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Synthèse de l’actualité internationale de décembre 2018

12/18 Actualité internationale

Synthèse de l’actualité internationale de décembre 2018

Par Axelle DEGANS, le 30 décembre 2018  Imprimer l'article  lecture optimisée  Télécharger l'article au format PDF

Agrégée d’histoire, Professeure de chaire supérieure au lycée Faidherbe (Lille) où elle enseigne la géopolitique en classes préparatoires économiques et commerciales. Membre du laboratoire HABITER (EA 2076) de l’Université Reims Champagne-Ardenne. Elle est notamment auteure de A. Degans, « Réussite aux concours 2019 ! La synthèse de l’actualité internationale 2018 », éd. Diploweb, via Amazon, 2019.

Voici une synthèse de l’actualité internationale de décembre 2018 qui sera fort utile à tous ceux qui veulent disposer d’un point de l’actualité géopolitique, voire préparent un concours. Pour ne rien manquer, et recevoir nos alertes sur des documents importants, le plus simple est de s’abonner gratuitement à notre Lettre d’information hebdomadaire ou au compte twitter de veille géopolitique @diploweb (+ de 12 000 followers)

Le sort des urnes

En Géorgie, Salomé Zourabichvili est devenue en décembre 2018 la nouvelle présidente de la Géorgie, république du Caucase. C’est la dernière élection présidentielle qui procède du suffrage universel direct, la prochaine sera indirecte, le président étant choisi par les parlementaires. La nouvelle présidente est connue en France pour avoir précédemment embrassé une carrière au Quai d’Orsay.

Andry Raejolina a remporté en décembre 2018 les élections présidentielles malgaches avec un peu plus de 55 % des suffrages exprimés pour une participation d’un peu moins de 50%. La commission électorale doit confirmer les résultats alors que son challenger dénonce des fraudes électorales. Cette élection a été l’occasion de dépenses somptuaires alors que le revenu moyen des malgaches est aujourd’hui inférieur à celui du moment de l’indépendance. Le pays est gangréné par la corruption et le système de la « rapine », c’est-à-dire des prélèvements effectués sur les produits exportés.

En République démocratique du Congo (RDC) les élections présidentielles prévues pour décembre 2018 ont de nouveau été repoussées, ce qui laisse planer de fortes inquiétudes. Une vingtaine de candidats se présentent pourtant à ces élections. … L’Eglise catholique, une des rares structures qui maille encore l’ensemble du territoire congolais, promet d’être vigilante et de veiller à ce que le scrutin puisse se dérouler dans les meilleures conditions possibles. Joseph Kabila est président depuis la mort de son père – le seigneur de guerre Laurent-Désiré Kabila -en 2001. Il a été élu en 2006 puis en 2011. Les élections présidentielles auraient dû se tenir en 2016, mais elles sont depuis sans cesse ajournées, le président – qui ne peut se présenter pour un troisième mandat – restant au pouvoir. Le report partiel des élections, qui doivent se tenir le 30 décembre, n’est pas un bon signe.

Les nouvelles d’Afrique

En Tunisie, huit années presque jour pour jour après l’immolation du jeune Mohamed Bouazizi (décembre 2010) qui a été le point de départ de la « révolution du jasmin » et plus généralement des révoltes arabes, un autre jeune, journaliste cette fois-ci, s’est immolé en décembre 2018 à Kasserine. Il a voulu, par son geste désespéré, dénoncer l’absence de perspective d’avenir dans son pays. Des heurts ont éclaté dans plusieurs villes tunisiennes, montrant que rien n’est réglé depuis la chute du président Ben Ali (2011) et la transition vers la démocratie. La situation économique et sociale reste bloquée, pour le malheur d’une jeunesse nombreuse et diplômée. L’islamisme radical monte dans ce pays où l’avenir semble sombre.

Le danger djihadiste est loin d’avoir disparu au Sahel comme le rappelle les récents affrontements au Mali. Le président Emmanuel Macron est allé réveillonner avec les troupes françaises au Tchad, réaffirmant ainsi son soutien à l’engagement militaire au côté du G5 Sahel (Tchad, Burkina Faso, Mali, Niger et Mauritanie). Il demande à l’Union européenne de contribuer au plus vite au financement de cette action commune visant à éloigner le danger djihadiste de l‘UE.

Au Maroc, deux jeunes touristes scandinaves ont été assassinées en décembre 2018 par des djihadistes. Une révélation perturbante pour le royaume chérifien. Au Niger, une centaine d’écoles ont été fermées en raison de menaces djihadistes.

