Archives pour la catégorie DRONE

VIDEO. Greenpeace fait voler et s’écraser un drone au-dessus d’une centrale nucléaire dans l’Ain

Franceinfo
L’ONG a volontairement fait s’écraser un drone contre le mur d’une piscine d’entreposage du combustible nucléaire de la centrale du Bugey, dans l’Ain.
© Fournis par Francetv info Greenpeace annonce, mardi 3 juillet, avoir « transformé un drone en Superman » pour dénoncer l’absence de sûreté nucléaire. Des militants de l’ONG qui prône la sortie du nucléaire ont piloté un drone, qui est parvenu à survoler la centrale nucléaire du Bugey (Ain).

« Après l’avoir fait entrer dans la zone interdite de survol, les militant-e-s l’ont volontairement fait s’écraser contre le mur de la piscine d’entreposage de combustible usé, accolée au réacteur 2. Cette action démontre une nouvelle fois l’extrême vulnérabilité de ce type de bâtiment, qui est pourtant celui qui contient le plus de radioactivité dans une centrale nucléaire », explique Greenpeace.

« EDF doit cesser d’ignorer nos alertes »

Et l’association ajoute : « Les militant-e-s de Greenpeace France ont démontré que l’espace aérien n’est pas inviolable et qu’aucune mesure n’est venue empêcher ce survol et ce crash. »

Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire auprès de l’organisation environnementale Greenpeace France, tape du poing sur la table, dans un communiqué : « Seule une protection passive des centrales nucléaires et donc la bunkerisation des piscines d’entreposage de combustible usé, permettra de sécuriser ces installations. EDF doit cesser d’ignorer nos alertes et effectuer les travaux indispensables à la sécurisation de ses centrales. »

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/video-greenpeace-fait-voler-et-s%c3%a9craser-un-drone-au-dessus-dune-centrale-nucl%c3%a9aire-dans-lain/ar-AAzvUJ7

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Un F-16 israélien s’écrase après une frappe en Syrie

Moyen-Orient

Un F-16 israélien s’écrase après une frappe en Syrie

© Jack Guez, AFP | Un F16 israélien s’est écrasé dans le nord d’Israël, samedi 10 février.

Vidéo par Antoine MARIOTTI

Texte par FRANCE 24 https://platform.twitter.com/widgets/follow_button.36c0c29c73929bf937f4c70adb1a29e4.fr.html#dnt=false&id=twitter-widget-2&lang=fr&screen_name=France24_fr&show_count=false&show_screen_name=false&size=m&time=1518276997658

Dernière modification : 10/02/2018

L’armée syrienne a indiqué samedi avoir repoussé « une nouvelle agression » d’Israël contre une base militaire dans le centre de la Syrie. L’armée israélienne indique pour sa part qu’un de ses F16 a été abattu alors qu’il frappait « une base iranienne ».

Un avion de combat F-16 israélien s’est écrasé en Israël, samedi 10 février, après avoir essuyé des tirs de la défense anti-aérienne syrienne alors qu’il frappait des « cibles iraniennes » en Syrie.

Le F-16 est tombé dans le nord du territoire israélien, mais un porte-parole de l’armée n’a pas précisé si l’appareil avait été effectivement touché par les tirs anti-aériens ou s’il était tombé à la suite d’un incident technique. Un des pilotes est gravement blessé.

C’est la première fois que l’armée israélienne dit ouvertement avoir visé des « cibles iraniennes » en Syrie depuis le début en 2011 de la guerre chez le voisin syrien, où l’Iran aide militairement le régime de Bachar al-Assad.

L’Iran crie au mensonge

Immédiatement, l’Iran a accusé Israël de « mensonges » et souligné le droit de la Syrie à la « légitime défense », en riposte à des raids israéliens lancés après l’interception, selon l’État hébreu, d’un drone présenté comme iranien.

