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Khashoggi: colère de la Turquie accusée de « jeu politique » par la France

Khashoggi: colère de la Turquie accusée de « jeu politique » par la France

Un homme passe devant un écran projetant le portrait de Jamal Khashoggi lors d’un rassemblement en mémoire du journaliste saoudien assassiné, le 11 novembre 2018 à Istanbul / © AFP / OZAN KOSE

La Turquie a laissé éclater sa colère lundi après que la France eut évoqué un « jeu politique » du président Recep Tayyip Erdogan à propos du meurtre de Jamal Khashoggi et démenti avoir reçu des informations de la part d’Ankara.

Dans une interview à la chaîne de télévision France 2, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a dit ne « pas avoir connaissance » d’un partage d’informations turques, contredisant des déclarations de M. Erdogan.

Interrogé sur l’éventualité d’un mensonge du président turc sur ce point, le ministre français a observé que ce dernier avait « un jeu politique particulier dans cette circonstance ».

Cette accusation est « inacceptable », a vivement réagi auprès de l’AFP le directeur de la communication de la présidence turque Fahrettin Altun, ajoutant qu’un responsable français avait notamment eut accès à un « enregistrement audio » portant sur le meurtre de Khashoggi.

Le président Erdogan a pour la première fois confirmé officiellement samedi l’existence d' »enregistrements » portant sur le meurtre de Khashoggi, ajoutant qu’Ankara avait partagé ces documents avec plusieurs alliés, dont Washington, Berlin, Paris et Londres.

Si Paris a démenti, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a pour sa part confirmé lundi que les services canadiens avaient écouté les enregistrements en question et avaient été « pleinement informées de ce que la Turquie avait à partager ».

Le ministre des Affaires Etrangères français Jean-Yves Le Drian à Charleville-Mézières, le 7 novembre 2018 / © AFP/Archives / Ludovic MARIN

L’Allemagne a de son côté évoqué un « échange entre services secrets » allemand et turc, se refusant toutefois à fournir davantage de précisions.

Si M. Erdogan n’a pas donné de détails sur le contenu des enregistrements samedi, la presse proche du pouvoir à Ankara évoque depuis plusieurs semaines un enregistrement audio du meurtre de Khashoggi.

Cette affaire a provoqué un tollé dans le monde entier et terni l’image de l’Arabie saoudite, en particulier du prince héritier Mohammed ben Salmane, dit « MBS ».

– « Renseignement français » informé –

Jamal Khashoggi, un éditorialiste saoudien critique du pouvoir à Ryad, en particulier de « MBS », a été tué le 2 octobre au consulat de son pays à Istanbul où il s’était rendu pour effectuer des démarches administratives.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dit « MBS », lors d’une conférence économique à Ryad, le 23 octobre 2018 / © AFP/Archives / FAYEZ NURELDINE

Plus d’un mois après la mort du journaliste à l’âge de 59 ans, son corps n’a toujours pas été retrouvés. Selon la presse turque, les enquêteurs estiment que les meurtriers ont démembré puis dissous son corps à l’acide.

Depuis le début de l’affaire, le pouvoir turc, qui décrit un « meurtre prémédité » commis par une équipe de 15 agents saoudiens, s’est efforcé de maintenir la pression sur Ryad grâce à des « fuites » dans la presse locale largement reprises par les médias internationaux.

Après avoir d’abord fermement nié son meurtre, les autorités saoudiennes ont fini par affirmer que le journaliste avait été tué au cours d’une opération « non autorisée » par Ryad.

« N’oublions pas que cette affaire aurait été totalement étouffée sans les efforts de la Turquie », a déclaré lundi M. Altun.

M. Altun a affimé que « des preuves » avaient été « partagées avec les institutions concernées du gouvernement français », ajoutant que « le 24 octobre, un représentant des services de renseignement français a écouté l’enregistrement audio ».

Le ministre britannique des Affaires étrangères a rencontré le roi Salmane d’Arabie saoudite, le 12 novembre 2018 à Ryad. Photo de l’Agence saoudienne de presse (SPA). AFP PHOTO / HO / SPA / © SPA/AFP / STRINGER

« S’il y a un problème de communication entre les différentes institutions au sein du gouvernement français, il appartient aux autorités françaises et non à la Turquie de régler ce problème », a-t-il lâché.

L’onde de choc provoquée par le meurtre de Khashoggi a par ailleurs braqué les projecteurs sur la guerre que livre une coalition emmenée par l’Arabie saoudite au Yémen, au prix d’une catastrophe humanitaire majeure.

Le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt a rencontré lundi le roi Salmane à Ryad lundi lors d’un déplacement visant à accentuer la pression internationale sur la monarchie pétrolière.

La veille, le ministre américain Mike Pompeo avait appelé à la « fin des hostilités » au Yémen lors d’un entretien téléphonique avec « MBS ».

Selon la porte-parole du département d’Etat Heather Nauert, M. Pompeo a également indiqué que son pays allait « demander des comptes à toutes les personnes impliquées dans le meurtre de Jamal Khashoggi », estimant « que l’Arabie saoudite (devait) faire de même ».

