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Virus… blocus, Par Michel Raimbaud

Virus… blocus, Par Michel Raimbaud

Publié par Candide le 28 mars 2020 dans Chroniques      Rate This

Virus… blocus

Par Michel RaimbaudMondialisation.ca, 27 mars 2020

Nous sommes des mille et des millions à goûter aux plaisirs du confinement. C’est la faute à ce virus crochu, invisible mais omniprésent, qui guette ses victimes tapi dans leurs voies respiratoires, réveillant les peurs ancestrales. Sages ou craintifs, les citoyens acceptent les règles nouvelles, appréhendant ce que sera l’après. Revisité, le temps d’avant était un paradis : c’était il y a un mois, il y a quinze jours, c’était hier.

Ils seront innombrables, en France et dans cette vieille Europe devenue le foyer du virus, à faire des comptes et à en demander, à proposer des priorités pour réparer les dégâts. Avant d’entamer toute réflexion, il conviendra de réviser les idées reçues que les événements ont fait voler en éclats et d’en tirer des leçons. Puissent les mesures prises dans une situation d’exception ne pas être fatales à une certaine exception française.

L’Euro-Amérique n’est plus le « cœur » du monde, ayant perdu sa suprématie globale et son magistère intellectuel et moral. Difficile à gober pour un béotien comme l’oncle Donald, suprématiste hors pair, et pour les clients de l’idéologie occidentaliste. Si certains ont évoqué « la mort cérébrale » ou « le déclin de l’Occident », ce sont de simples éclairs tant est enracinée la conviction nombriliste. Il reste que l’épisode du coronavirus aura ruiné irrémédiablement l’image de l’Amérique* et de l’Europe, où la pandémie a établi ses quartiers. C’est en effet auprès de l’Organisation de Coopération de Shanghai (Chine, Russie et alliés asiatiques) que la plupart des pays, alliés y compris, auront cherché appui.

Accusée par Trump d’être le responsable de la pandémie (le « virus chinois »), la Chine, premier pays à avoir su juguler l’effrayant fléau, est sollicitée par le reste du monde. Forte du prestige que lui vaut sa gestion – un brin idéalisée – de la crise et désormais surpuissante, elle affirme son nouveau leadership. Qu’il s’agisse de l’Italie, abandonnée en première ligne sur le front coronique par ses partenaires européens, ou de la France, durement frappée, l’aide en matériel et en personnel de l’Empire du Milieu n’est pas passée inaperçue…

La Russie a lancé elle aussi des opérations de secours, envoyant vers l’Italie, par avions-cargos, du matériel de dépistage et de désinfection, tandis que son armée de l’air acheminait huit brigades mobiles de médecins et une centaine de virologues et épidémiologistes. L’Institut moscovite de dépistage du Corona annonce l’envoi d’une assistance d’urgence à seize pays : les membres de l’Union Economique Eurasienne (ex-URSS), mais aussi l’Iran, l’Egypte, le Venezuela, la Corée du Nord, la Mongolie. La Serbie a choisi elle aussi de faire appel à Moscou et Pékin.

Cet investissement des deux grands de l’Eurasie dans une action d’urgence aura eu un impact considérable. Médiatisation ? Ni plus ni moins que les « grandes démocraties » naguère. Que pourraient bien médiatiser nos médias de révérence, sinon l’absence de toute solidarité des Etats occidentaux, la vanité de leurs leçons de morale, leur acharnement à poursuivre des guerres illégales ou « invisibles », et la fin du monopole « atlantiste » dans le domaine humanitaire, cheval de bataille pour l’ingérence. Le mainstream aura été à la hauteur de sa réputation, le dépit portant d’ailleurs à ressasser les mensonges les plus éculés sur les « pays qui fâchent » (Syrie, Iran, Russie, Chine) !

Dans le même temps et autre signe des temps, l’Amérique est défiée jusque dans son ex-arrière-cour, son ignominie et son impuissance étant affichées à la face du monde. Après soixante ans de sanctions, Cuba est toujours debout et a développé une médecine de pointe : le 16 mars, à la demande de Londres, on y accueillait sous les acclamations un navire de croisière (MS Braemar) et sa cargaison de passagers occidentaux ailleurs indésirables (dont 5 « positifs » et 40 à l’isolement). La Havane a envoyé par ailleurs une mission médicale en Italie. Des sots s’en étonneront, mais les gestes ne s’oublieront pas, n’en déplaise aux esprits chagrins.

Le Venezuela, provocation permanente, est frappé par la pandémie. Une occasion minable d’exhiber un acharnement « viral ». C’est sous forme de sanctions meurtrières et dévastatrices que se manifestent les attentions de Washington : le coût des dépistages se trouve propulsé à des niveaux exorbitants. Valet fidèle, le FMI a refusé le prêt demandé par Caracas : Maduro manquerait de légitimité. Selon les experts onusiens, de telles sanctions « s’apparentent à une action génocidaire » et leurs « architectes » devraient être poursuivis et emprisonnés à vie, du moins « dans un monde décent ». Il ne l’est plus, depuis belle lurette.

Le comportement criminel de l’Amérique et des « grandes démocraties s’est inscrit dans le paysage à partir de 1991, tandis qu’émergeait le paradigme d’une « communauté internationale » réduite aux laquais. C’est à la résignation de ceux-ci, à leur aveuglement idéologique et à leur complicité qu’une « troïka » pervertie doit sa capacité de nuisance. Bien que le premier véto russo-chinois contre une ingérence militaire en Syrie, en octobre 2011, ait stoppé les élans de l’arrogant triumvirat, celui-ci a de beaux restes et de malfaisants relais.

Un demi-siècle après sa naissance « sous X », la « théorie du fou » de Nixon et Kissinger, loin d’être la touche folklorique d’une « géopolitique racontée aux grands enfants », est pour l’Occident une clé essentielle du Grand Jeu. Éructant au milieu de sa cour des miracles, le gangster à la mèche jaune a fait des adeptes au Moyen-Orient. Avec Netanyahou, bourreau des Palestiniens et complice d’une « transaction » ignominieuse, Erdogan l’hystérique Mamamouchi, et Mohammed Ben Salman, qui rêve de transformer l’Arabie en Disneyland ou en lupanar, voilà cet OVNI maléfique en mesure d’instaurer un chaos sans fin au centre de « la ceinture verte », à l’ombre de la nouvelle peste.

Ce qu’écrit Doug Bandow le 22 mars dans The American interest vaut son pesant d’encre : « Le coronavirus signifie que l’Amérique est brisée. Trump devrait sortir de l’enfer syrien », « le Moyen-Orient a perdu sa signification stratégique », les deux craintes majeures ayant disparu : (1) « Personne ne menace de conquérir le pétrole dont dépend l’Occident », (2) « Personne ne menace la survie d’Israël, superpuissance régionale ». Mon Dieu, si c’était vrai ? Aux doux rêveurs, on rappellera que l’Amérique s’acharne à mener en Syrie une guerre «invisible et sans fin» pour interdire la paix et la reconstruction, qu’elle maintient une occupation illégale à l’est de l’Euphrate, pour « contrôler le pétrole syrien » (sic dixit Donald).

Agressée par une coalition hybride où se retrouvent les membres de l’OTAN, les forces de l’islamisme dévoyé et une multitude de comparses, la Syrie est frappée depuis 2011 par une pléthore de sanctions infâmes et sadiques, dans l’indifférence quasi-générale…Rappelons que les sanctions (commerciales ou financières) ont pour but d’empêcher un Etat de fonctionner et d’étrangler son économie. Elles ont entre autres pour résultat d’interdire les importations de médicaments et matériels sanitaires, et de rendre impossibles la réparation des équipements. Ce qui est dramatique pour un pays dévasté comme la Syrie.

