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UNE NOUVELLE PHOTO MONTRE UN DRONE DE COMBAT ENTIÈREMENT ARMÉ DES ÉMIRATS ARABES UNIS AU-DESSUS DE LA LIBYE


#LIBYA Choix de l’éditeur 04.07.2019 – 600 vues    1 ( 1 votes)

UNE NOUVELLE PHOTO MONTRE UN DRONE DE COMBAT ENTIÈREMENT ARMÉ DES ÉMIRATS ARABES UNIS AU-DESSUS DE LA LIBYE

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Le 1er Juillet, Harry Boone , un observateur de la défense, a partagé une photo montrant un présumé, véhicule aérien de combat sans pilote complètement armé Emirats Arabes Unis (UCAV) volant au- dessus de la Libye.

Le drone de combat représenté sur la photo a été identifié comme étant le Wing Loong II du CAIG, qui a une endurance de plus de 20 heures. Les EAU étaient le client de lancement de l’UCAV chinois en 2017.View image on Twitter

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Harry Boone@towersight

…UAE’ Wing Loong over Libya ?957:03 PM – Jul 1, 201939 people are talking about thisTwitter Ads info and privacy

Le Wing Loong II peut transporter jusqu’à douze missiles guidés air-sol. L’UCAV sur la photo était armé de ce qui semble être huit missiles guidés LJ-7. Le LJ-7 est la version d’exportation du missile semi-actif HJ-10 à guidage laser. Le missile a une portée de 7 km et son ogive est capable de pénétrer 1 400 mm d’armure.

L’analyste Arnaud Delalande de Las April a   publié une enquête prouvant que les missiles LJ-7 étaient utilisés contre des forces fidèles au gouvernement libyen d’accord national (GNA). À l’époque, plusieurs observateurs ont émis l’hypothèse que les EAU étaient derrière les frappes aériennes.View image on Twitter

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Arnaud Delalande@Arn_Del

#Libya – Remains of Chinese made missiles found in Tripoli points to Wing Loongs airstrikes https://aerohisto.blogspot.com/2019/04/remains-of-chinese-made-missiles-found.html … #Tripoli #UAE #WingLoong1889:55 AM – Apr 29, 2019160 people are talking about thisTwitter Ads info and privacy

Les EAU sont largement présents dans la base aérienne d’Al-Khadim, dans l’ouest de la Libye. Un rapport de IHS Jane’s, publié il y a trois ans, a révélé que la base aérienne hébergeait six avions d’attaque légers IOMAX AT-802i BPA et de remise en service, deux hélicoptères Sikorsky UH-60 Black Hawk et deux derniers UCAVs Loong I \ II.

Une nouvelle photo montre un drone de combat entièrement armé des Émirats arabes unis au-dessus de la Libye

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La photo de Boone confirme que les UCAV Wing Loong II sont actifs en Libye. Bien qu’il n’y ait toujours aucune preuve confirmant que les EAU sont bien l’opérateur, cela reste le principal suspect.

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La diplomatie iranienne évoque un autre incident avec un «drone espion» fin mai (photo)

Téhéran

La diplomatie iranienne évoque un autre incident avec un «drone espion» fin mai (photo)

CC BY 2.0 / xiquinhosilvaINTERNATIONAL14:22 23.06.2019(mis à jour 16:24 23.06.2019)URL courteDossier:Escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran (2019) (21)6624

Après que l’Iran a annoncé le 20 juin avoir abattu un drone espion états-unien qui «était entré dans l’espace aérien iranien», la diplomatie de la République islamique a fait état d’un précédent incident avec un «drone espion» survenu fin mai.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré sur son compte Twitter qu’un incident impliquant un «drone espion» s’était produit au mois de mai.

«[Il y a] plus de preuves, y compris d’une intrusion d’un drone espion MQ-9 le 26 mai», a-t-il constaté, faisant état également des acquisitions de bateaux et des conversations téléphoniques «planifiant d’attribuer des attaques de navires à l’Iran», a indiqué Mohammad Javad Zarif.

Selon lui, les alliés étaient «sur le point d’impliquer le Président américain dans une guerre», alors que «la prudence l’a empêché, mais le terrorisme économique ajoute de la tension».

Chiffres

© SPUTNIK . NATHALIA SELIVERSTOVAFeu vert de Trump pour des cyberattaques contre les systèmes de contrôle de missiles iraniens?Ces derniers jours, les tensions entre Téhéran et Washington sont montées d’un cran. Le 20 juin, soit quelques jours après l’incident impliquant des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, les Gardiens de la révolution islamique ont annoncé avoir abattu un drone espion américain qui «était entré dans l’espace aérien iranien» dans la province d’Hormozgan, laquelle borde le détroit en question.

Un responsable états-unien a confirmé l’attaque contre un appareil américain, affirmant que celui-ci se trouvait dans l’espace international.

