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US : l’industrie pétrolière et gazière en déclin …

US : l’industrie pétrolière et gazière en déclin …


… Les grandes banques assèchent les financements et se préparent à saisir les actifs de l’industrie pétrolière et gazière en déclin 


Par Justin Mikulka − Le 13 avril 2020 − Source DeSmog

Opérations de l’industrie pétrolière dans le bassin permien du Texas. Crédit : Justin Hamel © 2020

Les finances de l’industrie pétrolière et gazière sont si lamentables que les grandes banques qui ont financé, à perte, le boom de la fracturation envisagent maintenant de prendre la mesure inhabituelle de saisir les compagnies pétrolières qui n’ont pas les moyens de rembourser les prêts bancaires.

Reuters a rapporté que les banques étudient la possibilité de saisir les actifs des compagnies pétrolières car la voie plus traditionnelle de la faillite entraînera des pertes énormes pour les banques – alors que la saisie des actifs et leur conservation jusqu’à l’augmentation des prix du pétrole réduirait probablement ces pertes.

Buddy Clark, du cabinet d’avocats Haynes and Boone, a expliqué à Reuters que « les banques peuvent maintenant brandir de manière crédible la menace de saisir les compagnies et leurs propriétés si elles ne remboursent pas leurs prêts ».

Alors que la saisie des actifs des emprunteurs qui ne peuvent pas rembourser leurs prêts est courante dans des secteurs comme l’immobilier – en particulier l’immobilier résidentiel – c’est une mesure inhabituelle pour l’industrie du pétrole et du gaz. Reuters explique que la dernière fois que cela s’est produit, c’était lors du crash pétrolier de la fin des années 1980. Lors du dernier krach pétrolier, lorsque le prix du baril de pétrole est passé de plus de 100 à 40 dollars, il y a eu une série de faillites, mais les banques n’ont pas saisi les actifs.

La différence maintenant est que les compagnies exploitant le pétrole de schiste ont continué à augmenter leur dette – grâce aux prêts des banques – au point que la plupart de ces compagnies ne sont pas viables avec des prix du pétrole bas. Comme l’a récemment fait remarquer un observateur de l’industrie dans le New York Times« C’est comme la fin des années 80 qui était si mauvaise ».

Un nouveau point de vue qui n’existait pas dans les années 80 est le changement radical de sentiment de la part de certaines parties de la communauté des investisseurs sur la viabilité de l’industrie pétrolière. Jim Cramer, conseiller en investissement à la télévision CNBC, a déclaré que les actions pétrolières étaient dans leur « phase terminale » en janvier, avant que les prix du pétrole ne s’effondrent aux niveaux actuels et que le coronavirus n’assèche la demande mondiale de pétrole.

Plus récemment, dans un remarquable article d’opinion pour Seeking Alpha, Kirk Spano conseillait aux investisseurs de se retirer de l’industrie dès maintenant en expliquant de façon unique pourquoi il était urgent de le faire :

Nous sommes sur le point d’assister à une vague massive de faillites d’entreprises d’exploitation de schiste bitumineux gérées par des cadres voleurs qui ont emprunté sur des actifs et se sont payé des primes pendant des années sans se soucier de la valeur pour les actionnaires.

Alors que DeSmog a commenté les problèmes de fraude potentielle dans l’industrie avec des cadres qui s’enrichissent eux-mêmes alors que les entreprises qu’ils dirigent ont perdu de l’argent, il s’agit d’un changement d’attitude décidé lorsque des sites comme SeekingAlpha appellent les investisseurs à sortir et à « poursuivre les dirigeants qui ont presque tous manqué à leurs obligations fiduciaires ».

C’est pourquoi les banques envisagent maintenant de saisir les actifs des compagnies pétrolières en faillite – c’est une mauvaise option pour les banques mais c’est la meilleure qui reste.

Selon Moody’s, au troisième trimestre 2019, 91 % des dettes d’entreprises américaines en défaut de paiement étaient dues à des sociétés pétrolières et gazières.

Souvenez-vous, c’était AVANT la guerre des prix et le coronavirus. L’industrie pétrolière était déjà en difficulté avant le début de la crise actuelle.

Le financement des ventes d’actifs pétroliers a disparu

Il est compréhensible que ces mêmes banques qui ont financé l’industrie et le boom du pétrole de schiste ne soient pas intéressées à accorder de nouveaux prêts aux entreprises pour qu’elles acquièrent des actifs. Cela pose un autre problème majeur, même pour les plus grandes compagnies pétrolières qui avaient prévu de financer les opérations actuelles déficitaires en vendant des actifs.

BP avait prévu de vendre ses actifs en Alaska à la société Hilcorp pour 5,6 milliards de dollars, mais il apparaît maintenant que les grandes banques ne sont pas prêtes à prêter cet argent à Hilcorp – ce qui, selon le Wall Street Journal, signifie que l’accord est probablement mort.

C’est un exemple de la façon dont la dépendance de l’industrie pétrolière à l’égard de la dette finit par causer de sérieux problèmes. Comme nous l’avons souligné, les compagnies qui fracturent le schiste pour du pétrole ont toujours compté sur la dette, mais jusqu’à récemment, ce n’était pas un problème pour les grandes compagnies pétrolières comme BP.

Le Wall Street Journal rapporte que la raison pour laquelle BP voulait vendre ces actifs est que celle-ci est également très endettée et qu’elle prévoyait d’utiliser cette vente d’actifs pour rembourser une partie de sa dette.

Cela n’augure rien de bon pour les projets d’Exxon de financer ses activités courantes par la vente d’actifsExxon avait annoncé son intention de lever 15 milliards de dollars cette année grâce à la vente d’actifs, mais il semble qu’aucun prêteur ne soit disposé à risquer ces sommes dans des entreprises désireuses d’acheter des actifs pétroliers et gaziers.

Exxon & Total n’ont pas généré suffisamment de liquidités… pour couvrir … les dépenses et les dividendes… BP a pu couvrir son dividende, mais… les niveaux d’endettement ont augmenté. Shell avait besoin de vendre des actifs pour couvrir ses dividendes et ses rachats

La fracturation hydraulique survit par la dette, sans nouveaux prêts, elle ne peut pas continuer

Comme nous l’avons documenté sur DeSmog, au cours des deux dernières années, l’industrie américaine de la fracturation a emprunté environ 250 milliards de dollars de plus que ce qu’elle a gagné en vendant du pétrole et du gaz issus des technique de fracturation. Cela a rendu très riches de nombreux PDG de l’industrie du fracturation et une grande partie de cet argent est également allé aux banquiers de Wall Street – et ils ne le rendront pas.

Sans la possibilité d’emprunter davantage, l’industrie sera décimée. Dans un article du New York Times de la semaine dernière, la journaliste Bethany McLean a souligné cette réalité.

Le livre de McLean, Saudi America, a mis en lumière les failles fatales des finances de l’industrie de la fracturation et son article actuel résume la réalité des finances délirantes de l’industrie de la fracturation.

« En réalité, le rêve a toujours été une illusion, et son effondrement était déjà en cours. C’est parce que la fracturation du pétrole n’a jamais été financièrement viable », écrit McLean.

