Archives pour la catégorie Burkina Faso

Le commando Hubert, une unité d’élite tout terrain

Le commando Hubert, une unité d’élite tout terrain

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Les faits

Les deux militaires français tués au Burkina Faso étaient membres d’un groupe de la marine spécialisé dans les opérations de libération d’otages.

Un hommage national leur sera rendu, mardi 14 mai.

  • Pascal Charrier,
Le commando Hubert, une unité d’élite tout terrain

Les  nageurs de combat du commando Hubert sont engagés depuis dix ans sur tous les théâtres d’opérations. FRANÇOIS GUENET/DIVERGENCE

 

Leur mort violente a soudainement donné un visage à ces hommes habitués à agir dans l’ombre. Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, les deux militaires tués lors de l’opération ayant abouti vendredi 10 mai à la libération de quatre otages au Burkina Faso, faisaient partie des « forces spéciales ». « Ils ont donné leur vie pour en libérer d’autres », a salué Emmanuel Macron sur Twitter.

Les deux jeunes officiers mariniers étaient membres du commando Hubert, une unité d’élite de la Marine nationale qui trouve ses origines au cœur de la Seconde Guerre mondiale. Son ancêtre est le 1er bataillon des fusiliers marins commandos, créé en 1942 par la France libre en Grande-Bretagne et communément appelé le « commando Kieffer », du nom du capitaine de corvette Philippe Kieffer. Par la suite, sept commandos dits « marine » ont été constitués sur cette base, dont cinq de combat. D’autres groupes du même type existent dans l’armée de terre et de l’air pour mener des « opérations non-conventionnelles ».

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Des nageurs de combat aptes à combattre à terre

Mais le commando Hubert, baptisé en l’honneur d’Augustin Hubert, tué le 6 juin 1944 lors du débarquement en Normandie, tient une place à part dans ce dispositif. « Si l’on considère que les commandos sont déjà les unités les plus prestigieuses de l’armée, il occupe le haut de la pyramide », explique le journaliste spécialisé Jean-Marc Tanguy, animateur du blog « Le Mamouth », qui a publié l’an dernier « La task force Sabre », un ouvrage sur les forces spéciales françaises engagées au Sahel (éditions Histoire et collections).

Basée à Saint-Mandrier (Var) et forte d’environ 100 personnes, cette unité est constituée de nageurs de combat. Issus des rangs d’autres commandos, ils sont sélectionnés après des épreuves particulièrement difficiles. « Ce sont des gens plutôt spécialisés au départ dans des opérations amphibies, explique Michel Goya, ancien colonel et historien militaire. En réalité, ils peuvent être parfaitement engagés à terre et sont souvent utilisés comme des troupes d’infanterie pour des opérations complexes, comme d’autres commandos marine. » D’où leur présence au Burkina Faso.

Cette mission délicate est au cœur de son métier, la libération d’otages. Le commando Hubert était ainsi déjà intervenu pour sauver des Français retenus sur leur voilier par des pirates au large de la Somalie. « Leur savoir-faire en mer fait qu’ils peuvent intervenir sur n’importe quel terrain, reprend Jean-Marc Tanguy. Leur spécificité tient à leur capacité à s’infiltrer dans de multiples lieux, à la fois sous et sur la mer, mais aussi en dérivant sous la voile de parachutes. Ils sont les seuls à maîtriser ces trois techniques à la fois. Cela leur permet d’arriver de manière silencieuse. »

Un « risque assumé », plutôt qu’un sacrifice

Dans la nuit du jeudi 9 mai au vendredi 10 mai, après une traque de plusieurs jours, une vingtaine d’entre eux a ainsi pu s’approcher des abris où étaient détenus au Burkina Faso deux Français enlevés dans le nord du Bénin le 1er mai. Selon le chef d’état-major français, le général François Lecointre, ils ont toutefois été repérés à une dizaine de mètres du but et ont entendu les ravisseurs armer leurs armes. Pour ne pas risquer de tuer des civils ou les otages, ils sont alors partis à l’assaut sans ouvrir le feu. « N’importe quelle unité aurait agi de même », précise Michel Goya.

Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont alors trouvé la mort, touchés quasiment à bout portant. Un sacrifice ? « Je préfère parler de risque assumé, ce n’est pas tout à fait pareil, poursuit l’ancien militaire. Le terme sacrifice implique que l’on va volontairement à une mort certaine. Là, le but n’était assurément pas de se faire tuer. Mais ce risque existe, comme dans de nombreux métiers, et on est incapable de prédire dans ce genre de mission comment les choses vont se dérouler. »

Plutôt que de mettre en avant des vies sacrifiées, Jean-Marc Tanguy préfère lui aussi évoquer la « détermination » de marins animés par un « sens aigu de l’engagement » et « le culte de la mission »« Si nos soldats connaissent tous les risques au moment de leur engagement, il n’en est pas moins douloureux, lorsque par leur courage et leur bravoure, des frères d’armes tombent au combat, commente de son côté Jean-Michel Jacques, député LREM du Morbihan et ancien infirmier au sein des commandos marine. Nous nous devons alors de saluer leur dévouement et honorer leur mémoire. » Un hommage national sera rendu mardi 14 mai à Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello.

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Militaires morts au Burkina Faso, le récit de l’assaut des commandos marine français

Militaires morts au Burkina Faso, le récit de l’assaut des commandos marine français

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Les faits

La ministre des armées Florence Parly et le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, ont expliqué vendredi 10 mai les conditions de l’opération de libération des otages au Burkina Faso, dans laquelle deux militaires français ont été tués.