Les Etats-Unis de Donald Trump

Synthèse de l'actualité internationale de décembre 2018
Général James Mattis
Source : Wikipédia

Le président Donald Trump annonce en décembre 2018 le retrait les troupes américaines de Syrie, déclarant que l’Etat islamique a définitivement été battu… mais rien n’est moins sûr. Il tient ainsi une de ses promesses électorales. C’est une décision assez populaire au sein de la population américaine, attachée à l’« America first ». Les effectifs militaires engagés (2 000 en Syrie et 14 000 en Afghanistan) devraient être divisés par plus de deux, mais les effectifs en Irak (5 200 hommes) devraient être maintenus. Cette décision, essentiellement décidée pour des considérations internes aux Etats-Unis n’est pas étrangère à la démission du secrétaire à la Défense, le général James Mattis. Elle pénalise les Kurdes que Washington avait jusque là soutenus mais satisfait grandement la Turquie qui ne veut pas de la création d’un Kurdistan indépendant.

Les Etats-Unis sont de nouveau confrontés en décembre 2018 à un « shut down », comme ils l’ont déjà été sous les mandatures de Bill Clinton ou Barack Obama. Le Congrès américain doit donner son accord pour un dépassement de budget – creusant donc davantage le déficit – pour financer la politique voulue par le président. Sinon, les fonctionnaires arrêtent d’être payés et des administrations ferment leurs portes. Il s’agit du troisième « shut down » de l’année 2018 après ceux des mois de janvier et février. Le bras de fer avec les parlementaires se cristallise autour du financement du mur que Donald Trump a promis d’ériger à la frontière avec le Mexique.

Le quarante-et-unième président des Etats-Unis, Georges Herbert Bush est décédé. Il a reçu des hommages nationaux et même internationaux. Il a été le président de la fin de la Guerre froide et de la guerre du Golfe, deux guerres gagnées par les Etats-Unis. L’actuel président a ostensiblement marqué une certaine indifférence à cette occasion.

La bulle qui s’est formée avec les cryptomonnaies – comme le bitcoin – au cours de l’année 2017 a fini par éclater en 2018. Ainsi, l’indice Bloomberg des cryptomonnaies les plus importantes a baissé de 80%, pour le plus grand malheur des spéculateurs qui y ont cru. Le krach des cryptomonnaies correspond aussi à une très mauvaise année boursière

Quelques nouvelles d’Asie

Le Japon est confronté à un environnement qu’il perçoit comme de plus en plus dangereux. Moscou a décidé de construire des bâtiments pour accueillir des soldats russes sur les iles Kouriles revendiquées par le Japon. Inquiet face à une Chine dont l’affirmation ne lui apparait pas pacifique, de l’imprévisibilité de la Corée du Nord, le Japon vient d’accroitre en décembre 2018 son budget militaire de plus de 200 milliards d’euros sur les cinq prochaines années, pour acquérir de nouveaux avions de chasse auprès de Washington et transformer deux porte-hélicoptères en porte-avions.

Le Qatar, qui est l’objet d’un boycott de ses voisins emmenés par l’Arabie saoudite, a décidé de façon très symbolique de sortir en décembre 2018 de l’OPEP, le cartel des exportateurs de pétrole. C’est une manière de montrer sa résistance face à la politique de Riyad.

Une angoissante nouvelle vient de se produire, la naissance de bébés – des jumelles – génétiquement modifiées. Elles le sont pour résister au Sida, une maladie qui n’afflige pas sa famille et qui n’empêche pas de naissance viable. Le chercheur et généticien français Axel Kahn a des mots très durs vis-à-vis de celui qui a permis cette naissance, qui ne relève d’aucune avancée scientifique mais d’une simple « audace » pour entrer dans l’Histoire. Il ajoute que le Sida ne sera peut-être même plus un fléau du monde quand ces petites chinoises parviendront à l’âge adulte, par contre, le code génétique de ces enfants est modifié sans en avoir la maitrise complète. Le médecin a une terrible responsabilité envers elles, qu’il ne pourra jamais assumer. Un terrible précédent pour une humanité qui n’a rien à gagner à jouer aux apprentis-sorciers avec la génétique.

L’Indonésie est de nouveau frappée en décembre 2018 par des catastrophes naturelles après celles qui ont endeuillé l’archipel durant l’été 2018. Cette fois-ci l’activité du volcan Krakatoa est responsable d’un tsunami qui a frappé la région du détroit de la Sonde – le détroit le plus utilisé dans la région après celui de Malacca – et provoqué la mort de plus de quatre cent trente personnes.

Une gouvernance mondiale contestée

La COP 24 s’est tenue en décembre 2018 en Pologne, à Katowice. Après les engagements pris à Paris lors de la COP 21 concernant la limitation des gaz à effet de serre (GES) pour contenir le réchauffement climatique, force est de constater que ceux-ci n’ont pas réellement été tenus. Les ambitions affichées en Pologne sont bien plus modestes. Un sommet pour rien ?