Les choses qui ne sont pas viables ont généralement une fin. Un jour.

De plus, la fracturation semble être une énorme bulle alimentée par la dette, et les tentatives d’éviter de le reconnaître sont probablement vouées à l’échec

Les banques le savent, c’est pourquoi elles n’accordent plus de prêts aux compagnies d’extraction de pétrole de schiste et prennent la dernière mesure désespérée de saisir les actifs des compagnies pétrolières.

Mais les banques savent aussi autre chose. Les banques sont les premières à être renflouées et elles auront beaucoup d’argent pour s’en sortir. Les grandes banques ont provoqué la crise du logement en accordant des prêts douteux – et elles ont été renflouées.

Les grandes banques ont financé l’industrie de la fracturation qui a perdu de l’argent au cours de la dernière décennie, tout comme elles ont financé la crise du logement. Mais la réalité est que, tout comme dans la crise du logement, les prochains renflouements protégeront les banques.

Ce qui est différent dans cette crise, c’est que le marché du logement a rebondi et continue à représenter une grande partie de l’économie américaine. Si des gens comme Jim Cramer ont raison et que l’industrie pétrolière est dans sa « phase terminale » – le financement futur de l’industrie pétrolière par ces banques pourrait ne pas continuer avec le laxisme imprudent qui a alimenté le grand désastre de la fracturation aux USA.

Justin Mikulka

Note du Saker Francophone

Cet article est tiré d'une série : L’industrie du schiste argileux creuse plus de dettes que de bénéfices

Traduit par Hervé, relu par Wayan pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/les-grandes-banques-assechent-les-financements-se-preparent-a-saisir-les-actifs-de-lindustrie-petroliere-et-gaziere-en-declin

» Coronavirus : la plus grande crise économique de tous les temps… ou pas. Car les armes existent pour la contreR.

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Décryptages » Coronavirus : la plus grande crise économique de tous les temps… ou pas. Car les armes existent pour la contrerECONOMIE23 mars 2020© ReteursCORONA-KRACH

Coronavirus : la plus grande crise économique de tous les temps… ou pas. Car les armes existent pour la contrer

Les armes économiques en question pourraient même aider à sortir enfin de la crise précédente. Mais les généraux maîtrisant leur utilisation existent-ils ?AJOUTER AU CLASSEURLECTURE ZEN252131Avec Mathieu Mucherie

Au risque de passer pour des prétentieux auto-satisfaits, ou pour des êtres insensibles aux travaux des infirmiers et des urgentistes, nous soutenons que cette crise de Corona-virus confirme nos analyses délivrées depuis 2011 dans ces colonnes d’Atlantico, et remet au gout du jour la plupart de nos préconisations (souvent jugées « imprudentes » par ceux-là mêmes qui ont crée un ordre économique et monétaire en tout point imprudent) : pour faire court, la croisade pour une détente monétaire à outrance.

Les mathématiciens nous disent que s’il y a bien une chose que l’esprit humain a du mal à appréhender, c’est la fonction exponentielle. On l’a vu au cours de cette guerre éclair de coronavirus, où les courbes épidémiques ont provoqué une vaste sidération. On l’a vu naguère en Grèce et on risque de le revoir prochainement partout avec les crises monétaires, avec en particulier l’effet boule de neige des dettes, du fait de la violence des intérêts composés, de l’écartèlement en spirale entre des créances qui s’envolent et une base productive qui s’étiole.

Au départ, vers 2008 : une fantastique destruction monétaire (destruction de quasi-monnaies, disparition d’acteurs du crédit, réduction de la taille du bilan des banques…), un manque de collatéral de qualité, des conditions monétaires présentées comme accommodantes mais en réalité restrictives, puis une succession de chocs qui auraient pu être inflationnistes à une autre époque mais qui de nos jours sont tous déflationnistes. La crise des bilans a été traitée comme une crise des comptes d’exploitation, puis au cours d’une décennie perdue « on » a organisé la circulation du mistigri (du bilan des banques au bilan de l’Etat, du bilan des ménages et des entreprises au bilan de l’Etat, de ce dernier au bilan de la BCE, etc.), sans que ces transferts de dettes sans collatéraux ne ressuscitent la circulation monétaire de jadis. Le marché interbancaire par exemple est sous respirateur BCE depuis l’été 2007, ce qui en dit long sur nos chances de médaille aux JO de la procrastination.

Ces dettes métastasées de 2008 pèsent bien souvent sur des bases productives qui ont disparu, et comme elles ne sont plus écrêtées comme jadis par l’inflation ou par les guerres alors elles s’accumulent, pèsent sur le moral, jusqu’à rendre le travail vide de sens pour les plus jeunes. En ce sens, ces dettes là sont illégitimes, et léonines, mêmes facturées à des « taux bas » ; d’ailleurs elles ne rémunèrent plus un risque depuis fort longtemps, au contraire elles rendent service au système financier qui s’en sert pour canaliser la volatilité de ses portefeuilles (pour un investisseur institutionnel, une obligation investment grade devient une assurance, ce n’est plus un titre de dette). D’où les taux d’intérêt négatifs en plein recours à l’autofinancement, ou les courbes de taux inversées en pleines fièvres courtermistes, et autres symptômes contradictoires : l’organisme se défend comme il peut, dans la pagaille. Et cela ne va pas aller en s’améliorant, avec ce Covid-Krach qui provoquera une nouvelle flambées de dettes privées et publiques non couvertes par des actifs ou par des promesses de croissance. Il est à craindre que la solution préférée de nos économistes français du Massachussetts (un impôt sur les sociétés mieux réparti sur tout l’espace européen) ne soit pas tout à fait suffisante. Pour éviter un avenir à la Sisyphe, et conjurer quelques sous-produits néfastes (populisme, protectionnisme), il va falloir un plus gros bateau, comme on dit dans Les dents de la mer.

D’où l’importance d’un moratoire, ou mieux d’une remise, d’un mécanisme d’égout collecteur, d’un bouton Reset… Ce que je propose depuis des années, à la suite des travaux de Gerard Thoris : revenir à l’essentiel : la tradition judéo-chrétienne, la doctrine sociale de l’Eglise, la pratique des jubilés. En termes plus opérationnels : faire pression sur la BCE pour qu’elle loge au fond de son bilan un certain nombre de dettes privées et publiques surnuméraires ; et puis, elle les annulera, petit à petit. C’est déjà un peu ce qu’elle fait avec les achats d’actifs (QE) couplés à des taux négatifs, mais trop lentement, et en catimini, ce qui ne permet pas aux acteurs économiques de franchement compter dessus.

