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Nicolas Sarkozy défend Didier Raoult : « Je ne comprends pas pourquoi il y a tant de violence à son endroit »

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Nicolas Sarkozy défend Didier Raoult : « Je ne comprends pas pourquoi il y a tant de violence à son endroit »

par Antoine4 septembre 2020 dans Santé 0Nicolas Sarkozy, ancien président de la République de la France prend la défense du professeur Didier RaoultPartager sur FacebookPartager sur Whatsapphttps://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-4117480781049295&output=html&h=400&slotname=1019410033&adk=2221069310&adf=345339246&w=580&lmt=1599315149&rafmt=12&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&format=580×400&url=https%3A%2F%2Fafriqueactuelle.net%2F2020%2F09%2F04%2Fnicolas-sarkozy-defend-didier-raoult-je-ne-comprends-pas-pourquoi-il-y-a-tant-de-violence-a-son-endroit%2F%3Futm_source%3Dnotification%26utm_medium%3Dpush%26utm_campaign%3Dfcm&flash=0&wgl=1&adsid=ChAI8O7M-gUQjtDY_YyuiPB4EkwA7m0QzCTP3v51fbiCfwNpb4Ah233L5KzJrWQeDmr8sz3tBmnIxW5ODDNT6bW2Sbd4PH2Ff8ODnMWHR_PEUl-133xrrfDJJZbJaXtH&dt=1599315149676&bpp=2&bdt=1454&idt=289&shv=r20200831&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0%2C750x200&nras=1&correlator=5747410016339&frm=20&pv=1&ga_vid=2110385854.1597655724&ga_sid=1599315150&ga_hid=2075053020&ga_fc=0&ga_cid=1668212786.1599303685&iag=0&icsg=34949202163&dssz=41&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=72&ady=1168&biw=1048&bih=450&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066944&oid=3&pvsid=453387549825020&pem=693&ref=https%3A%2F%2Fafriqueactuelle.net%2Ffirebase-messaging-sw.js&rx=0&eae=0&fc=1920&brdim=7%2C0%2C7%2C0%2C1366%2C0%2C1081%2C570%2C1065%2C450&vis=1&rsz=%7C%7CeEbr%7C&abl=CS&pfx=0&fu=8448&bc=31&jar=2020-09-05-10&ifi=2&uci=a!2&btvi=1&fsb=1&xpc=ovuhQigwAa&p=https%3A//afriqueactuelle.net&dtd=298

L’ancien président français Nicolas Sarkozy a apporté, ce vendredi 4 septembre 2020, au professeur de Médecine et infectiologue Didier Raoult.

Présent à Marseille, pour les besoins de la 20e édition du Forum des entrepreneurs, Nicolas Sarkozy dit ne pas comprendre l’acharnement dont Didier Raoult est victime. Il estime que le médecin marseillais est aujourd’hui comme un bouc-émissaire.

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« À chaque crise, il faut trouver des boucs émissaires. C’est une maladie française. L’adversaire, c’est le Covid-19, ce n’est pas tel ou tel médecin et je pense notamment au professeur Raoult. Je ne comprends pas pourquoi il y a tant de violence à son endroit. C’est un homme d’une grande qualité qui a fait son possible pour soigner au mieux ses patients, qui a sans doute fait des erreurs comme on en fait tous, moi le premier », a indiqué Nicolas Sarkozy.

L’ancien président de la République met en cause ceux qui se précipitent pour dire du mal de Didier Raoulthttps://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-4117480781049295&output=html&h=280&slotname=7010103316&adk=1785178062&adf=2979717046&w=336&lmt=1599315152&rafmt=12&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&format=336×280&url=https%3A%2F%2Fafriqueactuelle.net%2F2020%2F09%2F04%2Fnicolas-sarkozy-defend-didier-raoult-je-ne-comprends-pas-pourquoi-il-y-a-tant-de-violence-a-son-endroit%2F%3Futm_source%3Dnotification%26utm_medium%3Dpush%26utm_campaign%3Dfcm&flash=0&wgl=1&adsid=ChAI8O7M-gUQjtDY_YyuiPB4EkwA7m0QzCTP3v51fbiCfwNpb4Ah233L5KzJrWQeDmr8sz3tBmnIxW5ODDNT6bW2Sbd4PH2Ff8ODnMWHR_PEUl-133xrrfDJJZbJaXtH&dt=1599315149678&bpp=6&bdt=1456&idt=371&shv=r20200831&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0%2C750x200%2C580x400%2C300x600&nras=1&correlator=5747410016339&frm=20&pv=1&ga_vid=2110385854.1597655724&ga_sid=1599315150&ga_hid=2075053020&ga_fc=0&ga_cid=1668212786.1599303685&iag=0&icsg=34949202163&dssz=45&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=194&ady=2330&biw=1048&bih=450&scr_x=0&scr_y=546&eid=21066944&oid=3&psts=AGkb-H8i7nfTnYWAeF_wq92sJvbYhn44yNEmlDZsSqi54i4Fe-TcLrNIvgWY4K_H6Xg%2CAGkb-H9DOqdsuI_AQTEq2BLl1fyP6W-V7FTIFelb0bHxw3TP3T9EFRxuMB6ncJZjH5_m8g%2CAGkb-H9M3KoR-vr8OXo1jTt-4UDcyfLI6PmreWwa46CFhCvxOazDOyEeVybp0WykUn7n&pvsid=453387549825020&pem=693&ref=https%3A%2F%2Fafriqueactuelle.net%2Ffirebase-messaging-sw.js&rx=0&eae=0&fc=1920&brdim=7%2C0%2C7%2C0%2C1366%2C0%2C1081%2C570%2C1065%2C450&vis=1&rsz=%7C%7CeEbr%7C&abl=CS&pfx=0&fu=8448&bc=31&jar=2020-09-05-10&ifi=3&uci=a!3&btvi=3&fsb=1&xpc=mpoUJnofy7&p=https%3A//afriqueactuelle.net&dtd=2885

« Mais j’observe qu’en période de crise, il y a les pseudo-spécialistes qui se précipitent et qui disent du mal de quelqu’un. Il faut un coupable et c’est celui-là. Ça m’a paru déplacé. Je n’ai aucune compétence pour dire qui a raison et qui a tort. En tout cas, ce n’était pas le sujet. Chacun a fait comme il a pu, et lui le premier », a expliqué Nicolas Sarkozy.

Le directeur de l’Institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille (IHU Méditerranée Infection) est visé par une plante de la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française. Il lui est repoché d’avoir poursuivi son traitement à bas d’hydroxychloroquine alors que les essais cliniques n’ont pas montré son efficacité.

Dans sa plainte, les 500 membres de la Société de pathologie infectieuse évoquent de graves manquements au devoir de confraternité. Il est aussi reproché à l’infectiologue de réaliser des essais cliniques dont la légalité reste à démontrer. Selon les infectiologues, les méthodes du Dr Didier Raoult enfreint neuf articles du code de déontologie médicale.

