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ONU: veto de la Russie à une résolution sur le Yémen épinglant l’Iran

ONU: veto de la Russie à une résolution sur le Yémen épinglant l’Iran

Nations unies (Etats-Unis) – La Russie a opposé son veto lundi à l’ONU à une résolution britannique, soutenue par les Etats-Unis et la France, renouvelant l’embargo sur les armes au Yémen en épinglant l’Iran, et fait adopter à l’unanimité une résolution technique épargnant Téhéran.

Cette double décision du Conseil de sécurité représente un revers sérieux pour les Etats-Unis et leurs alliés qui avaient fait pression pour que l’Iran soit condamné pour des tirs en 2017 de missiles de fabrication iranienne vers l’Arabie saoudite, à l’occasion du renouvellement de l’embargo sur les armes.

La Russie l’a emporté en deux temps lors de deux votes du Conseil de sécurité: veto d’abord au projet de résolution britannique, sérieusement adouci au cours des dernières heures et jours pour éviter l’opposition russe.

« Un consensus n’a pu être dégagé », a déploré l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia, en soulignant qu' »aucune preuve » n’était venue étayer les affirmations américaines d’une implication directe de l’Iran derrière les tirs de missiles houthis en 2017 vers l’Arabie saoudite.

Lors du vote, la Bolivie s’est jointe à l’opposition russe. La Chine et le Kazakhstan se sont abstenus, les 11 autres pays ayant voté en faveur de la résolution.

Pour qu’un texte soit adopté à l’ONU, il faut au moins neuf voix en sa faveur sur les 15 du Conseil de sécurité, et qu’aucun des cinq membres permanents – Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni – n’y appose son droit de veto.

Dans la foulée, la Russie mettait aussitôt aux voix un texte de résolution diffusé ce week-end, ne prévoyant qu’un renouvellement technique pour un an de l’embargo sur les armes visant le Yémen. L’expiration de cet embargo arrivant à échéance lundi soir, les 15 membres du Conseil de sécurité l’ont adopté à l’unanimité.

Depuis plusieurs mois, les Etats-Unis, qui ont pour bête noire l’Iran, font pression pour condamner et sanctionner Téhéran après les tirs de missiles de fabrication iranienne sur l’Arabie saoudite en 2017.

Si un rapport d’experts de l’ONU estime que l’Iran a failli à ses obligations en n’empêchant pas l’arrivée au Yémen de ces missiles, il a affirmé aussi ne pas être en mesure d’identifier les responsables ou les canaux de transmission ayant permis aux Houthis de se doter de ces armes.

Pour la Russie, le rapport de l’ONU n’apporte pas la preuve d’une implication directe des autorités iraniennes. Et les morceaux de missiles exposés récemment par les Etats-Unis, même s’ils sont iraniens, ne sont pas une preuve d’un rôle direct de l’Iran dans l’acheminement d’armement au Yémen en violation de l’embargo de l’ONU de 2015, estime Moscou.

Pour les Etats-Unis, comme pour leurs alliés britannique, français ou allemand, Téhéran est bien derrière les livraisons. « Aucun doute » là-dessus, affirme un diplomate européen sous couvert d’anonymat, en refusant d’en dire plus sur d’éventuelles preuves détenues par des Occidentaux.

(©AFP / 26 février 2018 21h08)

https://www.romandie.com/news/ONU-veto-de-la-Russie-a-une-resolution-sur-le-Yemen-epinglant-l-Iran/893908.rom

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Syrie – Le cessez-le-feu imposé par le Conseil de sécurité de l’ONU ne tiendra pas

Syrie – Le cessez-le-feu imposé par le Conseil de sécurité de l’ONU ne tiendra pas


Moon of Alabama
Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 25 février 2018

Hier soir, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la Résolution 2401 qui appelle à un cessez-le-feu de 30 jours dans toute la Syrie. Le texte de la résolution adoptée ne semble pas encore disponible. On peut trouver une copie du projet initial de résolution ici. Le gouvernement russe a présenté plusieurs amendements. Il voulait que la partie étasunienne garantisse le respect du cessez-le-feu par les ennemis de l’État syrien.

La résolution a été proposée par la Suède et le Koweït au nom des États-Unis. Elle est arrivée au moment où l’armée syrienne s’apprêtait à libérer la zone de la Ghouta orientale qui se trouve à la périphérie de Damas, la capitale. La Ghouta orientale est occupée par plusieurs groupes terroristes, dont al-Qaïda et des groupes salafistes. Cela fait des années qu’on les sponsorise pour harceler les 7 millions d’habitants de la capitale avec des missiles et des tirs de mortier tirés au hasard. Les États-Unis ont lancé une campagne de propagande pour « sauver la Ghouta » parce qu’ils veulent prolonger la menace que la Ghouta fait peser sur la capitale syrienne.

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Le cessez-le-feu ne s’applique pas à al-Qaïda, ni à EI, ni aux groupes terroristes associés. La guerre contre eux continuera. Dans la Ghouta orientale, al-Qaida (Hayat Tahrir al-Sham) est alliée à Failaq al-Rahman.

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D’après ce qu’on sait, la résolution des Nations Unies permettrait la libération d’importantes zones de la Ghouta orientale, dont Harasta, Arbin, Zamalka, Ein Tarma et Kafar Batna. L’attaque sur le terrain de l’armée arabe syrienne pour libérer ces régions et d’autres parties de la Ghouta orientale a commencé aujourd’hui, quelques heures seulement après l’adoption de la résolution. Elle progresse bien.