(©AFP / (12 novembre 2018 15h38)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Khashoggi-col-re-de-la-Turquie-accus-e-de-jeu-politique-par-la-France/970689.rom

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Le FMI tente d’empêcher les Îles Marshall d’adopter une cryptomonnaie

Le FMI tente d’empêcher les Îles Marshall d’adopter une cryptomonnaie

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Le Parlement des Îles Marshall a adopté, le 26 février 2018, le principe d’une cryptomonnaie (Declaration and Issuance of the Sovereign Currency Act 2018). Elle devrait être mise en œuvre par une société israélienne, Neema, sous le nom de Sovereign (SOV).

Les Îles Marshall, qui n’ont pas d’armée et dont la Défense est assurée par les États-Unis, n’ont pas de monnaie propre et utilisent le Dollar.

Selon le Fonds monétaire international, le projet de Sovereign n’offre aucune garantie en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Il pourrait donc ne pas obtenir la convertibilité en Dollar.

Affolé par cette perspective, le Parlement des Îles Marshall devra se prononcer le 12 novembre sur sa mise en application et, éventuellement, censurer le gouvernement d’Hilda Heine.

Actuellement, le Venezuela est le seul État au monde à disposer d’une crypto-monnaie, le Petro. Cependant, celle-ci n’est pas fixée sur le marché, mais sur les réserves naturelles du pays. Ce système a permis de mettre fin à la dépréciation abyssale du Nouveau Bolivar.

Depuis le début 2018, le Royaume-Uni, le Canada, Singapour, la Turquie et l’Iran étudient la possibilité de créer leur propre cryptomonnaie.

Documents joints

IMF Report
See page 6 : « Protecting fincial stability ».
(PDF – 1.4 Mo)

 

http://www.voltairenet.org/article203813.html

Vu du Canada. Seul face à l’intimidation saoudienne

Vu du Canada. Seul face à l’intimidation saoudienne

Publié le

Le Parlement à Ottawa. PHOTO REUTERS

Cet article est issu du Réveil Courrier. Chaque matin à 6h, notre sélection des meilleurs articles de la presse étrangère.

Ouvrir dans le Réveil Courrier

En appelant à la libération de militantes des droits des femmes, le Canada s’est attiré une réaction brutale de Riyad. Il lui faut tenir ferme, juge cet éditorialiste québécois.

À la lumière des réactions arrogantes de Riyad aux reproches d’Ottawa, on mesure à quel point les signes de l’ouverture réformiste donnés ces derniers temps par le prince héritier Mohammed ben Salmane sont superficiels. Si tant est qu’on ne l’ait pas déjà su. Une certaine presse internationale, et pas nécessairement la moins influente, s’est entichée de cet héritier trentenaire à la tête d’une dictature pourtant considérée par l’ONG américaine Freedom House comme l’une des “pires parmi les pires” en matière de droits de la personne. Elle déchante maintenant devant l’évidence de sa complaisance.

L’arrestation [fin juillet] de Samar Badawi, sœur du blogueur Raif Badawi, enfermé depuis 2012, et de sa collègue Nassima al-Sadah s’est inscrite dans une vague de répression qui a conduit à l’emprisonnement, ces dernières semaines, d’une dizaine de militantes saoudiennes des droits de la femme sous des accusations aussi lourdes qu’absurdes d’atteinte à la sécurité nationale et de collaboration avec les ennemis de l’État.

Une réaction inédite et tout à fait démesurée

Pour s’être dit “gravement préoccupé” par cette rafle et pour avoir réclamé la “libération immédiate” de toutes les “activistes pacifiques”, Ottawa écope de la part du régime saoudien d’une punition qui revient à sortir l’artillerie lourde diplomatique : expulsion de l’ambassadeur du Canada à Riyad et suspension de “toutes nouvelles initiatives d’affaires et d’investissement”. Tel est l’accès de colère de Riyad qu’il s’est même dit prêt, lundi, à transférer aux États-Unis et au Royaume-Uni les 7 000 Saoudiens qui étudient au Canada. Une réaction inédite et tout à fait démesurée – d’autant que c’est une décision qui nuit au premier chef aux étudiants. Fait notable : criant à “l’ingérence” dans ses affaires intérieures et au “viol de la souveraineté du Royaume”, Riyad ne remet pas en cause le contrat de vente controversé de véhicules blindés canadiens conclu avec l’Arabie Saoudite sous l’ancien gouvernement conservateur de Stephen Harper au montant de 15 milliards de dollars. Du moins pas pour le moment.

Il est impératif que le gouvernement de Justin Trudeau ne se laisse pas intimider, partant du principe que les droits de la personne sont universels et doivent être partout défendus, n’en déplaise à l’imbuvable dictature saoudienne. Il ne faudrait pas qu’il baisse les bras, après avoir beaucoup louvoyé dans le cas des véhicules blindés. Une semblable dispute diplomatique s’était produite en 2015 entre l’Arabie Saoudite et la Suède autour de l’enjeu des droits de la personne, un affrontement dans lequel Stockholm avait eu le courage d’annuler un lucratif contrat de défense et en avait payé les conséquences financières.

Le scandale, c’est que les dictateurs se sentiront nécessairement confortés dans leur principe de répression du fait des armes que les pays occidentaux leur vendent avec plaisir. Fort de l’appui aveugle de Donald Trump, Riyad se livre en l’occurrence à un exercice d’intimidation collective auquel ses alliés régionaux voudront sans doute se joindre.

