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Un billet d’un dollar qui a beaucoup d’une occulte amulette…

Un billet d’un dollar qui a beaucoup d’une occulte amulette…

Publié le par Abdel Hakim


Voilà ce que vous pouvez trouver sur les billets de un dollar « américains ». Alors a première vue il s’agit d’une pyramide avec un oeil lumineux, des chiffres romains et des inscriptions latines. Cette simple observation devrait déjà susciter une première interrogations: quel rapport entre Egypte ancienne, le latin, et les États Unis d’Ameriques?

Intéressons nous maintenant plus précisément a chacun de ces éléments:

L’oeil est en fait l’oeil d’Horus(« divinité » de l’ancienne Egypte, il était représenté avec une tête de faucon), ou oeil d’oudjat. C’est l’oeil qui voit tout, l’oeil omniscient.

En dessous de cet oeil une pyramide de 13 étages. Dans le symbolisme egyptien la pyramide représente une ascension: son sommet est lié au monde spirituel, et sa base au monde terrestre. En ce qui concerne le chiffre 13, c’est un chiffre souvent rapporté au mal dans nombres de mythologies, par exemple dans la religion chrétienne, judas fut la treizième personne présente lorsque Jésus réunit ses apôtres. Il peut également être rapporté aux 13 colonies britanniques fondatrices des États Unis.

A la base de cette pyramide « MDCCLXXVI »: a priori ça ne signifie rien… Sauf qu’en chiffre romain M vaut 1000, D vaut 500, C vaut 100, L vaut 50, X vaut 10, V vaut 5, I vaut 1. Donc si l’on additionne nous avons: 1000+500+100+100+50+10+10+5+1=1776. Il s’agit donc d’une date, l’année 1776. C’est l’année de la déclaration d’indépendance des états unis, mais aussi l’année de la création des illuminés de Bavieres(ce qui prend un sens lorsque l’on sait qui fabrique ce billet… Voir a la fin de l’article).
Nous avons aussi les inscriptions « Annuit Coeptis » 13 lettres qui signifient l’arrivée de quelque chose et « NOVUS ORDO SECLORUM » qui signifie nouvel ordre pour les siècles. Donc l’arrivée d’un nouvel ordre pour les siècles a venir, c’est le nouvel ordre mondial?


Nous avons donc a gauche un symbole qu’on pourrait qualifier d’ésotérique, et a droite un symbole plus patriotique(enfin si l’on s’ y’ intéresse de plus près on peut encore soupçonner un caractère mystique mais cette fois plus subtile) avec un faucon en dessous de 13 étoiles,  ce faucon tient 13 flèches ainsi qu’une branche a 13 feuilles qui représentent les 13 colonies britanniques.

Il y’a également d autres symboles dissimulés sur ce billet, comme cette chouette : Pourquoi une chouette? C’est lié a un mythe cananéen, les gouvernants se comparait alors a des chouettes capables de voir dans l’obscurité. C’est aussi le logo du Bohémian Club(dont son membre entre autre David Rockefeller et George Bush)…

En tout les cas rappelons que ce billet n’est nullement la création des États Unis d’Ameriques, il est imprimé par la reserve fédérale américaine qui est privée! Qui sont ces gens qui mettent des symboles ésotériques, voire sataniques, car seul DIEU est omniscient et certainement pas ce qu’ils appellent Horus, sur de la monnaie? Si vous voulez le savoir je vous propose ce lien:
Le machiavélisme des hécatonchires de la finance internationale

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Les malheurs de l’empire (I)

Les malheurs de l’empire (I)

24 Mai 2018 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Etats-Unis, #Asie centrale, #Chine, #Moyen-Orient, #Russie, #Sous-continent indien, #Gaz, #Pétrole, #Ukraine, #Economie, #Amérique latine

Paniqués, on le serait à moins à Washington. Pour l’empire, c’est 2016 qui recommence…

L’Eurasie se rapproche inexorablement, encouragée en ce sens par les gesticulations américaines. Un accord préliminaire en vue de la création d’une zone de libre échange a été paraphé entre l’Union Economique Eurasienne (UEE) et l’Iran, ce qui permettra d’adoucir les éventuelles sanctions US. Inutile de dire que les échanges ne se feront pas en dollars mais en roubles.

Chose intéressante, la signature a eu lieu quelques jours après la décision unilatérale de Donaldinho sur le nucléaire iranien. On a là un énième exemple du savoir-faire de Vladimirovitch : sans bruit, sans vagues, prendre une décision susceptible d’aider considérablement un allié tout en déminant les effets de l’agitation impériale.

De leur côté, après deux ans de négociations, les Chinois ont signé avec cette même UEE un accord économique et commercial qui devrait entrer en vigueur dès l’année prochaine. A mettre en relation avec les Nouvelles routes de la Soie qui gagnent déjà quotidiennement en importance bien que le pharaonique projet ait à peine débuté. Le commerce entre les pays concernés – Chine, Russie, Inde, Asie centrale – a considérablement augmenté, pas toujours dans le sens que l’on croit d’ailleurs. Ainsi, les importations du dragon ont bondi de 20% (666 Mds d’équivalents dollars) tandis que ses exportations ont crû de 8,5% (774 Mds). Nous étions plutôt habitués à l’inverse…

Après une avantageuse visite en Chine fin avril, où les différends frontaliers près du Bhoutan n’ont pas été publiquement abordés, le premier ministre indien Modi a fait un petit tour à Sochi pour rencontrer Poutine afin de « renforcer la relation stratégique spéciale » entre Moscou et New Delhi. Entre autres sujets abordés, la coopération militaire (S-400, Sukhois…)

Tout ce joli monde se retrouvera à Qingdao le mois prochain pour, non pas boire la délicieuse bière locale, mais inaugurer le nouveau format de l’Organisation de Coopération de Shanghai, la structure qui monte, qui monte… L’Inde et le Pakistan en faisant désormais pleinement partie, l’OCS regroupe la moitié de la population mondiale – dont les deux pays les plus peuplés de la planète -, s’étend sur près de 40 millions de km², compte quatre puissances nucléaires et bénéficie des ressources énergétiques fabuleuses de la Russie et de l’Asie centrale.

L’hôte a déjà dévoilé l’un des thèmes majeurs, avançant le concept d’une « sécurité commune, globale, coopérative et durable », et la promotion d’un « modèle de gestion de la sécurité résolvant à la fois les symptômes et les causes principales afin de porter la coopération de l’OCS sur la sécurité à un nouveau niveau ». Si l’empire maritime américain ne peut plus mettre le continent-monde à feu et à sang afin de le maintenir divisé, où va-t-on ma bonne dame… L’intégration eurasiatique semble inarrêtable, ce qui ne surprendra pas le fidèle lecteur de nos Chroniques (entre autres ici, ici, ici ou encore ici).

Cela sans compter la bourde stratégique impériale de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien. Si la décision a sa logique interne – plaire aux derniers clients de l’hégémon déclinant : Arabie saoudite et Israël -, elle risque fort de se révéler à terme catastrophique pour Washington.