L’ONU a fait signer en décembre 2018 un pacte sur les migrations qui est dénoncé par certains pays. Ainsi, les Etats-Unis, certains pays européens (Autriche, la Bulgarie, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Pologne la République tchèque ou la Suisse), l’Australie, le Chili, ou Israël ont refusé de le ratifier. La signature apposée par Bruxelles a provoqué une crise gouvernementale en Belgique. Si l’ONU met en valeur que les Etats signataires conservent leur souveraineté en matière migratoire, les Etats non signataires craignent, eux, que ce texte devienne un argument de droit pour de futurs et possibles recours en justice alors que ce texte ne fait pas suffisamment la part entre migrations légales et migrations illégales.

La réunion du G20 – les vingt premières économies mondiales – s’est tenue en décembre 2018 à Buenos Aires, en Argentine. Elle n’a débouché sur « aucun recul », manière très diplomatique de ne pas dire que rien n’a fait plier Donald Trump, moins enclin au libre-échange multilatéral que ses prédécesseurs. Les entretiens bilatéraux se sont en revanche multipliés en marge de cette réunion.

Une Europe agitée

Dans l’Union européenne, les manifestations se multiplient en décembre 2018. En Hongrie contre le pouvoir de Viktor Orban [1]. En France, les gilets jaunes manifestent tous les samedi depuis le milieu du mois de novembre. A Bruxelles contre le pacte migratoire signé sous l’égide de l’ONU. Ces manifestations témoignent d’un vrai malaise qui saisit les Européens.


Bonus vidéo. L’Union européenne est-elle condamnée à l’impuissance ?


Le sommet de Bruxelles de décembre 2018 aboutit à la décision de créer un instrument budgétaire de la zone euro pour parvenir à un budget d’investissement.

En France, l’indice de fécondité s’élève désormais à 1,92 enfant par femme après s’être stabilisé autour de 2 enfants pour la période 2006-2014. Les générations ne sont donc plus renouvelées, ce qui accentue le vieillissement de la population.

Dans les Balkans, le Kosovo annonce en décembre 2018 sa volonté de créer une armée d’environ 5000 hommes pour remplacer les 2 500 hommes des forces de sécurité du Kosovo. Celui-ci est sous perfusions internationales, et la KFOR – dépendant de l’OTAN – assure sa sécurité. Si les aspirations du Kosovo sont soutenues par Washington, le Secrétaire général de l’ONU appelle à la retenue et la Serbie manifeste son mécontentement.

A Cuba, l’après Castro en désenchantement ?

A Cuba, la situation économique continue à se dégrader après le revirement de la politique de Washington. Les pénuries alimentaires s’aggravent, y compris pour les produits de première nécessité comme la farine et donc le pain. La situation de décembre 2018 n’est pas sans rappeler la crise sévère – la « période spéciale » – qu’a traversé l’ile au lendemain de la chute de l’URSS (décembre 1991) qui finançait le régime castriste. Le président cubain Miguel Diaz-Canel s’est récemment fâché avec le nouveau président brésilien Bolsonaro, et donc l’un de ses importants partenaires économiques. Russie et Chine pourraient être des recours pour la Havane, dont le régime quasi autistique se préoccupe aujourd’hui de l’informatisation de l’ile…

La Havane a aussi décidé d’encadrer davantage les entrepreneurs privés pour lutter contre le travail illégal. Or près de 13% de la population travaille désormais à son compte, les « cuentapopistas », souvent de petits artisans ou commerçants. Il s’agit aussi pour le pouvoir d’inciter les étrangers à investir dans l’ile.

Bonnes nouvelles

En France, la ville de Grasse vient d’être classée en décembre 2018 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO pour ses savoir-faire, déjà mondialement reconnus, dans le domaine du parfum.

Un bien fragile cessez-le-feu est signé en décembre 2018 entre les protagonistes de la guerre du Yémen. Ce conflit a déjà tué près de 100 000 civils et causé l’une des pires catastrophes humanitaires de ce nouveau siècle. Plus de 15 millions de Yéménites sont en situation d’ « urgence alimentaire ».

Les Françaises sont en décembre 2018 championnes du monde de handball, un véritable exploit, qu’elles réitèrent après leur premier titre mondial décroché en 2003.

Je vous présente mes meilleurs vœux pour 2019 en espérant une belle année géopolitique !

Copyright décembre 2018-Degans/Diploweb.com

https://www.diploweb.com/Synthese-de-l-actualite-internationale-de-decembre-2018.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=NL221Lactualit_internationale&utm_medium=email

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Poutine reçoit le président cubain pour sa première visite en Russie

Poutine reçoit le président cubain pour sa première visite en Russie

Le président cubain Miguel Diaz-Canel lors d’une cérémonie de dépôt de gerbe à Moscou le 2 novembre 2018 / © AFP / Mladen ANTONOV

Vladimir Poutine devait recevoir vendredi au Kremlin le président cubain Miguel Diaz-Canel, qui effectue sa première visite à son allié russe depuis son arrivée au pouvoir en avril, au moment où Washington menace La Havane de nouvelles sanctions.