L’énorme campagne de propagande sur la Ghouta orientale n’a rien à voir avec des préoccupations humanitaires ni avec le respect des règles de la guerre. L’année dernière, les États-Unis ont détruit Raqqa avec plus de 31 000 tirs d’artillerie et une vaste campagne aérienne, et ils ont tué plus de 3 200 civils. Ils ont même réduit en miettes la canalisation d’eau qui alimentait les habitants de Raqqa – un crime de guerre incontestable. À l’époque, l’ONU avait demandé un cessez-le-feu pour évacuer les civils. Les États-Unis avaient rejeté catégoriquement cette demande. Ils avaient même par la suite  laissé sortir les combattants islamistes qui restaient à Raqqa et ils les entraînent actuellement à nouveau en vue d’autres attaques contre l’État syrien.

Les campagnes de propagande autour de la Ghouta font partie de la guerre « froide » entre les États-Unis et la Russie qui divise la Syrie. La campagne américaine actuelle qui vise à maintenir la Ghouta orientale sous le joug des terroristes a quatre objectifs :

  • Démontrer au monde que le gouvernement syrien n’est pas en mesure de garantir la sécurité de Damas ;
  • Montrer que la Russie a eu tort de revendiquer la victoire en Syrie ;
  • Protéger EI et al-Qaïda dont ils ont encore besoin comme mercenaires américains au sol ;
  • Justifier l’occupation américaine du nord-est de la Syrie et de ses champs pétrolifères et limiter ainsi les ressources financières de l’État syrien. (Cela donne également aux États-Unis et à Israël une zone opérationnelle pour de nouvelles attaques contre l’État syrien).

Un aspect intéressant du cessez-le-feu ordonné par le Conseil de sécurité des Nations Unies est qu’il s’applique aussi à l’invasion turque de la zone d’Afrin tenue par les Kurdes dans le nord-ouest de la Syrie. Les YPG kurdes, qui défendent Afrin contre les attaques turques, ne sont pas un groupe terroriste internationalement reconnu. Cela met la pression sur la Turquie pour qu’elle interrompe ou mette fin à sa campagne.

Le président Trump a encore une fois confondu sa position personnelle avec celle de l’administration au pouvoir :

Le président Donald Trump a semblé contredire son propre département d’État lors d’une conférence de presse vendredi en disant que les États-Unis sont en Syrie pour écraser l’EI et qu’ensuite ils partiront. En janvier dernier, le secrétaire d’État Rex Tillerson a donné les cinq objectifs des États-Unis en Syrie : vaincre EI et al-Qaida, résoudre le conflit entre le régime et le peuple syrien, endiguer l’influence iranienne, créer les conditions permettant aux réfugiés de rentrer chez eux en toute sécurité, et mettre en place une Syrie sans armes de destruction massive. L’administration de Trump a également annoncé cette semaine qu’elle se réservait le droit de maintenir indéfiniment des troupes américaines en Syrie, même dans les zones débarrassées des combattants de l’EI, sans nouvelle autorisation du Congrès.

Il n’y a rien dans le droit international qui permette aux États-Unis d’occuper des pans de la Syrie. L’argument que l’administration utilise pour essayer de justifier sa présence militaire en Syrie est grotesque :

Selon eux, la menace potentielle que constitue État islamique sur le long terme, fournit une base juridique au maintien indéfini, par l’administration Trump, des troupes américaines déployées sur place.

L’argument qu’il est légitime d’assurer une présence militaire « préventive » dans un pays étranger parce qu’un groupe terroriste pourrait s’y développer, pourrait être employé pour n’importe quelles partie du monde. C’est absolument n’importe quoi, mais il est peu probable que le Congrès intervienne actuellement pour mette fin à ce comportement criminel.

Le cessez-le-feu imposé par le Conseil de sécurité de l’ONU va échouer. Les différents groupes qui contrôlent la Ghouta orientale sont désunis, mais ils ont tous intérêt à poursuivre la guerre. C’est leur seule source de revenu et leur seule raison d’être. Ils vont continuer à harceler Damas, ce qui justifiera d’autres attaques contre eux.

La campagne américaine pour « sauver la Ghouta » va donc échouer tout comme la campagne précédente pour « sauver Alep ». Le gouvernement syrien va libérer et sécuriser la zone par les moyens appropriés, avec le moins de pertes et de dégâts possibles.

Les États-Unis vont alors faire porter leur campagne de propagande sur un autre terrain et continuer leurs manœuvres sournoises et hypocrites pour prolonger la guerre contre la Syrie et essayer d’atteindre leurs objectifs chimériques, en prenant bien soin d’éviter une lutte ouverte.

Traduction : Dominique Muselet

http://lesakerfrancophone.fr/syrie-le-cessez-le-feu-impose-par-le-conseil-de-securite-de-lonu-ne-tiendra-pas

 

L’ONU réclame une trêve humanitaire en Syrie

L’ONU réclame une trêve humanitaire en Syrie

Le Conseil de sécurité de l’ONU réuni pour un vote sur un cessez-le-feu humanitaire d’un mois en Syrie, le 24 février 2018 à New York / © AFP / Don EMMERT

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté samedi à l’unanimité une résolution réclamant « sans délai » un cessez-le-feu humanitaire d’un mois en Syrie, alors que plus de 500 civils, dont une centaine d’enfants, ont été tués en sept jours de frappes du régime syrien sur le fief rebelle de la Ghouta orientale.

