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Pour le général Lavigne, la question de doter l’armée de l’Air d’un drone spatial se posera un jour

Pour le général Lavigne, la question de doter l’armée de l’Air d’un drone spatial se posera un jour

PAR LAURENT LAGNEAU · 27 OCTOBRE 2019

Le 26 août dernier, le drone spatial américain X-37B a battu un record en dépassant les 720 jours passés dans l’espace, au cours de sa cinquième mission depuis sa première mise sur orbite, en 2010. Conçu par Boeing à partir du X-40, cet appareil, mis en oeuvre par le 30th Space Wing de l’US Air Force, demeure mystérieux. Si le Pentagone affirme qu’il s’agit d’une « plateforme pour des charges utiles expérimentales », la nature de ses missions est « assez délicate à interpréter », pour reprendre les mots du général Pascal Lebreton, ex-commandant interarmées de l’espace [CIE].

« On peut supputer beaucoup de choses, au-delà des expérimentations menées dans le cadre de ce que l’on appelle le service en orbite, qui permettra de réparer, réalimenter ou consolider des satellites dans l’espace, et donc d’améliorer leur durée de vie et leur intégrité. […] Disons que le X-37, comme d’autres, est certainement en mesure d’agir au-delà du seul domaine du service en orbite… C’est mon
interprétation personnelle, assez partagée », avait-il dit lors d’une audition parlementaire, en décembre 2017.

Le rapport sur les activités spatiales de défense, publié par les députés Olivier Becht et Stéphane Trompille, donne quelques élément supplémentaires. Ainsi, selon le Centre Opérationnel de Surveillance Militaire des Objets Spatiaux [COSMOS], et « à son stade actuel de développement », le X-37B « peut être analysé comme ayant une fonction de démonstrateur, voire d’engin de tests en orbite, notamment pour l’évolution des engins spatiaux dans les altitudes les moins pratiquées aujourd’hui, entre 80 kilomètres et 400 kilomètres d’altitude. »

En outre, ont ajouté les deux députés, il possible que le X-37B, qui a la forme d’une mini-navette spatiale, puisse servir « d’arme anti-satellite [s’il venait à être équipé d’un bras articulé, ou d’arme à énergie dirigée], d’engin de renseignement spatial ou de plateforme d’emport et de lancement de charges militaires. »

« Les rapporteurs ne peuvent pas exclure l’idée qu’un véhicule de ce type puisse même, un jour, emporter des missiles balistiques, ce qui serait d’ailleurs contraire au droit international dans sa rédaction en vigueur », lit-on encore dans le rapport de MM. Becht et Trompille.

Quoi qu’il en soit, disposer d’un tel engin hyper-manoeuvrant en orbite offrirait, selon les parlementaires, « d’importantes possibilités d’action dans l’espace, y compris à des fins militaires. »

Un drone comme le X-37B pourrait-il être pertinent pour les forces françaises, à l’heure où un « Commandement de l’Espace » a vu le jour  sous l’égide de l’armée de l’Air [qui s’appellera, à terme, « armée de l’Air et de l’Espace] et qu’il s’agit de renforcer les capacités en matière de surveillance spatiale et d’exercer un droit à la légitime défense en orbite, dans le cas où un satellite français serait attaqué?

Déjà, il est question, comme l’a indiqué Florence Parly, la ministre des Armées, de développer des « nano-satellites patrouilleurs » qui « seront les yeux de nos satellites les plus précieux », de mettre au point des « lasers de puissance » au titre du principe de « défense active » et améliorer les capacités en matière de détection et de suivi des objets en orbite.

« Un nouveau programme à effet majeur nommé ‘maîtrise de l’espace’ va être lancé. Il intégrera deux volets : la surveillance – nous le faisons déjà mais les moyens doivent être améliorés – et la défense active de nos satellites selon une stratégie non pas offensive mais d’autodéfense », a ainsi résumé le général Philippe Lavigne, le chef d’état-major de l’armée de l’Air [CEMAA], lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

Avec la création du Commandement de l’Espace, les « enjeux sont : d’abord, de ne pas créer de rupture opérationnelle dans les missions existantes ; ensuite, d’arrimer toutes les unités jusqu’alors interarmées qui travaillent dans ce domaine ; enfin, d’avancer en équipe avec l’état-major des armées, la Direction générale de l’armement [DGA], le Secrétariat général pour l’administration [SGA], le Centre national d’études spatiales [CNES], sur les domaines identifiés clés dans la montée en puissance, au nombre de 9 », dont « le capacitaire, le réglementaire, l’implantation, la coopération internationale, l’innovation et […] les ressources humaines », a ajouté le CEMAA.

En tout cas, a assuré ce dernier, à partir de la doctrine des opérations, un travail est en cours pour définir « les capacités dont nous devrons disposer en patrimonial ou en location de services. » Quant à la question de savoir si la conception d’un drone spatial fait partie des priorités, le général Lavigne a été prudent.

« La question d’un drone spatial tel que le X-37B sera certainement abordée un jour », a-t-il en effet répondu. En clair, une telle capacité ne manque pas d’intérêt… Mais il faudra patienter. D’autant plus que les budgets ne sont pas extensibles.

Cela étant, la France ne partirait pas d’une feuille blanche pour réaliser un tel engin. Par le passé, des travaux ont été menés dans le cadre du projet Hermes, qui devait être la navette spatiale européenne… Et Dassault Aviation a dans ses cartons un « Véhicule Hypersonique Réutilisable Aéroporté » [VEHRA], c’est à dire une navette spatiale sub-orbitale.

Mais pour le général Lavigne, la priorité, en matière de drone, est ailleurs… Et, visiblement, le drone chinois Gongji-11, un appareil furtif et supersonique présenté à l’occasion du 70e anniversaire de la République populaire de Chine, lui a donné des idées.

« Le contexte géostratégique et opérationnel, évolue. J’évoquais […] la présentation de nouveaux drones de combat furtifs lors du récent défilé qui a eu lieu en Chine. Il faut y réfléchir », a estimé le CEMAA.

Cependant, la Chine développe aussi des drones spatiaux, à l’image du X-37B américain, dans le cadre des programmes « Teng Yun » et « Shenlong ».

Photo: Le VEHRA de Dassault aviation © Dassault Aviation

http://www.opex360.com/2019/10/27/pour-le-general-lavigne-la-question-de-doter-larmee-de-lair-dun-drone-spatial-se-posera-un-jour/

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En plein dans le mille…

En plein dans le mille…


Une frappe de précision sur la crédibilité étasunienne fracasse le paradigme étasunien


Par Alastair Crooke − Le 23 septembre 2019 − Source Strategic Culture

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La frappe de précision contre le «joyau de la couronne» saoudien – ses installations de traitement du pétrole brut de la semaine dernière – constitue également une attaque de précision contre la crédibilité de ce pays, le sérieux du «parapluie» sécuritaire étasunien, une humiliation pour Trump et en particulier pour l’image des États-Unis en tant que puissance militaire et de renseignement compétente.