L’objectif réel de Barack à frites en signant l’accord de 2015 n’avait rien de pacifique ou de noble ; il s’agissait de rendre les dirigeants iraniens plus malléables aux concessions (quitter la Syrie ou cesser le soutien au Hezbollah par exemple), et surtout d’éloigner l’Iran du couple sino-russe. La décision donaldienne et les sanctions qui en découlent vont au contraire pousser Téhéran dans les bras de l’Eurasie. L’alliance naturelle Russie-Chine-Iran en sortira renforcée et Spykman doit se retourner dans sa tombe…

Moscou et Téhéran, qui ne commercent plus en dollars, continueront leurs échanges comme si de rien n’était. Et l’accord voulu par Poutine entre l’UEE et l’Iran, que nous avons évoqué plus haut, le démontre.

Pour bien signifier que les relations commerciales sino-iraniennes continueront elles aussi contre vents et marées, Pékin vient d’ouvrir une ligne ferroviaire de fret de 8 000 km reliant les deux pays et le mastodonte énergétique chinois CNPC est d’ors et déjà prêt à remplacer Total sur le gisement gazier South Pars. A ce titre, la réaction nounouille de Micron n’est guère surprenante vu le parcours du personnage :

« Les conséquences indirectes de la décision américaine vont favoriser les positions russes et chinoises dans la région et avantager leurs entreprises. Mais nous n’allons pas déclencher une guerre commerciale avec les Etats-Unis sur l’Iran ou contre-sanctionner des entreprises américaines ».

Trop émoustillé par ses caresses au Donald lors de son séjour à la Maison Blanche ? La soumission de l’occupant de l’Elysée contraste en tout cas avec la combativité allemande, déjà visible à propos du Nord Stream II. L’eurocratie va-t-elle franchir le Rubicon et abandonner le dollar dans ses transactions pétrolières avec l’Iran ? Connaissant la clique impuissante de Bruxelles, rien n’est moins sûr…

Mais cette affaire a au moins le mérite de renforcer encore un peu plus la méfiance vis-à-vis du billet vert et de compromettre le pétrodollar sur lequel l’empire base une grande partie de sa puissance. Les Chinois n’en demandaient pas tant, eux qui préparaient depuis longtemps et ont lancé fin mars en fanfare leurs contrats à terme sur le pétrole libellés en yuan :

Les dernières péripéties ne pourront qu’augmenter l’attrait du pétroyuan, que Pékin encourage vivement. Même si la route est encore relativement longue avant de le voir surpasser le pétrodollar, c’est une menace mortelle pour l’empire.

D’autant plus que, événement crucial totalement passé sous silence, le paiement des intérêts de la dette américaine va pour la première fois de l’histoire dépasser le budget militaire. Or, c’est grâce à l’utilisation planétaire du dollar, notamment le pétrodollar, que les Etats-Unis ont financé leur dette depuis 1944 comme nous le rappelions il y a trois ans :

Alors que la poussière du débarquement de Normandie venait à peine de retomber et que la guerre contre l’Allemagne était loin d’être terminée, les Etats-Unis réunirent une quarantaine de pays à Bretton Woods pour préparer leur domination future. Contrairement à la Première guerre, leur intervention dans le second conflit mondial n’avait rien de débonnaire. C’était décidé, ils allaient s’intéresser aux affaires du monde. Et pour ce pays pétri d’idéologie messianique, convaincu d’être « la nation indispensable », s’intéresser au monde équivalait à le dominer.

Ce 22 juillet 1944, les délégués signèrent ni plus ni moins la domination universelle du dollar pour les décennies à venir, organisant le système monétaire international autour du billet vert. Parmi les nouveautés, un FMI et une Banque mondiale prêtant tous les deux uniquement en dollars, obligeant ainsi les pays demandeurs à acheter de la monnaie américaine, donc indirectement à financer les Etats-Unis. Le dollar était la pierre angulaire de tout le système, intermédiaire unique et indispensable pour demander un prêt, acheter de l’or et bientôt acheter du pétrole (pétrodollar en 1973). De Gaulle s’élevait déjà contre cette capacité inouïe de l’Amérique à « s’endetter gratuitement », donc à faire financer sa domination sur les autres par les autres. Giscard, qui n’avait pourtant rien d’un marxiste anti-impérialiste, parlait de « privilège exorbitant ». Nixon répondait : « notre monnaie, votre problème ».

On ne peut certes pas résumer les causes de la domination états-unienne de l’après-guerre au seul statut de sa monnaie, mais celui-ci a joué un rôle crucial. C’est ce que Washington est en train de perdre…

Pour beaucoup, la chute du dollar est désormais inévitable, entraînant avec lui l’empire. Seule la date pose question et les Chinois pourraient avoir leur mot à dire en accélérant le processus. Qu’ils convainquent, comme ils essaient de le faire depuis des mois, les Saoudiens de « switcher » le pétrodollar contre le pétroyuan, ce que nous envisagions en 2015, et l’édifice impérial s’écroule.

En passant, posons une question audacieuse qui, précisons-le tout de suite, ne s’appuie sur rien d’autre qu’une vague intuition personnelle : y a-t-il un éventuel rapport avec la soudaine disparition du liderissimo de Riyad, le prince héritier MBS, aux abonnés absents depuis plusieurs semaines ? Fin de notre petite parenthèse/hypothèse.

Le grand mouvement de dédollarisation qui commence à toucher la planète est à mettre en parallèle avec le pari de l’or fait par – qui d’autre ? – l’infernal duo sino-russe qui accumule le métal précieux depuis des années. Objectif : créer un système financier solide basé sur l’or et détruire ainsi la domination du dollar et autres monnaies papier des pays occidentaux endettés jusqu’au cou.

Déjà, Pékin et Moscou s’entendent comme larrons en foire :

De fait, le mariage aurifère est assez poussé. La Chine paye en yuans le pétrole russe qu’elle importe. Avec ces yuans, Moscou se précipite… à Shanghai pour acheter de l’or ! Circuit autarcique dont le dollar est totalement absent.

Assistera-t-on bientôt à un échange direct pétrole contre or ? Nous y allons tout droit. Ce système parallèle s’étendra-t-il ? C’est ce qui se prépare doucement mais sûrement au sein des BRICS, de l’OCS, des banques chinoises, chez certains alliés (Venezuela etc.) Et ce n’est certes pas la frénésie américaine de sanctionner tout ce qui bouge, notamment l’Iran, qui arrangera la confiance dans le système financier impérial, bien au contraire.

La Turquie a d’ailleurs annoncé en avril le rapatriement de ses réserves d’or aux Etats-Unis, lors d’un discours assez dur d’Erdogan. Le sultan a vertement critiqué l’oppression du billet vert et souhaité que les emprunts soient basés sur l’or. Il y a quelques jours, il a remis une couche contre l’empire en soutenant ouvertement Maduro, la bête noire de Washington au Venezuela. Il paraît que la Turquie est membre de l’OTAN…

La Russie veut se passer du dollar pour les paiements pétroliers

La Russie veut se passer du dollar pour les paiements pétroliers


Par Irina Slav – Le 9 Avril 2018 – Source oilprice.com

Putin Khamenei
« La Russie envisage de remplacer le dollar américain pour les paiements de pétrole brut dans les accords avec la Turquie et l’Iran », a déclaré le ministre de l’Énergie Alexander Novak, cité par RT.