  • Corinne Laurent,
Militaires morts au Burkina Faso, le récit de l’assaut des commandos marine français

Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello étaient des marins d’exception : ils étaient membres du prestigieux commando Hubert de la Marine nationale, une unité d’élite très sélective de l’armée française.MARINE NATIONALE
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« C’est un véritable exploit, c’est une opération d’une rare difficulté que peu d’armées au monde sont capables de mener ». La ministre des armées Florence Parly a insisté vendredi 10 mai, lors d’une conférence de presse, sur la « grande complexité » de l’assaut donné par les forces spéciales françaises pour libérer quatre otages – deux Français, une Américaine et une Sud-coréenne – dans le nord du Burkina Faso.

Deux commandos marine, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, sont morts dans cette opération. Ils « n’ont pas tremblé », ils « ont protégé les otages au prix de leur propre vie », a souligné la ministre. « La France a perdu deux de ses fils, et nous perdons deux de nos frères », a ajouté le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, très ému.

La ministre et le général d’armée ont dévoilé, sans trop rentrer dans les détails, les conditions de l’intervention conduite avec les moyens de l’opération française Barkhane au Sahel, l’appui des États-Unis pour le renseignement et le soutien du Burkina Faso sur le plan logistique, notamment pour ravitailler l’armée française en différents points.

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« Un risque de transfèrement » des otages

L’opération était en préparation depuis plusieurs jours. Dès l’annonce de la disparition des deux Français le 1er mai au Bénin, des moyens de renseignement avaient été déclenchés par la force Barkhane avec l’appui des États-Unis et du Burkina Faso. Le 7 mai, une « opération discrète » avait été menée par les forces françaises, apportant des « éléments complémentaires », a précisé le général Lecointre, décrivant la mise en place d’une « traque » des ravisseurs.

Il y avait, a-t-il expliqué, « un risque de transfèrement de ces otages à une autre organisation terroriste qui agit au Mali, et qui est la Katiba Macina » du prédicateur Amadou Koufa. Dès lors, il aurait été « impossible d’organiser une quelconque opération de libération ». Jeudi 9 mai, les ravisseurs ont fait « une halte » au Burkina Faso. C’était « la dernière opportunité », a insisté le chef d’état-major des armées qui a présenté un plan au président de la République.

Des moyens médicaux, notamment chirurgicaux, envoyés de France, des moyens logistiques et des hélicoptères ont été déployés avant l’infiltration des soldats français. « Les commandos des forces spéciales se sont infiltrés dans la nuit noire sur une distance de 200 mètres, malgré la présence d’une sentinelle », avant d’être « repérés à 10 mètres » des quatre abris des ravisseurs, a raconté le général Lecointre. Une vingtaine de membres du commando Hubert sont montés à l’assaut dans les abris « sans ouvrir le feu ». C’est lors de la pénétration de deux de ces abris que Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont été tués « à très courte distance ».

Une Américaine et une Sud-coréenne « otages depuis 28 jours »

Les soldats français ont alors découvert non pas deux mais quatre otages. Une Américaine et une Sud-Coréenne étaient aussi présentes dans le campement. « Personne n’avait connaissance de leur présence. Nous n’avions pas connaissance du fait qu’au côté de nos deux ressortissants il pouvait en avoir d’autres », a souligné la ministre Florence Parly.

« Les contacts que nous avons eus depuis quelques heures avec les États-Unis et la Corée du Sud montrent que probablement, ces pays-là n’avaient pas nécessairement conscience de la présence de ces deux ressortissantes en territoire burkinabé », a-t-elle ajouté. « A priori, elles étaient otages depuis 28 jours », a précisé le général Lecointre.

Qui étaient les ravisseurs ? « L’analyse est en cours », a indiqué Florence Parly, rappelant seulement qu’il y a « deux mouvements terroristes principaux qui opèrent dans cette zone et qui sont affiliés pour l’un à Al-Qaida, pour l’autre à l’EIGS (État islamique au Grand Sahara) ».

https://www.la-croix.com/France/Securite/Militaires-morts-Burkina-Faso-recit-lassaut-commandos-marine-francais-2019-05-10-1201021006

Burkina Faso : six personnes, dont un prêtre, tuées en pleine messe

Burkina Faso : six personnes, dont un prêtre, tuées en pleine messe

Une église dans le nord du Burkina Faso (illustration)
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Six personnes, dont un prêtre, ont été tuées dimanche matin lors d’une attaque pendant la messe dans une église catholique du nord du Burkina Faso.

Une attaque en pleine messe. Dimanche matin, une vingtaine d’hommes armés a fait irruption dans l’église de Dablo, dans le nord du Burkina Faso, et a tiré sur les fidèles. Si certains sont parvenus à s’enfuir, les terroristes ont tué cinq personnes ainsi que le prêtre qui célébrait la messe. « Ils ont incendié l’église, puis des boutiques et un maquis avant de se rendre au centre de santé où ils ont fouillé le local et incendié le véhicule de l’infirmier chef de poste », a raconté le maire de la commune.

Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières de la part de groupes jihadistes. L’attaque de Dablo est ainsi la deuxième en deux mois visant une église. Le 29 avril, six personnes avaient été tuées lors de l’attaque de l’église protestante de Silgadji. À la mi-mars, l’abbé Joël Yougbaré, curé de Djibo, dans le nord du pays, a été enlevé par des individus armés alors qu’il était parti pour célébrer la messe dans un village de la province de Doum. Il avait effectué plusieurs missions dans l’Orne pendant la période estivale ces dernières années. Le 15 février, c’est un missionnaire salésien d’origine espagnole, le père César Fernandez, qui avait été tué lors d’une attaque armée.

https://fr.aleteia.org/2019/05/13/burkina-faso-six-personnes-dont-un-pretre-tues-en-pleine-messe/?utm_campaign=NL_fr&utm_source=daily_newsletter&utm_medium=mail&utm_content=NL_fr

Du nouveau sur l’opération militaire américano-française au Burkina Faso/

Du nouveau sur l’opération militaire américano-française au Burkina Faso/

En bref et en exclusivité Strategika51 Intelligence :

L’opération militaire américano-française du 10 mai 2019 au nord du Bukina Faso ne visait pas à libérer les deux otages français kidnappés neuf jours auparavant au Bénin mais à récupérer deux agents de la CIA ayant un statut prioritaire. L’opération aurait très mal tournée. Paris a reconnu la mort de deux Commando marine et quatre présumés ravisseurs. Selon des informations émanant de professionnels, il s’agit d’un bilan très partiel, établi selon les règles de diffusion de l’information militaire relatives aux pertes au combat adoptés par les unités militaires US en Irak entre 2004 et 2009.