Les États du Golfe font la moue, ruminant maintenant sur leur propre vulnérabilité tout en s’interrogeant sur leur dépendance au parapluie étasunien. Même le Pentagone pourrait se demander : «Mais à quoi donc sert le CentCom» à la lumière de ce qui vient de se passer ? Et par-dessus tout, Israël va sentir un vent glacé lui donner des frissons dans le dos : les Israéliens ne peuvent être que frappés de stupeur par la précision du ciblage et l’efficacité technique de l’attaque. Assez impressionnant – d’autant plus que l’Arabie saoudite a dépensé l’année dernière – en vain – $65 milliards en armement US.

Face à cette humiliation, l’administration étasunienne fait de «l’enfumage» : en jonglant avec des faux fuyants sur l’origine, et le lancement, des drones et missiles de croisière. «Ce ne peut pas être AnsarAllah (les Houthis), car la complexité d’une telle opération est au-delà de leurs capacités». Mis à part l’orientalisme manifeste de cette affirmation – car, si le Hezbollah peut fabriquer des drones et des missiles de croisière intelligents, pourquoi pas les Houthis ? Les aspects spécifiques de la frappe d’Abqaiq importent-ils vraiment ? Ce qui est le plus révélateur, c’est que les États-Unis – avec leurs ressources massives dans le Golfe – sont incapables d’affirmer d’où provenaient les drones qui ont frappé Abqaiq.

En réalité, l’ambiguïté du mode opératoire de cette attaque marque son excellence à un autre niveau encore.

Les États-Unis font de «l’enfumage» autour des sites de lancement, principalement pour se soustraire au fait évident – mais embarrassant – que la pluie de missiles sur Abqaiq est la conséquence avant tout de la guerre saoudienne contre le Yémen, appuyée sans réserve par Trump. Les Houthis ont revendiqué l’attaque ; ils disent qu’ils feront une démonstration de leur armement, le missile de croisière Houthi Quds 1 n’est pas simplement une copie du missile iranien Soumar – et promettent de répéter leurs attaques dans un avenir proche.

La frappe de précision a eu pour résultat de briser le «bastion» étasunien, qui prétendait être une sorte de «gardien» du Golfe et un garant de la ligne de vie qui alimente les artères d’une fragile économie mondiale, à savoir l’approvisionnement en pétrole brut. En d’autres termes, il s’agissait d’une frappe de précision contre le paradigme dominant, et elle a tapé dans le mille. Il a exposé la vacuité de deux prétentions. Anthony Cordesman écrit «Les frappes contre l’Arabie saoudite envoient un signal stratégique clair, avertissant que l’ère de la suprématie aérienne étasunienne dans le Golfe et de son quasi-monopole des frappes avec précision, s’évanouit rapidement».

Les Iraniens étaient-ils directement ou indirectement impliqués ? Eh bien… cela n’a pas vraiment d’importance. Pour bien saisir les implications, on devrait le comprendre comme un message collectif, émanant du front commun – Iran, Syrie, Hezbollah, Hash’d Shaibi et Houthis. Il s’agissait de mener à un paroxysme la crise des sanctions au sens large : une action stratégique, par missile interposé,  pour faire éclater la «bulle» largement exagérée de l’efficacité des tactiques étasuniennes de «pression maximale». La politique de Trump visant à «sanctionner et taxer le monde» doit être poussée à l’extrême – et exploser. La Russie et la Chine, quasi-certainement, et discrètement, en conviendront et applaudiront.

Cette approche comporte clairement des risques. Le message sera-t-il correctement perçu à Washington ? Car, comme le souligne Gareth Porter dans un contexte différent, la capacité de Washington à comprendre ou à «bien lire» dans l’esprit de ses «ennemis» semble avoir été, d’une manière ou d’une autre, perdue, faute à Washington de s’être découvert une veine d’empathie à l’égard de «l’altérité», qu’elle soit iranienne, chinoise ou russe. Ainsi, les perspectives, ne sont, probablement, pas reluisantes. Washington ne le «comprendra pas», mais doublera plutôt la mise, avec des conséquences potentiellement désastreuses. Porter écrit :

La frappe d’Abqaiq est également une démonstration éclatante de la capacité de l’Iran à surprendre les États-Unis de manière stratégique, bouleversant ainsi ses plans politico-militaires. L’Iran a passé les deux dernières décennies à se préparer à une éventuelle confrontation avec ce pays. Le résultat est une nouvelle génération de drones et de missiles de croisière qui donne à l’Iran la capacité de contrer beaucoup plus efficacement tout effort étasunien visant à détruire ses ressources militaires, tout en lui permettant de cibler les bases étasuniennes à travers le Moyen-Orient.

Les États-Unis ont, selon toute apparence, été pris par surprise lorsque l'Iran a abattu un drone de surveillance en haute altitude… Le système de défense aérienne de l'Iran a été continuellement mis à niveau, à commencer par le système russe S-300 qu'il a reçu en 2016. L'Iran a également dévoilé en 2019 son système de défense aérienne Bavar-373, qu’il considère comme plus proche du système russe S-400 convoité par l’Inde et la Turquie, que du système S-300.

Ensuite, l’Iran a développé une flotte de drones militaires, ce qui a poussé un analyste à qualifier l'Iran de ‘superpuissance des drones’. Ses réalisations en matière de drones incluent, semble-t-il, le «drone furtif» Shahed-171 doté de missiles à guidage de précision, et le Shahed-129, qu’il a fabriqué à partir de l’engin étasunien Sentinel RQ-170 et du Prédateur MQ-1».

Comprendre le message de Porter est la clé pour apprécier la nature du «Grand glissement» qui se déroule dans la région. Les robots et les drones — tout simplement — ont changé les modalités de la guerre. Les anciennes vérités ne tiennent plus : il n’existe pas pour les États-Unis de solution militaire simple concernant l’Iran.

Une attaque étasunienne contre l’Iran sera suivie d’une réponse ferme — et d’une escalade. Une invasion étasunienne de grande envergure — comme celle de l’invasion de l’Irak en 2003 — n’est plus dans les capacités des États-Unis.

Il ne reste qu’une réponse politique. Mais pour le moment, les États-Unis et MbS [le prince saoudien Mohammad ben Salman] sont tous les deux dans une phase de déni : ce dernier pense apparemment que la poursuite de la vente partielle d’Aramco pourrait résoudre ses problèmes – bien que les marchés viennent de prendre conscience du risque géopolitique des actifs tels que ce dernier – et Trump semble toujours croire que la pression maximale pourrait encore représenter un atout.

Pour le reste d’entre nous, il est assez évident que la solution «politique» pour l’Arabie saoudite est d’accepter sa défaite au Yémen, avec pour corollaire sine qua non, l’engagement avec l’Iran et la Russie pour parvenir à un règlement. Il est certain que cela coûtera cher à MbS, tant sur le plan politique que financier. Mais quelle est l’alternative ? Attendre d’autres Abqaiq ? Pour être honnête, il semblerait que les Al-Saud comprennent que leur situation est désormais existentielle. Mais nous verrons bien.

Et pour Trump, la leçon est certainement claire. La frappe sur Abqaiq aurait pu facilement être bien pire, avec une interruption plus importante des approvisionnements en pétrole. Les marchés pétroliers et le marché plus généralement ont pris conscience des risques géopolitiques que présentaient les tactiques de pression maximale de Trump. Et ils deviennent nerveux alors que le commerce mondial chancelle.

