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Corée : Kim Jong-Un veut unifier la péninsule et évincer les forces US du Sud en se rapprochant avec Séoul

Corée : Kim Jong-Un veut unifier la péninsule et évincer les forces US du Sud en se rapprochant avec Séoul

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15.02.2018

La politique est l’art du possible.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a adressé un message de remerciements à la Corée du Sud après le retour d’une délégation de très haut niveau comprenant le Chef de l’État et la petite soeur du dirigeant suprême de Séoul.

Il semble que Pyongyang dispose d’une stratégie pour se rapprocher de la Corée du Sud et neutraliser sinon rendre inopérante l’influence US dans la péninsule coréenne.

Grand admirateur de son grand-père, Kim Il-Sung, le fondateur de la dynastie, Kim Jong-Un s’est juré de se rendre à Séoul.

Cependant à la différence de son grand-père qui avait foulé le sol de la capitale sud-coréenne à la tête de ses armées, Kim Jong-Un compte le faire en homme de paix et en unificateur pour marquer définitivement son nom dans l’histoire coréenne.

Kim Jong-Un a déjà réussi un défi impossible :  il a hissé sa petite nation isolée et recluse au rang de puissance nucléaire et gagné haut la main son bras de fer avec les États-Unis. Une posture dont rêvent tout bas la plupart des hommes politiques nippons, adversaires déclarés et acharnés de Pyongyang mais qui souhaitent que le Japon dise « Non » à Washington et mette fin à des relations déséquilibrées depuis l’intrusion de « cet impudent Amiral Perry » et la « funeste Convention de Kanagawa de 1854 » laquelle a certes ouvert le Japon à l’ère moderne mais fut le prélude à l’holocauste atomique de 1945 et l’occupation subséquente du Japon après la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Dans ce sens, l’obsession anti coréenne des élites nippones s’inscrit dans un complexe de supériorité (la Corée fut autrefois occupée par le Japon) touché dans son essence même par la défiance caractérisée et déterminée du Nord à l’égard de l’occupant de l’archipel.

Kim Jong-Un est un homme intelligent et très organisé (est-ce dû sans doute à son éducation suisse ? ). Il est impressionné par le degré de développement technologique du Sud, par l’affabilité extrême du président Moon Jar-In et ses idées. Kim aurait déclaré qu’une « Corée unie serait une puissance de premier ordre dans le monde, ce qui effraie au plus point l’impérialisme de Washington. Il a donc ordonné de mettre en oeuvre un processus de rapprochement stratégique avec le Sud avec pour objectif d’évincer les forces US hors de Corée du Sud.

Les populations du Sud lui sont largement favorables.

Ce n’est pas pour rien que Washington met en garde (lire :  menace) Séoul contre ce que les Américains qualifient déjà d’offensive de « charme » de Pyongyang.

 

Source : reseau international

http://katehon.com/fr/article/coree-kim-jong-un-veut-unifier-la-peninsule-et-evincer-les-forces-us-du-sud-en-se

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Vidéo. Valérie Niquet. Quels enjeux de stabilité stratégique en Asie ?

Vidéo. Valérie Niquet. Quels enjeux de stabilité stratégique en Asie ?

Par Estelle MENARD, Fabien HERBERT, Pierre VERLUISE, Valérie NIQUET, le 16 février 2018  Imprimer l'article  lecture optimisée  Télécharger l'article au format PDF

Valérie Niquet, Maitre de recherche à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS). Auteure de « La puissance chinoise en 100 questions », Paris, éd. Tallandier. Elle répond aux questions de Pierre Verluise, fondateur du Diploweb.com. Images, son et montage : Fabien Herbert. Résumé : Estelle Ménard.

Le monde entier a les yeux tournés vers l’Asie, avec les Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud et la scénarisation d’un apaisement des relations entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. C’est l’occasion de prendre de la hauteur pour s’interroger sur les enjeux de stabilité stratégique en Asie. (7 minutes)

QUESTIONS :

. Quelles sont les idées fausses sur les enjeux de stabilité stratégique en Asie ?
. Quels sont les points importants à retenir sur la sécurité en Asie ?
. Quel est le rôle de la Chine dans la crise nord-coréenne ?
. Quelles sont les relations entre la Chine et les Etats-Unis sur le dossier nord coréen ?
. Quels sont les temps forts à suivre en Asie pour 2018 ?

Cette vidéo peut facilement être diffusée en classe ou en amphi pour illustrer un cours ou un débat.