« Les relations entre la Russie et Cuba sont traditionnellement très chaleureuses », a déclaré à la presse vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

La Russie « va faire tout son possible » pour « renforcer » les relations russo-cubaines, avait-il déjà assuré jeudi.

L’Union soviétique a longtemps fait figure de soutien indéfectible militaire et économique de Cuba face aux Etats-Unis, avant que sa chute ne provoque une fracture que Moscou et La Havane tentent aujourd’hui de combler avec un rapprochement de plus en plus marqué récemment.

Lorsque Miguel Diaz-Canel a succédé à Raul Castro en avril, Vladimir Poutine s’était dit « prêt à travailler ensemble de manière étroite pour renforcer davantage le partenariat stratégique et une coopération constructive dans tous les domaines ».

Accompagné de son chef de la diplomatie Bruno Rodriguez, Miguel Diaz-Canel est arrivé à Moscou jeudi soir pour une visite de trois jours, alors que Washington a indiqué cette semaine vouloir durcir les sanctions contre La Havane, accusé de faire partie avec le Venezuela et le Nicaragua d’une « troïka de la tyrannie ».

Il s’est déjà entretenu vendredi matin avec le président de la Douma (chambre basse du Parlement russe) Viatcheslav Volodine. « La politique de Cuba à l’égard de la Russie reste inchangée », a assuré M. Diaz-Canel, lors de cette rencontre, selon ses propos cités par l’agence officielle russe TASS.

Il était attendu au Kremlin dans l’après-midi pour des pourparlers visant à renforcer les échanges commerciaux entre Moscou et La Havane et les liens économiques, selon M. Peskov.

La coopération militaire sera également au menu de discussions, a-t-il précisé, sans plus de détails, en expliquant qu’il s’agissait d’un sujet « très sensible ».

Selon le journal russe Kommersant, la Russie pourrait octroyer à Cuba un prêt de plus de 50 millions de dollars pour l’achat d’armements.

Selon les agences de presse russes, plusieurs contrats parmi lesquels celui sur la modernisation des chemins de fer cubains devraient être signés dans le cadre de la visite de Miguel Diaz-Canel en Russie.

En mai 2016, M. Diaz-Canel, alors premier vice-président cubain, s’était déjà entretenu avec M. Poutine au Kremlin.

L’ancien président cubain Raul Castro s’est rendu en Russie en 2015, alors que Vladimir Poutine s’est rendu à Cuba en 2014 pour rencontrer Raul et Fidel Castro.

(©AFP / (02 novembre 2018 11h05)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Poutine-re-oit-le-pr-sident-cubain-pour-sa-premi-re-visite-en-Russie/967887.rom

Vous reprendrez bien un Cuba libre…

Vous reprendrez bien un Cuba libre…

10 Juin 2018 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Amérique latine, #Russie, #Chine

Le Washingtonistan est en émoi. Une mystérieuse et ô combien perfide puissance a bâti une station d’écoute ultra-moderne au sud de La Havane, la cible n’étant ni plus ni moins que les Etats-Unis.

La salsa passant en boucle sur les ondes courtes de l’île est certes enivrante, mais l’on parle plutôt ici d’interception des communications, de traçage de missiles, d’espionnage électronique voire de brouillage des satellites (en 2003, les transmissions satellite de Voice of America version perse ainsi que d’une chaîne de l’opposition iranienne en exil avaient été bloqués par de puissants signaux originaires de Cuba).

A portée d’oreille : le commandement central US, diverses bases militaires, la capitale elle-même. Aux dernières nouvelles, McCain en a avalé son burger de travers… La question que tout le monde se pose est évidement de savoir qui est derrière. Et sans surprise, tous les regards se tournent vers les principaux adversaires de l’empire.

En octobre 2016, nous écrivions :

Moscou est en train d’étudier sérieusement la possibilité de rétablir ses bases de l’ère soviétique à Cuba et au Vietnam, avec évidemment l’accord des pays intéressés.

Hasta la putinación siempre ! semblent penser les Castro, apparemment peu émus par le rétablissement des relations américano-cubaines. La réouverture du centre d’espionnage électronique de Lourdes était dans les tuyaux depuis quelques temps. S’il n’est pas question de présence militaire, sa capacité d’écoute serait une grosse épine dans le pied impérial. Rappelons que grâce à ce centre, l’URSS, alors dans ses ultimes soubresauts, avait tout de même intercepté et connu à l’avance les plans US pour la première guerre du Golfe.

Moscou est-il derrière tout cela ? Possible, bien que Lourdes et Bejucal, le site de la nouvelle station d’écoutes, soient distants de quelques kilomètres. Il se pourrait également que les Chinois ne soient pas très loin…

Pékin est le principal bâilleur de fonds et partenaire commercial de Cuba. Ces dernières années, de gros investissements ont été réalisés sur l’île castriste par des compagnies chinoises et plusieurs accords de coopération, y compris militaire, ont été signés.