Il faudrait un front de pays

En tout réalisme, Ottawa ou Stockholm ne peuvent pas résister seuls à ces menaces. À terme, il faudrait que se forme un front commun de pays désintéressés pour faire pression sur des dictatures comme celle de l’Arabie Saoudite. On en est loin, tant le marché des armes joue un rôle important au Proche-Orient – et comme nos “démocraties” font bien peu d’efforts pour développer des emplois de remplacement à leur industrie de l’armement. Il se trouve, pour ne donner qu’un exemple, que Riyad est l’un des deux principaux clients militaires de la France et que les ventes ont explosé en 2017 – et ce, en pleine connaissance des violations des droits de la personne au Yémen.

Le modèle à suivre est celui de ces militantes saoudiennes. Mohammed ben Salmane croyait-il vraiment faire taire leurs revendications et refaire une beauté internationale à son régime ultrareligieux en cédant enfin aux femmes le droit élémentaire de conduire une voiture ? C’est une victoire, certes, pour des femmes comme Samar Badawi, mais qui est loin de toucher au cœur de leur combat, s’agissant d’en finir avec le système inique de tutelle par lequel une Saoudienne ne peut pas, sans l’autorisation d’un homme, étudier, voyager, travailler… Ce n’est pas un prince en cabale qui va les empêcher de se battre.

Guy Taillefer
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Expulsion de l’ambassadeur canadien en Arabie: le Canada « sérieusement inquiet »

Expulsion de l’ambassadeur canadien en Arabie: le Canada « sérieusement inquiet »

Ottawa – Le Canada s’est dit « sérieusement inquiet » lundi de l’expulsion de son ambassadeur à Ryad, annoncée par l’Arabie saoudite en réplique aux critiques répétées d’Ottawa sur la répression des militants de droits de l’homme.

« Nous sommes sérieusement inquiets de ces informations de presse et nous cherchons à en savoir plus sur la récente déclaration du Royaume d’Arabie saoudite », a affirmé Marie-Pier Baril, porte-parole du ministère, dans un communiqué.

« Le Canada défendra toujours la protection des droits humains, notamment des droits des femmes et de la liberté d’expression partout dans le monde », a-t-elle ajouté. « Notre gouvernement n’hésitera jamais à promouvoir ces valeurs et nous croyons que ce dialogue est crucial pour la diplomatie internationale ».

L’Arabie saoudite a annoncé lundi qu’elle avait décidé d’expulser l’ambassadeur du Canada à Ryad et de rappeler son propre ambassadeur à Ottawa après ce qu’elle a qualifié d' »ingérence » du Canada dans ses affaires intérieures.

Les mesures décidées par Ryad comprennent également le gel des relations commerciales avec le Canada.

Elles interviennent à la suite d’un appel de l’ambassade du Canada à la libération immédiate de militants des droits humains emprisonnés en Arabie saoudite.

Le royaume « n’acceptera d’aucun pays une ingérence dans ses affaires intérieures ou des diktats », a déclaré le ministère saoudien des Affaires étrangères sur Twitter.

Il a précisé que l’ambassadeur du Canada à Ryad avait 24 heures pour quitter le pays et que le royaume avait décidé de « geler toutes nouvelles transactions concernant le commerce et les investissements » avec le Canada.

(©AFP / 06 août 2018 12h19)

https://www.romandie.com/news/Expulsion-de-l-ambassadeur-canadien-en-Arabie-le-Canada-s-rieusement-inquiet/943087.rom

Diplomatie mondiale du wrassling

Diplomatie mondiale du wrassling


Par James Howard Kunstler – Le 11 juin 2018 – Source kunstler.com

wrassling / child wrestling / catch pour les enfants

Pourquoi ne pas faire la guerre avec le Canada ? Cette insignifiante « nation » encombre la moitié septentrionale de NOTRE continent, pour lequel nous avons lutté puissamment afin de nous libérer de la méchante vieille Europe. Qu’est-ce que Justin Trudeau ne comprend pas à ce propos ? Et quand nous en aurons fini avec lui, que diriez-vous de faire quelques « reprises » avec Frau Merkel et cette petite grenouille de Monsieur Macron ? J’aimerais voir le Golem d’Or de la Grandeur dans un justaucorps et un de ces masques de lutte mexicains, jetant ces méchants nains internationaux hors du ring comme autant de sacs de patates.


Et maintenant c’est parti à Singapour pour un combat de catch avec cet autre adversaire connu sous le nom de « Little Rocket Man ». Il y a une attente étrange que ces deux avatars d’irréalité régleront le hachis qui a mijoté pendant soixante ans entre la Corée divisée et les USA. M. Trump conclura un accord pour transformer la Corée du Nord en paradis pour les golfeurs et M. Kim promettra de réduire son arsenal nucléaire en fers 9 et en putters. Et puis ils vont célébrer cet accord sur Air Force One avec des sacs de Big Macs et du poulet frit. (Laissez les aides et les conseillers se battre pour les nouilles de Singapour et les becs de calmars à la sauce à l’ail.)

Le New York Times a posé un gros caca lundi matin avec un éditorial remettant en scène le plus gros méchant de la collection d’épouvantails internationaux du Times : la Russie.