Résumé par Estelle Ménard pour Diploweb.com

En Asie, la forte croissance économique et la stabilité des gouvernements peuvent parfois occulter les risques sécuritaires qui pèsent sur la région. Si l’on prend souvent le Moyen-Orient comme zone emblématique des crises de notre époque, la situation géopolitique de l’Asie a également des répercussions importantes sur le reste du monde en raison de son statut de leader économique et aussi par la forte présence étatsunienne sur le territoire. Mais surtout, l’urgence est à la question nord-coréenne. La manière dont le problème évoluera va certainement reconditionner les rapports de forces entre les acteurs de la région. En 2018, c’est la trajectoire de la Corée du Nord qu’il faudra observer. Cette situation inquiète aussi les voisins Chinois et Japonais, mais si les premiers semblent peu enclins à agir, les seconds n’ont point encore de capacité d’intervention assez déstabilisatrice, bien qu’ils y travaillent. L’autre scénario est celui de l’apaisement, car une escalade de la crise nord-coréenne n’est dans l’intérêt de personne. Le début des Jeux olympiques s’inscrit plutôt dans ce scénario d’apaisement, avec des effets de mise en scène dont il ne faut pas être dupes cependant.

Vidéo. Valérie Niquet. Quels enjeux de stabilité stratégique en Asie ?
Valérie Niquet
Maitre de recherches à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS)

Bien qu’elle soit en position de force aujourd’hui, la Chine fait face à des défis sur le long terme, comme la pollution et le vieillissement de la population. À moyen terme, le risque consiste surtout en la capacité du régime à poursuivre la croissance économique, sans quoi ses pratiques autoritaires pourraient être perçues comme moins légitimes et l’on pourrait s’interroger sur sa capacité à se maintenir en place. À cela s’ajoute les risques que posent une armée mécontente et un parti inquiété par la campagne anti-corruption. En termes de relations extérieures, l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche est d’abord apparue comme une bonne nouvelle pour la Chine, qui pensait trouver en lui un allié plus manipulable qu’Hillary Clinton ou que son prédécesseur. Elle est moins confiante aujourd’hui face à son imprévisibilité et son incohérence. Trump est même entré dans la provocation face à son homologue à Pékin lors de sa dernière visite, en saluant la capacité du gouvernement Xi Jinping à user des faiblesses de ses adversaires pour servir ses intérêts.

Enfin, la réélection du Premier ministre Shinzo Abe est susceptible d’accélérer l’adoption de nouvelles lois qui donneraient plus de pouvoir au Japon dans la zone. Sa réélection pose aussi la question de la reconstitutionnalisation des Forces d’autodéfense japonaises – qui n’ont pas encore d’existence théorique – une mesure qu’il souhaite mettre en avant. Du côté des Philippines, il s’agira de voir s’il y aura rapprochement vers Pékin ou plutôt vers ses alliés de l’Asie du Sud-est ou des États-Unis pour contrebalancer la puissance chinoise.

Copyright pour le résumé Février 2018-Ménard Diploweb.com

https://www.diploweb.com/Video-Valerie-Niquet-Quels-enjeux-de-stabilite-strategique-en-Asie.html

Corées : la diplomatie du CIO à l’épreuve de la realpolitik

Corées : la diplomatie du CIO à l’épreuve de la realpolitik

La succession des actes de rapprochement entre les deux Corées à l’occasion des Jeux olympiques de Pyeongchang soulève l’espoir d’un dialogue durable entre le Nord et le Sud, alors que les tensions dans la péninsule sont toujours bien présentes. Quels sont les objectifs de la diplomatie sportive entre les deux pays ? S’agit-il d’une stratégie ponctuelle ou s’inscrit-elle dans le long terme ? Ainsi, la participation de la Corée du Nord aux Jeux olympiques de Pyeongchang peut-elle constituer un tournant dans les relations entre les deux Corées ? Retour sur une diplomatie olympique intercoréenne, qui bien que porteuse d’espoir, n’a rien d’une nouveauté.

Corées: La diplomatie du CIO à l'épreuve de la realpolitik
Moon Jae-in

Un outil diplomatique pas si nouveau

C’est à travers le Comité International Olympique (CIO) – que Séoul intègre en 1947 et Pyongyang dix ans plus tard – que les deux Corées communiquent pour la première fois, de manière indirecte, à la fin des années 50. S’en suivent divers rapprochements au grès de l’organisation des Jeux, qui constituent cependant plus un cumul d’interactions que des résultats concrets en matière de coopération. En témoignent le boycott des JO de Séoul par la Corée du Nord en 1988 ou les jeux asiatiques de Pékin de 1990, au cours desquels la volonté de créer une équipe commune et unifiée de Corée s’était soldée par un échec.

A partir de 1998, un relatif dégel a lieu à l’initiative de Séoul. Le dialogue intercoréen connait alors une avancée significative avec l’arrivé au pouvoir du camp progressiste au Sud. C’est la naissance de la « politique de rayon de soleil », qui représente un début de coopération économique et culturelle, et vise à réduire la perception de menace réciproque. A cette période, la diplomatie du sport était déjà d’actualité puisque les deux Corées défilaient sous le même drapeau en 2000 et 2004 lors de la cérémonie d’ouverture des JO d’été à Sydney et Athènes. Il en fut de même en 2006 à Turin lors des Jeux d’hiver. Pour autant, on ne peut dire que cela a débouché sur un véritable réchauffement. Les relations se sont même détériorées par la suite, comme l’illustrent les JO de Pékin de 2008 où les deux Etats défilent séparément.

