Archives pour la catégorie Christianisme

Cinq églises dégradées en une semaine !

Cinq églises dégradées en une semaine !

De quoi faire réagir Ouest-France :

En une semaine, 5 églises ont été ciblées par des dégradations. Christ en croix et statue de la vierge renversés au sol, vase brisé, hosties jetées… La plupart des auteurs n’ont pas été identifiées. Mardi en fin de journée, le feu avait également été mis à un autel d’une chapelle latérale de la cathhédrale Saint-Alain de Lavaur (Tarn).

Des dégradations ont été commises dans cinq églises catholiques en France la semaine dernière, à Maisons-Laffitte et Houilles (Yvelines), Dijon, Nîmes et Lavaur (Tarn), a-t-on appris lundi de sources policières et diocésaines. Le tabernacle de l’église Saint-Nicolas de Maisons-Laffitte a été renversé dimanche, selon des sources policières.

https://www.ndf.fr/histoire-de-comprendre/26-04-2019/cinq-eglises-degradees-en-une-semaine/

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Pâques à Mossoul, les chrétiens prient pour le retour de leurs proches

 

RELIGION

 

Pâques à Mossoul, les chrétiens prient pour le retour de leurs proches

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Reportage

Un an et demi après la libération de Mossoul, en Irak, une petite poignée de fidèles se sont réunis pour célébrer la résurrection du Christ dans la seule église encore debout. Un acte de résistance, alors que la majorité des chrétiens craignent de retourner dans l’ancienne capitale irakienne de Daech.

  • Noé Pignède (à Mossoul),
Pâques à Mossoul, les chrétiens prient pour le retour de leurs proches

Messe de Pâques à l’église Saint-Paul de Mossoul (Irak).AMMAR SALIH/EPA
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« Célébrer la résurrection du Christ à Mossoul, dans cette cité déchirée, est un symbole fort. » C’est par ces mots que l’archevêque, Mgr Najib Michaeel, commence son office. Une messe chantée en arabe ponctuée d’araméen, la langue du Christ, comme le veut le rite chaldéen.

Plus d’un an et demi après la reprise de cet ancien fief de Daech, une quarantaine de fidèles célèbrent la messe pascale dans la petite église Saint-Paul, seule église réhabilitée de la ville. Vaincue, l’organisation terroriste avait pratiqué une politique de la terre brûlée, incendiant l’ensemble des lieux de culte chrétiens.

« Je viens toujours à Mossoul avec une grande émotion. En juin 2014, les djihadistes nous ont chassés, mais aujourd’hui nous sommes là, sourit Elichoua, petite sœur de Jésus originaire de la région. Il faudra du temps aux chrétiens pour oublier ce traumatisme, mais je garde l’espoir que nous pourrons revenir et vivre en paix avec les autres communautés ».

Avant la prise de la ville par Daech, Mossoul comptait plus de 15 000 chrétiens. Mais malgré la défaite des djihadistes, seule une trentaine de familles aurait regagné la cité. « Il est temps de rentrer sur nos terres, poursuit la religieuse, les musulmans eux-mêmes nous le demandent ! Dieu nous montrera la voie ».

Des fidèles austères

En cette fête de Pâques, l’atmosphère est lourde, les fidèles austères. Un voile noir sur les cheveux, une femme entonne les psaumes dans un nuage d’encens. La maigre assemblée reprend sobrement. La majorité des fidèles ne vivent plus à Mossoul mais l’espoir du retour est sur toutes les lèvres. « En ce jour de fête, j’appelle tous mes frères chrétiens mossouliotes à convaincre leurs proches de rentrer. Nous sommes chez nous ici, assure Youssef, qui s’est réinstallé dans le quartier il y a quelques mois. Lorsque je suis revenu, un voisin musulman m’a tendu mes clés et m’a dit”Tiens, c’est chez toi’’. Il avait veillé sur ma maison. »

Pour la majorité des chrétiens toutefois, le retour semble impossible. Shahed, la soixantaine, cheveux à la garçonne, craint pour sa sécurité. Elle-même s’est réfugiée à Ankawa, le quartier chrétien d’Erbil, au Kurdistan irakien. « Notre communauté a beaucoup souffert. Tant que la situation ne se sera pas stabilisée, que les églises ne seront pas reconstruites et que l’archevêque ne sera pas de retour, je ne reviendrai pas à Mossoul. »

Des réserves partagées par la plupart des fidèles qui ont vu leurs maisons détruites, pillées par les djihadistes et leurs soutiens. Pendant l’occupation, certaines de leurs connaissances, parfois même leurs voisins musulmans, ont collaboré avec Daech.

De nombreux obstacles au retopur

« Il faut rétablir le lien de confiance qui unissait les Mosslaouis, explique Loÿs de Pampelonne, responsable de l’Œuvre d’Orient en Irak. Les chrétiens sont prêts à beaucoup de sacrifices pour retrouver leur terre mais, pour l’instant, les obstacles au retour restent nombreux, à commencer par les conditions sécuritaires et l’absence d’école religieuse. »

Même Mgr Najib ne vit pas, pour l’instant, dans la ville dont il est archevêque. Comme principale raison, il invoque l’absence de presbytère où poser ses valises, les bâtiments mitoyens de l’église Saint-Paul n’étant pas encore rénovés. Autre raison, tue mais évidente : le souvenir des exactions contre les chrétiens et de l’assassinat de son prédécesseur, Mgr Rahho en 2008.

Des crimes qui restent ancrés dans les mémoires et dont les racines idéologiques demeurent. « Daech est toujours vivant. Plus de 30 000 enfants ont subi le lavage de cerveaux des djihadistes, ajoute-t-il. L’éducation des jeunes doit être une priorité. »

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Mossoul, une difficile renaissance

Juin 2014 : La ville de Mossoul tombe aux mains de l’État islamique, après une offensive de grande ampleur dans le nord de l’Irak. 500 000 civils fuient la ville, dont 10 000 chrétiens. Quelques jours plus tard, Abou Bakr al-Baghdadi proclame le « califat » depuis la mosquée mossouliote Al-Nouri.