Si un président des États-Unis devait esquisser un plan secret et détaillé pour rompre l’alliance atlantique, ce plan aurait une ressemblance frappante avec le comportement de Trump. Cela impliquerait une hostilité visible envers les dirigeants du Canada, de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Allemagne et du Japon. Spécifiquement, il s’agirait de choisir des combats sur des questions artificielles – pas de gagner de grandes concessions pour les États-Unis, mais de créer des conflits juste pour faire chauffer l’ambiance. Un plan secret visant à diviser l’Occident aurait également pour effet que les États-Unis cherchent de nouveaux alliés pour remplacer ceux qui ont été mis au rebut. Le plus évident serait la Russie, le plus grand rival en Europe de l’Allemagne, de la France et de la Grande-Bretagne. Et tout comme la Russie le recherche, l’intention des États-Unis de détruire l’alliance atlantique se mêlerait de la politique intérieure des autres pays pour installer de nouveaux gouvernements qui rejetaient également l’ancienne alliance.

Ainsi donc … pour « The Times », le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et le Japon ne sont guère plus qu’un club d’ex-épouses vous cassant le cul, la Corée du Nord serait une irrésistible star du porno très bien carrossée, et la Russie un vieux et diabolique proxénète, dans un jeu sans-fin pour fatiguer l’adversaire. Ils ont tous couru après M. Trump depuis avant même qu’il ne descende de sa tour dorée de la Cinquième avenue par son fatidique escalator. Assurément, le méchant Poutine a truffé l’hôtel de Singapour avec ses meilleurs espions et il a chargé les placards du président avec des prostituées et des promoteurs immobiliers pour tenter M. Trump dans toutes sortes d’actes artificiels imaginés dans les laboratoires Kompromat de Iassenevo.

Je suis pour la paix dans le monde, et j’aimerais essayer de prendre la réunion de Kim-Trump au sérieux, mais il est difficile d’imaginer deux personnages moins préparés par les rigueurs de la réalité que cette paire-là. Chacun a vécu dans le royaume magique de sa propre vie. Les deux présentent des comportements typiques d’enfants : bouderie, menaces, fanfaronnades et changements d’humeur mystérieux. Les adultes supposés sérieux autour de M. Trump doivent s’enfiler des Xanax comme des Tic-tacs. Les attachés militaires autour de l’impénétrable Kim se souviendront peut-être de l’exécution en 2016 de deux ministres du NK abattus avec des canons antiaériens pour avoir déplu au chef [C’est probablement une fake news d’État, organisée par les service secrets sud-coréens, NdT] – l’un d’entre eux pour s’être simplement endormi pendant un discours de Kim. Qui a nettoyé les restes, je me le demande.

Peut-être que quelque chose de bon peut sortir de cette configuration improbable. J’attends une sorte d’acte de vaudeville : quelques moments avec les deux prétendant qu’ils comprennent ce que l’autre dit… un communiqué plein d’espoir annonçant la floraison d’un million de fleurs, et un éclatement fatidique quelques heures après la lune de miel quand Kim, Trump et tous les porteurs de lances des deux côtés se rendront compte qu’ils n’avaient aucune idée de ce dont ils parlaient.

Puis, jeudi, le rapport tant attendu de l’inspecteur général du ministère de la Justice sortira, après un « filtrage » par les gens du FBI dont la conduite fait l’objet de cet examen. Je m’attends à une nouvelle couche dans l’énorme gâteau cuisiné par les chevaliers blancs de la « Résistance ». Celui-ci s’appellera le Redacto-Gate.

James Howard Kunstler

Too much magic : L'Amérique désenchantéePour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/diplomatie-mondiale-du-wrassling

 

Rome menace de bloquer la ratification du CETA

Rome menace de bloquer la ratification du CETA

L’Italie ne ratifiera pas le CETA, l’accord de libre-échange avec le Canada, car il ne protège pas assez les spécialités culinaires du pays, a déclaré le ministre italien de l’Agriculture, Gian Marco Centinaio.

« Nous ne ratifierons pas l’accord de libre-échange avec le Canada car il ne protège qu’une petite partie de nos appellations d’origine protégée (AOP) et de nos indications géographiques protégées (IGP) », a déclaré Gian Marco Centinaio, le 14 juin au journal italien La Stampa.

L’accord économique et commercial global (CETA) est un accord dit « mixte », ce qui signifie qu’il doit être approuvé à la fois par le Parlement européen – qui l’a validé en février 2017 – et par les parlements nationaux.

« Nous demanderons au parlement de ne pas ratifier le traité ni les autres accords semblables au CETA », a prévenu le ministre italien. Seuls dix États membres – l’Autriche, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, l’Espagne, la Croatie, la Lituanie et la Lettonie – ont soutenu l’accord à ce jour.

La décision de l’Italie risque de mettre en péril la pleine application du CETA, le premier grand accord commercial de l’UE. L’accord est entré en vigueur de manière provisoire en septembre de l’année dernière avec des droits de douane réduits à l’importation sur une série de produits. Mais certaines dispositions, dont le chapitre lié à l’investissement, ne s’appliqueront qu’une fois le texte complètement ratifié.

Le CETA entre en vigueur malgré une forte opposition

Négocié depuis 2008, l’accord de libre échange entre le Canada et l’Union européenne entre en vigueur jeudi 21 septembre. Les opposants au traité sont furieux.