La rupture de 2008

La participation de la Corée du Nord aux côtés de son voisin du sud lors des JO est tributaire de la situation politique et militaire dans la péninsule. 2008 marque en effet la fin de la politique de rayon de soleil avec l’accession à la présidence de Lee Myung-bak au Sud, qui fait de la dénucléarisation de la Corée du Nord la priorité de sa politique étrangère. A partir de cette période, les essais nucléaires se multiplient, ce qui dégrade encore les relations entre les deux dirigeants et empêche tout dialogue. Malgré l’arrivée au pouvoir de Moon Jae-in en mai dernier et sa volonté de rapprochement avec Kim Jong-un, Les JO de Pyeongchang s’inscrivent dans une décennie de tensions et de rupture diplomatique.

Le rapprochement à l’occasion des « JO de la Paix »

Lors de son discours du Nouvel an, le dirigeant nord-coréen évoque la participation d’une délégation de la République populaire et démocratique de Corée. Suite à plusieurs rencontres entre des représentants des deux Corées, le Nord et le Sud ont pu défiler une nouvelle fois sous le même drapeau lors de la cérémonie d’ouverture le 9 février dernier.  La constitution d’une équipe de hockey commune et la rencontre entre la sœur de Kim Jong-un et le Président sud-coréen Moon Jae-in, sont le signe d’un rapprochement significatif dans un contexte international pourtant particulièrement tendu suite à l’enchaînement des essais nucléaires au Nord.

Ce rapprochement inattendu entre la Corée du Nord et la Corée du Sud a le mérite de faire momentanément baisser les tensions dans la péninsule et de favoriser le dialogue avec Moon Jae-in. Cependant, ce genre de stratégie n’a jusqu’à présent jamais débouché sur un tournant concret et durable dans les relations intercoréennes.

Depuis 1953, les deux Corées sont officiellement toujours en guerre, celle-ci n’ayant pris fin que par la signature d’un armistice, et non d’un traité de paix. Bien que des périodes de dégels aient lieu de manière ponctuelle, les relations entre le Nord et le Sud restent particulièrement tendues.  Ainsi, le soft power sportif est un outil efficace permettant d’améliorer symboliquement les relations interétatiques. Mais ce ne sont pas les JO qui ont poussé les deux Corées à reprendre le dialogue. Les Jeux servent de prétexte à ce rapprochement, comme symbole de baisse des tensions, mais ils n’incarnent pas une réalité géopolitique en termes de résolution de conflits.

 

About Amélie METEL

Etudiante en master 2 coopération internationale à l’université Grenoble Alpes. Passionnée par la géopolitique, elle se spécialise dans l’analyse des conflits armés et la diplomatie.

La RPDC et la Corée du Sud promettent de maintenir le dynamisme du rapprochement intercoréen (KCNA)

La RPDC et la Corée du Sud promettent de maintenir le dynamisme du rapprochement intercoréen (KCNA)

© Chine Nouvelle (Xinhua), le 11/02/2018 16:59

La République populaire démocratique de Corée (RPDC) et la Corée du Sud ont promis de maintenir le dynamisme du rapprochement intercoréen, a rapporté dimanche l’agence de presse officielle KCNA.

Cet engagement a été pris lors d’une rencontre samedi entre le président sud-coréen Moon Jae-in et la délégation de haut niveau de la RPDC venue à la cérémonie d’ouverture des 23e Jeux olympiques d’hiver, a-t-elle ajouté, en précisant que ce dialogue qui s’est tenu au palais présidentiel à Séoul s’est déroulé dans un atmosphère « sincère et cordiale ».

M. Moon a exprimé son appréciation envers le dirigeant suprême de la RPDC, Kim Jong Un, pour avoir « pris une mesure spéciale » en envoyant cette délégation de haut niveau munie d’une lettre personnelle et ses salutations orales, a ajouté KCNA. L’agence n’a pas donné de détails sur le contenu de la lettre, qui pourrait inclure une proposition d’organiser un sommet intercoréen à Pyongyang dans un avenir proche.

M. Moon a dit qu’il ferait davantage d’efforts, pas à pas, pour que les deux parties puissent coopérer étroitement au nom de la prospérité commune, selon KCNA.

Kim Yong Nam, président de l’Assemblée populaire suprême et chef de la délégation, a exprimé sa confiance qu’avec courage et fermeté, les deux parties pourront surmonter des « difficultés inimaginables » en vue de parvenir à la réunification, a indiqué l’agence officielle.

Kim Yo Jong, soeur cadette de Kim Jong Un et 1ère vice-présidente du Comité central du Parti des travailleurs de Corée (PTC, au pouvoir), figure également dans la délégation.

https://chine.in/actualite/asie/rpdc-coree-sud-promettent_18105.html

 

Corée du Nord : Kim Jong-un invite son homologue sud-coréen à Pyongyang

Corée du Nord : Kim Jong-un invite son homologue sud-coréen à Pyongyang

L’invitation a été transmise par Kim Yo-jong, la sœur du leader nord-coréen, actuellement en visite en Corée du Sud pour assister aux Jeux olympiques d’hiver.