Cette croisade pour la remise des dettes, qui ne coûte rien à personne (ce sont des dettes achetées à leur prix, sur le marché secondaire) en dehors de l’orgueil de quelques banquiers centraux, et qui n’est pas dangereuse (il n’y a plus d’inflation ! la cible officielles de 2%/an est un désert des Tartares !), aurait été la meilleure réponse à une crise du type « gilets jaunes », et elle me parait juste indispensable dans le contexte de déferlante des déficits de 2020-2022. On nous répond, depuis le début : aléa moral. Mais c’est surestimer les Etats, qui secrètent des déficits comme une glande secrète une hormone, sans guère d’observance du contexte financier en général et du niveau des taux d’intérêt en particulier. On nous objecte aussi : création de nouveaux problèmes, de bulles, d’effets secondaires. Mais depuis des années nous ne sommes pas dans le pétrin à cause des (rares) initiatives monétaires, de même que la Normandie de 1944 n’était pas à proprement parler en souffrance à cause des bombardements américains. Le coût du bombardement monétaire doit être comparé au coût de l’anorexie monétaire, et puis la charge de la preuve devrait être inversée. Les apprentis sorciers et les hétérodoxes ne sont pas ceux que l’on croit, et l’apocalypse du Corona-virus servira de révélateur.

Un gros quart de la dette publique de la zone euro est déjà détenue aujourd’hui par la BCE. Rien ne s’oppose plus à ce que cette proportion augmente : c’est juridiquement reconnu depuis que Benoit Coeuré a dit « The limits are ours » en 2019, et c’est déjà engagé avec le QE2 en cours ; et, surtout, à part l’Allemagne, personne ne s’opposerait à ce que la BCE orchestre un « write off » plus ou moins explicite sur ces titres. C’est la prochaine étape, qu’il faudra expliquer à ceux qui croient qu’une banque centrale est soumise aux arcanes de la comptabilité privée, à ceux qui ignorent que de nombreuses banques centrales ont fonctionné impunément pendant des années en equity negative.    

Bien sûr, l’idéal aurait été d’écouter, avant le virus, les bons auteurs que nous mettons en avant depuis une décennie, comme Scott Sumner et sa proposition de cible de croissance du PIB nominal : parce qu’il vaut mieux réfléchir à un objectif que multiplier les solutions dans l’urgence, parce que cet objectif est au fond l’esprit et la lettre du Traité européen, et parce qu’en théorie économique nous savons que cet objectif de stabilisation du PIB nominal est très atteignable par un banquier central déterminé. Maintenant que l’urgence économique est là, nous devons improviser, mais en gardant à l’esprit cette cible globale qui a plus de sens qu’une cible d’inflation polluée par les prix pétroliers et par de nombreux biais.

Une alternative consisterait à activer ce que Jacques Rueff appelait « l’égout collecteur des droits non gagnés », c’est-à-dire le taux de change : une dévaluation de l’euro. Le mot dépréciation suffirait puisque nous sommes en changes flexibles avec le reste du monde, et serait très légitime tant que nous sommes loin de la cible de la BCE comme de la cible de Scott Sumner. Mais on nous objectera que ce n’est pas une voie très collaborative à un moment où toutes les banques centrales sont tentées de l’emprunter. Gardons tout de même à l’esprit que les maillons les plus faibles de la zone (l’Italie en particulier) ne se relèveront pas tant que l’euro restera au dessus de la parité avec le dollar.     

Et, au risque de nous répéter, il faut reparler ici de la monnaie hélicoptère, d’une hausse continue de la base monétaire sans contrepartie. Cette monnaie hélico est forcément archi-puissante : quand on imprime et que l’on distribue aux ménages, du point de vue de la banque centrale, cette monnaie est comme une obligation qui ne mature jamais et qui ne paye pas d’intérêts ; par définition une telle obligation a pour elle une valeur présente de zéro. Dans la perspective du ménage qui reçoit, un billet de 10 euros a une valeur présente de 10 euros. On a donc crée de la richesse à partir de rien. On comprend les réticences à utiliser une arme aussi puissante, et qui n’ajoute rien à la dette nationale ; mais notre Président a dit que nous étions en guerre : et à la guerre comme à la guerre ?

Tout cela nous entraînait jusqu’ici loin du troupeau budgétariste et structuraliste, mais c’est ce dernier qui devra céder dans le cadre d’une récession qui s’annonce historique. Avant le Covid19, le consensus dans la zone euro semblait être qu’une politique budgétaire plus expansionniste permettrait que la politique monétaire soit moins expansionniste  ; ce consensus (qui nous a coûté un bras) était insensé : d’une part notre politique monétaire n’était pas « expansionniste » si les mots ont un sens (puisqu’on ne se rapprochait nullement de la cible d’inflation de la BCE), et elle l’est encore moins désormais (faire 1 quand il fait faire 3 ou 5 n’est pas « expansionniste »)  ; et d’autre part il faudra un jour expliquer aux keynésiens qui s’ignorent que la politique budgétaire ne fait pas le poids : elle est lente, pleine de trous, il faudra la payer par des impôts distordants pendant une décennie au moins, sans compter qu’elle n’est pas juste (elle privilégie les acteurs et les secteurs les plus proches du pouvoir). Il ne faudrait pas que ce consensus revienne, nous transformant en Sisyphe fiscaux pour tout le XXIe siècle. Une collaboration monétaire/budgétaire serait plus judicieuse, et bien moins coûteuse (cf les travaux de William Nordhaus, pour ne prendre qu’un exemple), dut-elle sacrifier la sacro-sainte indépendance de la BCE, et dut-elle ne pas plaire à quelques analystes de banques à court terme.

Nos propositions supposent toutes en effet la fin d’une conception maximaliste de l’indépendance du banquier central, et au passage la fin des liens trop suspects et corporatistes qui unissent la banque centrale aux banques commerciales.

A l’époque lointaine de la démocratie libérale, l’indépendance d’une institution la condamnait à un pouvoir vigoureusement borné. On n’accordait une indépendance étendue à la banque centrale que dans un régime monétaire où sa marge de manœuvre était très limitée (par exemple, à l’époque pas si lointaine où elle ne s’occupait ni des taux de changes, ni de la supervision bancaire, ni ne faisait pression pour des réformes budgétaires ou structurelles à son goût). Tant qu’on se lie à plus de 15 pays disparates à une monnaie fort peu flexible, confiée à un banquier central qui n’est pas économiste et qui ne rend de comptes véritables à personne (début février quand Christine Lagarde s’exprime devant le Parlement européen à Strasbourg, une quarantaine de députés seulement sont présents…), et qui fait semblant de suivre (il a violé sa propre cible depuis 2012…) la plus mauvaise mesure de l’inflation, rien de bon ne peut arriver. Mario Draghi soutenait encore fièrement, en juin 2019 (juste avant un magnifique et énième retournage de veste) : “Il n’existe aucune probabilité de déflation, une très faible probabilité de récession, et pas de menace de désancrage des anticipations d’inflation”. On se demande en effet où était le problème, mise à part la baisse de la croissance en 2018 et 2019, mis à part le ralentissement continu du commerce international, et des taux d’intérêt en apnée. La complaisance aura été la première victime macroéconomique du virus. Maintenant que la déflation et la récession sautent aux yeux (on ne place pas impunément un demi milliard de travailleurs en chômage technique), et maintenant que les anticipations sont encore plus désancrées (les marchés pricent une inflation autour de 0,8%/an en moyenne au cours des 5 prochaines années…), il faut innover, agir vite et massivement.