Le lendemain, l’Iran a déclaré qu’il aurait également pu abattre un avion de reconnaissance américain. Quant à Donald Trump, il a affirmé qu’il était revenu sur sa décision de frapper des cibles iraniennes à 10 minutes seulement de l’attaque. Il l’a par la suite expliqué par l’intention d’éviter un lourd bilan humain.

https://fr.sputniknews.com/international/201906231041500225-liran-evoque-un-autre-incident-avec-un-drone-espion-fin-mai-selon-lafp/

https://fr.sputniknews.com/international/201906231041500225-liran-evoque-un-autre-incident-avec-un-drone-espion-fin-mai-selon-lafp/

L’Iran abat un drone militaire américain

L’Iran abat un drone militaire américain


Le pays est prêt pour la guerre et exerce une « pression maximale » sur Trump


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − Le 20 juin 2019

Tôt ce matin, la défense aérienne iranienne a abattu un drone de reconnaissance américain volant à haute altitude :

DUBAI (Reuters) - Les troupes d'élite des Gardiens de la révolution iraniens ont abattu un drone "espion" américain dans la province méridionale d'Hormozgan, située sur le Golfe, a déclaré jeudi le site d'information de la Garde, Sepah News. 

L'agence de presse d'État IRNA a publié le même rapport, identifiant le drone comme étant un RQ-4 Global Hawk.

"Il a été abattu lorsqu'il est entré dans l'espace aérien iranien près du district de Kouhmobarak, dans le sud", précise le site Web des Gardes.

Une déclaration ultérieure de l’IRGC décrit en détail l’incident :

Le drone américain a décollé d'une base américaine dans le sud du golfe Persique à 00h14 aujourd'hui et, contrairement aux règles suivies dans l'aviation, il a éteint tout son équipement d'identification et s'est rendu du détroit d'Ormuz à Chabahar en vol caché.

L'avion téléguidé, alors qu'il revenait vers l'ouest de la région en direction du détroit d'Ormuz, a violé l'intégrité territoriale de la République islamique d'Iran, a commencé à recueillir des informations et à espionner.

À 4 h 55 du matin, lorsque le drone est, de manière agressive, entré sur le territoire de notre pays, il a été pris pour cible par les IRGC et abattu.

Les États-Unis affirment que le drone était un MQ-4C Triton, la variante marine du type Global Hawk spécialisée dans la surveillance maritime à grande distance. Ils affirment que le drone se trouvait dans l’espace aérien international lorsque les Gardiens de la révolution iraniens l’ont abattu.

(Il est intéressant de noter qu’aucun MQ-4C n’est censé se trouver au Moyen-Orient. Le déploiement a du se faire dans le secret. Mise à jour : Ce drone spécifique semble être arrivé au Qatar il y a seulement cinq jours. Des détails supplémentaires sont discutés ici.)

Drone de type Global Hawk – Agrandir

L’incident est une autre preuve que la campagne de « pression maximale » de Trump contre l’Iran se retourne maintenant contre lui.

Trump aurait dit à son personnel de cesser de parler de guerre contre l’Iran :

Deux hauts fonctionnaires et trois autres personnes ayant une connaissance directe de la stratégie de l'administration dans la région ont dit au Daily Beast que le président avait demandé aux fonctionnaires de modérer leur rhétorique sur l'Iran ...

Trump ne veut pas entamer un conflit militaire contre l’Iran. Mais il mène déjà une brutale guerre économique contre l’Iran et le pays se défend. Trump veut négocier sans arrêter de sanctionner ce pays. L’Iran n’est pas d’accord.

Ce que Trump veut n’importe plus. L’Iran est parvenu à dominer l’escalade de la violence. Ce pays peut causer une myriade d’incidents qui forceront Trump à réagir. Il peut alors soit déclencher une guerre et risquer ainsi sa réélection, soit réduire les sanctions à l’encontre du peuple iranien. S’il ne réagit pas, d’autres piqûres d’épingle suivront et deviendront plus coûteuses avec le temps.

Abas Aslani @AbasAslani - 7:29 UTC - 20 juin 2019

#Iran's #IRGC commandant Salami : Tirer sur ce drone américain était un message fort et clair qui veut dire que nous réagirons fermement contre toute attaque contre le pays. Les frontières sont notre ligne rouge. Nous ne cherchons la guerre contre personne, mais nous y sommes prêts. Le message de l'incident d'aujourd'hui est clair.

La perte du drone Global Hawk est importante. Ces énormes oiseaux, dont l’envergure est supérieure à celle d’un Boeing 737, sont considérés comme des atouts stratégiques. Ils ont été construits pour remplacer les fameux avions espions U-2. Ils transportent des capteurs de grande valeur et coûtent plus de 120 millions de dollars l’unité.


Cette perte peut donc être, avec certitude, attribuée à l’Iran. Mais pour pouvoir accuser l’Iran, les États-Unis devront prouver que son drone n’est pas entré dans l’espace aérien iranien. Il y a seulement deux jours, la Federal Aviation Authority a émis un avertissement pour les avions volant dans la région.

Les drones américains ont déjà violé l’espace aérien souverain de l’Iran à plusieurs reprises. En 2011, l’Iran a capturé un drone RQ-170 furtif, qui volait en provenance d’Afghanistan, en manipulant ses signaux de commande. En 2012, l’Iran a abattu un autre drone américain, un Boeing Scan Eagle, qui venait du golfe Persique. De nombreux autres drones américains ont été abattus au-dessus du territoire iranien :

En janvier[2011], l'Iran a déclaré qu'il avait abattu deux drones conventionnels (non-furtifs), et en juillet, l'Iran a montré aux experts russes plusieurs drones américains - dont un qui surveillait l'installation souterraine d'enrichissement d'uranium à Fordo, près de la ville sainte de Qom. ...
Le 13 décembre, le secrétaire à la Défense, Leon Panetta, a déclaré à Fox News que les États-Unis poursuivraient "absolument" la campagne de drones au-dessus de l'Iran, à la recherche de preuves d'un quelconque travail sur les armes nucléaires. Mais une telle surveillance fait monter les enchères car, maintenant, l'Iran peut apparemment perturber le travail des drones américains.