Kim Jong-un, le 1er février 2018, à Pyongyang (Corée du Nord).
Kim Jong-un, le 1er février 2018, à Pyongyang (Corée du Nord). (KCNA VIA KNS / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Cet épisode pourrait marquer une étape importante dans le réchauffement des relations entre les deux Corée. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a invité le président sud-coréen, Moon Jae-in, à participer à un sommet à Pyongyang, a annoncé Séoul, samedi 10 février.

>> Jeux olympiques de Pyeongchang : suivez en direct les épreuves de la journée

L’invitation a été transmise par Kim Yo-jong, la sœur du dictateur nord-coréen, actuellement en visite au Sud pour les Jeux olympiques d’hiver. Dans ce document, Kim Jong-un indique qu’il est prêt à rencontrer  Moon Jae-in « aussi tôt que possible », selon un porte-parole de la présidence sud-coréenne.

Lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pyeongchang, Moon Jae-in et le haut-dignitaire nord-coréen Kim Yong-nam avaient déjà échangé une poignée de main.

Le président sud-coréen rejette l’appel du PM japonais à reprendre rapidement les manoeuvres conjointes américano-sud-coréennes

Le président sud-coréen rejette l’appel du PM japonais à reprendre rapidement les manoeuvres conjointes américano-sud-coréennes

© Chine Nouvelle (Xinhua), le 10/02/2018 20:13

Le président sud-coréen Moon Jae-in a rejeté l’appel du Premier ministre japonais Shinzo Abe à reprendre rapidement les manoeuvres militaires conjointes entre les Etats-Unis et la Corée du Sud, ont rapporté samedi les médias locaux.

Lors de leur rencontre au sommet vendredi, M. Abe, présent dans le pays pour assister à la cérémonie d’ouverture des 23e Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, a indiqué à M. Moon qu’il considérait qu’il n’était pas approprié à l’heure actuelle de reporter les manoeuvres militaires annuelles entre Séoul et Washington, selon un responsable anonyme du palais présidentiel sud-coréen.

A ses dires, M. Abe a argué qu’il serait important de procéder aux exercices militaires conjoints Key Resolve et Foal Eagle à la date initialement prévue.

En réponse, M. Moon a déclaré que cette question concernait la souveraineté de la Corée du Sud et ses affaires intérieures, et qu’il n’était donc pas approprié que le Premier ministre japonais la mentionne directement.

Dans une conversation téléphonique le 4 janvier, M. Moon et son homologue américain Donald Trump avaient décidé de reporter leurs exercices militaires annuels, qui devaient se tenir pendant les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver.

Le président sud-coréen cherche à maintenir une ambiance favorable au dialogue entre les deux Corée en faisant des Jeux de Pyeongchang un événement de paix.

https://chine.in/actualite/asie/president-sud-coreen-rejette-appel_18101.html

Le président sud-coréen rencontre le chef de la délégation olympique de la RPDC

Le président sud-coréen rencontre le chef de la délégation olympique de la RPDC

© Chine Nouvelle (Xinhua), le 09/02/2018 20:21

Le président sud-coréen Moon Jae-in a rencontré vendredi le chef d’une délégation de haut niveau de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) lors d’une réception à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, ont rapporté les médias locaux.

M. Moon a salué Kim Yong Nam, président de l’Assemblée populaire suprême de la RPDC, lui serrant la main lors de cette réception organisée en l’honneur des responsables invités dans le pays pour assister à la cérémonie d’ouverture de la 23e édition des JO d’hiver.

La réception s’est tenue à 18h heure locale, deux heures avant la cérémonie, qui se tiendra à Pyeongchang, dans l’est de la Corée du Sud.

M. Kim et une délégation de haut niveau comprenant Kim Yo Jong, soeur cadette du dirigeant de la RPDC Kim Jong Un, qui est par ailleurs Première vice-présidente du Comité central du Parti des travailleurs de Corée (au pouvoir), sont arrivés en Corée du Sud plus tôt dans la journée par un jet privé.

Choe Hwi, président du Comité directeur national des sports, et Ri Son Gwon, président du Comité pour la réunification pacifique de la patrie, font également partie de cette délégation.

Ces quatre délégués de la RPDC rencontreront samedi le président sud-coréen Moon Jae-in et déjeuneront avec lui, selon la Maison bleue, palais présidentiel sud-coréen.

https://chine.in/actualite/asie/president-sud-coreen-rencontre-chef_18097.html

Alep, Pyongyang, Davos… Vers la chute de l’Empire américain ?

Alep, Pyongyang, Davos... Vers la chute de l'Empire américain ?

Alep, Pyongyang, Davos… Vers la chute de l’Empire américain ?