Octobre 2016 : Le gouvernement irakien annonce le lancement d’une opération pour reprendre la ville. C’est le début de la bataille de Mossoul.

Mars 2017 : Intenses frappes aériennes sur Mossoul sous l’égide de l’armée américaine.

Juillet 2017 : L’Irak annonce la libération de la ville.

24 décembre 2017 : Première messe de Noël célébrée à Mossoul depuis 2014

Septembre 2018 : A Paris, l’Unesco organise une rencontre pour encourager les acteurs de la scène internationale à se mobiliser pour la reconstruction du patrimoine de Mossoul

Décembre 2018 : Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, se rend en Irak, et notamment à Mossoul, en signe de la proximité du pape

La destruction des fondations morales de l’Occident a été accomplie par des politiciens qui ont utilisé l’argument du “moindre mal”

La destruction des fondations morales de l’Occident a été accomplie par des politiciens qui ont utilisé l’argument du “moindre mal”

La destruction des fondations morales de l’Occident a été accomplie par des politiciens qui ont utilisé l’argument du “moindre mal”

« Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment » (Mc 13,33). Cette parole du Christ, l’avons-nous trop entendue ? Michael D. O’Brien, auteur du roman le Père Elijah, propose quelques réflexions sur l’Apocalypse et les épreuves que l’Eglise doit affronter dans les derniers temps qui sont les nôtres. Il appelle les catholiques à rester fermes dans la foi, à refuser le compromis et le “moindre mal” :

Comment avons-nous perdu dans cette nation tellement de nos batailles pour la vérité ? Nous les avons presque toutes perdues parce que des hommes fondamentalement de bonne volonté ont succombé à une fausse interprétation du principe du “moindre mal”. Ils se croyaient de bonnes personnes et en tant que telles ne devaient pas perdre leur siège au parlement ou perdre leur voix dans les sphères d’influence où ils se trouvaient. Ils étaient convaincus que le compromis était la seule manière de préserver des morceaux de bien. Ils comptaient bien trop sur la stratégie et bien insuffisamment sur la grâce. Ils ne voulaient pas être ce que le prophète Siméon a appelé “un signe de contradiction”. Ils ne pouvaient pas supporter d’être des signes qui seraient rejetés. Ils se sont convaincus d’être des réalistes et en sont venus à croire que ceux qui tenaient fermes sur les principes étaient des idéalistes voués à l’échec.

Et c’est toujours la même histoire : du sommet au bas de cette société, érosion, érosion, érosion !

La destruction des fondations morales de l’Occident a été accomplie pratiquement sans résistances par de tels politiciens. Ils ont utilisé l’argument du “moindre mal” pour s’exonérer alors qu’ils votaient des lois immorales, arguant que leurs compromis évitaient de grands maux. C’est le moyen par lequel la révolution socio-sexuelle s’est progressivement imposée, contournant la conscience avec un argument apparemment “moral”. Il manquait à de tels politiciens une compréhension correcte de l’usage légitime du “moindre mal” et ils n’ont pas réussi à résister avec courage.

https://www.lesalonbeige.fr/la-destruction-des-fondations-morales-de-loccident-a-ete-accomplie-par-des-politiciens-qui-ont-utilise-largument-du-moindre-mal/

La bataille du Signe des Temps

La bataille du Signe des Temps

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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La bataille du Signe des Temps

20 avril 2019 – J’avoue n’avoir pas marchandé mon bonheur lorsque Finkielkraut, semi-grave pour l’évidente force de son idée et demi-ironique en imaginant ce que seraient les binettes de ceux qui l’écoutaient, commença à dire qu’il ne croyait pas à un accident ni à un attentat, pas du tout… Mais bien plutôt ceci, évoquant l’usine à touristes par millions, l’incessante exploitation, « livrée aux cars immenses et immondes, découragée par cet environnement dé-spiritualisé, elle a voulu mettre fin à ses jours et in extremis en a été empêchée par des pompiers exemplaires et héroïques »…

Je ne marchande pas mon bonheur car vous aurez tous reconnu l’idée centrale que développe notre poétesse Badia Benjelloun dans son « Notre-Dame ». Il est vrai que nous autres, pauvres hères et pauvres humains qui portons et supportons cette époque terrifiante de bassesse, nous comprendrions si bien qu’elle, Notre-Dame, puisse songer au pire selon nos conceptions habituelles et peut-être erronées ; exaspérée enfin, par les marchands du temple qui sont le principal “reflet du temps” que le philosophe Premier ministre Philippe voudrait voir figurer pour illustrer Notre-Dame 2.0 à laquelle nous apporterions les améliorations qui s’imposent, avec consommation réduite, taxe-carbone, et une décoration extérieure rendant compte de cette sublime “diversité” qui fait toute la richesse de cette opulente époque des hautes eaux du système sanitaire. Dans une telle perspective enfermée dans de telles intentions de bureaucrates de l’Art Contemporain, tiendrions-nous le terrain propice à nos élans décisifs ?

Enfin, la “performance” comme il détesterait que l’on dise, d’Alain Finkielkraut sur LCI vendredi, fut dispensatrice d’énergie et surtout portant confirmation, pour mon compte, que s’ouvre effectivement une bataille autour d’un symbole et de son sort, où la métaphysique, et par conséquent la métahistoire, auront la place la plus éminente. « C’est la métaphysique qui descend dans l’hallucinant débat agité des combats politiques pour affirmer une tragédie, restaurer une gravité », dit le comédien Fabrice Lucchini, et j’en suis bien aise.

