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Climat : cessons le catastrophisme, misons sur la technologie !

6 JUILLET 2019

Climat : cessons le catastrophisme, misons sur la technologie !

Source https://unsplash.com/photos/I0_Ptnxe-5s

Une étude réalisée par le think tank australien Breakthrough annonce la fin de la civilisation à l’horizon 2050. Les progrès technologiques, et non l’alarmisme, aideront à lutter contre le changement climatique.

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Par Chelsea Follett.

Une étude publiée le 30 mai par le think tank australien Breakthrough – National Centre for Climate Restoration s’inquiète de ce que « les systèmes humains et planétaires atteignent un point de non-retour d’ici le milieu du siècle, avec la perspective d’une Terre en grande partie inhabitable provoquant l’effondrement des nations et de l’ordre international ». Cette vision apocalyptique de l’année 2050 s’inscrit dans une longue tradition de catastrophismes contre-productifs.

Dernièrement, Joe Biden, l’ancien vice-président et candidat à la primaire démocrate, a situé le « point de non-retour » encore plus tôt, dans seulement douze ans. « La façon dont on va agir ou échouer à agir au cours des douze prochaines années déterminera les conditions de vie sur notre planète »a-t-il dit il y a quelques jours.

Les problèmes environnementaux sont bien réels, mais les alarmistes ne rendent pas service à la cause en utilisant un discours cataclysmique pour décrire le futur proche.

DES PROPHÈTES DE MALHEUR

Comme l’a souligné Steven Pinker de l’Université Harvard dans son livre Enlightenment Now, la recherche en psychologie a montré que « les gens sont plus disposés à reconnaître le réchauffement climatique si on leur dit que le problème peut être résolu par des innovations politiques et technologiques au lieu de les alerter sur de terribles catastrophes ».

Mais au lieu de se concentrer sur des solutions, comme l’énergie nucléaire qui n’émet pas de CO2 et d’autres avancées technologiques susceptibles de réduire les émissions de carbone, certaines personnes bien intentionnées ont recours à une rhétorique apocalyptique. L’humanité a déjà atteint le « point de non-retour » à plusieurs reprises, selon d’anciens prophètes de malheur.

En 2006, Al Gore prédisait que « dans les dix prochaines années », le monde « atteindrait un point de non-retour » si des mesures drastiques n’étaient pas prises. Cela situait « le point de non-retour » en 2016.

Il y a trente ans, en 1989, un haut responsable de l’environnement de l’ONU déclarait à l’Associated Press que « des pays entiers pourraient être rayés de la surface de la Terre par l’élévation du niveau des mers » si des actions radicales n’étaient pas déployées d’ici l’an 2000. L’océan n’a englouti aucun pays depuis cette prédiction.

En 1982, Mostafa Tolba, le directeur général du Programme des Nations Unies pour l’environnement, déclarait qu’une absence d’intervention d’ici l’an 2000 entraînerait « une catastrophe écologique qui connaîtrait une dévastation aussi complète et irréversible qu’un holocauste nucléaire ». Sa prophétie d’un « holocauste nucléaire » écologique en quelques 18 années ne s’est pas réalisée.

Remontons jusque 1970. Déjà à l’époque, George Wald, biologiste de l’Université Harvard, affirmait : « La civilisation prendra fin d’ici quinze ou trente ans si des mesures immédiates ne sont pas prises contre les problèmes que connaît l’humanité. » Sa prédiction situait la fin de la civilisation entre 1985 et 2000.

Toujours en 1970, le philosophe Peter Gunter de l’université de North Texas écrivait : « D’ici l’an 2000, dans trente ans, le monde entier, à l’exception de l’Europe occidentale, de l’Amérique du Nord et de l’Australie, sera en famine. »

Et en 1969, le biologiste de l’Université de Stanford Paul Ehrlich déclarait : « Si j’étais joueur, je parierais que l’Angleterre n’existera plus en l’an 2000. » Il a bien fait de ne pas miser d’argent sur cette idée, il aurait beaucoup perdu 31 ans plus tard.

POUR UNE APPROCHE BEAUCOUP PLUS RÉALISTE DE L’ÉCOLOGIE

Cette multiplication de prévisions exagérées et infondées de catastrophes serait amusante si celles-ci ne nuisaient pas autant à la perception du public quant aux véritables défis environnementaux, notamment le changement climatique.

Heureusement, de nombreux environnementalistes ont une vision moins pessimiste et plus réaliste. Jesse H. Ausubel, professeur à l’Université Rockefeller, qui a joué un rôle essentiel dans l’organisation de la première conférence mondiale sur le changement climatique à Genève en 1979, a montré comment le progrès technologique permet à la nature de rebondir. Par exemple, augmenter le rendement des cultures pour produire davantage de nourritures avec moins de terres réduit l’impact environnemental de l’agriculture. En fait, si les agriculteurs du monde entier se hissaient au niveau de productivité de l’agriculteur américain moyen, l’humanité serait en mesure de restituer à la nature un territoire de la taille de l’Inde.

Au-delà des progrès technologiques, le développement économique peut aussi contribuer à la protection de l’environnement. Au fur et à mesure que les gens sortent de l’extrême pauvreté, ils en viennent souvent à se soucier davantage de la préservation de l’environnement. Par exemple, l’incroyable recul de la pauvreté en Chine, favorisé par la libéralisation économique, a coïncidé avec une meilleure préservation des forêts. En 2015, la Chine comptait 511 807 kilomètres carrés de forêts de plus qu’en 1990. Lorsqu’un pays atteint un PIB par habitant d’environ 4500 dollars, la superficie forestière commence à se redresser. C’est ce qu’on appelle la « transition forestière » ou, plus précisément, la « courbe de Kuznets environnementale ».

Il existe beaucoup d’autres raisons d’être optimiste. Mais ça n’empêche pas David Spratt, directeur de recherche au Breakthrough, de déclarer à Vice que le scénario de leur dernière étude décrit pour 2050 « un monde en décomposition sociale et en chaos total ».