Le texte adopté, maintes fois amendé, « réclame que toutes les parties cessent les hostilités sans délai pour au moins trente jours consécutifs en Syrie pour une pause humanitaire durable ».

L’objectif est « de permettre la livraison régulière d’aide humanitaire, de services et l’évacuation médicale des malades et blessés les plus graves ».

« Ce n’est pas un accord de paix sur la Syrie, le texte est purement humanitaire », a souligné l’ambassadeur suédois Olof Skoog, co-signataire avec son homologue koweïtien de ce texte qui a nécessité plus de quinze jours de négociations pour obtenir un assentiment de la Russie, alliée indéfectible du régime de Bachar al-Assad.

Des exclusions au cessez-le-feu pour les combats contre divers groupes jihadistes sont prévues. Elles peuvent donner lieu à des interprétations contradictoires, Damas qualifiant de « terroristes » les rebelles soutenus par l’Occident, ont noté des observateurs. Le respect du cessez-le-feu risque par conséquent d’être aléatoire.

Tôt dimanche, l’Elysée a annoncé que le président Emmanuel Macron et la chancellière allemande Angela Merkel s’entretiendront dans la journée avec le président russe Vladimir Poutine de l’application de la trève, prévenant qu’ils seront « extrêmement vigilants sur sa mise en oeuvre concrète ». Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian se rendra à cette fin mardi à Moscou, selon l’Elysée.

Le Conseil a prévu de se réunir à nouveau sur ce sujet dans quinze jours.

Par ailleurs, la résolution « appelle à la levée immédiate des sièges de zones habitées dont la Ghouta orientale, Yarmouk, Foua et Kefraya ».

– Les bombardements continuent –

L’aviation et l’artillerie du régime ont pilonné samedi la Ghouta orientale pour le septième jour consécutif, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), affirmant que l’aviation russe participait aux raids, ce que Moscou a démenti.

Au moins 41 civils dont huit enfants sont morts samedi dans les bombardements, après des frappes nocturnes qui ont provoqué des incendies dans des quartiers résidentiels, a précisé l’ONG.

En sept jours, 519 civils ont été tués, dont 127 enfants, a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Par le passé, plusieurs trêves temporaires ont été adoptées en Syrie. Leur entrée en vigueur et leur respect par les belligérants peut parfois prendre du temps, et elles finissent souvent par voler en éclats.

Après l’annonce du Conseil de sécurité, des avions du régime et de son allié russe ont d’ailleurs mené des raids aériens et des tirs d’artillerie sur une localité de la Ghouta, selon l’OSDH.

Deux correspondants de l’AFP dans la Ghouta ont également indiqué que des avions survolaient leur secteur respectif.

Dans cette enclave, l’annonce du Conseil de sécurité laisse de marbre. « On ne peut pas faire confiance ni à la Russie, ni au régime, nous sommes habitués à leur trahison », indique Abou Mazen, un habitant de Douma, grande ville de la Ghouta, réfugié dans un sous-sol.

« Je ne pense pas que cette décision sera appliquée, elle ne sera respectée ni par le régime ni par la Russie », insiste le quinquagénaire. « Plus d’une fois on a entendu ces conditions: l’entrée des aides et l’arrêt des bombardements, car on est une zone de désescalade, mais tous les jours l’aviation frappait et tous les jours il y avait des morts ».

Cette nouvelle campagne aérienne dévastatrice a été lancée le 18 février par le régime en prélude à une offensive terrestre pour reprendre ce dernier fief contrôlé par les rebelles aux portes de Damas.

Ces deux dernières semaines, aucun membre du Conseil de sécurité n’avait pris d’initiative pour tenter de mettre un terme à l' »enfer sur Terre », selon les termes du patron de l’ONU, Antonio Guterres.

La pression internationale tardive n’est réellement intervenue que dans les dernières 48 heures.

En représailles aux raids, les rebelles tirent roquettes et obus sur Damas. Depuis le 18 février, une vingtaine de personnes ont péri dans ces frappes, qui ont fait six blessés samedi, selon les médias officiels.

– Même scénario –

Le scénario dans la Ghouta s’était déjà déroulé dans plusieurs fiefs rebelles, dont Alep en 2016, écrasée par des bombardements et un siège pour forcer les insurgés à déposer les armes.

Les principaux groupes rebelles contrôlant la Ghouta orientale, Jaich al-Islam et Faylaq al-Rahmane, ont rejeté toute évacuation de civils et de combattants.

Cette campagne militaire utilisant bombes, barils d’explosifs et obus est d’une rare intensité, même pour un pays ravagé depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 340.000 morts.

Le représentant syrien à l’ONU, Bachar Jaafari, a réitéré jeudi la position du régime, déterminé à reprendre coûte que coûte l’ensemble du pays. « Oui, la Ghouta orientale deviendra un nouvel Alep », a-t-il martelé.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques pro-démocratie, le conflit qui a opposé au départ les rebelles au régime, s’est complexifié avec l’implication de groupes jihadistes et de puissances étrangères.