Finkielkraut participe bien entendu à cette intense émotion qui a saisi le peuple de France, et déclenché une crise étrange, imprévue, extraordinaire, une crise pour le meilleur ou pour le pire. Le suicide raté de Notre-Dame a montré aux Français combien les Français aimaient Notre-Dame, et « Notre-Dame nous a paru vivante parce qu’elle nous a paru mortelle » ; il s’agissait de la sauver, de la retenir au bord du gouffre, parce qu’avec elle nous pouvions bien purement et simplement disparaître, la suivre dans sa funeste décision pourtant si justifiée par la conduite de tant d’arrogance de l’hybris des piètres arrangements humains… Il s’agissait de tout cela car elle est bien autre chose, nous le découvrons :

« Nous avons découvert une autre idée de patrimoine que celle qui était répandue… Ce n’est pas simplement un joyau touristique, ce n’est pas simplement un gisement culturel… […] C’est effectivement [aussi et d’abord] une partie de notre être, un vestige du passé, la présence des morts et pour certains du divin… »

Au cours de cette intervention, Finkielkraut est apparu plus calme qu’à l’ordinaire, moins atteint par la polémique et ainsi moins vulnérable et dominant sa sensibilité parfois impérative et trop exigeante, comme si le fait de s’adosser aux vieilles pierres venues des siècles d’antan donnait une force singulière en bronzant la conviction. Les objections, les répliques ou les attaques dont il fut l’objet manquaient singulièrement de mordant. L’on comprit également que la “reconstruction” de Notre-Dame serait une route semées d’embûches, ou même, et même plus encore, je le répète avec force, une bataille terrible. Finkielkraut, comme bien d’autres, s’il admet ne pas attendre une restauration parfaitement à l’identique, hurle des cris de colère aux échos des thuriféraires de l’Art Contemporain, de la “diversité”, et toutes cette sorte de choses accouchées par une terrible et nihiliste postmodernité, qui déjà tente d’investir le chantier de la restauration. Une terrible bataille, vous dis-je, une bataille pour la substance des pierres et la forme de l’architecture sacrée ; une bataille pour le Signe des Temps

On comprend que toutes les dimensions sont présentes, que l’aspect symbolique se trouve représenté par des situations extrêmement précises et identifiables dans les querelles les plus significatives de notre temps de Grande Crise. Il y est question d’identité, de la conception de la Nation et de l’extension du politique qu’elle implique, du manque de sens d’une époque complètement phagocytée dans l’économisme et dans les narrative arrogantes, qui soudain se trouvent confrontées à ces “siècles d’Histoire” et à l’interrogation de la dimension divine. Notre-Dame porte tout cela, et bien d’autres choses de la même essence encore, et par conséquent son drame devient absolument le drame d’une époque avec sa Grande Crise, et son incendie, et les ruines qui suivent, font naître dans bien des esprits l’analogie de l’incendie et des ruines qui caractérisent la Grande Crise et son époque.

Dans cette situation, il ne fait aucun doute que ce qu’on pourrait désigner comme le “parti postmoderne” a parfaitement compris qu’il s’agit d’une bataille et que son enjeu est colossal. Il la livrera avec toutes les forces de dissolution et de subversion à sa disposition, et peut-être certains y verront-ils le visage du Diable ; je ne ferai rien pour les en dissuader. Peut-être même irait-on jusqu’à penser qu’il s’agit là d’une sorte de “bataille finale”, une sorte d’Armageddon enfin. Ainsi, de symbole qu’est Notre-Dame dans l’occurrence tragique de l’incendie de lundi, devient-elle un signe des Temps, le véritable et décisif Signe des Temps.

J’ai parlé plusieurs fois, ces derniers temps, de Guénon et de son livre Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps ; on y lisait ceci, dans celui du 5 mars 2019 : « Avec Guénon, nous sommes au terme de la Fin des Temps. » Avec Notre-Dame, nous sommes à l’ultime et décisif Signe des Temps.

http://www.dedefensa.org/article/la-bataille-du-signe-des-temps

Jean-Louis Georgelin, un général pour la reconstruction de Notre-Dame

Jean-Louis Georgelin, un général pour la reconstruction de Notre-Dame

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Portrait

Ancien chef d’État-major des armées, ce catholique passionné d’histoire est décrit comme ayant un fort caractère.

  • Loup Besmond de Senneville,
Jean-Louis Georgelin, un général pour la reconstruction de Notre-Dame

Jean-Louis Georgelin, 70 ans, s’est vu confier par l’Élysée la responsabilité de piloter la reconstruction de Notre-Dame de Paris.ETIENNE LAURENT/AFP

 

Il est un visage bien connu des militaires français. Jean-Louis Georgelin, 70 ans, s’est vu confier par l’Élysée la responsabilité de piloter la reconstruction de Notre-Dame de Paris. Ce général cinq étoiles passionné d’histoire, a notamment été chef de l’état-major particulier de Jacques Chirac lorsque ce dernier était président de la République, avant de devenir chef d’état-major des armées, entre 2006 et 2010. Il a ensuite occupé la fonction de Grand chancelier de la Légion d’honneur pendant six ans.

Il a été nommé « afin de veiller à l’avancement des procédures et des travaux qui seront engagés ». Ceux qui le connaissent décrivent un fort caractère : « Il a une forte personnalité, il peut même être assez brusque », explique à La Croix un témoin qui l’a croisé lorsqu’il était en fonction à l’Élysée. « Il se tenait assez loin des coteries politiques, se cantonnant à son rôle de militaire », poursuit la même source.

Oblat d’une abbaye bénédictine

Né à Aspet (Haute-Garonne) d’un père officier et d’une mère au foyer, ce célibataire sans enfant a notamment mené les opérations de l’armée française en Côte d’Ivoire, en Aghanistan et au Liban. En 2010, ses propos sur le coût des opérations engagées pour libérer les journalistes Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, pris en otage en Afghanistan, avaient déclenché une forte polémique.+

L’homme est non seulement discret sur sa foi – il est oblat d’une abbaye bénédictine et membre de l’Académie catholique de France –, mais aussi sur la scène publique. Néanmoins, il était sorti de sa réserve en 2018, lorsqu’il avait critiqué ouvertement, sur France Culture, l’attitude d’Emmanuel Macron vis-à-vis du général de Villiers, alors en conflit avec le chef de l’État pour des raisons budgétaires.