Ceux qui critiquent nos idées imparfaites ne proposent pratiquement RIEN. Ils se disent chrétiens, ou juifs, mais ils sont contre l’annulation d’une partie des dettes, même quand elle ne leur coûterait pas. Ils sont contre la japonisation, certes, mais hostiles à toutes les formes d’activisme monétaire. Ils veulent des résultats, mais atteints avec l’apparente facilité des Dieux ; sans se mouiller, sans déroger. Ils me font penser à ceux qui déplorent les 10000 euros du mètre carré à Paris mais qui ne font pas le lien avec les freins à la construction, avec les restrictions foncières. « Dieu se rit des créatures qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ». Alors, à part procrastiner, ils multiplient les diversions (un plan vert pour 2080), les mesures lilliputiennes (report des charges sociales au mois suivant), les transferts à des experts indépendants (pasmafautisme) et les saupoudrages budgétaires. Ils ne gèrent pas le pays, ils réagissent. Ou alors, ils pensent. Comme notre Président, en rendez-vous ce soir avec les représentants du culte pour discuter du sens de la mort dans notre société (j’espère qu’un curé lui expliquera la parabole du gérant trompeur…). Et, une fois encore, la BCE discute du sexe des anges pendant que les barbares sont à nos portes : si vous avez aimé sa « review méthodologique » en pleine chute de l’activité, vous aimerez son QE2 tout mou égrené sur 10 mois, et les liquidités offertes aux banques dans une 6e ou 7e version pas du tout consanguine des LTRO. Les espoirs de début de mandat, même basés sur des formules maladroites (« On sera plus content d’avoir un emploi plutôt que d’avoir une épargne protégée », Christine Lagarde, octobre 2019), sont en train de s’évanouir.

Si elle continue d’avancer à l’aveugle, sans vraie cible et sans doctrine moderne, l’Europe va tomber dans l’oubli. Sa stratégie des bras ballants donne toujours les mêmes résultats, en 2020 comme en 1992 ou en 2008. A Francfort, c’est la reproduction d’une procédure connue, rassurante bien que totalement défaillante ; chaque fiasco y a été présenté comme une victoire, et ce sont ceux qui n’ont rien compris à la japonisation du continent qui ont été systématiquement promus. Ma prévision, si aucun sursaut n’arrive ? Vous verrez qu’à la fin ce sera la faute des jeunes pas assez qualifiés, comme dans les publications de Patriiiick Artus ou dans le Wall Street Journal qui, dès 2010, invoquait l’addiction aux jeux vidéo pour expliquer les difficultés de recrutement des entreprises. L’esprit de Munich a dominé le XXe siècle, disait Alexandre Soljenitsyne : il est bien parti pour dominer le XXIe. 

De même qu’une balle dans la tête dès le début aurait été la meilleure réponse face aux virus européens du passé (Hitler, Milosevic), la crise économique qui commence devrait être confinée tout de suite par un engagement implacable et cohérent dans le temps en faveur de la stabilisation des perspectives nominales, au besoin par des méthodes aptes à frapper les imaginations et à ré-ancrer les anticipations : monnaie hélicoptère, débasement durable de l’euro, rachats inconditionnels de tous les nouveaux déficits par la BCE, cible d’inflation temporairement portée à 4%/an, etc. Cela ne résoudra pas le choc d’offre de court terme, mais nous évitera un long cancer de la demande. Les Chinois l’ont compris, et semble-t-il aussi les Américains depuis quelques jours s’ils concrétisent les envois de chèques directement aux ménages avec l’idée (encore trop implicite) que la FED pourvoira. Mais si nous écoutons encore nos bons docteurs de Francfort, de Karlsruhe et de Berlin, avec leur médecine bancaire traditionnelle du XIXe siècle (Bagehot s’exprimait à l’époque de l’étalon-or !), nous allons tous mourir guéris. A mort l’homéopathie des baisses de taux de 0,25%, des mécanismes abscons et des nationalisations rampantes. Vive l’euro à 0,8 contre le dollar. Vive l’annulation de la moitié de la dette italienne. Vive le renouveau de l’Europe une fois débarrassée des règles de l’euro.   Les commentaires de cet article sont à lire ci-aprèsLe sujet vous intéresse ?Mots-clés :coronaviruscrise économiqueBCEcriseThématiques :INTERNATIONAL

https://www.atlantico.fr/decryptage/3588229/coronavirus–la-plus-grande-crise-economique-de-tous-les-temps–ou-pas-car-les-armes-existent-pour-la-contrer-mathieu-mucherie

Une crise financière trente fois plus puissante qu’en 2008 est imminente, mais nous sommes dans le déni (Huffingtonpost)

Une crise financière trente fois plus puissante qu’en 2008 est imminente, mais nous sommes dans le déni (Huffingtonpost)

511111 Rating 5.00 (5 Votes)Catégorie : Actualités internationales  Publication : 15 juin 2019  Mis à jour : 15 juin 2019  Création : 15 juin 2019 Écrit par folamour  Affichages : 2218fShare

Le baril de poudre financier est sur le point d’exploser. La première des choses est de dire la vérité aux Français. Qui a envie de vivre l’expérience de la voltige s’il n’en fait pas le choix ?

Bank 15 06 2019

En Grèce lors de la crise de la dette, quelques jours avant le référendum du 5 juillet 2015. Je veux dire à la crise qui arrive que nous sommes là et que nous résisterons.
Le laisser-faire est la folie qui nous conduit vers cette situation alarmante.

Les dirigeants politiques ont été et sont dans un déni total de la réalité en nous convertissant à l’argent facile de la finance de l’ombre.

Le résultat sera une fulgurante déflagration financière qui laminera des économies entières, des nations. La prochaine crise sera pire que celle de 2008 et se positionnera à 254.000 milliards d’euros.

Au travers ce qu’on appelle la crise des gilets jaunes s’exprime l’émotion, le ressenti des Français et vise à dénoncer les effets néfastes pressentis de l’argent facile. Les plus fragiles de nos concitoyens savent déjà dans leur quotidien que l’argent vaut de moins en moins.

Nous allons tous faire naufrage. Et chacun doit payer son écot à la société.

Qu’en est-il du rôle de l’Etat ? Il est devenu hyper régulateur et s’est transformé en exportateur financier.

« Les dirigeants politiques ont été et sont dans un déni total de la réalité en nous convertissant à l’argent facile de la finance de l’ombre. »

Tout dans notre économie est devenu “low” : low taux, low salaires… seule la misère ne sera pas low. Il semblerait que les chiffres des analyses aient adopté cette étrange et dangereuse tendance low.

Est-ce qu’on ne voit rien ou est-ce qu’on ne veut rien voir de l’urgence, lorsqu’on constate qu’aux Etats-Unis une hausse du déficit budgétaire de 77% par rapport à 2018 a été enregistrée. Dans les deux cas, les experts nient l’urgence et pas de réaction observée…

L’examen de la situation de la France mérite de l’honnêteté. Avec un taux de 1,5% de croissance une annonce de la reprise de l’économie est une fausse annonce. Je dénonce et affirme que la tendance est à la décroissance. L’analyse claire des chiffres montre 0,3% de croissance rêvée au premier trimestre 2019. Le chiffre de 1,5% de croissance annuelle nous parle d’une baisse par rapport à 2018 et 2017. La courbe de la trajectoire économique n’est donc pas celle de la réelle croissance que l’on nous vend.
Qu’en est-il du pouvoir d’achat qui aurait été injecté et qui aurait dû entraîner un regain de consommation ? L’effet attendu ne s’est pas produit, car dans la réalité le Français, qui le peut encore, essaie d’épargner en prévision d’un futur incertain annoncé.
La dynamique ne se crée pas et bute sur des problèmes structurels franco-français. Le taux de chômage est structurel. Les responsables politiques annoncent la reprise et les entreprises rencontrent des difficultés à embaucher. Il nous manque de l’invention, de l’innovation, il nous manque les moteurs de la relance et la confiance.