La Société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf) a déposé sa plainte contre le professeur Didier Raoult au Conseil départemental de l’Ordre des médecins des Bouches-du-Rhône.Tags:COVID-19SantécoornavirusmaladieNicolas Sarkozy

https://afriqueactuelle.net/2020/09/04/nicolas-sarkozy-defend-didier-raoult-je-ne-comprends-pas-pourquoi-il-y-a-tant-de-violence-a-son-endroit/?utm_source=notification&utm_medium=push&utm_campaign=fcm

Covid-19: le coût du vaccin développé par Sanofi et GSK sera « à moins de 10 euros »

Santé

Covid-19: le coût du vaccin développé par Sanofi et GSK sera « à moins de 10 euros »

Par Challenges.fr le 05.09.2020 à 11h59

Le coût du futur vaccin en cours d’élaboration par les laboratoires Sanofi et GSK contre le Covid-19 « n’est pas tout à fait défini encore », mais sera « à moins de dix euros » la dose, a déclaré Olivier Bogillot, président de Sanofi France, samedi sur France Inter.

vaccin

Un technicien de laboratoire du groupe pharmaceutique Sanofi, Val de Reuil, France, le 10 juillet 2020.JOEL SAGET / AFP

« On est en train de mesurer l’ensemble des coûts de production qui vont être les nôtres dans les mois qui viennent », a déclaré le président du laboratoire pharmaceutique. « On sera à moins de dix euros » la dose, a-t-il estimé en saluant le « partage des risques avec les Etats » qui permet d’avoir des prix « les plus faibles possible ».Exceptionnelles reprises

Revenant sur le prix autour de 2,50 euros la dose annoncé par le laboratoire concurrent anglo-suédois AstraZeneca, M. Bogillot a expliqué la différence par le fait que Sanofi utilise toutes ses ressources « en interne », ses « propres chercheurs et ses propres usines » pour développer et produire le vaccin, alors que AstraZeneca « a beaucoup sous-traité la production ».

« Les Français et les Européens auront le vaccin de Sanofi au même moment que les patients américains », a-t-il assuré. « On a signé au cours de l’été avec les Américains, la même semaine avec les Européens et avec les Britanniques », a-t-il résumé: les Etats-Unis auront environ 100 millions de doses, les Européens 300 millions et la Grande-Bretagne 60 millions.

Pour la partie européenne, le vaccin sera fabriqué en France, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), a rappelé le responsable en saluant l’association de son groupe avec le britannique GSK pour cette opération.about:blankPUBLICITÉAds by Teads

« Ce n’est pas commun de s’associer à un concurrent mais c’est plutôt sain dans cette guerre contre le Covid », a-t-il estimé. Des « millions de doses » seront aussi fournies aux pays en développement via la structure Sepi à des conditions tarifaires « tout à fait exceptionnelles ».

(avec AFP)

SANOFI CORONAVIRUS

https://www.challenges.fr/entreprise/sante-et-pharmacie/covid-19-le-cout-du-vaccin-developpe-par-sanofi-et-gsk-sera-a-moins-de-10-euros_725841#xtor=CS4-92[Covid-19%3A+le+co%C3%BBt+du+vaccin+d%C3%A9velopp%C3%A9+par+Sanofi+et+GSK+sera+%22%C3%A0+moins+de+10+euros%22]-725841

CoronavirusDes milliers de manifestants antimasques à travers l’Europe

CoronavirusDes milliers de manifestants antimasques à travers l’Europe

2 MINCOURRIER INTERNATIONAL (PARIS)Des rassemblements contre les mesures imposées par les gouvernements pour lutter contre la pandémie de Covid-19 ont été organisés samedi dans plusieurs grandes villes d’Europe, notamment Berlin, Londres ou Paris. 

Berlin, Londres, Paris ou encore Vienne et Zurich : des manifestations antimasques ont été organisées samedi 29 août dans plusieurs grandes villes d’Europe, rapporte la BBC.

Le plus gros rassemblement a eu lieu en fin d’après-midi à Berlin, derrière la porte de Brandebourg. Quelque 38 000 personnes – selon les autorités – dont un certain nombre avaient “voyagé de loin”, se sont retrouvées sur fond de “musique pop allemande non identifiée”, écrit Deutsche Welle. Dans la foule, on pouvait voir des t-shirts barrés du mot “Querdenken” – “les autoproclamés ‘penseurs latéraux’”, resitue l’article. Ce groupe, basé à Stuttgart, demandait la levée des restrictions imposées pour lutter contre le coronavirus, qu’il accuse de violer une vingtaine d’articles de la Constitution allemande.À lire aussi:Opinion. Vu d’Allemagne : “Il faut défendre la liberté de manifester (même contre les masques)”

Aux côtés des “sceptiques du Covid-19” – “un mélange de sceptiques du coronavirus, de théoriciens du complot et d’anti-vaccins” – étaient aussi présents, “comme lors des précédentes manifestations sur les ‘mesures anti-corona’”, “des membres de la scène d’extrême droite allemande”, rapporte la radio-télévision, qui dit avoir été prise à partie à plusieurs reprises aux cris de “Lügenpresse !” (“presse mensongère”).

La manifestation a finalement été dispersée par la police au bout de “deux heures” en raison du non-respect des mesures sanitaires, avant même de s’être ébranlée. Peu après 19 heures, “des centaines de personnes, dont beaucoup portaient les couleurs et les drapeaux associés au “Reichsbürger” (“citoyens de l’empire”) d’extrême droite, ont tenté de prendre d’assaut le Reichstag”, indique encore Deutsche Welle, mais la situation a été rapidement maîtrisée, selon la police.

“Canular”

À Londres, un millier de manifestants “anti-confinement, anti-vaccins et anti-masques” ont “envahi” Trafalgar Square pour réclamer “la fin des mesures sanitaires du gouvernement et le droit d’attraper le coronavirus – s’il existe – sans intervention de l’État”indique The Independent.

Parmi les orateurs figurait en vedette David Icke, un célèbre théoricien du complot. Sur les pancartes étaient inscrits des slogans tels que “World Hoax Organisation” (“Organisation mondiale du canular”) ou “Masks are muzzles” (“les masques sont des muselières”). Là aussi, la police a “exhorté les manifestants à se disperser en vertu des règles de distanciation sociale”.À lire aussi:Pandémie. Complots : la Terre est plate et le Covid-19 n’existe pas

À Paris, 200 à 300 personnes ont protesté contre le port du masque obligatoire. “Les manifestants”raconte la chaîne de télévision irlandaise RTÉ, “dont certains brandissaient des pancartes disant ‘Arrêtez les mensonges’, ont rapidement été encerclés par la police qui a infligé une amende de 135 euros à ceux qui ne portaient pas de masque.”

https://reveil.courrierinternational.com/#/edition/1984646/article/1984709

Dans les mâchoires du piège-Covid

Dans les mâchoires du piège-Covid

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

   dimanche 23 août 2020

   Forum

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Dans les mâchoires du piège-Covid