Grâce à l’appui militaire de Moscou, le régime a renversé la donne en multipliant les victoires face aux rebelles et aux jihadistes, jusqu’à reprendre le contrôle de plus de la moitié du territoire.

(©AFP / 25 février 2018 01h35)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-L-ONU-reclame-une-treve-humanitaire-en-Syrie/893402.rom

Syrie: vote probable du Conseil de sécurité jeudi sur un cessez-le-feu

Syrie: vote probable du Conseil de sécurité jeudi sur un cessez-le-feu

Nations unies (Etats-Unis) – Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait voter, probablement jeudi, sur un projet de résolution réclamant un cessez-le-feu de 30 jours en Syrie pour permettre la livraison d’aide humanitaire et des évacuations médicales, ont rapporté des diplomates mercredi.

La Suède et le Koweït, qui ont rédigé la proposition, ont réclamé un vote « aussi rapidement que possible », a rapporté la mission diplomatique suédoise, ajoutant qu’il aurait probablement lieu jeudi.

On ne sait pas toutefois si la Russie entend faire usage de son droit de veto pour bloquer la proposition. Des diplomates ont dit espérer une simple abstention de Moscou sur le sujet.

Avant cet appel au vote, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’était lui aussi prononcé sur la situation en Syrie demandant « un arrêt immédiat de toute action de guerre dans la Ghouta orientale », une enclave rebelle à l’est de Damas devenue, selon lui, « l’enfer sur Terre ».

Des bombardements intenses du régime syrien, qui durent depuis dimanche, ont coûté la vie à plus de 310 civils, dont 72 enfants, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Il s’agit, depuis le début de la guerre il y a près de sept ans, de la campagne aérienne la plus dévastatrice contre cette vaste région, où se trouve quelque 400.000 civils.

La Russie a demandé une réunion urgente du Conseil de sécurité jeudi pour évoquer ce que l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia, a décrit comme une « situation complexe ».

« Il y a des terroristes là-bas que l’armée syrienne combat et ces terroristes pilonnent Damas », a-t-il fait valoir, selon des commentaires diffusés par la mission diplomatique russe.

Dans le détail, le projet de résolution appelle à un cessez-le-feu effectif 72 heures après son adoption éventuelle. La livraison d’aide humanitaire et les évacuations médicales commenceraient, elles, 48 heures plus tard.

Le texte demande la levée des sièges de la Ghouta orientale, de Yarmouk, de Foua et de Kefraya et ordonnent à toutes les parties de « cesser de priver les civils de nourriture et de médicaments indispensables à leur survie ».

Dans une concession faite à la Russie, le projet de cessez-le-feu avait été amendé pendant d’intenses négociations la semaine dernière pour préciser que la trêve ne s’appliquerait pas à la lutte contre les groupes jihadistes Etat islamique et Al-Qaïda.

Cela permettrait ainsi au gouvernement syrien de poursuivre ses attaques notamment dans la province d’Idleb, la dernière qui échappe au contrôle du régime.

(©AFP / 21 février 2018 22h51)

https://www.romandie.com/news/Syrie-vote-probable-du-Conseil-de-securite-jeudi-sur-un-cessez-le-feu/892546.rom

American-Zombie à l’ONU

 

 

 

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American-Zombie à l’ONU

L’America-First de Trump pourrait s’énoncer America-Alone, certainement encore plus du point de vue psychologique que des points de vue géographique et politique, ou bien American-Zombie pour l’humeur et le niveau de la pensée. Le vote à l’Assemblée Générale des Nations-Unies sur la décision unilatérale des USA de reconnaître Jérusalem dans-son-entier comme capitale d’Israël a donné un résultat catastrophique (pour les USA), qui met une fois de plus en évidence l’isolement considérable des USA : 128 votes contre les USA, 9 pour, 35 abstentions. La conduite de la séquence (trois jours plus tôt, votre du Conseil de Sécurité d’une résolution condamnant les USA, bloquée par le veto des USA) a été catastrophique, montrant chez les principaux protagonistes, – le président Trump et l’ambassadrice Haley, – un même état d’esprit, une même impuissance de perception, un même hybris grotesque.

Devant le Conseil de Sécurité, Haley a notamment commenté que « le Conseil avait été témoin d’une insulte [faite aux États-Unis] qui ne sera pas oublié [par les États-Unis] ». Commentant ce commentaire très américaniste, Alexander Mercouris observe :

« Parler aussi brutalement des États membres du Conseil de sécurité de l’ONU – y compris des alliés des États-Unis tels que la Grande-Bretagne, la France, l’Italie, le Japon, l’Égypte et l’Ukraine [qui ont voté contre les USA à l’Assemblée], – comme s’ils avaient “insulté” les États-Unis et les menacer de “ne pas oublier” simplement parce qu’ils ont voté en faveur d’une résolution conforme à toutes les résolutions antérieures de l’Assemblée générale des Nations Unies et du Conseil de sécurité de l’ONU sur le sujet de Jérusalem était absurde et inutilement grossier et menaçant.

» Haley a ensuite conclu cette déclaration désastreuse en avertissant les États membres de l’ONU qu’elle dressait une liste de tous ceux qui avaient osé voter [contre les USA] à l’Assemblée générale et qu’elle en ferait rapport au président. À un moment donné au cours de la session d’aujourd’hui, elle a même semblé laisser entendre que les États-Unis pourraient envisager de se retirer complètement de l’ONU.