Par Michel Geoffroy, essayiste ♦ L’année 2017 restera comme un grand tournant géopolitique que les médias de propagande se gardent bien de nous révéler : celui de la fin, en direct en quelque sorte, de la domination des Etats-Unis sur la scène mondiale.
Les médias mainstream nous cachent ce tournant car c’est une mauvaise nouvelle pour la Super Classe Mondiale qui comptait sur la surpuissance américaine pour faire avancer son projet mondialiste !
Analyse d’une chute en direct.

Corée du Nord : le roi est nu

Première étape, la Corée du Nord : un tout petit Etat de 25 millions d’habitants qui s’est doté non seulement de l’arme nucléaire mais de missiles intercontinentaux. Une nouvelle illustration de l’incapacité des Occidentaux à conserver leur monopole nucléaire, mais pas seulement.

En effet, Donald Trump peut toujours prétendre avoir « un plus gros bouton » que Kim Jong Un. Mais tout le monde voit que les gesticulations américaines n’ont pas permis de mettre au pas la minuscule Corée du Nord. A la différence de 1962, lors de la crise des fusées de Cuba, où les Etats-Unis ont fait plier l’URSS, qui était un adversaire d’une toute autre dimension que le pays du matin calme, même en version soviétoïde. L’Amérique de Donald Trump en est même réduite à demander l’aide diplomatique de la Chine et de la Russie pour tenter de résoudre la crise !

L’affaire coréenne ébranle surtout la crédibilité de la puissance américaine dans cette partie du monde au point d’inquiéter sérieusement l’allié japonais, qui songe à renforcer ses forces d’auto-défense et donc à revenir sur son pacifisme constitutionnel.
L’onde de choc coréenne n’a donc pas fini de se propager en Asie, car tout le monde comprend que le roi est nu….

Syrie : échec au roi

Seconde étape, la fin de Daesch en Syrie du fait de l’intervention militaire russe, symbolisée par la reprise d’Alep.
Alors que les Occidentaux en ont été bien incapables, d’autant qu’ils voulaient avant tout le renversement de Bachar El Assad et qu’ils n’hésitaient pas pour ce faire à s’appuyer sur des groupes islamistes comme Al Nosra, présentés comme des forces démocratiques d’opposition. Gribouille n’aurait pas fait mieux !
La Syrie marque une nouvelle défaite stratégique des Etats-Unis dans leur prétention à imposer leur « nation-building », c’est-à-dire en réalité le chaos au Proche Orient. Une nouvelle défaite aussi pour tous ceux qui se sont embarqués dans la folle stratégie américaine et singulièrement la France, qui a perdu le peu d’influence qu’elle avait encore dans ce pays. Une belle performance française donc, dans un pays autrefois placé sous son mandat !

L’intervention russe en Syrie fut non seulement décisive et « souveraine » car elle mit un coup d’arrêt à la déstabilisation occidentale de la Syrie. Elle apporte aussi la preuve que la Russie est de nouveau un acteur international à part entière avec lequel il faut désormais compter. D’autant que l’intervention militaire russe a démontré, au grand dam de l’OTAN, les très grandes capacités militaires de ce pays y compris dans les hautes technologies. Pendant que les frappes américaines continuaient de tomber à côté des cibles visées et de multiplier les « bavures »….

Car, malgré l’enfumage médiatique permanent*, la puissance militaire américaine n’est plus ce qu’elle était. On finit par oublier par exemple que cela fait désormais 16 ans que les Etats-Unis pataugent en Afghanistan pour « lutter contre le terrorisme » : mais pour quel résultat exactement, sinon l’explosion du trafic de drogue ?

Davos : le roi est mort vive le roi !

Troisième étape : Davos en janvier 2018.
Car contrairement à ce que nous serinent nos médias de propagande, la révélation de l’édition 2018 du Forum Economique Mondial de Davos n’était pas Emmanuel Macron, récitant avec application et en anglais son cours libéral de « réformes » et de « flexibilité », en bon élève de l’oligarchie.
Non c’était la Chine qui donnait le ton y compris en matière de défense de l’environnement, d’autant que les Etats-Unis apparaissaient marginalisés avec leur retrait du Protocole de Paris !
Le représentant chinois n’a-t-il pas affirmé en outre que « la Chine aspire à construire un monde ouvert, inclusif, propre et beau qui jouisse d’une paix durable, de la sécurité universelle et d’une prospérité partagée. Ayant cela à l’esprit, le gouvernement chinois assume aujourd’hui davantage de responsabilités à l’égard de la paix et du développement du monde » ? Se payant donc le luxe de reprendre à son compte, mais au second degré, le discours habituel des Occidentaux.
Une Chine qui, avec les autres Brics , déconstruit en outre patiemment la domination du dollar et desEtat-Unis dans les institutions financières internationales.

A Davos on parle toujours anglais, mais désormais avec un fort accent chinois ou indien.

Bienvenue dans le nouveau monde !