23 août 2020 – Confinés et déconfits, déconfinés et reconfits, satisfactions et accusations, démentis, espérances et espoirs déçus, reconfinés ou pas complètement, par saucissonnage des couleurs (zones rouge-orange-vert, arc-en ciel du temps), rentrée scolaire ou non, valse des Grands Professeurs, des chefs de service et des chefs-soignants, des mandarins et des malandrins échangeant horions et serments d’Hippocrate, nécessité pour “les jeunes” de clamer leur besoin de liberté à distance de sécurité non respectée, avalanche de théories, de soupçons et de certitudes, matches sans publics ni mi-temps, temps des complots et des conspirations, complotisme et conspirationnisme réunis jusqu’à l’explication banale et explosive de l’extraordinaire et sublime, et cosmique sottise des gouvernants-Système et des gouvernements à mesure devant la catastrophe dont ils ont accouchés avec zèle. Le jour où ils mirent le doigt dans l’engrenage…

(Lisez cet article de Jeffrey Tucker sur leur sottise, et notamment ceci comme emblématique de l’esprit abandonné de toute mesure pour croire à sa seule suffisance, perdu dans sa propre folie qui les aveugle sur sa propre incongruité : « L’Australie, à sa façon, a créé un slogan dystopique pour caractériser sa campagne “Staying apart keeps us together”[‘Nous tenir séparés à distance-barrière nous rassemble”], selon Orwell, je veux dire selon la direction de la province de Victoria… ») 

…  Ainsi allons-nous au gré d’une crise-Covid19 évidemment salutaire parce qu’à la fois paroxystique et extrêmement durable dans la mise en évidence de la fragilité et de l’imposture du Système, qui se révèle également mais surtout diraient certains, comme le champ d’une intense bataille de désordre, de confusion, d’influences, etc., indiquant les véritables dimensions de l’événement. Les acteurs sont innombrables et antagonistes, et plutôt figurants qu’acteurs ; tous sont parties prenantes, aucune n’est partie régnante.

Seule la crise règne…

Je crois que la crise Covid19 est, avec ses effets et ses conséquences, et sa progéniture directe et indirecte d’autres crises en cascade, un terrible piège aux mâchoires d’acier refermées sur notre dialectique politiquement-couchée et notre pensée emprisonnée, et jaillit de cette morsure le sang glauque et informe de la bienpensance et de sa transparen,ce. Ce piège, nous ne sommes pas prêts de nous en sortir tant les mâchoires sont d’une force inimaginable.

Dans cette terrible bataille (« Nous sommes en guerre », dit imprudemment Macron), nous avons nous-mêmes, – disons que je parle de nos dirigeants, – fixé les conditions, c’est-à-dire l’absence de condition d’une capitulation sans condition du virus pour affirmer la puissance de nos valeurs et l’irréfragable vertu du Système. Mais un virus et notamment celui-là, insalissable et mutant comme il est, et venu des noires profondeurs de l’enfer, n’est pas un adversaire à qui l’on peut imposer l’absence de quelque condition que ce soit, de même qu’il n’y a pas de “risque-zéro” dans une pandémie. Nous sommes ligotés dans notre affirmation grandiloquente de soutenir tous ces absolutismes théoriques qui sont la garantie dialectique et de communication de la nécessité du Système. Nous n’en sommes pas sortis et nous n’en sortirons pas. Covid19 est notre iceberg né du réchauffement climatique et nous gueulons fièrement et non sans élégance “Je suis Titanic !”.

Par ailleurs et pour renforcer l’argument en élargissant le propos, il est vrai qu’au-delà de Covid19, il y a la  crise GCESqui est l’ultime soubresaut de cette civilisation aux abois. Je crois que GCES a réchauffé Covid19 en son sein et grâce au climat, bien plus que les laboratoires chinois, pour pouvoir mieux éclater à son aise et s’effondrer sur nous en un torrent catastrophique. Ainsi Covid19 est-il insoluble pour nos pauvres régiments et nos exigences de capitulation sans condition, mais en plus il ne tient qu’un des arguments de la tragédie-bouffequi nous emporte et notre “riposte”, notre “défense”, notre exigence de capitulation sans condition ne font qu’enfler le simulacre jusqu’à en faire craquer les jointures comme Dieu ferait de ses doigts.

Il ne vous a pas échappé que ce qu’il y a d’essentiel, de plus en plus d’essentiel dans le matériel de cette bataille, se trouve au niveau de l’information et du système de la communication. Le complotisme, hier condamné, aujourd’hui règne partout, y compris dans le chef de “grandes politiques” internationales ; il n’est plus une déviance insupportable, il est désormais la règle du jeu des perceptions biaisées des acteurs-figurants qui s’y collent et s’affrontent, y compris des puissances officielles les plus importantes, y compris des divers antisystèmes auto-proclamés, antisystèmes contre l’antiSystème….

Or, le complotisme c’est d’abord et surtout, sinon exclusivement, une production du système de la communication. Pour lutter contre lui, puisqu’il est aujourd’hui un instrument d’action des faussaires de tous horizons, y compris ceux du Système et des idiots utiles du Système prenant la pose d’antisystèmes radicaux, et donc pour conserver le contrôle de soi et la vision claire il faut également des instruments du système de la communication. Nous en sommes, comme tout organismes d’information, usant du système de la communication.

… Mais comme nous ne faisons pas partie de leur Grand Jeu du Simulacre, que nous sommes là pour le mettre à jour et à nu, nous vivons hors des sources et des vecteurs de leur puissance. Nous n’avons que faire du soutien de leur puissance, y compris dans notre argumentation qui prend d’autres voies que les batailles dialectiques où ils voudraient nous amener. (D’où l’inconnaissance, pour mon compte.) Notre soutien pour poursuivre, ce ne peut être que vous, les lecteurs de ce site, les lecteurs de-dedefensa.org, vous qui nous empêchaient de nous sentir seuls et de nous abandonner dans le jugement d’inutilité de notre combat.

Dans ce contexte et une fois encore, et une fois encore plus que précédemment, nous, de cette presse dissidente si spécifique qui n’accepte aucune règle de manipulation, même celles de certains pseudo-antisystèmes (et moi d’insister sur ce point, comme vous le constatez dans ce désordre général où une “Résistance” peine à reconnaître ses filles et ses fils), nous prétendons être plus que jamais nécessaires. Cela écrit sans précaution de ma part, et à vous de juger.

J’en viens enfin à cette partie qui n’est pas de mon plus grand plaisir, mais juste de nécessité de votre soutien. Comme toujours et plus que jamais, la campagne mensuelle des donations à grande visibilité à partir du “19 courant…” a commencé extraordinairement bas (€134), – record historique du plus bas des “19 courant…” de notre déjà-long chemin, – et cette somme sonne presque comme un défi dont nous nous serions bien passés, – mais que nous relevons avec votre aide, tonnerre ! Nous remercions ceux de nos lecteurs qui sont déjà intervenus et je me permets personnellement de ne pas douter que nos autres fidèles lecteurs interviendront pour nous soutenir économiquement et marquer leur soutien psychologique à notre action.