Selon Novak, « il est entendu que nous devons nous diriger vers l’utilisation des monnaies nationales dans nos contrats. Il y a un besoin pour cela et c’est aussi le souhait des parties. Cela concerne à la fois la Turquie et l’Iran − nous envisageons une option de paiement en monnaie nationale avec eux. Cela nécessite certains ajustements dans les secteurs financier, économique et bancaire. »

L’Iran, sous la menace du retour des sanctions américaines a décidé, il y a deux mois, d’abandonner le billet vert en tant que devise pour ses importations. Une directive du ministère de l’Industrie, du Secteur minier et du Commerce a ordonné aux commerçants de cesser de passer des commandes d’importation en dollars américains. L’argument à l’appui de la décision était que l’Iran n’avait pas accès aux transactions en dollars à cause des sanctions et que le supprimer comme monnaie de paiement à l’importation lui rendrait la vie bien plus facile.

Le pays a émergé comme un allié fort de la Russie, d’autant plus que les deux partagent la douleur des sanctions. En novembre dernier, rappelle RT, l’ayatollah Ali Khamenei a exhorté le président Vladimir Poutine à se joindre à lui pour quitter le dollar comme monnaie de transaction et le remplacer par des monnaies nationales pour « isoler les Américains ».

La quête de l’Iran contre le dollar a également abouti l’an dernier à un accord bilatéral entre les banques centrales d’Iran et de Turquie pour le commerce des devises nationales. La Russie est actuellement en négociations avec Téhéran pour faire de même, bien qu’il y ait des sceptiques qui pensent que passer du billet vert aux monnaies nationales est plus facile à dire qu’à faire.

En outre, « l’avènement des cryptomonnaies pourrait faciliter l’éloignement du dollar en tant que monnaie de règlement du commerce international du pétrole », a récemment déclaré un analyste. Dans une note de décembre 2017, Stephen Brennock, de PVM Oil Associates, a déclaré que les cryptos pourraient aider les pays producteurs de matières premières à passer du dollar aux cryptomonnaies pour réduire leur dépendance au billet vert. « Dans le même temps, a-t-il dit, cela réduirait leur exposition aux risques de mouvement du dollar et aux effets des sanctions, qui ont typiquement pour effet de couper l’accès du pays ciblé au financement international. »

Irina Slav

Traduit par Hervé, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/la-russie-veut-se-passer-du-dollar-pour-les-paiements-petroliers

Le conflit syrien est une distraction cachant une guerre secrète

Le conflit syrien est une distraction cachant une guerre secrète


Par Brandon Smith – Le 18 avril 2018 – Source alt-market.com


En mars 2010, j’ai publié un article intitulé « Les mondialistes vont-ils déclencher une autre guerre mondiale ? » sous le nom de plume Giordano Bruno, décrivant ce que je pensais être les déclencheurs les plus efficaces pour un nouveau conflit mondial. Dans cet article, j’ai indiqué que la Syrie était la principale poudrière, suivie de près par l’Iran et le Yémen. Cela a été écrit bien avant que la guerre civile syrienne ne soit orchestrée par des intérêts liés à l’establishment. Je me suis concentré sur des attaques sous faux drapeaux potentielles qui pourraient être utilisées comme justification par les États-Unis ou Israël pour envahir la région, donnant ainsi à la Russie et à la Chine des raisons de riposter, pour l’essentiel sur le plan économique. En fin de compte, ce scénario pouvait parfaitement servir de couverture à l’effondrement délibéré du dollar américain en tant que monnaie de réserve mondiale.

En août 2012, j’ai réitéré mes préoccupations dans un article intitulé « La Syrie et l’Iran sont les dominos qui mènent à la guerre mondiale » juste après que la guerre civile syrienne a commence à prendre de l’ampleur.

Inutile de dire que je n’ai pas changé ma thèse générale depuis lors. Cependant, j’aimerais aborder certains facteurs maintenant que les dangers que j’ai examinés dans ces articles se concrétisent en cette année 2018.

Premièrement, aucune preuve concrète n’a été produite par les agences de renseignement occidentales pour soutenir l’affirmation selon laquelle Bachar al-Assad aurait utilisé des armes chimiques contre son propre peuple. Aucune. Par conséquent, il n’y a aucune base légale pour les dernières attaques de missiles contre le régime. Cette même tactique d’attaque sous faux drapeau a été tentée sous l’administration Obama pour entraîner le peuple américain dans une guerre ouverte en Syrie et elle a échoué. Maintenant, la carte de l’arme chimique est rejouée, cette fois avec un président « conservateur ». L’establishment doit espérer que les Républicains trouveront une certaine excitation à devenir le parti de la guerre si longtemps après les années Bush.

Comme je l’ai demandé la dernière fois qu’une attaque sous faux drapeau chimique a été tentée, qu’avait Assad à gagner en lançant une attaque chimique contre des civils innocents alors qu’il a l’élan tactique et l’avantage dans la guerre « civile » ? La réponse est « rien ». Les seules personnes qui ont quelque chose à gagner en parlant d’une telle attaque, réelle ou fabriquée, sont les gens qui cherchent à créer le chaos pour leur propre bénéfice.

L’insinuation du fauteur de guerre néo-conservateur John Bolton du cabinet Trump, suggère que les néocons sont de retour aux affaires et qu’une guerre à venir est garantie. À ce stade avancé du jeu, il est peu probable que notre gouvernement ou tout autre gouvernement impliqué sur le théâtre syrien se soucie même d’expliquer ses actions. Lorsque les criminels de l’establishment ne se soucient plus de savoir si leur criminalité est transparente pour le public, alors on approche d’un effondrement de la société à grande échelle.

Deuxièmement, chaque théâtre, où Trump s’implique successivement, des tarifs douaniers aux tensions de guerre internationales, devient de plus en plus dramatique et je crois que cela vise à masquer les effets des réductions de bilan et des hausses de taux d’intérêt de la Réserve fédérale. La guerre réelle et secrète menée ne l’est pas contre la Syrie ou les alliés de la Syrie, mais contre le peuple américain et notre stabilité économique.

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En janvier de cette année, j’ai averti que les banques centrales se préparaient à entrer dans un processus accéléré pour dégonfler les énormes bulles financières qu’elles ont créées pour soutenir notre système financier au cours des dernières années. Ce processus se poursuit en effet et chaque augmentation des taux et chaque réduction de bilan successives agiront de manière cumulée. Cela signifie que les banquiers centraux traitent l’économie mondiale comme une tour Jenga surdimensionnée, tirant des blocs ici et là jusqu’à ce que le système s’effondre complètement par manque de stabilité.

Ce dernier événement en Syrie est encore un autre grand geste d’illusion, conçu pour fournir une couverture à la cabale bancaire alors qu’ils débranchent la prise pour le monde financier. Cela intervient également plutôt opportunément avant la prochaine réunion de la Fed les 1er et 2 mai. La réunion devrait inclure une nouvelle hausse des taux d’intérêt ainsi qu’une importante réduction du bilan, ce qui entraînera une autre chute importante des marchés. Toutes les actions négatives sur nos marchés manipulés seront désormais imputées aux activités de l’administration Trump et imputées aux représailles commerciales des pays à l’Est. Les médias traditionnels ne discuteront plus de la réalité selon laquelle les banques centrales sont la véritable cause d’une rupture systémique.

Troisièmement, la tendance actuelle suggère qu’il y aura des représailles économiques conjointes de la part de la Russie et de la Chine. La Chine a publiquement réprimandé le gouvernement américain pour ses frappes en Syrie  et ceci s’est simplement ajouté aux tensions croissantes sur les tarifs douaniers imposés par Trump. Encore une fois, c’est une occasion parfaite de saper l’économie américaine, principalement par le biais de la Chine et de la Russie qui pratiquent un dumping du dollar comme monnaie de réserve mondiale.