Jamais en reste dans le catastrophisme, la députée Alexandria Ocasio-Cortez, nouvelle égérie des Démocrates, a prophétisé que « le monde va toucher à sa fin dans douze ans » sans intervention urgente, et non pas dans 31 ans. En l’an 353, un évêque nommé Hilaire de Poitiers prédisait aussi la fin du monde en seulement douze ans, soit en 365. Il y a fort à parier que les prévisions d’Ocasio-Cortez soient aussi farfelues que les siennes.

Les défis environnementaux doivent être pris au sérieux. Et, à l’instar de tant d’autres problèmes auxquels l’humanité a été confrontée, les problèmes écologiques devraient être résolus à l’aide de technologies appropriées et d’une prospérité croissante. Le monde existera encore dans une douzaine d’années

Sur le web. Traduction : Raphaël Marfaux pour Contrepoints

.https://www.contrepoints.org/2019/07/06/348451-climat-cessons-le-catastrophisme-misons-sur-la-technologie


Sur le web. Traduction : Raphaël Marfaux pour Contrepoints.

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La vague verte en Allemagne préfigure-t-elle le futur triomphe des écolos français ?

La vague verte en Allemagne préfigure-t-elle le futur triomphe des écolos français ?

6 juil. 2019, 13:30

La vague verte en Allemagne préfigure-t-elle le futur triomphe des écolos français ?

© Tobias Schwarz Source: AFPHannah Neumann, Annalena Baerbock et Sven Giegold célèbrent la victoire du parti écologiste allemand au lendemain des élections européennes.

L’Allemagne connaît une vague verte, plus puissante encore que celle qui a déferlé sur la France lors des dernières européennes. Au-delà des différences, le phénomène révèle, des deux côtés du Rhin, une crise générationnelle et géographique commune.

Il n’y a pas qu’en France que l’écologie revient sur le devant de la scène. Les propos d’un Yannick Jadot concédant être devenu «une star» au lendemain des élections européennes auraient presque de quoi faire sourire ses homologues d’outre-Rhin : si Europe-Ecologie Les Verts (EELV) peut en effet se flatter d’avoir recueilli 13,47% des suffrages, ce score est loin d’être aussi impressionnant que celui réalisé par Bündnis 90 – Die Grünen, qui a battu un record historique en atteignant 20,5%. Ce score, le double de celui réalisé en 2014, a permis au parti écologiste d’arriver deuxième au niveau national, talonnant même la CDU d’Angela Merkel. Désormais, les Verts allemands composent près du tiers du groupe Alliance Libre Européenne (ALE), dont les écologistes français ne comptent que pour 9 des 69 élus. Lire aussiL’accord commercial avec le Canada du CETA approuvé par la France

Quitte à user de théories simplistes, certains, en Allemagne, ont tenté d’expliquer cette fulgurante progression par l’influence qu’aurait eue sur les électeurs une prétendue «propagande verte», à commencer par les représentants des partis traditionnels ayant fortement pâti du succès des écologistes. Exemple le plus éloquent : la CDU a fait d’une vidéo diffusée quelques jours avant la date du scrutin sur YouTube son bouc émissaire. Réalisée par un jeune militant dénonçant l’inaction du gouvernement allemand sur la question climatique et appelant à ne pas voter pour les partis traditionnels, elle a même conduit la patronne du parti au pouvoir, Annegret Kramp-Karrenbauer (surnommée AKK), à proposer de restreindre les contenus politiques sur YouTube.

Cette proposition a rapidement déclenché un tollé, notamment chez les jeunes – signe supplémentaire d’une classe politique peinant à comprendre l’intérêt de la question écologique chez les jeunes générations. C’est d’ailleurs chez ces dernières que les Verts ont réalisé leur meilleur score (presque un tiers des moins de 33 ans), alors qu’ils n’ont obtenu que 9% des voix des plus de 70 ans. 

Les deux Allemagnes

Le clivage générationnel n’est pas le seul que la percée des écologistes allemands ait mis en lumière. Déjà connue et bien documentée, la fracture entre Est et Ouest semble une fois de plus visible. Les Verts ont réalisé leurs meilleurs scores dans les centres urbains et les grandes métropoles de l’Ouest, auprès d’électeurs diplômés, à fort revenus et sensibles au discours progressiste. Leipzig et Dresde ont seules résisté à la vague verte : il s’agit des deux seules métropoles situées dans l’est du pays (exception faite de Berlin, dont le cas est à part).Lire aussiBlocage de sites d’Amazon par des ONG écologistes et des Gilets jaunes (IMAGES)

Les anciens Länder de la République démocratique d’Allemagne sont toujours à la traîne économiquement ; mais la réalité quotidienne et la mentalité de leurs habitants divergent elles aussi du reste du pays. Moins intégrés à la mondialisation, encore très attachés à leur industrie, frappés de plein fouet par la crise migratoire… ces territoires, où se trouvent pas moins de sept des exploitations de charbon des 10 que compte le pays, font de la résistance. L’urgence de la crise environnementale n’y apparaît pas aussi alarmante que celle, plus pesante au jour le jour, de la pauvreté, du chômage et des salaires.

Ce sont dans ces «nouveaux Länder», comme les Allemands les nomment, que s’est implantée dès sa création l’Alternative für Deutschland (AfD), le parti anti-euro, anti-immigration… et climatosceptique. Aux dernières européennes, le parti est arrivé en tête en Saxe, avec 25,3%, et dans le Brandebourg (19,9%) – du jamais-vu. A l’inverse, il réalise ses plus faibles scores à Hambourg, en Bavière, ou en Rhénanie du Nord-Westphalie, régions particulièrement dynamiquement sur le plan économique.

En ce sens, la carte électorale des écologistes allemands évoque de nouveau celle de la France coupée en deux, entre ses pôles urbains et ses fameuses zones périphériques, les premières privilégiant volontiers les préoccupations environnementales dans l’isoloir quand les secondes se montrent enclines à voter pour le Rassemblement national (RN). Et les Verts ultra-rhénans comme EELV voient peu à peu se profiler un nouveau paradoxe : celui d’incarner, tout en s’en défendant, les idées d’un électorat de privilégiés en rupture avec les aspirations et les préoccupations des classes les plus défavorisées.