Les chats persans sont maintenant bien entraînés contre les drones.

Des chats persans s’entraînent à faire tomber des drones RQ-170 Photo via Thomas Erdbrink

Comment Trump réagira-t-il à cet incident ? Le président John Bolton exigera une action militaire contre l’Iran pour se venger. Il ne manquera pas non plus d’insister pour que des troupes supplémentaires soient envoyées au Moyen-Orient.

Trump peut à nouveau minimiser l’incident, comme il l’a fait récemment avec l’attaque du pétrolier qu’il a considéré comme « très mineur ». Mais les faucons de guerre des médias et du Congrès, de même que l’Iran, lui mettront plus la pression. D’autres incidents suivront sûrement.

Trump a une issue. Il pourrait accorder des dérogations aux sanctions pour permettre à la Chine, au Japon, à la Corée du Sud, à l’Inde et à d’autres pays d’importer à nouveau du pétrole iranien. Cela permettrait de retirer le mot « maximal » de sa campagne de « pression maximale » qui est en train d’échouer et pourrait être un moyen d’entamer des négociations.

Mise à jour à 14 h 00.

Le Pentagone vient de tenir une très courte conférence de presse. Par téléphone, le lieutenant-général Joseph T. Guastella, du Commandement central des États-Unis, a fait une très brève déclaration. Aucune question n’était autorisée.
Il a déclaré que le drone se trouvait dans l’espace aérien international, à haute altitude, et à « 34 kilomètres du point le plus proche de la côte iranienne » quand il a été abattu.

C’est de la triche ou, si vous préférez, de la trigonométrie.

Une attitude élevée signifie que le drone volait à une hauteur d’environ 60 000 pieds, soit plus ou 20 kilomètres. Même en survolant directement la côte iranienne, il serait « à 20 kilomètres du point le plus proche de la côte iranienne ».

Les 34 kilomètres sont la longueur de l’hypoténuse AC du triangle rectangle. La hauteur est l’opposé de AB. Ce que nous devons trouver, c’est la longueur CB. adjacente.

? = racine carrée de ( 34 x 34 – 20 x 20) = 27,5 kilomètres

Les zones maritimes nationales et la zone aérienne nationale sont mesurées en milles marins : 27 km / 1,852 = 14,85 milles marins.

La longueur du BC adjacent, c’est-à-dire la distance légale du drone à la côte iranienne, était de 14,85 milles. C’est du moins ce qu’en dit la tête parlante du CENTCOM.

La zone maritime nationale de l’Iran, qui équivaut à la limite de l’espace aérien national, se trouve à 12 milles marins de ses côtes. La marine américaine prétend que son drone était un peu plus loin.

Cette carte a été montrée lors du briefing du Pentagone.

https://www.moonofalabama.org/images8/ghawkpentagon.jpg

Comparez-la maintenant avec cette carte qui montre les frontières maritimes de l’Iran, d’Oman et des Émirats arabes unis dans le détroit d’Ormuz.

https://www.moonofalabama.org/images8/hormuzmap.jpg

Il n’y a pas d’espace aérien international dans la partie nord la plus étroite du détroit d’Ormuz. Il n’y a que l’espace aérien national de l’Iran et d’Oman. Si la carte CENTCOM montre l’emplacement correct du drone, qui venait du sud, il était au milieu d’un cul de sac de l’espace aérien international, volant vers son extrémité.

Le drone était un RQ-4N BAMS-D. C’est un prototype, pour la marine américaine, du nouveau type MQ-4C Triton du Global Hawk qui est actuellement en construction. Le RQ-4N était unique. Il utilisait un vieux Global Hawk rempli de nouveaux équipements électroniques. Il servait de banc d’essai pour le gigantesque aspirateur de données que sera le Triton. Mais c’était aussi un équipement difficile à entretenir et qui avait rempli sa fonction. Les premiers drones seront livrés cet été. Le RQ-4N était sans doute extensible.

L’IRGC iranien dit que le drone avait éteint son transpondeur peu après le décollage. Un coup d’œil sur les sites habituels de trafic aérien en direct confirme que le drone n’a pas été suivi par les systèmes de l’aviation civile qui surveillent les signaux des transpondeurs.

L’armée de l’air américaine, qui effectue chaque jour des missions de reconnaissance à proximité de pays potentiellement hostiles, garde toujours ses transpondeurs allumés. Le signal du transpondeur démontre qu’il n’y a aucune intention hostile. Il prévient les engagements accidentels de défense aérienne. Cela permet également de prouver qu’on reste en dehors d’un espace aérien national étranger.