La Russie, la Chine, Cuba, ou tout simplement l’alliance des trois ? Au vu de leur complicité stratégique, la dernière hypothèse est loin d’être impossible. On peut également imaginer que quelques informations cruciales filtreront jusqu’à Téhéran et Caracas… au grand dam de l’empire, pris à son propre jeu dans son arrière-cour.

Un homme a mordu un chien : le New York Times fait du journalisme, par Robert Parry

Source : Robert Parry, Consortium News,19-10-2017

Quand l’administration Trump a accusé Cuba « d’attaques soniques » contre les diplomates américains, un journaliste du New York Times a fait quelque chose d’inhabituel pour son journal, il a tenté objectivement d’analyser les preuves, comme le rapporte Robert Parry.

Je critique souvent le New York Times, le Washington Post et autres grands médias mainstream pour une raison très simple : ils le méritent, notamment pour leur propagande, leur manque de professionnalisme et leur couverture irresponsable des crises étrangères.

Mais parfois, un journaliste d’un de ces grands médias mainstream se comporte de façon responsable, et cela devrait être mentionné au moins sous la définition classique de « nouvelles » – quelque chose d’inattendu – ou comme le dit le dicton, « Un chien qui mord un homme, ce n’est pas de l’information. Mais c’est de l’information si l’homme mord le chien. »

Un tel cas est survenu au début du mois quand un journaliste du Times, spécialisé dans le domaine des sciences, Carl Zimmer, a été envoyé pour enquêter sur la mystérieuse maladie affectant les diplomates américains dans l’ambassade récemment ré-ouverte à Cuba.

Environ deux dizaines de diplomates américains ont parait-il souffert de perte d’audition et de difficultés cognitives suite à ce qui a été dénommé une « attaque sonique ». L’administration Trump a accusé le gouvernement cubain, même si les Cubains ont affirmé être stupéfaits et s’ils sembleraient avoir peu de mobiles pour perturber une période de détente longuement attendue avec Washington, sans oublier la croissance espérée de l’industrie touristique. Le président Trump a « riposté » en expulsant 15 diplomates cubains.

Zimmer a récapitulé le contexte de cette histoire dans un article publié le 6 octobre : « Le mardi, Michael Mason, mon rédacteur en chef du secteur Science, m’a envoyé un mail. Pouvais-je rédiger un article sur cette affaire ’’d’attaque sonique’’ ? Je savais parfaitement de quoi il parlait. J’étais plutôt perplexe à ce sujet depuis des mois ».

Vérifier l’histoire

Zimmer a fait ensuite ce que des journalistes professionnels sont supposés faire : il a commencé par contacter des experts impartiaux pour avoir leurs avis sur ce qui était possible, ce qui était envisageable, et ce qui n’avait aucun sens.

« J’ai décidé d’aller au fond des choses, non pas comme un journaliste politique mais comme un auteur scientifique », précise Zimmer dans un encadré accompagnant son article. « Je base habituellement mes idées sur des recherches scientifiques qui ont été suffisamment développées et vérifiées pour pouvoir être publiées dans des revues à comité de lecture. Je savais qu’un article sur des armes soniques serait totalement différent de ceux que j’avais l’habitude de rédiger… »

« J’ai appris qu’il n’y avait même pas de rapport médical officiel. J’ai décidé de définir certaines limites à toutes les spéculations tournant autour du sujet. Est-ce que l’idée d’une attaque sonique est plausible, sur la base des connaissances scientifiques au sujet du son et du corps humain ?

« Aussi, j’ai pris le téléphone. Je ne voulais pas parler avec n’importe qui. J’ai cherché des personnes ayant beaucoup d’expérience en recherche ayant des liens avec ce dossier. J’ai débuté avec Timothy Leighton, dont le titre à l’université de Southampton est, littéralement, professeur d’ultrasons et d’acoustique sous-marine. Mieux encore, le Dr. Leighton a publié le seul récent et complet ouvrage scientifique sur les effets des ultrasons sur l’environnement que je connaisse.

« Quand j’ai interrogé le Dr. Leighton et d’autres, je leur ai bien fait comprendre je n’attendais pas d’eux la solution au mystère. Je voulais seulement obtenir d’eux ce que nous savions via la science…

« Le consensus a été qu’il était hautement improbable que les diplomates aient été victimes d’armes soniques. Il serait nécessaire d’écarter des possibilités moins excentriques avant de prendre celle-ci au sérieux. »

Cependant, malgré le consensus sceptique des experts scientifiques, Zimmer a noté : « La notion [d’une attaque sonique] a fait souffler un vent de folie à travers la presse, entraînant les lecteurs a penser que l’explication d’une attaque sonique avait été acceptée généralement par les experts. Mais ce n’est certainement pas le cas. Je serai curieux de voir si des articles comme le mien peuvent freiner de telles spéculations. »