Le XIXe siècle fut européen et anglais. Le XXe siècle fut américain. Mais, à l’évidence, le XXIe siècle sera différent : peut-être chinois mais surtout, comme on dit, « multipolaire », ce qui signifie que les Occidentaux n’auront plus les moyens d’imposer aux autres civilisations leurs intérêts et leurs lubies idéologiques. Et que les Etats-Unis vont perdre leur statut de surpuissance.

Cela permet d’ailleurs de comprendre la signification réelle des critiques médiatiques récurrentes portées des deux côtés de l’Atlantique contre la personne de Donald Trump : elles servent à essayer de cacher la nouvelle donne stratégique du monde aux Occidentaux, en faisant de Donald Trump un bouc émissaire.
Car ce n’est pas à cause de la prétendue « folie », « imprévisibilité » ou « maladresse » de son actuel Président, que les Etats-Unis perdent leur leadership. C’est tout simplement parce que nous changeons d’époque et parce que les rapports de force mondiaux ne sont plus les mêmes. Mais chut ! il ne faut pas réveiller les autruches occidentales.
Lors de son discours sur l’Etat de l’Union, le 30 janvier dernier, le Président Trump a ainsi affirmé « nous pouvons tout faire », dans une sorte de remake du « Yes we can » de son prédécesseur Barak Obama. Mais avec le nouveau monde qui vient, cette méthode Coué a peu de chances de fonctionner.
Et il serait temps que les Européens en prennent conscience, au lieu de continuer de se placer à la remorque d’un Oncle Sam de plus en plus vieillissant.

Michel Geoffroy
04/02/2018

* surtout à destination des Européens : il suffit pour s’en persuader de regarder les programmes des télévisions généralistes !

Correspondance Polémia – 03/02/2018

Crédit photo : Domaine public

https://www.polemia.com/alep-pyongyang-davos-vers-la-chute-de-lempire-americain/

Trump et Abe discutent de la Péninsule coréenne et de la relocalisation d’une base américaine au Japon

Trump et Abe discutent de la Péninsule coréenne et de la relocalisation d’une base américaine au Japon

© Chine Nouvelle (Xinhua), le 03/02/2018 03:27

Vendredi, lors d’une conversation téléphonique, le président des États-Unis, Donald Trump, et le Premier ministre du Japon, Shinzo Abe, ont discuté de la situation sur la Péninsule coréenne et de la relocalisation d’une base américaine au Japon.

Dans un communiqué, la Maison Blanche a indiqué que MM. Trump et Abe avaient également discuté de la relocalisation pendante d’une base navale américaine à Okinawa et des moyens susceptibles de renforcer les capacités japonaises en matière de défense, notamment grâce à un système de défense anti-missile élargi.

La situation sur la Péninsule coréenne est restée explosive tout au long de l’année 2017, car la République populaire démocratique de Corée (RPDC) a procédé à son sixième essai nucléaire et les États-Unis ont effectué des exercices militaires de grande envergure avec la République de Corée (Corée du Sud), en envoyant sur place des groupes de porte-avions, des bombardiers stratégiques, des sous-marins nucléaires et d’autres éléments stratégiques.

Washington a, par ailleurs, maintenu sa « pression maximale » sur la RPDC, mais pour l’heure, sa stratégie n’a pas permis d’atteindre les objectifs escomptés.

Dans une lettre adressée mercredi au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, le ministre des Affaires étrangères de la RPDC, Ri Yong Ho, a accusé les États-Unis de saboter le processus de réconciliation des deux Corée et d’aggraver la situation sur la Péninsule coréenne.

Les autorités américaines « cherchent délibérément à aggraver la situation en introduisant des éléments stratégiques – notamment des groupes de porte-avions à propulsion nucléaire – dans les environs de la Péninsule coréenne à un moment où le nord et le sud de la Corée déterminent ensemble la marche à suivre pour parvenir à la paix », a écrit M. Ri dans sa lettre.

https://chine.in/actualite/asie/trump-abe-discutent-peninsule-coreenne_18064.html

Jeux Olympiques en Corée du Sud

Jeux Olympiques en Corée du Sud


Opportunité parfaite pour une attaque sous faux drapeau ?


Par Brandon Smith – Le 17 janvier 2018 – Source alt-market.com


La rhétorique de guerre entourant la Corée du Nord, des deux côtés du Pacifique, n’a jamais été aussi agressive que l’année dernière (du moins depuis la guerre de Corée). Il y a des gens qui considèrent toute l’affaire comme une « distraction » une distraction qui ne débouchera jamais sur un conflit réel. Je suis en désaccord avec ce sentiment pour un certain nombre de raisons.

La Corée du Nord est en effet une distraction, mais cependant une distraction qui cache de grandes manœuvres bien réelles. C’est-à-dire que les coups de menton et le cliquetis des sabres ne sont que le prélude à une distraction beaucoup plus efficace pour une guerre et une invasion au nom d’un changement de régime et de la « sécurité nationale ».