« Les allégations à propos du survol d’un drone iranien sont trop ridicules », a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Ghassemi. « Pour couvrir ses crimes dans la région, les dirigeants israéliens recourent à des mensonges contre les autres pays », a-t-il ajouté. « La Syrie a le droit à la légitime défense » face à Israël.

Les hostilités semblaient se poursuivre. L’agence officielle syrienne Sana a rapporté que la défense anti-aérienne avait repoussé quelques heures plus tard une nouvelle attaque de l’armée de l’air israélienne, près de la capitale Damas.

Un drone iranien à l’origine de l’échange d’hostilité

L’accès de fièvre a commencé dans la nuit avec l’interception par l’armée israélienne d’un drone présenté comme iranien au-dessus de son territoire.

« Un hélicoptère de combat a procédé à l’interception réussie d’un appareil sans pilote qui avait été lancé de Syrie et est entré en Israël », a indiqué l’armée israélienne dans un communiqué.

L’aviation israélienne a frappé 12 objectifs, y compris trois batteries de défense anti-aériennes et quatre cibles iraniennes non précisées mais « appartenant au dispositif militaire iranien en Syrie. »

Les avions israéliens ont alors essuyé « de multiples tirs de missiles anti-aériens », a-t-elle dit. Les pilotes de l’un des avions ont dû s’éjecter et sont retombés en territoire israélien, où ils ont été emmenés à l’hôpital.

Selon le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) Rami Abdel Rahmane, les raids israéliens ont visé des cibles dans l’est de la province de Homs (centre), dans une région où sont présents, a-t-il dit, des forces iraniennes et des membres du Hezbollah libanais pro-iranien.

L’armée israélienne a prévenu qu’elle considérait « l’attaque iranienne et la riposte syrienne comme une violation grave de la souveraineté israélienne ». Elle surveille la situation « et est totalement prête à de nouvelles actions, en fonction de son évaluation de la situation et des nécessités ».

« L’Iran est responsable de cette grave violation de la souveraineté israélienne », a tweeté le porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus.

« Prêts à tous les scénarios »

Depuis le début de la guerre en Syrie, Israël suit avec la plus grande attention l’évolution de la situation chez son voisin, veillant à ne pas être aspiré dans le conflit tout en frappant ponctuellement des positions du régime syrien ou des convois d’armes à destination du Hezbollah, sa bête noire, en fonction de ce qu’il présente comme ses intérêts.

>> À lire aussi : Le Hezbollah, la milice libanaise devenue acteur incontournable au Moyen-Orient

Israël et la Syrie restent officiellement en état de guerre depuis des dizaines d’années. Les relations sont d’autant plus tendues que le régime syrien est soutenu par le Hezbollah et l’Iran.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou n’a cessé au cours des derniers mois de mettre en garde contre l’expansion de l’Iran dans la région et de prévenir vigoureusement qu’Israël ne permettrait pas que la présence iranienne en Syrie menace ses intérêts.

Mardi, il s’était rendu avec des membres de son gouvernement sur le plateau du Golan syrien occupé par Israël pour un briefing de sécurité. « Nous sommes pour la paix, mais nous sommes prêts à tous les scénarios et nous ne conseillons à personne de nous chercher », avait-il averti.

Avec AFP

Première publication : 10/02/2018

http://www.france24.com/fr/20180210-syrie-israel-f16-affirme-avoir-repousse-agression-israelienne-armee-iran?xtor=EPR-300-[Quotidienne]-20180210-[contenu]-1044053310412

Les implications de la capture du drone sous-marin de la marine américaine par les Houthis

Les implications de la capture du drone sous-marin de la marine américaine par les Houthis

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Les Houthis yéménites soutenus par l’Iran ont capturé un drone sous-marin de la marine américaine. La marine dit que le drone faisait partie d’une «étude météorologique», une excuse boiteuse pour mener une opération secrète le long de la côte du Yémen. Alors que s’est-il vraiment passé ?

