Notes

(*) “Billets de banque” en novlangue-Audiard, cf. Le cave se rebiffe.

(**) Des diplomates de l’UE, dotés d’une grande vision de l’avenir, ont confié à Pépé Escobar que « la décision des États-Unis [de quitter le traité FNI]  a été un “choc” et “la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour l’UE, car elle met en péril notre existence même et nous soumet à la destruction nucléaire par des missiles à courte portée”, qui ne pourraient jamais atteindre les États-Unis. »

http://www.dedefensa.org/article/une-histoire-belge-le-choix-des-belges

Macron « regrette » l’achat de F-35 par la Belgique, « contraire aux intérêts européens »

Macron « regrette » l’achat de F-35 par la Belgique, « contraire aux intérêts européens »

Le président français Emmanuel Macron en conférence de presse à Bratislava en Slovaquie, le 26 octobre 2018 / © AFP / VLADIMIR SIMICEK

Le président français Emmanuel Macron « regrette » la décision du gouvernement belge d’acheter des avions de chasse F-35 américains « plutôt qu’une offre européenne », une décision qui « stratégiquement va a contrario des intérêts européens », a-t-il déclaré vendredi devant la presse à Bratislava.

Le gouvernement belge a annoncé jeudi avoir choisi le F-35 américain pour remplacer sa flotte vieillissante d’avions de chasse F-16, au détriment notamment du Rafale français.

« L’offre française est arrivé après la clôture. Je regrette le choix fait. Il n’y avait pas que l’offre du Rafale, il y avait aussi l’Eurofighter, un vraie offre européenne. La décision est liée à une procédure belge, à des contraintes politiques du pays mais stratégiquement va a contrario des intérêt européens », a-t-il ajouté.

« Je ferai tout pour que dans les appels d’offres à venir, des offres européennes soient promues », a-t-il promis, lors d’une visite Slovaquie consacrée à la promotion de ses projets pour l’Europe, dont l’Europe de la défense.

Macron regrette l’achat de F-35 par la Belgique / © AFP / Damien Simonart

« L’Europe doit développer une vraie capacité d’industrie de défense européenne, dans tous les pays qui croient à cette aventure. Ma détermination en sort renforcée », a-t-il conclu.

« L’Europe ne sera forte que si elle est vraiment souveraine et si elle sait se protéger elle même. Nous héritons d’habitudes passées, les projets évoqués ont été lancés avant mon arrivée », a-t-il encore précisé.

(©AFP / (26 octobre 2018 14h12)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Macron-regrette-l-achat-de-F-35-par-la-Belgique-contraire-aux-int-r-ts-europ-ens/965758.rom

La Belgique achète 442 blindés français pour environ 1,5 milliard d’euros

La Belgique achète 442 blindés français pour environ 1,5 milliard d’euros

Paris – La France va fournir à l’armée belge 442 blindés pour un montant d’environ 1,5 milliard d’euros, a annoncé vendredi la ministre française des armées Florence Parly.

Dans un communiqué publié au lendemain de l’annonce de l’achat par Bruxelles d’avions de chasse F-35 américains au détriment notamment du Rafale français, la ministre s’est félicitée de « cette excellente nouvelle, pour la France comme pour la Belgique ».

Cet accord, qui avait fait l’objet d’une « lettre d’intention » en vue d’un « partenariat stratégique » signée en juin 2017, porte sur la vente de 442 véhicules blindés légers multirôle de type « Griffon » et de 60 blindés de reconnaissance et de combat de type « Jaguar ».

« Ce partenariat inédit comporte également un volet opérationnel incluant des entraînements, de la formation et le maintien en condition opérationnelle des matériels concernés », ajoute le communiqué.

Ces blindés ont été développés en France dans le cadre du programme Scorpion de renouvellement des capacités de combat de l’armée de Terre française, auquel participent notamment les groupes français Nexter Systems, Thales, Renault Trucks Defense ou encore Safran pour l’optronique. Ils seront livrables à la Belgique à compter de 2025.