La baisse de l’utilisation du dollar a déjà commencé de manière semi-secrète. La monnaie chinoise a été introduite dans le système de panier des droits de tirage spéciaux du FMI, et la Chine a également lancé la première bourse pétrolière internationale qui n’utilise pas le dollar comme pétro-monnaie. Ce que beaucoup de gens ignorent, c’est le fait que l’abandon du dollar est soutenu et encouragé par les globalistes du FMI eux-mêmes.

Un changement imminent du cadre monétaire mondial est souvent qualifié de « grande remise à zéro économique mondiale » par les membres du FMI comme Christine Lagarde. Ce changement sera facilité par les banques centrales qui sabotent leurs économies nationales respectives par la création et la destruction de bulles sur les marchés. En fin de compte, ce ne sera pas le yuan chinois qui remplacera le dollar comme monnaie de réserve mondiale, mais le système de panier des DTS, contrôlé par le FMI.

La question de savoir comment cela peut être fait par les globalistes sans une crise de liquidité sans précédent revient souvent. Je ne suis pas sûr qu’ils se soucient qu’il y ait une crise de liquidité, au moins sur une courte période. Oui, le dollar américain possède un des marchés les plus liquides du monde mais il est faux de supposer que les globalistes ne sacrifieront pas ces marchés pour forcer le public à accepter une centralisation mondiale de l’administration monétaire (l’étape la plus importante et la plus essentielle pour établir un gouvernement mondial).

Les gens qui affirment que le dollar ne sera jamais démoli par les globalistes s’accrochent à la fausse notion qu’il n’y a pas de remplaçant possible à la liquidité du dollar. En réalité, il existe un remplaçant − les crypto-monnaies et la technologie du blockchain.

Le FMI a récemment applaudi aux systèmes de blockchain et des crypto-monnaies comme une force de rajeunissement potentielle dans les transactions monétaires internationales. Loin d’être opposés aux crypto-monnaies, les élitistes du monde entier s’y sont attelés avec éloges et investissements.

La réinitialisation économique mondiale ne concerne pas l’Est par rapport à l’Ouest. Il ne s’agit pas de guerre commerciale et de nationalisme. Non, la réinitialisation globale concerne la centralisation des actifs par les banquiers et la consolidation du pouvoir. Au-delà de cela, il s’agit de faire ACCEPTER par le public la réinitialisation comme nécessaire et « bonne » pour la société. Les globalistes veulent que nous quémandions leurs nouvelles lois. Quand on comprend cette vérité simple, tous les événements actuels et les désastres de notre époque commencent à avoir du sens. La crise est le chemin le plus rapide vers la complaisance et la tyrannie.

Le bourbier syrien est un chemin vers une calamité fabriquée et guidée. Ses effets continueront à s’infiltrer dans le monde économique comme une excuse internationale pour une guerre commerciale. La Syrie est un jeu de fumée et de miroirs.

La vraie guerre, une guerre secrète, se dispute entre les champions de la liberté et les globalistes menteurs. Pour l’instant, elle reste une guerre froide, une bataille de principes et de faits contre la désinformation et la peur. Un jour cette guerre deviendra une guerre chaude. Jusqu’à ce moment-là, les distractions vont assaillir le public comme la grêle. Mon espoir est que nous puissions éduquer suffisamment de gens pour voir à travers le brouillard de cette guerre cachée ; assez de gens pour sortir de l’autre côté et changer les choses pour le mieux.

Brandon Smith

Note du Saker Francophone

Brandon Smith continue à tenir son cap d'une fausse opposition Est/Ouest et le show de Xi l'an dernier à Davos plaide pour cette logique. On peut avoir aussi d'autres avis ou d'autres analyses et nous vous en proposons d'autres, notamment sur une guerre froide 2.0, où le double jeu des Chinois pour leur permettre de se réindustrialiser avant de s'émanciper. De futures ruptures nous en dirons peut-être plus sur ces différentes théories.

Traduit par Hervé, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/le-conflit-syrien-est-une-distraction-cachant-une-guerre-secrete

Couacs balistiques et fessées financières

Chroniques du Grand jeu

Couacs balistiques et fessées financières

22 Avril 2018 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient, #Economie, #Europe, #Etats-Unis, #Russie

Alors que les inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) effectuent leurs premiers prélèvements à Douma, les couacs du show médiatique américano-anglo-français commencent à émerger.

Nous avions déjà vu que les deux-tiers des missiles avaient été interceptés par la défense syrienne fortement « conseillée » par les Russes. Il appert maintenant que l’intervention française du petit Jupiterinho de l’Elysée a tourné à la farce, plusieurs projectiles n’ayant pu être lancés pour cause de bug semble-t-il. D’ici à ce qu’on nous dise que c’est encore un coup des hackers russes… En l’occurrence, on ne peut pas tout à fait l’écarter, l’ours ayant plusieurs longueurs d’avance en terme de guerre électronique. L’incident du Donald Cook en Mer noire revient invariablement à l’esprit :

Un jet russe seulement équipé d’un dispositif de brouillage électronique avait semble-t-il totalement paralysé le système de défense du bateau, notamment le coûteux et sophistiqué dispositif Aegis sensé équiper tous les navires de l’OTAN. L’on a déjà parlé à plusieurs reprises de l’avance des Russes en matière de guerre électronique, notamment lorsque leurs avions sont arrivés ni vus ni connus en Syrie, au nez et surtout à la barbe des turco-américano-saoudiens.

La marine française a-t-elle connu la même mésaventure ? Pas impossible…

Quant aux « missiles intelligents » du Donald, ils n’ont pas seulement été dans leur majorité abattus ; certains, intacts, ont été récupérés par les Russes et envoyés à Moscou pour analyse. Encore un programme multi-milliardaire du Pentagone qui n’a servi à rien ?

L’aigle US perd également des plumes dans le Grand jeu financier. Il y a un an presque jour pour jour, nous écrivions :

Une nouvelle est passée à peu près inaperçue quelques semaines avant le false flag chimique de Khan Cheikhoun. La banque centrale russe a ouvert son premier bureau à l’étranger à Pékin le 14 mars, à un moment où la Russie va pour la première fois de son histoire lancer un emprunt en yuans chinois.

Fin mars, le dragon renvoyait la pareille en ouvrant une banque de compensation à Moscou afin gérer les transactions en yuans et de créer en Russie un pool de liquidités en RMB facilitant le commerce bilatéral en monnaies nationales. Ce centre pourrait devenir un important hub financier dans le cadre de l’Union Economique Eurasienne et les nouvelles routes de la Soie chinoises.

Mais surtout, les discussions avancent sur l’établissement d’un étalon-or commun aux deux pays au moment où les monnaies occidentales deviennent chaque jour un peu plus des monnaies de singe. Il est même évoqué l’éventualité de paiements commerciaux en or !

Notons au passage une curieuse coïncidence qui se répète deux années de suite : revers financiers de l’empire riment avec false flag en Syrie. Ca doit être l’air printanier du mois d’avril…

Dans Goldfinger versus Pétrodollar, nous expliquions :

La vague de dédollarisation touche lentement mais sûrement la planète et met en péril l’empire américain. A ce titre, la lune de miel aurifère sino-russe est éclairante.