Je m’interroge et demande où est la croissance, quand on peut constater que dans le domaine du commerce extérieur le ratio français exportation sur PIB reste faible et que pour les entreprises les gains de productivité restent également incroyablement faibles.

Donc où est la croissance ? Je cherche la croissance.

Les problèmes sont tragiques, le baril de poudre financier est sur le point d’exploser.

La France doit se préparer avant l’explosion de la bulle des dettes. En sortant du déni et en parlant vrai et honnête en économie.
Je trouve scandaleux qu’en France, soient posées autant de barrières à l’initiative d’entreprendre. Il est important de faciliter le développement de l’investissement, mais il est important aussi que les entreprises participent à hauteur raisonnable à la contribution au budget de l’Etat. Il est important aussi que l’Etat opte pour de vraies économies réalistes, mais qu’il n’intervienne plus au travers de participations dans des entreprises privées.

« Tout dans notre économie est devenu “low” : low taux, low salaires… seule la misère ne sera pas low. »

La France doit se préparer sur cette base. Il faut en finir avec le surplus d’argent injecté par les banques centrales, argent qui n’arrive jamais au niveau de l’économie réelle mais dans les caisses des banques qui l’ont transformé en emprunt d’Etat.La conséquence est que les Etats ont emprunté de plus en plus et trop.

C’est la combinaison de ces deux éléments qui a créé la dette abyssale. 254.000 milliards d’euros.

Les Etats ont profité de cette situation, les entreprises et les ménages ont emprunté à bon marché. Cela s’avère être un drame.
La crise du surendettement est arrivée au niveau mondial. Pour rembourser cette dette dite publique, les Etats peuvent augmenter les revenus par le biais des impôts ou baisser les dépenses de l’Etat en diminuant les services publics. Cela pose problème. Nous nous trouvons à l’heure actuelle dans une situation où les banques centrales, les banques privées et les gouvernements se retrouvent tous liés et interdépendants. Par conséquence, lorsqu’une difficulté de quel ordre que ce soit apparaîtra, les trois partenaires seront concernés. Le présage de l’imminence d’une crise financière trente fois plus puissante que celle de 2008 affectera tous les citoyens avec une force considérable.

A ce jour environ 10% du bilan des banques est en “bons d’Etat” avec une pondération de 0% sans garantie. Les banques privées que nous connaissons ont tout intérêt à le faire car cela ne leur coûte rien en fonds propres et délivre de grasses marges.

La réglementation financière (Bale III) a réglé les dérèglements de 2008, nous sommes en 2019 et le problème est qu’il n’y a pas de réglementation contre les dérèglements de 2019. Le seul élément de réglementation qui aurait pu réduire cet appétit d’emprunt public des Etats n’a pas été proposé pour des raisons purement politiques. Pour exemple les dettes de l’Etat américain ont augmenté de 77% sur les 3 premiers mois de cette année. A mon avis, cela va encore faire augmenter aux Etats-Unis le coût des emprunts et entraîner la finance mondiale dans une spirale mondiale. Dès que les Etats-Unis seront en récession, c’est le monde entier qui sera en difficulté dont l’Europe et la France avec un effet direct sur la consommation des ménages.

Alors que faut-il faire ?

La première des choses à faire est de dire la vérité. La vérité aux Français, oui, elle leur est due par respect, par respect de leur travail aussi.
L’heure n’est plus au silence, l’heure n’est plus aux mensonges. L’heure est venue d’apprendre à reconnaître les erreurs. Nous nous trouvons au bord du précipice, lequel d’entre nous a envie de vivre l’expérience de la voltige s’il n’en fait pas le choix ?

« Il faut en finir avec le surplus d’argent injecté par les banques centrales, argent qui n’arrive jamais au niveau de l’économie réelle mais dans les caisses des banques qui l’ont transformé en emprunt d’Etat. »

Il y a urgence à adopter une série de mesures imposées. Elles devront être équitables.
A ce stade il est important de souligner que les entreprises ne paient quasiment pas d’impôts et c’est pourquoi la participation des entreprises au budget de l’Etat reste proportionnellement trop faible. Il faudra donc en urgence remonter ce taux de participation, en revanche il faut faire diminuer au plus vite les charges sociales qui elles sont indécemment trop élevées.

En ce qui concerne la tension française entre les riches et les pauvres (y compris la classe moyenne), il faut recréer l’équilibre de participation privée à la bonne marche de la nation en créant une tranche supplémentaire pour les salaires annuels de plus d’un million d’euros.

La combinaison de ces deux éléments permettra rapidement de remonter les revenus de notre Etat et de le libérer progressivement de sa dette.

Un élément fondamental sera le désengagement de l’Etat du secteur privé pour n’agir que sur le cadre économique et non l’impliquer directement au travers de participations dans des entreprises.

La responsabilité des hommes de bien qui savent est engagée. C’est par leur inaction que la bulle financière explosera.

Source(s) : Huffingtonpost.fr via Contributeur anonyme

https://www.crashdebug.fr/international/16139-une-crise-financiere-trente-fois-plus-puissante-qu-en-2008-est-imminente-mais-nous-sommes-dans-le-deni-huffingtonpost

La Russie peut-elle résister à de nouvelles sanctions de Donald Trump ?

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La Russie peut-elle résister à de nouvelles sanctions de Donald Trump ?

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La Russie peut-elle résister à de nouvelles sanctions de Donald Trump ?
Alexei Druzhinin / SPUTNIK / AFP

De nouvelles sanctions américaines contre la Russie devraient entrer en vigueur ce 22 août, suite à l’affaire Skripal. Cette salve de restrictions, beaucoup plus radicales, pourrait avoir un impact sensible sur l’économie russe. Reste que le pays de Vladimir Poutine a des atouts pour résister.

L’oncle Sam repart à l’offensive contre la Russie, après avoir infligé, en avril dernier, des sanctions à l’encontre d’entreprises, d’oligarques et de responsables politiques russes. Des mesures qui avaient plombé la Bourse de Moscou et le rouble, et avaient notamment fragilisé le géant national de l’aluminium, Rusal. Après la pause estivale, le Congrès américain va étudier divers projets de loi prévoyant de nouvelles sanctions à l’encontre de Moscou. “Ces sanctions incluent des restrictions supplémentaires sur les importations et les exportations russes vers les États-Unis et sur l’activité des banques russes sur le territoire américain. Il est également envisagé d’interdire aux citoyens américains d’acheter de nouvelles émissions de dette souveraine russe (emprunts d’Etat de la Fédération russe, NDLR) ayant une maturité supérieure à 14 jours”, rapporte Claudia Calich, responsable de la dette émergente chez la société de gestion britannique M&G Investments.