« Il est carré, très direct et sait ce qu’il veut : avant d’accepter sa mission, il a dû poser des conditions très précises, demander un cadre et des moyens, pour piloter la reconstruction », explique une source qui le croise régulièrement depuis plusieurs années. Une autre source, militaire, complète : « C’est un chef qui sait prendre des décisions et décider. Il fera le job. »

https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/Jean-Louis-Georgelin-general-reconstruction-Notre-Dame-2019-04-18-1201016618

Notre-Dame: les premières images de l’intérieur après l’incendie

Notre-Dame: les premières images de l’intérieur après l’incendie

Publié par wikistrike.com sur 16 Avril 2019, 09:15am

Catégories : #Religion – pensées#Culture – médias – Livres – expos – rencontres#archéologie – Histoire – Préhistoire – Patrimoine

Notre-Dame: les premières images de l’intérieur après l’incendie

Le «péril du feu» est «écarté» à la cathédrale Notre-Dame de Paris, en proie à un gigantesque incendie depuis lundi soir, a déclaré mardi matin le secrétaire d’État à l’Intérieur. Découvrez les premières images après l’incendie.

 

 

Noire, carbonisée, avec un trou à l’emplacement de la flèche, la nef de Notre-Dame porte de multiples stigmates après l’incendie, mais semble globalement plutôt résister.

Lathaos@Lathaos

L’intérieur de Notre-Dame est épargné !

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Notre-Dame: les premières images de l’intérieur après l’incendie

Les premières images montrent une partie de la voûte qui s’est effondrée. Or, la croix semble intacte.

Abbé Grosjean ن

@abbegrosjean

À l’intérieur de Notre-Dame de Paris, au cœur des décombres et des gravas, la Croix est là. Debout. Elle semble intacte. Douloureuse et lumineuse à la fois. Victorieuse du mal. Pas loin, Marie est là,sa statue en témoigne toujours
Cette photo vaut toutes les homélies.

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Huit lances d’eau sont toujours en activité, a précisé ce mardi matin Laurent Nunez à des journalistes rassemblés devant l’édifice.

LeAzlinkkk 🇫🇷@azlinkkk

C’est fini… est sauve 😞 L’interieur de la cathédrale n’a pas spécialement été endommagé il n’y a que le toit qui a pris… Ça aurait pu être pire, on remercie les pompiers de Paris qui ont lutter contre le feu pendant de longues et terribles heures, Merci. 😘🇫🇷

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L’origine du sinistre, qui s’est déclaré sur la toiture de la cathédrale alors que des travaux de rénovation avaient été engagés, n’a toujours pas été déterminée et les investigations se poursuivent, a-t-il ajouté.

Vidéo intégrée

Laurent Valdiguié

@Valdiguie

Porte nord

104 personnes parlent à ce sujet

«Le péril du feu étant écarté, le sujet est bâtimentaire: savoir comment la structure va résister au très grave incendie de cette nuit», a déclaré Laurent Nunez devant la presse peu avant 7h00 du matin.

La famille Arnault annonce un «don de 200 millions d’euros»

Après 100 millions de la part de Pinault, le groupe LVMH et la famille Arnault ont annoncé mardi un don de 200 millions d’euros au fonds dédié à la reconstruction de Notre-Dame, suite au gigantesque incendie qui a ravagé la cathédrale lundi. La maire de Paris, Anne Hidalgo, a de son côté proposé d’organiser «une conférence internationale des donateurs» en vue de la reconstruction de l’édifice.

Ravagée lundi par un incendie, Notre-Dame de Paris a été défigurée mais ne s’est pas totalement effondrée grâce à l’intervention des pompiers qui sont parvenus à maîtriser les flammes et sauver la structure de l’édifice. Quelque 400 pompiers ont lutté une bonne partie de la nuit contre les flammes, l’un d’entre eux a été légèrement blessé.

 

Source

http://www.wikistrike.com/2019/04/notre-dame-les-premieres-images-de-l-interieur-apres-l-incendie.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

L’indifférence de militants de l’Unef devant Notre-Dame, ou le vrai visage des enfants de Bourdieu

 

L’indifférence de militants de l’Unef devant Notre-Dame, ou le vrai visage des enfants de Bourdieu

L’indifférence de militants de l’Unef devant Notre-Dame, ou le vrai visage des enfants de Bourdieu

FIGAROVOX/TRIBUNE – Alors que l’incendie de Notre-Dame de Paris suscitait une émotion nationale et planétaire, des militants de l’Unef exprimaient sur Twitter leur indifférence face au désastre. Pour Olivier Vial, leur attitude est la preuve par l’absurde de l’impasse dans laquelle la théorie de la déconstruction a conduit l’université française.


Olivier Vial est directeur du CERU, le labo d’idées universitaire, et président de l’UNI.


«Je m’en fiche de Notre-Dame de Paris, car je m’en fiche de l’Histoire de France.» «Wallah! vous aimez trop l’identité française alors qu’on s’en balek objectivement, c’est votre délire de petits blancs.»

Il est 19h59, lundi. Les flammes menacent encore l’ensemble de l’édifice de la cathédrale quand une militante, membre du bureau national de l’UNEF (union nationale des étudiants de France – sic!) se répand ainsi sur Twitter. D’autres membres du syndicat étudiant, longtemps chéri de la gauche, et leurs alliés «antifas» abonderont dans son sens jusqu’à l’abject: «La seule église qui illumine est celle qui brûle». Ce n’est que le lendemain et sous la pression de milliers d’internautes choqués que l’UNEF prendra enfin ses distances avec ces propos.

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Fallait Pas Supprimer 📸@FallaitPasSuppr

Hafsa Askar, l’étudiante de l’@UNEF dont vous me parlez tous en DM vient de supprimer son compte @arzengels / id 293520238

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Comment demander à des jeunes d’apprécier et de respecter ce qu’ils n’ont pas appris à connaître ?