De fait, le mariage aurifère est déjà assez poussé. La Chine paye en yuans le pétrole russe qu’elle importe. Avec ces yuans, Moscou se précipite… à Shanghai pour acheter de l’or ! Circuit autarcique dont le dollar est totalement absent.

Assistera-t-on bientôt à un échange direct pétrole contre or ? Pas impossible vu ce que nous évoquions précédemment. Mais alors pourquoi Pékin continue de pousser à l’acceptation de contrats à terme sur le pétrole en yuans dans l’optique de rendre la monnaie chinoise indispensable sur le marché de l’or noir – ce que d’aucuns nomment le pétroyuan ? Peut-être bien pour embarquer les Saoudiens dans l’aventure.

Il y a sept mois, nous ajoutions :

Sterling 1931, dollar 2018 ? C’est la question que se pose ouvertement le très sérieux Daily Reckoning, faisant écho à ce que nous avons expliqué à de nombreuses reprises (…)

1971 : fin de la convertibilité du dollar en or. 1974 : « invention » du pétrodollar par Kissinger et la maison des Seoud, forçant peu ou prou le monde à acheter l’or noir avec le billet vert et permettant à l’empire US de vivre au-dessus de ses moyens.

Mais le système est maintenant en train de craquer et c’est évidemment le duo sino-russe que l’on retrouve derrière. La triade pétrole-yuan-or exclue totalement le dollar. Moscou a été la première à accepter le nouveau paradigme, suivie par les BRICS et maintenant le Venezuela. D’autres suivront, mettant fin au rôle prépondérant du dollar comme ce dernier avait mis fin à l’hégémonie de la livre sterling dans la première moitié du XXème siècle. Éternel cycle de la grandeur et de la décadence des empires…

Les manigances du facétieux duo sino-russe ont apparemment donné des idées aux autres. Après le Venezuela, l’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas, la Turquie est le dernier pays en date à demander le rapatriement de son stock d’or détenu au siège de la FED américaine à New York. Signe du manque de confiance grandissant envers l’empire et sa « politique de pression financière ».

Dans le même temps, lors d’une conférence économique, le sultan s’est lâché contre l’utilisation du billet vert en des termes inhabituellement durs : « Pourquoi emprunte-t-on en dollars ? Je suggère d’utiliser l’or qui n’a jamais été un moyen d’oppression à travers l’histoire. » A bon entendeur…

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2018/04/couacs-balistiques-et-fessees-financieres.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Pétrodollar : changement de donne…

Pétrodollar : changement de donne…


Le marché à terme du pétroyuan ouvre ses portes aujourd’hui. Dix milliards de yuans négociés dés la première heure.


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Profile picture for user Tyler DurdenPar Tyler Durden – Le 26 mars 2018 – Source ZeroHedge

Après la préparation et toutes les attentes, les pom-pom girls et les prédictions d’apocalypse, les contrats à terme sur le pétrole brut – INE Crude Oil Futures – libellés en yuan chinois, ont commencé à se négocier ce soir à Shanghai, et cela semble bien démarrer avec plus de 10 milliards de yuans négociés dans la première heure.

Jusqu’à présent, il a bien accompagné les contrats à terme WTI (en $US), se négociant avec une prime d’environ 2 dollars par rapport WTI (en dollars US).

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Graphique comparatif des cotations du WTI ($US) et du INE (Yuan)

Plus de 23 000 contrats ont été négociés au cours de la première heure pour un volume de négociation théorique de plus de 10 milliards de yuans, soit plus de 1,5 milliard de dollars… ce qui indique une demande importante.

Le Offshore Yuan évolue en phase avec les contrats à terme pétroyuan – le WTI ayant tendance à suivre le $US.

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Comme nous l’avons noté assez récemment, après de nombreux faux départs au cours de la dernière décennie, le pétroyuan est maintenant en place et la Chine va tenter de défier le pétrodollar pour la suprématie. Adam Levinson, directeur associé en charge des investissements chez Graticule Asset Management Asia (GAMA), a déjà averti, l’année dernière, que le lancement par la Chine d’un contrat à terme sur le pétrole en yuan allait choquer les investisseurs qui n’y ont pas prêté attention.

Cela pourrait être un coup mortel pour un dollar américain déjà affaibli, et la hausse du yuan comme devise mondiale dominante.

Mais ce n’est pas seulement un nouveau « feu de paille » dans les infos d’actualité qui va tourner court dans quelques jours.

Un avertissement pour les investisseurs depuis 2015

Retour en 2015, lors de la première des nombreuses attaques de la Chine contre le pétrodollar. Gazprom Neft, le troisième producteur de pétrole en Russie, a décidé de s’éloigner du dollar au profit du yuan et d’autres devises asiatiques.

L’Iran a emboîté le pas la même année, utilisant le yuan et une foule d’autres devises pour le commerce, y compris son pétrole.

Au cours de la même année, la Chine a également développé sa Route de la soie, tandis que le yuan commençait à établir une plus grande domination sur les marchés européens.

Mais le pétrodollar américain avait encore une chance de se battre en 2015 parce que les importations de pétrole de la Chine étaient erratiques. À l’époque, Nick Cunningham de OilPrice.com a écrit :

Bien que comptant pour une grande part dans la croissance mondiale de la demande au XXIe siècle, les importations de pétrole de la Chine ont été assez erratiques au cours des derniers mois. En avril, la Chine a importé 7,4 millions de barils par jour, un record, et assez pour en faire le plus grand importateur de pétrole au monde. Mais un mois plus tard, les importations ont chuté à 5,5 millions de barils par jour.

Ce problème a depuis disparu, signalant la montée de la Chine vers la domination du pétrole…

La pente glissante vers le petroyuan commence ici

Le pétrodollar est soutenu par les bons du Trésor, de sorte qu’il peut aider à alimenter les dépenses déficitaires des États-Unis. Supprimez ce mécanisme, et les États-Unis sont en difficulté.

On dirait que le moment est venu…

Un coup mortel qui a commencé en 2015 et a de nouveau frappé en 2017 quand la Chine est devenue le premier consommateur mondial de brut importé…

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Maintenant que la Chine est le premier consommateur mondial de pétrole, Beijing peut exercer un réel pouvoir sur l’Arabie saoudite pour payer le brut en yuan. On soupçonne que c’est ce qui motive les autorités chinoises à faire un effort important pour renégocier leur accord commercial.

Donc, pour en revenir à aujourd’hui, le coup final au pétrodollar pourrait bien avoir été asséné. Nous avions laissé entendre cette possibilité dès septembre 2017


… Les grands exportateurs de pétrole ayant enfin un moyen viable de contourner le système des pétrodollars, l’économie américaine pourrait bientôt se trouver dans des eaux gravement perturbées.

Tout d’abord, la valeur du dollar dépend massivement de son utilisation en tant que moyen de règlement du pétrole. Lorsque cela disparaîtra, nous assisterons probablement à une baisse forte et régulière de la valeur du dollar.

Quand les marchés pétroliers seront à la hausse, le yuan aura la possibilité de devenir la monnaie mondiale dominante dans son ensemble. Cela va encore affaiblir le dollar.

La chute du pétrodollar pourrait être un ascenseur pour l’or

Parmi tous les problèmes à venir pour le dollar, il y a aussi de bonnes nouvelles. Les États-Unis ont peut-être abandonné l’étalon-or dans les années 1970, mais avec l’or qui fait un retour à la première page des médias… nous pourrions voir une résurgence.