Comme vous le voyez en tête de notre page d’accueil, la barre de donation atteint ce 23 août 2020, €449. C’est extraordinairement peu par rapport à ce qui nous sépare de seulement l’approche de notre “zone de sécurité” économique. (*)

Plus que jamais, plus qu’encore plus que jamais, votre soutien, votre action, votre réaction sont les nécessités dont dedefensa.orga besoin pour survivre et poursuivre sa mission. Ainsi en sera-t-il.

https://www.dedefensa.org/article/dans-les-machoires-du-piege-covid

Il faut supprimer d’urgence les maisons de retraite

Plaidoyer.

Il faut supprimer d’urgence les maisons de retraite

Publié le 04/08/2020 – 05:55

À Northfleet, dans le sud de l’Angleterre, en mars 2014. PHOTO/ Stefan Wermuth /REUTERS
À Northfleet, dans le sud de l’Angleterre, en mars 2014. PHOTO/ Stefan Wermuth /REUTERS

Cet article est issu du Réveil Courrier. Chaque matin à 6h, notre sélection des meilleurs articles de la presse étrangère.OUVRIR DANS LE RÉVEIL COURRIER

Ce gérontologue belge explique, point par point, pourquoi les institutions dans lesquelles nous parquons les personnes âgées sont indignes, inadaptées et arriérées.NOS SERVICES

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À partir du XVIIIe siècle, on a milité pour l’abolition de l’esclavage. Puis certains ont exigé la suppression de la peine de mort et des prisons. Aujourd’hui, d’autres dénoncent la prostitution, le trafic d’êtres humains, la souffrance animale. Le point commun entre ces “abolitionnistes” ? L’indignation contre l’injustice. Or, la crise du coronavirus nous a montré que l’heure d’un nouveau combat a sonné : il y a au moins huit bonnes raisons de fermer définitivement les maisons de retraite.

1. Ce sont des lieux propices à la propagation des maladies

Le coronavirus a très lourdement frappé la Belgique, et la grande majorité des victimes sont des pensionnaires de maisons de retraite. Cette situation s’explique notamment par une mauvaise préparation, des mesures prises trop tardivement et un manque de moyens matériels et humains. La raison principale est toutefois à chercher ailleurs : il était impossible de faire appliquer les mesures de précaution dans ces résidences où les pensionnaires vivent dans la promiscuité. Ces dernières ont bien essayé de les isoler dans leur chambre, mais cette méthode, aussi invivable qu’inhumaine, n’était pas tenable sur le long terme.

2. Les seniors ne veulent pas y aller

Tous les sondages démontrent que nos seniors ne veulent pas être placés en maison de retraite et préfèrent rester chez eux. Or, la plupart du temps, ce sont les familles qui prennent la décision, faute de meilleure option. Elles se retrouvent alors devant un choix cornélien : le placement de leurs parents ou leurs grands-parents, souvent malades et dépendants, en résidence est synonyme d’exposition à d’autres dangers, comme le nouveau coronavirus.

Or, moyennant des investissements massifs dans les soins préventifs et les services infirmiers à domicile, nous pourrions leur offrir une deuxième option valable. D’autant plus que les baby-boomers, génération par nature plus “revendicatrice”, seront vraisemblablement moins enclins à accepter leur sort

https://www.courrierinternational.com/article/plaidoyer-il-faut-supprimer-durgence-les-maisons-de-retraite?xtor=EREC-21-[nl_bestof]-20200807-[plaidoyer_il_faut_supprimer_durgence_les_maisons_de_retraite]

SantéCoronavirus : Didier Raoult ne répond plus


Santé
Coronavirus : Didier Raoult ne répond plus

Omniprésent dans les médias au sommet de la crise du coronavirus en France, le professeur Didier Raoult a subitement changé sa manière de communiquer. Son silence interpelle, alors même que se multiplient les signes de reprise de l’épidémie.Par Hugo SCHERRER – Hier à 20:55 – Temps de lecture : 2 min | Vu 58747 fois

Le Pr Didier Raoult a déposé la semaine dernière une plainte contre le directeur de l’AP-HP Martin Hirsch. Photo Thomas COEX/AFP
Martin Hirsch, directeur des hôpitaux de Paris. Photo d'archives FRANCOIS LAFITE/MAXPPP
Martin Hirsch, directeur des hôpitaux de Paris. Photo d’archives FRANCOIS LAFITE/MAXPPP

Il ne parle presque plus, mais il continue de faire parler de lui. Le professeur Didier Raoult a déposé plainte auprès du parquet de Paris jeudi, pour « dénonciation calomnieuse » contre le directeur des hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch. Ce dernier l’avait accusé de « faux témoignage » après que Didier Raoult a affirmé que la mortalité dans les services de réanimation de l’AP-HP était « de 43% », contre 16% à Marseille.

Une plainte déposée en toute discrétion

Dans « l’ancien monde », le professeur aurait peut-être prévenu la presse de son intention de porter plainte. Il n’aurait pas été absurde de le voir se fendre d’un tweet avant de passer à l’acte.  

Car impossible, il y a quelques semaines, de passer à côté de ses sorties médiatiques. Entre le 14 mai et 23 juin, les caméras de BFMTV, LCI, France 3 PACA, i24 News défilaient dans le bureau du patron de l’Institut Méditerranée Infection à Marseille. Dans le même temps, il se pliait à l’exercice de l’interview pour Sud Radio, Radio Classique, La Provence, ou encore le Parisien.PUBLICITÉAds by Teads

Mais depuis le 25 juin, et un face-à-face sous haute tension avec Jean-Jacques Bourdin sur RMC-BFMTV où il avait menacé de s’en aller, le Pr Didier Raoult n’est pas réapparu à l’antenne.

Moins présent sur le web

De l’omniprésence à la quasi-absence. Le constat est valable aussi sur le web, où l’activité du professeur Raoult a soudainement diminué. Il tenait ce que l’on peut assimiler à une chronique hebdomadaire, diffusée sur le site de l’IHU Méditerranée Infection. Le dernier épisode incarné par l’infectiologue remonte au 7 juillet.

Sur Twitter, les publications sur son compte officiel se sont raréfiées. Depuis la création de son profil certifié, courant mars, il publiait des contenus presque quotidiennement : 20 tweets en mars, 42 en avril, 35 en mai, 30 en juin… Pour seulement 10 tweets en juillet (dont seulement 3 depuis le 23).

Le silence avant… Une deuxième vague ?

Le silence du professeur Raoult interpelle d’autant plus que l’infectiologue, d’ordinaire si engagé dans ses prises de position, a matière pour réagir à l’actualité.