» Cette dernière sortie est bien entendu un simple bluff sans la moindre consistance… »

Auparavant dans le même texte, le même Mercouris avait développé l’observation de ce qu’il juge comme une conduite catastrophique de l’ambassadrice Haley dans la préparation du vote. La présentation semble faire porter l’essentiel de la responsabilité de l’épisode sur la seule Haley, dont on pourrait croire, à le lire, qu’elle n’a pas informé le président comme il aurait dû l’être.

Pourtant, la matière est d’une simplicité considérable et du plus grand écho puisque venue d’une décision sensationnelle du président (reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël), avec une grande publicité et une information en conséquence. On peut raisonnablement penser qu’il n’y avait pas la seule Haley, dans l’administration Trump et autour du président Trump, sinon Trump lui-même (rêvons un peu…), pour comprendre et deviner ce qui allait arriver, – et qui arriva effectivement.

« En bon français, une résolution de l’Assemblée générale dans le cadre de la procédure “Uniting for Peace”[, comme celle qui était votée,] est inapplicable sauf par le biais du Conseil de sécurité des Nations Unies ; elle est reconnue par le droit international comme telle et elle est donc essentiellement symbolique. Cela étant bien compris, l’attitude correcte de Nikki Haley était d’informer le président (1) qu’il était certain que l’Assemblée générale voterait pour la résolution ; (2) que le vote serait purement symbolique ; et (3) que les États-Unis ne devraient donc absolument pas s’inquiéter à ce sujet.

» Compte tenu de cette situation, la seule chose à envisager et à exécuter était de faire tout son possible pour réduire la pression de la communication avant la session de l’Assemblée générale aujourd’hui afin de minimiser l’importance du vote et de limiter les dégâts diplomatiques.

» Nikki Haley a plutôt fait le contraire.

» Au lieu de minimiser l’importance de ce qui se passait, elle a multiplié les injures et les menaces à l’intention autres États membres de l’ONU au Conseil de sécurité de l’ONU lundi et avant et pendant la session de l’Assemblée générale des Nations Unies [le 21 décembre]. »

On comprend bien le raisonnement, qui pourrait être jugé juste d’un point de vue formel, mais nous serions bien évidemment très fortement tentés de ne pas suivre ce seul cadre pour nous intéresser plutôt à l’esprit de la chose. Il est vrai que dès lundi, Haley avait pris l’initiative grossière et complètement déplacée d’“avertir” par des contacts divers les pays qui voteraient la résolution proposée, condamnant les USA, qu’ils seraient placés sur une sorte de “liste noire” et que les USA leur feraient payer ce vote. On ne peut que suivre le jugement de Mercouris sur le comportement disons “opérationnel” d’Haley, mais sur le fond des choses il ne faut pas trop chercher à se dissimuler l’évidence au nom d’un formalisme trop rigide et étroit…

Les USA ont toujours agi de la sorte. Ils ont toujours fait lourdement sentir qu’ils exerceraient des représailles contre les pays qui voteraient contre eux dans cette sorte de vote, et il y a toujours eu des effets du type représailles, dans l’un ou l’autre domaine. Haley s’est simplement conduite encore plus grossièrement, plus vulgaire, plus sonore, et cela d’une façon publique particulièrement médiocre et inculte, agitant cette menace absurde et puérile dans le chef de sa propre communication d’une “liste noire”. La cause en est qu’Haley est elle-même grossière, vulgaire et sonore, d’un esprit absolument médiocre dans sa très-grande inculture tant à propos des actes que des usages. L’on doit aussitôt ajouter là-dessus que Trump a été constamment informé et qu’il a complètement approuvé Haley, notamment sur cette idée d’une “liste noire” qui pourrait d’ailleurs venir de lui-même, ajoutant même que les USA pourraient interrompre l’aide financière qu’ils apportaient à certains des pays “listés”, que cela ferait une économie utile

Dès mercredi, on ne se cachait pas pour parler, dans les divers réseaux de la communication à l’ONU et alentour, de la “lettre secrète” dont le contenu fut divulgué le jour suivant par Haaretz, cette lettre envoyée par Haley à tous les membres de l’Assemblée Générale des Nations-Unie. Il s’agit d’une méthode habituelle des mœurs mafieuses, où la menace et l’usage du chantage sont affichés dans les termes les plus crus, – c’est dire qu’il s’agit de mœurs mafieuses d’une Mafia de seconde zone, ou disons de banlieue sinon de bidonvilles, – une “mafia-zombie”, si vous voulez, pour situer le niveau de la diplomatie US, – bref le niveau du caniveau

« L’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU a averti les Etats membres que Donald Trump considérera chaque vote sur la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël comme “une affaire personnelle” et elle lui rendra compte des membres à l’Assemblée générale des Nations Unies ayant voté pour la résolution. […] La veille de la session d’urgence, l’ambassadrice américaine Nikki Haley a envoyé une lettre informant les représentants des autres pays que tous ceux qui s’opposeraient à la position américaine seraient identifiés et que le président Donald Trump en serait informé. Haley a précisé que le président suivrait “soigneusement” le vote, selon le journal Haaretz.