Rome ne sera pas seule dans sa croisade

« Ce n’est pas juste une position du parti souverainiste la Ligue du Nord, non, les doutes quant à cet accord sont monnaie courante chez nombreux de mes collègues européens », a souligné le ministre italien, qui appartient à la Ligue.

L’initiative citoyenne européenne Stop TTIP-CETA est parvenue à collecter plus de 3 millions de signatures contre les deux accords de libre-échange et des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour protester contre l’accord dans toute l’Europe.

Par ailleurs, la région belge de Wallonie a utilisé son pouvoir de véto pour entraver la signature de l’accord par la Belgique pendant des jours, ce qui a failli faire échouer les négociations.

Dans le cadre d’un compromis pour débloquer l’accord, le gouvernement belge a promis de demander l’avis de la Cour de justice de l’UE sur la compatibilité de certaines dispositions du CETA avec le droit européen. La Cour n’a pas encore rendu son verdict.

La France rêve d’introduire un veto climatique au CETA

Le gouvernement a présenté le 25 octobre un plan d’action sur les enjeux sanitaires et environnementaux du CETA. Mais les propositions françaises ne peuvent s’appliquer qu’avec l’accord de l’UE et du Canada.

Le directeur général de l’OMC (Organisation mondiale du commerce), Pascal Lamy, a déclaré le 8 juin lors d’une conférence de presse à Bruxelles que la principale préoccupation dans le commerce était la réaction négative de certains pays occidentaux. L’UE lutte quant à elle sans relâche pour garantir l’application du CETA.

Autre ligne de front entre Bruxelles et Rome

« La Commission travaille étroitement avec les États membres pour s’assurer que notre politique commerciale bénéficie à tous », a déclaré le porte-parole de l’exécutif européen, Margaritis Schinas, en réaction aux propos de Gian Marco Centinaio. Toutefois, « une potentielle non-ratification doit être discutée au niveau du Conseil », a-t-il rappelé.

L’annonce de l’Italie a ouvert une nouvelle ligne de front dans les relations déjà tendues entre Bruxelles et Rome, depuis l’arrivée au pouvoir de la coalition populiste entre la Ligue d’extrême droite et le Mouvement 5 étoiles.

En Italie, le gouvernement Conte prend officiellement ses fonctions

Le nouveau chef du gouvernement populiste italien, Giuseppe Conte, a officiellement pris ses fonctions le 6 juin après le dernier vote de confiance du Parlement sur un programme tournant le dos à l’austérité, mais pas à l’Europe.

Ces derniers jours, le Premier ministre Giuseppe Conte a aligné sa position avec celle du président américain Donald Trump pour demander la réadmission de la Russie au G7. Il a par la suite clarifié que ce ne serait possible que si le Kremlin respecter les accords de Minsk.

Le gouvernement italien fait en outre l’objet de vives critiques depuis qu’il a décidé de bloquer l’accès à ses ports aux bateaux étrangers chargés des missions de sauvetage en Méditerranée.

Pour discuter de toutes ces questions, Donald Tusk, le président du Conseil européen, pourrait se rendre à Rome pour rencontrer le Premier ministre avant le sommet européen du 28 et 29 juin.

https://www.euractiv.fr/section/commerce-industrie/news/italy-threatens-to-block-ceta-ratification/

Washington accuse le Canada de « trahison » après le fiasco du G7

Washington accuse le Canada de « trahison » après le fiasco du G7

/ © AFP /

Les Etats-Unis ont accusé dimanche le Canada de « trahison » lors du sommet du G7 qui s’est terminé sur un fiasco après la volte-face du président américain Donald Trump contre ses alliés qu’il a menacés de droits de douanes alourdis.

Samedi, dans son avion en direction de Singapour pour son sommet avec Kim Jong Un, Donald Trump a brusquement retiré son soutien au communiqué final du sommet de deux jours à La Malbaie (Québec, est du Canada), malgré le compromis qui avait été forgé de haute lutte sur les questions commerciales quelques heures auparavant.

Le président, un habitué des réactions épidermiques, réagissait à des déclarations du Premier ministre canadien Justin Trudeau. Celui-ci a répété que les nouvelles taxes douanières américaines sur l’acier et l’aluminium frappant la Canada étaient « insultantes », au regard de l’histoire entre les deux pays. Comme l’Union européenne, il a confirmé des représailles pour juillet.

Auparavant, le Canadien avait salué le consensus trouvé par les sept. Un texte qui ne résolvait pas le conflit en cours, mais qui était considéré comme un pas vers la désescalade et le dialogue.

« C’est une trahison, il nous a doublés, pas seulement le président Trump mais aussi les autres membres du G7 », a tonné dimanche sur CNN Larry Kudlow, le principal conseiller économique de Donald Trump, qui a concentré ses attaques sur le dirigeant canadien.

« Il y a un siège réservé en enfer pour tout dirigeant étranger qui s’engage dans une diplomatie de la mauvaise foi avec Donald Trump et tente de le poignarder dans le dos quand il s’en va », a renchéri sur Fox News le conseiller présidentiel pour le commerce, Peter Navarro.

Donald Trump, qui a traité M. Trudeau de personne « malhonnête et faible » sur Twitter, avait pourtant donné son aval au communiqué final, un document en 28 points péniblement négocié par le « Groupe des sept » (Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Japon).