Mardi 28 juillet, la Commission européenne a en effet décidé de miser sur un autre traitement que l’hydroxychloroquine, dont il est le promoteur, en commandant 63 millions d’euros de remdesivir pour traiter les patients atteints par le coronavirus. Le professeur Didier Raoult avait dénoncé ce traitement sur son compte Twitter au début du mois.https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1281107799175544832&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.estrepublicain.fr%2Fsante%2F2020%2F08%2F01%2Fcoronavirus-didier-raoult-ne-repond-plus&siteScreenName=lestrepublicain&theme=light&widgetsVersion=223fc1c4%3A1596143124634&width=550px

Également mardi 28 juillet, l’agence régionale de santé de Paca faisait état d’une recrudescence de cas de Covid-19 dans la région (+244 tests positifs entre le 7 et le 15 juillet, +247 entre le 16 et 21, +421 entre le 22 et le 28), ce qui pose la question d’une éventuelle deuxième vague.

https://www.estrepublicain.fr/sante/2020/08/01/coronavirus-didier-raoult-ne-repond-plus

Pendant que vous dormiezGafa, coronavirus, Hong Kong : les informations de la nuit

Pendant que vous dormiezGafa, coronavirus, Hong Kong : les informations de la nuit

2 MINCOURRIER INTERNATIONAL (PARIS) 

États-Unis : au Capitole, les Gafa sermonnés par les politiques. Les PDG des Gafa – Sundar Pichai (Google), Tim Cook (Apple), Mark Zuckerberg (Facebook), Jeff Bezos (Amazon) – “quatre géants de la technologie d’une valeur totale de près de 5 000 milliards de dollars”, ont affronté mercredi 29 juillet les “questions épineuses” des législateurs américains, à Washington, rapporte le New York Times. Pendant plus de cinq heures, les 15 membres d’un panel antitrust à la Chambre des représentants ont interrogé les dirigeants “sur les tactiques et la domination du marché qui ont fait le succès de leurs entreprises”. Les démocrates ont critiqué ces compagnies “pour avoir acheté des start-up afin de les étouffer”, raconte le journal, tandis que les républicains “se sont demandé si les plateformes avaient muselé les points de vue conservateurs et étaient antipatriotiques”.

Coronavirus : seuils macabres aux États-Unis et au Brésil. Aux États-Unis, le pays le plus endeuillé par la pandémie de coronavirus, le triste cap des 150 000 morts a été franchi mercredi. “Une étape importante de traumatisme et de tragédie qui marque la propagation du coronavirus des grandes villes vers les banlieues et les zones rurales, en particulier au Texas, en Floride, en Californie et en Arizona”, commente le Washington Post. Au Brésil, le bilan s’est aussi accéléré mercredi, avec 90 000 morts. Et “le nombre total d’infections confirmées” depuis l’apparition de la maladie se chiffre “déjà” dans le pays à plus de 2,5 millions, déplore Folha de São Paulo.

Quatre étudiants arrêtés à Hong Kong en vertu de la loi controversée sur la sécurité nationale. Quatre étudiants impliqués dans un groupe prônant l’indépendance, dissous en juin, ont été arrêtés par la nouvelle unité de police de Hong Kong qui applique la loi sur la sécurité nationale, indique le South China Morning Post. Selon la police, les quatre étudiants arrêtés – une jeune femme et trois jeunes hommes âgés de 16 à 21 ans – sont soupçonnés d’“organisation et d’incitation à la sécession”“La police n’a pas révélé l’identité des suspects, mais des images publiées en ligne ont montré que Tony Chung, l’un des anciens organisateurs de Studentlocalism, avait été emmené menottes aux poignets par des agents”, écrit le quotidien. “Il s’agit des premières arrestations visant des figures politiques publiques depuis l’entrée en vigueur de cette loi, imposée par Pékin à son territoire semi-autonome le 30 juin dernier”, relève l’article.

https://reveil.courrierinternational.com/#/edition/1981454/article/1981478

Corymbe, une mission à double facette (cap. vaisseau Tranchant)


Corymbe, une mission à double facette (cap. vaisseau Tranchant)

 Nicolas Gros-VerheydeGolfe de Guinéeopération CorymbePHA Tonnerre  6 min read

(B2) Avant la pause estivale, j’ai choisi de donner la parole au commandant du porte-hélicoptères Tonnerre, le capitaine de vaisseau Arnaud Tranchant, qui vient de boucler une présence dans le golfe de Guinée

Le CV Tranchant à bord du PHA Tonnerre (crédit : Marine nationale)

Déclenchée début juin, cette mission est désormais un classique pour la marine nationale. Depuis 1990, un bâtiment est présent dans la zone (1). Cette fois, avec des conditions d’exécution un peu différentes, compte-tenu de la crise du Covid-19.

Corymbe, c’est une mission à multiples facettes en fait ?

— On peut le dire. Notre présence a deux volets. Premièrement, assurer la sécurité des intérêts stratégiques français. Nous réalisons des patrouilles du fond du golfe de Guinée, dans la zone où nos opérateurs industriels sont présents, en interaction avec les forces françaises prépositionnées en Côte d’Ivoire et au Gabon. C’est un volet purement national. Deuxièmement, nous venons en appui aux marines du Golfe (Sénégal, Côté d’Ivoire, Bénin, Togo, Nigeria et Gabon). Nous faisons des patrouilles en commun ou effectuons des vols à leur profit avec notre hélicoptère de bord Caïman (2) pour surveiller la zone économique exclusive, ou lutter contre la piraterie et contre la pêche illégale. Nous faisons des entraînements conjoints et procédons à de multiples échanges.

Cette collaboration est un point important ?

— Bien sûr. Cela permet de partager l’appréciation de la situation. Ensuite le fait que la marine française soit présente régulièrement nous donne de la crédibilité, nous permet de tisser des liens fraternels assez intimes avec ces marines de manière à nous parler comme de vrais frères d’armes.

La crise du Covid-19 a-t-elle entraîné une modification du cours de la mission ?

— En effet. Cette mission a connu des modalités inédites avec six semaines de mer, en quasi autonomie. Nous avons fait juste deux escales de ravitaillement en gasoil à Dakar. Mais sans ravitaillement en vivres, ni en eau [Le Tonnerre est équipé pour produire sa propre eau potable]. C’était exigeant pour les équipages. Mais nous avons réussi à trouver des modalités, pour faire face à la fatigue induite par ces conditions.

Ce n’est pas la première fois que vous êtes dans la zone. La septième si j’ai bien compté. Quelle leçon en tirez-vous ?

— C’est ma septième mission en zone Corymbe. Il y a ici une densité en mer et une grande diversité des acteurs. Entre les pêcheurs locaux, les pêcheurs plus hauturiers, souvent asiatiques, la présence des plate-formes pétrolières, sans oublier les acteurs de la sécurité, privés ou étatiques, on voit bien ici la maritimisation du monde. Il y a énormément de monde sur l’eau. En vingt ans, j’ai pu assister à la densification des activités, avec du coup une évolution de la sécurité, liée à l’augmentation de ces activités, licites ou illicites.

Les marines locales sont-elles en état, à même de contrer cette menace ?

— Je ne porterai pas de jugement sur l’état des marines. Ce que je vois c’est qu’elles produisent des effets opérationnels. Elles ont déjà des capacités et montent en puissance. Elles naviguent, patrouillent, interviennent. Sur le plan du partage de l’information, le processus [de Yaoundé] produit de l’effet. Maintenant, l’intervention maritime reste un enjeu de taille. Il reste toujours des axes d’effort.