» “Quand vous examinerez dans quel sens ira votre vote, je vous encourage à tenir compte du fait que le président et les Etats-Unis en feront une affaire personnelle” indique la lettre, selon le journal. “Le président suivra attentivement ce vote et il a demandé que je lui signale ceux qui auront voté contre nous”, a-t-elle ajouté. »

Bref encore une fois, l’épisode est si caractéristique, non pas de la seule Haley, non pas de la seule connexion Haley-Trump, non pas de la seule administration Trump dans son entièreté, mais bien du pouvoir de l’américanisme qui se déchaîne à “D.C.-la-folle”, et dans le sens d’une tradition de brigandage mafieuse qu’autrefois on prenait soin de dissimuler un peu. La médiocrité abyssale du personnel actuel de la direction de l’américanisme, l’hystérie qui lui sert de pensée, l’absolu désintérêt pour toute matière hors du périmètre de D.C. et des luttes interminables pour le pouvoir qui s’y déroulent, tout cela n’est pas le fait du seul Trump ou de la seule Haley pour la conduite catastrophique de la diplomatie dévastée des USA. L’élection de Trump, somme toute, n’est une surprise que dans l’ordre du conjoncturel, et pour mettre en évidence la faiblesse des défenses du Système contre cette sorte de conjoncture. Structurellement, par contre, Trump est, dans la dimension de l’absence complète de noblesse de son caractère, dans celle de la bassesse de ses vues, absolument représentatif de la direction de l’américanisme et de “D.C.-la-folle”.

L’épisode de l’ONU n’a rien pour surprendre, et ne nécessite aucun commentaire politique sortant du business as usual. Le véritable aspect important de l’incident, c’est le constat de l’absence complète de la part des dirigeants US de la perception de la nécessité d’un peu dissimuler le comportement odieux des USA derrière un léger vernis de respectabilité, de respect des lois internationales et de la souveraineté des autres. Plus personne, à Washington, n’est capable de concevoir cet exercice de la raison pratique et utilitaire dans les relations internationales, et les autres pays s’en apercoivent de plus en plus précisément (on aura remarqué dans l’extrait de l’article de Mercouris, que l’Ukraine elle-même, – “Kiev-la-folle”, – est pointée comme ayant voté contre la position US). Les American-Zombies de “D.C.-la-folle” puent psychologiquement et moralement et aucun d’entre eux n’a l’idée de se passer un coup de torchon savonneux ou d’utiliser quelque parfum pour dissimuler cet effondrement complet du comportement. Non seulement le bateau est ivre, mais il ne cesse de vomir ; le vrai Titanic avait plus d’allure dans l’exercice du naufrage.

 

Mis en ligne le 22 décembre 2017 à 16H56

http://www.dedefensa.org/article/american-zombie-a-lonu

 

 

 

DIRECT. Jérusalem : huit pays demandent une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU après la décision de Donald Trump

DIRECT. Jérusalem : huit pays demandent une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU après la décision de Donald Trump

« Le moment est venu de reconnaître officiellement Jérusalem comme la capitale d’Israël », a déclaré le président américain, mercredi.

Le Conseil de sécurité de l\'ONU, à New York (Etats-Unis), le 29 novembre 2017.
Le Conseil de sécurité de l’ONU, à New York (Etats-Unis), le 29 novembre 2017. (DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)
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Vincent DanielFrance Télévisions

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Ce qu’il faut savoirHuit pays ont demandé, mercredi 6 décembre, une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU après la décision de Donald Trump de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale d’Israël. « Les missions de Bolivie, d’Egypte, de France, d’Italie, du Sénégal, de Suède, du Royaume-Uni et d’Uruguay demandent à la présidence » japonaise du Conseil de sécurité « d’organiser une réunion d’urgence du Conseil, avec un exposé du secrétaire général, avant la fin de la semaine », indique un communiqué de la mission suédoise. Suivez la situation dans notre direct.

Décision historique de Donald Trump. « Aujourd’hui, enfin, nous reconnaissons l’évidence, à savoir que Jérusalem est la capitale d’Israël », a martelé le président américain lors d’une brève allocution depuis la Maison Blanche, rompant avec des décennies de diplomatie américaine.

Emmanuel Macron condamne la décision. Pour le président français, ce qu’a déclaré Donald Trump « contrevient au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu »« Le statut de Jérusalem est une question de sécurité internationale qui concerne toute le communauté internationale, le statut de Jérusalem devra être déterminé par les Israéliens et les Palestiniens dans le cadre de négociations sous l’égide des Nations unies », a poursuivi le chef de l’Etat.

Le Premier ministre israélien salue un « jour historique ». Benyamin Nétanyahou a aussi affirmé que la décision du président américain ne changerait rien en ce qui concerne les lieux saints des trois grandes religions monothéistes à Jérusalem, affirmant l’engagement israélien à maintenir le « statu quo ».

Pour le président palestinien, les Etats-Unis ne peuvent plus jouer leur rôle de médiateur. « Par ces décisions déplorables, les Etats-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu’ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu’ils ont joué au cours des dernières décennies », a déclaré Mahmoud Abbas.

Pour le Hamas, Trump « ouvre les portes de l’enfer ». C’est ce qu’a déclaré Ismaïl Radouane, un haut responsable du mouvement islamiste palestinien aussitôt après la déclaration de Donald Trump. Il a appelé les pays arabes et musulmans à « couper les liens économiques et politiques » avec les ambassades américaines, et à expulser les ambassadeurs américains.

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00h05 : Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU est convoquée demain matin, par la présidence japonaise, après la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël.