Pour la première fois depuis que notre nation a abandonné l’étalon-or il y a des décennies, l’or physique est réintroduit dans le système monétaire mondial de façon massive. Rien que cela est une incroyablement bonne nouvelle pour les propriétaires d’or.

La réintroduction de l’or dans l’économie mondiale pourrait entraîner une hausse notable de son prix. Il est raisonnable de supposer que les exportateurs sont plus susceptibles de choisir un instrument financier adossé à l’or plutôt qu’un instrument [le dollar] créé à partir de rien, selon les besoins du moment.

Bientôt, nous pourrons voir de plus en plus de nations prendre le train en marche, ce qui entraînera une hausse substantielle du prix de l’or.

Tyler Durden

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/petrodollar-changement-de-donne

 

La Chine à quelques jours de détrôner le pétrodollar ?

La Chine à quelques jours de détrôner le pétrodollar ?


Nick GiambrunoPar  Nick Giambruno – Le 22 mars 2018 – Source International Man

Il n’y a pas longtemps, circulait en Chine une blague populaire qui disait quelque chose comme « Qui est Xi Jinping ? ».

China Is Days Away From Killing the Petrodollar

La réponse était, « Le mari de Peng Liyuan » la célèbre chanteuse.

Aujourd’hui, Xi est président de la Chine. Il dirige 1,4 milliard de personnes. Et il sera probablement bientôt la personne la plus puissante du monde.

Comme je l’ai mentionné mercredi dernier, les nouveaux droits de douane de Trump pour l’acier et l’aluminium font partie d’une bataille plus vaste et florissante entre les États-Unis et la Chine.

La Chine rattrape rapidement les États-Unis en tant que puissance mondiale dominante. Ce changement est inévitable. L’économie de la Chine sera deux fois plus importante que l’économie américaine d’ici 2030.

Cela laisse les États-Unis avec des options limitées…

  • Lever le pied et laisser la Chine les remplacer comme pays le plus puissant du monde ;
  • Déclencher une guerre militaire ;
  • Amplifier la bataille commerciale actuelle jusqu’à une guerre économique totale contre la Chine.

Je pense qu’une guerre économique à part entière est l’option la plus probable. Sous le président Trump, c’est presque certain.

Cela dit, l’administration Trump semble sous-estimer la position de la Chine à court et à long terme.

Pendant des décennies, les États-Unis ont été en mesure d’exclure pratiquement n’importe quel pays du commerce international. À l’heure actuelle, si un pays veut faire du commerce avec un autre pays, il doit d’abord avoir l’autorisation des États-Unis.

C’est parce que – pour un peu de temps encore – le dollar américain est la monnaie la plus importante du monde et que l’US Navy domine également les océans du monde, contrôlant la plupart des voies maritimes importantes.

Mais la Chine est en train de construire un nouveau système international qui la laissera finalement, elle et ses partenaires commerciaux, contourner totalement les États-Unis.

Et, comme je l’expliquerai plus loin, un événement clé est prévu pour le 26 mars…

Le plus grand projet d’infrastructure de l’histoire

La nouvelle route de la soie est la pièce maîtresse du nouveau plan chinois.

Au cours des prochains mois et des prochaines années, il comprendra des lignes ferroviaires à grande vitesse, des autoroutes modernes, des câbles à fibres optiques, des pipelines, des ports maritimes et des aéroports. Il reliera les rivages atlantiques de l’Europe aux côtes pacifiques de l’Asie.

La Chine s’attend à ce que sa nouvelle route de la soie soit pleinement opérationnelle d’ici 2025.

C’est le plus grand projet d’infrastructure de l’histoire. Le but est de complètement redessiner la carte économique mondiale. Si elle réussit – et ce sera probablement le cas – la Chine dominera l’Eurasie.

Le président Xi a annoncé le plan de 1 400 milliards de dollars à la fin de 2013. Quand cela sera fait, un train quittant Beijing pourra arriver à Londres en seulement deux jours.

Gardez à l’esprit que les Chinois sont des planificateurs à long terme très prudents . Quand ils prennent une décision stratégique de cette ampleur, ils s’engagent totalement.

Prenez leur réseau routier, par exemple. Entre 1996 et 2016, la Chine a construit 3,2 millions de km de route, dont 130 000 km d’autoroute. En seulement 20 ans, elle  a construit beaucoup plus d’autoroutes que les États-Unis dans toute leur existence.

En d’autres termes, les Chinois font avancer les choses. Ils ont la puissance politique – avec les ressources financières, technologiques et physiques – pour faire de la nouvelle route de la soie une réalité. Avec la volonté du président Xi à la barre, je ne doute pas qu’ils s’en tireront.

Dans peu de temps, la nouvelle route de la soie aidera la Chine à détrôner les États-Unis en tant que puissance mondiale dominante et à renverser totalement le paradigme géopolitique.

Mais avant que cela ne se produise – dans les deux prochaines semaines, en réalité – la Chine offrira à tous ceux qui achètent ou vendent du pétrole un moyen de se retirer du système monétaire mondial dominé par les États-Unis.

Pourquoi le dollar est différent du peso

La plupart des investisseurs savent que le pétrole est le marché des matières premières le plus important et le plus stratégique au monde. Comme vous pouvez le voir dans le tableau ci-dessous, il éclipse tous les autres grands marchés de matières premières combinés.

Tous les pays ont besoin de pétrole. Et, pour quelques temps encore, ils ont besoin de dollars américains pour l’acheter. C’est une raison très convaincante de détenir d’importantes réserves en dollars.

C’est l’essence même du système des pétrodollars, qui a soutenu le rôle du dollar des États-Unis en tant que monnaie de réserve mondiale depuis le début des années 1970.

À l’heure actuelle, si l’Italie veut acheter du pétrole au Koweït, elle doit d’abord acheter des dollars américains [et payer aux banques les taxes et commissions afférentes, constituant un enrichissement sans cause, NdT] sur le marché des changes pour payer le pétrole.

Cela crée un énorme marché artificiel pour le dollar américain.

C’est en partie ce qui sépare le dollar américain d’une monnaie purement locale, comme le peso mexicain.

Le dollar n’est qu’un intermédiaire. Mais il est utilisé dans d’innombrables transactions, cela représente des milliards de dollars qui n’ont rien à voir avec les produits et services américains.

Le marché pétrolier est si énorme qu’il sert de référence pour le commerce international. Si les pays étrangers utilisent déjà des dollars pour le pétrole, il est aussi plus facile d’utiliser des dollars pour d’autres échanges internationaux.

En plus de presque toutes les ventes de pétrole, le dollar américain est utilisé pour environ 80% de toutes les transactions internationales.

Cela donne aux États-Unis un levier géopolitique incomparable. Ils peuvent sanctionner ou exclure pratiquement n’importe quel pays du système financier basé sur le dollar américain en un clic de souris. Par extension, ils peuvent également isoler n’importe quel pays de la grande majorité du commerce international.

Le système de pétrodollars est la raison pour laquelle les individus et les entreprises du monde entier achètent des dollars américains. Les pays ont eu peu de choix à ce sujet, jusqu’à maintenant …

La « Golden Alternative » de la Chine

La Chine ne veut pas dépendre à ce point de son principal adversaire. C’est le plus grand pays importateur de pétrole au monde. Et elle ne veut pas acheter tout ce pétrole avec des dollars américains.

C’est pourquoi la Chine inaugure une autre façon d’acheter du pétrole. Pour la première fois, il sera possible d’échanger à grande échelle du pétrole pour de l’or.

