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Trump confirme qu’il aimerait racheter le Groenland

Trump confirme qu’il aimerait racheter le Groenland

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COPIERTaille : x pxRestartSeek00:00Current time00:00Duration01:49Toggle MuteVolumeToggle FullscreenAnnulerPowered by SparkInternationalBUSINESS – Quelques jours après des informations révélées par le Wall Street Journal, Donald Trump confirme son intérêt pour le Groenland, qui appartient au Danemark. Malgré la fin de non-recevoir des autorités locales et danoises, il considère la possibilité d’acheter l’immense île qui représente un intérêt géopolitique et économique pour les Etats-Unis.19 août 08:25 – La rédaction LCI

« Une grosse transaction immobilière », c’est le terme utilisé par Donald Trump pour qualifier un éventuel achat de la deuxième plus grande île du monde. Le président américain a confirmé dimanche auprès de journalistes son intérêt pour  le Groenland, suite à un article du Wall Street Journal. 

Le quotidien économique avait révélé jeudi dernier que l’ancien magnat de l’immobilier s’était « montré à plusieurs reprises intéressé par l’achat » de ce territoire et en avait parlé à ses conseillers de la Maison Blanche.

La possibilité d’un échange avec un territoire américain ?

« C’est quelque chose dont nous avons parlé », a déclaré Donald Trump selon l’AFP. « Le concept a surgi et j’ai dit que stratégiquement, c’est certainement intéressant et que nous serions intéressés, mais nous parlerons un peu », a poursuivi le président américain, précisant que ce n’était pas « la priorité numéro un » pour son gouvernement. 

Interrogé sur la possibilité d’échanger le Groenland avec un territoire américain, Donald Trump a répondu que « beaucoup de choses peuvent se faire ». La gigantesque île de l’Arctique « fait beaucoup de mal au Danemark parce qu’ils perdent environ 700 millions de dollars chaque année pour l’entretenir… Et stratégiquement, pour les Etats-Unis, ce serait sympa ».

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Pourtant, cette transaction ne pourra pas se faire sans l’accord du Groenland, qui est une colonie danoise mais possédant un statut semi-autonome. Après les révélations du Wall Street Journal, le ministère groenlandais des Affaires étrangères avait déjà prévenu : « Nous sommes prêts à faire des affaires, mais nous ne sommes pas à vendre ». Les responsables politiques du Danemark ont également exprimé leur désaccord sur les réseaux sociaux, qualifiant la proposition de « blague ».

Donald Trump est attendu début septembre en visite officielle au Danemark, peut-être mettra-t-il le sujet sur la table…

https://www.lci.fr/international/donald-trump-confirme-qu-il-aimerait-racheter-le-groenland-2129856.html

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Qu’est-ce qui motive le désir de Donald Trump d’acheter le Groenland?

DANEMARK

Qu’est-ce qui motive le désir de Donald Trump d’acheter le Groenland?

 COMMENTAIRES

Par  Caroline Mortimer  &  Reuters • Dernière mise à jour: 16/08/2019 – 15:34
La capitale du Groenland, Nuuk

La capitale du Groenland, Nuuk

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Donald Trump aurait notamment discuté en privé de l’achat du Groenland au Danemark dans le but de développer le territoire américain.

Certains conseillers se sont moqués de l’idée d’acheter le territoire, mais les ont pris plus au sérieux, ont déclaré deux sources proches de la Maison Blanche.PUBLICITÉinRead inventé par Teads

Le territoire autonome fait partie du Danemark, mais fait physiquement partie du continent nord-américain et se situe entre les océans Atlantique Nord et Arctique

Bien que beaucoup considèrent la proposition comme une blague, le Groenland est considéré comme un enjeu stratégique pour les États-Unis.

La base aérienne de Thulé au Groenland de l’armée américaine est son installation la plus septentrionale et fait partie de son système d’alerte précoce nucléaire. La route arctique sur laquelle il se trouve est la plus courte distance possible entre l’Europe et l’Amérique du Nord.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo devait se rendre dans la capitale régionale, Nuuk, en mai, avant que ce voyage ne soit annulé en raison de l’escalade des tensions avec l’Iran.

Le voyage aurait eu pour objectif de discuter du développement économique et de la promotion d’une paix durable, ils sont « préoccupés par les activités d’autres pays, y compris la Chine, qui ne partagent pas les mêmes engagements », a rapporté le Wall Street Journal.

Chine

Les États-Unis voient dans la montée de la Chine une menace croissante pour son influence internationale. Au cours des dernières décennies, Beijing a investi dans les infrastructures, les entreprises et les ressources naturelles en Afrique, dans le reste de l’Asie et en Amérique centrale et du Sud. Maintenant, il semble se tourner vers l’Arctique.

L’année dernière, elle a exposé son projet de « Route de la soie polaire », en complément de son initiative « Belt and Road » visant à créer des liens économiques et commerciaux en Asie centrale, au Moyen-Orient et en Europe de l’Est.

En juin, une entreprise publique chinoise a retiré son offre de construire deux aéroports internationaux après que le Groenland eut choisi un entrepreneur danois pour mener à bien le projet, qui rendrait la région plus accessible au reste du monde.

Mais il poursuit ses projets de développement de nouvelles lignes de navigation qui s’ouvriront avec le retrait des glaces arctiques en raison du changement climatique.

Pas la première fois

Les États-Unis achètent depuis longtemps des terres pour étendre leur territoire et protéger leurs intérêts à l’étranger. En 1867, le président Andrew Johnson acheta l’Alaska à l’empire russe. C’est devenu un état en 1959.

Le président Harry Truman a proposé d’acheter le Groenland en 1946 pour 100 millions de dollars au début de la guerre froide.

Trump, qui est en vacances de travail dans son club de golf à Bedminster, dans le New Jersey, doit effectuer sa première visite au Danemark au début du mois de septembre.

Rien n’indique qu’un achat du Groenland sera à l’ordre du jour de ses entretiens avec des responsables danois.

Pas à vendre

L’idée même que leur pays pourrait être mis en vente a enragé les Groenlandais vendredi.

« Nous sommes ouverts aux affaires, mais nous ne sommes pas à vendre », a déclaré à Reuters la ministre des Affaires étrangères du Groenland, Ane Lone Bagger.

https://www.euronews.com/2019/08/16/what-s-behind-donald-trump-s-desire-to-buy-greenland

Le Nord Stream 2 ne passera pas par les eaux territoriales danoises

La construction du Nord Stream 2

Le Nord Stream 2 ne passera pas par les eaux territoriales danoises

Nord Stream 2INTERNATIONAL09:02 29.06.2019(mis à jour 15:50 29.06.2019)URL courteDossier:Gazoduc Nord Stream 2 (180)26996

Après plus de deux ans d’attente pour obtenir l’autorisation du gouvernement danois, l’opérateur Nord Stream 2 AG abandonne l’itinéraire initial du gazoduc, qui devait passer dans les eaux territoriales de ce pays. La société a deux projets de tracés alternatifs.

L’opérateur Nord Stream 2 AG a révoqué la demande d’obtention d’autorisation des autorités danoises pour le tracé principal du gazoduc, qui devait passer au sud de l’île de Bornholm, dans les eaux territoriales du Danemark, a fait savoir le 28 juin sur son site Nord Stream 2 AG. L’Agence Danoise de l’Énergie (DEA) a été informée de cette décision le même jour.

«Cette mesure était nécessaire puisque depuis plus de deux ans, depuis le dépôt de cette demande, l’ancien gouvernement du Danemark n’a pas montré que la décision serait prise», a déclaré Matthias Warnig, directeur général du groupe.

Nord Stream 2 (archives photo)

© PHOTO. GAZPROMDonald Trump propose une alternative «made in USA» au gaz russe acheminé par Nord Stream 2Selon lui, les investisseurs ont besoin de «sécurité juridique» et de la «protection de leurs attentes».

Dans son communiqué, l’opérateur indique également que la production de gaz en Europe peut baisser deux fois plus d’ici 2035 et que les pays européens devront donc augmenter leurs importations. Dans ce contexte, le Nord Stream 2 peut contribuer à la sécurité des livraisons et à la stabilité des prix.

Selon les amendements à la loi danoise sur le plateau continental entrés en vigueur le 1er janvier 2018, la diplomatie du pays a le droit de bloquer la construction des infrastructures dans ses eaux territoriales. 

En août 2018, le groupe Nord Stream 2 AG a annoncé avoir présenté aux autorités danoises un projet d’itinéraire alternatif qui passait au nord-ouest de l’île de Bornholm. En mai dernier, la société a proposé un autre tracé passant au sud-est de l’île.

Ces deux routes ne traversent pas les eaux territoriales du Danemark mais sa zone économique exclusive. Dans ce cas, l’opérateur du gazoduc n’a pas besoin d’obtenir l’approbation du ministre danois des Affaires étrangères. 


https://fr.sputniknews.com/international/201906291041546564-le-nord-stream-2-ne-passera-pas-dans-les-eaux-territoriales-danoises/?utm_source=push&utm_medium=browser_notification&utm_campaign=sputnik_fr

Le blocage persiste sur la taxation européenne des GAFA

Le blocage persiste sur la taxation européenne des GAFA

epa07343186 Le ministre français à l’Économie et à la Finance, Bruno Le Maire, et son homologue suédoise, Magdalena Andersson, lors d’une conférence de presse après leur rencontre Stockholm, en Suède, le 4 février 2019. [EPA-EFE/NAINA HELEN JAMA]

Le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, regrette la persistance d’« obstacles importants » à un compromis européen sur la taxation des géants du numérique, quelques pays, dont la Suède, plaidant pour un accord international plus large.

« Il reste des obstacles importants à franchir mais ils ne sont pas infranchissables, c’est une question de bonne volonté, de sens du compromis », a déclaré le ministre à l’AFP à l’issue d’un entretien avec la ministre suédoise des Finances, Magdalena Andersson, à Stockholm, le 4 février.

Les pays européens discutent depuis l’an dernier d’une directive présentée par la Commission de Bruxelles qui prévoit la mise en place d’une taxe sur le chiffre d’affaires des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple), le temps qu’une solution soit négociée à l’échelle mondiale.

La France, à l’origine de cette proposition, espérait faire approuver cette directive avant le 31 décembre.

Pourtant, plusieurs pays européens – comme la Suède, l’Irlande et le Danemark – s’y opposent, alors que l’unanimité des 28 pays membres de l’UE est requise en matière de fiscalité.

L’UE veut abandonner l’unanimité dans le domaine fiscal

La Commission européenne suggère d’adopter les règles fiscales communes à la majorité qualifiée à terme. Un projet qui doit toutefois être adopté…à l’unanimité.

Pour tenter de sauver un accord, Paris a proposé avec Berlin une version édulcorée du projet, prévoyant l’adoption de la directive européenne au plus tard en mars 2019, pour une entrée en vigueur en 2021.

Cette nouvelle proposition réduit considérablement l’assiette de taxation par rapport à ce qui était prévu puisqu’elle propose de se concentrer seulement sur la taxation de la vente de publicités en ligne, par conséquent essentiellement sur Google et Facebook.

« La France a fait preuve de beaucoup de sens de compromis et j’espère que les […] derniers États qui restent aujourd’hui sceptiques feront aussi un pas dans le sens du compromis », a déclaré Bruno Le Maire.

La Suède souhaite un règlement au niveau de l’OCDE, craignant notamment des mesures de rétorsion contre l’UE en cas de décision unilatérale. Après des années de blocage, les pays de l’OCDE, dont les États-Unis, sont tout récemment convenus de relancer les discussions pour trouver un consensus d’ici 2020.

Pour le ministre français, « la meilleure façon d’obtenir une taxation du digital à l’échelle de l’OCDE, ce qui je crois est l’objectif de la Suède, c’est que nous parvenions d’abord à un accord au niveau européen » qui fera « levier pour accélérer les travaux au niveau de l’OCDE ».

Peu avant les élections européennes de fin mai, un accord des Européens dans ce dossier enverrait selon lui un « signal aux citoyens européens ».

« C’est un rendez-vous de vérité pour l’Europe. Soit elle montre qu’elle est capable de s’unir, soit elle reste divisée et elle sera plus faible », a-t-il averti.

Le Maire lance une nouvelle offensive sur la taxation européenne des GAFA

Un nouveau projet de taxation des services numériques voit le jour, et pourrait être validé d’ici fin mars au niveau européen, assure Bruno Le Maire, ministre des Finances français.

https://www.euractiv.fr/section/economie/news/le-blocage-persiste-sur-la-taxation-europeenne-des-gafa/

Avec la Finlande, 10 pays rejoignent l’initiative européenne d’intervention militaire

Avec la Finlande, 10 pays rejoignent l’initiative européenne d’intervention militaire

La Finlande a rejoint le projet d’Europe de la défense porté par Emmanuel Macron.

Réunis mercredi à Paris, les neuf ministres de la défense des pays membres de l’Initiative européenne d’intervention (IEI) ont entériné l’adhésion de la Finlande. L’objectif du groupe est de promouvoir l’autonomie militaire de l’Europe.

Et de 10. Le projet d’Europe de la défense porté par le Président français prend de l’ampleur avec l’entrée de la Finlande dans le cercle. La nouvelle, dans les tuyaux depuis la visite d’Emmanuel à Helsinki le 30 août, a été rendue officielle mercredi, lors d’une réunion entre ministres de la défense des pays adhérents.

Cette réunion a été la première du genre depuis le lancement de l’IEI, le 25 juin. L’ordre du jour entre les neuf représentants de la Défense de leur pays (France, Allemagne, Danemark, Belgique, Pays-Bas, Espagne, Estonie, Portugal et Royaume-Uni), outre d’accueillir le nouveau membre, s’est porté sur la définition des orientations politiques pour les travaux à venir.

Neuf pays se retrouvent pour faire avancer l’Europe de la défense

Les neuf pays signataires de l’Initiative européenne d’intervention se retrouvent pour la première fois à Paris pour donner un contour concret à ce projet censé muscler l’Europe de la défense. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Dès vendredi, les état-majors concernés vont se réunir dans le cadre des Discussions stratégiques militaires européennes (Mest, en anglais). Cela constituera les premières vraies discussions militaires de l’IEI.

Le matin même, Emmanuel Macron avait appelé à la création « d’une vraie armée européenne ». La coopération structurée permanente, ou PESCO, déjà adoptée par l’UE, fournit un premier cadre de coopération, dans laquelle s’inscrit l’initiative d’intervention militaire à 10. La France, qui souhaite aller plus loin dans la coopération, représente l’armée la plus développée des 27 après la sortie de l’UE du Royaume-Uni.

 

https://www.euractiv.fr/section/politique/news/avec-la-finlande-10-pays-rejoignent-linitiative-europeenne-dintervention-militaire/

 

Grand jeu en Baltique

Grand jeu en Baltique

1 Avril 2018 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Russie, #Europe, #Etats-Unis, #Gaz

Dans la grande lutte entre le système impérial et la Russie, chacun répond désormais du tac au tac, sans faiblir, sans reculer. Le dernier épisode, très peu commenté pour l’instant, a lieu dans la Baltique, l’un des points chauds maritimes du Grand jeu où s’affrontent la volonté du Heartland eurasien de s’ouvrir les portes de l’océan-monde et, à l’inverse, la tentative américaine d’encercler et contenir l’Eurasie.

Provocations diverses et variées, intimidations, interceptions d’avions, survols spectaculaires de bateaux, manoeuvres navales conjointes sino-russes… la Baltique a déjà connu son lot de péripéties ces dernières années.

Or la nouvelle vient de tomber que des exercices russes avec tirs de missiles auront lieu du 6 au 8 avril dans les eaux internationales à proximité de la Suède. Ca, c’est nouveau. Jamais l’ours n’était allé aussi loin à l’ouest ni aussi près des frontières suédoises. L’état-major scandinave en est tout retourné et le trafic aérien civil devra d’ailleurs être modifié durant ces deux jours…

Rebondissant sur la pseudo-affaire Skrypal, nouveau jalon dans la Guerre froide 2.0, Poutine a répliqué en renvoyant dans leurs pénates le même nombre de diplomates occidentaux que leurs homologues russes expulsés. Il double maintenant la mise en organisant ces manoeuvres navales aussi près que possible d’Otanlandia.

Cela participe sans doute du refus maintenant catégorique de Moscou de reculer d’un iota face à l’empire. C’est bien sûr la présentation le mois dernier, par Vladimirovitch himself, des « armes inarrêtables » réduisant à néant le bouclier anti-missile US et le discours historique qui l’a accompagnée – le Pentagone en est tout ému (« Nous sommes sans défense face aux armes hypersoniques russes et chinoises » dixit). Que le nom le plus voté par le public russe pour baptiser ces missilesBye bye America – n’ait finalement pas été retenu ne change rien à l’affaire…

C’est aussi, à l’ONU, le remarquable et remarqué veto du Kremlin à la résolution britannique condamnant l’Iran pour sa supposée implication au Yémen. Pour la première fois, la Russie a torpillé une tentative de l’empire concernant un conflit dans lequel elle n’est pas impliquée. Rappelons que Moscou, malgré son opposition, n’avait pas mis son veto en 2008 (admission du Kosovo à l’ONU), ni en 2011 (intervention otanesque en Libye).

La signification est double et porteuse de considérables changements dans les relations internationales futures :

  1. La Russie s’opposera désormais par principe aux tentatives hégémoniques américaines, où qu’elles sévissent.
  2. Moscou est prêt à se mouiller diplomatiquement et officiellement pour protéger ses alliés.

L’autre grand enseignement de la flambée baltique est évidemment à mettre en rapport avec le gaz, qui sous-tendait le psychodrame de Salisbury mais n’a vraisemblablement pas eu les effets escomptés :

Les euronouilles ont, la main sur la couture du pantalon, parlé comme d’un seul homme pour « condamner » Moscou mais se sont bien gardés de discuter gaz et d’évoquer la moindre sanction. Et pour cause : les stocks européens d’or bleu sont quasiment vides ! Frau Milka a beau lancer l’idée de « réduire la dépendance au gaz russe » en projetant un terminal GNL, elle ne revient pas sur son acceptation du Nord Stream II, au grand dam de la MSN. Le commerce germano-russe est au beau fixe malgré les sanctions et il serait suicidaire pour Berlin de renoncer à devenir le hub gazier de l’Europe.

Il n’aura échappé à personne que l’annonce russe des exercices navals à venir intervient juste après le feu vert allemand au Nord Stream II et que ceux-ci sont prévus précisément sur le tracé du futur pipeline. Pourquoi alors Poutine souhaite-t-il ce feu d’artifice de missiles à l’endroit même où passera le tube ? Il s’agit peut-être d’un message à destination du… Danemark.

Le placide pays scandinave fait en effet face à un écrasant dilemme, sa « plus importante décision de politique étrangère depuis la Seconde Guerre Mondiale » : permettre ou non le passage du Nord Stream II par ses eaux territoriales.

Le projet doit également recevoir dans les prochains mois les autorisations finales de la Russie (c’est couru d’avance), de la Finlande et de la Suède. Mais concernant ces deux dernières, il s’agit uniquement de leur zone économique exclusive, régie par le droit international de la mer sur lequel les gouvernements suédois (très russophobe) et finlandais (plus équilibré) ont de toute façon peu de prise.

Seul le Danemark est concerné dans sa souveraineté même, et il s’en serait bien passé. Les émissaires américains et bruxellois poussent le gouvernement à empêcher le passage des 139 km du Nord Stream II par ses eaux territoriales tandis que Moscou et Berlin l’encouragent à accepter.

Copenhague peut-elle se mettre à dos son principal partenaire (Allemagne) et la principale puissance militaire européenne (Russie), qui vient d’ailleurs essayer quelques missiles à proximité ? Le système impérial réussira-t-il à manoeuvrer afin de torpiller le pipeline comme ce fut le cas avec le South Stream ? Les exercices militaires russes constituent-ils un coup de pression et, si oui, fonctionnera-t-il ou n’est-ce pas une arme à double tranchant qui se retournera contre son promoteur ? Nous le saurons au prochain épisode…

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