Bruxelles avait annoncé jeudi l’achat de 34 F-35 de Lockheed Martin pour son armée de l’air, un contrat estimé à 3,6 milliards d’euros. Le président français Emmanuel Macron a « regretté » vendredi cette décision, estimant qu’elle allait « stratégiquement à contrario des intérêts européens ».

(©AFP / 26 octobre 2018 12h37)

https://www.romandie.com/news/La-Belgique-ach-te-442-blind-s-fran-ais-pour-environ-1-5-milliard-d-euros_RP/965786.rom

La Belgique craint une pénurie d’électricité, une ministre s’en prend à Engie

La Belgique craint une pénurie d’électricité, une ministre s’en prend à Engie

Bruxelles – La Belgique redoute une pénurie d’électricité d’origine nucléaire en novembre, une situation dont elle tiendrait le producteur Electrabel « entièrement responsable », a affirmé lundi une ministre belge, en s’en prenant au programme d’entretien des centrales exploitées par cette filiale du géant français Engie.

Electrabel avait annoncé vendredi qu’elle devrait reporter le redémarrage de ses réacteurs Tihange 2 et Tihange 3, repoussé respectivement à juin et mars prochains.

Cela a pour conséquence de rendre indisponibles pour le trimestre de l’entrée dans l’hiver une majorité des réacteurs nucléaires exploités par la filiale d’Engie.

Les autorités ont même estimé qu’un seul d’entre eux serait en fonctionnement en novembre, ce qui a provoqué un coup de colère lundi de la ministre de l’Energie Marie-Christine Marghem.

Dans un communiqué la ministre s’est dite « choquée par le comportement d’Electrabel qui, une semaine après avoir assuré à Elia (gestionnaire du réseau de transport d’électricité, ndlr) la disponibilité de ses moyens de production, annonce revoir la planification des interventions sur les centrales créant un écart de 3.000 MW par rapport aux prévisions d’Elia ».

S’il n’est pas encore question de solutions de « délestage », Mme Marghem estime que « la situation est bien pire qu’en 2014 », quand la Belgique avait dû se résoudre à organiser la pénurie en prévoyant des coupures temporaires par secteur.

« Le gouvernement fédéral estime qu’Electrabel est entièrement responsable de cette situation, de ne pas avoir planifié des travaux ou de l’entretien de manière suffisamment intelligente pour que nous puissions avoir la production du parc nucléaire suffisante à l’abord de l’hiver », a aussi affirmé la ministre à l’issue d’une conférence de presse à Bruxelles.

Des consultations sont prévues cette semaine avec le secteur énergétique belge mais aussi avec les ministres des pays limitrophes « afin de maintenir une sécurité d’approvisionnement stable et suffisante », a encore indiqué Mme Marghem.

Electrabel exploite sept réacteurs nucléaires en Belgique, quatre à Doel près d’Anvers (nord) et trois à Tihange dans la région de Liège (est), des installations souvent décriées pour leur vétusté. Les contre-performances de cette filiale pèsent sur les résultats du groupe Engie.

L’électricité produite en Belgique est pour plus de la moitié issue du nucléaire.

mad/tho

ENGIE

ELIA SYSTEM OPERATOR

(©AFP / 24 septembre 2018 18h39)

https://www.romandie.com/news/La-Belgique-craint-une-penurie-d-electricite-une-ministre-s-en-prend-a-Engie/956352.rom

Le Pentagone interrompt la livraison des F-35 en raison d’un conflit financier

Le Pentagone interrompt la livraison des F-35 en raison d’un conflit financier

Un F-35
Un F-35 – © JACK GUEZ – AFP
Belga

 

Le ministère américain de la Défense a interrompu la livraison des avions F-35 de Lockheed Martin Corp à la suite d’un litige quant à la responsabilité des coûts engendrés par un défaut de production. Les F-35 sont l’une des options envisagées pour remplacer les F-16 belges.

Le constructeur a confirmé mercredi l’arrêt des livraisons pour une question contractuelle, sans donner davantage de détails. Lockheed Martin se dit néanmoins confiant quant à son objectif de livraison de 91 appareils pour 2018.