Comment des Etats peuvent-ils se prétendre « civilisés » alors qu’ils n’ont pas le courage de briser l’omerta, loi des mafieux. Exiger une levée immédiate des sanctions ne suffit pas. Chaque pays peut prendre la décision, seul ou dans un cadre collectif. Il y a urgence : la Syrie entre dans sa dixième année de guerre et on peut s’inquiéter de l’impact que pourrait avoir le corona, déjà présent dans la région. En effet, la pandémie ne saurait occulter les menées criminelles des alliés de Washington : Israël responsable du confinement massif des Palestiniens, notamment à Gaza ; Erdogan et son chantage au « lancer » de réfugiés vers l’Europe, nul ne se souciant des malheureux migrants piégés par les frontières fermées.

Il faut également lever le siège criminel imposé par l’Amérique à l’Iran. Résistant depuis quarante ans aux sanctions imposées à l’instigation de Washington et confronté à la ré-escalade engagée par Trump depuis son retrait illégal du traité nucléaire, il y a deux ans, l’Iran figure en outre parmi les Etats les plus menacés par la pandémie. L’interdiction de commercer en dollars revient à lui interdire tout achat de médicaments et d’équipements sanitaires, alors qu’il est économiquement étranglé (Téhéran aurait demandé un prêt d’urgence de cinq milliards de dollars au FMI). Il s’agit pour l’Amérique de le soumettre. Si dans un accès de sagesse les Européens viennent en aide à l’Iran, ils rachèteront un peu la communauté des « chefs d’Etat du monde » auxquels en appelle Ruhani : L’Amérique n’est pas seulement responsable de la mort d’un iranien toutes les dix minutes, elle menace la vie du monde. Téhéran et Qom ne sont pas si loin de Paris, Londres et New-York. « Vous êtes des insolents, des oppresseurs, des terroristes » : seuls blâmeront Ali Khamenei d’avoir ainsi stigmatisé les dirigeants américains ceux que la vérité blesse.

Michel Raimbaud

Virus… blocus

https://tunisitri.wordpress.com/2020/03/28/virus-blocus-par-michel-raimbaud/

Non, la France n’est pas en guerre !

Non, la France n’est pas en guerre !


Par Slobodan Despot − Le 22 mars 2020 − Source antipresse.net

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…Enfin, pas celle qu’on lui promet. La France risque de se réveiller demain en comprenant qu’elle était elle-même la cible de la guerre proclamée par M. Macron. Mais il sera trop tard. Avec ou sans virus, elle devra vivre pieds et poings liés.


Le monde qui est entré dans le Coronavirus n’en sortira plus. Ce qui en sortira sera quelque chose de radicalement différent. Nous ne savons pas quelle sera la portée de ce virus sur le corps physique de l’humanité, mais nous voyons déjà son action sur son corps social. L’exemple français est très parlant.

La guerre… contre qui ?

Le 16 mars dernier, M. Macron a solennellement proclamé: «Nous sommes en guerre» et la nation entière lui a emboîté le pas, lui qu’elle détestait hier encore. Depuis les balcons où ils sont confinés, les Français comptent les entorses à la loi martiale et s’empressent de les dénoncer sur les réseaux sociaux voire plus haut. Ils sont si émoustillés par les harangues dont on les bombarde à longueur de journée qu’ils ne remarquent même pas le danger de cet entraînement.
Non, la France n’est pas en guerre. Pour sa sauvegarde en tant que peuple et en tant que démocratie, elle doit s’ôter cette idée de la tête. Elle est en situation de pandémie, une situation que les structures compétentes de l’Etat sont censées savoir affronter. Ce qui l’attaque n’est pas un adversaire humain, c’est une maladie. Lorsque la France était ravagée par la peste, on ne parlait pas de guerre, mais de fléau de Dieu. Lorsque la France entre concrètement en guerre contre quelqu’un, comme lorsqu’elle participa au bombardement de la Serbie ou de la Libye, le président ne va surtout pas dire au peuple qu’il est en guerre.

La guerre dont on parle aujourd’hui n’en est pas une… à moins qu’on ait oublié d’ajouter l’adjectif: guerre civile.

La transmissibilité de cette maladie est un levier de contrôle absolu de la population. S’il ne s’agissait que de notre vie, personne ne pourrait rien nous imposer. Mais par la contagion nous sommes liés par un réseau de responsabilités — et donc de culpabilités — enchaînées. En proclamant que le virus est l’ennemi, les citoyens sont tous des vecteurs potentiels de l’ennemi. Autrement dit, des collabos, et à ce titre potentiellement justiciables comme tels: avec rigueur et de manière expéditive. Par extension de la métaphore, la régulation de leurs conditions de vie et de travail peut dorénavant elle aussi être «militarisée»1

C’est ainsi qu’avec la «déclaration de guerre» de M. Macron, le collimateur s’est subrepticement déplacé de la maladie vers ses vecteurs potentiels sans même qu’ils aient senti la pastille rouge du pointeur laser se poser sur leur front.
Pour en arriver là, il aura fallu les nouvelles dantesques de Chine, puis ce brusque saut de cavalier vers l’Iran et l’Italie à nos portes. L’Italie où la maladie se déchaîne… avant tout sur ceux qui, hélas, étaient d’emblée les plus exposés 2. Il aura fallu, dès le départ, une surenchère de dramatisation médiatique, souvent inconsciente. Par exemple, le simple fait de parler initialement du Coronavirus au lieu d’un coronavirus, membre d’une famille étudiée depuis les années 1960 et comprenant aussi bien le SARS de 2003 que des «types de coronavirus bénins», naturellement hébergés par l’homme.

En France, le jour où la guerre est officiellement déclarée (16 mars), le COVID_19 a officiellement fait 148 morts sur 6645 cas confirmés. C’est grave et préoccupant, mais on est loin, comme l’explique le Pr Didier Raoult, du pic de mortalité saisonnière associée aux infections virales de 2017 qui avait fait plus de 10 000 morts (et qui correspondrait, pour un même taux de mortalité déclaré de 2,2%, à quelque 500 000 contaminés).

Devoir de pessimisme, congé de la raison

«Certes», nous dit-on, «mais attendez de voir!» En effet, nous ne savons rien de ce qu’il arrivera demain. Les courbes de progression du virus peuvent frôler la verticale, il peut soudain muter et tuer 60% des contaminés comme le H5N1. Tout peut arriver — y compris un dégonflement de la menace comme ce fut le cas avec H1N1. Mais on a comme l’impression que personne n’a envie d’entendre les hypothèses intermédiaires. Seule l’option du pire a pignon sur rue, car l’incertitude en matière de santé publique ne profite qu’aux pessimistes. Ce devoir de pessimisme, c’est l’avantage stratégique d’une épidémie en termes de contrôle des masses. On n’en voudra à personne d’en avoir fait trop; on lynchera celui qui sera suspecté de n’en avoir pas fait assez.3

C’est une véritable crémaillère vers la dictature, un mur de confinement auquel chacun, depuis le simple pékin psychosé jusqu’au ministre qui ne peut «faire moins» que ne lui enjoignent les médias, ajoute de bon cœur sa petite brique — tout en se privant d’une part de raison et de libre arbitre.

Si l’État français se considérait réellement en guerre avec le virus, il réquisitionnerait des usines pour fabriquer des masques au lieu de bloquer celles qui peuvent en procurer rapidement 4. Il mettrait immédiatement à profit les résultats encourageants de la chloroquine 5 plutôt que de les noyer dans des débats cauteleux. Il desserrerait l’étau psychologique dévastateur que représente le confinement à domicile, mesure carcérale qui génère déjà des conflits graves et des effondrements psychologiques. La résistance morale de la population est un facteur clef de toutes les guerres, autant que les forces armées, et c’est ce facteur dont les mesures extrêmes sont en train de priver le pays.

L’état de guerre, c’est l’abolition de la vie parlementaire et des libertés, le gouvernement par décret-loi, le droit d’ingérence du pouvoir dans toutes les sphères de la vie privée et le monopole de l’État et de ses relais sur les fake news. C’est sans doute à quoi M. Macron rêvait de parvenir — et que le virus lui a offert sur un plateau. Reste à savoir combien de temps la peur, chez les Français, fera passer la pilule de l’oppression.