Le drone est un Remus Model 600. Il est fabriqué par Hydroid à Pocasset, Massachusetts, dans la partie nord-est de Buzzards Bay. Hydroid a été acquise en 2008 par Kongsberg Marine de Norvège pour 80 millions de dollars US. Ses produits sont utilisés dans des applications commerciales et militaires; sur le marché actuel, Hydroid vend principalement aux États-Unis et à d’autres marines. Le Remus Model 600 est utilisé principalement pour les contre-mesures de mines et pour faire des détections dans l’espace de combat du littoral.

Le Remus 600 fonctionne de manière autonome, ce qui signifie qu’il est programmé pour une mission avant sa sortie. La mission peut être changée ou modifiée, si on le souhaite, par un lien de communication acoustique, à condition que le navire-mère (un navire ou un sous-marin) se trouve à proximité, car les signaux acoustiques sont limités. Si le Remus 600 rencontre des problèmes, par exemple une panne technique ou une barrière, il fera surface et communiquera via un signal wifi. Le Remus a un lien avec le système de positionnement global (GPS) et peut transmettre ses coordonnées s’il fait surface.

Nous ne savons pas grand-chose sur la capture de l’US Navy Remus 600 par les Houthis, mais nous pouvons faire quelques suppositions éclairées. La première est que les Houthis étaient préparés à traquer les Remus ou des véhicules similaires. Il n’y avait pas de nageurs avec des combinaisons de plongée et d’autres attirails de type SEAL à moins qu’ils n’aient été pré-positionnés. Cela signifie que les Houthis s’attendaient à une opération militaire maritime et qu’ils étaient en attente pour intercepter un dispositif d’espionnage sous-marin.

Il est peu probable que les nageurs des Houthis aient eu de la chance en capturant le Remus 600. Ils l’ont clairement pris dans des eaux peu profondes, probablement dans un port. Soit ils étaient en train de surveiller les opérations du Remus depuis un certain temps, soit ils ont reçu de l’aide de l’extérieur (par exemple, d’Iran ou de Russie ou les deux), soit ils avaient dans leur port des détecteurs capables de capter le Remus (pas facile mais faisable) ou ils avaient des renseignements.

L’hypothèse la plus probable est que les navires américains qui ont largué le Remus dans l’eau ont été observés, ce qui a permis aux Houthis de déterminer où se dirigeait le Remus. Une autre possibilité est que le Remus a eu un défaut technique et il a refait surface. Nous ne connaissons tout simplement pas la réponse.

La capture du Remus donnera aux Iraniens une certaine capacité à cloner l’appareil, bien qu’ils n’aient toujours pas le logiciel nécessaire pour le programmer. Mais cela ne devrait pas être un obstacle pour eux. Et les Russes, s’ils sont intéressés, auront également une chance d’évaluer le Remus aux mêmes fins.

Mais cela laisse toujours ouverte la question de savoir à quoi servait l’opération Remus. S’il s’agissait d’un déminage, alors la coalition anti-Houthis dirigée par l’Arabie Saoudite planifiait une opération militaire à partir de la mer et devait s’assurer que la voie était libre pour amener des troupes et du matériel.

Ce ne serait sûrement pas la première fois.

Derrière ceci se cache la tragédie du HSV-2 Swift. C’était un catamaran très rapide et relativement grand, construit à l’origine par Incat en Australie. Après son acquisition par l’US Navy en 2003, le Commandement du transport maritime de la marine a exploité le navire pendant 10 ans. Puis il est sorti du service en 2013, remplacé par un autre catamaran construit par Incat.

Dans un geste inhabituel, en fait étrange, le Commandement maritime a loué le Swift à une organisation des Émirats Arabes Unis appelée National Marine Dredging Company. Selon divers reportages, le Swift faisait la navette de marchandises et de passagers entre les Emirats Arabes Unis et l’Erythrée, d’une part, et Aden, d’autre part.

Des experts indépendants de la télévision iranienne ont déclaré que le Swift transportait des troupes d’une base d’entraînement en Erythrée vers Aden (Sud et Est du Yémen), contrôlée par le gouvernement d’Abdrabbuh Mansour Hadi soutenu par l’Arabie Saoudite et ses alliés. Selon Aden, le navire évacuait des blessés et apportait des secours humanitaires.