J’appelle ce nouveau mécanisme « Golden Alternative » de la Chine au pétrodollar. Il sera mis en ligne le 26 mars.

En fin de compte, je pense que l’histoire verra la Golden Alternative comme le catalyseur qui a tué le pétrodollar.

Voici comment cela fonctionne… La Shanghai International Energy Exchange introduit un contrat à terme sur le pétrole brut libellé en yuan chinois. Il permet aux producteurs de pétrole de vendre leur pétrole contre le yuan.

Par ailleurs, la Chine sait que la plupart des producteurs de pétrole ne veulent pas conserver une importante réserve de yuan. Ainsi, ces derniers seront en mesure de le convertir efficacement en or physique par le biais des marchés de l’or à Shanghai et à Hong Kong.

À partir du 26 mars, les pays du monde entier auront un moyen réel et viable de se retirer du système pétrodollar. Maintenant, il est temps de vous positionner pour en tirer profit.

Le prix de l’or va s’envoler

Avec la Golden Alternative de la Chine, beaucoup d’argent du pétrole affluera vers le yuan et l’or à la place du dollar et des bons du Trésor US.

Je pense que le prix de l’or va monter en flèche.

La Chine importe environ 8,5 millions de barils de pétrole par jour. Ce chiffre devrait augmenter d’au moins 10% par an.

À l’heure actuelle, le pétrole tourne autour de $60 dollars le baril. Cela signifie que la Chine dépense environ $510 millions par jour pour son pétrole.

L’or est actuellement coté à environ $1 300 dollars. Cela signifie que la Chine importe chaque jour pour plus de 390 000 onces d’or.

Si nous supposons que seulement la moitié des importations de pétrole chinois sera bientôt achetée en or, cela se traduira par une augmentation de la demande de plus de 70 millions d’onces par an – plus de 55% de la production mondiale annuelle.

Bien sûr, la Chine ne sera pas le seul pays à utiliser la Golden Alternative. Tout le monde pourra le faire.

L’augmentation de la demande d’or va choquer le marché. Comme le pétrodollar meurt, l’or sera remonetisé… et la Chine poussera un peu plus les États-Unis vers la touche.

Nick Giambruno

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/la-chine-a-quelques-jours-de-detroner-le-petrodollar

 

Gaz paccio

Chroniques du Grand jeu

Gaz paccio

25 Mars 2018 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Gaz, #Russie, #Europe, #Chine, #Economie

Dans notre Grand jeu énergético-eurasien, les mauvaises nouvelles affluent pour l’empire…

A l’ouest, nous étions restés sur l’inénarrable psychodrame de Salisbury, dont l’un des buts avait vraisemblablement à voir avec l’or bleu :

Mais il s’agit peut-être et surtout de gaz. Alors que Gazprom vient de battre dix jours de suite son record d’exportation quotidienne vers l’Europe, l’affaire tombe à point nommé afin de barrer la route au Nord Stream II. Est-ce bien un hasard si mère Theresa de Londres a, immédiatement et pour le plus grand bonheur de Washington DC, embrayé sur le « danger du gaz russe » (lol) et la « nécessité de trouver des sources d’approvisionnement alternatives » ?

Le message n’est pas tant à destination domestique – même si le Royaume-Uni manque cruellement de gaz et que le GNL russe commence à arriver sur le marché britannique, les importations d’or bleu en provenance de Russie restent minimes – qu’extérieure. Les atlantistes de Bruxelles, Varsovie ou Vilnius pourront éventuellement se sentir encouragés dans leur opposition au gazoduc baltique face à Berlin et aux réalités économiques lourdes. Il sera en tout cas intéressant de voir le prochain round de discussions des euronouilles à propos du Nord Stream II…

Notons d’ailleurs que cela n’a pas empêché Gazprom et le Trésor russe de lever des fonds sur la place financière londonienne (750 millions d’euros pour le premier, 4 Mds de dollars pour le second). Chose intéressante, la clause prévoit la possibilité d’un remboursement en d’autres monnaies :

Les observateurs attentifs auront toutefois remarqué que des clauses pour le moins inhabituelles ont été introduites dans les prospectus d’émission de ces deux obligations, lesquels prévoient notamment « une possibilité de paiement en devises alternatives » explique Oleg Kouzmin, analyste de la banque d’investissement Renaissance Capital à Moscou.

La page 217 du prospectus de l’obligation remboursable en 2047 stipule notamment que, « si pour des raisons indépendantes de sa volonté, la Fédération de Russie se voit incapable de rembourser le capital ou les intérêts en dollars américains, elle fera en euros, en livres sterling ou en francs suisses ».

« Il s’agit d’une clause totalement inhabituelle et nouvelle dans le cadre de l’émission d’obligations souveraines », précise Oleg Kouzmin. Dans le cas de l’obligation remboursable 2029, Moscou aurait même la possibilité d’effectuer les remboursements en roubles.

Il semblerait que ces dispositions soient destinées à protéger les porteurs obligataires dans le cas où les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou d’autres pays décideraient de nouvelles sanctions à l’égard de la Russie, lesquelles lui empêcheraient d’honorer ses paiements en devises fortes.

A noter que ces refinancements cadraient avec le plan d’emprunts à l’étranger prévu dans le budget russe pour l’année en cours.

« Nous savons depuis toujours que ces émissions n’ont d’autre but que d’alimenter le jeu géo-politique », a expliqué, toujours au Financial Times, un gestionnaire d’actifs basé à Londres.

« Les Russes veulent simplement montrer que l’Occident ne peut pas les empêcher d’émettre de la dette et que les sociétés financières occidentales sont toujours disposées à financer la Russie ».

Dédollarisation, quand tu nous tiens. Où l’on retrouve le désormais incontournable casse-tête du système impérial : comment perpétuer la domination du dollar qui permet à l’empire de vivre et guerroyer au-dessus de ses moyens tout en imposant toujours plus de sanctions qui détournent un nombre croissant d’acteurs (pays, compagnies, institutions financières) du billet vert ?

Mais revenons à notre gaz… Les euronouilles ont, la main sur la couture du pantalon, parlé comme d’un seul homme pour « condamner » Moscou mais se sont bien gardés de discuter gaz et d’évoquer la moindre sanction. Et pour cause : les stocks européens d’or bleu sont quasiment vides ! Frau Milka a beau lancer l’idée de « réduire la dépendance au gaz russe » en projetant un terminal GNL, elle ne revient pas sur son acceptation du Nord Stream II, au grand dam de la MSN. Le commerce germano-russe est au beau fixe malgré les sanctions et il serait suicidaire pour Berlin de renoncer à devenir le hub gazier de l’Europe.

Parallèlement, les discussions se poursuivent avec l’Italie – rappelons que Rome n’est jamais tombée dans l’hystérie russophobe ces dernières années et a toujours veillé à conserver de bonnes relations avec Moscou – afin de lui livrer du gaz via le Turk Stream qui fait son bonhomme de chemin.

Un autre pipeline qui avance est le Sila Sibirii, plus grand projet énergétique de la planète et ami intime des lecteurs de ce blog. Le tube est construit aux trois-quarts et devrait entrer comme prévu en service l’année prochaine. Dans la grande bataille pour le marché chinois, Gazprom est aux premières loges et développe en plus le gigantesque gisement de Kovyktinskoye  (2 700 Mds de m3) pour inonder l’empire du Milieu. L’Altaï ou Sila Sibirii II deviendra mécaniquement une nécessité et nous avons vu que les négociations avait repris.