Si rien n’excusera jamais les auteurs de telles inepties, la diffusion et le développement de cette haine contre notre Histoire et notre identité s’expliquent malheureusement trop bien et puisent leurs racines dans des décennies de lâcheté et d’aveuglement. Comment demander à des jeunes d’apprécier et de respecter ce qu’ils n’ont pas appris à connaître? Notre rapport à l’Histoire, à notre littérature, à notre patrimoine a été subverti par l’action d’idéologues se faisant passer pour des scientifiques. Les sciences de l’éducation, qui en France se sont longtemps résumées à un catéchisme bourdieusien, ont ainsi imposé l’idée folle que les oeuvres classiques, la culture n’était qu’une arme de domination au service de la bourgeoisie. Dès lors, le rôle de l’école ne pouvait plus être de transmettre cette culture, mais au contraire d’offrir les outils conceptuels aux élèves pour s’en émanciper. La chasse aux stéréotypes en tout «genre» fut ainsi lancée, et notre histoire fut convoquée devant le tribunal de l’historiquement et du politiquement correct. L’objectif n’était plus de comprendre le passé pour éclairer le présent, mais de juger le passé sur la base des tabous et des susceptibilités du moment. Cette forme victimaire et culpabilsatrice de l’enseignement de l’Histoire a rendu difficile pour des générations d’élèves la nécessaire appropriation de cet héritage commun. Or c’est celui-ci qui permet de comprendre et de sentir intimement ce qui nous lie les uns aux autres.

Après l’enseignement, ces «bourdieuseries» ont été généralisées et systématisées par les tenants du courant de la «déconstruction». Depuis les années 60, sur les campus américains d’abord, en France et en Europe ensuite, ils se sont employés à donner un vernis «universitaire» aux thèmes initialement développés par l’extrême-gauche autour de la notion d’hégémonie culturelle. Pour le théoricien communiste Antonio Gramsci «l’État capitaliste maintient son emprise sur le peuple par la coercition et le consentement qui est le fruit de l’hégémonie culturelle de la bourgeoisie». Les hérauts de la «déconstruction» vont voir dans toute norme instituée (le couple, la famille, l’école, la culture, la justice, la nation) un vecteur de cette hégémonie, qu’il faut dénoncer et déconstruire pour libérer les minorités, qui, à leurs yeux, ont fini par remplacer le peuple.

Cette sorte de théorie, aussi subtile qu’une barre à mine, finit par démolir tout ce que l’on a en commun pour fractionner la société en addition d’une infinité de minorités.

Dans cette course sans limite vers la radicalité, la déconstruction s’est également employée à remettre en cause les sciences et notamment la biologie. Ainsi, l’universitaire américaine, Sandra Harding, accuse la science de reposer sur un statu-quo imposé par les élites «afin de maintenir une matrice de privilèges de classe, de genre, de race». Pour se libérer de cela, elle invite à une nouvelle forme d’objectivité scientifique qui s’oppose à la neutralité de la science dominante pour imposer le point de vue des minorités et des marges. Seules les «victimes» de discrimination seraient en mesure de développer une analyse lucide et objective de la société qui les opprime. C’est sur ce fondement, que se développent sur nos campus, avec d’ailleurs la bénédiction de l’UNEF, des séminaires en non-mixité de genres et/ou de races. Cette sorte de théorie, aussi subtile qu’une barre à mine, finit par démolir tout ce que l’on a en commun pour fractionner la société en addition d’une infinité de minorités, instaurant une forme d’apartheid universitaire qui a pour but de faciliter la nécessaire mobilisation de celles-ci.

» LIRE AUSSI – Eschyle à la Sorbonne: un pas de plus vers la «dictature des identités»?

Comme le souligne Mathieu Bock-Côté, «loin de se dissoudre dans les marges, cette critique s’est radicalisée depuis le début des années 2000» et a fini par transformer «la haine de l’Occident en savoir scientifiquement reconnu.» Le courant décolonialiste apparait comme une étape de plus: l’objectif étant de déconstruire les rapports sociaux et la culture selon le prisme de la «race» et du rapport colonisés / colonisateur. En quelques années, ce courant s’est solidement implanté dans nos universités, imposant sa discipline dans la maquette de certains diplômes, bénéficiant de financements publics et de créations de postes. Son influence dépasse désormais le seul cercle «scientifique» comme en atteste l’activisme de l’UNEF en la matière. C’est sous l’influence de cette idéologie que le syndicat défend désormais les séminaires en non-mixité, fait interdire la pièce de théâtre, les Suppliantes d’Eschyle, en se basant sur les concepts décolonialistes de «blackface» et «d’appropriation culturelle», ou encore lance une vaste campagne sur les campus français pour dénoncer «une société organisée pour les blanc.he.s» et «les programmes d’histoire occidentaux-centrés».

Pendant trop longtemps, la classe politique, et la droite en particulier, s’est montrée totalement indifférente face à la poussée de ces thèses.

Pendant trop longtemps, la classe politique, et la droite en particulier, s’est montrée totalement indifférente face à la poussée de ces thèses. C’est un débat entre «intellectuels»! Laissons-les débattre du sexe des anges! Cela fait plus de dix ans que nous avons mis en garde contre cet enrégimentement de pans entiers de nos disciplines universitaires. Mais, comme Cassandre, nous n’avons pas été entendus.

Aujourd’hui, les tweets de cette responsable de l’UNEF, comme d’ailleurs ceux de nombreux autres jeunes sur les réseaux, montrent que ces théories, bien que fumeuses, finissent toujours par infuser dans la société. En laissant ainsi se développer dans nos écoles et nos universités des théories qui visent à opposer les uns aux autres, à entretenir une culture victimaire et à démolir nos valeurs et notre héritage commun, on entretient et on renforce les fractures communautaires. À défaut de prendre rapidement ces théories au sérieux pour enfin les combattre, il est à craindre que la bravoure des pompiers ne puisse à l’avenir prévenir l’embrasement de notre société.

» VOIR AUSSI – Incendie de Notre-Dame: pourquoi une telle émotion?

