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Macron « regrette » l’achat de F-35 par la Belgique, « contraire aux intérêts européens »

Macron « regrette » l’achat de F-35 par la Belgique, « contraire aux intérêts européens »

Le président français Emmanuel Macron en conférence de presse à Bratislava en Slovaquie, le 26 octobre 2018 / © AFP / VLADIMIR SIMICEK

Le président français Emmanuel Macron « regrette » la décision du gouvernement belge d’acheter des avions de chasse F-35 américains « plutôt qu’une offre européenne », une décision qui « stratégiquement va a contrario des intérêts européens », a-t-il déclaré vendredi devant la presse à Bratislava.

Le gouvernement belge a annoncé jeudi avoir choisi le F-35 américain pour remplacer sa flotte vieillissante d’avions de chasse F-16, au détriment notamment du Rafale français.

« L’offre française est arrivé après la clôture. Je regrette le choix fait. Il n’y avait pas que l’offre du Rafale, il y avait aussi l’Eurofighter, un vraie offre européenne. La décision est liée à une procédure belge, à des contraintes politiques du pays mais stratégiquement va a contrario des intérêt européens », a-t-il ajouté.

« Je ferai tout pour que dans les appels d’offres à venir, des offres européennes soient promues », a-t-il promis, lors d’une visite Slovaquie consacrée à la promotion de ses projets pour l’Europe, dont l’Europe de la défense.

Macron regrette l’achat de F-35 par la Belgique / © AFP / Damien Simonart

« L’Europe doit développer une vraie capacité d’industrie de défense européenne, dans tous les pays qui croient à cette aventure. Ma détermination en sort renforcée », a-t-il conclu.

« L’Europe ne sera forte que si elle est vraiment souveraine et si elle sait se protéger elle même. Nous héritons d’habitudes passées, les projets évoqués ont été lancés avant mon arrivée », a-t-il encore précisé.

(©AFP / (26 octobre 2018 14h12)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Macron-regrette-l-achat-de-F-35-par-la-Belgique-contraire-aux-int-r-ts-europ-ens/965758.rom

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F-35 : le dilemme européen

F-35 : le dilemme européen

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23 octobre, 2018
Tribune libre

Alexandre Vautravers

L’acquisition d’un avion de combat devant servir pour les 30 voire les 50 prochaines années est un choix stratégique et politique pour la Belgique. Pourtant, en optant pour le F-35 américain, Bruxelles ferait sans-doute davantage le jeu de Washington et d’Amsterdam.

 

L’avion de combat F-35 Lightning II est multi-rôle, furtif, monoplace et monomoteur. Il est conçu pour opérer au sein d’un réseau aéroterrestre, grâce à la « fusion » des capteurs et l’interopérabilité de ses effecteurs. Le F-35 n’a pas été conçu pour opérer de manière autonome, mais au sein d’un « système de systèmes » et au sein d’un réseau interarmées et multinational. S’il dispose de capacités d’interception très modernes, il est en revanche plutôt conçu pour des missions d’attaque au sol. Car la supériorité aérienne est, aux USA, essentiellement dans le cahier des charges de son frère aîné : le F-22 Raptor, sensiblement plus performant et aussi plus cher, produit à seulement 187 exemplaires de série, que le Gouvernement américain refuse d’exporter pour des questions de sécurité nationale.

Les retards et les surcoûts du programme F-35 ont été importants. La version B, destinée au corps des Marines américains (USMC) et à la Royal Air Force (RAF), nécessite une motorisation particulière et un équipement allégé en raison de la nécessité d’atterrir verticalement. Ceci a beaucoup allongé et augmenté la complexité de son développement. Mais le développement en parallèle de trois versions sensiblement différentes et l’alignement du programme entier sur la version B —la plus complexe et la moins performante— était nécessaire pour garder ensemble les partenaires et services militaires américains et les Alliés.