Des titres de journaux tels que «Les stupéfiantes attaques du week-end diminuent de 50% la production de pétrole saoudien… L’économie peut-elle survivre à une hausse du prix du pétrole…?» pourraient sembler un peu trop alarmistes, mais ils insistent sur le fait que des ruptures d’approvisionnement pourraient facilement, si des prix plus élevés devaient être maintenus, faire basculer les États-Unis et l’économie globale dans la récession.

Personne ne se rend compte mieux que le président Trump que ses chances de réélection pourraient dépendre de la capacité des États-Unis à éviter une récession. En règle générale, les présidents des États-Unis, candidats à un deuxième mandat, sont toujours réélus, à moins qu’une récession tardive n’intervienne au cours de leur mandat. Ceci est arrivé à Jimmy Carter et à George H.W. Bush — les deux ont perdu leurs chances de réélection en raison de la récession au cours de leurs mandats.

Déjà, l’Arabie saoudite et Trump font marche arrière devant une possible diversion que serait une confrontation avec l’Iran, plutôt que s’attaquer au problème du Yémen, qui reste à l’origine des difficultés de l’Arabie saoudite. La question est de savoir combien de temps durera ce déni des défaillances de la politique de pression maximale contre l’Iran ? Jusqu’aux élections ? Probablement que oui. Trump, s’il veut être réélu, doit ménager quelques egos de circonscriptions électorales, tout en évitant en parallèle le piège mortel que serait une récession. Et cela implique qu’il doit céder à l’obsession anti-iranienne des évangélistes et de l’AIPAC, arguant que l’Iran est le «mal cosmique» de notre époque. Un «battement d’aile de papillon» positif pourrait bien être la fin du règne de Netanyahou – bien que Gantz ne soit pas une «colombe» pour l’Iran

Alastair Crooke

Traduit par Alexandre Moumbaris, relu par Kira pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/en-plein-dans-le-mille

Plus de 100 drones ont été détruits par l’armée russe autour de base de Hmeimim en Syrie


OBSERVATEUR DU MONDE RUSSE
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Plus de 100 drones ont été détruits par l’armée russe autour de base de Hmeimim en Syrie

30 septembre 2019

Plus de 100 drones ont été détruits par l’armée russe autour de base de Hmeimim en Syrie

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Plus de 100 drones ont été détruits par la défense antiaérienne ou neutralisés par des moyens de défense électronique lors de tentatives d’attaques terroristes contre la base aérienne russe Hmeimim en Syrie.

Cela a été annoncé vendredi aux journalistes par le porte-parole du ministère de la défense, le général de division Igor Konachenkov.

« Les terroristes tentent de percer le système de défense aérienne de la base aérienne de Hmeimim. En ce qui concerne les chiffres, 118 drones de groupes terroristes ont été détruits en deux ans, dont 58 drones depuis le 1er janvier de cette année », a déclaré M. Konachenkov.

Selon lui, l’immense majorité provenait de la zone de sécurité d’Idlib, en particulier de la zone des villes de Al-Latamna, Khan Cheikhoun et autres.

« En outre, ces derniers temps, nos missiles antiaériens de défense aérienne – « Pantsir-C1 », « Tor-M2″ – ont également détruit les tentatives des terroristes de frapper la base avec des roquettes. Depuis le 1er janvier 2019, 27 roquettes de groupes terroristes ont été détruites, qui ont été lancées principalement à partir de la zone de sécurité d’Idlib », a précisé le général.

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I. konashenkov a noté que « ces 27 roquettes ont été détruites par 31 systèmes de missiles « Pantsir-C1 » et « Tor-M2 ». « C’est – à – dire que l’efficacité de la riposte est proche du sans-faute : une cible égal un missile », a-t-il souligné.

Le porte – parole du département militaire a déclaré que le 11 août, une nouvelle tentative de raid massif d’avions sans pilote a été faite, dans laquelle six drones ont été impliqués, dont cinq étaient armés et un drone de contrôle.

« C’est-à-dire qu’aux cinq éléments d’attaque étaient suspendus des explosifs, avec des écrous et des morceaux de féraillages pour bêton armé pour obtenir une plus grande force de frappe. Un avion peut prendre jusqu’à 10 engins explosifs qui sont fixés sur les ailes », a ajouté Igor Konachenkov.

Il a ajouté que la dernière attaque sur Hmeimim a eut lieu le 3 septembre.

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« Deux drones ont participé à ce raid. Et ils sont allés à la base aérienne depuis différentes provenences. Ce qui est caractéristique, c’est que l’une de ces provenance est la mer Méditerranée. C’est-à – dire qu’apparemment, le drone aurait été lancé à partir d’un navire », a indiqué le général.

Il n’a pas exclu qu’une accalmie temporaire puisse être due à la libération de Khan Cheikhoun et d’El-Latamna dans la zone de désescalade d’Idlib, où des ateliers d’assemblage de drones et des sites de lancement ont été découverts et présentés à des journalistes étrangers.Posté par rbessonnet à 16:54 – Commentaires [0] – Permalien [#]
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 http://lemonderusse.canalblog.com/archives/2019/09/30/37673703.htmlRUSSIESYRIE

IRAN: UN DRONE ABATTU PAR L’ARMÉE SYRIENNE PROCHE DU GOLAN POURRAIT ÊTRE IRANIEN

ISRAEL#SYRIA 22.09.2019 – 399 vues    5 ( 1 votes)

IRAN: UN DRONE ABATTU PAR L’ARMÉE SYRIENNE PROCHE DU GOLAN POURRAIT ÊTRE IRANIEN

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Le véhicule aérien sans pilote (UAV) abattu par l’Armée arabe syrienne (SAA) près des hauteurs du Golan occupées par les Israéliens le 21 septembre pourrait être un Iranien, a déclaré le lieutenant-colonel Avichay Adraee, porte-parole de l’armée israélienne.

«Ce qui est certain, c’est qu’il ne s’agit pas d’un UAV des Forces de défense [israéliennes]. Nous parlons donc d’autres explosifs iraniens travaillant sans coordination dans la partie syrienne du Golan», a écrit le lieutenant-colonel Adraee. sur Twitter.

Le porte-parole a également affirmé que le drone avait été abattu dans la même région, à partir de laquelle des membres du Corps des gardes de la révolution islamique iraniens (IRGC) auraient tenté de lancer des « drones tueurs » contre Israël le mois dernier.

Israel Says Drone Downed By Syrian Army Near Occupied Golan May Be Iranian

«La main droite ne sait pas ce que fait la main gauche», a publié une affiche publiée par Adraee.

En affirmant cela, Adraee a contredit la propre histoire de l’armée israélienne concernant la prétendue attaque par un drone iranien. Le 25 août, l’armée israélienne a affirmé que les forces de l’IRGC prévoyaient de lancer les drones depuis la ville d’Aqraba, dans le sud de Damas, et non depuis la ville d’Erneh près d’Al Golan, où le drone armé avait abattu le drone armé.