– « Incohérence » et « inconsistance » –

Selon Larry Kudlow, la réaction de Donald Trump était également destinée à ne pas « montrer de faiblesse » avant son sommet avec Kim Jong Un sur la dénucléarisation de la Corée du Nord.

Le président américain a atterri dimanche matin à Singapour, deux jours avant sa rencontre historique avec le dirigeant nord-coréen.

Le cabinet de M. Trudeau a indiqué qu’il n’avait fait que répéter des propos déjà prononcés auparavant.

« La coopération internationale ne peut dépendre de colères ou de petits mots », a réagi la présidence française, dénonçant « l’incohérence » et « l’inconsistance » de la délégation américaine.

Le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, a pour sa part accusé M. Trump de « détruire très rapidement une quantité incroyable de confiance dans un tweet », alors que Berlin a apporté son soutien au communiqué commun.

Le président russe Vladimir Poutine a quant à lui ironisé sur le « babillage inventif » des pays du G7, qu’il a invités à « se tourner vers les sujets concrets relevant d’une vraie coopération ».

A La Malbaie, le G7 a rejeté la proposition de Donald Trump de réintégrer dans le club la Russie, exclue en 2014 en raison de l’annexion de la Crimée, appelant Moscou à cesser de « saper les systèmes démocratiques ».

Surtout, le locataire de la Maison Blanche a renouvelé sa menace de droits de douane accrus sur les voitures européennes et étrangères importées aux Etats-Unis. Un secteur qui pèse bien plus que les deux métaux jusqu’à présent frappés.

– Voitures allemandes –

Les Etats-Unis sont le premier marché étranger pour les marques européennes de voitures.

L’Allemagne est particulièrement inquiète: les automobiles représentent en valeur le quart de ce que le pays exporte vers les Etats-Unis. La part de marché des marques allemandes pour le segment des voitures haut de gamme dépasse même les 40%, selon la fédération automobile allemande (VDA).

Les droits de douane actuels sont effectivement différents entre l’UE et les Etats-Unis. L’Europe taxe les importations de voitures hors-UE, donc américaines, de 10%.

Aux Etats-Unis, les Audi, Volkswagen et autres voitures étrangères sont frappées d’une taxe de 2,5%.

« Pas étonnant que l’Allemagne nous vende trois fois plus de voitures que nous en exportons vers elle », a écrit Peter Navarro, conseiller au commerce de la Maison Blanche, dans une tribune récente dans le New York Times.

Donald Trump s’est souvent plaint, en privé, de voir trop de Mercedes à New York… mais pas assez de voitures américaines dans les rues européennes.

Pour évaluer l’équité des échanges commerciaux avec ses partenaires, le milliardaire se concentre sur une seule question: tel pays a-t-il un excédent ou un déficit commercial avec les Etats-Unis?

Dans le cas de l’Allemagne, il s’agit d’un excédent.

Emmanuel Macron a fait allusion à cette façon de penser du milliardaire. Le président français lui a rétorqué, durant les négociations de La Malbaie, que la France pratiquait le libre-échange avec l’Allemagne, mais qu’elle avait quand même un déficit commercial avec sa voisine.

(©AFP / 10 juin 2018 17h29)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Washington-accuse-le-Canada-de-trahison-apr-s-le-fiasco-du-G7/926123.rom

Trump critique le G7 et réclame le retour de la Russie

Trump critique le G7 et réclame le retour de la Russie

/ © AFP / NICHOLAS KAMM

Donald Trump a appelé vendredi le G7 à réintégrer la Russie, exclue du club en 2014, nouvelle pique du président américain avant sa première confrontation collective avec les dirigeants du G7 depuis qu’il leur a imposé de nouveaux tarifs douaniers.

« Ils ont expulsé la Russie, ils devraient réintégrer la Russie. Parce que nous devrions avoir la Russie à la table de négociations », a-t-il dit, avant de quitter Washington vendredi matin. La Russie avait été exclue après l’annexion de la Crimée, après 16 ans d’appartenance au groupe.

Le dirigeant américain, qui a atterri au Québec, est le dernier à arriver au sommet du club des sept économies les plus développées du monde, saint des saints de la coordination multilatérale.

Et il sera le premier à quitter la Malbaie, pittoresque ville québécoise surplombant le Saint-Laurent, samedi matin pour rallier Singapour où se déroulera le 12 juin son sommet historique avec Kim Jong Un.

La remarque du président américain sur la Russie a déclenché une première fissure dans le bloc européen. Le président du conseil europeén, Donald Tusk, en a rejeté l’idée lors d’un point presse à La Malbaie, reprochant par ailleurs à Donald Trump de défier l’ordre international.

Mais le nouveau président du conseil italien, Giuseppe Conte, a approuvé: « Je suis d’accord avec le président Trump: la Russie devrait revenir dans le G8. C’est de l’intérêt de tous », a écrit dans un tweet le chef du gouvernement populiste, dont c’est la première réunion internationale.

« Essayons déja de produire des solutions à sept », a de son côté balayé l’Elysée.

Le président américain s’est en réalité montré plus concentré sur le sommet de Singapour.

« Je partirai peut-être un peu plus tôt, ça dépend de ce qui se passe », a aussi lâché M. Trump.