Lire aussi : Vers une nouvelle guerre entre la France et l’Allemagne ? par Pierre Lévy

https://francais.rt.com/international/63675-vague-verte-allemagne-prefigure-t-elle-triomphe-futur-ecolos-francais

Climat : quand Nicolas Hulot joue à vous faire peur

Climat : quand Nicolas Hulot joue à vous faire peur

À part les Européens nourris aux organisations non-gouvernementales environnementales, qui croit encore au jour de dépassement promis par Nicolas Hulot ?https://youtu.be/-SfqefL69_c

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Par Samuel Furfari.

Quelle aubaine pour les doctrinaires du développement durable ! Au moment de leur jour du dépassement il fait chaud, très chaud. Évidement ni l’écologiste Hulot, ni France 2, ni France 24, ni la RTBF ni la ribambelle de médias impréparés ne pouvaient rater pareille occasion pour lier les deux évènements et nous culpabiliser pour introduire le contrôle de tous les détails de nos vies.

Ce premier août était donc le jour où, d’après Global Footprint Network (GFN), qui possède l’argent pour employer des dizaines de chercheurs souvent financés par les deniers publics, nous vivons désormais à crédit. À sa suite, toutes les ONG environnementales (ONGE) et nombre de politiciens se font les mégaphones de cette supercherie qui ne repose sur aucune base scientifique. Le jour du dépassement global (earth overshooting day) prétend être un indicateur dont l’objectif est de conscientiser et responsabiliser les pays développés à la notion d’empreinte écologique. Bien entendu, à part les Européens endoctrinés par les ONGE, cette théorie n’a guère d’écho dans le reste du monde.

UN INDICE DÉPASSÉ

Le Global Footprint Network divise la capacité de production du milieu naturel par l’empreinte écologique, multiplié par 365 pour obtenir un nombre de jours de consommation que la Terre peut supporter. Beaucoup d’auteurs ont démontré l’inanité de cette théorie. Le comble est que la radio belge financée par les taxes des contribuables va jusqu’à déclarer (7:30) « depuis ce matin nous avons OFFICIELLEMENT épuisé les ressources que la nature met un an à produire et renouveler ». Selon elle, nous aurions consommé tout ce que la nature produit, et nous vivons à crédit. Mais à crédit de quoi ?

Si depuis des années nous vivons à crédit, où est le stock qui nous permet de continuer à vivre ? Je produis des légumes dans mon potager. Habituellement, je remplis mes deux congélateurs de légumes bios ; cette année ce ne sera pas le cas car la canicule empêche un bon rendement de mes nombreux efforts. Mais une fois que j’ai épuisé mes ressources n’aurai-je plus rien à manger ? Non, je vais puiser dans le stock qui ne m’appartient pas. Or s’il était vrai que nous avons épuisé ce que la planète produit, notre stock, de quoi le monde va-t-il vivre jusqu’au 31 décembre ? Cette simple considération suffit à démolir cette théorie fumeuse.

DE L’IDÉOLOGIE, PAS DE LA SCIENCE

En 2006, Eurostat, l’office de statistiques de la Commission européenne, a émis des réserves sur cette méthodologie. En dépit des modifications, il s’agit d’une étude réalisée par une organisation à vocation idéologique.

C’est l’occasion de rappeler qu’il faut absolument se méfier des études des ONGE. Comment tout cela fonctionne-t-il ? Un commanditaire, l’ONGE, décide de s’attaquer à une problématique. Il reçoit des subsides publics pour que son personnel ou des consultants établissent une étude. Celle-ci est publiée et les médias s’empressent de la diffuser pour qu’elle devienne une vérité médiatique assimilable à une vérité scientifique. Personne n’a le temps et encore moins les moyens d’aller dénicher les arcanes de cette soi-disant étude ; ni les hypothèses déterminantes, ni la méthodologie ne peuvent être validées ou invalidées. Cela nécessiterait de dépenser encore plus d’argent que le coût de l’étude. Les résultats disent toujours ce que veut celui qui finance. Le monde de l’entreprise, lui, n’a pas d’argent à perdre pour démontrer la nullité de ces études. Quant au monde politique, il profite de ces « études » pour justifier des décisions flattant ses niches électorales dans le sens du portefeuille… des autres.

FAKE SCIENCE VS FACTS

Ce que la nature produit en un an est uniquement de la biomasse, c’est-à-dire des produits générés par la photosynthèse entre le CO2 et l’eau par l’entremise de photons (lumière) et de catalyseurs (enzymes). En un an, la nature ne produit aucune ressource minérale. Tous les enfants ont appris vers l’âge de 7 ou 8 ans le cycle de l’eau : elle ne disparaît pas le 1er août, le jour du dépassement ne peut concerner que la production de biomasse, qu’elle soit végétale, animale ou halieutique.

Le jour du dépassement fait donc référence à la masse de bio… Le biologiste Jeffrey S. Dukes a calculé et publié dans Climatic Change que les combustibles fossiles brûlés en 1997 ont été fabriqués au cours des millénaires géologiques à partir de 44 000 000 000 000 tonnes de matière organique. Cela correspond à plus de 400 fois la production primaire nette du biotope organique. Autrement dit, nous utilisons chaque année la quantité de plantes et d’animaux produits au cours de 4 siècles. Autre chose que 7 mois ! L’idée que nous pouvons simplement remplacer cet héritage avec de l’énergie produite instantanément relève de la science-fiction. Il n’y a actuellement tout simplement aucun substitut qui puisse générer, à partir de la nature, la quantité d’énergie dont nous avons besoin.

UN DANGER POUR NOS LIBERTÉS

Puisque depuis ce 1er août nous continuons à manger du poisson et de la viande, faut-il supposer que ceux-ci proviennent de la planète Mars ? Non. Ce qui est en cause, c’est uniquement la consommation d’énergie fossile, qui représente bien plus que la production de biomasse que la Terre peut produire. Il est vrai que pour notre consommation d’énergie nous vivons à crédit sur les millénaires du passé ! Et là se situe le véritable objectif de ce jour du dépassement : nous faire peur avec le changement climatique. Cette année, ce jour coïncide avec une canicule dans les pays qui croient à l’origine anthropique du changement climatique. L’ex-Monsieur Ushuaïa se devait de profiter de cette étude pour relancer sa politique par un péremptoire « c’est pas tenable ».

En guise de clin d’œil souvenons-nous que, de 1992, année de l’adoption de la Convention des Nations Unies sur le changement climatique, jusqu’à 2017, les émissions de CO2 ont augmenté de 54% soit plus de 2% par an. Ou bien le monde est dirigé par des incompétents ou bien la lutte contre les émissions de CO2 est impossible. Je penche fortement pour la seconde hypothèse. Ce qui après tout n’est pas inquiétant puisque le GIEC est obligé de s’interroger sur l’absence de corrélation entre la croissance inexorable des émissions de CO2 et la stabilité de la température globale depuis 18 années. Le GIEC nomme cela un “hiatus” (page 779). Au demeurant, le GIEC ne prétend pas qu’il y a déjà des phénomènes extrêmes mais qu’il y en aura.

Tout cela ne serait pas inquiétant si derrière cette invraisemblable lutte contre les émissions de CO2 ne se cachait la politique de décroissance que d’aucuns veulent imposer aux autres, à défaut de commencer à se l’imposer à eux-mêmes. Pas plus tard que le 29 juillet dernier, le journal Libération accordait une tribune à quelqu’un souhaitant imposer au monde entier sa vision, puisqu’il déclare : « La lutte contre le changement climatique est incompatible avec le tourisme international et de nombreux secteurs économiques. Les mesures qu’il faudrait prendre seront difficilement acceptées. On peut dire que la lutte contre le changement climatique est contraire aux libertés individuelles et donc sans doute avec la démocratie ».

Prenons garde car la dictature écologique pointe le nez.

Le dernier ouvrage de Samuele Furfari est une œuvre de 1200 pages en deux volumes : « The changing world of energy and the geopolitical challenges« .

https://www.contrepoints.org/2019/07/01/321926-climat-quand-nicolas-hulot-joue-a-vous-faire-peur

G20 : 19 pays signent l’accord sur le climat, sans les États-Unis

G20 : 19 pays signent l’accord sur le climat, sans les États-Unis

Un accord sur le climat a été trouvé entre 19 pays à l’issue du sommet du G20 au Japon, samedi 29 juin. Une nouvelle fois, les États-Unis ne signent pas. FRANCE 3

Mis à jour le 29/06/2019 | 17:39
publié le 29/06/2019 | 16:54PartagerTwitterPartagerEnvoyerLA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin#AlertePollutionRivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
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19 des 20 pays réunis lors du sommet du G20 sont parvenus à réaffirmer leur volonté de lutter contre le réchauffement climatique, samedi 29 juin. Un accord sans les États-Unis. « ‘À l’issue d’une longue nuit de négociations, on a évité le pire.’ Voilà les mots prononcés par Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse. Le pire aurait été que d’autres pays emboîtent le pas des États-Unis et refusent de signer la partie climat de l’accord G20. Cela aurait pu être par exemple le Brésil, dont le nouveau président Jair Bolsonaro, est présenté comme climato-sceptique », détaille l’envoyé spécial à Osaka (Japon), Jeff Wittenberg.

Un accord sans recul et sans avancée 

« Finalement, on aboutit à un accord 19+1 comme il y a deux ans au G20 de Hambourg (Allemagne), comme il y a un an à Buenos Aires (Argentine). Un accord du G20 sans recul, mais sans avancée non plus sur cette question du climat. La question de l’utilité de ce type de réunion est posée », ajoute le journaliste. Pour Emmanuel Macron, il faut encore aller beaucoup loin sur la question du climat. 

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/g20-19-pays-signent-l-accord-sur-le-climat-sans-les-etats-unis_3513747.html#xtor=SEC-69-[FRANCE_INFO_Desktop_||_00b596bc059ff733453287a14951fa1d30]-[FR_Le+Monde+%28Soci%C3%A9t%C3%A9+%C3%A9ditrice+du+Monde%29]-Content

Des nudistes français menacent de «tout mettre à nu» dans le sifflement de la piscine publique avec les baigneuses Burkini

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Des nudistes français menacent de «tout mettre à nu» dans le sifflement de la piscine publique avec les baigneuses Burkini

L’EUROPE 14h36 28.06.2019 Obtenir une URL courte5  17  6

Auparavant, les autorités de la ville française de Grenoble avaient fermé les deux piscines municipales de la ville au milieu d’une vague de chaleur étouffante agitant l’Europe occidentale après que plusieurs femmes musulmanes y aient été vues en train de nager vêtues de burkinis, au mépris de l’interdiction du vêtement.

Les nudistes français menacent de « tout dévoiler » face à des baigneurs vêtus de burkinidans les piscines publiques de la ville française de Grenoble, alors que des températures dépassant les 40 degrés Celsius dominent sans relâche l’Europe occidentale, rapporte The Telegraph .

Les habitants de la ville ont lancé un groupe Facebook «laïque et écologiste des citoyens» appelé «Tout le monde nu», en invitant les membres à venir à la piscine nus et à défier la «brigade burkini», déplorant l’inquiétante «inaction» du maire de Green, Eric Piolle.

Au moins 231 manifestants ont manifesté leur intention d’arriver nus et 1 300 d’entre eux ont manifesté leur intérêt.

Les températures élevées à Grenoble avaient attisé les passions déjà vives des habitants, alors que les autorités avaient fermé les deux piscines municipales de la ville après que des femmes musulmanes y aient été vues nageant vêtues de burkinis.

Les femmes vêtues de burkini se sont rendues deux fois à la piscine à l’initiative d’Alliance Citoyenne, une ONG de défense des droits civils, pour contester l’interdiction par une ville du maillot de bain intégral, qu’elles considèrent comme discriminatoire.

Pour des raisons de sécurité et d’hygiène, la ville du sud-est français oblige les femmes à porter des maillots de bain moulants d’une seule pièce dans les piscines tandis que les hommes doivent porter des maillots de bain de style Speedo plutôt que des shorts.

Cependant, par un acte de défi délibéré, le groupe de femmes musulmanes a contesté l’interdiction.

Dans un premier temps, une quinzaine de femmes ont réussi à entrer dans la piscine le 17 mai et se sont même filmées en train de se baigner, affirmant qu’elles cherchaient à « défendre la liberté de religion ».

Dimanche dernier, les femmes ont été condamnées à une amende de 35 € (30 £) chacune.

Néanmoins, les femmes sont allées sur les médias sociaux pour réclamer une troisième opération de ce type ce dimanche.

Les défenseurs du burkini ont déclaré avoir décidé d’agir après que 630 personnes eurent signé une pétition demandant que les règles soient modifiées afin que lesfemmes musulmanes puissent se baigner dans les bains publics.

Adrien Roux, responsable national de l’Alliance des citoyens, a déploré le fait qu’en raison de leurs croyances religieuses, des centaines de femmes musulmanes ne pouvaient pas aller nager.

Le maire de la ville, aux prises avec des difficultés, a demandé à l’État d’intervenir pour « lever toute ambiguïté sur le statut des maillots de bain couvrant le corps ».

En 2016, plusieurs municipalités françaises ont interdit le port du burkinis, affirmant qu’il s’agissait d’une menace à la sécurité, mais les interdictions ont ensuite été annulées par un tribunal.

Tunisian women, one (R) wearing a burkini, a full-body swimsuit designed for Muslim women, swim on August 16, 2016 at Ghar El Melh beach near Bizerte, north-east of the capital Tunis.

© AFP 2019 / FETHI BELAIDLes Tunisiennes, une (D) portant un « burkini », un maillot de bain complet conçu pour les femmes musulmanes, nagent le 16 août 2016 sur la plage de Ghar El Melh, près de Bizerte, au nord-est de la capitale Tunis.

Maillot de bain pour femme, le burkini couvre tout le corps, sauf le visage, les mains et les pieds, dans un design conçu pour respecter les traditions islamiques de la tenue vestimentaire modeste, mais son acceptabilité est débattue.

https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://sputniknews.com/&prev=search
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Les quatre dossiers brûlants en négociation au G20 du Japon

  1.  Asie et Pacifique

Les quatre dossiers brûlants en négociation au G20 du Japon

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Première publication : 27/06/2019 – 22:39Dernière modification : 28/06/2019 – 10:54

Photo de famille du G20, le 28 juin novembre 2019 à Osaka, au Japon.
Photo de famille du G20, le 28 juin novembre 2019 à Osaka, au Japon. Ludovic Marin, AFP

Texte par :FRANCE 24Suivre

Le G20 se réunit vendredi et samedi, au Japon, pour évoquer les dossiers qui préoccupent les 20 plus grandes économies du monde. Au menu des discussions, le climat, l’Iran, les taux bancaires et les relations commerciales entre Pékin et Washington.PUBLICITÉ

Les 20 plus grandes économies mondiales se réunissent vendredi 28 et samedi 29 juin à Osaka, au Japon. Au menu de ce G20 : l’environnement et le climat, le dossier iranien et le pétrole, les taux des banques centrales ainsi que les tensions commerciales entre Pékin et Washington.

Les relations commerciales entre la Chine et les États-Unis

Les négociations commerciales entre Pékin et Washington devraient accaparer une partie des discussions. Dans l’impasse depuis le mois dernier, les présidents Xi Jinping et Donald Trump vont tenter de relancer le dialogue, notamment lors d’un entretien bilatéral prévu samedi à 11 h 30, heure locale (2 h 30 GMT).PUBLICITÉ

Le South China Morning Post, quotidien anglophone de Hong Kong, a rapporté jeudi 27 juin que les deux premières puissances économiques mondiales, en conflit depuis près d’un an, avaient conclu une trêve provisoire.

Avant son départ pour le Japon, Donald Trump a soufflé le chaud et le froid, jugeant « absolument possible » de parvenir à un accord avec Xi Jinping tout en se disant prêt, en cas d’échec, à imposer de nouveaux droits de douane sur la quasi-totalité des produits chinois non encore taxés. À Pékin, un porte-parole du ministère du Commerce a de son côté réclamé jeudi l’annulation sans délai des sanctions américaines visant le groupe chinois d’équipements de télécommunication Huawei.

Croissance et taux bancaires

Au chapitre des tensions commerciales, les incertitudes qui pèsent sur la croissance et notamment les taux des banques centrales ne manqueront pas non plus d’animer les débats.

Lors de sa réunion de politique monétaire des 18 et 19 juin, la Réserve fédérale a ouvert la voie à de possibles baisses de taux d’ici la fin de l’année. Cette perspective, qui affaiblit le dollar, pourrait contraindre la Banque centrale européenne et la Banque du Japon à chercher des moyens d’éviter une trop forte appréciation de l’euro et du yen afin de protéger leurs économies fortement dépendantes des exportations.Voir l’image sur Twitter

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Emmanuel Macron@EmmanuelMacron

À l’ouverture du G20 d’Osaka, je retrouve nos partenaires européens et le Canada pour une réunion de coordination. Objectif : porter ensemble nos ambitions : pour le climat, pour des politiques commerciales équitables, pour lutter contre les inégalités.2 23704:34 – 28 juin 2019908 personnes parlent à ce sujetInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

L’hôte du sommet, le Premier ministre japonais Shinzo Abe, espère que la déclaration de clôture du sommet insistera aussi sur la nécessité de préserver le libre-échange mais il pourrait se heurter au refus de Donald Trump, qui avait obligé l’an dernier le G20 à abandonner sa référence de longue date à la lutte contre le protectionnisme.

Le climat et l’environnement, dossiers brûlants

Autre pomme de discorde entre les 20 nations : le changement climatique. Les négociateurs américains s’opposent à la volonté des Européens de s’engager fortement en faveur de la lutte contre le réchauffement, que Donald Trump considère comme un « canular ».

La dernière version en date des phrases de la déclaration consacrées au climat qualifie l’Accord de Paris sur le climat d' »irréversible », ce qu’une version antérieure évitait de mentionner sous la pression des États-Unis, précisent deux sources interrogées par Reuters.

Considéré comme historique, l’Accord de Paris, qui fixe le cadre d’engagements politiques, économiques et financiers visant à contenir la hausse de la température moyenne de la planète « bien en deçà de 2 °C » en 2100, avec l’objectif d’être le plus près possible de 1,5 °C, est fragilisé depuis que Donald Trump a décidé d’en retirer les États-Unis.

Mercredi, Emmanuel Macron a pressé tous les membres de soutenir l’Accord de Paris de 2015 et d’accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre tout en menaçant de refuser de signer un communiqué final trop timide sur ce point.

Le G20 pourrait, en outre, enfin adopter un nouveau cadre pour réduire la pollution plastique dans les océans sur une base volontaire. Mais il paraît peu probable que les dirigeants des 20 économies les plus avancées s’engagent sur des objectifs précis.Voir l’image sur Twitter

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Justin Trudeau@JustinTrudeau

Décollage vers Osaka, au Japon, où nous passerons quelques journées bien remplies au Sommet des dirigeants du #G20. Au menu : lutter contre les changements climatiques, faire avancer l’égalité des genres et créer plus d’opportunités pour la classe moyenne.41317:07 – 26 juin 201976 personnes parlent à ce sujetInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Les dix pays membres de l’Asean (Association des pays du Sud-Est asiatique) ont montré la voie samedi dernier en adoptant à l’issue d’un sommet à Bangkok une déclaration commune de lutte contre les déchets en mer.

Pétrole et Iran

Même si l’Iran n’est pas membre du G20, la République islamique sera dans toutes les têtes en raison de la guerre des mots qui l’oppose à Donald Trump et aux fortes tensions entre les deux pays, ravivées par la destruction en vol d’un drone américain par Téhéran il y a une semaine près du détroit d’Ormuz.

Cette crise, qui a provoqué une hausse des cours du brut, intervient à quelques jours d’une réunion ministérielle de l’Opep le 1er juillet, élargie le lendemain aux alliés non Opep, dont la Russie, pendant laquelle les membres de cet Opep+ devraient décider de reconduire ou non des baisses de production pour soutenir les prix.

Quoi qu’en dise l’Iran, grand rival régional de l’Arabie saoudite, qui compte désormais parmi les producteurs les plus modestes du cartel en raison des sanctions de Washington, les discussions risquent de se résumer à un tête-à-tête entre Riyad et Moscou, qui produisent à eux deux plus de 40 % du pétrole de l’Opep+. Le sujet devrait être à l’ordre du jour de l’entretien prévu en marge du G20 entre Vladimir Poutine et le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane.

Avec Reutershttps://www.france24.com/fr/20190627-quatre-dossiers-brulants-negociations-g20-japon-climat-petrole-iran-chine

Vexé que son dogme catastrophiste sur le climat puisse être contesté, Aymeric Caron quitte le plateau de Sud Radio

Vexé que son dogme catastrophiste sur le climat puisse être contesté, Aymeric Caron quitte le plateau de Sud Radio

Publié le 26 juin 2019par Olivier Demeulenaere

« Après avoir vigoureusement défendu la « liberté d’expression » (mais réservée aux scientifiques appointés par le GIEC), Aymeric Caron quitte le plateau de Sud Radio, ne supportant visiblement pas d’entendre des opinions qu’il juge « obscurantistes » et un sondage au résultat très politiquement incorrect… »

Source : Le Blogue Noir de Brocéliande, le 25 juin 2019

Le catastrophisme climatique :
la nouvelle religion millénariste obligatoire sur les plateaux télés

Rappel :

Fred Vargas déraille : « On est face à la plus grande tragédie qu’ait jamais vécue l’humanité »

https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2019/06/26/vexe-que-son-dogme-catastrophiste-sur-le-climat-puisse-etre-conteste-aymeric-caron-quitte-le-plateau-de-sud-radio/

En 1911, une canicule de deux mois fit 40.000 morts en France

En 1911, une canicule de deux mois fit 40.000 morts en France

Publié le 26 juin 2019par Olivier Demeulenaere

« En 1911, la France étouffe pendant plus de deux mois : des températures exceptionnellement élevées, sur une période particulièrement longue. Des conditions qui créent une hécatombe chez les enfants en bas-âge.

« La chaleur bat nos murs, répand sur le pavé de Paris ses éclaboussures de feu, dessèche les gosiers, brûle les crânes et donne aux plus joyeux comme une envie de pleurer ».

C’est ainsi qu’un journaliste du Figaro décrit -avec un lyrisme certain- la situation en France le 29 juillet 1911. Cette année-là, la France est frappé par une « vague de chaleur » inédite, qui dure plus de deux mois, de juillet à la mi-septembre.

Alors que les journées des 22 et 23 juillet sont particulièrement chaudes, avec des températures supérieures à 35°C sur l’ensemble du territoire, les Français espère une accalmie au moins d’août. « Lorsque le mois de juillet est chaud, le mois d’août est frais », disent les rumeurs, rapportées par Le Figaro. Des espoirs vite douchés : le mois d’août sera l’un des plus chauds de l’histoire. Il fera plus de 30°C treize jours d’affilée à Paris. L’observatoire de Montsouris enregistre 37,7 degrés le 10 août 1911, la « plus haute température que le thermomètre enregistre depuis 1757… Sous Louis XV », s’émeut Le Figaro.

La canicule se poursuit jusqu’à la mi-septembre et tue 40.000 personnes, des enfants pour les trois-quarts, généralement en bas-âge, précise La Croix. « La caractéristique de cette canicule, c’est que ces températures très élevées, associées à une insolation importante, sans pluie, ont duré très longtemps, écrivait en 2016 l’historienne Catherine Rollet. Après une accalmie toute relative à la fin du mois d’août, la canicule reprend en septembre pour cesser au milieu du mois seulement. »

« Il faudra marquer cette année 1911 d’une croix noire, écrivait à l’époque un médecin du département de la Seine inférieure, cité par La Croix. Pendant la longue période de chaleur, la mort n’a cessé de faucher les tout-petits élevés au biberon. » Et en effet, la mortalité infantile, qui régressait depuis le début siècle connaît cette année-là un rebond qui inquiète les autorités.

Les personnes âgées – un quart des victimes de la chaleur-, paient également un lourd tribut. Mais cette surmortalité attire beaucoup moins l’attention, alors que les pouvoirs publics avaient fait de la lutte contre la mortalité infantile une priorité nationale. »

Orange avec AFP, le 26 juin 2019

https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2019/06/26/en-1911-une-canicule-de-deux-mois-fit-40-000-morts-en-france/#more-62280https://

Pour l’ONU, le monde est confronté à un “apartheid climatique” Publié le 24 juin 2019

par Olivier Demeulenaere

Il a décidément bon dos, le climat… Exit le pillage des ressources naturelles, la déforestation, les banksters, la spéculation sur les matières premières, le terrorisme sous faux drapeau, les guerres et les prédations de toutes sortes… Non, l’ennemi public numéro 1, ce sont les émissions de carbone ! Pauvre CO2, responsable de la misère du monde et des “inévitables” phénomènes migratoires… Et si ces experts “indépendants” publient ce cri d’alarme au moment même où débute en Europe un épisode de chaleur “caniculaire” (c’est l’été !), on vous le jure : c’est pure coïncidence…  OD

Le monde est confronté à un «apartheid climatique», avec d’un côté les riches qui peuvent mieux s’adapter au réchauffement de la planète et de l’autre, les pauvres qui endurent le pire, a déclaré lundi un expert de l’ONU.

Dans un nouveau rapport, le Rapporteur spécial des Nations unies sur l’extrême pauvreté et les droits humains, Philip Alston, a averti que «le changement climatique menace de défaire les progrès des 50 dernières années (…) en matière de réduction de la pauvreté». Ce rapport, qui sera présenté la semaine prochaine au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève, s’appuie sur des recherches qui prévoient que le changement climatique pourrait laisser sans abri 140 millions de personnes dans les pays en développement d’ici 2050.

«De façon perverse, alors que les pauvres ne sont responsables que d’une fraction des émissions globales, ce sont eux qui vont faire les frais du changement climatique et qui ont le moins de capacités pour se protéger», a relevé Philip Alston dans un communiqué. «Nous risquons de voir un scénario d »’apartheid climatique » où les riches paient pour échapper aux canicules, à la faim et aux conflits, alors que le reste du monde est abandonné à ses souffrances». L’expert a souligné que malgré les mises en garde répétées sur les menaces que représente le changement climatique, cette question reste «un souci marginal». Il a en particulier critiqué le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme pour ne pas accorder suffisamment d’attention et de ressources à cette question.

«Alors qu’une véritable crise qui menace les droits humains d’un grand nombre de personnes est en train de nous frapper, la méthodologie habituelle des droits de l’Homme qui traite question par question, au coup par coup, est terriblement insuffisante», a-t-il jugé. Les rapporteurs spéciaux sont des experts indépendants qui ne s’expriment pas au nom de l’ONU, mais communiquent les résultats de leurs recherches aux Nations Unies.

Le Figaro avec AFP, le 24 juin 2019

https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2019/06/24/pour-lonu-le-monde-est-confronte-a-un-apartheid-climatique/#more-62249

COP24 : la négociation finale s’annonce difficile et décevante

COP24 : la négociation finale s’annonce difficile et décevante

14 décembre 2018 / Dorothée Moisan et Sadak Souici (Reporterre)

Au 11e et avant-dernier jour de la 24e conférence climatique des Nations unies, la négociation se tend à mesure que l’horloge tourne. L’esprit de l’accord de Paris est bien retombé, et il s’agit en fait de limiter la casse. Quant aux ministres français, ils sont tout simplement… absents.

Tous les jours, notre envoyée spéciale vous raconte les coulisses, les anecdotes et les coups de théâtre de la COP24, qui se déroule en Pologne, du 2 au 14 décembre. L’intégralité du journal est à retrouver ici.


  • Katowice (Pologne), envoyée spéciale

« Merci de noter qu’une fois la COP24 officiellement terminée, tous les membres des médias devront quitter les lieux dans les trois heures » : message reçu ce matin dans ma boîte à courriels, la fin de la COP approche… Nous sommes désormais au 11e jour des négociations ici à Katowice et après les échauffements de la première semaine, le moteur onusien tourne à plein régime. Objectif : réussir d’ici vendredi soir à décrocher non seulement un accord, mais surtout un accord ambitieux.

Même si certains États, notamment les États-Unis, continuent à bloquer les négociations, la plupart des observateurs ne doutent pas qu’un accord sera trouvé. « Deux-trois jours avant la fin, c’est toujours comme ça, c’est le mélodrame, on a l’impression que ça va planter. Et puis, ça finit toujours par aboutir », me dit un diplomate européen, grand habitué des COP. La question est plutôt de savoir quand – la COP24 se termine officiellement vendredi soir mais, vu le retard accumulé, il est d’ores et déjà quasi certain qu’elle se prolongera samedi –- et comment. L’idéal serait que trois volets aboutissent :

  • primo la publication d’une notice claire et ambitieuse de l’Accord de Paris, le fameux rulebook, qui permette d’appliquer l’accord climatique avec efficacité à travers le monde ;
  • secundo l’engagement des États à relever d’ici 2020 leurs objectifs de réductions des émissions de gaz à effet de serre (les Nationally determined contributions, NDC) ;
  • et tertio la promesse par les pays développés de nouveaux financements pour aider les pays en voie de développement, plus vulnérables au changement climatique.

Jeudi 13 décembre, les appels se sont multipliés pour convaincre les États les plus riches de relever leur ambition sur ces trois volets. Jennifer Morgan, de Greenpeace, a rappelé les dirigeants à leurs responsabilités. « Les gens, les a-t-elle prévenu, n’attendent plus un consensus mondial, ils poursuivent leurs gouvernements, ils poursuivent les grands compagnies pétrolières, ils bloquent des routes et des ponts, ils organisent des grèves à l’école, et ce n’est que le début. Plutôt que de vides promesses, nous avons besoin que les États réhaussent leur ambition ». La jeune Suédoise Greta Thunberg, qui depuis le début de la COP se dépense sans compter pour médiatiser la cause climatique, s’est quant à elle chargée de convaincre les plus jeunes : dans un message posté sur les réseaux sociaux, elle a appelé enfants et ados à faire vendredi, comme elle-même depuis plusieurs mois, la grève de l’école et à se rassembler devant leur « Parlement ou [leur] gouvernement local » pour faire pression.