Poutine suspecté

Eh bien, Zimmer aurait pu lire l’éditorial du Times le même jour (le 6 octobre) pour avoir une réponse partielle. Tout en critiquant l’administration Trump pour s’être empressée de juger en accusant le gouvernement cubain et en expulsant 15 diplomates, l’éditorial concluait : « Les attaques soniques contre les Américains sont trop graves pour être utilisées à des fins politiques cyniques. »

Tant pis pour les rédacteurs de l’éditorial qui lisent leur propre journal, mais il est clair qu’ils étaient motivés par un programme plus ambitieux. Un éditorial du New York Times sur un sujet désagréable n’importe où dans le monde ces jours-ci ne serait pas complet sans profiter de l’occasion pour accuser la Russie ou, dans ce cas, au moins suggérer la Russie comme le méchant possible de ce mystère.

Le Times a écrit : « D’autres parties, notamment la Russie, doivent également figurer parmi les suspects : le président Vladimir Poutine accueillerait sans doute favorablement un revers dans les relations américano-cubaines. »

Oui, toutes les théories du complot doivent revenir à Vladimir Poutine, un vrai Dr. Le mal. Lorsqu’il ne conspire pas pour inonder Facebook d’images de chiots ou manipuler les Américains dans leur poursuite des personnages de Pokemon, il construit des armes sonores secrètes pour désorienter les diplomates américains à La Havane et obliger le président Trump à agir précipitamment (quand nous savons tous à quel point Trump est normalement cool et réfléchi).

Mais j’ai pensé que la théorie du complot antérieure était que Poutine avait des vidéos secrètes de Trump en train de faire des galipettes avec des prostituées dans un hôtel cinq étoiles de Moscou – sachant des années à l’avance que Trump deviendrait sûrement le président américain – et donc tout ce que Poutine avait dû faire, c’était d’appeler Trump et dire à son candidat de rapatrier quelques diplomates cubains.

Pourquoi le méchant Poutine se donnerait-il la peine d’inventer une arme sonique alors qu’en tirant simplement les ficelles de la marionnette Trump, ça fera très bien l’affaire ? Peut-être que Poutine est si diabolique qu’il se délecte de trucs ridicules pour la joie sadique de blesser les gens. Oh oui, ça doit être jouissif !

Une fois de plus, les rédacteurs du Times semblent être sur la bonne voie. Si seulement ils pouvaient retenir leur seul journaliste qui semble encore penser qu’il est nécessaire pour un reportage de rechercher de vrais experts, qui n’aient aucun intérêt particulier, ni de contrat lucratif d’audit du gouvernement. Ça économise tellement de temps et d’énergie de simplement accuser Poutine.

Le reporter d’investigation Robert Parry a dévoilé de nombreuses affaires sur l’Iran-Contra pour Associated Press et Newsweek dans les années 1980.

Source : Robert Parry, Consortium News,19-10-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

5 réponses à Un homme a mordu un chien : le New York Times fait du journalisme, par Robert Parry  /

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Cuba – Les diplomates américains terrorisés par… le chant des grillons

Cuba – Les diplomates américains terrorisés par… le chant des grillons


Moon of Alabama
Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 27 octobre 2017

Cet incident, survenu plus tôt dans le mois, sera probablement considéré comme le plus ridicule des fiascos diplomatiques de tous les temps.

Le président Trump a expulsé mardi 15 diplomates cubains à cause d’une mystérieuse affliction qui a frappé le personnel de l’ambassade américaine à La Havane. Sa réaction intempestive a considérablement refroidi les relations entre les deux pays.

(…)

Depuis décembre dernier, les diplomates américains et leurs conjoints se plaignaient de problèmes de santé tels que perte auditive, étourdissements, troubles de l’équilibre et de la vue, maux de tête et problèmes cognitifs. Fin janvier, le Département d’État est arrivé à la conclusion que ces symptômes étaient liés entre eux, et résultaient sans doute d’une sorte d’attaque, provenant peut-être d’un dispositif sonique, d’une toxine ou d’un virus.

Les diplomates américains entendaient des bruits étranges, la nuit, dans certaines parties de leur ambassade ainsi que dans certaines maisons. Ces bruits ont soulevé d’énormes inquiétudes et des spéculations épouvantables sur leur origine, allant de gigantesques armes à infrasons à une intoxication alimentaire. Mais aucune explication technique ou médicale n’a été trouvée. Le département d’État a qualifié le bruit d’« attaques spécifiques » contre ses diplomates. Au moins 21 personnes ont été affectées et la moitié du personnel américain à La Havane a été rapatrié. Des diplomates cubains ont été expulsés des États-Unis

Des enregistrements du son mystérieux ont été transmis à Associated Press. L’agence a écrit :

« On dirait le bruit d’une masse de grillons. Un grincement strident, mais de quoi provient-il ?