La crise du coronavirus a-t-elle aussi fait évoluer les modes d’action des pirates et bandits de mer ?

— La chute du cours de pétrole a produit une évolution du mode d’action des pirates, comme géographique. Le détournement de pétrole (bunkering) devenant moins rentable dans le golfe du Nigeria, ils se sont tournés vers la prise d’otages, lucratif avec les rançons. Les bunkerings étaient auparavant très concentrés dans les zones pétrolières. Mais cette activité d’otages se produit hors de ces zones, beaucoup plus loin des côtes. Ce qui augmente les zones à risque. Il faudra veiller à l’avenir si cette évolution persiste.

Ces attaques restent plutôt violentes, comparé avec ce qui se produit en Afrique de l’Est ?

— Le caractère très violent des actes pirates dans cette zone persiste. Cela n’a pas changé. Ce ne sont pas des pêcheurs reconvertis comme en Somalie. Ici, ce sont des organisations criminelles, organisées dans cet objectif, dont c’est le revenu principal, avec un impératif de résultat. Ce sont des attaques rapides. Ils montent à bord très vite, repartent avec des otages choisis très vite aussi, pour réintégrer leurs bases cachées [d’où ils négocient le versement d’une rançon]. Ils sont armés, avec des capacités d’autodéfense et d’agression importantes. Cela nous oblige à adapter nos modes : l’attaque étant rapide, il faut agir rapidement.

Vous êtes intervenus ?

— À chaque fois que nous avons pu apporter un appui, nous l’avons fait. Nous avons ainsi pu observer [à distance] trois attaques pirates (3). Toutes trois ont débouché sur des prises d’otages. Pour deux sur trois, nous étions trop loin pour intervenir. Une était davantage à portée. Nous avons déployé notre hélicoptère Caïman pour permettre le pistage de tous les navires à proximité. Les informations ont été transmises aux marines partenaires pour leur permettre d’agir. Nous nous sommes ensuite approchés du navire piraté, pour réconforter les marins, voir s’il y avait des blessés, recueillir les informations. C’est toujours utile pour connaître les modalités d’action des pirates.

Après Corymbe, quel est votre programme ?

— Retour à Toulon, où nous serons en alerte en métropole. En fin année, le navire connaitra un arrêt technique. Et l’année prochaine (2021), nous assurerons la mission ‘Jeanne d’arc’ de formation des jeunes officiers…

(Propos recueillis par Nicolas Gros-Verheyde)

Entretien réalisé le 11 juillet 2020, par téléphone alors que le PHA Tonnerre était dans le Golfe de Guinée par une mer plutôt forte.


Le volet ‘coopération’ de la mission

La mission Corymbe a débuté par des entraînements conjoints avec les éléments français au Sénégal (EFS) et la marine sénégalaise. Fin juin, il s’est d’abord entraîné avec le patrouilleur ivoirien L’Emergence la lagune d’Abidjan, puis, dans le golfe de Biafra, avec les forces gabonaises avec, à la clé, entraînement amphibie, plongée et exercice anti-piraterie. L’hélicoptère Caïman a patrouillé ensuite à la demande du Nigéria et du Bénin pour repérer des navires. Après une seconde escale logistique à Dakar, sur le chemin du retour, le Tonnerre a mené un exercice de tenue de situation « surface » et un treuillage avec le patrouilleur sénégalais Fouladou. Au total, plus de 16.000 nautiques parcourus par le navire et 63 heures de vol pour l’hélicoptère Caïman, dont 12 missions de surveillance maritime.


  1. La France déploie au moins une fois par an dans la zone un grand navire amphibie ou porte-avions hélicoptères (Tonnerre, Mistral…).
  2. L’usage de l’hélicoptère a un gros avantage : augmenter l’allonge du navire. L’autonomie assez importante du Caïman lui permet d’intervenir dans un rayon de 100 nautiques environ (avec une demi-heure sur place et le trajet retour). Il est surtout doté d’un radar de veille surface « très performant » qui permet le recueil d’images de jour comme de nuit.
  3. Il y a un système de déclenchement d’alerte, à la fois sur radio VHF et satellite (doublée sur plusieurs fréquences). Cela permet à la fois aux navires publics d’intervenir comme aux navires marchands d’être informés et de se prémunir d’une attaque. Les centres de coordination mondiale sont aussi informés (via satellite), permettant de répercuter l’information sur tous les autres navires.

Lire aussi sur le sujet :

Et notre dossier Mica Center :

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l’université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 – Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir)

https://www.bruxelles2.eu/2020/07/corymbe-une-mission-a-double-facette-cap-vaisseau-tranchant/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=les-newsletter-total-derniers-articles-de-notre-blog_2

Didier Raoult porte plainte contre Martin Hirsch

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6Medias, publié le jeudi 30 juillet 2020 à 09h45

Selon La Provence, le professeur Didier Raoult a déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse contre le patron de l’AP-HP Martin Hirsch. Ce dernier l’a accusé de faux témoignages sous serment.

Leur opposition va se poursuivre devant la justice.

Selon les informations de La Provence, Didier Raoult attaque Martin Hirsch en justice. A travers la voix de son conseiller, Me Brice Grazziani, le professeur annonce qu’il porte plainte pour dénonciation calomnieuse. Il estime que le directeur général de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris a franchi les limites en l’accusant de faux témoignage sous serment.

L’opposition entre les deux hommes remonte au 26 juin dernier. Ce jour-là, face à la commission d’enquête parlementaire, le célèbre médecin marseillais fait mention d’un taux de mortalité des malades du Covid-19 dans les services de réanimation qui serait de 43% à Paris contre 16% dans les services marseillais. Des accusations en partie contestées par Martin Hirsch le 6 juillet dernier.
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Didier Raoult pointait aussi du doigt la gestion du premier patient chinois traité en France. Âgé de 80 ans et fiévreux, cet homme issu de la région du Hubei, en Chine, n’avait pas été diagnostiqué positif et avait dans un premier temps été renvoyé à son domicile puisqu’il « ne venait pas de l’épicentre de l’épidémie et n’avait pas de signes respiratoires » selon le chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat.

Une lettre qui passe mal

La plainte du professeur marseillais est essentiellement liée à un courrier envoyé par Martin Hirsch à Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, et Brigitte Bourguignon, présidente de la commission. Dedans, il dénonçait, lors de son audition, les déclarations de Didier Raoult « qui mettent gravement en cause l’AP-HP, faites sous serment » et qui « semblent s’apparenter à un faux témoignage ».

Une lettre qui a été la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour l’infectiologue marseillais. « Le professeur Raoult a été beaucoup malmené pendant toute cette crise mais tant que cela reste de l’ordre du débat scientifique, il n’a jamais rien dit. Là, la limite a été dépassée. D’autant que les chiffres qu’il a avancés sont issus de données épidémiologiques de l’AP-HP et de l’AP-HM. Il ne voulait pas laisser passer cela », explique Me Grazziani à La Provence. Il rappelle que ce délit est d’ailleurs passible de cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.