“Si les États-Unis interdisent vraiment aux investisseurs américains de financer le gouvernement russe, de nombreux investisseurs et banques en Europe devraient en faire de même, en particulier s’ils ont des activités sur le sol américain. Cela réduirait considérablement les volumes négociés quotidiennement sur la nouvelle dette”, relève l’expert de M&G Investments. Reste à voir l’impact sur la capacité de financement du pays de Vladimir Poutine

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“Si on fait l’hypothèse que les investisseurs américains et européens (instruments indirects compris) détiennent 33% du marché des obligations OFZ (c’est-à-dire libellées en rouble, NDLR) et 100% de la dette en devises étrangères, la Russie pourrait faire face à un déficit de financement d’environ 5 à 7 milliards de dollars par an entre 2019 et 2023. Cependant, si l’on se fie à d’anciennes enquêtes auprès des investisseurs, les non-résidents sont très probablement investis dans des obligations qui arriveront à échéance d’ici 5 à 15 ans, tandis que les investisseurs locaux, dont les banques, privilégient plutôt les titres à plus court terme”, rapporte Claudia Calich. Cela donnerait un sursis à la Russie pour s’adapter aux nouvelles sanctions, si celles-ci sont approuvées, juge-t-elle.

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En outre, le bond de près de 50% des prix du pétrole sur un an et le raffermissement de la croissance ont permis à la Russie de “renouer avec un excédent budgétaire, en plus de l’excédent de sa balance courante (solde des échanges de biens, de services, de revenus et de transferts courants, NDLR). Les réserves de change de la Russie, constituées grâce aux achats de dollars par la banque centrale, sont remontées à 450 milliards de dollars, soit un peu moins que le niveau enregistré avant les sanctions de 2014”, souligne Claudia Calich.

Evolution du prix du baril de pétrole (en bleu, échelle de gauche) et des réserves de change de la Russie (en orange, échelle de droite)

M&G Investments

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Si les prix du pétrole “se stabilisent à leur niveau actuel et si les nouvelles représailles américaines ne font pas dérailler la croissance économique via un choc sur la confiance et la liquidité du marché domestique, la Russie, grâce à la solidité de sa situation financière, devrait être capable d’absorber l’impact négatif de nouvelles sanctions”, estime l’expert de M&G Investments.

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La Russie présente des opportunités d’achat pour l’investisseur

Nous jugeons que les emprunts d’Etat russes (code ISIN RU000A0JTK38) constituent une opportunité d’achat, aux niveaux de cours actuels. Leur rendement annuel – 8,6%, à l’heure où nous écrivons ces lignes – est appréciable pour l’investisseur. Ils sont par exemple accessibles via un courtier en ligne tel que Saxo Banque.

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Quant aux actions russes, elles restent très bon marché. Elles se paient en effet 5,7 fois les bénéfices estimés pour les 12 prochains mois, pour un rendement moyen des dividendes de 7,5%, rapporte Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez la société de gestion genevoise Pictet Asset Management. Elles figurent parmi notre sélection de placements à privilégier pour le second semestre 2018. Les investisseurs souhaitant miser dessus pourront s’intéresser à des fonds, comme Pictet Russian Equities (code ISIN LU0338483075) ou encore des trackers, tels que Lyxor Russia ETF (code ISIN FR0010326140).

https://www.capital.fr/entreprises-marches/la-russie-peut-elle-resister-a-de-nouvelles-sanctions-de-donald-trump-1303833

Pourquoi Trump vient-il de déclencher une nouvelle crise financière ?

Pourquoi Trump vient-il de déclencher une nouvelle crise financière ?

Publié par wikistrike.com sur 18 Août 2018, 13:06pm

Catégories : #Economie, #Politique internationale

Pourquoi Trump vient-il de déclencher une nouvelle crise financière ?

L’attaque de Trump contre la livre turque, combinée aux récentes mesures de la Réserve fédérale pour réduire drastiquement l’offre de dollars, entraînent le monde vers une crise monétaire identique à celle de 1997. C’est peut-être exactement le but recherché.

Vendredi dernier, Donald Trump a annoncé de nouvelles sanctions contre la Turquie, notamment le doublement des droits de douane sur l’acier et l’aluminium qu’il avait introduits plus tôt cette année. La monnaie turque était déjà en difficulté, mais ces nouvelles sanctions  » sont la goutte qui fait déborder le vase « , selon Edward Park de la société de gestion britannique Brooks Macdonald.

Le même jour, la livre turque est tombée à plus de 6 face au dollar, pour la première fois, atteignant un nouveau bas historique de 7,21 par rapport au dollar, dimanche. Après que la Turquie a mis des plafonds aux swaps de devises, la livre a repris un peu de sa valeur perdue, et elle s’échangeait à 6,12 mercredi, toujours bien en dessous des 4,75 pour un dollar qu’elle valait la semaine dernière.

La réaction turque a eu un certain effet, mais ça ne suffira pas : interdire simplement le commerce de la livre au-dessus d’un certain niveau, comme la Turquie a fait, n’est guère un moyen pérenne de revaloriser la monnaie ; et selon le Financial Times, les investisseurs  » continuent d’augmenter leurs paris contre la Turquie à travers d’autres moyens, comme les swaps de défaut qui garantissent le paiement de la dette en cas de défaut « . Les actions des banques turques sont aujourd’hui à leur plus bas niveau depuis 2003.

La vulnérabilité de la monnaie vient surtout du fait que le pays a d’énormes dettes en dollars. Les entreprises turques doivent aujourd’hui près de 300 milliards de dollars de dettes libellées en devises, un chiffre qui représente plus de la moitié de son PIB. Comment cela s’est-il produit et pourquoi cela est-il soudainement devenu un problème ?

Pendant l’ère de l’assouplissement quantitatif (QE), la Réserve fédérale américaine a inondé les institutions financières américaines avec 3500 milliards de dollars de nouveaux dollars, dont une grande partie a afflué sur les marchés dits  » émergents  » comme la Turquie. Tant que l’orchestre jouait, tout allait bien – des taux d’intérêt presque nuls, combinés à la faiblesse du dollar, rendaient ces dettes abordables. Mais depuis que la Réserve fédérale a mis fin à son programme d’assouplissement quantitatif l’an dernier – et qu’elle a ensuite commencé à l’inverser en vendant les actifs financiers qu’elle avait achetés (et donc en retirant des dollars du système financier) – la valeur du dollar a recommencé à augmenter, ce qui augmente de prix de la dette.

Cette appréciation du dollar a été aggravée par deux hausses successives des taux d’intérêt de la Réserve ; mais elle a également été aggravée par les décisions de Trump. Paradoxalement, les guerres commerciales de Trump ont conduit à une nouvelle hausse du dollar, car les investisseurs ont considéré ce dernier comme un  » refuge » par rapport à d’autres monnaies jugées moins capables de résister aux turbulences aléatoires qu’il a déclenchées. Même le yen et le franc suisse, traditionnellement considérés comme  » aussi solides que l’or « , se sont affaiblis face au dollar, comme d’ailleurs face à l’or lui-même.