Notre-Dame : pourquoi une telle émotion ? Le décryptage de Geoffroy Caillet
Geoffroy Caillet (Figaro hors-série) décrypte la ferveur suscitée par l’incendie de Notre-Dame de Paris
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Notre-Dame : pourquoi une telle émotion? Le décryptage de Geoffroy Caillet – Regarder sur Figaro Live:

http://video.lefigaro.fr/figaro/video/pourquoi-une-telle-emotion-le-decryptage-de-geoffroy-caillet/6027042348001

Olivier Vial

NOTRE-DAME DE PARIS, JOYAU VIVANT DES RACINES CHRÉTIENNES DE LA FRANCE, SAUVÉE DU PIRE.

mardi 16 avril 2019

NOTRE-DAME DE PARIS, JOYAU VIVANT DES RACINES CHRÉTIENNES DE LA FRANCE, SAUVÉE DU PIRE.

« Une société qui a édifié pareil chef d’œuvre ne pouvait être obscurantiste comme on a trop voulu nous le faire croire ! »

Alors qu’il longeait les quais ce fut avec cette réflexion comme un jaillissement de lumière qui emplit un jour au début du XXème siècle l’esprit du jeune Henri Charlier qui deviendra un grand penseur et un grand artiste chrétien. Il avait marqué le pas pour non pas simplement regarder mais déjà saisi d’admiration pour contempler Notre Dame de Paris.

Jusque là élevé dans une famille de francs-maçons athées et anticléricaux acharnés il allait, comme celui qui deviendra son ami, Charles Péguy, entrer en conversion au catholicisme.

Dieu peut faire du mal un bien : devant le spectacle de Notre-Dame, hier martyrisée, ravagée par les flammes, ont coulé les flots de larmes d’une immense affliction en France et partout dans le monde, et pas seulement celle des catholiques.

Notre-Dame de Paris aujourd’hui demeure, grâce au formidable courage, grâce à l’héroïsme des pompiers de Paris.

Au fil des ans, dans tout le savoir de leurs métiers et de leur art, de leurs traditions sauvegardées, architectes et compagnons panseront ses blessures. Mais elle demeurera inéluctablement marquée en quelques endroits, balafrée peut-être comme l’icône de la vierge protectrice de Czestochowa.

Mais, comme Charles Péguy, comme Henri et André Charlier, des incroyants, des agnostiques, des athées, découvriront le secret de sa splendeur, par leurs yeux jusque là ignorée.

Car, comme l’écrivait Henri Charlier : « L’art, surtout chrétien, est chargé de lever le voile qui cache à l’esprit les grandeurs de l’esprit ».

On peut espérer, on peut croire que parmi ceux qui, à notre époque, n’ont cessé en France de tourner ignoblement en dérision l’Église, le Christ et Notre-Dame avec les pires déjections-exécrations blasphématoires, avec toute la haine profanatrice des misérables femen ou celle de forcenés jihadistes, il y en aura pour regretter et se tourner vers Marie, Mère de Dieu.

http://www.lagrif.fr/index.php?option=com_k2&view=item&id=139:notre-dame-de-paris-joyau-vivant-des-racines-chretiennes-de-la-france-sauvee-du-pire&Itemid=385

http://www.lagrif.fr/index.php?option=com_k2&view=item&id=139:notre-dame-de-paris-joyau-vivant-des-racines-chretiennes-de-la-france-sauvee-du-pire&Itemid=385

DIRECT. Notre-Dame : le pape François adresse aux pompiers « la gratitude de toute l’Eglise »

DIRECT. Notre-Dame : le pape François adresse aux pompiers « la gratitude de toute l’Eglise »

Lors de son adresse hebdomadaire, place Saint-Pierre, François a salué tous ceux « qui se sont dépensés, au risque même de leur vie », pour sauver la cathédrale.

Le pape François salue les fidèles, le 17 avril 2018, sur la place Saint-Pierre, au Vatican.
Le pape François salue les fidèles, le 17 avril 2018, sur la place Saint-Pierre, au Vatican. (TIZIANA FABI / AFP)
CE QU’IL FAUT SAVOIR« Que la Vierge Marie les bénisse. » Le pape François a exprimé, mercredi 17 avril, « la gratitude de toute l’Eglise » catholique envers les pompiers et tous ceux « qui se sont dépensés, au risque même de leur vie », pour sauver la cathédrale Notre-Dame de Paris des flammes. A Paris, le Conseil des ministres sera entièrement consacré au dossier de la reconstruction de l’édifice. Suivez cette journée dans notre direct.

Cinq ans pour rebâtir. « Nous rebâtirons la cathédrale plus belle encore et je veux que ce soit achevé d’ici cinq années », a dit Emmanuel Macron, mardi soir, au cours d’une allocution télévisée de moins de six minutes, à l’Elysée.

Les dons affluent. Face à ce chantier qui s’annonce colossal, les contributions se multiplient, d’Apple à la Banque centrale européenne en passant par des milliers d’anonymes, atteignant au moins 880 millions d’euros. Selon Stéphane Bern, chargé de la Mission Patrimoine par Emmanuel Macron, le cap du milliard devrait être franchi ce mercredi.

 L’enquête se poursuit. Une trentaine de témoins, aussi bien des ouvriers présents lundi que des employés chargés de la sécurité de l’édifice, ont déjà été entendus. D’autres le seront mercredi, a indiqué le parquet. Europe Echafaudage, une des sociétés présentes sur le site, a assuré que toutes les procédures de sécurité « avaient été respectées ».

Les cloches vont sonner. A 18h50, à l’heure où les flammes sont apparues, les cloches de toutes les cathédrales de France vont résonner en solidarité avec le diocèse de Paris.

La messe de Pâques délocalisée. Le diocèse de Paris a annoncé que l’église Saint-Sulpice accueillerait les offices jusqu’à samedi, tandis que la messe de Pâques sera célébrée, dimanche, en l’église Saint-Eustache.

LE LIVE

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#NOTRE_DAME

Retrouvez ici l’intégralité de notre live #NOTRE_DAME

11h03 : « On a la compétence technique pour pouvoir refaire la cathédrale, sans aucune difficulté »

Si la compétence technique pour refaire la cathédrale existe, le secrétaire général des Compagnons du devoir regrette sur franceinfo le « manque de main d’oeuvre » dû à un « problème d’image » des métiers manuels.