Didier Raoult: « faillite totale » du conseil scientifique et organisation « archaïque » des testshttps://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe?mdtk=01582271&zone=18&type_player=0&sendstats=0&src=f80rk5&width=670&height=377&urlfacebook=https%3A%2F%2Factu.orange.fr%2Ffrance%2Fdidier-raoult-porte-plainte-contre-martin-hirsch-magic-CNT000001s4itF.html&ad=1&autoplay=no&fstart=2&title=Didier+Raoult%3A+%22faillite+totale%22+du+conseil+scientifique+et+organisation+%22archa%C3%AFque%22+des+tests&endMessage=um_pvp_digitekawidget__714505_ultimediaEndRoll&widgetPrefix=um_pvp_digitekawidget__714505_&tagparam=0&tagparamdecoded=&visible=&gdprconsentstring=

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https://actu.orange.fr/france/didier-raoult-porte-plainte-contre-martin-hirsch-magic-CNT000001s4itF.html

Les trois premières fautes de Jean Castex

PORTUGUÊSTÜRKÇEJPEG - 31.5 koJean Castex est un gascon aux dents longues qui n’est pas sans rappeler le personnage d’Eugène de Rastignac créé par Honoré de Balzac. Faisant passer son ascension sociale avant toute idéologie, il a démissionné de son parti politique d’opposition le 3 juillet au matin afin de pouvoir être nommé Premier ministre d’Emmanuel Macron l’après-midi. Il est membre du Siècle, le club de l’establishment d’affaire.

L’administration française fonctionne très bien toute seule. En ce sens, c’est une des meilleures au monde. Le rôle des ministres n’est pas de se substituer aux directeurs d’administration centrale qui font tourner la machine. C’est au contraire d’adapter l’administration aux changements du monde ; de l’orienter dans le sens imaginé par le président de la République et approuvé par les citoyens lors de son élection.

Le président de la République ne peut avoir d’avis sur tout. Mais ils doit penser les Affaires étrangères et la Défense, la Police et la Justice, la Monnaie et les Impôts. C’est ce que l’on appelle les fonctions régaliennes. Actuellement, il doit repenser cet ensemble pour rétablir le contrat social face à une modification profonde des structures de la société.

Les inégalités de patrimoine se sont considérablement accrues. Au cours des dernières années, les classes moyennes ont fondu comme neige au soleil et une nouvelle classe sociale est apparue qui s’est présentée à la vue de tous lors des manifestations des Gilets jaunes. L’homme le plus riche du pays dispose d’une fortune égale à ce qu’un smicard ne parvient pas à gagner brut en un million et demi d’années. Cet écart astronomique renvoie le pays à une organisation médiévale et rend impossible tout fonctionnement démocratique.

Depuis l’accident cérébral du président Jacques Chirac, le 2 septembre 2005, il n’y a plus de pilote dans l’avion. Lors des trois élections présidentielles de 2007, 2012 et 2017, aucun des candidats élus n’a présenté de vision du pays, juste des mesures sectorielles. Privée d’un président digne de ce nom, la France est dès lors à la dérive depuis 15 ans.

Le nouveau Premier ministre français, Jean Castex, est un très haut fonctionnaire dont tout le monde loue l’efficacité et l’attention aux autres. Mais ce n’est pas un responsable politique capable de fixer des objectifs nouveaux et de repenser l’architecture du système.

Son directeur de cabinet, Nicolas Revel, est partisan d’un atlantisme féroce. Il est le fils de l’académicien Jean-François Revel et de la journaliste Claude Sarraute. Le premier était le principal agent de la National Endowment for Democracy en France. La seconde était chroniqueuse au Monde. Avec humour, elle s’est appliquée à ridiculiser les syndicats ouvriers et à valoriser les combats sociétaux. Mathieu Ricard, le frère de Nicolas, est un porte-parole du dalaï lama qui ne manque jamais une occasion de dénoncer la Chine.

Le bilan des premiers jours de Jean Castex à Matignon est catastrophique. Dans cet article, je pointerai ses trois premières décisions en matière d’organisation du gouvernement, de réponse à la pandémie et de politique européenne.

1- La réforme des cabinets ministériels

Dès la nomination de son gouvernement, le nouveau Premier ministre a réformé la règle limitative imposée par son prédécesseur à la composition des cabinets ministériels. Il a élargi le nombre des collaborateurs politiques de 10 à 15. En effet, les ministres des gouvernements d’Édouard Philippe se plaignaient de ne pas avoir d’équipe assez nombreuse pour pouvoir contrôler les administrations centrales. À quoi servaient donc leurs 10 collaborateurs ? À répondre au public et à améliorer leur image.

Certes, les ministres ne sont pas élus et n’ont donc de compte à rendre qu’au Premier ministre et au président de la République, pas directement aux électeurs. Mais comme chacun pense d’abord à sa carrière, puis à sa fonction, 10 collaborateurs de relations publiques, ce n’est pas de trop.

Dans ces conditions, il ne fallait pas créer 5 postes supplémentaires auprès de chaque ministre, mais veiller à ce que les collaborateurs engagés le soient dans l’intérêt du gouvernement, pas de l’avenir du ministre. En effet, sans préjuger de ce que chacun fera, il est évident que Jean Castex ne souhaite pas que les conseillers interférent avec l’administration, mais qu’ils informent les ministres sur les aspects techniques des dossiers. Ce n’est qu’un tout petit pas en avant qui ne règlera pas le problème.

2- Les masques obligatoires

Juste avant d’être nommé Premier ministre, Jean Castex fut chargé d’une mission sur le déconfinement après l’épidémie de Covid-19. Il est donc censé avoir réfléchi à la prévention de cette maladie.

Alors que le gouvernement précédent avait déclaré que les masques ne servaient pas à grand chose, Jean Castex les a rendus obligatoires. L’opinion publique a interprété à tort ce changement de consigne en fonction de la disponibilité de ces masques : quand il n’y en avait pas, ils ne servaient à rien, quant ils sont là, ils deviennent obligatoires.

En réalité, huit mois après le début de l’épidémie mondiale, on ne sait toujours pas comment ce virus se transmet et donc comment on peut éviter sa propagation. La différence des consignes n’est pas due à la disponibilité des masques, mais à la volonté du nouveau gouvernement de montrer qu’il prend les choses en main. Ce n’est pas une mesure médicale, mais une manière de se rassurer.

Souvenez-vous, lorsque le virus est arrivé en Occident, toutes les autorités affirmaient qu’il se propageait par contact via des surfaces solides. Une hystérie s’est emparée de l’Europe à propos des poignées de portes. Il suffisait d’en toucher une et de porter sa main au visage pour risquer la mort immédiate.

On avait en effet découvert que le virus pouvait survivre quelques heures sur des poignées de porte et même deux jours sur du carton. On en avait conclu que les lettres et paquets devaient être conservés pendant 48 heures avant de les ouvrir. Aujourd’hui, ces consignes paraissent idiotes et personne ne les suit. Pourtant, au plan scientifique, rien n’a changé. On n’en sait pas plus sur les modes de contamination aujourd’hui qu’hier. On a juste remarqué qu’il ne semble pas y avoir de transmission via des surfaces solides. On « croit » donc qu’elle se fait directement par quelques mystérieux liquides humains. L’« opinion » communément admise affirme que la maladie se transmet par les gouttelettes respiratoires. Il convient donc de porter le masque. Mais cette croyance n’est pas plus sûre que la précédente.