2. Le groupe armé qui a été visé est totalement inconnu et fait plus étrange, aucun groupe terroriste activant au Sahel n’a commenté ou revendiqué le rapt de quatre ressortissants étrangers ou l’opération militaire du 10 mai.

3. Le jour même de l’opération, les individus armés ont pu s’extraire du lieu de l’attaque en tuant une douzaine de militaires d’un pays africain qui assuraient le bouclage de la zone.

4. Le ministère français de la défense a annoncé la mort de quatre présumés ravisseurs mais selon des sources locales il s’agit de civils vivant à proximité de l’objectif. Aucun chef opérationnel ou membre du groupe armé n’ont été capturés ou neutralisés.

5. Les commandos marine francais ont essuyé dés le début de l’opération des tirs nourris de Kalashnikov RPK dévastateurs. Il a fallu l’intervention d’hélicoptères d’attaque Tigre et des hélicoptères de combat relevant d’une unité d’élite héliportée américaine pour les désengager. Du matériel et des armes ont du être abandonnés sur les lieux.

5. Nos sources tiennent à souligner que cette opération est l’un des premiers engagements massifs des forces conjointes américano-françaises au Burkina Faso.

Key Info:

Deux actifs de la CIA, un ressortissant américain et sud-coréen, ont été enlevés dans un pays du Sahel et aucun gouvernement ni aucun média n’a rapporté l’information. Ils ont été libérés le 10 mai 2019 lors d’une opération spéciale conjointe des États-Unis et de la France dans le nord du Burkina Faso. Le raid était dirigé par les forces spéciales de la marine française, principalement le commando Hubert. Outre les deux femmes, deux autres otages ont été libérés au cours de la violente bagarre. Ils ont été kidnappés au Bénin le 1er mai 2019. Le gouvernement français a reconnu la mort de deux commandos endurcis au combat lors de l’opération.
Les médias traditionnels gardent un silence absolu sur les deux femmes.

Exclusive Strategika 51 Intelligence (Sources from the Ground)

Du nouveau sur l’opération militaire américano-française au Burkina Faso/ Two Female CIA Assets Freed in a Messy Operation in Northern Burkina Faso

https://translate.google.fr/?hl=fr#view=home&op=translate&sl=en&tl=fr&text=Two%20female%20CIA%20assets%2C%20a%20U.S%20and%20South%20Korean%20nationals%20were%20kidnapped%20in%20a%20Sahel%20Country%20and%20not%20a%20single%20Government%20or%20media%20reported%20the%20information.%20They%20were%20freed%20on%2010%20May%202019%20during%20a%20joint%20U.S-French%20Special%20Operation%20in%20Northern%20Burkina%20Faso.%20The%20raid%20was%20spearheaded%20by%20French%20Navy%20Special%20Forces%2C%20mainly%20the%20Hubert%20Commando.%20Besides%20the%20two%20women%2C%20two%20other%20hostages%20were%20freed%20amidst%20the%20fierst%20firefight.%20They%20were%20kidnapped%20in%20Benin%20on%201%20May%202019.%20The%20French%20Government%20aknowledged%20the%20death%20of%20two%20battle-hardened%20commandos%20in%20the%20operation.Mainstream%20media%20are%20keeping%20an%20absolute%20silence%20about%20the%20two%20women.

 

Burkina : 2 soldats français tués, 4 otages libérés

Burkina : 2 soldats français tués, 4 otages libérés

Les deux soldats français tués dans le nord du Burkina
Les deux soldats français tués dans le nord du Burkina 

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Deux soldats français ont été tués lors d’une opération militaire menée dans le nord du Burkina Faso.

Le Parisien – International@LeParisienMonde

Qui sont les deux commandos français tués en libérant les otages au Burkina Faso https://l.leparisien.fr/IAO-zi 

Qui sont les deux commandos français tués en libérant les otages au Burkina Faso

Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello étaient commandos marine dans les forces spéciales, engagés depuis le 30 mars dernier dans la région du Sahel.

leparisien.fr

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Cette intervention a permis la libération de quatre otages, dont les deux français kidnappés il y a dix jours dans le nord du Bénin. Les deux autres otages libérés sont une Américaine et une Sud-Coréenne.

Dans son communiqué, le ministère de la Défense précise que l’opération a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, et que les deux militaires tués faisaient partie des forces spéciales de l’opération Barkhane, cette force anti-terroriste déployée dans le Sahel.

Florence Parly

@florence_parly

Morts pour la France cette nuit au Burkina Faso, les commandos marine Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont sacrifié leur vie pour sauver celle de 4 otages, désormais libres. Je pense à leurs familles, à leurs frères d’armes. Toute la Nation s’incline devant leur courage.

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Les autorités françaises ajoutent que l’intervention militaire avait été menée avec le soutien des Etats-Unis, du Burkina Faso et du Bénin.

Quatre ravisseurs ont été tués pendant cette opération, selon l’état-major français, qui ne donne pas d’indication sur l’identité du groupe preneur d’otages. Deux terroristes ont réussi à prendre la fuite, toujours selon l’état-major.

Romain Mielcarek

@actudefense

CEMA : Des moyens médicaux de l’avant étaient prévus. Idem pour une chaîne log et des hélicoptères pour permettre l’évacuation.
Mise en place et infiltration de nuit dans la foulée.