Le Pentagone avait déjà suspendu les livraisons de F-35 pendant 30 jours l’an dernier, après l’apparition d’un défaut de production concernant plus de 200 avions.

Selon Reuters, le conflit entre l’entreprise et la Défense repose sur la responsabilité du coût de la réparation, qui nécessite l’intervention de techniciens du monde entier. Des clients étrangers seraient également concernés par l’arrêt des livraisons, selon l’agence de presse britannique.

Le F-35 est, avec l’Eurofighter, l’une des principales options envisagées pour remplacer les F-16 belges. Le dossier suscite la polémique depuis l’apparition d’une note issue du cabinet du ministre de la Défense Steven Vandeput laissant penser que le choix des F-35 a été entériné depuis 2015.

https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_le-pentagone-interrompt-la-livraison-des-f-35-en-raison-d-un-conflit-financier?id=9890593

A400M : Airbus a peut-être mis fin à son cauchemar financier

A400M : Airbus a peut-être mis fin à son cauchemar financier

Par Michel CABIROL  |   |  435  mots
Airbus devrait livrer 16 A400M (15 + 1 appareil non livré fin 2017 à l'Allemagne) en 2018 et 11 en 2019
Airbus devrait livrer 16 A400M (15 + 1 appareil non livré fin 2017 à l’Allemagne) en 2018 et 11 en 2019 (Crédits : Pascal Rossignol)
Airbus a signé une déclaration d’intention avec les sept pays européens pour la signature d’un avenant au contrat qui va réduire les risques techniques et financiers du programme A400M.

Airbus a-t-il enfin tiré un trait sur son cauchemar financier. Même si la prudence reste encore de rigueur, le constructeur européen a peut-être arraché un accord aux pays clients de lancement de l’A400M pour se sortir de ce piège financier. Il doit annoncer jeudi prochain (15 février) de nouvelles provisions au titre de ce programme. « Une augmentation des provisions pour contrats déficitaires relatives au programme est à l’étude pour les résultats de l’exercice 2017 qui seront publiés le 15 février 2018 », a indiqué Airbus dans un communiqué publié mercredi. Une nouvelle charge de 1,2 milliard d’euros avait été annoncée il y a un an par Airbus.

« Nous avons désormais la possibilité de stopper ou tout au moins de réduire l’hémorragie et de livrer les capacités dont ont besoin nos clients », a observé le président exécutif d’Airbus, Tom Enders, cité dans le communiqué.

En tout cas, Airbus, qui avait appelé en février 2017 à engager des discussions en vue de redéfinir le cadre contractuel de l’A400M, a d’ores et déjà signé une déclaration d’intention avec les sept pays européens (Allemagne, France, Royaume-Uni, Espagne, Turquie, Belgique, Luxembourg). L’accord définit le cadre d’un avenant au contrat mutuellement engageant, qui devrait être finalisé en 2018. « Ce jalon va permettre de rendre plus robuste et fiable l’exécution du programme, en réduisant les risques techniques et financiers », a expliqué Airbus dans un communiqué.

« Finalisée aujourd’hui (mercredi 7 février, ndlr), cette déclaration d’intention est une avancée importante vers la signature en 2018 d’un accord contractuel définitif avec l’OCCAR et les nations clientes de lancement, en vue de réduire les risques et d’assurer l’avenir du programme », a précisé Airbus.

Un plan de livraison remanié

L’organisation européenne de coopération en matière d’armement OCCAR, qui gère le programme A400M pour le compte des sept pays, les nations clientes et Airbus ont ainsi convenu de modifier certains éléments contractuels, dont un plan de livraison remanié ainsi qu’une feuille de route pour le développement et la qualification des capacités militaires finales de l’A400M.