Les États-Unis menacent l’Iran d’une guerre et d’un changement de régime depuis une quarantaine d’années. Il y a actuellement une crise causée par Trump et sa violation de l’accord nucléaire avec l’Iran. Si l’affirmation du CENTCOM est correcte, le drone de la Marine volait très près de la frontière iranienne, à quelques secondes d’y pénétrer, d’une manière que l’Iran avait des raisons d’interpréter comme pouvant être hostile. L’Iran a publié une vidéo qui est censée montrer le tir.

L’Iran dit que le drone est entré dans l’espace aérien iranien. J’estime que c’est probablement exact. CENTCOM n’est pas connu pour dire la vérité et la liste des entrées de drones hostiles prouvées dans l’espace aérien iranien est assez longue.
Trump vient de tenir une conférence de presse dans le bureau ovale. Il semble vouloir minimiser (vidéo) l’événement. Il a insisté sur le fait que le drone était sans pilote. Il a dit qu’il avait « un très, très fort sentiment » que « quelqu’un avait fait une erreur », qu’« un général iranien a probablement fait une erreur ». Cela signifie qu’il n’accuse pas le gouvernement iranien d’avoir abattu le drone, mais un individu qui « aurait pu faire une erreur ».

Cette déclaration lui donne la possibilité d’éviter d’importantes représailles.
Quelqu’un a fait une erreur ? Et alors.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par jj pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/liran-abat-un-drone-militaire-americain

https://lesakerfrancophone.fr/liran-abat-un-drone-militaire-americain

Drone abattu: l’Iran a des « preuves irréfutables » d’une violation de son ciel

Drone abattu: l’Iran a des « preuves irréfutables » d’une violation de son ciel

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Drone abattu: l’Iran a des « preuves irréfutables » d’une violation de son ciel:

L’Iran dispose de preuves “irréfutables” montrant que le drone américain qu’il a abattu jeudi était entré dans son espace aérien, contrairement à ce qu’affirme Washington, indique vendredi un communiqué des Affaires étrangères à Téhéran.

L’Iran dispose de preuves “irréfutables” montrant que le drone américain qu’il a abattu jeudi était entré dans son espace aérien, contrairement à ce qu’affirme Washington, indique vendredi un communiqué des Affaires étrangères à Téhéran.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, le ministre des Affaires étrangères adjoint Abbas Araghchi a “protesté énergiquement” par téléphone auprès de l’ambassadeur de Suisse à Téhéran (qui représente les intérêts américains) après cet incident et lui a dit qu’“il y avait des preuves +irréfutables+ de ce que le drone avait violé l’espace aérien iranien”, indique le communiqué.

“Des débris du drone ont même été retrouvés dans les eaux territoriales de l’Iran”, a déclaré M. Araghchi à son interlocuteur, Markus Leitner, au cours de “cet appel téléphonique d’urgence”, selon le texte.

“M. Araghchi a exhorté les forces américaines à respecter les frontières maritimes et aériennes de l’Iran”, affirmant que “ce n’était pas la première fois que les Américains” violaient ainsi le territoire iranien, ajoutent les Affaires étrangères : “Cela s’était déjà produit plusieurs fois auparavant.”

Le diplomate iranien a répété que l’Iran “ne cherche pas la guerre” et a mis en garde “les forces américaines contre toute mesure inconsidérée dans la région”, ajoutant que l’Iran défendrait “résolument son territoire contre toute agression”.

Selon le communiqué, M. Leitner, qui s’est engagé à “transmettre immédiatement” le message iranien au gouvernement américain, a été “invité à se rendre vendredi matin au ministère des Affaires étrangères pour recevoir plus de détails sur l’incident”.

l’Iran dit avoir abattu un « drone espion américain »




l’Iran dit avoir abattu un « drone espion américain »


Jeudi 20 Juin 2019 modifié le Jeudi 20 Juin 2019 – 09:13


L’Iran a annoncé jeudi avoir abattu un « drone espion américain » qui avait violé son espace aérien dans un contexte de tensions croissantes dans le Golfe faisant redouter l’éclatement d’un conflit ouvert entre Washington et Téhéran.




l'Iran dit avoir abattu un "drone espion américain"
L’appareil, un modèle Global Hawk (du fabricant américain Northrop Grumman), a été abattu « aux premières heures de la journée », au dessus de la province côtière d’Hormozgan, dans le sud de l’Iran, selon un communiqué des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.

Il a été abattu par un « missile » de la force aérospatiale des Gardiens, au large de la côte face au mont Mobarak, « après avoir violé l’espace aérien iranien », ajoute le texte, sans fournir davantage de détails.

Selon la télévision d’Etat iranienne, cette zone se trouve dans le comté du port de Jask (sur la mer d’Oman). Aucune image de l’appareil détruit n’avait été publiée par les médias iraniens en milieu de matinée.

L’incident survient dans un contexte de tensions exacerbées entre l’Iran et les Etats-Unis. La province d’Hormozgan borde le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour l’approvisionnement mondial de pétrole.

L’armée américaine a intensifié mercredi ses accusations contre l’Iran, qu’elle tient responsable de l’attaque des deux tankers touchés par des explosions le 13 juin en mer d’Oman.

Téhéran a nié toute implication dans ces attaques, laissant plutôt entendre qu’il pourrait s’agir d’un coup monté des Etats-Unis pour justifier le recours à la force contre la République islamique.