Romain Mielcarek

@actudefense

CEMA : Les commandos ont progressé sur 200m grâce à la nuit noire, malgré la présence d’une sentinelle. Ils sont détectés à 10m. En entendant l’ennemi armer, ils donnent l’assaut sans ouvrir le feu pour ne pas toucher les civils.

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L’opération se serait passée, entre Ouagadougou et la frontière malienne, dans la région de Ouahigouya (nord du Burkina)

L’enlèvement des deux touristes au Bénin

C’est précisément dans ce pays, le Bénin, que les deux touristes français, Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, avaient été enlevés le 1er mai. Ils visitaient le Parc de la Pendjari dans le nord du Bénin. Leur guide avait été retrouvé mort quelques jours plus tard. Et leur véhicule avait été localisé dans l’est du Burkina.

Assez rapidement, les spécialistes ont émis l’hypothèse d’un enlèvement par des groupes armés ou djihadistes. Ils sont sévissent d’ordinaire plus au nord, mais leur zone d’influence semble désormais s’étendre.

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Jigi@JigiAfrica

La Grande-Bretagne publie le 4 mai 2019 une carte destinée à ses ressortissants désireux de se rendre au encore plus alarmiste que celle préparée par la France pour les voyageurs français, en raison de l’évolution de la situation sécuritaire dans le pays.

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Réactions à Paris et à Ouagadougou

Le président français Emmanuel Macron accueillera samedi les deux ex-otages français, ainsi que l’ex-otage sud-coréenne, libérés au Burkina Faso dans la nuit de jeudi à vendredi, à leur retour en France, prévu à Villacoublay, samedi à 17H00, a annoncé l’Elysée.

En début de semaine prochaine, le chef de l’État présidera aux Invalides une cérémonie d’hommage national aux deux commandos marine tués dans l’opération de libération des otages, a ajouté la présidence.

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a salué sur twitter la libération dans son pays de quatre otages dont deux Français, par les forces spéciales françaises, au cours d’une « intervention militaire conjointe ».

Roch KABORE

@rochkaborepf

Je salue la libération de 4 otages, dont les 2 enseignants français, enlevés le 1er mai dans le nord du Bénin, une américaine et une sud-coréenne.
L’intervention militaire conjointe qui a permis d’atteindre ces objectifs traduit notre engagement à lutter contre les forces du mal.

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– avec agences –

Deux militaires français tués au Burkina Faso lors de la libération de deux touristes

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Deux militaires français tués au Burkina Faso lors de la libération de deux touristes

Les maîtres Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello.

La classe politique a salué vendredi la mémoire des deux militaires français tués lors d’une opération de libération de quatre otages au Burkina Faso, dans la nuit de jeudi à vendredi, en rendant hommage au « sacrifice ».

L’armée française a libéré quatre otages, dont les deux touristes français enlevés le 1er mai au Bénin, en menant une opération militaire dans la nuit de jeudi à vendredi au Burkina Faso dans laquelle deux officiers mariniers ont été tués, a annoncé l’Elysée.

«Cette libération a pu être obtenue grâce à une opération militaire, conduite par les forces françaises dans la nuit de jeudi à vendredi, au nord du Burkina Faso. Au cours de celle-ci, deux militaires ont trouvé la mort au combat, le maître Cédric de Pierrepont et le maître Alain Bertoncello, tous deux officiers mariniers au sein du commandement des opérations spéciales.», indique l’Elysée.

Marine nationale

@MarineNationale

Mort en opération de deux commandos Marine, les MT Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello. La Marine nationale est en deuil et s’associe à la douleur de leurs familles et de leurs frères d’armes. >> http://bit.ly/2WA3BXJ 

Florence Parly a salué dans un communiqué la mémoire des deux militaires des forces spéciales de l’opération Barkhane «morts pour la France lors de la libération des quatre otages au Burkina Faso». «C’est avec émotion et tristesse que j’adresse mes pensées aux familles des deux militaires décédés, à leurs proches, à leurs frères d’armes et à l’ensemble des commandos marine», a-t-elle déclaré. La ministre félicite également «les forces ayant mené cette opération complexe et ceux qui y ont contribué»: «quatre vies ont été sauvées cette nuit, quatre vies entre les mains de terroristes».

Florence Parly

@florence_parly

Morts pour la France cette nuit au Burkina Faso, les commandos marine Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont sacrifié leur vie pour sauver celle de 4 otages, désormais libres. Je pense à leurs familles, à leurs frères d’armes. Toute la Nation s’incline devant leur courage.

L’Élysée annonce la libération de 4 otages au Bénin par l’armée française
Deux otages français retenus au Bénin depuis le 1er mai ont été libérés le 10 mai au Burkina Faso, a annoncé l’Elysée. Au cours de cette libération, deux autres otages ont pu être libérées, et deux militaires de l’opération Barkhane ont été tués
De son côté, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, a salué «avec émotion le sacrifice des deux militaires français engagés dans cette opération»: «J’exprime à leurs familles et à leurs proches mes condoléances attristées et toute ma sympathie. N’oublions jamais le courage et l’abnégation de nos soldats au service de la sécurité des Français partout dans le monde.»

La classe politique a salué l’acte de bravoure et le sens du «sacrifice» de ces soldats.

Le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, a quant à lui salué sur Twitter la libération des quatre otages. «L’intervention militaire conjointe qui a permis d’atteindre ces objectifs traduit notre engagement à lutter contre les forces du mal», a-t-il écrit. Les Etats-Unis ont adressé vendredi leurs «remerciements» à la France pour la libération «sains et saufs» des quatre otages, dont une américaine.

Les deux français libérés étaient venus passer des vacances d’une dizaine de jours au Bénin. Patrick Picque est un commerçant de 51 ans, créateur de bijoux, qui travaille dans le centre de Paris mais est originaire de la Manche. Laurent Lassimouillas, âgé de 46 ans, originaire de Marseille, est lui chef d’orchestre et professeur de musique à Longjumeau et Orsay, en région parisienne. «Outre les deux otages français, une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne ont également été libérées», a ajouté la présidence dans un communiqué.