23h46 : Emmanuel Macron, Angela Merkel, l’ONU, le pape François… La communauté internationale condamne la décision de Donald Trumpde reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale d’Israël. Retrouvez ces réactions dans notre article.

23h29 : L’ensemble des formations politiques palestiniennes appellent à l’organisation de grèves et de rassemblements demain pour protester contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël.

23h05 : « Les missions de Bolivie, d’Egypte, de France, d’Italie, du Sénégal, de Suède, du Royaume-Uni et d’Uruguay demandent à la présidence » japonaise du Conseil de sécurité « d’organiser une réunion d’urgence du Conseil, avec un exposé du secrétaire général, avant la fin de la semaine », indique un communiqué de la mission suédoise auprès du Conseil de sécurité de l’ONU.

23h03 : Huit pays, dont quatre européens, deux sud-américains et deux africains, demande une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU après la décision de Donald Trump de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale d’Israël, selon des diplomates.

22h28 : A Istanbul (Turquie), des manifestants se sont rassemblés près du consulat américain pour protester contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

(YASIN AKGUL / AFP)

21h29 : L’Iran prévient que la décision de Donald Trump à propos de Jérusalem provoquera une « nouvelle Intifada ».

21h27 : Angela Merkel « ne soutient pas » la décision de Donald Trump sur Jérusalem

21h19 : L’Union européenne exprime sa « sérieuse préoccupation », par la voix de la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini, après la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

21h11 : La Première ministre britannique Theresa May annonce que le Royaume-Uni n’est « pas d’accord » avec la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

20h53 : La décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël est-elle une surprise ? Pourquoi le transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem est-il un choc pour la communauté internationale ? Cette annonce de Donald Trump peut-elle provoquer une flambée de violence ? Et pourquoi le président américain prend-il ce risque ? Franceinfo répond à ces questions pour comprendre les enjeux de l’annonce de Donald Trump.

20h25 : Jérusalem « est la capitale éternelle de l’Etat de Palestine », déclare Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, après la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël.

20h18 : Pour Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, Washington ne peut plus jouer son rôle de médiateur de paix.

20h14 : « Nous condamnons la déclaration irresponsable de l’administration américaine (…) cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l’ONU », réagit le ministre des Affaires étrangères turc, après la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël.

19h57 : Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) appelle dans un communiqué le président Emmanuel Macron à reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, à l’instar de son homologue américain Donald Trump. « Le Crif salue la décision historique« , ainsi qu’une « démarche courageuse » afin de « relancer un dialogue sincère pour aboutir par la négociation à une paix durable » entre Israël et les Palestiniens.

19h49 : « C’est une décision regrettable, que la France n’approuve pas et qui contrevient au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. »

Après la décision du président américain de reconnaître « unilatéralement » Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël, Emmanuel Macron précise : « Le statut de Jérusalem est une question de sécurité internationale qui concerne toute le communauté internationale, le statut de Jérusalem devra être déterminé par les Israéliens et les Palestiniens dans le cadre de négociations sous l’égide des Nations unies. »

19h42 : Le statut de Jérusalem ne peut être défini que par la négociation, rappelle l’ONU, après l’annonce de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël.

19h40 : Emmanuel Macron appelle à « éviter à tout prix les violences », après l’annonce de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

19h40 : a déclaration de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël est « regrettable », affirme Emmanuel Macron. La France ne l’approuve pas, précise le chef de l’Etat.

19h35 : La déclaration de Trump sur Jérusalem « détruit » la solution à deux Etats, estime l’Organisation de libération de la Palestine.

19h33 : Donald Trump ouvre « les portes de l’enfer » pour les intérêts américains, réagit le mouvement islamiste palestinien Hamas.

19h32 : Benyamin Nétanyahou assure du maintien du « statu quo » sur les lieux saints à Jérusalem, après l’annonce du président américain.

19h30 : Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou salue un « jour historique » après l’annonce de Donald Trump sur Jérusalem.

19h26 : La décision de Donald Trump intervient malgré les vives réactions de pratiquement toute la communauté internationale contre cette initiative et elle rompt avec la ligne observée depuis des décennies par ses prédécesseurs. La communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté d’Israël sur la totalité de la ville, qui abrite des lieux saints pour à la fois les religions juive, chrétienne et musulmane.

19h25 : Donald Trump affirme que Mike Pence, le vice-président des Etats-Unis, se rendra au Proche-Orient « dans les jours à venir. »

19h19 : Après son annonce, le président américain appelle au « calme » et à la « tolérance ».

19h16 : Donald Trump promet de faire tout son possible pour un accord de paix israélo-palestinien.

19h14 : Donald Trump annonce avoir engagé une réflexion pour le déménagement de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.

19h20 : « Aujourd’hui enfin nous reconnaissons l’évidence, à savoir que Jérusalem est la capitale d’Israël », martèle le président américain.

19h10 : « Le moment est venu de reconnaître officiellement Jérusalem comme étant la capitale d’Israël », déclare Donald Trump.

19h17 : Donald Trump va annoncer sa décision concernant une éventuelle reconnaissance de Jérusalem comme étant la capitale d’Israël. Un regain de tensions dans la région est redouté.