(…)

Le son semblait se manifester par à-coups de longueurs variables – sept secondes, 12 secondes, deux secondes – avec des périodes soutenues de plusieurs minutes ou plus. Puis il y avait un silence d’une, ou 13, ou quatre secondes, avant que le son ne reprenne brusquement. »

Une enquête cubaine a trouvé la réponse à la question d’AP : « Mais de quoi provient ce bruit ? »

– « Des grillons »

Des officiels du ministère cubain de l’Intérieur ont déclaré que les enquêteurs américains leur avaient transmis trois enregistrements réalisés par des victimes présumées d’attaques soniques et que l’analyse des sons a montré qu’ils étaient similaires à ceux des grillons et des cigales vivant sur la côte nord de Cuba.

« C’est la même bande passante et c’est très similaire », a déclaré le lieutenant-colonel Juan Carlos Molina, spécialiste des télécommunications au ministère de l’Intérieur. « Nous avons comparé les spectres des sons et ce son courant est de toute évidence très semblable au son d’une cigale. »

L’intensité du chant des grillons peut monter jusqu’à 100 décibels, assez fort pour causer des problèmes de santé. Les diplomates américains à Cuba ont été « attaqués » par des grillons cubains qui faisaient assez de bruit pour causer des malaises ou même des symptômes de maladie. Il m’arrive d’avoir à subir le chant des grillons lorsque je voyage à l’étranger, et je peux confirmer que le bruit qu’ils font pendant la nuit peut être extrêmement pénible pour ceux qui n’y sont pas habitués.

Mais comment se fait-il que le Département d’État ne le sache pas ? Pourquoi les diplomates n’ont-ils pas reconnu le bruit ? Il y a pourtant des cigales et des grillons dans les États du sud des États-Unis.

Il faut croire que certains membres de la CIA et du département d’État ne veulent pas que les relations avec Cuba s’améliorent. Ils ont résisté à la réouverture de l’ambassade en 2016. Il est possible qu’ils aient utilisé les « attaques »  de cigales pour saboter les relations.

Quoiqu’il en soit, cette affaire ridiculise complètement le Département d’État américain. Imaginez toutes les blagues de « grillons » qui vont circuler parmi les diplomates des autres pays aux dépens de leurs collègues américains.

Les puissants États-Unis ont été vaincus ! Leurs  diplomates ont fui dans la panique ! … À cause de… grillons…

http://lesakerfrancophone.fr/

Cuba/ Etats-Unis : le gouvernement cubain est-il corrompu ?

Cuba/ Etats-Unis : le gouvernement cubain est-il corrompu ?

Les débuts du président des États-Unis à l’ONU ne pouvaient pas être pires, son discours débordait d’irrationalité, se projetant en homme agressif, belliciste et sans culture historique, et crachant ses mensonges devant le monde…


 

Dès le début de son discours, les mensonges ont commencé, en précisant que :

« Nos citoyens ont payé le prix le plus élevé pour défendre notre liberté … »

Quand les États-Unis ont-ils été attaqués ou envahis et quand leur liberté a-t-elle été menacée ?

Au contraire, ce sont les États-Unis qui envahissent, attaquent, bloquent et font des guerres sales, afin de restreindre la liberté des autres dans n’importe quelle partie du monde.

Dans ses attaques contre ceux qui ne s’agenouillent pas devant l’empire yankee, il a qualifié le gouvernement cubain de « régime corrompu et déstabilisateur », comme si la vérité pouvait être dissimulée sous son doigt.

Mais quel est le pays le plus corrompu dans le monde aujourd’hui ?

Sans aucun doute, les États-Unis, où la suprématie de l’usage de drogue est sans équivalent, mais où il n’y a jamais aucune nouvelle d’arrestation des responsables de ce trafic interne qui détruit annuellement des millions de jeunes. Où donc les magnats de la drogue se cachent-ils aux États-Unis pour ne jamais être arrêtés ?

Apparemment, Trump, depuis son luxueux appartement recouvert d’or, n’a pas le temps, ni l’envie de s’informer de ce qui se passe dans son pays.

Un examen de la véritable situation aux États-Unis, relative à la corruption, lui permettrait de mesurer son langage lorsqu’il essaie d’attaquer les autres.

 

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– Donald Trump doit savoir qu’en 1970, Joseph Andonizio, maire de Newark, New Jersey, a été reconnu coupable d’avoir permis au crime organisé d’agir librement dans sa ville.

– L’ancien vice-président américain Spiro Agnew a été contraint de démissionner en 1973 pour évasion fiscale.

– En 1979, le gouverneur du Tenneesee, Ray Blanton, a été condamné à deux ans de prison pour avoir touché de l’argent en échange de licences frauduleuses pour vendre de l’alcool.