Israël aurait utilisé des drones similaires à celui que l’armée syrienne a abattu près d’Erneh lors de l’attaque du 25 août dans le sud de Beyrouth , qui visait un centre de presse du Hezbollah.

https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://southfront.org/&prev=search

Les représailles asymétriques du Yemen

Les représailles asymétriques du Yemen …


… Une attaque massive de drones, bien ciblée, cause des dégâts considérables au complexe pétrolier le plus important d’Arabie Saoudite


2015-05-21_11h17_05

Par Moon of Alabama − Le 16 septembre 2019

L’attaque de samedi contre le complexe de traitement de pétrole et de gaz saoudien à Abqaiq a touché ses capacité de stabilisation du brut :

Le processus de stabilisation est une forme de distillation partielle qui adoucit le pétrole brut acide, en éliminant le sulfure d'hydrogène, et réduit la pression des vapeurs, rendant ainsi le pétrole brut sans danger pour l'expédition dans les pétroliers. Les stabilisants optimisent la production d'hydrocarbures liquides de valeur tout en rendant ceux-ci sûrs pour le stockage et le transport, en réduisant les émissions atmosphériques d'hydrocarbures volatils. En résumé, les équipements de stabilisation sont utilisés pour réduire la volatilité du pétrole brut et du condensat stockés.

Peu de temps après l’attaque, le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, est passé en mode blâmer l’Iran :

Secrétaire Pompeo @SecPompeo - 21h59 UTC · 14 septembre 2019
 
Téhéran est à l'origine de près de cent attaques contre l'Arabie saoudite, tandis que Rouhani et Zarif prétendent s'engager dans la diplomatie. Au milieu de tous les appels à la désescalade, l’Iran a lancé une attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique mondial. Il n'y a aucune preuve que les attaques sont venues du Yémen.
 
Nous appelons toutes les nations à condamner publiquement et sans équivoque les attaques de l'Iran. Les États-Unis collaboreront avec leurs partenaires et alliés pour faire en sorte que les marchés de l'énergie restent bien approvisionnés et que l'Iran soit tenu pour responsable de son agression.

Le complexe d’Abqaiq est au cœur de l’infrastructure pétrolière saoudienne. Il traite plus de la moitié de sa production pétrolière.

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Le gouvernement américain a publié deux images détaillées du résultat de l’attaque.

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Les images montrent environ 17 points d’impact. Une voiture visible dans la seconde image, plus détaillée, permet de constater la taille gigantesque de l’endroit. Les cibles ont été soigneusement sélectionnées. Au moins 11 d’entre elles étaient des réservoirs ovoïdes d’un diamètre d’environ 30 mètres. Ce sont probablement des réservoirs de gaz sous pression – liquide – qui reçoivent les vapeurs de condensat provenant du processus de stabilisation. Ils ont tous maintenant des trous assez nets dans leur coquille supérieure.

La tuyauterie qui va et vient des réservoirs en forme d’œuf montre que ceux-ci ont été configurés en groupes à double redondance. Deux réservoirs l’un à côté de l’autre partagent un système de tuyauterie. Deux de ces réservoirs jumeaux sont adjacents avec des tuyaux allant au système de traitement. Il existe au total trois groupes de ce type. Les dommages causés à un réservoir ou à un groupe n’arrêteraient pas le processus de production. Les produits seraient acheminés vers un autre réservoir ou groupe similaire. Mais avec tous les réservoirs de ce type particulier inutilisables, la chaîne de production est maintenant interrompue.

Deux zones de traitement ont été touchées et présentent des dégâts d’incendie. L’équipement de contrôle des deux a été probablement complètement détruit :

Rapidan Energy Group, société de conseil, a déclaré que les images de l'installation d'Abqaiq après l'attaque montraient qu'environ cinq tours de stabilisation semblaient avoir été détruites et qu'il faudrait des mois pour les reconstruire, ce qui pourrait réduire la production pendant une période prolongée.
 
«Cependant, Aramco conserve une certaine redondance dans le système pour maintenir la production pendant la maintenance», a ajouté Rapidan, signifiant que les opérations pourraient revenir plus tôt au niveau précédant l'attaque.

Le ciblage de cette attaque a été réalisé avec une connaissance détaillée du processus et de ses dépendances.

La flèche indiquant le nord, en haut à droite de ces images, pointe vers la gauche. Les ombres visibles confirment la direction. Les trous dans les réservoirs sont du côté ouest. Ils ont été attaqués de l’ouest.

Les frappes étaient extrêmement précises. Les forces armées yéménites ont affirmé avoir attaqué l’installation avec dix drones ou missiles de croisière. Mais les résultats sur ces cibles ne ressemblent à rien de tel. Un total de 17 résultats avec un ciblage aussi précis laisse supposer qu’il s’agissait d’une sorte de drone ou de missile avec un contrôle humain dans le processus. Ils peuvent avoir été lancés à partir de l’Arabie saoudite.

Il n’y a pas encore d’information sur les dégâts causés à Khurais, la deuxième cible des attaques.

Les États-Unis et Israël peuvent réaliser de telles attaques. L’Iran probablement aussi. Le Yémen semble peu susceptible de disposer de cette capacité sans s’appuyer sur un soutien important ailleurs. La planification de cette opération a dû prendre des mois.

Un producteur de la BBC au Moyen-Orient a déclaré :

Riam Dalati @Dalatrm - 22h44 UTC · 15 sept. 2019
 
17 points d'impact. Aucun drone ou missile n'a été détecté / intercepté. Les Saoudiens et les Américains ne savent toujours pas d'où l'attaque a été lancée. #KSA a sérieusement besoin de se fournir ailleurs et de remplacer le Patriot ou de le renforcer avec un réseau de canons AA à commande radar tels que le Oerlikon.
 
Une source familière avec la situation de #Aramco nous a dit dans la journée qu’il s’agissait d’une «attaque en essaim», d’un mélange de plus de 20 drones et missiles, dont au moins la moitié étaient des drones suicides. #USA & #KSA, a-t-il dit, sont "certains" que l'attaque a été lancée depuis #Iraq mais "une preuve indiscutable est toujours manquante"
 
Ils sont également "à peu près certains" que #IRGC [Gardiens de la révolution en Iran] était derrière l'opération car, même si les missiles utilisés étaient identiques à ceux des #Houthis, une inspection des débris trouvés dans le désert a révélé "deux nouvelles mises à jour" et un "savoir-faire nettement meilleur"

Le Wall Street Journal commente les dégâts :

Les frappes ont détruit 5,7 millions de barils de production quotidienne, et les responsables ont déclaré croire toujours pouvoir la compenser dans les prochains jours. Cela nécessiterait de puiser dans les stocks et d'utiliser d'autres installations pour traiter le pétrole brut. L’une des principales cibles de l’attaque était une grande usine de traitement du brut à Abqaiq. ...
 
"C’est certainement pire que ce à quoi nous nous attendions dans les premières heures qui ont suivi l’attaque, mais nous veillons à ce que le marché ne connaisse aucune pénurie jusqu’à ce que notre système soit de nouveau en ligne", a déclaré un responsable saoudien. ...

Même si les autorités saoudiennes réussissent à rétablir la totalité ou la quasi-totalité de la production perdue, l'attaque témoigne d'une nouvelle vulnérabilité des lignes d'approvisionnement dans le Golfe, une région riche en pétrole.
 