» LIRE AUSSI – Deux otages français au Sahel libérés

Ambleu Sahel, reconstruire le vivre ense

Édito.

Ambleu Sahel, reconstruire le vivre ense

Publié le 

Les violences intercommunautaires se multiplient au Mali, attisées par les djihadistes. La menace terroriste s’étend au Burkina Faso et au Niger. Dessin de Ale + Ale, Italie, pour Courrier international

Comment arrêter cet engrenage ? Cette région du monde est en proie à de multiples facteurs de déstabilisation : lutte d’influence entre grandes puissances, notamment la France, la Chine et la Russie, pour se procurer de l’or et de l’uranium, lutte entre les différentes communautés pour le contrôle des ressources comme l’eau et les terres agricoles, raréfiées par le changement climatique, le tout dans un contexte de militarisation excessive. Les différentes communautés, ne pouvant compter sur les armées des États fragilisés comme le Mali et le Burkina, se reposent pour leur protection sur leurs milices surarmées. Au risque d’entraîner des massacres, comme cela s’est vu récemment avec la mort de 160 villageois peuls, qui auraient été tués par une milice dogon. Vingt-cinq ans après le génocide rwandais, alors qu’on s’interroge toujours sur l’inaction de la France et de la communauté internationale à l’époque, on peut se poser des questions sur l’efficacité de la présence militaire française.

La paix dans cette région cruciale ne pourra pas passer par une lutte uniquement sécuritaire contre le terrorisme, mais nécessite des solutions globales, fondées sur un développement économique et social accéléré, une présence accrue des États et des services publics, un partage des ressources, pour que le vivre-ensemble soit de nouveau possible.

Hamdam Mostafavi

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Quand le monde peul s’éveillera, le Sahel s’embrasera…

samedi 30 mars 2019

L’Afrique Réelle n°112 – Avril 2019

Sommaire

Dossier : Les guerres du Sahel
– Comprendre les guerres du Sahel
– Peul contre Dogon, un vieux conflit ethnique
– Réflexions sur les opérations militaires françaises en Afrique à travers l’exemple du Mali

Histoire
Rwanda : Les historiens face au non-lieu des juges Herbaut et Poux

Editorial de Bernard Lugan

Quand le monde peul s’éveillera, le Sahel s’embrasera…

Tel était le titre d’un article, hélas peut-être prémonitoire de l’Afrique Réelle datant d’août 2016.
Comme les Kurdes, les Peul forment un peuple dispersé et sans Etat. Zébré par les frontières post-coloniales, l’espace peul s’étend sur tout l’ouest africain, courant de l’Atlantique sénégalais  jusqu’à la région tchadienne et à la RCA (voir la carte page 14).
La question est  de savoir si l’actuel cycle de massacres-représailles qui se déroule au Mali et au Burkina Faso, ne va pas finir par provoquer leur union, phénomène qui pourrait être soutenu à l’étranger par une diaspora dynamique, riche et instruite.
Hommes de la vache et de la lance, les Peul vont-ils, à l’image des Tutsi du Rwanda, tenter de briser par les armes le système de l’ethno-mathématique électorale qui les soumet politiquement aux hommes de la houe et qui en fait les victimes de leurs armées ?
Si tel était le cas, les conflits sahéliens prendraient alors une toute autre dimension. A l’image des cataclysmes du XIXe siècle, quand l’impérialisme peul  s’abrita derrière le paravent du jihad (voir la carte page 12).
Une simplification extrême permet de distinguer les Peul sahéliens nomades et les Peul soudaniens vivant en noyaux semi sédentaires ou sédentaires parmi les peuples agriculteurs. Certains ont fondé des sociétés très structurées et hiérarchisées comme dans le Fouta Djalon guinéen, au Macina malien, dans le nord du Nigeria et au Cameroun.
Aujourd’hui, les Peul se trouvent placés au cœur de plusieurs conflits hérités de l’histoire. Rallumés par le jihadisme et par la suicidaire démographie sahélienne dont la conséquence est la lutte pour les terres et les pâturages, ces affrontements font peser une menace supplémentaire sur la stabilité déjà fragile d’une vaste partie de l’Afrique.
Dans le Mali central et dans le nord du Burkina Faso, les actuels évènements opposant Peul et Dogon ne sont pas une nouveauté. Ils sont tout au contraire la résurgence des conflits  liés aux conquêtes peul de la fin de la période précoloniale. Or, les principales résistances à cette expansion furent celles des Bambara et des Dogon. Mise entre parenthèses durant la période coloniale, l’opposition entre ces peuples ressurgit avec force aujourd’hui.
Le 26 mars dernier, les journalistes de France 24, qui est, rappelons-le, la chaîne officielle française émettant vers l’Afrique, ont osé produire une émission dont le titre est « Massacre de Peul au Mali : les exactions n’ont pas une origine ethnique » !!! Que sont-ils donc alors ? Des vengeances de maris cocus ou des querelles de supporters de football ?
L’on ne peut qu’être atterré par l’aveuglement doublé d’incompétence de ces journalistes qui, paralysés par leur idéologie universaliste niant les identités et les enracinements, s’interdisent de nommer la réalité.
En plus du Macina, la situation sécuritaire est de plus en plus préoccupante dans le nord du Mali où les routes sont minées par les GAT (Groupes armés terroristes) et où les garnisons sont attaquées. Ces dernières constituent des cibles d’autant plus tentantes que les soldats maliens se débandent devant des assaillants inférieurs en nombre, avant de leur abandonner l’armement flambant neuf généreusement offert par la « communauté internationale »…

Si l’Algérie implose, le Sahel se disloquera et le Sénégal sera directement au contact

Si l’Algérie implose, le Sahel se disloquera et le Sénégal sera directement au contact

Fondateur de la mythique revue Hérodote, le Professeur émérite, Yves Lacoste, recommande, chaque matin, de regarder la mappemonde. Geste éminemment instructif !