Slobodan Despot

Note du Saker Francophone

Cette article est issu du drone, la newsletter hebdomaire du site antipresse.net. Retrouvez y chaque semaine Slobodan Despot et son équipe.

Ce week-end Slobodan Despot vous propose en vidéo une analyse de la situation et de ses perspectives.

Notes

Relu par Kira pour le Saker Francophone

  1. Ainsi, la nuit du 20 au 21 mars, le Sénat a pris des mesures d’exception à vocation sanitaire impliquant des modifications du droit du travail qui seront non temporaires. En outre ces mesures permettront au parlement de légiférer sans contrôle pour sauver l’économie. 
  2. Voir les statistiques de l’Institut de santé publique italien du 17 mars. 
  3. On a beaucoup reproché à Roselyne Bachelot d’avoir accepté un très important stock de vaccins et de masques. Aujourd’hui les journalistes la réhabilitent en disant qu’on ne peut jamais en faire trop, justifiant ainsi les mesures les plus draconiennes! Forts de l’idée que l’épidémie progresse en France parce que M. Macron n’en n’aurait pas assez fait au début, les médias nous martèlent qu’il faut désormais accepter les mesures les plus contraignantes, même pour longtemps. 
  4. On apprend en dernière minute que LVMH va «se mobiliser» pour produire les masques dont la France a besoin. Quel Etat attend le geste de bonne volonté d’une multinationale pour se procurer un article d’importance vitale? 
  5. Essai clinique mené par le Pr Raoult sur 24 patients. «Au bout de six jours de traitement au Plaquénil (le nom commercial de la molécule, ndlr), 75% des porteurs ont une charge virale négative.» Les États-Unis et la Chine ont immédiatement compris l’intérêt de cette molécule. 

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https://lesakerfrancophone.fr/non-la-france-nest-pas-en-guerre

ACTIVITÉS DES SERVICES DE RENSEIGNEMENT …

… ACTIVITÉS DES SERVICES DE RENSEIGNEMENT …
Un sénateur américain aurait profité d’informations confidentielles pour se défaire de ses titres
boursiers avant la déclaration de la pandémie…
Selon les médias américains, le républicain Richard Burr, président de la Commission du
renseignement du Sénat américain, s’est défait de nombreux titres avant la chute des valeurs
boursières, tout en assurant au public américain que l’épidémie du nouveau coronavirus (Covid-19)
était contrôlable aux États-Unis. Le sénateur républicain Richard Burr, de la Caroline du Nord, est
président de la Commission du renseignement et membre de la Commission de la Santé du Sénat
américain. La radio publique nationale (NPR) a rapporté que Richard Burr recevait régulièrement des
briefings du Sénat sur le Covid-19. NPR a commenté que Richard Burr avait participé à la rédaction du
cadre de réponse aux épidémies aux États-Unis, mais il n’avait jamais émis d’alerte à la hauteur au
public depuis février. Dans une tribune publiée le 7 février sur le site de Fox News, Burr a ainsi écrit :
« Le gouvernement est mieux préparé que jamais pour parer au Covid-19, et le Congrès a élaboré un
Renseignor N° 1121 le 29 mars 2020 4
cadre juridique, dans lequel, l’administration Trump a également activement répondu au Covid-19 ».
Néanmoins, un enregistrement secret révélé par NPR jette un pavé dans la marre. L’enregistrement
montre que Richard Burr a lancé le 27 février un avertissement très sérieux lors d’une rencontre
privée : « Le Covid-19 est bien plus agressif dans la façon de se transmettre que ce que nous avons vu
dans l’histoire récente et ça ressemble probablement à la pandémie de grippe de 1918 ».
Malheureusement, seuls quelques riches patrons ont eu la chance d’entendre ces rappels. Ce jour-là,
le président américain a encore affirmé avec conviction que l’épidémie était sous contrôle et allait
bientôt disparaître. Jusqu’au 13 mars, date à laquelle l’état d’urgence a été déclaré, les mesures antiépidémiques pertinentes ont été progressivement renforcées. Alors que Richard Burr a conservé secret
le risque du Covid-19 signalé à l’avance, le peuple américain n’a pas pu se protéger. Selon le bilan du
CDC américain, un total de 15 cas confirmés de Covid-19 ont été signalés aux États-Unis le 27 février.
Aujourd’hui, il y a plus de 14 000 cas confirmés dans le pays. Richard Burr n’est pas le seul à avoir
profité de sa position privilégiée pour éviter la chute de son portefeuille boursier. Actuellement, au
moins trois autres sénateurs assumant de hautes fonctions ont été accusés d’utiliser des informations
inaccessibles au grand public pour vendre de grandes quantités de titres avant que le marché ne soit
en difficulté. On se demande combien d’autres politiciens américains connaissent les risques de
l’épidémie mais restent silencieux. L’une des fonctions importantes des sénateurs consiste à superviser
le travail du gouvernement, mais au lieu de s’acquitter de leurs fonctions, ces sénateurs américains ont
aidé le gouvernement à dissimuler ses erreurs et à tromper le peuple. Ce n’est pas un hasard.
L’épidémie est un miroir qui reflète l’hypocrisie de certains politiciens.
(Radio Chine internationale, le 23-03-2020)
Covid-19 : Le Mossad chercherait à récupérer le maximum d’équipements, de kits et de
traitements expérimentaux pour Israël…
Le Mossad israélien ne chôme pas en cette période de pandémie de Covid-19. Une de ses équipes a
réussi à détourner une partie de l’aide chinoise destinée à l’Italie en République tchèque, tandis qu’une
autre équipe a réussi à intercepter et à récupérer des kits de dépistage chinois destinés aux Émirats
arabes unis et un autre lot de molécules fabriquées en Chine destinées à l’Arabie saoudite. Jusqu’ici,
ce genre d’activités est considéré comme une routine. Ce qui ne l’est pas par contre est la course
effrénée pour obtenir le degré d’avancement des recherches sur le SRAS-nCoV-2 en Chine et même
aux États-Unis. Le Mossad israélien est impliqué dans toutes les opérations visant à récupérer le
maximum d’équipements, de kits et de traitements expérimentaux et les diriger vers Israël.
(Press TV, le 23-03-2020)
En Israël, 500 personnes en contact avec des porteurs du Covid-19 identifiées grâce au
programme de surveillance de masse du Shin Beth…
Le service de sécurité, le Shin Beth, a affirmé jeudi soir que son programme de surveillance de masse
a jusqu’à présent aidé à identifier 500 patients atteints de coronavirus. Il indique que les 500 personnes
identifiées ont été en contact avec des porteurs de coronavirus par le biais du suivi des téléphones
portables. « Sans les trouver rapidement et les mettre en quarantaine, ils auraient sûrement infecté
sans le savoir beaucoup plus de gens » a averti le Shin Beth dans un communiqué. Au cours des deux
dernières semaines, l’agence de sécurité intérieure a travaillé avec le ministère de la Santé pour
retracer les mouvements des patients atteints de coronavirus en utilisant la masse de données de
téléphones et de cartes de crédit à sa disposition, qu’elle n’est généralement pas autorisée à utiliser
pour des raisons autres que la lutte contre le terrorisme. Le service de sécurité n’a pas précisé combien
de personnes au total ont été identifiées comme étant en contact avec un porteur de coronavirus
confirmé, mais seulement les 500 cas qui ont également été testés positifs pour la maladie. De son
côté, le service de renseignement, le Mossad, a aidé à acheminer 400 000 kits de tests de coronavirus
supplémentaires en Israël depuis un lieu étranger non divulgué, a indiqué jeudi soir le bureau du
Premier ministre.
(I24News, le 27-03-2020)
Covid-19 : Au Kenya disparition de six millions de masques destinés à l’Allemagne…
Quelque six millions de masques destinés à l’Allemagne pour faire face à la pandémie provoquée par
le nouveau coronavirus ont été perdus au Kenya, a annoncé mardi une porte-parole du ministère
allemand de la Défense. « Il y a six millions de masques de protection qui ont été perdus au Kenya » a
déclaré à l’AFP cette porte-parole, confirmant une information du Spiegel. Ces six millions de masques
Renseignor N° 1121 le 29 mars 2020 5
FFP2 ont disparu d’un aéroport du Kenya à la fin de la semaine dernière. Ils étaient censés être livrés à
l’Allemagne le 20 mars, selon le magazine. « Nous tentons d’en savoir plus » a déclaré la porte-parole,
notamment pourquoi ces masques transitaient par le Kenya. Elle a assuré que ces articles, dont la
provenance n’a pas été précisée, n’avaient pas encore été payés par l’Allemagne. Les autorités
tchèques avaient saisi le 17 mars 680 000 masques et des appareils respiratoires dans un entrepôt
d’une entreprise privée de Lovosice, au nord de Prague, présentant l’opération comme un grand
succès contre le trafic existant dans ce domaine. Une partie de ces masques étaient en fait un don
chinois destiné à l’Italie, le pays européen le plus touché par la pandémie.
(Africa Radio, le 24-03-2020)