16h53 : Pourquoi le possible transfert de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem inquiète une partie de la communauté internationale ? Pour tout comprendre, franceinfo a interrogé Vincent Lemire, maître de conférences à l’université de Paris-Est-Marne-la-Vallée et spécialiste de l’histoire de la ville sainte. « Jérusalem est le point central des négociations et du processus de paix. Ce serait une décision unilatérale gravissime : la première puissance mondiale déciderait de s’asseoir sur le droit international« , explique-t-il.

La Vieille ville de Jérusalem, et le dôme du Rocher, troisième plus important lieu saint musulman, le 5 décembre 2017.

(AMMAR AWAD / REUTERS)

16h26 : Tous craignent que cette décision ne ravivent les tensions dans la région. Les groupes palestiniens ont ainsi appelé à trois « jours de rage ». Dans la bande de Gaza, des centaines de Palestiniens en colère ont brûlé des drapeaux américains et israéliens et des portraits de Donald Trump. Un rassemblement est prévu demain à Ramallah en Cisjordanie.

(Ibraheem Abu Mustafa / Reuters)

16h26 : Les mises en garde, y compris celle du pape François, de la France, de l’Iran, du Pakistan, de l’UE, de l’Arabie saoudite ou de la Chine, affluent à l’adresse du président américain, qui s’apprête à prendre une décision historique en reconnaissant Jérusalem comme la capitale d’Israël.

16h20 : Bonjour @question. Cette décision n’engage en rien les autres pays du monde, lesquels pourront continuer de considérer Tel Aviv comme la capitale israélienne. Comme l’explique Le Monde, « une telle décision isolerait totalement les Etats-Unis. »

16h15 : Bonjour, en quoi la nouvelle reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme siège de sa mission diplomatique vaut-elle la reconnaissance sine die de Jérusalem comme capitale de l’ état d’Israël ? Merci.

16h27 : La volonté de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël continue de rencontrer l’opposition des chefs d’état du monde. Le Pakistan, deuxième pays musulman le plus peuplé au monde et allié des Etats-Unis depuis la guerre froide, s’est dit « opposé sans équivoque » à cette décision.

15h52 : « Une telle mesure ne servira qu’à faire le jeu des groupes terroristes. »

Le président turc estime que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Washington est une mesure dangereuse. Il s’est exprimé à l’issue d’un entretien à Ankara avec le roi Abdallah II de Jordanie.

13h21 : L’Iran « ne tolèrera pas une violation des lieux saints musulmans. Les musulmans doivent rester unis face à ce grand complot ».

Le président iranien Hassan Rohani a fustigé la décision que doit prendre son homologue Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, assurant que son pays ne le tolérerait pas.

13h19 : Bonjour @Anonyme Pour l’instant, les officiels français n’ont pas fait de déclarations. Cependant, nous savons qu’Emmanuel Macron s’est inquiété auprès de Donald Trump de cette décision de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale d’Israël.

13h19 : Des réactions en France concernant la décision américaine sur Jérusalem?

12h38 : L’organisation basée au Caire, en Egypte, avait déjà mis en garde hier les Etats-Unis contre une décision de déplacer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. Elle représenterait une « menace [pour] la stabilité régionale » , selon son secrétaire général, Ahmed Aboul Gheit.

12h37 : Les délégations palestiniennes et jordaniennes à la Ligue arabe ont demandé une réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères. Elles voudraient discuter de la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, annonce l’institution panarabe. Selon une source diplomatique, cette réunion au niveau ministériel devrait se tenir samedi.

 

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Russie: les manoeuvres américaines et Séoul augmentent les tensions en Corée du Nord

Russie: les manoeuvres américaines et Séoul augmentent les tensions en Corée du Nord

Le Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU) s'est réuni mercredi pour évaluer d'urgence les mesures qu'ils prendront avant la Corée du Nord.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU) s’est réuni mercredi pour évaluer d’urgence les mesures qu’ils prendront avant la Corée du Nord. | Photo: EFE

Vasili Nebenzia a déclaré que les Etats-Unis et leurs alliés « semblent avoir essayé de tester la patience de la Corée du Nord avec des manoeuvres militaires non déclarées ».

L’ambassadeur russe à l’ONU, Vasili Nebenzia, a déclaré mardi que le déploiement du système de défense antiaérien américain Thaad en Corée du Sud augmentait les tensions dans la péninsule coréenne.

« Le facteur supplémentaire de déstabilisation dans la région est l’augmentation des éléments du système antimissile américain Thaad sur le territoire de la République de Corée », at-il déclaré lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies.

Le terminal de défense de zone de haute altitude (Thaad, pour son acronyme en anglais), est un dispositif installé par les États-Unis. en Corée du Sud. « Le système (…) est opérationnel et a la capacité d’intercepter des missiles nord-coréens et de » défendre « la Corée du Sud », ont expliqué les forces américaines. lors de son installation.

Nebenzia a également indiqué que les Etats-Unis et leurs alliés « semblent avoir essayé de tester la patience de la Corée du Nord avec des manoeuvres militaires non déclarées ».

 

Il a appelé la Corée du Nord à suspendre ses essais nucléaires, ainsi que les États-Unis. et la Corée du Sud de ne pas effectuer d’exercices à grande échelle car ils vont «chauffer une situation déjà explosive» dans cette péninsule.

Le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) s’est réuni mercredi pour évaluer d’urgence les mesures qu’ils prendront contre la Corée du Nord pour le lancement récent d’un missile tombé dans la mer du Japon.

 

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