En dépit des affirmations répétées de responsables américains et iraniens selon lesquelles leur pays respectif ne cherche pas la guerre, l’escalade récente des tensions dans le Golfe fait craindre qu’une étincelle ne mette le feu au poudre.

« Risque de guerre »

En visite à Paris, le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas a mis en garde en estimant que « le risque de guerre dans le Golfe n’était pas écarté ». Paris et Berlin ont appelé à la « désescalade » via un dialogue avec toutes les parties.

Les tensions vont croissant entre la République islamique et les Etats-Unis depuis que le président américain a décidé en mai 2018 de retirer son pays de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 et de rétablir de lourdes sanctions contre Téhéran, privant ainsi l’Iran des bénéfices économiques qu’il attendait de cet accord.

La tension a encore gravi un échelon avec les attaques d’origine encore inconnue contre deux navires-citernes en mer d’Oman, présentant des similitudes avec les actes de sabotage ayant endommagé un mois plus tôt quatre navires à l’entrée du Golfe, et pour lesquelles Washington tient également pour coupable l’Iran, qui dément toute implication.

Mercredi, le Centcom, état-major américain chargé des opérations de l’armée américaine de la Corne de l’Afrique à l’Asie centrale, a affirmé qu’une explosion survenue à bord du tanker japonais Kokuka Courageous, l’un des deux navires attaqués le 13 juin, avait été provoquée par une mine-ventouse « semblable à celles utilisées par l’Iran ».

« La mine-ventouse est reconnaissable et ressemble en tous points aux mines iraniennes visibles dans des défilés militaires iraniens », a affirmé un officier supérieur du Centcom, pour qui « l’attaque contre le Kokuka Courageous et les dommages qu’il a subis résultent de l’emploi de mines-ventouse qui ont été posées sur sa coque ».

« Ces dommages correspondent à ceux causés par une mine-ventouse. Ils ne correspondent pas à ceux que pourrait causer un engin volant touchant le navire », a estimé l’officier, chargé d’enquêter sur l’accident.

Selon son armateur, l’équipage du cargo japonais a indiqué avoir repéré un engin volant non identifié qui avait tenté une première fois d’attaquer le navire, avant de revenir trois heures plus tard et de le frapper, provoquant un trou dans la coque et un incendie.

Le général Amir Hatami, ministre de la Défense iranien, a rejeté « catégoriquement » mercredi les accusations américaines, les jugeant infondées.

Jeudi 20 Juin 2019 – 08:45


La Guerre Des Raffinerie Entre L’Arabie Saoudite Et L’Iran

Analysis

La Guerre Des Raffinerie Entre L’Arabie Saoudite Et L’IranLa Guerre Des Raffinerie Entre L’Arabie Saoudite Et L’Iran

Des installations pétrolières iraniennes, sises à Tabriz, ont subi hier la première cyberattaque déclenchée à distance.

Jusqu’ici, les cyberattaques ayant visé les infrastructures industrielles iraniennes ont été menées au moyen de clés USB.

L’attaque cybernétique la plus dévastatrice qu’a connue l’Iran est celle du virus Stuxnet en 2009, lequel a visé en priorité les machines-outils du constructeur Allemand Siemens, équipant la plupart des infrastructures industrielles de ce pays, dont des installations liées au programme nucléaire civil.

La clé-mémoire USB ayant servi à cette attaque a été introduite en Iran par un expert industriel invité dans un cadre officiel afin de faire une présentation PowerPoint. L’Iran ne s’est jamais remis de cette attaque cybernétique.

Cette fois-ci l’attaque cybernétique a été menée à distance en activant le système de sécurité du complexe pétrochimique de Tabriz (Nord-Ouest de l’Iran), ce qui a enclenché un mécanisme d’évacuation des réservoirs vers les torches. Cette procédure n’a causé aucun dommage significatif à l’installation mais constitue l’une des premières tentatives réussies de pénétration d’un réseau Intranet protégé à partir de l’étranger.

Cet incident survient au lendemain du bombardement par des drones kamikazes yéménites d’installations pétrochimiques du géant saoudien et mondial Aramco (station de pompage numéro 8), et pourrait constituer une riposte non symétrique à cette attaque.

Des drones de type Qasf 2 de conception iraniennes ont été utilisés par les rebelles yéménites pour cibler des infrastructures pétrolières saoudiennes. Les drones, au nombre de sept, ont pénétré en profondeur l’espace aérien saoudien avant d’atteindre un oléoduc et une station de pompage.

Le raid de drones kamikazes a révélé des carences assez graves affectant la defense aérienne saoudienne, laquelle dispose de systèmes Sol-Air Hawk (modernisés), de systèmes antimissiles Lockheed Martin THAAD et de systèmes Raytheon MIM-104 Patriot ainsi que des systemes de DCA Oerlikon Contraves Skyguard 35 mm (bitubes).