https://cf2r.org/wp-content/uploads/2020/03/Renseignor1121.pdf

Et si le Covid-19 accélérait le basculement du monde vers l’Asie ?

Et si le Covid-19 accélérait le basculement du monde vers l’Asie ?

 Par Marc Endeweld  |  26/03/2020, 9:38  |  952  mots

(Crédits : Reuters)

LE POLITOSCOPE. En arrière-fond de la gestion sanitaire de la pandémie de la Covid-19, la rivalité entre les Etats-Unis et la Chine s’accentue dans la course au leadership mondial. L’Europe, elle, aura montré son incapacité à parler d’une seule voix.

Comme un parfum de guerre froide : depuis l’émergence du SARS-CoV-2, le virus responsable de la Covid-19, la Chine et les Etats-Unis se livrent une bataille politique et médiatique de grande ampleur, n’hésitant pas à se renvoyer la responsabilité de cette crise sanitaire. Quand le président américain, Donald Trump ne cesse de vitupérer contre ce qu’il appelle « le virus chinois », plusieurs hauts diplomates chinois n’ont pas hésité en retour à accuser les États-Unis d’avoir été à l’origine de la pandémie. Le compte twitter de l’ambassade chinoise en France est même allé jusqu’à expliquer que ce nouveau coronavirus était apparu initialement sur le territoire américain !

Face à de telles théories du complot, le département d’Etat a immédiatement réagi en convoquant l’ambassadeur chinois en poste à Washington. Ces derniers soubresauts montrent à quel point la gestion de cette crise sanitaire est rendue encore plus complexe au niveau international au regard de la situation de guerre commerciale entre les deux plus grandes puissances. L’ancien ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, juge d’ailleurs dans Le Figaro que « cette crise globale, sans précédent depuis les guerres, révèle ou confirme qu’il n’existe pas encore de réelle communauté internationale ou qu’elle n’est pas préparée à faire face à une pandémie mondiale ».

Une Europe affaiblie

Dans ce contexte international particulièrement troublé, l’Europe apparaît comme particulièrement affaiblie face à cette crise sanitaire. Ne disposant pas de compétences et de pouvoir dans le domaine de la santé, les institutions de l’Union européenne se sont retrouvées particulièrement impuissantes. De leur côté, les Etats membres ont souvent privilégié leurs intérêts nationaux, avant de chercher un minimum de coordination, malgré les appels d’Emmanuel Macron dans ce sens. Nos démocraties pâtissent également du repli sur soi des Etats-Unis, qui ne sont même pas donnés la peine d’informer ses alliés avant d’interdire les vols en provenance de l’Union européenne…

De son côté, essayant de redorer son image internationale, la Chine est actuellement le seul pays à envoyer en masse des masques et des équipes médicales aux Etats qui en font la demande… Au point qu’on parle aujourd’hui dans les médias de « la diplomatie du masque ». Drôle de retournement alors que l’Empire du milieu était l’objet, il y a encore quelques semaines, de nombreuses critiques après avoir tardé à révéler au monde entier l’ampleur de l’épidémie  à Wuhan.

Principale porte d’entrée de la France en Chine

Cela a été peu dit, mais Wuhan est devenue depuis la fin des années 1970 la principale porte d’entrée de la France en Chine. À l’époque, c’est Deng Xiaoping qui suggéra à son homologue Valéry Giscard d’Estaing de concentrer les entreprises françaises dans cette conurbation. Depuis, de nombreux groupes français y ont installé des usines, notamment Renault, PSA, mais aussi Alstom, l’Oréal ou Total. Avant le confinement, Air France assurait des liaisons régulières entre cette ville chinoise de 10 millions d’habitants et Paris. Que l’épidémie ait éclaté à Wuhan aurait dû davantage alerter les pouvoirs publics quant à sa potentielle propagation en France.

Justement, en raison de leur impréparation, les Etats-Unis et l’Europe semblent incapables de gérer la crise de façon moderne, à la sud-coréenne, en recourant massivement aux tests, aux masques et aux nouvelles technologies. Résultat, faute d’alternative, le confinement « à la chinoise » s’impose un peu partout, de l’Italie à la Californie. De fait, l’Asie dans son ensemble – on pourrait aussi évoquer le Japon – donne au reste du monde une leçon magistrale de stratégie et de moyens. Cette Asie qui avait connu le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) en 2003, puis la grippe H1N1 en 2009.

L’enjeu des infrastructures

Et si la Covid-19 accélérait le basculement du monde vers l’Asie ? Cette crise mondiale survient à un moment charnière. Depuis une dizaine d’années, la Chine affirme de plus en plus ses prétentions géopolitiques. C’est la raison pour laquelle cette hyper-puissance en devenir a orienté la Shanghai Coopération Organisation (SCO) – qui avait été crée  initialement pour discuter des questions de sécurité régionale après la chute de l’URSS –  vers les questions d’infrastructures (avec les fameuses « routes de la Soie »), d’énergie, de recherche et de communication. À travers cette organisation, elle a su fédérer autour d’elle la Russie et plusieurs États eurasiatiques, mais également, depuis 2017, l’Inde et le Pakistan.

C’est également dans cette optique d’affirmation que depuis 2018, la Chine souhaite réduire sa dépendance au Dollar. Dans cette entreprise, la deuxième puissance mondiale réduit à bas bruit son portefeuille de bons du Trésor américain, comme la Russie d’ailleurs. Dans sa guerre contre les Etats-Unis, l’Empire du milieu parie ainsi sur ses réserves considérables en or (la Chine en est le premier producteur mondial), et comme si cela ne suffisait pas, la banque populaire de Chine (PBOC) multiplie depuis début 2019 l’acquisition d’or sur le marché international. Selon l’hebdomadaire britannique MoneyWeek, la Chine pourrait en réalité disposer de 14.000 tonnes d’or – un chiffre non officiel -… contre plus 8.000 pour les Etats-Unis.

En attendant de connaître de cette confrontation économique entre les deux plus grandes puissances, il ne faudrait pas oublier que le « modèle chinois » autoritaire n’est pas le seul et l’unique en Asie. Le Japon démocratique a prouvé lui aussi sa capacité de gestion face à l’épidémie. Les milieux financiers commencent d’ailleurs à le reconnaître. Ce 25 mars, à la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a terminé sur une forte hausse de +8,04%.

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/et-si-la-covid-19-accelerait-le-basculement-du-monde-vers-l-asie-843383.html

(COVID-19) Quarantaine et test d’acides nucléiques exigés pour tous les passagers arrivant d’outre-mer au Guangdong

Société chinoise

(COVID-19) Quarantaine et test d’acides nucléiques exigés pour tous les passagers arrivant d’outre-mer au Guangdong

© Chine Nouvelle (Xinhua), Le 27/03/2020 09:28

La province du Guangdong, dans le sud de la Chine, exige une quarantaine collective et un test d’acides nucléiques pour tous les passagers arrivant d’outre-mer depuis vendredi à 6h00, dans le but de contenir la propagation du nouveau coronavirus.