Comme je l’ai noté dans mon article « Guerre de Corée Partie II : Pourquoi il est probable qu’elle se produira » la vaste mise en scène des actifs militaires dans la région qui n’a pas été vu depuis plus d’une décennie, l’avancement extrêmement rapide de la technologie des missiles nord-coréens dont des ICBMs capables d’atteindre la partie continentale des États-Unis, le discours étrange et sans précédent de la Chine indiquant qu’elle n’interviendra pas contre une invasion de la Corée du Nord par les États-Unis « si Pyongyang attaque d’abord… » Tout cela et plus montre clairement le déplacement de pièces d’échecs pour une action soudaine.

Selon ces facteurs, je suis porté à croire qu’un événement sous faux drapeau attribué à la Corée du Nord, ou une incitation de la Corée du Nord à prendre une posture d’attaque, est probable. Les objectifs d’une telle guerre seraient multiples. Principalement, l’implosion finale des vastes bulles financières créées par les mesures de relance des banques centrales pourraient être entreprises alors que les banques elles-mêmes échapperaient aux reproches publics ou aux poursuites.

Une crise géopolitique assez importante fournirait un bouc émissaire idéal pour une crise économique qui allait se développer de toute façon. Et si cette crise géopolitique était provoquée par un « État voyou » ainsi que par les mauvaises décisions d’un président « populiste » conservateur (Trump), alors le récit historique serait parfait. Les générations futures parleront de la « grande bavure » des États souverains et des nationalistes ou comment l’orgueil, la cupidité et l’ego ont conduit à un désastre financier mondial et à des destructions inutiles. La raison d’être d’une autorité gouvernementale mondiale serait ancrée dans l’esprit de la population.

Une guerre en Corée du Nord sera-t-elle l’événement déclencheur de ce récit ? C’est difficile à dire, car il y a tellement de poudrières géopolitiques potentielles dans le monde. Cependant, d’importants atouts pour susciter ce genre d’événement sont présents autour de la Corée du Nord. Et, contrairement aux points chauds comme la Syrie et l’Iran, la Corée du Nord offre la menace la plus immédiate et la plus tangible dans l’esprit de beaucoup de gens avec son arsenal nucléaire.

La panique pure et la pensée réactionnaire aveugle qui peuvent être provoquées chez les gens non préparés quand le danger des armes nucléaires se présente, sont assez puissantes. Cela n’aurait pas pu être exposé plus clairement que la semaine dernière quand un avertissement « accidentel » d’un lancement d’ICBM a eu lieu à Hawaï.

L’Agence de gestion des urgences d’Hawaï prétend maintenant que cette fausse alerte a été déclenchée par un seul employé, qui n’a pas été nommé. Comment ? Ils ont en quelque sorte « pressé le mauvais bouton »… deux fois !

Je trouve cette explication absurde. Je ne peux trouver qu’un seul exemple de fausse alerte similaire à celle d’Hawaï, et cela remonte à 1971 où un mélange de bandes son a entraîné la diffusion d’un avertissement au sujet d’une attaque imminente sur les États-Unis. Après cet événement, le système d’alerte a fait l’objet d’une rationalisation et d’un système palliatif conçu pour empêcher que cela se reproduise. Au cours de la fausse alerte de 1971, plus de six tentatives ont été faites pour annuler ses émissions, la première environ dix minutes après la fausse alarme initiale. À Hawaï, aucune annulation n’a été tentée pendant près de 40 minutes.

Pour ajouter à l’étrangeté globale, il y encore eu une autre fausse alarme de missile au Japon dans la même semaine ! Encore une fois, cette alerte a été immédiatement attribuée à la Corée du Nord, mais au moins cette fois, l’alerte a été corrigée 5 minutes plus tard au lieu de 40.

Pour moi, ça sent la PsyOp ; un test pour évaluer les réactions du public à une menace, sans parler de planter des idées préconçues d’un épouvantail en particulier dans l’imaginaire collectif. Le public n’a pas été déçu.

Des témoins oculaires ont décrit des gens « courant et pleurant dans les rues »  complètement déconcertés quant à ce qu’ils devaient faire. Une de mes associées (qui est également expérimentée dans le domaine de la préparation) était à Hawaï au moment de l’événement. Elle m’a raconté que sa famille avait décidé de se mettre à l’abri chez eux parce qu’il n’y avait aucune indication que des abris contre les retombées étaient disponibles de toute façon. D’autres personnes ont essayé de cacher leurs enfants dans les égouts afin d’échapper à une explosion nucléaire. Voici une vidéo montrant l’hystérie causée par la fausse alerte au missile à Hawaï :

En aparté, s’abriter dans un égout lors d’un événement nucléaire est le comble de la bêtise : les explosions nucléaires envoient des particules irradiées dans l’air, qui se déposent dans les rues ou sont emportées par les pluies. Une dose très concentrée de particules irradiées sont ensuite drainées dans les égouts. Vous pourriez survivre à l’explosion initiale ou pas, mais vous êtes certain de mourir de l’exposition aux radiations si vous attendez l’attaque dans un égout. Gardez à l’esprit que quelque soit l’endroit où vous choisissez de vous abriter, vous devrez y rester pendant au moins deux semaines ou jusqu’à ce que la demi-vie nucléaire des particules ait suivi son cours.