Le programme A400M comprend sept standards (batch) pour arriver à sa version définitive avec toutes les capacités tactiques en 2020, voire 2021. La solution définitive du TP400 avec sa nouvelle boite de transmission de puissance (Propeller Gear Box ou PGB) devrait être certifiée dans le courant du premier trimestre 2018, explique-t-on à La Tribune. Après avoir livré 19 appareils en 2017, Airbus devrait en livrer 16 (15 + 1 appareil non livré fin 2017 à l’Allemagne) en 2018 et 11 en 2019.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/a400m-airbus-a-peut-etre-mis-fin-a-son-cauchemar-financier-767706.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180208

RDC-Belgique : Kinshasa ferme son consulat à Anvers et réduit les vols de Brussels Airlines

RDC-Belgique : Kinshasa ferme son consulat à Anvers et réduit les vols de Brussels Airlines

Kinshasa a décidé ce lundi de fermer son consulat à Anvers, en Belgique, exigeant de Bruxelles de faire de même pour l’une de ses représentations consulaires dans le pays. Une réduction du nombre de vols de Brussels Airlines a également été annoncée par les autorités de la RDC.

« Nous baissons le niveau de la représentation diplomatique de deux États. » Au ministère congolais des Affaires étrangères, le ton est monté. Le gouvernement congolais vient en effet de décider, ce lundi 5 février, de « fermer son consulat à Anvers », ville portuaire belge, indique à Jeune Afrique un diplomate congolais proche du dossier.

Suite à cette décision, Kinshasa dit attendre également de Bruxelles « la fermeture d’au moins un de ses deux consulats » présents sur le territoire congolais : celui de Lubumbashi, dans la partie méridionale du pays.

La requête des autorités congolaises a été envoyée « par voie diplomatique » à l’ambassade de Belgique dans la capitale congolaise. Nous n’avons pas pu joindre, dans l’immédiat, les représentants diplomatiques belges à Kinshasa.

Brussels Airlines également frappé

D’autres mesures de rétorsion visent Brussels Airlines. « Faute de réciprocité dans l’exploitation des services aériens internationaux entre la RDC et le Royaume de Belgique, le nombre des fréquences hebdomadaires allouées » à cette compagnie aérienne, basée à Diegem, près de l’aéroport de Zaventem, « est réduit de sept à quatre, à partir du lundi 5 février », indique l’Autorité de l’aviation civile de la RDC dans une correspondance adressée à la représentante de Brussels Airlines à Kinshasa.

« C’est une décision des autorités congolaises, confirme à Jeune Afrique Kim Daenen, porte-parole de Brussels Airlines. Elle prend effet dès cette semaine. Nous avons soumis un nouveau programme de vol aux autorités congolaises et nous attendons qu’il soit finalisé. Nous contacterons ensuite nos clients pour essayer de trouver des solutions avec eux. Nous sommes désolés pour eux. »

Après avoir décidé de « démanteler », sur son territoire, le dispositif consulaire Maison Schengen et de suspendre les activités de l’agence de développement belge en RDC, Kinshasa se disait prêt à prendre, « en cas d’escalade », d’autres mesures de représailles contre la Belgique.

Il était alors question d’« une  réduction drastique du personnel diplomatique belge, la fermeture des consulats de Belgique à Lubumbashi et à Goma, et la suspension des vols de Brussels Airlines », comme nous le révélions fin janvier.

« Casus belli » entre Kinshasa et Bruxelles ?

« Bruxelles a continué en effet son travail de sape diplomatique contre la RDC », explique un diplomate congolais pour justifier les nouvelles mesures annoncées. Lors de la récente réunion du comité de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), à Paris, « le représentant belge a fait un réquisitoire contre la RDC devant Aubin Minaku, président sortant de l’APF et actuel président de l’Assemblée nationale congolaise », poursuit notre source, qui estime qu’il s’agit là d’un « casus belli ».

À Kinshasa, dans l’entourage de She Okitundu, on pointe aussi le positionnement du Belge Bart Ouvry, ambassadeur de l’Union européenne en RDC comme l’une des raisons de l’escalade en cours. « Malgré la décision du gouvernement congolais, il continue à influencer l’UE pour qu’elle maintienne la Maison Schengen sur notre territoire », soutient un conseiller du vice-Premier ministre en charge des Affaires étrangères.