Les passagers venus d’outre-mer, dont Hong Kong, Macao et Taiwan, seront placés en quarantaine dans des lieux désignés à leurs charges pour une période de 14 jours, selon le bureau du Centre provincial de prévention et de contrôle de l’épidémie.

Les personnes qui aident à assurer la vie et la production à Hong Kong et à Macao, les chauffeurs et les membres d’équipage de navires transportant des fournitures nécessaires à travers le Guangdong, Hong Kong et Macao ne feront pas l’objet de quarantaine pour l’heure, mais subiront des tests d’acides nucléiques, a indiqué le bureau. Le contrôle sanitaire de ces groupes de personnes sera renforcé par les autorités.

Le Guangdong surveillera étroitement la situation épidémiologique à l’extérieur de la partie continentale et renforcera la communication et la coopération avec les gouvernements de la Région administrative spéciale de Hong Kong et de celle de Macao afin de contenir le virus depuis l’étranger.

https://chine.in/actualite/cn/covid-quarantaine-test-acides-nucleiques_130432.html

A la recherche du Porteur Zéro du COVID-19: la piste militaire US

samedi, mars 28, 2020

Strategika 51

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A la recherche du Porteur Zéro du COVID-19: la piste militaire US

Des informations non confirmées évoquent pour la première fois le porteur zéro de la pandémie COVID-19 causé par le coronavirus SRAS-nCoV-2.

Selon des sources proches du renseignement militaire chinois , il s’agirait d’une américaine travaillant pour le renseignement et d’un officier militaire US travaillant actuellement dans l’US Space Force, ou Forces spatiales des Etats-Unis, la nouvelle et sixième branche des forces armées américaines, créée le 20 décembre 2019 et dont le quartier général est provisoirement situé sur la base militaire aérienne de Peterson (Peterson Air force Base).

Concernant le premier suspect, c’est une femme d’origine hollandaise, née en 1969, et serait selon les mêmes sources, le patient Zéro du SRAS-nCoV-2 apparu à Wuhan entre le 18 et le 28 octobre 2019. Elle aurait guéri et fait l’objet d’une protection fédérale. La plupart de ses profils sur le Net ainsi que ses traces électroniques sont soit supprimés, soit restreints. Toute référence à cette personne comme étant le premier vecteur du COVID-19 apparu dans un marché de la ville de Wuhan est systématiquement censurée sur les réseaux sociaux. Mais qui est réellement Maati Benassi et quel est le niveau de crédibilité des informations circulant à son sujet?

De prime abord, cette cycliste chevronnée et confirmée, travaillerait dans un service de soutien (technique) relevant d’une des pléthoriques agences de la grande communauté du renseignement US. Elle aurait travaillé comme conductrice pour le personnel diplomatique et de ce fait ne pouvait être éligible à une quelconque couverture diplomatique. Elle a été détachée à différentes reprises auprès des branches des forces armées US mais on arrive pas à déterminer avec certitude comment a t-elle pu intégrer la délégation militaire US qui a participé aux Jeux militaires mondiaux de Wuhan en octobre 2019.

La 7éme édition des jeux militaires internationaux de Wuhan, connus sous l’acronyme CISM ou Wuhan 2019 se sont déroulé du 18 au 27 octobre 2019 à Wuhan, dans le Hebei, République populaire de Chine.

Ces jeux ont réuni 9 308 athlètes de 140 pays. La délégation militaire sportive US comptait plus de 280 athlètes et un staff assez nombreux. Les jeux se sont déroulés dans de bonnes conditions mais des dizaines d’incidents furent signalés entre les équipes et plus spécialement entre des participants américains et chinois. En une occasion des militaires US auraient craché à l’intérieur d’un moyen de transport urbain au milieu d’un incident et en une autre occasion une bagarre avait failli éclater entre des américains et des participants de deux autres pays classés sur la liste noire du Département d’Etat US.

Cette thèse précise que des participants US à la 7ème édition, incluant Maati Benassi et un autre militaire relevant de l’US Army seraient les premières personnes à avoir propagé de manière non délibérée le SRAS-nCoV-2 à Wuhan. le patient zéro chinois est une vendeuse de crevettes au marché de Wuhan qui a été identifié par la Sécurité d’Etat chinoise. Elle est morte des suites du COVID-19. C’est cette version qui a servi de base argumentaire à l’accusation portée publiquement par par un haut fonctionnaire du Ministère chinois des Affaires étrangères à l’encontre des Etats-Unis.

Le second suspect serait un commandant qui aurait intégré après les jeux de Wuhan la Force spatiale des Etats-Unis, ou l’US Space Force. On ne dispose d’aucune information à son sujet ni s’il serait encore en vie. Certaines thèses supputent sans apporter la moindre preuve que cet officier aurait été contaminé accidentellement soit lors d’un incident ou dans une opération de transport de matériel biologique hasardeux issu d’un laboratoire de recherche sur les armes biologiques destinées à l’Afghanistan. On est ici dans le domaine du conspirationnisme et aucun fait n’étaye ces affirmations. Ce qui est certain est que l’Afghanistan est une terre d’essais traditionnelle de vecteurs biologiques visant à affaiblir ses populations par des virus saisonniers modifiées à létalité réduite mais fortement handicapante. Les forces US ont déjà disséminé de nouvelles souches virales responsable de la rougeole et les Talibans ont toujours accusé Washington de leur faire subir une guerre biologique. Cela expliquait pourquoi les équipes de vaccination contre la Polio, parfois protégées par des convois blindés et aéroportés, étaient et sont toujours des cibles prioritaires de la guérilla Talibane.

Il existe une suite à cette thèse impliquant un usage du gaz Sarin pour brouiller les pistes ou pour continuer une stratégie par de nouveaux moyens. L’existence de ces thèses expliquent pourquoi les médias occidentaux mènent une campagne battante contre la Chine même au plus fort de la crise générée par le COVID-19 sur son territoire.

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Le COVID-19 pourrait changer fondamentalement la société occidentale

Le COVID-19 pourrait changer fondamentalement la société occidentale


andrew-korybko

Par Andrew Korybko − Le 18 mars 2020 − Source cgtn.com

L’apparition soudaine du COVID-19 dans tout l’Occident a entraîné une série de décisions d’urgence prises par des dizaines de gouvernements qui auraient été impensables il y a quelques semaines à peine. De la fermeture de pratiquement toutes les entreprises, sauf les plus essentielles comme les pharmacies et les épiceries, aux quarantaines obligatoires pour des pays entiers, les Occidentaux n’ont jamais connu de mesures aussi extrêmes, même en temps de guerre.


Ces politiques nécessaires ont toutefois des conséquences indésirables de grande envergure dans les domaines social, économique et politique.

Les Occidentaux ont pour usage de se déplacer à leur guise, mais désormais la plupart d’entre eux sont obligés de rester chez eux, sauf pour se rendre dans les quelques commerces essentiels qui restent ouverts. De nombreuses personnes craignent aujourd’hui pour leurs moyens de subsistance parce qu’elles ont vécu au jour le jour et n’ont pas pu mettre assez de côté pour le proverbial « jour de disette » – ou dans ce cas, au moins « deux semaines de disette ».

D’autres encore craignent que leurs gouvernements n’exploitent à l’avenir ces décisions d’urgence pour des raisons politiques d’intérêt personnel.

Dans l’ensemble, la société occidentale semble avoir fondamentalement changé à la suite de COVID-19. Il semble impossible, du moins à ce stade précoce des tentatives de confinement d’urgence, d’imaginer que la vie puisse un jour redevenir ce qu’elle était.