Les pétroliers doivent payer des primes d’assurance nettement plus élevées, tandis que les coûts de transport ont grimpé en flèche dans la région après une série d’attaques maritimes contre des navires chargés de pétrole, que les États-Unis ont imputées à l’Iran. ...
 
Khurais produit environ 1,5 million de barils par jour et Abqaiq, la plus grande installation de stabilisation du brut au monde, traite sept millions de barils de pétrole saoudien par jour, transformant le brut en produits spécifiques plus légers, tels que l'Arabian Extra Light.

Les réparations à Abqaiq prendront probablement des semaines, pas des jours. Les contrats à terme sur le Brent ont augmenté de 19,5% à 71,95 dollars le baril, soit la plus forte hausse depuis le 14 janvier 1991 :

Aramco n'a donné aucun calendrier pour la reprise de la production. Une source proche du dossier a confié à Reuters que le retour à la pleine capacité pétrolière pourrait prendre "des semaines, pas des jours".
 
Riyad a indiqué qu'il compenserait les dommages subis par ses installations en puisant dans ses stocks, qui s'élevaient à 188 millions de barils en juin, selon les données officielles.

Le président américain Donald Trump était beaucoup plus prudent dans l’attribution de la responsabilité de la frappe que son secrétaire d’État.

Donald J. Trump @realDonaldTrump - 00h50 UTC · 16 sept. 2019
 
L’approvisionnement en pétrole de l’Arabie saoudite a été attaqué. Il y a des raisons de croire que nous connaissons le coupable, nous sommes l'arme au pied en attendant les vérifications, le Royaume nous dira qui, selon lui, est la cause de cette attaque et dans quelles conditions nous allons agir !

Toute attaque directe de l’Iran aurait pour conséquence que des essaims de missiles frapperaient des installations militaires américaines aux Émirats arabes unis et au Qatar. Les usines de dessalement d’eau saoudiennes, les raffineries et les ports seraient également visés.

Il est peu probable que Trump ou les Saoudiens soient prêts à risquer une telle réponse.

L’attaque sur Abqaiq n’était pas la dernière et toutes les installations saoudiennes sont extrêmement vulnérables :

Les rebelles houthis du Yémen ont déclaré que les installations pétrolières en Arabie Saoudite restaient parmi leurs cibles après que les attaques contre deux sites majeurs aient réduit de moitié la production du royaume et provoqué une flambée des prix du brut.

Le groupe rebelle soutenu par l’Iran, cité par la chaîne de télévision Houthi, a déclaré que ses armes pouvaient atteindre n’importe quelle cible en Arabie saoudite. Les attaques de samedi ont été menées par des "avions" utilisant de nouveaux moteurs, a précisé le groupe, faisant probablement référence aux drones.

Middle East Eye, un média financé par le Qatar, a annoncé hier que l’attaque avait été lancée depuis l’Irak par les forces alignées avec l’Iran pour se venger des attaques israéliennes en Syrie. L’auteur, David Hearst, est connu pour ses reportages diffamatoires. Le rapport est basé sur une source de renseignement irakienne anonyme et unique. Le Qatar, en dispute avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis pour son soutien aux Frères musulmans, aimerait voir un conflit plus important opposer ses rivaux à l’est et à l’ouest du golfe Persique. Le rapport devrait donc être ignoré.

L’Arabie saoudite ne dispose d’aucun moyen de défense contre ce type d’attaque. Les États-Unis ne disposent d’aucun système pouvant être utilisé à cette fin. La Russie est le seul pays à pouvoir fournir le matériel nécessaire. Il serait extrêmement coûteux, et toujours insuffisant, de protéger toutes les installations vitales des Saoudiens contre des attaques d’essaims similaires.

Des attaques de ce type ne prendront fin que lorsque l’Arabie saoudite conclura la paix avec le Yémen et lorsque les États-Unis mettront un terme à leurs sanctions concernant les exportations de pétrole iranien. Il est grand temps que les faucons comme Pompeo le reconnaissent.

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par Wayan pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/les-represailles-asymetriques-du-yemen

Iran — États-Unis : la guerre des drones

Iran — États-Unis : la guerre des drones

Arnaud FORAY 4 septembre 2019 ActualitéActualités analyséesIranNucléaire iranienProche et Moyen-OrientSujets chauds Leave a comment

La montée des tensions dans le Golfe persique a peu de chances de déboucher sur un conflit ouvert et direct entre nations. En revanche, la guerre technologique mêlant drones et cyberattaques bat son plein.

Drone iranien Ababil
Drone iranien Ababil

La hausse des attaques par drones

Le 25 août, des drones israéliens ont bombardé la banlieue sud de Beyrouth. Dans un geste inédit depuis le conflit meurtrier de 2006, l’État hébreu a attaqué frontalement son grand ennemi, le Hezbollah. Ce mouvement libanais est le seul au Moyen-Orient à avoir infligé une défaite militaire à Tsahal au cours du dernier conflit de 2006. Les bombardements en Syrie des positions du Hezbollah sont nombreux depuis l’implication de ce dernier aux côtés de Bachar el-Assad.

La récente attaque près de Beyrouth démontre une volonté renforcée d’Israël de cibler son rival au cœur de son territoire. Cette attaque est considérée comme une « déclaration de guerre » par le président libanais Michel Aoun. Les représailles menées par le Hezbollah, conduisent ainsi à une nouvelle escalade des tensions sur les bords de la Méditerranée.

Cette attaque par drones doit être comprise dans le cadre général des tensions entre les États-Unis et l’Iran. En 2019, les attaques par drones se sont multipliées au Moyen-Orient. L’Iran a abattu en juin un drone de surveillance états-unien dans le Golfe persique. Par la suite, une frappe, probablement lancée par des milices irakiennes en juillet, a visé des installations pétrolières saoudiennes. En août, Israël a bombardé des camps de ces mêmes milices en Irak. Cette offensive inédite a — selon le renseignement irakien — été menée depuis une base en Syrie avec le soutien états-unien et saoudien.

En août toujours, les Houthis yéménites ont abattu un appareil américain. Par ailleurs, les Houthis ont attaqué par drone des installations pétrolières saoudiennes en juin. Les rebelles yéménites mènent depuis des incursions aériennes quasi quotidiennes dans ce territoire ennemi. Les bombardements réguliers de la coalition menée par l’Arabie saoudite sont ainsi loin d’avoir vaincu ces groupes du nord-Yémen.

Une drôle de guerre

Le point commun de toutes ces actions militaires est d’avoir impliqué des drones. La guerre qui se joue autour de l’Iran est nouvelle, par sa forme, son degré de technologie impliqué et le fait qu’elle ne se déclare pas comme guerre. Pourtant, la simple définition de la guerre selon Hobbes[1] ne laisse pas de doute sur la situation qui prévaut dans la région.

Le tenue du G7 de Biarritz a été l’occasion inattendue d’une rencontre entre Emmanuel Macron et Mohammed Javad Zarif. La visite surprise du chef de la diplomatie iranienne incite à penser qu’une détente des relations internationales est en cours. Cependant, dans l’espace qui est « la continuité de la politique par d’autres moyens », les confrontations se maintiennent à un haut niveau.