C’est dans ce climat de tension que Bruxelles a rappelé son ambassadeur à Kinshasa le 29 janvier pour des « réunions internes » et « des discussions ». Depuis plusieurs mois, la Belgique est considérée aux yeux des autorités congolaises comme l’État européen qui pilote la campagne en vue du maintien de la pression internationale contre le régime de Joseph Kabila.

Ce dernier, au pouvoir depuis 2001, est arrivé au terme de son second mandat depuis fin 2016. Mais l’élection de son successeur se fait toujours attendre.

L’Espagne retire le mandat d’arrêt européen lancé contre l’ancien président catalan Carles Puigdemont

L’Espagne retire le mandat d’arrêt européen lancé contre l’ancien président catalan Carles Puigdemont

Après la proclamation d’indépendance de la Catalogne, jugée illégale par Madrid, Carles Puigdemont et quatre autres responsables catalans avaient quitté le pays pour se rendre en Belgique.

Carles Puigdemont, le 25 novembre 2017, à Oostkamp (Belgique). 
Carles Puigdemont, le 25 novembre 2017, à Oostkamp (Belgique).  (EMMANUEL DUNAND / AFP)
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Carles Puigdemont va-t-il rentrer en Catalogne ? Le tribunal suprême espagnol a retiré, mardi 5 décembre, le mandat d’arrêt européen visant l’ancien président catalan destitué et quatre membres de son ancien gouvernement. Après la proclamation unilatérale d’indépendance, jugée illégale par Madrid, ils avaient quitté le pays pour se rendre en Belgique.

Une décision pour s’assurer qu’ils soient jugés en Espagne ?

Cela ne veut pas dire que les ennuis judiciaires de Carles Puigdemont sont terminées. Le juge d’instruction maintient le mandat d’arrêt espagnol contre eux. Le retrait du mandat d’arrêt permet surtout d’éviter que l’affaire soit traitée par la justice belge ou une autre juridiction européenne.

Pour justifier sa décision, le tribunal a aussi expliqué que les responsables catalans avaient manifesté leur intention de rentrer en justice. D’après des sources du tribunal espagnol citée par l’AFP, les cinq responsables catalans seront arrêtés s’ils reviennent en Espagne.

https://www.francetvinfo.fr/monde/espagne/referendum-en-catalogne/l-espagne-retire-le-mandat-d-arret-europeen-lance-contre-l-ancien-president-catalan-carles-puigdemont_2499677.html#xtor=EPR-51-[l-espagne-retire-le-mandat-d-arret-europeen-lance-contre-l-ancien-president-catalan-carles-puigdemont_2499677]-20171205-[titre]

Puigdemont reste en Belgique pour des raisons de «sécurité»

Puigdemont reste en Belgique pour des raisons de «sécurité»

Le président catalan déchu, Carles Puigdemont, ne rentrera pas en Espagne tant qu’il n’aura pas reçu des assurances quant à un procès juste, mais ne demandera pas l’asile politique en Belgique.

Carles Puigdemont, qui s’était fait discret après avoir été déchu de ses fonctions de président de la région catalane par l’Espagne, a réapparu à Bruxelles. « Pas en Belgique, mais à Bruxelles, il est important de le préciser, parce que c’est la capitale de l’Europe », a-t-il souligné, ajoutant que si Madrid convoquait des élections, il y participerait et en accepterait le résultat.

Le Catalan n’a pas indiqué combien de temps il compte rester à Bruxelles, mais affirme qu’il rentrerait « immédiatement » en Espagne si lui et les autres personnalités catalanes accusées recevaient des garanties quant à un procès équitable. La délégation justifie donc sa présence à Bruxelles par des raisons de sécurité.

Carles Puigdemont a cependant assuré qu’il restait président de la Catalogne et était à Bruxelles « pour expliquer le problème catalan au cœur institutionnel de l’Europe ». « Nous voulons dénoncer la politisation de la justice espagnole, son manque d’impartialité, le fait qu’elle poursuit non pas des crimes, mais des idées et expliquer au monde les manquements démocratiques graves de l’Espagne », a-t-il déclaré depuis une salle de presse bondée à craquer du quartier européen.