Ca tombe bien, la relation entre Pékin et Moscou est au beau fixe et les meilleurs alliés du monde – Poutine et Xi – ont été reconduits au pouvoir. Vladimirovitch a été le premier dirigeant à féliciter Xi tandis que ce dernier a encensé le « plus haut historique » du couple sino-russe qui pourrait « poser la base d’un nouveau type de relations internationales ». Plus prosaïquement, l’ours et le dragon accélèrent l’intégration énergétique de l’Eurasie et en éjectent l’empire maritime.

 

La Russie et la Chine se débarrassent de bons du Trésor US

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La Russie et la Chine se débarrassent de bons du Trésor US

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Moscou et Pékin se débarrassent de bons du Trésor américain. Ainsi, la Russie a vendu en janvier pour 5,3 milliards de dollars d’obligations américaines à côté de quelque 17 milliards de dollars vendus par la Chine dans la même période.

La Russie et la Chine vendent des bons du Trésor américain. En janvier, la Russie a ainsi vendu des obligations américaines pour 5,3 milliards de dollars, descendant ainsi à la 16e position dans le classement des détenteurs de dette publique américaine, a rapporté le média Vestifinance.

Par ailleurs, la Chine se débarrasse également de cet actif, ayant également vendu des bons du Trésor américain pour quelque 17 milliards de dollars.
Même si la Chine reste le principal pays détenteur de bons du Trésor américain, sa réserve totale de bons du Trésor américain a chuté pour atteindre son minimum depuis juillet dernier.Au total, comme le rappelle Vestifinance, les pays du monde détiennent des bons du Trésor américain pour 6.260 milliards de dollars. Néanmoins, les investisseurs étrangers se débarrassent des obligations américaines, réduisant ainsi les réserves totales pour la période de 20 milliards de dollars.

Récemment, le ministre russe de Finances, Anton Silouanov, a déclaré que la Russie pourrait renoncer à l’achat d’obligations américaines pour ses réserves.
Ainsi, il a annoncé à l’antenne de la télévision russe NTV que la Russie était prête à investir dans les obligations d’autres pays et qu’elle «ne s’accroche pas» aux bons du Trésor américain. Selon lui, le plus important est le fait que les titres détenus dans les réserves soient liquides et rapportent.Au début de l’année, la Russie détenait des bons du Trésor américain pour 102,2 milliards de dollars, soit 23% de ses réserves de change.

https://fr.sputniknews.com/economie/201803161035520411-russie-chine-tresor-argent/

L’Iran interdit l’utilisation de dollars américains dans le commerce

L’Iran interdit l’utilisation de dollars américains dans le commerce

Publié par wikistrike.com sur 2 Mars 2018, 17:14pm

Catégories : #Economie

L’Iran interdit l’utilisation de dollars américains dans le commerce

Par Tyler Durden

Dans ce qui pourrait être une mesure préventive contre d’autres sanctions américaines, Téhéran a annoncé qu’à l’avenir, les ordres d’achat des commerçants qui sont libellés en dollars américains ne seraient plus autorisés à passer par des procédures d’importation.

Selon l’agence de presse IRNA, la politique est conforme à une demande officielle de la Banque centrale d’Iran et vise à faire face aux fluctuations des taux du marché du dollar américain. Cité par l’IRNA, Mehdi Kasraeipour, directeur des règles de changes et des Affaires politiques de la Banque centrale, a déclaré que cette décision était « entrée en vigueur mercredi à la suite d’une lettre envoyée au ministère de l’Industrie, des Mines et du Commerce ».

Le banquier a expliqué en outre que la décision « ne créerait pas de problème majeur » pour les commerçants parce que la part du billet vert dans les activités commerciales de l’Iran est déjà négligeable.

« Cela fait longtemps que le secteur bancaire iranien ne peut pas utiliser le dollar à la suite des sanctions », a déclaré Kasraeipour. Dans le cadre d’un embargo commercial, il est interdit aux banques américaines de traiter avec l’Iran.

« Etant donné que l’utilisation du dollar est interdite pour l’Iran et que les traders utilisent littéralement des devises alternatives dans leurs transactions, il n’y a plus aucune raison de procéder avec des factures qui utilisent le dollar comme taux de base « a ajouté Kasraeipour.

Dans le cadre de la transition, les commerçants iraniens devront informer leurs fournisseurs de changer la devise de base du dollar en d’autres devises afin que les documents d’importation connexes puissent être traités aux points d’entrée de l’Iran. On ne sait pas si les crypto-monnaies sont des unités acceptables, et si l’Iran développe sa propre version du Petro vénézuélien.

Les commerçants devront également préciser s’ils procéderont à leurs paiements par l’intermédiaire des banques ou des bureaux de change.

Depuis la répression du secteur bancaire iranien par les États-Unis et SWIFT il y a cinq ans, Téhéran a cherché à passer à un commerce non basé sur le dollar. Il a déjà signé des accords avec plusieurs pays et est en pourparlers avec la Russie sur l’utilisation des monnaies nationales dans les règlements.

En décembre dernier, l’Iran a annoncé qu’il éliminerait le dollar de tout commerce bilatéral avec la Chine , qui est rapidement apparue comme l’un des plus gros clients du pétrole brut en Iran.

Auparavant, lors d’une rencontre avec le président russe Vladimir Poutine en novembre, le guide suprême iranien Ali Khamenei a déclaré que la meilleure façon de contourner les sanctions américaines contre les deux pays était de joindre leurs efforts pour contourner la monnaie américaine dans le commerce bilatéral. Il a déclaré au président Poutine qu’en utilisant des méthodes telles que l’élimination du dollar américain et son remplacement par des devises nationales dans les transactions entre deux ou plusieurs parties, les parties pourraient « isoler les Américains ».

* * *

Comme Federico Pieraccini l’a déjà noté, jusqu’à il y a quelques décennies, toute idée de s’éloigner du pétrodollar était considérée comme une menace directe à l’hégémonie mondiale américaine, nécessitant une réponse militaire. Cependant, au cours des dernières années, de nombreuses nations se sont opposées à Washington en affirmant que la seule manière de contenir les retombées des représailles américaines était d’abandonner progressivement le dollar. Cela permet de limiter la capacité de dépenses militaires de Washington en créant les outils alternatifs nécessaires dans les domaines financier et économique qui élimineront la domination de Washington. C’est une composante essentielle de la stratégie russo-sino-iranienne visant à unir l’Eurasie et à rendre ainsi les États-Unis insignifiants.

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La dé-dollarisation pour Pékin, Moscou et Téhéran est devenue une priorité stratégique. L’élimination de la capacité de dépense illimitée de la Fed et de l’économie américaine signifie limiter l’expansion impérialiste américaine et réduire la déstabilisation mondiale. Sans la puissance militaire américaine habituelle pour renforcer et imposer l’utilisation des dollars américains, la Chine, la Russie et l’Iran ont ouvert la voie à d’importants changements dans l’ordre mondial.

Source : https://www.zerohedge.com/news/2018-03-01/iran-bans-use-us-dollars-trade

Traduction : Avic– Réseau International

http://www.wikistrike.com/2018/03/l-iran-interdit-l-utilisation-de-dollars-americains-dans-le-commerce.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail