Archives pour la catégorie Ecologie

APRES LE BOBARD DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE PAR L’HOMME, CELUI DE LA BIODIVERSITE POUR RENFORCER LE PREMIER!

Biodiversité : une préoccupation française, vraiment ?

Il faut dire que, jusqu’à preuve du contraire, je ne crois pas que les activités humaines influent notablement sur le climat. Je ne vois pas d’ailleurs pourquoi le climat actuel serait le meilleur. Il n’est que de voir le plaisir des touristes à prendre des bains de soleil sur les plages au mois d’avril, ce qui n’est guère normal, pour se dire qu’un réchauffement climatique n’est pas forcément désagréable. Le GIEC est, selon moi, un groupe de pression constitué de menteurs comme Al Gore, de climatologues autoproclamés, de marchands d’éoliennes et d’idiots utiles que sont nos écologistes.

Il n’empêche que, les écologistes n’arrivant à mobiliser que 8 % des électeurs, on voit fleurir, maintenant, dans toute la presse des articles catastrophiques sur la perte de biodiversité et la disparition d’un million d’espèces. Ce n’est plus le GIEC qui est à la manœuvre, mais l’IBPES, émanation de l’ONU, qui lui ressemble comme un frère.

Selon l’IPBES, les trois quarts de la surface du globe, et 40 % du milieu marin, sont sévèrement altérés par les activités humaines (agriculture, activités minières, urbanisation…), c’est la principale cause de l’effondrement de la biodiversité en attendant le réchauffement climatique.

Dans cette logique, il faut d’urgence sanctuariser certains territoires et mettre en place des aires protégées. Il faut aussi pratiquer l’agroécologie, laisser des terres en friche pour permettre aux insectes pollinisateurs de butiner, Mais, surtout, il faut protéger les peuples autochtones : « gardiens de la nature pour le reste de la société ». Ces peuples qui représentent quelques centaines de milliers de personnes réparties sur tout le globe, de l’Arctique au Pacifique, s’occupent en effet d’un quart des terres de la planète. Et c’est là qu’on trouve la nature la mieux conservée.

Il convient donc de nous inspirer des Inuits du Grand Nord, des Indiens d’Amazonie et des Papous de Nouvelle-Guinée. De toute façon, le coupable, c’est l’homme blanc, ce prédateur monopolisant les ressources de la planète. Nous retombons dans la repentance alors que la principale cause de tout ce dérèglement est la prolifération humaine en Afrique, en Inde et dans d’autres pays de l’Asie du Sud-Est.

Il faudrait quand même expliquer au peuple où ces bons apôtres voudraient le conduire : plus de voitures mais le vélo et les transports en commun, chauffage au granulat de bois, plus de tourisme aérien ni de transports maritimes. On devra renoncer à la viande et manger des lentilles et des pois chiches issus d’une agriculture sans pesticide. Quand on voit la réaction à la taxe carbone, on peut se dire que c’est mal parti. D’autant que la France est un des pays les moins producteurs de « gaz à effet de serre », qu’on a déjà entrepris une réforme des productions agricoles et que les surfaces boisées s’accroissent.

Dans l’indifférence ou plutôt l’ignorance générale, le ministre de la Transition écologique et solidaire vient de présenter au gouvernement un projet de loi prévoyant la « neutralité carbone » en divisant les émissions de gaz à effet de serre par un facteur supérieur à six entre 1990 et 2050. Quant aux énergies fossiles, leur part dans la consommation nationale devra diminuer de 40 % d’ici à 2030.

Toutes les conséquences de ces décisions devraient être clairement expliquées aux Français, elles correspondent à un changement de mode de vie et à une décroissance qu’ils ne sont pas près d’accepter. Le faible vote écologique montre que l’écologie n’est pas la préoccupation première des Français.

Pour terminer ces réflexions sur la biodiversité, signalons que l’ourse slovène Claverina, lâchée cet automne dans les Pyrénées s’est attaquée à un troupeau de brebis, à la colère des bergers. Les éleveurs envisagent de quitter le métier.

Je crains que ce soit mal parti pour la biodiversité et aussi pour la neutralité carbone

Published by marcrousset

Publicités

Coup de chaud écolo chez Pascal Praud

I-Média n°249 – Coup de chaud écolo chez Pascal Praud

Comme chaque semaine, I-Média décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours dominant.
Etant donnée la censure qui s’abat sur TV Libertés, rendez-vous sur le site internet de la chaîne alternative pour retrouver toutes vos émissions : tvlibertes.com.


Sommaire

01:27 Coup de chaud écolo chez Pascal Praud

Une discussion contradictoire sur le réchauffement climatique a provoqué la colère d’une invitée écologiste. Pascal Praud a été violemment attaqué.

https://www.polemia.com/i-media-n249-coup-de-chaud-ecolo-chez-pascal-praud/

La guerre contre le diesel fait perdre 130 milliards à la France

La guerre contre le diesel fait perdre 130 milliards à la France

School Bus Diesel Gas Cap By: Bill Smith – CC BY 2.0

Les effets d’annonce politiques et médiatiques sur le Diesel font partie du monde fantasmé de l’écologie émotionnelle, mais on voit qu’ils ont bien des effets sur l’économie réelle

Par Michel Negynas.

Il serait responsable de 40 000, voire 60 000 morts par an en France, surtout dans les grandes villes.

Tous les professionnels de santé, les environnementalistes et les épidémiologistes sérieux savent que ces chiffres sont pour le moins douteux : les études à la base du calcul sont problématiques, les chiffres sont obtenus par règle de trois sans que l’on sache si c’est scientifiquement fondé, il n’y a pas que le diesel qui pollue en particules fines, le chauffage aussi ; enfin, l’air des grandes villes n’a jamais été aussi pur.

De plus, les moteurs diesel récents, en particulier équipés d’injection d’urée, ne polluent pas plusque les nouveaux moteurs à essence hyper-dopés pour diminuer les émissions de CO2. En fait, l’administration française et européenne combattent non pas les constructeurs automobiles, mais le principe de Carnot : pour diminuer la consommation, il faut augmenter la température de fonctionnement des moteurs, ce qui produit physiquement davantage de particules et d’oxyde d’azote. Les objectifs sont a priori incompatibles. C’est d’ailleurs en forçant les constructeurs à progresser trop vite compte tenu des contraintes technico-économiques que l’on a abouti au dieselgate.

Pour l’instant, seuls les vieux diesel sont déjà touchés réglementairement, mais les annonces d’interdiction totale éventuelles à 2024 ou 2025 font des ravages.

LA RÉACTION DU MONDE RÉEL

Les ventes de véhicules neufs s’effondrent : de 60 % des ventes, elles sont passées à 30 %. Les prix sur l’occasion chutent, évidemment : les « vieilles » voitures de plus de 6 ans sont quasiment invendables, et tout laisse à penser que cela va s’accélérer. Le prix moyen a baissé instantanément de 15 %, au dire des vendeurs, et cela va s’accentuer rapidement si l’avenir reste flou.

Essayons-nous à un petit calcul, à base d’hypothèses plausibles :

Le parc de véhicules français est de 50 millions ; 60 % sont du diesel ; l’âge moyen toutes catégories confondues est de 9 ans, probablement moins pour le diesel qui s’était développé durant les dernières années sous l’effet de l’amélioration considérable des moteurs…

Hypothèse de prix de vente, avant l’hystérie antidiesel, pour une occasion diesel : quasi neuve 20 000 euros, âgée 3 000 euros, moyenne 11 000 euros.

Ce qui fait une estimation de la valeur totale du parc de 330 milliards d’euros (avant annonces et réglementation).

Depuis l’attaque sur le diesel :

Estimation à terme de la dépréciation sur la base des ventes déjà constatées : 100 % pour les voitures anciennes, 30 % pour les neuves de haut de gamme, 40 % en moyenne, à terme.

Ce qui fait une perte instantanée de valeur pour la France de 130 milliards sans compter les stocks de voitures neuves, de moteurs et de pièces déjà fabriquées, car les constructeurs automobiles ont été complètement pris de court par les annonces.

Cette perte se reportera sur les particuliers, mais aussi sur certaines sociétés ayant un parc important : transport, loueurs… C’est une véritable perte de richesse pour les Français, même si elle est peu visible. Comme toujours, ce sont les classes les moins aisées qui perdent proportionnellement le plus : leur voiture est souvent leur seul patrimoine.

Évidemment ce n’est pas tout : il faut reconvertir des usines, et la France étant un champion du diesel fournissant toute l’Europe, les transferts ne se feront pas sans pertes d’emplois français. Certains estiment que 15 000 emplois sont menacés, avec les coûts de dédommagement nécessaires et les pertes pour les entreprises concernées, mais aussi pour l’État en rentrées fiscales.

TOUT ÇA POUR RIEN ?

Le parc moyen étant de 9 ans, on peut considérer qu’après mise en action des dernières normes alignant les mêmes contraintes sur le diesel et l’essence, le parc moyen serait aux normes actuelles en 2028. Le « problème », si problème il y a, n’existerait quasiment plus.

Ce qui va se passer effectivement reste flou. Les effets d’annonce politiques et médiatiques sur le diesel font partie du monde fantasmé de l’écologie émotionnelle, mais on voit qu’ils ont bien des effets sur l’économie réelle : perte sur la balance commerciale, pertes d’emploi, en un an perte de valeur d’actifs français de plus de 100 milliards…

En réalité, c’est la plus grande opération d’obsolescence programmée de tous les temps.

https://www.contrepoints.org/2019/04/05/340864-la-guerre-contre-le-diesel-fait-perdre-130-milliards-a-la-france

3 millions de tonnes par an pour Coca-Cola, 750 000 pour Danone… : quand les multinationales révèlent leur production de plastique

IMPACT ENVIRONNEMENTAL

3 millions de tonnes par an pour Coca-Cola, 750 000 pour Danone… : quand les multinationales révèlent leur production de plastique

 PAR OLIVIER PETITJEAN

Certaines multinationales ont accepté pour la première fois de dévoiler la quantité de plastique qu’elles produisaient chaque année – et les chiffres donnent le vertige. Un début de transparence qui ne fait que souligner le besoin urgent de mesures contraignantes, au-delà des promesses vertes et des initiatives volontaires, pour mettre fin aux ravages de la pollution plastique.

Le débat sur le plastique et son impact environnemental, notamment sur les océans, a pris énormément d’ampleur ces dernières années. Gouvernements et entreprises, de plus en plus interpellés par l’opinion et les consommateurs, ont multiplié les annonces et les engagements sur le sujet. Dans le cadre d’un programme lancé par la fondation Ellen McArthur, créée par la célèbre navigatrice britannique, certaines grandes multinationales ont même accepté de dévoiler la quantité d’emballages plastiques qu’elles produisent chaque année pour écouler leurs produits. Et les chiffres donnent le vertige.

Coca-Cola déclare ainsi produire par an au niveau du groupe (incluant la célèbre boisson gazeuse mais aussi ses autres marques comme Fanta et Minute Maid) pas moins de 3 millions de tonnes de plastique. Nestlé occupe la deuxième place mondiale avec 1,7 millions de tonnes, et Danone la troisième avec 750 000 tonnes annuelles, principalement liées à ses activités dans l’eau en bouteille.

Plusieurs multinationales ont refusé de jouer le jeu de la transparence, à commencer par PepsiCo dont on peut imaginer que la production de plastique est aussi très importante. Parmi les mauvais élèves, on compte également L’Oréal, Pernod Ricard, et les groupes de la grande distribution (mis à part Carrefour qui publie une estimation, mais seulement pour les produits sous marque propre).

La coalition internationale « Break Free from Plastic », regroupant des associations écologistes, a récemment abordé le problème par l’autre bout, en demandant à des milliers de bénévoles de récolter des déchets plastiques partout dans le monde et d’identifier à quelles marques ces déchets étaient liés. Le résultat est le même : les déchets de marques appartenant à Coca-Cola sont les plus omniprésents, suivis par ceux de PepsiCo, Nestlé et Danone.

Stratégies de diversion

Jusqu’à aujourd’hui, les industriels producteurs et utilisateurs de plastique (de l’industrie chimique à l’agroalimentaire) avaient adopté une stratégie consistant à déplacer totalement l’attention vers la responsabilité des consommateurs individuels, accusés de ne pas mettre leurs déchets au « bon » endroit. Un message que l’on retrouve par exemple en France avec la campagne « Gestes propres », derrière laquelle on retrouve Coca-Cola, Danone, Nestlé ou Total (lire notre article, ainsi que notre enquête plus large au niveau européen).

Aujourd’hui, alors que le problème du plastique prend de plus en plus d’ampleur, les industriels tendent à changer leur fusil d’épaule. Ils misent plutôt sur la participation à des initiatives et des programmes de « responsabilité sociale » comme celui de la fondation Ellen McArthur ou encore l’« Alliance pour mettre fin à la pollution plastique » lancée en janvier dernier par des multinationales parmi les principales responsables de cette même pollution.

Soutenir l’Observatoire !Parce que le débat démocratique mérite mieux que la com’ du CAC 40, nous enquêtons.

Soutenez l’indépendance de l’Observatoire en faisant un don.

Ces initiatives se concentrent généralement sur des projets consistant à collecter les déchets plastiques présents dans les rivières et les océans, ou encore à promouvoir des alternatives comme le « bioplastique » ou le « recyclage du plastique ». Problème : il s’agit de notions souvent confuses, recouvrant des technologies variées qui ne répondent que très partiellement au problème, faute de l’attaquer à la racine en réduisant la production et la consommation de plastique.

Les mesures contraignantes retardées

C’est dans le même esprit que le gouvernement français a lancé en grande pompe il y a quelques semaines un « pacte national sur les emballages plastiques », en partenariat avec la même fondation Ellen McArthur. Parmi les signataires, on retrouve Auchan, Carrefour, Casino, Coca-Cola, Danone, L’Oréal, ou encore Nestlé. Une initiative trop timide, selon les ONG Zero Waste France et Surfrider, pour qui « le temps n’est plus aux engagements volontaires mais à l’adoption de mesures réglementaires nationales susceptibles d’enrayer la crise de la pollution plastique ».

Les deux associations dénoncent l’absence d’« objectif chiffré de réduction nette des quantités d’emballages plastiques jetables » et surtout le fait qu’« il s’agit d’un Pacte “volontaire”, qui ne s’appliquera donc pas à l’ensemble des acteurs économiques mais seulement aux parties prenantes qui se considèreront liées »« Il ne peut donc se substituer à une politique publique issue d’un débat démocratique et s’appliquant à tous », concluent-elles.

Dans le même temps, en effet, les législateurs français multiplient les signaux négatifs. Les Sénateurs sont revenus sur les interdictions de plusieurs ustensiles plastiques à usage unique votés dans le cadre de la loi EGalim. Et le projet de loi sur l’économie circulaire ne semble pas prévoir de mesures contraignantes sur le sujet.

Olivier Petitjean

— 
Photo : Michael Coghlan CC via flickr

http://multinationales.org/3-millions-de-tonnes-par-an-pour-Coca-Cola-750-000-pour-Danone-quand-les

Grand Débat : la transition écologique En finir avec l’idéologie et la taxation et faire confiance à l’innovation

par ,

Grand Débat : la transition écologique
En finir avec l’idéologie et la taxation et faire confiance à l’innovation

Normalement, l’écologie est une science qui étudie les êtres vivants dans leur milieu en tenant compte de leurs interactions. Elle fait partie intégrante de la discipline plus vaste qu’est la science de l’environnement (ou science environnementale). L’écologie est devenue aujourd’hui une arme idéologique aux mains des politiques et de nombreux « acteurs » qui profitent de l’argent public. Elle fonctionne comme une idéologie totalitaire en voulant imposer à tous, au nom de grands idéaux, une certaine façon de vivre et de se comporter.

Les Verts sont des Rouges. Pour le communisme, le programme du Manifeste devait inévitablement instaurer le paradis sur terre. Pour les écologistes, les taxes, les réglementations et la redistribution d’argent public sauveront la Terre et l’espèce humaine. Gare à ceux qui ne s’y soumettent pas. Pas encore de goulag mais il faut avoir un énorme courage pour oser contester (n’oublions pas le sort réservé à un présentateur de la météo sur une chaîne publique qui a osé, non pas mettre en doute le réchauffement climatique, mais dire qu’il apporterait aussi quelques conséquences heureuses …).

Ne cédons pas aux utopies en dépensant l’argent des contribuables. L’Allemagne par exemple a toujours affirmé vouloir réduire au plus vite les émissions de CO2 grâce aux énergies renouvelables. Elle a donc pratiqué une politique de subventions et d’investissements massifs. Entre 2013 et 2018, elle a dépensé plus de 160 milliards d’euros en faveur de ces énergies renouvelables. Plus de 30 000 éoliennes installées sur son territoire devraient produire à plus ou moins longue échéance l’équivalent de l’énergie d’une dizaine de centrales nucléaires. Mais quand il n’y a pas du vent, il faut du charbon. Finalement, malgré tout cet argent, les émissions de CO2… sont toujours au niveau d’il y a 10 ans !