À Bruxelles, Puigdemont se prépare à une bataille juridique contre l’Espagne

Le président catalan limogé, Carles Puigdemont, a rencontré le lundi 30 octobre un avocat à Bruxelles alors que le parquet espagnol le poursuit pour rébellion et sédition pour son rôle dans la déclaration unilatérale de l’indépendance catalane.

Le 27 octobre, l’exécutif catalan a déclaré l’indépendance de la région. Mariano Rajoy, le Premier ministre espagnol, a immédiatement réagi en relevant Carles Puigdemont et le reste du gouvernement régional de leurs fonctions. Il a convoqué des élections anticipées le 21 décembre.

Le 30 octobre, le procureur général de l’État, José Manuel Maza, a déposé une plainte pour « rébellion, sédition, malversation et délits connexes » à l’encontre du président déchu et de 19 autres personnalités politiques du gouvernement catalan. Les charges de sédition et rébellion pourraient leur valoir un maximum de 30 ans de prison.

Carles Puigdemont a appelé la communauté européenne « et surtout l’Europe » à réagir et à s’opposer à ce qu’il qualifie de répression de la démocratie et de la liberté d’expression espagnole.

Il a par ailleurs rejeté les rumeurs selon lesquelles il s’était rapproché des nationalistes flamands de la N-VA. Ravi de l’occasion, Theo Francken, secrétaire d’État à l’asile  et à l’immigration belge, issu de la N-VA, avait déjà indiqué que le Catalan et sa délégation pourraient demander l’asile en Belgique.

« Cela n’a rien à voir avec la politique belge », a déclaré Carles Puigdemont, tout en réfutant avoir rencontré des politiques belges depuis son arrivée à Bruxelles.

Paul Bekaert, l’avocat représentant Carles Puigdemont en Belgique a pourtant déclaré à Reuters avant la conférence de presse que le Catalan envisageait de demander l’asile.

Paul Bekaert a déjà représenté des séparatistes basques qui luttaient contre leur extradition de la Belgique vers l’Espagne dans les années 1990. Selon lui, il serait toutefois plus difficile de rejeter une extradition depuis l’introduction des mandats d’arrêt européen en 2004. L’Espagne n’a encore jamais émis de mandat européen.

Le dirigeant catalan s’est adressé à la presse durant environ 40 minutes en espagnol, en catalan et en français et a brièvement répondu à une question en anglais. Après la conférence de presse, Carles Puigdemont a été escorté à travers la foule jusqu’à son taxi. La plupart des manifestants brandissaient des drapeaux espagnols et européens, à l’exception de trois personnes avec des drapeaux catalans.

L’une d’entre elles, Dimitri Hoegaerts, souhaite que sa région se sépare de la Belgique. Le flamand espère donc que la Belgique reconnaîtra l’indépendance de la Catalogne.

Le quotidien belge La Libre Belgique a rapporté avant la conférence de presse que le Premier ministre Charles Michel avait refusé que Carles Puigdemont s’exprime dans un édifice détenu par le gouvernement fédéral belge.

Le Premier ministre belge essaye d’étouffer le tapage depuis que Theo Francken a déclaré que les Catalans pouvaient demander l’asile en Belgique. Charles Michel lui a demandé de ne « pas jeter de l’huile sur le feu ». Le parti libéral du Premier ministre fait partie d’un gouvernement de coalition aux côtés de la N-VA, le parti nationaliste flamand.

Catalogne: le dilemme des trois ivresses cumulées

Le moment catalan donne l’occasion de prendre au sérieux l’hypothèse d’un tournant émotionnel dans les façons de faire de la politique et des politiques au sein des démocraties occidentales, estime Alain Faure, du CNRS, pour notre partenaire, La Tribune.

Alain Faure, Directeur de recherche en science politique à Sciences Po Grenoble, Centre national de la …

 

https://www.euractiv.fr/section/avenir-de-l-ue/news/puigdemont-says-will-stay-in-belgium-accept-snap-election/