Face aux six autres dirigeants du G7, il n’a visiblement aucune intention de fléchir.

« L’Union européenne nous traite très mal, le Canada, très mal », a-t-il dit à Washington.

Sur Twitter, il a répliqué vertement au Premier ministre canadien, Justin Trudeau, qui avec le président français Emmanuel Macron, en visite au Canada depuis mercredi, a ouvertement critiqué le repli protectionniste de l’Américain.

« Merci de dire au Premier ministre Trudeau et au président Macron qu’ils imposent aux Etats-Unis des taxes massives et créent des barrières non-tarifaires », a-t-il tweeté.

« Quand tout sera remis à plat, nous serons de nouveau amoureux », a ironisé Donald Trump, qui ne verra que MM. Trudeau et Macron en tête-à-tête au cours de son séjour canadien.

– Front européen –

Justin Trudeau accueillera ses homologues à partir de 11H45 (15H45 GMT).

Les quatre Européens –Emmanuel Macron, Angela Merkel, Theresa May et Giuseppe Conte– se réunissaient juste avant le début, dans le but initial de créer un front uni contre la politique commerciale unilatérale de Washington.

« Je suis convaincu que l’Europe tiendra son unité et la tiendra dans la durée sur ces sujets », a affirmé Emmanuel macron.

Mais sur la question du commerce, reste à savoir jusqu’où iront le Japon, qui tente par ailleurs de ne pas être marginalisé dans les négociations entre Washington et la Corée du Nord, ainsi que le nouveau gouvernement italien populiste et l’Allemagne, plus exposées aux représailles commerciales que d’autres Européens.

– Déclaration finale ? –

Ottawa croit toujours possible d’élaborer un consensus sur trois thèmes: la pollution plastique des océans, l’éducation des filles, et la lutte contre les ingérences étrangères dans les processus démocratiques.

Mais c’est le commerce qui occupera véritablement les débats.

L’Union européenne a déposé une plainte contre les Etats-Unis devant l’Organisation mondiale du commerce, et préparé des droits de douanes contre des produits américains comme le bourbon, le beurre de cacahuète ou les motos.

Mais ces représailles ne sont pas encore entrées en vigueur, les Etats membres devant s’entendre sur la liste… or l’Allemagne pourrait préférer la prudence, craignant que Donald Trump ne surtaxe prochainement les automobiles étrangères.

Vendredi, après les habituels déjeuner de travail, photo de famille, séances de groupe et rencontres bilatérales, les sept dirigeants dîneront dans l’intimité d’un chalet québécois typique.

Une centaine de manifestants anti-capitalistes et anti-police ont tenté vendredi de bloquer une autoroute à la sortie de Québec avant l’intervention des forces de l’ordre. D’autres manifestations sont prévues à Québec, à 140 km de La Malbaie.

Samedi, le suspense diplomatique concernera la traditionnelle déclaration finale du sommet. Si cette fois aucun texte commun ne pouvait être signé par les Sept, il est possible que Donald Trump s’en accommode parfaitement.

(©AFP / 08 juin 2018 17h04)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Trump-critique-le-G7-et-r-clame-le-retour-de-la-Russie/925695.rom

Une camionnette fonce sur la foule à Toronto, 10 morts et 15 blessés

Une camionnette fonce sur la foule à Toronto, 10 morts et 15 blessés

Un corps gît sous un drap à Toronto le 23 avril 2018 après qu’une camionnette a fauché une dizaine de piétons / © AFP / Lars Hagberg

Le conducteur de la camionnette qui a foncé dans la foule lundi à Toronto, causant la mort de 10 personnes, a agi de manière « délibérée » et les autorités privilégient dorénavant la thèse d’un acte isolé ne visant pas la « sécurité nationale » du Canada.

En soirée, la police a revu à la hausse le bilan du véhicule-bélier: 10 morts et 15 blessés suite au décès d’une personne admise à l’hôpital.

« Cet acte semble clairement délibéré », a déclaré Mark Saunders, chef de police de la plus grande ville canadienne qui accueillait au même moment les ministres des Affaires étrangères et de la Sécurité publique des pays du G7.

« J’ai été profondément attristé d’apprendre l’attentat tragique et insensé survenu à Toronto », a déclaré le Premier ministre Justin Trudeau lundi soir dans un communiqué.

Le terme « attentat » employé en français par le Premier ministre ne suggère pas « une connexion terroriste de nature à menacer la sécurité nationale », a précisé son cabinet.

« Les informations disponibles à ce stade indiquent que cet événement ne semble aucunement lié à la sécurité nationale », a pour sa part déclaré le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale, en laissant entendre qu’il s’agissait d’un acte isolé.

Il a insisté que cette conclusion était partagée par les différentes agences de sécurité et de renseignement du Canada.

Rapidement arrêté, le chauffeur de la fourgonnette de location a été identifié comme étant Alex Minassian, âgé de 25 ans et originaire de Richmond Hills, en banlieue nord de Toronto, a relevé M. Saunders.

C’est vers 13H26 locales (17H26 GMT) que la police a été avertie qu’une camionnette blanche de location renversait des piétons en fonçant sur les trottoirs de la rue Yonge, à une heure de forte affluence et sous un grand soleil printanier.