Comme l’a dit Aly-Khan Satchu, fondateur et PDG de Rich Management, « le dollar américain a été transformé en arme – soit délibérément, soit à dessein » (y a-t-il une différence ?), ajoutant que d’autres pays subiront le même traitement  » s’ils s’entêtent dans la même politique qu’Erdogan « .

Ainsi, le coup porté par les Etats-Unis à la Turquie est quadruple  – hausses de taux d’intérêt et tarissement des dollars de la Fed ; tarifs douaniers et sanctions de Trump. Il en résulte une perte de près de 40 % de la valeur de la livre depuis le début de l’année.

Les effets se font déjà sentir bien au-delà des frontières de la Turquie ; le rand sud-africain est tombé, lundi, à son plus bas niveau depuis deux ans, et la roupie indienne, le peso mexicain et la rupiah indonésienne ont tous été durement touchés. Cela n’est pas surprenant, car le gonflement de la dette libellée en dollars – de 2 000 milliards de dollars il y a 15 ans à 9 000 milliards aujourd’hui, en grande partie par les pays du Sud – combiné à l’inversion de l’assouplissement quantitatif, sont les ingrédients d’une crise qui ne demande qu’à éclater. Toutes les conditions qui avaient précédé la crise monétaire de 1997 en Asie de l’est sont désormais réunies. Il ne manquait qu’un petit coup de pouce – et Trump vient de le donner.

Tout cela est expliqué dans tous les manuels d’économie, ou plutôt ça devrait l’être si les manuels  reflétaient la réalité (ce qui est loin d’être le cas). Les dix dernières années sont pratiquement le replay exact de la décennie qui a précédé la crise de 1997. Si la dévaluation du dollar de l’Accord de Plaza de 1985 n’était pas exactement du quantitative easing, elle avait le même but et les mêmes résultats – un flot d’argent et de dettes en dollars bon marchés, et donc une dépendance et une vulnérabilité mondiales croissantes au dollar et à la politique monétaire et économique des États-Unis.

Cette vulnérabilité a ensuite été effectivement ‘encaissée’ lorsque l’accord de Plaza a été ‘inversé’, 10 ans plus tard, (par l’accord du Louvres, ndt), un renversement qui à l’instar du renversement actuel de l’assouplissement quantitatif, étrangle le crédit et fait monter les taux d’intérêt, rendant les marchés plus instables et les faillites plus probables.

Le déclencheur a finalement été l’effondrement du baht – la monnaie d’un pays (la Thaïlande) qui avait un PIB deux fois moins élevé que celui de la Turquie – qui a provoqué une crise qui s’est étendue à toute l’Asie, sabotant le développement du continent et permettant aux entreprises américaines d’acheter certaines des usines industrielles les plus avancées du monde pour une fraction de leur valeur.

Il n’est donc pas difficile de comprendre pourquoi Trump et la Fed pourraient vouloir déclencher une telle crise aujourd’hui. Plus les monnaies des pays endettés en dollars dégringolent, plus ils doivent céder de biens et de services réels aux Etats-Unis pour payer les intérêts de leurs dettes en papier-dollars aux États-Unis – et ceux qui ne peuvent pas suivre seront avalés pour trois sous.

Cependant, au-delà du profit purement économique, il y a aussi l’impératif géopolitique de maintenir et d’étendre la domination américaine en écrasant ses rivaux. Trump ne fait rien d’autre, après tout, que d’utiliser toute la puissance dont il dispose pour détruire ses adversaires. Mettre les pays les uns après les autres au bord de la faillite – et donc à la merci du FMI – est un moyen de transformer la dépendance à l’égard du dollar accumulée au cours de la dernière décennie en pouvoir pur et dur.

On peut facilement imaginer ce que les États-Unis pourraient exiger en échange de leur soutien pour obtenir le renflouement du FMI – mettre fin aux importations de pétrole en provenance de l’Iran, cesser de participer à la Route de la soie chinoise… le potentiel est énorme. On entend déjà des menaces directes contre la Turquie pour qu’elle fasse ‘ce qu’elle doit faire’ pour ‘rassurer les marchés’ – le Times de mardi, par exemple, exige que  » Erdogan mette fin à son différend avec l’Occident s’il veut éviter une crise plus profonde… sa ligne de conduite devrait être claire : il devrait relever les taux d’intérêt [c’est-à-dire promettre aux spéculateurs internationaux des coupures plus importantes dans l’économie turque], tenir compte des économistes compétents, garantir explicitement l’indépendance de la banque centrale [c’est-à-dire la soustraire au contrôle démocratique], et se réconcilier avec le président Trump » – car, après tout, « le soutien des États-Unis sera nécessaire si le FMI ou la Banque mondiale doit intervenir ».

En effet, c’est là qu’on voit toute l’hypocrisie de la soi-disant opposition entre les ‘mondialistes’ et les ‘nationalistes économiques’ de la Maison Blanche Trump – et du pays dans son ensemble – apparaître au grand jour, une fois de plus. Lorsqu’il s’agit de pousser les pays du Sud à la faillite, leurs intérêts sont absolument les mêmes. Les communiqués de Goldman Sachs qui décrient les tarifs douaniers de Trump sont de l’enfumage, la vérité, c’est que la guerre commerciale est la cerise sur le gâteau de la politique de la Fed dont le but est d’écraser les ‘marchés émergents’.

Wall Street dépend précisément du type d’instabilité financière que les guerres commerciales de Trump ont déclenchée. Comme l’a noté Peter Gowan, « l’économie américaine dépend… de la reproduction constante des crises monétaires et financières internationales « . Wall Street en particulier « dépend de l’instabilité chaotique des systèmes financiers des marchés émergents ». Mais on dissimule la vraie nature de ces décisions en les drapant dans l’étendard du ‘nationalisme’ et en les présentant comme des solutions aux pseudo-chocs de la ‘mondialisation’. Les pays du sud se trouvent maintenant au bord du précipice – et les ‘libéraux de l’establishment’ et les ‘insurgés nationalistes’ attendent en ligne le moment de les y pousser.

Dan Glazebrook

Dan Glazebrook est un écrivain politique indépendant dont les articles passent sur RT, Counterpunch, Z magazine, le Morning Star, le Guardian, le New Statesman, l’Independent et Middle East Eye, entre autres. Son premier livre, « Divide and Ruin: The West’s Imperial Strategy in an Age of Crisis » a été publié par Liberation Media en octobre 2013. Il contenait un recueil d’articles écrits à partir de 2009 examinant les liens entre l’effondrement économique, la montée des BRICS, la guerre contre la Libye et la Syrie et l’ »austérité ». Il fait actuellement des recherches sur l’utilisation par les États-Unis et le Royaume-Uni d’escadrons de la mort à caractère sectaire contre des États indépendants et des mouvements de l’Irlande du Nord et de l’Amérique centrale dans les années 1970 et 1980 jusqu’au Moyen-Orient et à l’Afrique d’aujourd’hui.