10h59 : La famille Pinault renonce à la déduction fiscale sur son don destiné à la reconstruction de Notre-Dame de Paris, a appris franceinfo, confirmant une information d’Europe 1. Le milliardaire François-Henri Pinault, patron du groupe de luxe Kering, avait annoncé un don de 100 millions d’euros.

10h49 : L’émotion suscitée par l’incendie qui a dévasté la cathédrale Notre-Dame de Paris a entraîné un élan de solidarité sans précédent, et des millions d’euros de promesses de don. Mais il y a près de deux ans, c’est pourtant vers les grandes fortunes américaines que l’archevêché avait dû se tourner pour trouver les financements nécessaires au lancement d’un vaste programme de restauration.

Des pierres tombées de la cathédrale Notre-Dame de Paris sur le toit du bâtiment, le 28 juin 2017.

(MARTIN BUREAU / AFP)

10h34 : Faisons un point sur l’actualité de ce début de matinée :

• Un défi titanesque, dont certains doutent déjà de la faisabilité. Emmanuel Macron a dit hier soir vouloir rebâtir « d’ici cinq années » la cathédrale Notre-Dame de Paris dont l’incendie a soulevé une vague d’émotion planétaire et suscité un afflux de dons. Le Conseil des ministres aujourd’hui sera entièrement consacré à l’incendie.

• Baisse de l’impôt sur le revenu, suppression de l’ENA, référendums… Emmanuel Macron prévoyait d’annoncer de nombreuses mesures, lundi, lors de son allocution annulée. Les voici.

Les Français sont plus sensibles aux inégalités de revenus : pour la première fois depuis 2000, les écarts de revenus sont jugés les plus répandus et les moins acceptables, devant les inégalités d’accès aux soins ou celles liées à l’origine ethnique, selon le baromètre du service statistique des ministères du Travail et de la Santé.

10h15 : « Que la Vierge Marie les bénisse et soutienne le travail de reconstruction. »

« Que cela puisse être une oeuvre collective, à la louange et à la gloire de Dieu », a déclaré le pape lors de son audience hebdomadaire devant des milliers de fidèles sur la place Saint-Pierre, au Vatican.

10h11 : Le pape François a exprimé « la gratitude de toute l’Eglise »catholique envers les pompiers et tous ceux « qui se sont dépensés, au risque même de leur vie », pour sauver la cathédrale Notre-Dame de Paris des flammes.

09h45 : Depuis une loi de 2003 qui porte le nom de l’ancien ministre, les entreprises qui investissent dans la culture peuvent déduire 60% de leurs dépenses en faveur du mécénat. Cette réduction fiscale peut même atteindre 90% lorsqu’il concerne l’achat de biens culturels – et non immobiliers – considérés comme des « trésors nationaux ».

09h45 : L’ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, aujourd’hui directeur général de la collection Pinault, est revenu sur sa proposition de faire bénéficier les dons qui seront versés pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris d’une réduction d’impôt de 90%.

09h40 : « Ce n’est pas un calcul fiscal, c’est une volonté de reconstruction immédiate. »

Il ne s’agit pas non plus d’« un concours », a réagi la porte-parole et vice-présidente du Medef sur franceinfo aux dons des grandes fortunes comme les familles Arnault, Bettencourt et Pinault qui ont promis, à elles seules, 500 millions d’euros pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris.

09h33 : Après l’incendie de Notre-Dame, la sécurité des chantiers sur les monuments historiques est remise en question. Nous vous expliquons dans cet article quelles sont les procédures obligatoires déjà inscrites dans le Code du travail pour éviter le risque d’incendie, et pourquoi certains estiment qu’elles ne sont pas suffisantes.

Notre-Dame de Paris, le 16 avril 2019, au lendemain de l\'incendie.

(BERTRAND GUAY / AFP)

09h17 : « L’argent ne ruisselle pas pour tout », regrette le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez sur franceinfo, alors que la collecte de dons pour restaurer Notre-Dame de Paris approche du milliard d’euros. « En un clic [on donne] 200 millions, 100 millions, cela montre aussi les inégalités dans ce pays », ajoute le leader de la CGT qui répète à plusieurs reprises qu’« il faut aussi de la mesure. »

09h10 : Alors que l’incendie de Notre-Dame faisait rage, une dizaine de pompiers sont entrés dans la cathédrale pour tenter de sauver les reliques qui s’y trouvaient, ce que nous vous racontons dans cet article. Leur courage a permis de récupérer et mettre à l’abri notamment la couronne d’épines du Christ et la tunique de Saint Louis, juste avant que la flèche ne s’effondre.

Des pompiers observent l\'incendie qui ravage la toiture de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 15 avril 2019.

(GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

08h28 : Au lendemain du drame, l’incendie de Notre-Dame de Paris a été évoqué, mardi, dans un épisode de Plus belle la vie diffusé dans la soirée sur France 3. Tournée dans l’après-midi, cette séquence additionnelle de 25 secondes a été placée en ouverture du feuilleton quotidien. La série se saisit régulièrement des sujets d’actualité.

08h08 : Deux jours après l’incendie de Notre-Dame de Paris, Stéphane Bern, contacté par franceinfo, affirme que les 880 millions d’euros de promesses de dons ont été atteints. Selon l’animateur télé, chargé de la Mission Patrimoine par Emmanuel Macron, ce mercredi devrait être la journée du milliard d’euros de promesses de don.

08h04 : En quelques minutes, la sidération a gagné les réseaux sociaux. Lundi, des milliers d’images de la cathédrale Notre-Dame de Paris en feu ont été partagées. Une profusion de photos et de témoignages qui ont fait le tour du monde… mais qui ont aussi été détournés, voire entièrement inventés. Franceinfo fait le point sur les fausses informations qui ont circulé après cette catastrophe.

Un homme photographie la cathédrale Notre-Dame de Paris en feu, le 15 avril 2019.

(LAURE BOYER / HANS LUCAS / AFP)

08h11 : « Il reste une inquiétude importante sur le pignon central entre les deux beffrois », dont la statue qui le surmonte a été fendue en deux par les flammes, explique le ministre de la Culture. « Les équipes aujourd’hui vont essayer de retirer cette statue, et vont commencer, tant pour le pignon du transept nord que pour le pignon central, à démonter pierre par pierre ces pignons ».