En effet, un regard appuyé et insistant sur la partie maghrébine de la carte de l’Afrique génère un « Gros Plan » sur l’Algérie. Immense, peuplé et riche pays qui borde la Méditerranée au Nord, délimite la Tunisie à l’Est, fixe le Maroc à l’Ouest, l’Algérie étend singulièrement sa vaste superficie (2 380 000 km2) jusqu’aux confins de la Mauritanie (Tindouf), aux limites extrêmes du Nord-Mali (Tamanrasset) et aux bornes frontalières nigéro-libyennes de Djanet et d’In Amenas.

Un État si central et un socle territorial si névralgique peuvent-ils être en déséquilibre sans déstabiliser alentour ?

Le vide – en vue – au sommet de l’État algérien est vertigineux, au plan intérieur, et dangereux hors des frontières.

Quant à la redoutée implosion (scénario de type syrien) elle donne des frayeurs vives et des sueurs froides aux diplomates, aux observateurs et aux spécialistes. Bref, à tous ceux qui ont un « appétit pour l’avenir » : j’ai nommé la prospective. A cet égard, la réflexion est d’office happée par le Sahel qui compte, au moins, trois Etats fragiles ou en dérive. Même le G5 Sahel, en entier, ne supportera pas sans ébranlement ni craquement, les ondes de choc d’une secousse institutionnelle à grande magnitude de l’Algérie. Pour des raisons multiples, car Alger est – par la géographie, la diplomatie et les services secrets – au cœur des enjeux saharo-sahéliens.

Le flanc sud de l’Algérie correspond aux régions septentrionales du Mali que sont Kidal, Gao, Tombouctou et Taoudenni. Une proximité voire une imbrication qui n’est pas étrangère au repli des islamistes des GIA algériens dans les sanctuaires montagneux et limitrophes du Mali, où ils ont fait la jonction et, parfois, la collusion avec les irrédentistes Touaregs dont certains ont longtemps servi dans des Légions auxiliaires ou supplétives de l’armée libyenne du Colonel Kadhafi.

Ce concentré de djihadistes, de rebelles, de condottiere et de trafiquants est évidemment surveillé, complètement infiltré, souvent manipulé et sporadiquement décimé par le DRS algérien, successivement commandé par les Généraux Mediène Toufik et Bachir Tartag.

Diplomatiquement, c’est Alger qui a assuré la médiation, abrité les négociations et parrainé l’Accord éponyme du 15 mai 2015, pour la Paix et la Réconciliation. La présidence du Comité de suivi du dit Accord est d’ailleurs confiée à l’ambassadeur d’Algérie à Bamako, son Excellence Ahmed Boutache. Déduction logique et conséquence automatique : le Mali déjà éprouvé sera sûrement disloqué par l’implosion de son puissant voisin (le pays de Bouteflika) lourdement associé à son futur voire tributaire de son destin. Au moment où ces lignes sont écrites, la Ministre des Affaires Etrangères, Mme Kamissa Camara, séjourne – malgré la crise – à Alger, à l’invitation du Vice-Premier ministre et nouveau Ministre des Affaires Etrangères, Ramtane Lamamra. N’est-ce pas révélateur de l’étroitesse des rapports bilatéraux et géostratégiques ?

A côté du maillon malien sérieusement fêlé, survit cahin-caha le maillon faible burkinabé. Un Burkina Faso affaibli et fatigué par les rodéos des djihadistes et les irruptions d’agresseurs inclassables (déserteurs du défunt RSP ou bandits invétérés ?) qui répandent l’insécurité. D’où une course-poursuite infernale et meurtrière avec les unités motorisées de l’armée burkinabé. Accrochages sans fin qui provoquent la fermeture des écoles et réduisent la présence de l’Etat comme une peau de chagrin, dans toute la zone semi-désertique du Burkina Faso. Une montée des périls qui déboussole un régime orphelin de son stratège Salif Diallo, décédé le 19 août 2017. L’autre tombeur emblématique de Blaise Compaoré, le Ministre d’Etat Simon Compaoré, est rongé par la maladie. Quant au Président Roch Marc Christian Kaboré (un bon banquier formé à Dijon), il n’est ni mentalement taillé dans le roc ni politiquement préparé à faire face à l’orage. La mobilité à la tête de l’Etat-major des Armées, les changements répétés des titulaires de la Défense nationale au sein du gouvernement et les performances mitigées des services de renseignement laissent les observateurs pantois sur les lendemains du Burkina, dans un prévisible scénario de regain de violences et de terreurs, à l’échelle du Sahel, induites par les contrecoups d’une éventuelle aggravation de la crise en Algérie. Plus loin, c’est l’écran territorial burkinabé qui sécurise peu ou prou la Côte d’Ivoire, notamment sur l’axe Bobo-Dioulasso-Korhogo Si le Burkina s’écroule, la Côte d’Ivoire, située en bordure du Sahel, vacillera.

Le Niger ne sera évidemment pas à la fête, au cas où tout bascule à Alger. Sa longue frontière avec l’Algérie est longée par la fameuse passe de Salvador que l’opération BARKHANE contrôle difficilement à partir de la base avancée de Madama, implantée dans le désert du Ténéré. Salvador (couloir marqué au crayon rouge sur les cartes militaires) est emprunté par les terroristes qui convoient des armes et des hommes vers le Nord-Mali. Certes, le Niger est intact. Il n’est pas cassé comme le Mali amputé de facto de Kidal, au nord, et déchiqueté, au centre, par le brasier intercommunautaire dogons-bambaras-peuls qui calcine la belle région de Mopti, jadis appelée la Venise du Mali. Mais Niamey, ses élites et son gouvernement sont alarmés silencieusement, profondément par les effectifs en augmentation constante d’armées étrangères (française, suédoise, allemande, américaine etc.) sur le sol national. Au train où vont les choses, les soldats non nigériens seront bientôt plus nombreux que tous les jeunes Nigériens sous les drapeaux. C’est la souveraineté du pays qui s’effiloche ou s’étiole à vue d’œil. C’est dire combien le spectre d’un chaos algérien hante le sommeil du Président Issoufou et les nuits de son dauphin, Mohamed Bazoum.

Pays sahélien sans siège au G5 Sahel, le Sénégal suit et surveille forcément la complexe conjoncture politique en Algérie, évalue ses inévitables répercussions dans son voisinage immédiat : le Mali et la Mauritanie. Deux Etats membres de l’OMVS – l’un est aussi un partenaire dans l’exploitation du pétrole – qui jouent stratégiquement des rôles de glacis momentanément protecteurs pour le territoire sénégalais. La Mauritanie est militairement robuste, tandis que le Mali demeure branlant. Le temps post-électoral doit donc vite basculer vers l’heure de l’analyse prospective. Car la « syrianisation » de l’Algérie post-Bouteflika correspondra à l’âge d’or ou à l’apogée du terrorisme dans le Sahel. Et, en cas de défaillance ou de destruction du verrou mauritanien, l’armée sénégalaise sera au contact direct des djihadistes.

PS : Les terroristes et autres djihadistes n’attendent pas le naufrage du système en Algérie, pour se déchainer et, surtout, balayer les camps et autres cantonnements de l’armée malienne dans le Delta central du fleuve Niger et sur l’ensemble du Macina. L’attaque foudroyante, ce dimanche 17 mars, de la garnison de Dioura – assaut ponctué par la débandade des défenseurs de la caserne – ruisselle de leçons. 200 soldats maliens dotés de canons et de Toyota ont décampé et abandonné tout le matériel à 40 assaillants. Vous avez bien lu : 40 hommes armés. Il a fallu la colère du Président IBK, pour qu’une colonne mixte de militaires, de gendarmes et d’éléments de la Garde réoccupât le camp vers 16 heures. Avec l’appui des avions d’attaque Tucano, livrés récemment par le Brésil à l’armée de l’Air. Preuve que l’armée (actuelle) du Mali est commandée par des Généraux d’opérette, plus à l’aise dans les célébrations d’anniversaires fastueux et coûteux que dans les manœuvres opérationnelles sur les champs de batailles. Derrière le rempart mauritanien, les Diambars bénéficient encore d’un répit. Pour combien de temps ?

Babacar Justin Ndiaye

Dakaractu

Source directe: Laser du lundi : Si l’Algérie implose, le Sahel se disloquera et le Sénégal sera directement au contact. (Par Babacar Justin Ndiaye)

Les News d’Afrique de la semaine du 7 au 13 janvier 2019

Les News d’Afrique de la semaine du 7 au 13 janvier 2019

le 10 janvier 2019

 

L’économie en Afrique en 2019

La croissance économique de l’Afrique enregistrée en 2018 se poursuivra en 2019 en Afrique sub-saharienne pour atteindre les 3,6 % en moyenne au cours des deux prochaines années, selon les estimations de la Banque mondiale.

Baisse de la valorisation boursières des principales banques d’Afrique

La valorisation boursière des 30 plus importantes banques cotées sur les bourses africaines, a atteint 119,8 milliards à la fin de l’année 2018, a pu constater l’Agence Ecofin des données disponibles sur ces marchés financiers.

Plus de 4500 milliards FCFA de crédits au premier semestre par les banques de la Cemac

Dans l’espace communautaire, note le rapport de la Banque centrale sur l’évolution des taux débiteurs pratiqués par les banques dans la zone Cemac, les établissements bancaires ont de manière globale accordé 4500,22 milliards FCFA à l’économie sous-régionale sur les six premiers mois de l’exercice 2018.

Fairfax Africa Holdings injecte 51,2 millions $ dans le sud-africain Consolidated Infrastructure Group

Fairfax Africa Holdings, une société d’investissement canadienne, axée sur l’Afrique a annoncé l’acquisition de 178,99 millions d’actions ordinaires du groupe sud-africain Consolidated Infrastructure Group pour 715,9 millions de rands (environ 51,2 millions de dollars).

Le Burkina Faso fait son bilan économique annuel

Le ministère burkinabè du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a rendu publiques, lundi, ses activités au cours de l’année écoulée. Malgré les circonstances difficiles qui ont prévalu en 2018, marquée, entre autres, par la précarité du contexte sécuritaire, les régulations budgétaires et la faiblesse des appuis budgétaires de la part des partenaires techniques et financiers du Burkina Faso, le ministère indique avoir fait preuve de détermination pour la réalisation des activités programmées. Il s’agit, entre autres, de la couverture de toutes les régions par les CEFORE (Centres de formalités des entreprise), la création de 12 206 entreprises au niveau des CEFORE, l’appui-conseil et la formation de 21 188 entreprises et la réforme de la rencontre gouvernement-secteur privé.

Gabon : 40 millions d’euros de la BAD pour le nouveau terminal du port d’Owendo

Point de passage obligé pour les importations et les exportations gabonaises, le GSEZ New Owendo International Port (NOIP), situé au sud de la capitale Libreville, est en pleine modernisation. Pour en assurer l’expansion, le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, le vendredi 14 décembre 2018, un prêt de 40 millions d’euros en faveur du Gabon.

Le groupe bancaire indien Bank of Baroda liquide sa filiale ghanéenne

Le groupe bancaire indien, Bank of Baroda, a procédé à la liquidation de sa filiale ghanéenne, à quelques jours de la date limite du respect du nouveau seuil de capital minimum de 400 millions de cedis (environ 82 millions de dollars), exigé par la Banque centrale du Ghana.