Je me souviens que l’on avait agi de la même manière lors de l’épidémie de sida. Le rétrovirus avait été identifié dans le sang et le sperme. On en avait conclu qu’il pouvait se transmettre par les moustiques et la fellation. Pendant trois ans, les autorités sanitaires de nombreux pays ont multiplié les messages de prévention en ce sens. Aujourd’hui, on sait qu’elles se trompaient. Le sida ne se transmet pas par les moustiques, ni par la fellation.

L’erreur est de croire qu’il suffit d’attraper un virus pour tomber malade. Or, le corps humain est prévu pour vivre avec de nombreux virus. La plupart du temps, il sait comment s’en protéger. La Covid-19 est une maladie respiratoire. Elle se transmet donc a priori comme les autres maladies respiratoires : par l’air. Si c’est le cas, les seuls masques utiles doivent être hermétiques, comme des masques à gaz utilisés par les armées ou les laboratoires P4. Les masques chirurgicaux sont au contraire de fausses protection car ils n’adhèrent pas à la peau et laissent passer l’air en de nombreux endroits.

Dans le cas où la Covid-19 se transmet comme toutes les autres maladies respiratoires —ce qui est a priori l’hypothèse la plus probable—, la prévention doit être d’aérer les espaces fermés. Ce que l’OMS avait déclaré au début de la pandémie.

Cependant, un autre problème surgit. On a installé au cours des dernières années des systèmes de climatisation dans de nombreux immeubles. Si l’air climatisé absorbe des vapeurs d’eau contaminée, toutes les autres personnes respirant cet air risquent d’être contaminées. On se souvient de l’épidémie de légionellose (une infection bactérienne pulmonaire grave) lors de la convention de l’American Legion, en 1976 à Philadelphie. La même maladie fut transmise de la même manière, en 2000, à des patients de l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris, peu après son ouverture. Il fallut réformer tout le système de climatisation de ce gigantesque hôpital flambant neuf.

Il faut distinguer les systèmes de climatisation qui expulsent l’air à l’extérieur de ceux qui fonctionnent en circuit fermé, diffusant éventuellement la maladie dans tout l’établissement. Les contaminations dans les abattoirs, espaces climatisés en circuit fermé et à basse température, laissent à penser que cette hypothèse devrait être prise très au sérieux.

Envisager cette hypothèse, c’est envisager d’admettre que de nombreux bâtiments modernes doivent être réhabilités, comme on l’a fait avec l’hôpital Pompidou. Ce sont des budgets conséquents comparables à ceux que l’on dépense pour désamianter des immeubles.

Pour un haut-fonctionnaire, il vaut mieux ignorer cette question. Ne rien changer, agir comme d’autres États et rendre obligatoire le port du masque.

3- Le moment hamiltonien

Le projet franco-allemand du chancelier Helmut Köhl et du président François Mitterrand fut conçu durant la Guerre froide. Énoncé par le Traité de Maastricht, en 1992, il se poursuit inexorablement. L’objectif stratégique est de construire une structure supra-étatique capable de neutraliser les divergences d’intérêt entre les deux pays et de rivaliser économiquement avec les États-Unis, la Russie et la Chine. Inexorablement, les pièces du puzzle se mettent en ordre une à une comme ce fut le cas avec le Traité constitutionnel.

Vu l’opposition de nombreux peuples européens à cette construction sous contrôle US, les étapes actuelles sont difficiles à franchir, mais l’épidémie de la Covid-19 permet aux dirigeants allemands et français d’agir à la faveur de la panique sanitaire. C’est le hamiltonian moment (« moment hamiltonien »), par référence à la manière dont Alexander Hamilton fit basculer son pays d’un système de coopération entre États indépendants à une Fédération. Durant la période 1789-95, lorsqu’il fut le 1er secrétaire au Trésor des États-Unis, il fit reprendre les dettes contractées par les États membres lors de la guerre d’Indépendance par le gouvernement fédéral, créant ainsi leur dépendance. Cependant, ce ne fut que soixante-dix ans plus tard, lorsque les États du Sud refusèrent les droits de douane uniques que le gouvernement fédéral tenta de leur imposer dans l’intérêt des États du Nord que le fédéralisme s’avéra un carcan, provoquant la guerre de Sécession.

À l’issue d’un des plus longs sommets des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne, un plan de 750 milliards d’euros a été adopté par le Conseil européen pour faciliter la reprise économique post-Covid. Il ne sera pas financé par une dévaluation de l’euro car seuls 19 États en sont membres sur 27, mais par des emprunts de 30 ans. Il devrait donc être sinon impossible du moins très difficile d’organiser des sorties de l’Union sur le modèle du Royaume-Uni durant les 30 prochaines années.

Dans un premier temps, lorsque les entreprises recevront des subventions ou des prêts européens, tout le monde se réjouira. Mais lorsque les choses iront mieux et que l’on constatera s’être aliéné pour 30 ans, la révolte grondera.

Ce plan est présenté comme une mesure d’urgence face à une terrible crise. Il ne s’agit que d’un emballage de communication comme l’atteste le fait qu’une fois adopté par le Conseil des chefs d’État et de gouvernement, il a été renvoyé devant le Parlement européen et les parlements nationaux qui ne se prononceront pas avant des mois. Durant toute cette période l’aide prétendument « d’urgence » sera bloquée.

Ce plan est accompagné d’un nouveau budget de l’UE pour les sept prochaines années. Il révèle la vraie nature de cette union : par exemple, alors que l’on communiquait sur la nouvelle « Défense européenne », son budget de la Défense est divisé par deux sans explication.

C’est ce tour de passe-passe que Jean Castex vient d’avaliser, faisant passer le rêve de puissance de Kohl et Mitterrand, puis de Merkel et Macron, avant la volonté d’indépendance des peuples. Il s’agit d’un choix d’une extrême gravité qui s’est déjà fracassé les deux fois où la France seule, puis l’Allemagne seule, l’ont tenté avec Napoléon et Hitler. Dans la version actuelle, les chefs d’État des deux pays sont d’accord entre eux, mais probablement pas leurs peuples et encore moins ceux des autres pays concernés.

Emmanuel Macron et Jean Castex ont accepté à la place des Français d’enchaîner le pays à l’UE pour 30 ans afin de récupérer 40 milliards d’euros. Mais pour quoi faire ? Pour réformer le mode de rémunération du travail et résorber le gouffre social entre les ultra-riches et les autres ? Pour indemniser les Français dont le travail a été détruit par un confinement imposé ? Ou pour gagner du temps tout en préservant la paix sociale ? Malheureusement, ces deux hommes ne veulent rien changer et cet argent sera dépensé en pure perte.

https://www.voltairenet.org/article210583.html