Les étudiants suivent désormais des cours sur ordinateur plutôt qu’à l’école, des personnes qui pensaient vivre confortablement attendent désormais désespérément une aide gouvernementale pour les aider à joindre les deux bouts, et le scepticisme antigouvernemental croissant qui a marqué ces dernières années s’est encore accentué.

Qu’importe la durée qu’il faudra pour vaincre le COVID-19, l’humanité l’emportera certainement après que la Chine aura montré au monde que c’est effectivement possible – pourvu que chacun fasse sa part de sacrifices pour le bien commun, mais beaucoup de ces changements d’urgence pourraient devenir la nouvelle norme.

On peut comprendre que les gens deviennent réticents à avoir autant de contacts sociaux qu’auparavant, d’où la raison pour laquelle l’apprentissage en ligne pourrait devenir la norme. Ceux qui peuvent travailler à domicile continueront probablement à le faire pour la plupart, et les sceptiques envers le gouvernement pourraient être pris plus au sérieux.

Les ressortissants allemands ont été interdits de voyager pour les vacances. AFP

Le « bon vieux temps » qui consistait à ce que chacun aille où il veut (surtout dans l’UE), à ne pas trop se soucier de l’emploi et, d’une manière générale, à faire confiance aux gouvernements pour faire respecter les droits constitutionnels à tout prix semble presque être un rêve lointain après tout ce qui s’est passé au cours de ces deux dernières semaines.

On peut même dire que beaucoup sont nostalgiques de ces moments, appréciant enfin ce qu’ils auraient pu considérer auparavant comme acquis mais aussi peut-être en voyant les choses sous un jour nouveau comme étant beaucoup plus fragiles que dans leurs rêves les plus fous.

L’ennemi invisible qu’est le COVID-19 a littéralement entraîné des changements plus visibles que l’ennemi semi-invisible du terrorisme qui était considéré comme le principal ennemi de l’Occident. Tout comme le 11 septembre a transformé l’essence de la société occidentale, les deux premières semaines de mars 2020 pourraient avoir un effet similaire.

Tout s’est finalement calmé après ces terribles attaques terroristes, tout comme ce qui se passera avec cette épidémie virale. Cependant, il est naturel que les personnes les plus directement touchées dans les deux cas se souviennent de l’histoire en termes d’« avant et après » ces événements.

Certes, les changements sociaux resteront toujours flexibles dans une certaine mesure, mais il restera à voir quelle sera la profondeur des changements structurels dans les domaines économique et politique.

La nationalisation des hôpitaux et des établissements de santé en Espagne, ainsi que la possibilité tout à fait réelle de répéter ce modèle ailleurs en Occident, pourraient complètement transformer l’économie occidentale, sans parler des programmes de soutien gouvernementaux de plusieurs milliards de dollars (« renflouements ») qui sont en cours de discussion entre les citoyens pour les industries clés.

Sur le plan politique, il est encore trop tôt pour dire quels seront les changements, mais il est incontestable que le processus démocratique a été perturbé, au grand dam de quelques personnes qui ne comprennent pas la nécessité de ces mesures d’endiguement d’urgence ou qui craignent sincèrement que leurs gouvernements ne profitent du précédent qu’elles viennent de créer.

Quoi qu’il en soit, on peut conclure que COVID-19 pourrait changer fondamentalement la société occidentale de manière très radicale.

Andrew Korybko est un analyste politique américain, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

Traduit par Zokal, relu par Kira pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/le-covid-19-pourrait-changer-fondamentalement-la-societe-occidentale

Vers une recomposition du Grand Jeu ou la malédiction sumérienne

vendredi, mars 27, 2020

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Vers une recomposition du Grand Jeu ou la malédiction sumérienne

Les forces US en Irak se retirent des bases militaires mixtes qu’elle partageaient avec les troupes irakiennes. Officiellement ce retrait est motivé par des mesures de sécurité et de confinement. Il intervient très peu de temps après la décision de retrait de l’ensemble des forces de l’Otan d’Irak.

Des roquettes Katyousha continuent de s’abattre sur le périmètre de l’ambassade US dans la zone verte de Baghdad et sur la base militaire de Taji.

La libération des agents secrets détenus au Moyen-Orient se poursuit. Les français Antoine Brochon, Julien Dittmar, Alexandre Goodarzy et l’irakien Tarek Maatoka, enlevés à Baghdad le 20 janvier 2020 alors qu’ils étaient en mission spéciale ont été libérés. Ce qui met temporairement fin à l’activisme français en Irak, en Iran et en Syrie pour le compte de Washington.

Washington a renforcé les sanctions économiques et les mesures de sabotages à l’égard de l’Iran et du Venezuela. Le président Nicolas Maduro est devenue la cible prioritaire de Washington, lequel promet 15 millions de dollars pour son arrestation dans le pur style de la tradition Western. Il est improbable que les Etats-Unis puissent refaire le coup du Panama en 1989.

Les États-Unis sont devenus le premier pays au monde affecté par le COVID-19 avec 86 000 cas recensés devant l’Italie et la Chine.

Au Royaume-Uni, le Prince Charles de Galles et le Premier ministre Boris Johnson sont tous les deux contaminés au SRAS-nCov-2. Le système de santé britannique fortement dégradé par des années de néolibéralisme sauvage est incapable de faire face à la crise du COVID-19 sans l’appel aux volontaires. Ces derniers ne manquent pas puisque plus d’un demi-million de britanniques se sont portés volontaires pour participer à la lutte contre cette menace biologique. Cela n’a pas empêché les médias britanniques à s’intéresser à la hausse des activités navales et aériennes russes dans la Manche et en mer du Nord.

En réalité, on assiste à une recomposition du Grand Jeu. La longue guerre dans la région centrale du monde qui a débuté sur les territoires de l’ancien pays de Sumer, de Babylone et de Ninive avant de s’étendre en Syrie n’ont rapporté que malheurs et malédiction à un Occident. La malédiction Mésopotamienne existe. Du moins selon les grands Rabbins juifs. Et ses conséquences sont palpables: confinement, tentatives de triage face à la mort sur la base de l’âge, individualisme meurtrier, chute des structures socio-économiques, pestilence, effondrement économique et bientôt un début de disette qui ne dit pas son nom.

La boucle est bouclée.

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La première guerre de l’Otan-MO renverse l’ordre régional

La première guerre de l’Otan-MO renverse l’ordre régional

par Thierry Meyssan

Pendant que les Européens et les Arabes sont absorbés par le coronavirus, les Anglo-Saxons changent l’ordre du monde. Sous commandement US, le Royaume-Uni a pris le contrôle de l’entrée de la mer Rouge ; les Émirats arabes unis se sont retournés contre l’Arabie saoudite et lui ont infligé une cuisante défaite au Yémen du Sud, tandis que les Houthis le faisaient au Yémen du Nord. Désormais, le Yémen est scindé en deux États distincts et l’intégrité territoriale de l’Arabie saoudite est menacée.RÉSEAU VOLTAIRE | DAMAS (SYRIE) | 24 MARS 2020 عربيENGLISHESPAÑOLITALIANOROMÂNĂTÜRKÇEDEUTSCHΕΛΛΗΝΙΚΆPORTUGUÊSРУССКИЙ

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JPEG - 36.7 koLe président des États-Unis, Donald Trump, et le président de facto des Émirats arabes unis, le prince Mohamed ben Zayed. En silence, les deux hommes d’affaire sont en train de réorganiser le Moyen-Orient élargi.

Le président Donald Trump poursuit sa politique de retrait militaire du « Moyen-Orient élargi ». Pour ce faire, il déplace progressivement ses troupes, signe des accords avec les forces contre lesquelles elles étaient déployées (par exemple avec les Talibans) et négocie la libération de ses prisonniers. Simultanément, le Pentagone fait appel au Royaume-Uni pour prendre la tête des opérations de la nouvelle Alliance atlantique-Moyen-Orient et superviser la suite de la « guerre sans fin » au « Moyen-Orient élargi ». La Syrie est considérée comme zone d’influence russe tandis que la stratégie Rumsfeld/Cebrowski se poursuit avec la division du Yémen en deux États distincts et la préparation du démembrement de l’Arabie saoudite.