07h59 : Des incertitudes persistent quant à la stabilité de Notre-Dame de Paris. Des entreprises commencent ce matin à enlever les gravats et le reste de la charpente qui menacent l’effondrement de la voûte. « Il faut absolument rapidement enlever ce poids sur la voûte », a expliqué ce matin le ministre de la Culture, Franck Riester, sur France 2.

07h36 : « Le débat entre le copier-coller et la réinterprétation aura forcément lieu. La question se pose sur bon nombre d’édifices. Pour Notre-Dame de Paris, on ne peut pas y échapper car il ne reste pas de charpente, dévorée par les flammes. L’image globale du monument est touchée. »

La question de rebâtir à l’identique, ou au contraire en modernisant la cathédrale, va se poser.

07h33 : « Cela va prendre énormément de temps » : après l’incendie de Notre-Dame, le défi de la reconstruction se pose. Pour les spécialistes que j’ai interrogés, la restauration de l’édifice emblématique ne pourra s’effectuer qu’après une longue phase de sécurisation. Explications.

La cathédrale Notre-Dame de Paris après l\'incendie, le 16 avril 2019.

(BERTRAND GUAY / AFP)

07h54 : Elles ont prié pour Notre-Dame de Paris. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées place Saint-Michel, à Paris, hier soir, pour un recueillement nocturne au lendemain de l’incendie qui a ravagé la cathédrale. Un concert a été improvisé à quelques centaines de mètres du monument.

06h28 : L’Union Ardennes a choisi de son côté de comparer en une l’incendie de la cathédrale de Notre-Dame de Paris à celui qui a détruit la cathédrale de Reims après des bombardements allemands en 1914. Il aura fallu presque 20 ans pour la reconstruire.

L'Union Ardennes - Reims du 17 avril 2019

06h28 : « Notre-Dame renaîtra » titre de son côté Le Figaro avec une image de la façade de l’édifice, dont la structure a tenu bon.Abonnement Le Figaro avec ePresse.fr

06h28 : Jetons un œil aux unes de la presse ce matin. Elles sont en grande majorité dédiées à la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris après l’incendie qui l’a ravagée lundi. « Reconstruire », titre ainsi sobrement La Croix sur une image des décombres dans la nef de la cathédrale.

Abonnement à La Croix Pas Cher avec le BOUQUET INFO ePresse.fr

07h56 : Faisons tout de suite un point sur l’actualité :

• Un défi titanesque, dont certains doutent déjà de la faisabilité. Emmanuel Macron a dit hier soir vouloir rebâtir « d’ici cinq années » la cathédrale Notre-Dame de Paris dont l’incendie a soulevé une vague d’émotion planétaire et suscité un afflux de dons. Le Conseil des ministres aujourd’hui sera entièrement consacré à l’incendie.

• Baisse de l’impôt sur le revenu, suppression de l’ENA, référendums… Emmanuel Macron prévoyait d’annoncer de nombreuses mesures, lundi, lors de son allocution annulée. Les voici.

• #EUROPEENNES La quasi-totalité des partis ont décidé hier d’observer une « trêve » d’au moins 24 heures dans la campagne des européennes, le temps de la « tristesse » et du « deuil » après l’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris.

https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/incendie-de-notre-dame-de-paris/direct-incendie-notre-dame-de-paris-cathedrale-feu-reconstruction-macron-dons-collecte-cagnotte_3402019.html

A Strasbourg, le grand bourdon de la cathédrale a sonné pour Paris

Strasbourg, 16 avr 2019 (AFP) – Le grand bourdon de la Cathédrale de Strasbourg a sonné pendant un quart d’heure, mardi de 08H00 à 08H15, un « signal puissant » pour marquer la solidarité de la capitale alsacienne au lendemain de l’incendie de Notre-Dame de Paris.Cette cloche, la « plus ancienne cloche de l’église qui a résisté aux guerres et n’a pas été fondue », ne sonne que « dans les occasions majeures de la vie de l’Eglise et du monde », a souligné l’archevêque de Strasbourg, Mgr Luc Ravel, interrogé par l’AFP.

Elle avait retenti le 12 décembre, au lendemain de l’attentat du marché de Noël de Strasbourg qui avait fait cinq morts et une dizaine de blessés.

La Cathédrale de Strasbourg est la « deuxième de France » derrière Notre-Dame de Paris en termes de fréquentation avec « un peu plus de deux millions de visiteurs par an », a précisé Mgr Ravel.

Fondue en 1427, le grand bourdon, suspendu dans le beffroi de la cathédrale, mesure 2,20 m de diamètre et pèse 8,5 tonnes. Il sonnait originellement le glas, la cloche des morts, pour les citoyens de la ville ainsi que le sermon dominical, selon la Fondation de l’OEuvre Notre-Dame qui préserve la Cathédrale de Strasbourg depuis 800 ans.

A midi, les cloches d’autres cathédrales européennes devraient également sonner pendant cinq minutes en solidarité avec Notre-Dame, a expliqué à l’AFP Alain Fontanel, adjoint au maire de Strasbourg chargé de la culture.

A Bâle, Ratisbonne ou Aix-la-Chapelle, 17 cathédrales sont partenaires de la cathédrale de Strasbourg au sein du réseau des bâtisseurs de cathédrales.

« C’est à la fois un acte de solidarité face à la peine que l’on partage tous et une manière de se projeter avec les bâtisseurs de cathédrales, les ateliers de tailleurs de pierre, sur la reconstruction de Notre-Dame de Paris, c’est l’amorce d’un réseau de solidarité qui se mettra au service des autorités parisiennes », selon M. Fontanel.

Une réunion se tient également mardi matin à Strasbourg afin de vérifier que « toutes les règles (touchant à la sécurité de la cathédrale de Strasbourg) sont bien respectées, ce dont on est convaincu », a indiqué M. Fontanel.

Publié le 16/04/2019 10:32