Le problème est que le Swift était loin d’Aden. C’était juste au large de la côte des régions contrôlées par les Houthis au nord du Bab (détroit) el-Mandeb près du port de Mocha sur la Mer Rouge.

Le HSV-2 a été frappé par un missile C-802 fabriqué en Chine lancé par des Houthis. Le C-802 est un petit missile surface-surface pouvant être tiré depuis la terre ou par des navires. Les Iraniens ont des C-802 montés sur leurs petits bateaux de patrouille rapides – les mêmes bateaux qui harcèlent fréquemment les navires américains dans le golfe Persique. L’ogive du C-802 est conçue pour se fragmenter afin de causer des dommages supplémentaires et est connue sous le nom d’ogive pénétrante explosive (EFP : explosively formed penetrator). Les photos de la coque Swift après le tir et l’impact du missile montrent une signature typique d’une EFP.

Parce que le Swift était en aluminium, le navire a subi de graves dommages. Bien qu’il n’ait pas coulé, il y a eu de nombreuses victimes, et la carcasse du navire a finalement été remorquée et le Swift a été envoyé à la ferraille.

(Soit dit en passant, le Swift a notamment été le précurseur de l’un des deux navires du Littoral Combat Ship.) L’attaque du Swift a confirmé ce que l’US Navy a apparemment choisi de ne pas savoir: les navires en aluminium sont des cibles idéales pour les missiles chinois bon marché et ne conviennent pas pour les opérations de combat, même si la marine les construit encore.)

Le Swift était destiné à effectuer une opération militaire pour prendre le contrôle du port de Mocha. Cela ne s’est pas produit parce que le désastre de Swift a mis l’opération au grand jour. Y a-t-il actuellement des préparatifs en cours en vue d’une nouvelle tentative de contrôle sur le territoire stratégique des Houthis? La présence du Remus 600 suggère que ce peut être le cas, même si l’emplacement exact du Remus au moment où il a été capturé n’est pas encore connu.

Ce que l’on peut dire, c’est que le contrôle des Houthis (lire aussi Iraniens) sur la côte de la mer Rouge leur donne un contrôle potentiel sur le détroit stratégique de Mandeb. C’est également la porte d’entrée de la ville de Sanaa, capitale historique du Yémen, contrôlée par les Houthis.

Si une invasion devait avoir lieu dans l’une des villes portuaires, il existe des liaisons routières suffisantes pour déplacer les forces et l’équipement lourd dans le but de piéger les Houthis et de tenter d’éliminer la menace qu’ils représentent pour les intérêts saoudiens. Une invasion de ce genre a du sens sur le papier parce que les Iraniens auraient beaucoup de mal à soutenir ou à réapprovisionner les Houthis si les routes étaient effectivement bloquées.

Que les Saoudiens et leurs partenaires de coalition soient réellement capables d’une telle opération est discutable, compte tenu de leurs performances plutôt médiocres dans l’utilisation de moyens aériens qui ont eu tendance à tuer de nombreux civils, sans pour autant empêcher les Houthis d’étendre leurs opérations au Yémen.

Nous devrons attendre pour savoir si la présence du Remus 600 a quelque chose à voir avec les futures opérations militaires au Yémen. Que ce soit le cas ou non, tôt ou tard, les États-Unis devront décider s’ils laisseront l’Iran établir au Yémen une présence militaire suffisamment forte pour être en mesure de bloquer le transit dans le golfe Persique et la mer Rouge. Jusqu’à présent, le niveau d’engagement des États-Unis a été très limité, mais il ne peut pas rester longtemps sur la touche, ne fournissant qu’une aide «technique» à ses alliés.

Stephen Bryen

 

Article original en anglais : Implications of Houthi capture of US Navy underwater drone, Asia Times, le 6 janvier 2018

Traduction : AvicRéseau International

 

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Revue de presse nationale et internationale.

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