– Ne vous souvenez-vous pas M. Trump, du scandale national et international en 1987, causé par le suicide (d’un coup de feu dans la bouche) devant les caméras de la télévision, du trésorier de Pennsylvanie, Budd Dwyer, après avoir été reconnu coupable d’avoir accepté des pots-de-vin dans l’attribution de contrats ?

– Avez-vous oublié qu’en 2002, le sieur Edwin, gouverneur de la Louisiane, a été reconnu coupable de 17 chefs d’accusation d’association de malfaiteurs et autres délits pour avoir accordé des faveurs contre de l’argent ?

– La même année, le représentant fédéral de l’Ohio, James Traficant, a été condamné à 7 ans de prison pour le même crime d’association de malfaiteurs et autres délits.

– La même chose s’est produite avec le représentant fédéral du Kentucky, Carroll Hubbard, après avoir plaidé coupable pour violation de la loi sur le financement politique.

– La liste des corrompus est longue et ça vaut la peine de rappeler au président d’autres cas comme celui du maire de Miami Beach, Alex Daoud, sanctionné en 1991 pour crimes de corruption.

– Comme le gouverneur de l’Illinois, George Ryan, reconnu coupable de 22 chefs d’accusation d’association de malfaiteurs, de corruption, de blanchiment d’argent et d’autres crimes connexes, ainsi que le gouverneur de l’Illinois, Rod Blagojevich, qui a été condamné à 14 ans de prison pour 17 chefs d’accusation de corruption publique.

– Duke Cunningham, en 2005, lorsqu’il était représentant fédéral de la Californie, a plaidé coupable pour fraude et évasion fiscale, entre autres accusations, pour éviter une condamnation plus dure et a quand même été condamné à huit ans de prison.

– Kwame Kilpatrick, le maire de Détroit, a été condamné à 28 ans de prison en 2013 pour association de malfaiteurs et de nombreux autres crimes, alors que la ville de Detroit s’effondrait dans la misère.

– Au même moment, le représentant fédéral de l’Illinois, Jesse Jackson, était sanctionné pour de multiples accusations de corruption.

– Le sénateur du New Jersey, Robert (Bob) Menéndez, membre de la mafia anti-cubaine, est actuellement poursuivi pour corruption et participe à des orgies en République dominicaine, utilisant de l’argent et des moyens gouvernementaux pour favoriser les affaires d’un ami.

 

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Dans « l’Indice de Perception de la Corruption », réalisé par Transparency International, les États-Unis se classent au 16e rang mondial, devant l’Irlande, le Japon et la France.

Les données obtenues par le ministère américain de la Justice estiment qu’au cours des deux dernières décennies, environ 20 000 personnes ont été reconnues coupables de corruption, y compris des fonctionnaires, et plus de 5 000 sont sous enquête criminelle, dont la majorité sont des fonctionnaires de gouvernements locaux et de l’Etat.

Aux États-Unis, il est courant que les fonctionnaires gouvernementaux acceptent des avantages privés sous forme d’espèces ou de cadeaux, en échange de faveurs à des individus ou des groupes, comme c’est le cas du sénateur Bob Menendez.

De même, recevoir des contributions pour des campagnes politiques ou un soutien en échange de certains avantages spécifiques, par des accords explicites ou implicites, est une autre des modalités criminelles aux États-Unis, bien que leur président milliardaire insiste sur le fait que le monde croit qu’ils sont un exemple de respect des droits de l’homme, de défenseurs de la paix, de respect de la souveraineté et de la dignité.

Le monde doit être conscient de la réalité de ce qui se passe aux États-Unis, quelque chose que la presse officielle dénonce peu, comme la liste dressée par les universitaires Dincer et Johnston pour l’Université de Harvard, et les données de l’Université George Mason qui prouvent que parmi les états les plus corrompus, il y a le Kentucky, l’Illinois et le New Jersey.

Ce qui n’est pas du goût de Bryan Weaver, un éminent militant du parti démocrate, qui a déclaré :
« Les politiciens de Washington ont développé une culture de la corruption sophistiquée, avec le système du « laisser passer les événements douteux de la politique américaine ». En d’autres termes, le « lapsus éthique » est à l’ordre du jour.

Cuba n’a pas à avoir honte, les campagnes tramées par les États-Unis ne sont destinées qu’à déformer une réalité qu’ils ne peuvent supporter, et c’est pour cela que leurs plans sont fomentés en permanence pour détruire son œuvre.

Jose Marti avait raison lorsqu’il a dit :

« Il n’y a rien qui renforce autant une œuvre que l’injustice palpable de ceux qui la salissent ».

 

Spécialiste des relations cubano-américaines, Arthur González est rédacteur en chef du blog El Heraldo Cubano.

 

Traduit de l’espagnol par Michel Taupin pour Cuba Si France

 

Source : El Heraldo Cubano

 

http://www.investigaction.net/fr/cuba-etats-unis-le-gouvernement-cubain-est-il-corrompu/