La jeune Suédoise Greta Thunberg.

De leur côté, les 48 pays les plus vulnérables regroupés au sein du Climate Vulnerable Forum (CVF) -– dont certains sont menacés de disparaître sous les mers –- ont appelé leurs homologues à sauver la COP d’« une issue médiocre ». « Nous ne sommes pas prêts à mourir. Nous n’avons pas l’intention de devenir la première victime du changement climatique », a dit l’ancien président des Maldives, Mohamed Nasheed.

Depuis dix ans qu’il assiste aux conférences internationales sur le climat, « rien ne semble avoir changé », regrette-t-il. « On utilise toujours le même langage, un langage de dinosaure. […] Le problème, c’est qu’on continue à demander aux gros pollueurs de cesser de polluer mais sur des fondements éthiques, et ils ne nous écoutent pas. » Pour cesser ce dialogue de sourds, il propose de changer radicalement d’approche : « Plutôt que de leur demander des réductions, peut-être devrions-nous leur demander des hausses », autrement dit d’augmenter leurs investissements dans les énergies propres. « Alors ils cesseront d’utiliser des énergies fossiles. […] Demandons des choses positives plus que des choses négatives, les investissements augmenteront et les émissions diminueront. »

Le pavillon de la Russie.

Le Maldivien a ensuite brocardé les « quatre pays qui nous prennent en otage », sous-entendu les États-Unis, la Russie, le Koweït et l’Arabie Saoudite, qui s’opposent à ce que la COP24, dans sa décision finale, « salue » (welcome) le rapport du Giec sur les 1,5 °C, préférant qu’elle en « prenne note » (note), une expression insuffisante aux yeux des pays insulaires et de l’Union européenne. Le royaume saoudien va jusqu’à contester les conclusions scientifiques du rapport : « Il vous montre uniquement les opportunités » qu’il y a à lutter contre le changement climatique mais « il ne vous en montre pas le coût », dénonce dans une interview au site Carbon Brief le délégué saoudien à la COP.

Le rapport du Giec toujours contesté par l’Arabie saoudite, les États-Unis et la Russie

Cette question de vocabulaire peut sembler cosmétique, mais elle revêt une grande importance car elle créera un précédent : quel avenir pour la lutte climatique si les États ne reconnaissent pas que la science est fondamentale et doit guider leur action ?

En fait, il n’y a pas vraiment 4 pays bloqueurs et 192 pays qui marcheraient tous main dans la main vers un accord idéal comme le laisse entendre Mohamed Nasheed. C’est le cas pour qualifier le rapport du Giec, mais pas sur la question du rulebook ou sur celle des financements.

De nombreux pays comme l’Inde, l’Afrique du Sud ou des pays en voie de développement craignent que les pays riches, en tête desquels les États-Unis et l’Australie, ne rabotent les financements : en volume, mais aussi en qualité. Certains s’inquiètent ainsi de la tendance croissante des pays développés à se défausser sur les investisseurs privés. Une question cruciale reste celle des pertes et préjudices (loss and damage) que les pays en voie de développement veulent absolument voir apparaître dans le rulebook, pour s’assurer qu’à l’avenir, les pertes irréversibles causées chez eux par des événements extrêmes seront prises en compte en tant que telles, et non pas incluses dans d’autres fonds, dédiés à l’adaptation au changement climatique.

Les économies émergentes (Brésil, Inde, Chine et Afrique du Sud) insistent quant à elles sur la flexibilité. Depuis les premières négociations climatiques en 1992, un principe important est celui des responsabilités communes mais différenciées (CBDR en anglais). En gros, cela signifie que les États sont tous responsables du réchauffement climatique, mais que leurs efforts doivent être modulés en fonction de leur responsabilité historique – les pays les plus anciennement industrialisés doivent faire plus – et des moyens dont ils disposent. Une fois que les États auront fixé leurs NDC, ils devront ensuite régulièrement évaluer leurs avancées. Ce que réclament les pays du Sud, c’est une flexibilité dans ces évaluations car ils jugent qu’ils n’auront pas les moyens financiers et techniques pour bien les faire. Mais un coup de théâtre survenu jeudi soir pourrait changer la donne : la Chine a annoncé qu’elle renonçait à cette exigence et acceptait d’obéir aux mêmes règles que les pays développés sur ce point.

Aucun ministre français dans le round final !

Une Coalition pour une haute ambition a été lancée mercredi par quelque 70 États, dont 11 Européens parmi lesquels la France et l’Allemagne. Elle ne réunit qu’un tiers des pays signataires de l’accord de Paris, alors que la coalition similaire lancée en 2015 comptait 118 nations, dont les 28 pays de l’UE.

L’Europe est très en retrait. Et la France brille par son absence ! Ni le ministre de la Transition écologique François de Rugy, ni la secrétaire d’État Brune Poirson — partie précipitamment mardi soir en raison de la crise des Gilets jaunes –- ne sont présents à Katowice ? Sans doute une première dans toute l’histoire des COP.

Jeudi soir, la présidence polonaise — critiquée par de nombreux observateurs pour son « inertie » et son échec à créer une dynamique ministérielle -– a enfin fini par publier un nouveau texte. Peu avant minuit, des experts commençaient à le décrypter, tout en se frottant les yeux, déjà gonflés de fatigue. Si certains points leur semblaient positifs, d’autres au contraire suscitaient leur inquiétude, comme la question des pertes et préjudices -– dont le traitement allait selon eux « décevoir les petites îles et les pays en voie de développement » — ou l’article 6, bourré de crochets, sur l’utilisation des marchés carbone et autres moyens de coopération. C’est sur cette base que les ministres devaient commencer vendredi à livrer bataille.