Rapatriement des agents de la CIA détenus prisonniers

Les 18 et 19 mars 2020, un citoyen US, Michael White, détenu en Iran, a été transféré de sa prison à l’ambassade de Suisse à Téhéran ; un autre citoyen US, Amer Fakhoury, détenu au Liban, a été exfiltré par les troupes états-uniennes ; enfin le président Trump a demandé publiquement l’aide de la Syrie pour retrouver un troisième citoyen US, Austin Tice.

Ces opérations sont supervisées par le discret conseiller de sécurité nationale, Robert O’Brien, qui dispose d’une solide expérience en matière de libération de prisonniers.

- Michael White a servi 13 ans dans la Marine US. Il s’est rendu en Iran pour y retrouver sa fiancée. Il a été arrêté en 2018 et condamné à 13 ans de réclusion pour espionnage. D’autres citoyens US emprisonnés en Iran —dont Morad Tahbaz, Robert Levinson, Siamak et Baquer Namazee— ne semblent pas susciter le même intérêt de Washington. Michael White a été remis à l’ambassadeur suisse Markus Leitner pour « raison de santé ». Il n’est pas libre pour autant.
- Amer Fakhoury est un célèbre collaborateur des troupes d’occupation israéliennes au Liban. Il fut membre de l’Armée du Liban-Sud, directeur de la sinistre prison de Kiam et tortionnaire. Il s’est enfui du Liban lors du retrait israélien et y est revenu, pour une raison inconnue, en septembre 2019. Il a immédiatement été reconnu et arrêté. Il a été libéré au motif d’une prescription de ses crimes, ce qui est juridiquement faux, mais interdit de quitter le territoire. Il s’est alors précipité à la méga-ambassade US d’Awkar sous la protection de l’ambassadrice Dorothy Shea, d’où il a été exfiltré en hélicoptère par les Forces spéciales US vers Chypre.
- Austin Tice est un capitaine des Marines devenu journaliste indépendant. Il a pénétré illégalement en Syrie avec l’aide des services secrets turcs avant de disparaître, en 2012, à Daraya (banlieue de Damas). Eva Filipi, l’ambassadrice de Tchéquie qui représente les intérêts US en Syrie, avait affirmé qu’il serait détenu non pas par des jihadistes, mais par les autorités syriennes. Ce que Damas a toujours démenti.

Ces trois citoyens US sont très probablement des collaborateurs ou des agents de la CIA.

- Étrangement, les Émirats arabes unis ont brisé l’embargo US et apporté des médicaments en Iran.
- Chaque faction libanaise accuse l’autre d’avoir cédé aux pressions US. Le Hezbollah assure ne pas avoir trahi la Résistance et ne pas avoir négocié secrètement avec Washington, tandis que le président du Tribunal militaire (pro-Hezbollah) a démissionné.
- C’est la première fois depuis deux décennies qu’un président états-unien sollicite publiquement l’aide de la République arabe syrienne.JPEG - 19.8 koLe secrétaire à la Défense US, Mark Esper, reçoit son homologue britannique, Ben Wallace, au Pentagone. La « relation spéciale » entre les deux pays est rétablie. Les « Cinq yeux » sont renforcés. Le Royaume-Uni prend le commandement des opérations de l’Otan-MO.

Transfert de l’encadrement militaire au Royaume-Uni

Le 5 mars, le secrétaire US à la Défense, Mark Esper, a reçu au Pentagone son homologue britannique Ben Wallace. Les deux hommes se sont partagés le commandement de la nouvelle Otan-MO [1].

Ben Wallace a ensuite prononcé un discours à l’Atlantic Council au cours duquel il a confirmé la solidité de l’alliance UK-USA et la disponibilité du Royaume-Uni. Il a également soutenu la nécessité de juger le « dictateur Bachar el-Assad » (sic), mais l’impossibilité de le faire compte tenu du soutien de l’« ours russe ». En d’autres termes, la Syrie reste un ennemi, mais on n’y touchera plus. La guerre sera déplacée [2].JPEG - 26.1 koLe secrétaire britannique à la Défense, Ben Wallace, et son homologue turc, le général Hulusi Akar, inspectent les « postes d’observation » turcs qui servent de base de repli aux jihadistes à Idleb (Syrie occupée), le 12 mars 2020. Londres assure Ankara que le Pentagone ne détruira pas la Turquie, mais l’Arabie saoudite.

Les 12 et 13 mars, Ben Wallace s’est rendu en Turquie et en Syrie occupée par les jihadistes. Il a inspecté les postes d’observation de l’armée turque à Idleb et fait parvenir 89 millions de £ de dons « humanitaires » aux familles des jihadistes. Ceux-ci ont alors commencé à attaquer les troupes turques censées les protéger, tuant plusieurs soldats turcs.

La fin du Yémen et le début de celle de l’Arabie saoudite

Poursuivant leur politique de retrait militaire et de transfert de cette fonction à des proxys, les États-Unis sont en train de transformer la guerre du Yémen. Originellement, le Pentagone prévoyait de diviser ce pays en deux selon la ligne de partage qui existait jusqu’en 1990. Il avait encouragé l’Arabie saoudite et Israël à se lancer à l’assaut du pays pour en exploiter les ressources pétrolières de la région mitoyenne du « Quart vide » [3]. L’opération avait été conduite avec l’aviation israélienne, des mercenaires colombiens sous drapeau saoudien et des troupes émiraties. Elle avait été coordonnée par un état-major tripartite (Arabie/USA/Israël) basé au Somaliland.

Cependant, le Pentagone s’appuyant sur les rivalités tribales parvint à complexifier la situation jusqu’à aboutir à un pays effectivement divisé en deux, mais aussi à une Coalition Arabie-soudite/Émirats également divisée. Il lui fallait alors —sans engager ses propres troupes— terminer la division du Yémen en deux États distincts avant de se lancer dans la division de l’ancien allié saoudien en cinq États distincts. Le Pacte du Quincy lui fait obligation de protéger le roi d’Arabie saoudite, mais ni son pays, ni son héritier [4].JPEG - 66.7 koLe souverain de facto d’Abou Dhabi et président de facto des Émirats arabes unis, Mohamed ben Zayed, a été le mentor du prince héritier saoudien, Mohamed ben Salmane. Progressivement l’élève a voulu écraser son maître. En définitive, c’est le discret MBZ qui devrait écraser l’infatué MBS.

Cette semaine, le Pentagone a dépêché un navire de guerre au large d’Aden. Il a installé des troupes britanniques sur l’ile de Socotra pour en faire une base militaire permanente avec les Émirats arabes unis et l’a armé avec des missiles Patriot. Simultanément, les Houthis du Nord soutenus par l’Iran ont attaqué victorieusement deux bases militaires saoudiennes et fait prisonniers plus de 700 soldats saoudiens, tandis que les tribus soutenues par les Émirats ont attaqué les tribus soutenues par l’Arabie saoudite à Aden. Le gouvernement d’Abdrabbo Mansour Hadi, seule autorité officiellement reconnue par l’Onu mais siégeant en exil à Riyad, a perdu le contrôle d’Aden.

Le prince héritier saoudien, Mohamed ben Salman, après avoir torturé son ami d’enfance trop brillant, après avoir assassiné ses rivaux, après avoir exécuté le chef chiite de son opposition, après avoir embastillé et dépouillé ses frères et oncles, après avoir fait découper à Istanbul un Frère musulman trop bavard, n’a plus personne pour le soutenir.

Les départements états-unien, britannique et émirati de la Défense ne communiquent pas sur ces batailles. Seuls les Houthis le font. En l’absence de communication officielle, la presse internationale est aveugle et muette.