Toutes les récentes attaques impliquant des drones démontrent une ferme volonté des alliés des États-Unis (Israël et Arabie Saoudite) de réduire les capacités logistiques de l’Iran et de ses proches alliés (Hezbollah libanais, Houthis, milices chiites irakiennes). En outre, ces derniers ont perçu une aide importante de l’Iran pour développer leurs propres arsenaux en matière de drones. Le modèle principalement exporté par l’Iran est l’Ababil, qui présente l’avantage d’être peu coûteux et simple d’utilisation.

Violence contenue et tensions accrues

Au-delà des drones, c’est avant tout une confrontation de technologies qui se joue. Les États-Unis ont récemment piraté les données informatiques iraniennes. Cette manœuvre visait à empêcher ce dernier de menacer le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. De même, une partie du conflit se joue sur la capacité des acteurs à intercepter ou neutraliser un drone sans emploi d’armes conventionnelles.

En mars 2019, l’Iran a organisé un exercice impliquant plus d’une cinquantaine de drones. Parmi ceux-ci, des versions iraniennes des drones états-uniens MQ-1 Predator et RQ-170 Sentinel. Conçus à l’origine à des fins de surveillance et de renseignement, les modèles iraniens sont désormais dotés de capacités offensives importantes.

Aujourd’hui, l’emploi de cette technologie offre une profondeur stratégique majeure. Elle permet à cet égard de surveiller et menacer les intérêts ennemis à un moindre coût. En outre, la destruction d’un de ces engins présente moins de risques politiques que la neutralisation d’un autre système de combat habité. Les risques d’escalade sont ainsi contenus alors que dans le même temps les tensions générées par de tels systèmes vont croissantes.

[1] “La guerre [est] cet espace de temps pendant lequel la volonté d’en découdre par un combat est suffisamment connue.” Thomas Hobbes, Léviathan, folio, p.224.Share

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About Arnaud FORAY

Diplômé en Sociologie et philosophie politique à l’Université Paris 7 ainsi qu’en Défense, sécurité et gestion de crise à l’institut IRIS Sup’, Arnaud Foray est spécialisé en analyse politique et géopolitique sur la région Moyen-Orient, en particulier sur la pensée d’Ibn Khaldûn et les mouvements islamiques en Irak, au Liban et sur la Palestine.

https://les-yeux-du-monde.fr/actualite/actualite-analysee/41626-iran-etats-unis-guerre-drones

UNE NOUVELLE PHOTO MONTRE UN DRONE DE COMBAT ENTIÈREMENT ARMÉ DES ÉMIRATS ARABES UNIS AU-DESSUS DE LA LIBYE


#LIBYA Choix de l’éditeur 04.07.2019 – 600 vues    1 ( 1 votes)

UNE NOUVELLE PHOTO MONTRE UN DRONE DE COMBAT ENTIÈREMENT ARMÉ DES ÉMIRATS ARABES UNIS AU-DESSUS DE LA LIBYE

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Le 1er Juillet, Harry Boone , un observateur de la défense, a partagé une photo montrant un présumé, véhicule aérien de combat sans pilote complètement armé Emirats Arabes Unis (UCAV) volant au- dessus de la Libye.

Le drone de combat représenté sur la photo a été identifié comme étant le Wing Loong II du CAIG, qui a une endurance de plus de 20 heures. Les EAU étaient le client de lancement de l’UCAV chinois en 2017.View image on Twitter

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Harry Boone@towersight

…UAE’ Wing Loong over Libya ?957:03 PM – Jul 1, 201939 people are talking about thisTwitter Ads info and privacy

Le Wing Loong II peut transporter jusqu’à douze missiles guidés air-sol. L’UCAV sur la photo était armé de ce qui semble être huit missiles guidés LJ-7. Le LJ-7 est la version d’exportation du missile semi-actif HJ-10 à guidage laser. Le missile a une portée de 7 km et son ogive est capable de pénétrer 1 400 mm d’armure.

L’analyste Arnaud Delalande de Las April a   publié une enquête prouvant que les missiles LJ-7 étaient utilisés contre des forces fidèles au gouvernement libyen d’accord national (GNA). À l’époque, plusieurs observateurs ont émis l’hypothèse que les EAU étaient derrière les frappes aériennes.View image on Twitter

View image on Twitter

Arnaud Delalande@Arn_Del

#Libya – Remains of Chinese made missiles found in Tripoli points to Wing Loongs airstrikes https://aerohisto.blogspot.com/2019/04/remains-of-chinese-made-missiles-found.html … #Tripoli #UAE #WingLoong1889:55 AM – Apr 29, 2019160 people are talking about thisTwitter Ads info and privacy

Les EAU sont largement présents dans la base aérienne d’Al-Khadim, dans l’ouest de la Libye. Un rapport de IHS Jane’s, publié il y a trois ans, a révélé que la base aérienne hébergeait six avions d’attaque légers IOMAX AT-802i BPA et de remise en service, deux hélicoptères Sikorsky UH-60 Black Hawk et deux derniers UCAVs Loong I \ II.

Une nouvelle photo montre un drone de combat entièrement armé des Émirats arabes unis au-dessus de la Libye

Cliquez pour voir l’image en taille réelle

La photo de Boone confirme que les UCAV Wing Loong II sont actifs en Libye. Bien qu’il n’y ait toujours aucune preuve confirmant que les EAU sont bien l’opérateur, cela reste le principal suspect.

Plus sur ce sujet:

La diplomatie iranienne évoque un autre incident avec un «drone espion» fin mai (photo)

Téhéran

La diplomatie iranienne évoque un autre incident avec un «drone espion» fin mai (photo)

CC BY 2.0 / xiquinhosilvaINTERNATIONAL14:22 23.06.2019(mis à jour 16:24 23.06.2019)URL courteDossier:Escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran (2019) (21)6624

Après que l’Iran a annoncé le 20 juin avoir abattu un drone espion états-unien qui «était entré dans l’espace aérien iranien», la diplomatie de la République islamique a fait état d’un précédent incident avec un «drone espion» survenu fin mai.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré sur son compte Twitter qu’un incident impliquant un «drone espion» s’était produit au mois de mai.

«[Il y a] plus de preuves, y compris d’une intrusion d’un drone espion MQ-9 le 26 mai», a-t-il constaté, faisant état également des acquisitions de bateaux et des conversations téléphoniques «planifiant d’attribuer des attaques de navires à l’Iran», a indiqué Mohammad Javad Zarif.

Selon lui, les alliés étaient «sur le point d’impliquer le Président américain dans une guerre», alors que «la prudence l’a empêché, mais le terrorisme économique ajoute de la tension».

Chiffres

© SPUTNIK . NATHALIA SELIVERSTOVAFeu vert de Trump pour des cyberattaques contre les systèmes de contrôle de missiles iraniens?Ces derniers jours, les tensions entre Téhéran et Washington sont montées d’un cran. Le 20 juin, soit quelques jours après l’incident impliquant des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, les Gardiens de la révolution islamique ont annoncé avoir abattu un drone espion américain qui «était entré dans l’espace aérien iranien» dans la province d’Hormozgan, laquelle borde le détroit en question.

Un responsable états-unien a confirmé l’attaque contre un appareil américain, affirmant que celui-ci se trouvait dans l’espace international.