Ghana : Gros coup de boost pour le textile

L’industrie du textile au Ghana vient de bénéficier d’un sérieux coup de boost. Le gouvernement a décidé de réduire à zéro la TVA sur l’approvisionnement en produits textiles locaux et ce pendant trois ans. Cette mesure gouvernementale a pour objectifs de réduire les coûts de fabrication, de rendre les produits textiles locaux plus compétitifs et de les aider à concurrencer l’importation de produits bon marché. En outre, cela devrait réduire le coût de l’habillement pour la population.

 

Mali : la BNDA va décaisser 462 milliards de F CFA pour booster l’économie

Selon le compte-rendu, les administrateurs ont pris connaissance de la situation de la banque au 31 octobre 2018, l’atterrissage au 31 décembre 2018 et d’autres documents relatifs à l’entrée en vigueur des circulaires depuis juillet 2018.

Nigeria : le champ pétrolifère Egina de Total entre en production

Au Nigeria, la société énergétique française Total a annoncé le lancement de la production de pétrole brut sur son champ Egina, situé à environ 1 600 m de profondeur d’eau. Celui-ci devrait permettre d’extraire 200 000 b/j, ce qui équivaudrait à 10% de la production pétrolière du pays.

Niger : Orange et Airtel autorisés à rouvrir leurs bureaux à Niamey

Sous scellés depuis un mois, les locaux d’Orange Niger et d’Airtel ont été réouverts à l’issue de négociations confidentielles. La Direction générale des impôts nigérienne (DGI) et les deux principaux opérateurs téléphoniques du pays, Orange Niger et Airtel, viennent de trouver un accord pour mettre fin au bras de fer qui les oppose depuis plus d’un mois aux autorités. Selon des médias locaux, la filiale du groupe Orange a consenti à régler une partie des 22 milliards francs CFA (34 millions d’euros) que lui réclamait le fisc nigérien pour « non-paiement d’impôt ».

Nigéria : la valeur de marché de l’action Lafarge Africa s’effondre

Sur le Nigerian Stock Exchange, le marché financier nigérian basé à Lagos, la valeur de l’action Lafarge Africa (filiale locale du géant mondial Lafarge-Holcim) a baissé lundi (7 janvier) de 1,7% pour se situer à 11,35 Nairas (monnaie nigériane). En soit cette baisse n’est pas une surprise, car cette tendance a été observée tout au long de l’année 2018.

Sénégal : Appel au renforcement du financement des PME

Le directeur des petites et moyennes entreprises (PME) au Sénégal, Pape Demba Ndao, a plaidé, mardi, pour un renforcement des financements de ces structures, relevant aussi l’importance du secteur privé dans la création de richesses et d’emplois. Le financement des PME reste une problématique majeure, selon M. Ndao qui intervenait au cours d’une conférence de presse, en prélude de la deuxième édition du Forum de la PME sénégalaise, dont l’ouverture est prévue jeudi, à Dakar.

 

Tanzanie : bailleurs et donateurs perdent patience face à la dégradation des droits de l’homme

Certains ont déjà suspendu des millions de dollars de don ou de crédit tandis que d’autres menacent de passer à l’action : les bailleurs de fonds et donateurs de la Tanzanie perdent patience face à la dégradation des droits de l’homme sous la présidence de John Magufuli.

Le président tanzanien entend tirer profit des crises dans d’autres pays

Le président tanzanien John Magufuli, réputé pour ses déclarations parfois abruptes et controversées, a exhorté vendredi différents ministères de son pays à tirer profit des situations de crises générant des flux de réfugiés, en vendant des vivres destinées à l’aide alimentaire internationale.

Le Togo prend le pouls du marché financier sous régional

Le Togo va renouer dans quelques jours avec le marché financier de la sous-région, avec pour objectif de mobiliser d’ici la fin de l’année, 390 milliards FCFA dont 95 au premier trimestre.

Tunisie: Syphax Airlines obtient le feu vert pour reprendre ses activités

La compagnie aérienne privée Syphax Airlines, qui avait cessé ses activités en 2015 suite à des difficultés financières, a annoncé avoir obtenu un nouveau certificat d’opérateur aérien (Air Operateor’s Certficate/ AOC) auprès du ministère tunisien du Transport.

Tunisie : 7,5% d’inflation en 2019

Le taux d’inflation en Tunisie s’est établi à 7,5%, pour le mois de décembre dernier et pour toute l’année 2018, contre 6,4% en 2017, 4,2% en 2016 et 4,1% en 2015, selon les résultats de l’enquête des prix à la consommation, publiés par l’Institut national des statistiques (INS). Le taux d’inflation a connu des augmentations successives allant de 6,9% en janvier 2018, à 7,8% au mois de juin, suivi d’une stabilité à 7,4% durant la période de septembre à novembre 2018, pour atteindre le niveau de 7,5%, au mois de décembre 2018, précise-t-on. La même source révèle que le taux d’inflation sous-jacente «hors alimentations et boissons et hors énergies » s’est établi à un niveau de 8%. Les prix de produits libres (non administrés) ont évolué de 8,3%, sur une année, contre 4,9% pour les prix administrés. En décembre 2018, l’indice de prix à la consommation a augmenté de 0,5%, par rapport au mois de novembre 2018, et ce en raison notamment de la remontée des prix du groupe alimentation et boissons de 0,5%, suite à la hausse des prix des viandes ovines de 1,8%, des œufs de 1,2% et des chocolats et gâteaux de 0,9%, souligne l’Institut. Et de préciser qu’à partir de janvier 2019, les résultats de l’inflation seront publiés sur l’année de base 2015, au lieu de l’année de base 2010.

 

https://lnt.ma/news-dafrique-de-semaine-7-13-janvier-2019/

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Revue de presse nationale et internationale.

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