Si les deux attaques semblent différentes de par le vecteur utilisé, elles n’annoncent pas moins de nouvelles formes de guerre où le cyberespace et les techniques de contrôle à distance d’appareils armés autonomes seront des éléments plus que déterminants dans l’issue d’un conflit.

https://strategika51.org/archives/62960

VIDEO. Greenpeace fait voler et s’écraser un drone au-dessus d’une centrale nucléaire dans l’Ain

Franceinfo
L’ONG a volontairement fait s’écraser un drone contre le mur d’une piscine d’entreposage du combustible nucléaire de la centrale du Bugey, dans l’Ain.
© Fournis par Francetv info Greenpeace annonce, mardi 3 juillet, avoir « transformé un drone en Superman » pour dénoncer l’absence de sûreté nucléaire. Des militants de l’ONG qui prône la sortie du nucléaire ont piloté un drone, qui est parvenu à survoler la centrale nucléaire du Bugey (Ain).

« Après l’avoir fait entrer dans la zone interdite de survol, les militant-e-s l’ont volontairement fait s’écraser contre le mur de la piscine d’entreposage de combustible usé, accolée au réacteur 2. Cette action démontre une nouvelle fois l’extrême vulnérabilité de ce type de bâtiment, qui est pourtant celui qui contient le plus de radioactivité dans une centrale nucléaire », explique Greenpeace.

« EDF doit cesser d’ignorer nos alertes »

Et l’association ajoute : « Les militant-e-s de Greenpeace France ont démontré que l’espace aérien n’est pas inviolable et qu’aucune mesure n’est venue empêcher ce survol et ce crash. »

Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire auprès de l’organisation environnementale Greenpeace France, tape du poing sur la table, dans un communiqué : « Seule une protection passive des centrales nucléaires et donc la bunkerisation des piscines d’entreposage de combustible usé, permettra de sécuriser ces installations. EDF doit cesser d’ignorer nos alertes et effectuer les travaux indispensables à la sécurisation de ses centrales. »

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/video-greenpeace-fait-voler-et-s%c3%a9craser-un-drone-au-dessus-dune-centrale-nucl%c3%a9aire-dans-lain/ar-AAzvUJ7

Un F-16 israélien s’écrase après une frappe en Syrie

Moyen-Orient

Un F-16 israélien s’écrase après une frappe en Syrie

© Jack Guez, AFP | Un F16 israélien s’est écrasé dans le nord d’Israël, samedi 10 février.

Vidéo par Antoine MARIOTTI

Texte par FRANCE 24 https://platform.twitter.com/widgets/follow_button.36c0c29c73929bf937f4c70adb1a29e4.fr.html#dnt=false&id=twitter-widget-2&lang=fr&screen_name=France24_fr&show_count=false&show_screen_name=false&size=m&time=1518276997658

Dernière modification : 10/02/2018

L’armée syrienne a indiqué samedi avoir repoussé « une nouvelle agression » d’Israël contre une base militaire dans le centre de la Syrie. L’armée israélienne indique pour sa part qu’un de ses F16 a été abattu alors qu’il frappait « une base iranienne ».

Un avion de combat F-16 israélien s’est écrasé en Israël, samedi 10 février, après avoir essuyé des tirs de la défense anti-aérienne syrienne alors qu’il frappait des « cibles iraniennes » en Syrie.

Le F-16 est tombé dans le nord du territoire israélien, mais un porte-parole de l’armée n’a pas précisé si l’appareil avait été effectivement touché par les tirs anti-aériens ou s’il était tombé à la suite d’un incident technique. Un des pilotes est gravement blessé.

C’est la première fois que l’armée israélienne dit ouvertement avoir visé des « cibles iraniennes » en Syrie depuis le début en 2011 de la guerre chez le voisin syrien, où l’Iran aide militairement le régime de Bachar al-Assad.

L’Iran crie au mensonge

Immédiatement, l’Iran a accusé Israël de « mensonges » et souligné le droit de la Syrie à la « légitime défense », en riposte à des raids israéliens lancés après l’interception, selon l’État hébreu, d’un drone présenté comme iranien.

« Les allégations à propos du survol d’un drone iranien sont trop ridicules », a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Ghassemi. « Pour couvrir ses crimes dans la région, les dirigeants israéliens recourent à des mensonges contre les autres pays », a-t-il ajouté. « La Syrie a le droit à la légitime défense » face à Israël.

Les hostilités semblaient se poursuivre. L’agence officielle syrienne Sana a rapporté que la défense anti-aérienne avait repoussé quelques heures plus tard une nouvelle attaque de l’armée de l’air israélienne, près de la capitale Damas.

Un drone iranien à l’origine de l’échange d’hostilité

L’accès de fièvre a commencé dans la nuit avec l’interception par l’armée israélienne d’un drone présenté comme iranien au-dessus de son territoire.

« Un hélicoptère de combat a procédé à l’interception réussie d’un appareil sans pilote qui avait été lancé de Syrie et est entré en Israël », a indiqué l’armée israélienne dans un communiqué.

L’aviation israélienne a frappé 12 objectifs, y compris trois batteries de défense anti-aériennes et quatre cibles iraniennes non précisées mais « appartenant au dispositif militaire iranien en Syrie. »

Les avions israéliens ont alors essuyé « de multiples tirs de missiles anti-aériens », a-t-elle dit. Les pilotes de l’un des avions ont dû s’éjecter et sont retombés en territoire israélien, où ils ont été emmenés à l’hôpital.

Selon le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) Rami Abdel Rahmane, les raids israéliens ont visé des cibles dans l’est de la province de Homs (centre), dans une région où sont présents, a-t-il dit, des forces iraniennes et des membres du Hezbollah libanais pro-iranien.