Le conducteur a été arrêté 26 minutes plus tard, après avoir ensanglanté la rue Yonge sur environ un kilomètre. Cette rue commerçante est « une des plus fréquentées du pays », a relaté le chef de la police.

« Le conducteur faisait des zigzags, sur le trottoir, sur la chaussée, il continuait à rouler », a décrit à l’AFP Rocco Cignielli.

La camionnette s’est finalement immobilisée, l’avant de la carrosserie endommagé. Son conducteur, un homme corpulent, apparaît sur des images diffusées sur les réseaux sociaux, debout, au côté de la camionnette, faisant face avec agressivité à un policier armé.

Le chauffeur, qui semble alors pointer quelque chose vers le gardien de la paix avant de s’en débarrasser et de se faire menotter, n’était pas armé, a indiqué M. Saunders.

– ‘L’enquête sera longue’ –

Les témoins ont raconté à l’AFP avoir vu les piétons être balayés les uns après les autres par le véhicule-bélier lancé à vive allure.

« J’ai d’abord pensé à une livraison, mais il allait très vite, sur le trottoir », a décrit Nana Agyeman-Badu, un chauffeur de 56 ans. Il a alors vu une femme se faire projeter contre un abribus, dont « les vitres éclatent en morceaux et s’effondrent » sur la victime, inconsciente, avant de se porter à son secours.

Mais la camionnette a poursuivi sa course, « encore, encore et encore ». Elle a renversé une bouche à incendie, des distributeurs de journaux.

Des ambulances et des véhicules de police ont rapidement été déployés et le secteur a été bouclé par les forces de l’ordre.

Cette partie de la capitale économique canadienne « va être fermée pour plusieurs jours (car) l’enquête sera longue avec plusieurs témoins à entendre et beaucoup d’images de caméras de surveillance à regarder », a averti Peter Yuen, chef adjoint de la police de Toronto.

« Ce tragique événement ne représente pas qui nous sommes (…) et mes pensées sont avec ceux qui ont été frappés », a déclaré le maire de Toronto John Tory.

Cet accident intervient alors que Toronto accueille jusqu’à mardi une réunion des ministres de la Sécurité publique du G7, après avoir reçue dimanche et lundi la rencontre des ministres des Affaires étrangères des sept pays les plus industrialisés (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie et Canada).

Ces faits rappellent les modes opératoires d’attaques à la voiture-bélier dans plusieurs grandes villes, comme New York, Barcelone, Londres, Nice, Paris, Berlin ou Stockholm, où des éléments radicaux à bord de véhicules ont fauché mortellement des piétons.

La police a indiqué que l’interrogatoire en cours du chauffeur devait permettre de déterminer « le mobile exact » du conducteur de la camionnette blanche.

(©AFP / 24 avril 2018 04h16)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Une-camionnette-fonce-sur-la-foule-a-Toronto-10-morts-et-15-blesses/911478.rom

Alerte rouge: Le Royaume Uni aurait ordonné d’envoyer des sous-marins à distance de frappe de la Syrie. De possibles frappes dans les 72H…+ BILAN DE LA SITUATION DURANT CES DERNIERES HEURES

Publié par Brujitafr sur 13 Avril 2018, 05:38am

Catégories : #3 ème guerre mondiale

BILAN DE LA SITUATION

DURANT CES DERNIERES HEURES

 

– Avec déjà deux destroyers US plus un sous marin britannique et d’éventuels Rafales français, ça commence à faire du monde qui arrive en Syrie.

 

– même l’Arabie Saoudite se dit prête à frapper

 

– L’Allemagne et l’Italie refusent de rejoindre les frappes aériennes en Syrie
https://www.zerohedge.com/news/2018-04-12/germany-italy-refuse-join-syria-airstrikes

 

– Le canada refuse aussi de s’associer.
Une source, qui a parlé sous condition d’anonymat, a déclaré à CNBC que les Etats-Unis envisageaient de frapper huit cibles potentielles sous réserve de confirmation car Trump doit recevoir ses généraux.
https://www.cnbc.com/2018/04/12/trump-decision-on-syria-strikes-coming-fairly-soon.html

– Poutine réclame la réunion du conseil de sécurité.

 

– De mieux en mieux. La télé russe invite les gens à acheter de l’eau et des masques à gaz…
http://www.newsweek.com/russia-prepares-nuclear-war-us-instructing-citizens-buy-water-and-gas-masks-881823

 

 

 

Alerte rouge: Le Royaume Uni aurait ordonné d'envoyer des sous-marins à distance de frappe de la Syrie. De possibles frappes dans les 72H...+ BILAN DE LA SITUATION DURANT CES DERNIERES HEURES
Les sous-marins britanniques doivent s’approcher à portée de tir de la Syrie conformément à un ordre émis par la Première ministre Theresa May. Londres pourrait porter sa frappe dès jeudi, d’après le journal The Daily Telegraph.

 

Theresa May aurait ordonné d’envoyer des sous-marins britanniques opérant en Méditerranée à distance de frappe de la Syrie, a annoncé mercredi soir le journal The Daily Telegraph qui se réfère à des sources au sein du gouvernement.
Selon le journal, Mme May a convoqué une réunion urgente du cabinet des ministres, interrompant ainsi leurs vacances pascales, pour discuter de l’éventuelle opération militaire britannique.
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Revue de presse nationale et internationale.

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