Article original: Trump just triggered a new financial crisis. Here’s why

Source: https://arretsurinfo.ch/pourquoi-trump-vient-il-de-declencher-une-nouvelle-crise-financiere/

 

Par Dan Glazebrook, RT

Publié le 17 août 2018 sous le titre Trump just triggered a new financial crisis. Here’s why

Traduction : Dominique Muselet

http://www.wikistrike.com/2018/08/pourquoi-trump-vient-il-de-declencher-une-nouvelle-crise-financiere.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

[Exclusif] La dette publique française fait un bide à l’international

[Exclusif] La dette publique française fait un bide à l’international

Publié par Philippe Herlin | 26 juil. 2018 | Articles 1279

La France refuse de communiquer les pays qui détiennent sa dette publique, contrairement aux États-Unis, par exemple. Depuis un moment on sait que la Russie et, dans une moindre mesure, la Chine et le Japon, vendent une partie de leurs bons du Trésor américain. Cette information est importante, significative, elle illustre une « dédollarisation » que l’on voit à travers d’autres signaux. Pour la dette française, on ne sait rien. Le seul élément officiellement communiqué est la part des détenteurs étrangers (les « non-résidents »), actuellement de 55%, mais sans plus de précisions.

Mais nous avons quand même trouvé, en exclusivité, quelques données. Même s’il est des lectures d’été plus réjouissantes, la parution le 12 juillet du rapport annuel 2017 de l’Agence France Trésor, l’organisme qui gère la dette de l’État, donne cette répartition par pays concernant deux émissions précises :

– La première est une OAT [obligation assimilable du Trésor] d’une durée de 30 ans lancée le 16 mai 2017 et d’un montant de 7 milliards d’euros (page 37) :

 

 

– La deuxième est une « OAT verte » (destinée à financer la transition énergétique) de 22 ans lancée le 24 janvier 2017 et d’un montant de 7 milliards d’euros (page 40) :

 

 

Les Anglais apprécient les obligations de longue durée, car leur système de retraite fonctionne par capitalisation, ce qui implique de placer de l’argent sur le long terme, d’où leur première place sur l’OAT à 30 ans. L’OAT verte est plus récente et plus « politique » ; le gouvernement a sans doute forcé la main aux banques et aux assureurs français. Mais ce que l’on note de vraiment significatif, c’est la très faible part des États-Unis, de l’Asie et du Moyen-Orient, qui évolue entre 5 et 10%.

Si l’on en juge par ces deux émissions, la dette publique française se place quasi exclusivement en Europe et, de façon marginale, dans les autres grandes zones économiques. Voilà un piètre résultat qui bat en brèche les discours des ministres des finances qui se vantent régulièrement du succès international des bons du Trésor français…

La dette française marche bien en Europe, parce que le choix est vite fait : l’Allemagne restreint ses émissions parce qu’elle ne fait plus de déficit budgétaire, l’Italie et ses banques vont mal ; ne reste que des pays de taille moyenne. La France offre à la fois du volume (195 milliards d’émission en 2018) et une relative sécurité (pour le moment, si les taux d’intérêt remontent, ce sera une autre histoire). Les investisseurs européens n’ont donc finalement pas tellement le choix. Par contre, en dehors des frontières de l’Europe, c’est plutôt la marginalité, l’échec. L’Amérique du Nord, l’Asie et le Moyen-Orient montrent très peu d’intérêt. L’euro « monnaie de réserve mondiale », on en est encore loin, et certainement pas avec les bons du Trésor français.

Tout cela indique une zone euro qui fonctionne relativement en vase clos, avec des déséquilibres internes croissants (balance Target2, système bancaire malade en Italie, en Grèce, à Chypre, risque Deutsche Bank, trop de banques « too big to fail« ). Bref, rien de très rassurant pour l’épargnant français et européen.

La reproduction, intégrale ou partielle, est autorisée dès lors qu’elle est accompagnée d’un lien vers la source originale.


Philippe Herlin  Chercheur en finance / Membre de l’équipe éditoriale de Goldbroker.com

https://www.goldbroker.fr/actualit

 

 

Union européenne. Les chiffres de la dette. LHK

Union européenne. Les chiffres de la dette. LHK

Billets ciel

L’histoire de la construction de l’Union européenne est avant tout une histoire d’endettement public. La preuve en un graphique:

dette publique pays europe.PNG

Le volume cumulée d’endettement de l’UE atteint en 2017 le chiffre respectable de 12, 46664 billions d’euros (à ne pas confondre avec le billion américain!).

Cela revient à  un endettement cumulé de 12 466 640 000 000 euros, soit 12 trillions d’euros (référence de mesure US)

Maintenant, la question est de savoir qui a créé la monnaie de crédit équivalente? Vous pensez que ce sont les banques centrales? Eh bien vous n’y êtes pas du tout.

Cette monnaie a été créée par quelques très grandes banques commerciales…

Les élus créateurs de cette monnaie privée à destination du public ET garantie par les peuples et les patrimoines communs se sont enrichis d’autant! Oubliez donc le 1%  que l’on vous présente comme étant les plus riches de la planète… Le méga-pactole est ailleurs…

La confirmation de ce que nous démontrons depuis 2011 a été confirmée par la Radio Télévision Suisse (organe d’Etat). Dans le cadre de la récente votation sur Monnaie pleine, le média écrivit ceci

« Aujourd’hui, la BNS émet les billets de banques et les pièces de monnaie, ce qui représente moins de 10% de la masse monétaire en circulation dans le pays. Le reste, c’est ce qu’on appelle « la monnaie scripturale », la monnaie virtuelle. Elle est créée par les banques privées lorsqu’elles allouent des crédits à une entreprise ou à un particulier. »

RTS, 10h25, « Monnaie pleine » propose un changement de système https://www.rts.ch/info/suisse/9623259-l-initiative-monnaie-pleine-est-balayee-et-la-loi-sur-les-jeux-d-argent-acceptee.html#timeline-anchor-13h55

Le média oublie de préciser que la partie la plus importante de création monétaire est à destination du secteur public.

Ce sont des dettes considérées comme sûres et qui, elles, sont créées à 100% du néant. Les réserves exigées pour les crédits commerciaux et aux particuliers ne sont plus jugées nécessaires dans le cas d’une dette publique garantie par le patrimoine et … les richesses des peuples.

12,5 trillions d’euros est le pactole que s’offre le marché de la haute finance (par opposition aux banques commerciales locales).

L’interface-clé de cette architecture entre l’argent des peuples et la haute finance internationale est la banque centrale qui rachète ces dettes souveraines au prix fort avec… notre argent que notre banque locale est forcée d’y déposer pour répondre aux « exigences de liquidités« , pour assurer la stabilité du système bancaire, etc.

Voilà pourquoi dans le cas de la Suisse, il fallait rejeter Monnaie pleine et dénoncer haut et fort la politique monétaire,  spéculative et orientée vers la haute finance internationale, de la BNS.

LHK

Résultats de l’initiative Monnaie pleine qui fut balayée par le peuple et les cantons suisses:

https://www.rts.ch/imports/flux/votations/rig/module-tabs.html?voteid=4077#rig-vote-4077-result-117045-vs

monnaie pleine NON.PNG

 

Revue de presse nationale et internationale.