Le Yémen du Sud est une ancienne colonie britannique et les Émirats arabes unis étaient intégrés dans l’Empire des Indes. Le Royaume-Uni, sous parapluie états-unien, reconquiert son influence dans le Golfe et en mer Rouge.

L’opposition Arabie saoudite/Axe de la Résistance n’existe plus, faute de combattants. Désormais, après l’Iran (1953-78), l’Iraq (1979-90) et l’Arabie saoudite (1991-2019), les Émirats arabes unis (2020-), sous parapluie de l’Otan-MO, sont devenus les gendarmes de la région.

Ce retournement complet de situation correspond à notre analyse de la crise. Après leur échec en Syrie, les États-Unis poursuivent leur plan de 2001 et s’apprêtent à déstabiliser l’Arabie saoudite. Le président Trump a validé cette étape à la seule condition que les troupes US n’y participent pas directement, mais que les Émirats les représentent.

Le suicide de l’Union européenne

Pendant ce temps, l’Union européenne réagit de manière inadaptée à l’épidémie de coronavirus. Au lieu de lutter contre la maladie (tests généralisés, traitement des personnes infectées à la chloroquine, soins d’urgence aux malades avec respiration artificielle et interféron Alfa 2B recombiné), elle prévient l’engorgement de ses hôpitaux (assignation à résidence de la population saine) [5]. Son économie s’est arrêtée et la Banque centrale européenne annonce une récession de 5 % si cette situation se prolonge deux semaines, mais ce sera probablement six.

Lorsque le pic de l’épidémie sera passé, elle ne sera plus une grande puissance économique et le monde sera organisé d’une manière nouvelle, sans elle.

Thierry Meyssan

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1] « NATO Go Home ! », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 février 2020.

[2] « Quelle cible après la Syrie ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 mars 2020.

[3] « Exclusif : Les projets secrets d’Israël et de l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 juin 2015.

[4] « Le Pacte du Quincy ne protège que le roi d’Arabie, pas son héritier », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 23 octobre 2018.

[5] « Covid-19 : propagande et manipulation », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 mars 2020

.https://www.voltairenet.org/article209502.html

Un nouveau monde en gestation

Un nouveau monde en gestation

21 Mars 2020

Les rédacteurs de Foreign Policy lisent-ils nos Chroniques ? Quelques jours après notre billet sur la montée en puissance du soft power humanitaire chinois en ces temps pandémiques, la revue néo-impériale a publié un article qui fera peut-être date, intitulé « Le coronavirus pourrait remodeler l’ordre mondial« . Le chapeau – « La Chine manœuvre vers le leadership mondial pendant que les Etats-Unis fléchissent » – annonce clairement la couleur et les auteurs se lamentent :

Le statut des Etats-Unis en tant que leader global durant les sept dernières décennies a été bâti non seulement sur la richesse et la puissance mais également, tout aussi important, sur la légitimité d’une bonne gouvernance intérieure, la fourniture au monde de biens et la capacité de rassembler et coordonner une réponse globale aux crises. Le coronavirus teste ces trois éléments et Washington est en train de rater l’examen.

Pendant que les Etats-Unis fléchissent, Pékin avance rapidement pour profiter des erreurs américaines, comblant le vide pour se positionner en tant que leader global. Les Chinois vantent leur propre système, fournissent une assistance matérielle aux autres Etats et aident même les gouvernements à s’organiser (…) La Chine comprend que, si elle est vue comme leader dans cette crise et que Washington donne l’impression d’être incapable de le faire, cette perception pourrait fondamentalement affaiblir la posture américaine dans les relations internationales et grandement modifier la lutte pour le leadership mondial au XXIème siècle.

Des dizaines de pays bénéficient maintenant de l’aide chinoise et les euronouilles, totalement perdus par le reflux du suzerain US, ne savent plus à quel saint se vouer. Pendant que certains tentent encore maladroitement de sauver les meubles en pointant du doigt la « propagande chinoise », d’autres sont pris d’une nostalgie résignée :

L’histoire retiendra peut-être ces journées de mars 2020, lorsque la Chine est venue au secours de l’Europe. La semaine dernière, c’était en Italie, et hier, la Chine a envoyé un million de masques en France, où il existe un risque de pénurie.

Geste symbolique d’un pays devenu une grande puissance et qui le montre à la manière dont nous, les puissants du monde d’hier, le faisions autrefois, par l’action humanitaire. Il y a, au-delà du symbole, le reflet d’un nouveau rapport de force international qui change tout.

Un article de The Intercept résume parfaitement la situation : « Pendant que les Etats-Unis incriminent la Chine pour la pandémie du coronavirus, le reste du monde lui demande son aide » Le renversement de paradigme est en effet saisissant. L’hyperpuissance américaine n’est plus que l’ombre d’elle-même et se claquemure pour contenir une épidémie dont la courbe prend une dangereuse tangente (aucun autre pays n’a connu une telle progression après autant de semaines) :

Ce qui n’empêche d’ailleurs pas les illuminés de Washington-sur-Potomac de débattre d’une escalade contre l’Iran, pourtant très durement touché par le corona. Les faucons, où l’on retrouve sans surprise Pompeo et O’Brien, le Conseiller à la Sécurité nationale, se sont toutefois cognés au mur des militaires (Esper, supremo du pentagone, ou encore Milley, le chef d’état-major), bien moins enthousiastes d’aller en découdre avec Téhéran, ce qui est d’ailleurs la ligne de Donaldinho lui-même.

Fidèle à elle-même, l’inénarrable Union européenne brille, quant à elle, par sa mollesse impuissante. Même ses thuriféraires habituels ne peuvent cacher le fiasco monumental. Comme le dit un autre article de Foreign Policy, le virus a réduit en cendres l’héritage de Merkel. Quatorze années d’européisme acharné, de péroraisons sur la « solidarité européenne » ou l’austérité financière parties en fumée en quelques jours…

Nous avions déjà vu dans un billet précédent que le président serbe ironisait sur le « conte de fée » eurocratique. Clou dans le cercueil, la Lombardie, région la plus touchée d’Italie, a fait une croix sur le soutien de Bruxelles et vient de demander l’aide de la Chine, de Cuba et… du Venezuela ! Ô ironie.

Un dernier mot sur la Russie qui, bien que de manière moins spectaculaire que Pékin, aide aussi son (proche) prochain. Des dizaines de milliers de kits de dépistage ont été fournis à tous les membres de l’Union économique eurasienne (où la solidarité semble mieux fonctionner que chez sa consœur européenne) et de l’Organisation du traité de sécurité collective, regroupant plusieurs ex-républiques de l’URSS. D’autres alliés/pays amis ont bénéficié ou bénéficieront dans les prochains jours de l’aide de Moscou : Iran, Serbie, Venezuela, Mongolie, Egypte, Italie

La presse américaine, elle, regrette que les sanctions impériales d’hier contre la Russie lui aient permis d’être bien mieux armée, aujourd’hui, que l’immense majorité des États de la planète face à la pandémie. Nous avons montré à plusieurs reprises (ici ou ici par exemple) que ces sanctions, parfois gênantes à court terme, étaient en réalité une bénédiction à long terme pour l’ours, réduisant sa dépendance vis-à-vis de l’Occident et l’obligeant à ne compter que sur lui-même.

Auto-suffisante sur le plan agricole, libre de dette et disposant de réserves considérables, la Russie va désormais empocher les dividendes de cette politique clairvoyante. « Gouverner, c’est prévoir » : personnifié par Colbert qui, en son temps, fit planter un million d’hectares d’arbres pour servir de bois de construction à la marine pour les siècles à venir, ce célèbre adage est repris avec sérénité du côté de Moscou.

Ce vieux fond de sagesse russe, ou chinoise, contraste avec le spectacle de dirigeants occidentaux sautant en tout sens comme de petites puces affolées tentant de se raccrocher aux branches. Le temps long face à l’esclavage de l’immédiateté, encore et toujours…Tag(s) : #Chine#Etats-Unis#Europe#Russie

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