L’armée israélienne a prévenu qu’elle considérait « l’attaque iranienne et la riposte syrienne comme une violation grave de la souveraineté israélienne ». Elle surveille la situation « et est totalement prête à de nouvelles actions, en fonction de son évaluation de la situation et des nécessités ».

« L’Iran est responsable de cette grave violation de la souveraineté israélienne », a tweeté le porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus.

« Prêts à tous les scénarios »

Depuis le début de la guerre en Syrie, Israël suit avec la plus grande attention l’évolution de la situation chez son voisin, veillant à ne pas être aspiré dans le conflit tout en frappant ponctuellement des positions du régime syrien ou des convois d’armes à destination du Hezbollah, sa bête noire, en fonction de ce qu’il présente comme ses intérêts.

>> À lire aussi : Le Hezbollah, la milice libanaise devenue acteur incontournable au Moyen-Orient

Israël et la Syrie restent officiellement en état de guerre depuis des dizaines d’années. Les relations sont d’autant plus tendues que le régime syrien est soutenu par le Hezbollah et l’Iran.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou n’a cessé au cours des derniers mois de mettre en garde contre l’expansion de l’Iran dans la région et de prévenir vigoureusement qu’Israël ne permettrait pas que la présence iranienne en Syrie menace ses intérêts.

Mardi, il s’était rendu avec des membres de son gouvernement sur le plateau du Golan syrien occupé par Israël pour un briefing de sécurité. « Nous sommes pour la paix, mais nous sommes prêts à tous les scénarios et nous ne conseillons à personne de nous chercher », avait-il averti.

Avec AFP

Première publication : 10/02/2018

http://www.france24.com/fr/20180210-syrie-israel-f16-affirme-avoir-repousse-agression-israelienne-armee-iran?xtor=EPR-300-[Quotidienne]-20180210-[contenu]-1044053310412

Les implications de la capture du drone sous-marin de la marine américaine par les Houthis

Les implications de la capture du drone sous-marin de la marine américaine par les Houthis

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Les Houthis yéménites soutenus par l’Iran ont capturé un drone sous-marin de la marine américaine. La marine dit que le drone faisait partie d’une «étude météorologique», une excuse boiteuse pour mener une opération secrète le long de la côte du Yémen. Alors que s’est-il vraiment passé ?

Le drone est un Remus Model 600. Il est fabriqué par Hydroid à Pocasset, Massachusetts, dans la partie nord-est de Buzzards Bay. Hydroid a été acquise en 2008 par Kongsberg Marine de Norvège pour 80 millions de dollars US. Ses produits sont utilisés dans des applications commerciales et militaires; sur le marché actuel, Hydroid vend principalement aux États-Unis et à d’autres marines. Le Remus Model 600 est utilisé principalement pour les contre-mesures de mines et pour faire des détections dans l’espace de combat du littoral.

Le Remus 600 fonctionne de manière autonome, ce qui signifie qu’il est programmé pour une mission avant sa sortie. La mission peut être changée ou modifiée, si on le souhaite, par un lien de communication acoustique, à condition que le navire-mère (un navire ou un sous-marin) se trouve à proximité, car les signaux acoustiques sont limités. Si le Remus 600 rencontre des problèmes, par exemple une panne technique ou une barrière, il fera surface et communiquera via un signal wifi. Le Remus a un lien avec le système de positionnement global (GPS) et peut transmettre ses coordonnées s’il fait surface.

Nous ne savons pas grand-chose sur la capture de l’US Navy Remus 600 par les Houthis, mais nous pouvons faire quelques suppositions éclairées. La première est que les Houthis étaient préparés à traquer les Remus ou des véhicules similaires. Il n’y avait pas de nageurs avec des combinaisons de plongée et d’autres attirails de type SEAL à moins qu’ils n’aient été pré-positionnés. Cela signifie que les Houthis s’attendaient à une opération militaire maritime et qu’ils étaient en attente pour intercepter un dispositif d’espionnage sous-marin.

Il est peu probable que les nageurs des Houthis aient eu de la chance en capturant le Remus 600. Ils l’ont clairement pris dans des eaux peu profondes, probablement dans un port. Soit ils étaient en train de surveiller les opérations du Remus depuis un certain temps, soit ils ont reçu de l’aide de l’extérieur (par exemple, d’Iran ou de Russie ou les deux), soit ils avaient dans leur port des détecteurs capables de capter le Remus (pas facile mais faisable) ou ils avaient des renseignements.

L’hypothèse la plus probable est que les navires américains qui ont largué le Remus dans l’eau ont été observés, ce qui a permis aux Houthis de déterminer où se dirigeait le Remus. Une autre possibilité est que le Remus a eu un défaut technique et il a refait surface. Nous ne connaissons tout simplement pas la réponse.

La capture du Remus donnera aux Iraniens une certaine capacité à cloner l’appareil, bien qu’ils n’aient toujours pas le logiciel nécessaire pour le programmer. Mais cela ne devrait pas être un obstacle pour eux. Et les Russes, s’ils sont intéressés, auront également une chance d’évaluer le Remus aux mêmes fins.