De toute évidence, l’Américain moyen n’est absolument pas préparé à une véritable attaque d’une ampleur même mineure, sans parler de l’ampleur d’une explosion nucléaire. Peut-être que cette réaction à Hawaï a été aussi forte parce que Hawaï tend à pencher politiquement vers l’extrême-gauche, et les gauchistes sont généralement mal préparés à tout sauf à une annulation de leur rendez-vous chez leur manucure. Cela dit, le fait que cette « erreur » ait eu lieu à Hawaï et au Japon, qui sont déjà stressés par les essais de missiles balistiques de la Corée du Nord, est une coïncidence intéressante.

Voyant à quoi ressemble la réaction à Hawaï, une véritable attaque présente une occasion séduisante pour l’establishment. La terreur pure visible autour d’une potentielle attaque nucléaire est palpable, et cette peur rend les masses faciles à manipuler. Si une attaque réelle a lieu, que ce soit par la Corée du Nord ou par d’autres agences sous faux drapeau, quel est le moment le plus favorable ?

L’histoire du conflit coréen suggère qu’une attaque surprise est une stratégie probable. Les autorités nord-coréennes se souviennent du succès des attaques surprises qu’elles ont lancées en juin 1950 pour lancer la première guerre de Corée. Ces attaques ont permis aux communistes de la Corée du Nord de déborder les forces sud-coréennes en quelques jours [durant la guerre de Corée, NdT].

Si on parle d’événements sous faux drapeau, ils semblent, de manière récurrentes, se produire au milieu d’autres « exercices d’entraînement » ou d’événements distrayants. Je ne vois rien de plus distrayant pour la Corée du Sud que les Jeux olympiques d’hiver, qui se dérouleront du 9 au 25 février à Pyeongchang.

Je note le soudain comportement amical entre la Corée du Nord et la Corée du Sud juste avant les Jeux olympiques, y compris l’offre de la Corée du Nord de participer avec une équipe de hockey féminin mixte (ce qui n’est jamais arrivé auparavant). Ne serait-ce pas une honte si cette flamme naissante de bonne volonté devait être étouffée par un essai de missile nord-coréen ou une attaque de quelque sorte ? La « trahison » serait un excellent carburant pour la guerre, comme un nouveau Pearl Harbor.

Comme l’a récemment déclaré le secrétaire d’État Rex Tillerson, la menace de guerre avec la Corée du Nord « augmente » malgré le récent « dégel » des relations dû aux Jeux Olympiques. Le dégel est partiellement basé sur la demande de la Corée du Nord que tous les exercices militaires sud-coréens et américains soient annulés pendant les négociations.

La réponse typique des sceptiques sera que toute attaque de la Corée du Nord se heurterait à une réponse nucléaire massive. Je tiens à souligner qu’une réaction nucléaire à grande échelle est peu probable dans la région. Premièrement, une attaque nucléaire contre la Corée du Nord expose également ses voisins (nos alliés) à un risque d’exposition considérable aux rayonnements. On peut faire valoir que seul un assaut conventionnel serait sans danger pour les pays environnants, sans parler de la côte Pacifique des États-Unis, qui pourrait également subir une exposition aux rayonnements.

Deuxièmement, une attaque nucléaire ne va pas nécessairement empêcher la nécessité d’une invasion terrestre. La Corée du Nord possède plus de 8 000 installations souterraines que nous connaissons et qui se préparent au bombardement depuis plus de 60 ans. Son relief montagneux présente également de sérieux doutes quant à l’efficacité du bombardement. Ce n’est pas seulement mon évaluation mais l’évaluation du ministère de la Défense. L’idée qu’un gros bouton nucléaire puisse résoudre le problème est une illusion enfantine de gens qui regardent trop de films.

Espérons que les Jeux olympiques se tiendront sans incident et que les sceptiques auront eu raison, les tensions nord-coréennes n’étant rien d’autre qu’un jeu de guerre se résumant à beaucoup de fanfaronnades. Mais pour l’instant, le niveau de conflit en hausse au cours de l’année écoulée devrait être pris au sérieux, et la panique qui pourrait se développer si une guerre éclate devrait nous concerner tous. En temps de crise, les gens agissent stupidement et demandent l’aide de quiconque la leur offre, même si c’est quelqu’un qui a une intention malveillante. Les individus craintifs abandonneront presque tout pour échapper à l’incertitude, y compris leur liberté et leur bon sens. Et rien ne cause autant la peur que la pensée d’une guerre et des nuages en forme de champignon.

Brandon Smith

Traduit par Hervé relu par Cat pour le Saker Francophone

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