Le lendemain, l’Iran a déclaré qu’il aurait également pu abattre un avion de reconnaissance américain. Quant à Donald Trump, il a affirmé qu’il était revenu sur sa décision de frapper des cibles iraniennes à 10 minutes seulement de l’attaque. Il l’a par la suite expliqué par l’intention d’éviter un lourd bilan humain.

https://fr.sputniknews.com/international/201906231041500225-liran-evoque-un-autre-incident-avec-un-drone-espion-fin-mai-selon-lafp/

https://fr.sputniknews.com/international/201906231041500225-liran-evoque-un-autre-incident-avec-un-drone-espion-fin-mai-selon-lafp/

L’Iran abat un drone militaire américain

L’Iran abat un drone militaire américain


Le pays est prêt pour la guerre et exerce une « pression maximale » sur Trump


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − Le 20 juin 2019

Tôt ce matin, la défense aérienne iranienne a abattu un drone de reconnaissance américain volant à haute altitude :

DUBAI (Reuters) - Les troupes d'élite des Gardiens de la révolution iraniens ont abattu un drone "espion" américain dans la province méridionale d'Hormozgan, située sur le Golfe, a déclaré jeudi le site d'information de la Garde, Sepah News. 

L'agence de presse d'État IRNA a publié le même rapport, identifiant le drone comme étant un RQ-4 Global Hawk.

"Il a été abattu lorsqu'il est entré dans l'espace aérien iranien près du district de Kouhmobarak, dans le sud", précise le site Web des Gardes.

Une déclaration ultérieure de l’IRGC décrit en détail l’incident :

Le drone américain a décollé d'une base américaine dans le sud du golfe Persique à 00h14 aujourd'hui et, contrairement aux règles suivies dans l'aviation, il a éteint tout son équipement d'identification et s'est rendu du détroit d'Ormuz à Chabahar en vol caché.

L'avion téléguidé, alors qu'il revenait vers l'ouest de la région en direction du détroit d'Ormuz, a violé l'intégrité territoriale de la République islamique d'Iran, a commencé à recueillir des informations et à espionner.

À 4 h 55 du matin, lorsque le drone est, de manière agressive, entré sur le territoire de notre pays, il a été pris pour cible par les IRGC et abattu.

Les États-Unis affirment que le drone était un MQ-4C Triton, la variante marine du type Global Hawk spécialisée dans la surveillance maritime à grande distance. Ils affirment que le drone se trouvait dans l’espace aérien international lorsque les Gardiens de la révolution iraniens l’ont abattu.

(Il est intéressant de noter qu’aucun MQ-4C n’est censé se trouver au Moyen-Orient. Le déploiement a du se faire dans le secret. Mise à jour : Ce drone spécifique semble être arrivé au Qatar il y a seulement cinq jours. Des détails supplémentaires sont discutés ici.)

Drone de type Global Hawk – Agrandir

L’incident est une autre preuve que la campagne de « pression maximale » de Trump contre l’Iran se retourne maintenant contre lui.

Trump aurait dit à son personnel de cesser de parler de guerre contre l’Iran :

Deux hauts fonctionnaires et trois autres personnes ayant une connaissance directe de la stratégie de l'administration dans la région ont dit au Daily Beast que le président avait demandé aux fonctionnaires de modérer leur rhétorique sur l'Iran ...

Trump ne veut pas entamer un conflit militaire contre l’Iran. Mais il mène déjà une brutale guerre économique contre l’Iran et le pays se défend. Trump veut négocier sans arrêter de sanctionner ce pays. L’Iran n’est pas d’accord.

Ce que Trump veut n’importe plus. L’Iran est parvenu à dominer l’escalade de la violence. Ce pays peut causer une myriade d’incidents qui forceront Trump à réagir. Il peut alors soit déclencher une guerre et risquer ainsi sa réélection, soit réduire les sanctions à l’encontre du peuple iranien. S’il ne réagit pas, d’autres piqûres d’épingle suivront et deviendront plus coûteuses avec le temps.

Abas Aslani @AbasAslani - 7:29 UTC - 20 juin 2019

#Iran's #IRGC commandant Salami : Tirer sur ce drone américain était un message fort et clair qui veut dire que nous réagirons fermement contre toute attaque contre le pays. Les frontières sont notre ligne rouge. Nous ne cherchons la guerre contre personne, mais nous y sommes prêts. Le message de l'incident d'aujourd'hui est clair.

La perte du drone Global Hawk est importante. Ces énormes oiseaux, dont l’envergure est supérieure à celle d’un Boeing 737, sont considérés comme des atouts stratégiques. Ils ont été construits pour remplacer les fameux avions espions U-2. Ils transportent des capteurs de grande valeur et coûtent plus de 120 millions de dollars l’unité.


Cette perte peut donc être, avec certitude, attribuée à l’Iran. Mais pour pouvoir accuser l’Iran, les États-Unis devront prouver que son drone n’est pas entré dans l’espace aérien iranien. Il y a seulement deux jours, la Federal Aviation Authority a émis un avertissement pour les avions volant dans la région.

Les drones américains ont déjà violé l’espace aérien souverain de l’Iran à plusieurs reprises. En 2011, l’Iran a capturé un drone RQ-170 furtif, qui volait en provenance d’Afghanistan, en manipulant ses signaux de commande. En 2012, l’Iran a abattu un autre drone américain, un Boeing Scan Eagle, qui venait du golfe Persique. De nombreux autres drones américains ont été abattus au-dessus du territoire iranien :

En janvier[2011], l'Iran a déclaré qu'il avait abattu deux drones conventionnels (non-furtifs), et en juillet, l'Iran a montré aux experts russes plusieurs drones américains - dont un qui surveillait l'installation souterraine d'enrichissement d'uranium à Fordo, près de la ville sainte de Qom. ...
Le 13 décembre, le secrétaire à la Défense, Leon Panetta, a déclaré à Fox News que les États-Unis poursuivraient "absolument" la campagne de drones au-dessus de l'Iran, à la recherche de preuves d'un quelconque travail sur les armes nucléaires. Mais une telle surveillance fait monter les enchères car, maintenant, l'Iran peut apparemment perturber le travail des drones américains.

Les chats persans sont maintenant bien entraînés contre les drones.

Des chats persans s’entraînent à faire tomber des drones RQ-170 Photo via Thomas Erdbrink

Comment Trump réagira-t-il à cet incident ? Le président John Bolton exigera une action militaire contre l’Iran pour se venger. Il ne manquera pas non plus d’insister pour que des troupes supplémentaires soient envoyées au Moyen-Orient.

Trump peut à nouveau minimiser l’incident, comme il l’a fait récemment avec l’attaque du pétrolier qu’il a considéré comme « très mineur ». Mais les faucons de guerre des médias et du Congrès, de même que l’Iran, lui mettront plus la pression. D’autres incidents suivront sûrement.

Trump a une issue. Il pourrait accorder des dérogations aux sanctions pour permettre à la Chine, au Japon, à la Corée du Sud, à l’Inde et à d’autres pays d’importer à nouveau du pétrole iranien. Cela permettrait de retirer le mot « maximal » de sa campagne de « pression maximale » qui est en train d’échouer et pourrait être un moyen d’entamer des négociations.

Mise à jour à 14 h 00.

Le Pentagone vient de tenir une très courte conférence de presse. Par téléphone, le lieutenant-général Joseph T. Guastella, du Commandement central des États-Unis, a fait une très brève déclaration. Aucune question n’était autorisée.
Il a déclaré que le drone se trouvait dans l’espace aérien international, à haute altitude, et à « 34 kilomètres du point le plus proche de la côte iranienne » quand il a été abattu.

C’est de la triche ou, si vous préférez, de la trigonométrie.

Une attitude élevée signifie que le drone volait à une hauteur d’environ 60 000 pieds, soit plus ou 20 kilomètres. Même en survolant directement la côte iranienne, il serait « à 20 kilomètres du point le plus proche de la côte iranienne ».

Les 34 kilomètres sont la longueur de l’hypoténuse AC du triangle rectangle. La hauteur est l’opposé de AB. Ce que nous devons trouver, c’est la longueur CB. adjacente.

? = racine carrée de ( 34 x 34 – 20 x 20) = 27,5 kilomètres

Les zones maritimes nationales et la zone aérienne nationale sont mesurées en milles marins : 27 km / 1,852 = 14,85 milles marins.

La longueur du BC adjacent, c’est-à-dire la distance légale du drone à la côte iranienne, était de 14,85 milles. C’est du moins ce qu’en dit la tête parlante du CENTCOM.

La zone maritime nationale de l’Iran, qui équivaut à la limite de l’espace aérien national, se trouve à 12 milles marins de ses côtes. La marine américaine prétend que son drone était un peu plus loin.

Cette carte a été montrée lors du briefing du Pentagone.

https://www.moonofalabama.org/images8/ghawkpentagon.jpg

Comparez-la maintenant avec cette carte qui montre les frontières maritimes de l’Iran, d’Oman et des Émirats arabes unis dans le détroit d’Ormuz.

https://www.moonofalabama.org/images8/hormuzmap.jpg

Il n’y a pas d’espace aérien international dans la partie nord la plus étroite du détroit d’Ormuz. Il n’y a que l’espace aérien national de l’Iran et d’Oman. Si la carte CENTCOM montre l’emplacement correct du drone, qui venait du sud, il était au milieu d’un cul de sac de l’espace aérien international, volant vers son extrémité.

Le drone était un RQ-4N BAMS-D. C’est un prototype, pour la marine américaine, du nouveau type MQ-4C Triton du Global Hawk qui est actuellement en construction. Le RQ-4N était unique. Il utilisait un vieux Global Hawk rempli de nouveaux équipements électroniques. Il servait de banc d’essai pour le gigantesque aspirateur de données que sera le Triton. Mais c’était aussi un équipement difficile à entretenir et qui avait rempli sa fonction. Les premiers drones seront livrés cet été. Le RQ-4N était sans doute extensible.

L’IRGC iranien dit que le drone avait éteint son transpondeur peu après le décollage. Un coup d’œil sur les sites habituels de trafic aérien en direct confirme que le drone n’a pas été suivi par les systèmes de l’aviation civile qui surveillent les signaux des transpondeurs.

L’armée de l’air américaine, qui effectue chaque jour des missions de reconnaissance à proximité de pays potentiellement hostiles, garde toujours ses transpondeurs allumés. Le signal du transpondeur démontre qu’il n’y a aucune intention hostile. Il prévient les engagements accidentels de défense aérienne. Cela permet également de prouver qu’on reste en dehors d’un espace aérien national étranger.

Les États-Unis menacent l’Iran d’une guerre et d’un changement de régime depuis une quarantaine d’années. Il y a actuellement une crise causée par Trump et sa violation de l’accord nucléaire avec l’Iran. Si l’affirmation du CENTCOM est correcte, le drone de la Marine volait très près de la frontière iranienne, à quelques secondes d’y pénétrer, d’une manière que l’Iran avait des raisons d’interpréter comme pouvant être hostile. L’Iran a publié une vidéo qui est censée montrer le tir.

L’Iran dit que le drone est entré dans l’espace aérien iranien. J’estime que c’est probablement exact. CENTCOM n’est pas connu pour dire la vérité et la liste des entrées de drones hostiles prouvées dans l’espace aérien iranien est assez longue.
Trump vient de tenir une conférence de presse dans le bureau ovale. Il semble vouloir minimiser (vidéo) l’événement. Il a insisté sur le fait que le drone était sans pilote. Il a dit qu’il avait « un très, très fort sentiment » que « quelqu’un avait fait une erreur », qu’« un général iranien a probablement fait une erreur ». Cela signifie qu’il n’accuse pas le gouvernement iranien d’avoir abattu le drone, mais un individu qui « aurait pu faire une erreur ».

Cette déclaration lui donne la possibilité d’éviter d’importantes représailles.
Quelqu’un a fait une erreur ? Et alors.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par jj pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/liran-abat-un-drone-militaire-americain

https://lesakerfrancophone.fr/liran-abat-un-drone-militaire-americain

Drone abattu: l’Iran a des « preuves irréfutables » d’une violation de son ciel

Drone abattu: l’Iran a des « preuves irréfutables » d’une violation de son ciel

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Drone abattu: l’Iran a des « preuves irréfutables » d’une violation de son ciel:

L’Iran dispose de preuves “irréfutables” montrant que le drone américain qu’il a abattu jeudi était entré dans son espace aérien, contrairement à ce qu’affirme Washington, indique vendredi un communiqué des Affaires étrangères à Téhéran.

L’Iran dispose de preuves “irréfutables” montrant que le drone américain qu’il a abattu jeudi était entré dans son espace aérien, contrairement à ce qu’affirme Washington, indique vendredi un communiqué des Affaires étrangères à Téhéran.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, le ministre des Affaires étrangères adjoint Abbas Araghchi a “protesté énergiquement” par téléphone auprès de l’ambassadeur de Suisse à Téhéran (qui représente les intérêts américains) après cet incident et lui a dit qu’“il y avait des preuves +irréfutables+ de ce que le drone avait violé l’espace aérien iranien”, indique le communiqué.

“Des débris du drone ont même été retrouvés dans les eaux territoriales de l’Iran”, a déclaré M. Araghchi à son interlocuteur, Markus Leitner, au cours de “cet appel téléphonique d’urgence”, selon le texte.

“M. Araghchi a exhorté les forces américaines à respecter les frontières maritimes et aériennes de l’Iran”, affirmant que “ce n’était pas la première fois que les Américains” violaient ainsi le territoire iranien, ajoutent les Affaires étrangères : “Cela s’était déjà produit plusieurs fois auparavant.”

Le diplomate iranien a répété que l’Iran “ne cherche pas la guerre” et a mis en garde “les forces américaines contre toute mesure inconsidérée dans la région”, ajoutant que l’Iran défendrait “résolument son territoire contre toute agression”.

Selon le communiqué, M. Leitner, qui s’est engagé à “transmettre immédiatement” le message iranien au gouvernement américain, a été “invité à se rendre vendredi matin au ministère des Affaires étrangères pour recevoir plus de détails sur l’incident”.

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Revue de presse nationale et internationale.

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