Mais cela laisse toujours ouverte la question de savoir à quoi servait l’opération Remus. S’il s’agissait d’un déminage, alors la coalition anti-Houthis dirigée par l’Arabie Saoudite planifiait une opération militaire à partir de la mer et devait s’assurer que la voie était libre pour amener des troupes et du matériel.

Ce ne serait sûrement pas la première fois.

Derrière ceci se cache la tragédie du HSV-2 Swift. C’était un catamaran très rapide et relativement grand, construit à l’origine par Incat en Australie. Après son acquisition par l’US Navy en 2003, le Commandement du transport maritime de la marine a exploité le navire pendant 10 ans. Puis il est sorti du service en 2013, remplacé par un autre catamaran construit par Incat.

Dans un geste inhabituel, en fait étrange, le Commandement maritime a loué le Swift à une organisation des Émirats Arabes Unis appelée National Marine Dredging Company. Selon divers reportages, le Swift faisait la navette de marchandises et de passagers entre les Emirats Arabes Unis et l’Erythrée, d’une part, et Aden, d’autre part.

Des experts indépendants de la télévision iranienne ont déclaré que le Swift transportait des troupes d’une base d’entraînement en Erythrée vers Aden (Sud et Est du Yémen), contrôlée par le gouvernement d’Abdrabbuh Mansour Hadi soutenu par l’Arabie Saoudite et ses alliés. Selon Aden, le navire évacuait des blessés et apportait des secours humanitaires.

Le problème est que le Swift était loin d’Aden. C’était juste au large de la côte des régions contrôlées par les Houthis au nord du Bab (détroit) el-Mandeb près du port de Mocha sur la Mer Rouge.

Le HSV-2 a été frappé par un missile C-802 fabriqué en Chine lancé par des Houthis. Le C-802 est un petit missile surface-surface pouvant être tiré depuis la terre ou par des navires. Les Iraniens ont des C-802 montés sur leurs petits bateaux de patrouille rapides – les mêmes bateaux qui harcèlent fréquemment les navires américains dans le golfe Persique. L’ogive du C-802 est conçue pour se fragmenter afin de causer des dommages supplémentaires et est connue sous le nom d’ogive pénétrante explosive (EFP : explosively formed penetrator). Les photos de la coque Swift après le tir et l’impact du missile montrent une signature typique d’une EFP.

Parce que le Swift était en aluminium, le navire a subi de graves dommages. Bien qu’il n’ait pas coulé, il y a eu de nombreuses victimes, et la carcasse du navire a finalement été remorquée et le Swift a été envoyé à la ferraille.

(Soit dit en passant, le Swift a notamment été le précurseur de l’un des deux navires du Littoral Combat Ship.) L’attaque du Swift a confirmé ce que l’US Navy a apparemment choisi de ne pas savoir: les navires en aluminium sont des cibles idéales pour les missiles chinois bon marché et ne conviennent pas pour les opérations de combat, même si la marine les construit encore.)

Le Swift était destiné à effectuer une opération militaire pour prendre le contrôle du port de Mocha. Cela ne s’est pas produit parce que le désastre de Swift a mis l’opération au grand jour. Y a-t-il actuellement des préparatifs en cours en vue d’une nouvelle tentative de contrôle sur le territoire stratégique des Houthis? La présence du Remus 600 suggère que ce peut être le cas, même si l’emplacement exact du Remus au moment où il a été capturé n’est pas encore connu.

Ce que l’on peut dire, c’est que le contrôle des Houthis (lire aussi Iraniens) sur la côte de la mer Rouge leur donne un contrôle potentiel sur le détroit stratégique de Mandeb. C’est également la porte d’entrée de la ville de Sanaa, capitale historique du Yémen, contrôlée par les Houthis.

Si une invasion devait avoir lieu dans l’une des villes portuaires, il existe des liaisons routières suffisantes pour déplacer les forces et l’équipement lourd dans le but de piéger les Houthis et de tenter d’éliminer la menace qu’ils représentent pour les intérêts saoudiens. Une invasion de ce genre a du sens sur le papier parce que les Iraniens auraient beaucoup de mal à soutenir ou à réapprovisionner les Houthis si les routes étaient effectivement bloquées.

Que les Saoudiens et leurs partenaires de coalition soient réellement capables d’une telle opération est discutable, compte tenu de leurs performances plutôt médiocres dans l’utilisation de moyens aériens qui ont eu tendance à tuer de nombreux civils, sans pour autant empêcher les Houthis d’étendre leurs opérations au Yémen.

Nous devrons attendre pour savoir si la présence du Remus 600 a quelque chose à voir avec les futures opérations militaires au Yémen. Que ce soit le cas ou non, tôt ou tard, les États-Unis devront décider s’ils laisseront l’Iran établir au Yémen une présence militaire suffisamment forte pour être en mesure de bloquer le transit dans le golfe Persique et la mer Rouge. Jusqu’à présent, le niveau d’engagement des États-Unis a été très limité, mais il ne peut pas rester longtemps sur la touche, ne fournissant qu’une aide «technique» à ses alliés.

Stephen Bryen

 

Article original en anglais : Implications of Houthi capture of US Navy underwater drone, Asia Times, le 6 janvier 2018

Traduction : AvicRéseau International

 

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Revue de presse nationale et internationale.

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