Le Corps des Marines américain a annoncé une capacité initiale opérationnelle (IOC) sur ses appareils en 2012. Mais en réalité, le premier engagement au combat d’un F-35 date de 2018. Et l’opérateur de ce dernier n’est autre qu’Israël…

Ainsi, onze partenaires disposent aujourd’hui d’une poignée d’appareils. Certaines forces aériennes ont d’ores et déjà annoncé avoir atteint une capacité opérationnelle initiale (IOC) avec une panoplie d’armements très limitée. Mais le F-35 n’est toujours pas l’avion multi-rôle, furtif et opérationnel qu’il prétend.

Année sombre

L’année 2010 a été la plus sombre pour le programme du Joint Strike Fighter (JSF), programme de recherche aéronautique à l’origine du F-35. Des mesures contraignantes ont été prises. C’est paradoxalement l’arrêt de la production du grand-frère F-22, décidé par le Président Obama, qui fait du F-35 le seul appareil américain viable pour les années 2020-2050. En d’autres termes, le F-35 est devenu « Too big to fail » pour le Gouvernement américain.

Et pour les partenaires ? En insistant sur un pont d’envol sans catapulte pour son futur porte-avions, au contraire des choix français, la Grande-Bretagne a un urgent besoin du F-35 B à décollage court et atterrissage vertical – sans lequel sa capacité de projection se réduit à une peau de chagrin. Cette capacité est étroitement liée à son statut et son rang international. Il en va de même pour le Japon, pour Taïwan, pour l’Australie – autant d’Etats qui seraient en mesure d’embarquer un corps expéditionnaire de F-35 sur leurs navires de guerre.

En Europe, le F-35 divise. Les coûts et les retards évoqués ont poussé plusieurs forces aériennes à acquérir d’autres appareils neufs, d’occasion voire en leasing, afin d’assurer le pont entre l’obsolescence de leurs appareils et la capacité opérationnelle des F-35. Ces solutions intérimaires coûtent cher et rendent les opérations militaires plus complexes.

Coûts trop élevés

L’autre problème des surcoûts du F-35 est l’inadéquation entre les budgets de défense européens, la faible part consacrée aux investissements, d’un côté, le besoin de renouvellement de nombreuses plateformes et systèmes pour la plupart issus de la guerre froide d’autre part. Pour l’heure, la société Lockheed Martin, qui fabrique le F-35 n’a livré que 320 appareils. Loin derrière les 2500 prévus à la naissance du programme, dans les années 90. On comprend mieux maintenant avec quelle insistance le Président américain exige une hausse des dépense militaires en Europe. Le niveau de 2% du PIB approuvé par l’Alliance atlantique en 2002 n’a pourtant été atteint que par quatre membres de l’OTAN.

C’est que les coûts très élevés du F-35 rebutent les nations européennes, à l’image de l’Italie ou de l’Angleterre. Dans un contexte de Brexit et de coupes budgétaires, il est difficile d’imaginer que la Grande Bretagne puisse honorer simultanément son engagement de 232 Typhoon et 138 JSF, alors que le MoD doit économiser 15 milliards de livres (22,5 milliards d’euro) sur les dix prochaines années. L’Italie est dans le même bain, avec des promesses d’achat de 121 Typhoon et 131 JSF. Le crash d’un appareil en exercice fin septembre pourrait d’ailleurs être une preuve supplémentaire que l’appareil américain n’est pas tout à fait opérationnel.

Les Pays-Bas demeurent quant à eux dans la course. Mais l’offre initiale de 85 appareils pour remplacer le F-16 s’est réduite comme peau de chagrin avec l’envol des coûts. Aujourd’hui, la force aérienne néerlandaise (Koninklijke Luchtmacht – KLu) table, pour l’hypothèse la plus optimiste, sur 37 exemplaires de l’appareil américain. On comprend donc quelles pressions peuvent s’exercer aujourd’hui sur la Belgique pour acquérir ces avions. Un achat permettrait une mutualisation bienvenue des coûts pour Amsterdam. Exit les considérations de défense, donc. La tentative de faire du F-35 un standard de l’avion de combat pour tous les pays de l’alliance OTAN semble davantage répondre à une volonté politique américaine qu’à une logique opérationnelle ou même budgétaire (1).

 

Alexandre Vautravers
Rédacteur en chef de la Revue militaire suisse

 

(1) Pour voir les tableaux comparatifs des coûts : Department of Defense OUSD (AT&L) ARA/AM, Selected Acquisition Report (SAR) Summary Tables, 2 avril 2010.

https://www.iveris.eu/list/tribunes_libres/378-f35__le_dilemme_europeen_/

Sévère mise-en-garde de la Russie qui est prête à réagir à une nouvelle frappe en Syrie

C’est en tout cas ce que la Russie veut faire savoir et à bon entendeur, salut! En effet la Russie a annoncé de vastes manœuvres navales en Méditerranée, alors « que l’USS Ross, un destroyer américain, est entré en Méditerranée le 25 août dernier, armé de 28 missiles de croisière Tomahawk capables de frapper n’importe quelle cible en Syrie,«  Selon le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

«Nous prévoyons de déployer plus de 25 navires sous le commandement du croiseur lance-missiles Amiral Oustinov. Près de 30 avions participeront à ces exercices, dont des bombardiers stratégiques Tu-160», a fait savoir le ministère de la Défense russe dans un communiqué de presse. Les manœuvres devraient avoir lieu du 1er au 8 septembre.

Alors que l’ONU évoque la présence de quelque «10 000 terroristes» dans la province d’Idlib, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré : «Le foyer de terroristes qui s’est formé là-bas n’annonce rien de bon si l’inaction actuelle se prolonge.»

Les manœuvres navales engagées par la Russie, principale alliée de la Syrie, constituent donc selon lui une «hausse des mesures de précaution tout à fait fondée et justifiée.»

Ceci alors que depuis un mois la Russie ne cesse de dénoncer le projet d’une nouvelle fausse attaque chimique en Syrie, prétexte à de nouveaux bombardements occidentaux dont la menace a été brandie par John Bolton, conseiller américain à la sécurité nationale le 22  août. Menace réitérée par Emmanuel Macron récemment. Attaque chimique dont l’armée syrienne serait accusée alors que celle-ci s’apprête à  délivrer la région d’Idlib des supplétifs islamistes non avoués de la coalition américaine. Comme pour les prétendues attaques chimiques de la Ghouta ou d’Alep par Damas, à chaque fois il s’agit pour la coalition occidentale de protéger ses supplétifs terroristes qui combattent sous faux drapeau pour ses intérêts cachés. Il en est ainsi à chaque fois que ceux-ci sont acculés par l’armée syrienne. Une diabolisation médiatique est un bon moyen de faire diversion en pointant du doigt « le régime de Bachar el-Assad » afin de paralyser l’élan libérateur. Un piège qui a déjà souvent fonctionner mais aujourd’hui la Russie sonne la fin de la récréation.

Hier c’était l’envoyé spécial des Nations unies (ONU) en Syrie, Staffan de Mistura, qui faisait part de sa préoccupation du risque d’une catastrophe humanitaire dans la province d’Idlib, alors que l’armée syrienne est en passe de reprendre le contrôle de cette région où les groupes djihadistes seraient au nombre de 10 000 selon une estimation du représentant de l’ONU. L’homme demandait étrangement, hier, à Moscou, Téhéran et Ankara de convaincre Damas de surseoir à son offensive dans la province d’Idlib, redoutant que les deux camps n’aient recours à des armes chimiques. (Source) Étrange façon de lutter contre les terroristes et les armes prohibées que de demander au pouvoir légitime de ne pas finir de libérer son pays de l’occupation ennemie!

Les précédentes frappes américano-anglo-françaises dans la Ghouta orientale contre la Syrie, en avril dernier, avaient pris pour prétexte de semblables prétendues attaques chimiques attribuées sans la moindre preuve à Damas. Il semble d’ailleurs, qu’en réalité il n’y ait pas eu d’attaque chimique tandis que des témoins au contraire, ont dénoncé une mise-en-scène de la part de l’Occident et de ses alliés islamistes sous faux drapeau, pour simuler une telle attaque, ainsi que le dénonce clairement et arguments à l’appui, plus bas, l’ambassadeur russe à Washington, Anatoly Antonov, dans un message qu’il a publié sur Facebook et dans lequel il met en garde Washington.

Sévère mise-en-garde de Mocou

Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue syrien tenue ce 30 août, a fait part de la détermination de la Russie à aider la Syrie à mener à bien la reconquête intégrale de son territoire. «Nous avons des faits sous les yeux [la mise en chantier de’une fausse attaque chimique ndlr], et nous avons adressé une mise en garde forte à nos partenaires occidentaux de ne pas jouer avec le feu», a-t-il annoncé. Des navires russes ont d’ailleurs été aperçus ces derniers jours faisant route vers la Syrie, avant même l’annonce des manœuvres.

Cité par Reuters, le Ministre russe des Affaires étrangères a rappelé que le gouvernement syrien avait parfaitement le droit de combattre les groupes djihadistes. «Il reste encore la tâche de liquider les foyers restants de terrorisme, avant tout dans la zone de désescalade d’Idlib», a-t-il déclaré. De son côté, le ministre des Affaires étrangères syrien, Walid al-Moualem, a confirmé que la Syrie était déterminée à «aller jusqu’au bout» dans sa lutte pour libérer la province d’Idlib, dont il estime qu’elle est principalement tenue par les islamistes du Front al-Nosra ou Front Fatah al Cham (branche syrienne d’Al-Qaïda). Sergeï Lavrov a encore exhorté les Occidentaux, qui font mine de considérer les djihadistes comme de simple rebelles à Bachar-el-Assad, à ne pas utiliser les djihadistes comme des «pions» sur l’échiquier géopolitique.

Alors que l’envoyé de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, s’inquiétait d’un usage d’armes chimiques par l’armée syrienne ainsi que par les combattants rebelles, le ministre syrien a martelé que son pays ne possédait pas d’armes chimiques. Il a en outre assuré que l’armée syrienne tenterait autant que possible d’éviter les pertes civiles lors de l’offensive à venir.

Dans un message Facebook publié le 30 août, «en réponse aux questions des médias», l’ambassadeur russe à Washington, Anatoly Antonov a confirmé avoir rencontré des représentants spéciaux des États-Unis pour la Syrie, le 27 août:

Vendredi dernier, nous avons envoyé une lettre au Département d’État des États-Unis pour demander l’arrangement [d’une] réunion dès que possible. Nous sommes reconnaissants à David Satterfield et à ses collègues pour leur brève réaction à notre demande. (…).

L’essentiel est que nous ayons exprimé nos inquiétudes concernant les signaux américains de préparer de nouveaux bombardements sur la Syrie sous prétexte de l’utilisation possible d’armes chimiques par les Syriens. Nous avons souligné qu’une telle perspective nous préoccupe beaucoup. Nous avons appelé Washington pour fournir des informations non retardées sur les raisons pour lesquelles le sujet de l’utilisation d’armes chimiques par Damas est alimenté.

Nous avons noté qu’une telle rhétorique du côté américain pourrait servir de signal à différents groupes terroristes et organisations pseudo-humanitaires comme les «casques blancs» pour préparer une autre provocation. Nous avons fourni des détails sur les préparatifs du groupe militant «Front Fatah al cham» (ancien «Front al-Nosra») pour commettre une autre provocation avec l’utilisation d’agents toxiques contre la population civile dans le gouvernorat d’Idlib afin de blâmer les forces gouvernementales pour ce crime.

Nous avons informé nos collègues de la livraison de 8 conteneurs de chlore à la ville de Jisr al-choughour, qui ont ensuite été transférés par les activistes de Hizb al Islami al Turkistani au village de Hallouz où un groupe de combattants spécialement entraînés a déjà été déployés (ont été formés sous la direction de la compagnie militaire privée britannique « Olive Group »). Leur tâche consiste à simuler le sauvetage de victimes d’attaques chimiques. À cette fin, il est même prévu d’exploiter des enfants pris en otage.

Nous avons exprimé directement nos préoccupations. Cette provocation préparée avec la participation active des forces de renseignement britanniques peut servir de prétexte à la «troïka» occidentale (Washington-Londres-Paris) pour lancer une nouvelle frappe aérienne contre les infrastructures militaires et civiles syriennes.

Nous avons averti les États-Unis de ne pas s’engager dans une autre agression sans fondement et illégale contre la Syrie. Une nouvelle aggravation de la situation en Syrie ne serait dans l’intérêt national de personne et seul les terroristes en bénéficieraient. Nous nous attendons à ce que nos préoccupations soient entendues. Nous espérons que les États-Unis déploieront tous les efforts possibles pour empêcher l’utilisation d’agents toxiques par les terroristes et agiront de manière responsable, comme membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. (Source: message facebook de M. Antonov.)

L’annonce d’importantes manœuvres en Méditerranées de la part de la marine russe aujourd’hui, alors que le destroyer de guerre américain est déjà présent en Méditerranée, semble bien manifester la détermination de la part du Kremlin de donner du poids à ses avertissements pour la cas où ceux-ci n’auraient pas été bien pris au sérieux.

L’arme « invincible » de la Russie

En effet le Pentagone n’ignore pas que la Russie a les moyens de paralyser les systèmes électroniques de n’importe quel bâtiment et autres aéroplanes, depuis ses déboires en Méditerranée ou en Mer Noire. La Russie ayant pris une avance déterminante dans ce domaine technologique. Mais plus performant encore, Vladimir Poutine a annoncé officiellement en mars dernier une série d’armes nucléaires offensives «dont aucune autre armée que la nôtre ne possède l’équivalent», ajoutant: «Nous avons entamé le développement de nouveaux types d’armes balistiques qui n’empruntent pas les trajectoires balistiques durant leur vol vers leur cible, ce qui rend inutiles et tout à fait insensés les systèmes antimissiles». Annonce que le Pentagone a pris très au sérieux, selon de nombreux articles de la presse américaine. Par cette nouvelle technologie d’armement la Russie s’est dotée des moyens de se faire entendre et respecter des USA et de l’Otan, ainsi que le Président l’avait clairement expliqué: Vous n’avez pas voulu nous écouter ? Maintenant vous allez le faire!  Ceci en riposte au mépris constant des USA qui ne cessent de se rapprocher toujours plus des frontières russes en les menaçant, en dépit de leurs engagements.

Photo: Frégate russe Pytlivy traversant le détroit du Bosphore le 25 août 2018

Voir aussi: 

Émilie Defresne

http://www.medias-presse.info/severe-mise-en-garde-de-la-russie-qui-est-prete-a-reagir-a-une-nouvelle-frappe-en-syrie/97298/

La mission d’Alexandre Benalla

La mission d’Alexandre Benalla

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Un des collaborateurs du président Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, avait pour mission de créer un équivalent français à l’US Secret Service.

Cette agence, rattachée au département de Sécurité de la patrie (Homeland Security), est chargée de la protection du président des États-Unis et de hautes personnalités. Elle joue également un rôle pivot dans l’anti-terrorisme (et la lutte contre la fausse monnaie).

Le président Macron avait déjà institué à l’Élysée une « Task Force » (sic) de lutte contre le terrorisme dirigée par le préfet Pierre Bousquet de Florian.

Malgré son jeune âge, Monsieur Benalla, que la presse algérienne présente comme lié aux services secrets marocains (DGED), était pressenti pour diriger le futur Secret Service de l’Élysée.

http://www.voltairenet.org/article202126.html

 

 

Arquus mise sur son scarabée pour remonter la pente

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Arquus mise sur son scarabée pour remonter la pente


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Publié par Marc-Antoine François le 6 Juillet 2018


Arquus (ex-Renault Trucks Defense) compte bien prendre un nouveau départ après quelques années difficiles et mise entre autres sur le scarabée, son nouveau blindé léger exposé a Eurosatory 2018. Destiné en priorité à l’export, l’héritier du VBL pourrait bien constituer la planche de salut d’une entreprise qui a connu quelques trous d’air.



En juin 2018, le salon de l’armement Eurosatory a ouvert ses portes, de nombreuses entreprises exposaient leurs nouveaux modèles comme  Arquus qui a présenté son dernier 4×4 blindé : le scarabée. C’est un blindé léger destiné à devenir le successeur du fameux VBL. Destiné en priorité à l’export, les premiers exemplaires pourraient sortir des chaînes de montages à compter de 2025, avec comme cibles commerciales à la fois les forces de police et les armées.

Après avoir suscité la curiosité avec le CRAB lors de l’édition 2012, le Scarabée permettra peux être de relancé Arquus sur le marché des blindés légers. Mais l’industriel franco-suédois doit encore passer de nombreux obstacles, à commencer par le véhicule Hawkei 4×4, blindé léger développé par le français Thales, et utilisé par l’armée australienne.

Arquus anciennement connu sous le nom de RTD (Renault Trucks Defence) était à l’origine une filiale de Renault, revendue en 2011 au groupe Volvo. Arquus sort d’ une période difficile, particulièrement en 2016-2017 avec la perte de plusieurs contrats comme VBMR-L, le successeur du VAB pris par leur concurrent Nexter.

Suite à cette période difficile de RTD Volvo a décidé de mettre en vente sa filiale mais aucune proposition n’a finalement été retenue. En mai 2018 elle a été renommé Arquus, signifiant « cheval de guerre » en latin. L’entreprise espère désormais tourner la page des mauvaises années. Le bilan est encourageant, avec 1,9 milliards d’euros de contrats signés et  600 millions de prise en commandes ferme.

SI l’option de la vente n’est plus d’actualité, la question restera quand même posée tant qu’Arquus ne sera pas définitivement sortie de l’ornière. Le rapprochement franco-allemand entre KMW et Nexter ne va pas forcément les aider en ce sens.


 

 

 

 

Où en est l’objectif de 2% de l’OTAN ? Trump dit-il vrai ?

Où en est l’objectif de 2% de l’OTAN ? Trump dit-il vrai ?

(B2) Le président américain Trump le serine à tout bout de champ. Et ce devrait être un des sujets majeurs du sommet de l’OTAN les 11 et 12 juillet prochains : il faut dépenser plus pour la défense. Est-ce justifié ? Qui respecte aujourd’hui cet objectif ? Quelles sont les arrières-pensées du président Trump ?

Qui respecte aujourd’hui l’objectif de 2% ?

Le mouvement est engagé jure-t-on à l’Alliance. Selon le dernier rapport publié aujourd’hui, quatre pays membres remplissaient l’objectif de 2% en 2017 -2018 : les États-Unis (3,50%), la Grèce (2,27%), l’Estonie (2,14%) et le Royaume-Uni (2,10%), et quatre autres devraient l’atteindre en 2018 ou en sont tout proches : Lettonie (2,00%), Pologne (1,98%), Lituanie (1,96%) et Roumanie (1,93%). C’est encore faible. Trump le sait et appuie là où cela fait mal : les pays membres de l’Alliance ne respectent que peu leurs engagements… NB : les pourcentages indiqués sont extraits d’estimations pour 2018 réalisées par l’OTAN).

Et la France ?

La France n’est pas très loin de cet objectif, selon les statistiques OTAN (1,81%). Mais elle l’aurait déjà atteint si on prend en compte tous les éléments selon la Cour des comptes. Lire : La France a déjà atteint l’objectif de 2% de l’OTAN ! dixit la Cour des comptes.

Comment expliquer que les pays augmentent leurs dépenses et que l’augmentation soit si nulle ?

Une explication : la croissance économique retrouvée. Même si certains pays ont augmenté leur budget de défense, cette augmentation est annulée par la croissance économique, comme l’a confirmé à B2 un diplomate occidental. « À politique inchangée, l’augmentation du budget de la défense dû qu’à une augmentation légère du pourcentage du PIB consacré à la défense, du fait de l’augmentation de la croissance économique ».

Quand l’objectif de 2% est redevenu d’actualité ?

Ce n’est pas Donald Trump qui en a été le vecteur (contrairement à ce qu’on pourrait croire), c’est le contexte international, notamment à l’Est de l’Europe. C’est en particulier l’offensive russe en Ukraine, avec l’annexion de la Crimée au printemps 2014 et l’agitation rebelle dans l’Est du pays, qui remettent cette question ardemment sur le devant de l’actualité. En septembre 2014, lors du sommet du Pays de Galles, les pays de l’OTAN s’engagent ainsi à cesser de couper dans leurs dépenses de défense et de les augmenter progressivement vers l’objectif de 2% de leur PIB d’ici 2024.

Cet objectif est-il garant d’une défense efficace ?

Pas du tout. Cet objectif mathématique ne rend pas compte de l’effort particulier de certains pays (PIB par habitant par exemple), ni ne rend compte de la qualité de l’investissement, comme de la volonté politique. Certains pays ont un investissement inférieur à 2% du PIB et ont, malgré tout, une défense opérationnelle (exemple : le Danemark). D’autres remplissent cet objectif (exemple : la Grèce) mais n’ont pas vraiment les moyens d’être efficaces. La réalité est donc complexe, comme le démontre notre analyse complète (qui vient de paraître) : Le vrai faux débat du partage du fardeau. Entre mythes et réalités.

Pourquoi Trump agite-t-il cet objectif ?

C’est un argument de commercial en chef. Ce message ‘made in USA’ n’est pas nouveau en soi. Mais en mettant en défaut, de façon beaucoup plus incisive, ses principaux alliés, Donald Trump crédibilise l’idée — qu’il répand à foison dans l’opinion américaine — que les États-Unis paient pour tout le monde, à l’aide d’un outil facilement mesurable, quasi mathématique. Il justifie au passage les mesures de rétorsion économique (comme la hausse des droits de douane sur l’acier) envers ces ‘profiteurs’ d’Européens. En obligeant les Européens à accélérer le pas, il les met enfin en demeure de s’équiper. Et quoi de mieux que le matériel américain, disponible, opérationnel, interopérable, et souvent moins cher (à l’achat du moins) pour cela. Le 2% est, en fait, surtout un moyen de dire ‘achetez US, et vite’.

Quand Trump dit si les Européens dépensent plus, les Américains dépenseront moins, dit-il vrai ?

Non. Cela n’a aucun rapport. L’objectif de 2% ne correspond pas au budget des frais communs de l’Alliance atlantique ni à ce qui serait à un budget commun de défense. Le budget de défense américain obéit à certains impératifs qui ne sont pas automatiquement ceux de l’OTAN. A l’inverse, les budgets de défense des pays européens ne satisfont pas automatiquement tous les objectifs américains.

Cette maxime de Donald Trump est donc une pure absurdité, économique comme politique. Si on la prend au pied de la lettre, elle signifierait que le gouvernement fédéral américain entend diminuer le budget de la défense (ce qui n’est pas la tendance actuelle). Elle engendrerait également une baisse des emplois US (le secteur de la défense US étant particulièrement protégé et peu propice aux importations). Ce qui est totalement contraire à la politique de Trump.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Pour tout savoir :

Nicolas Gros-Verheyde

© B2 / Bruxelles2. Vous désirez approfondir, bénéficier de décryptages complets, d’informations plus exclusives… Continuez votre lecture sur B2 Pro. C’est aussi le meilleur moyen de soutenir ce blog et d’en permettre sa pérennité. Nicolas Gros-Verheyde, diplômé en droit européen à l’université Paris I Pantheon Sorbonne, journaliste professionnel depuis 1989, a fondé B2 – Bruxelles2 en 2008. Il également correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest et La Lettre de l’expansion et intervenant pour BX1 (Tv Bruxelles). Il a été auditeur de la 65e session de l’IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).
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