Fidèle à ses promesses, l’IREF a donc rempli (ou essayé) la troisième fiche du Grand Débat consacrée à la transition écologique. « Essayer » car plusieurs questions sont biaisées et demandent des réponses orientées. Surtout concernant les dérèglements climatiques et la taxation. L’IREF a essayé d’éviter le piège en soutenant que l’écologie ne doit plus être une arme politique et une source inépuisable d’argent public. Notre meilleur allié écologique est l’innovation, la seule capable de répondre aux « défis de l’avenir ». Faisons confiance aux entrepreneurs et non pas à ceux qui prévoient l’apocalypse tout en demandant des aides publiques.

https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/article/Grand-Debat-la-transition-ecologique?utm_source=2019-02-18&utm_medium=lettre-fr&utm_campaign=lettre-fr&utm_content=article5184

Novethic : Pour sauver la planète, ressuscitons l’URSS !

Novethic : Pour sauver la planète, ressuscitons l’URSS !

El martillo y la hoz by Jorge Gobbi (CC BY 2.0) — Jorge Gobbi, CC-BY

Novethic : Pour sauver la planète, ressuscitons l’URSS !

El martillo y la hoz by Jorge Gobbi (CC BY 2.0) — Jorge Gobbi, CC-BY

Quand le rationnement doit devenir la norme éthique suprême : manquer de tout, quoi de mieux ?

Par Gérard-Michel Thermeau.

La planète va mourir ! Vite des solutions miracles. Et tenez, cela tombe bien. C’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes idéologiques. Le communisme avait du bon après tout. En tout cas aux yeux de Novethic.

Qu’est ce que Novethic ? Tout simplement un « accélérateur de transformation responsable ». Cela vous fait peur. Vous avez raison.

Le programme joyeusement liberticide de Novethic

Vous ne connaissiez pas Novethic ? C’est dommage car c’est votre argent qui finance cet organisme qui dépend du Groupe Caisse des Dépôts. Bref, un groupe public « au service de l’intérêt général ». On peut trouver sur le site de ces grands humanistes, le programme proposé par le cabinet d’analyse BL Évolution. Ce merveilleux cabinet ne reculant devant aucun sacrifice nous gratifie de propositions concrètes.

Et que nous proposent donc ces sauveurs de la planète ? Purement et simplement d’établir un régime communiste. C’est ce que nos tendres amis de Novethic appellent des « mesures drastiques ». Oui, mais attention, pour notre bien.

Tous les ingrédients s’y trouvent ainsi que le vocabulaire : interdire, suppression, normalisation, instauration de quotas, taxation, couvre-feu. Bref, un programme joyeusement liberticide. Nos maitres savent ce qui est bon pour nous et vont nous l’imposer par la force.

Le collectivisme à tous les étages

L’interdiction de l’habitat individuel, dada du communisme, y figure en bonne place. On ne fera plus que du collectif avec « une surface maximale par habitant de 30 m2 ». Non seulement on décide de l’espace nécessaire à chacun mais également de la température. Un « couvre-feu thermique » sera instauré la nuit pour une température moyenne de 17°. Tous égaux devant le thermomètre.

Ensuite, la haine des transports individuels. Les véhicules « thermiques » doivent être remplacés par les vélos dans les villes. D’ailleurs, plus aucun particulier n’aura le droit d’acheter un véhicule neuf. Un petit goût de la Chine maoïste. Les Chinois sont passés du vélo à l’automobile individuelle. Nos petits maoïstes à la nouvelle éthique proposent le trajet inverse.

Cela s’accompagne bien sûr de la disparition de la liberté de circuler. Tout vol « hors d’Europe » non justifié sera purement et simplement interdit. Pour les jeunes, comme nos maîtres sont gentils, ils pourront effectuer deux vols long courrier entre 18 et 30 ans. Sinon, pour les autres ce sera la loterie : faute de pain, des jeux pour le peuple. 500 000 vols tirés au sort chaque année, c’est-y-pas merveilleux ?

Et bien sûr la planification socialiste pourra manifester toute son efficacité coutumière. Le plan vert prévoit le doublement des agriculteurs d’ici 2030 et la multiplication des parcelles bio par 5. Le tout accompagné d’interdiction de labour profond et de réduction de consommation de viande. C’est là le gros avantage du communisme nouvelle éthique : la famine est programmée officiellement.

Bien sûr, le rationnement doit devenir la norme éthique suprême : manquer de tout, quoi de mieux ? Plus de vêtement neuf, que du made in local garanti 100 % hors de prix et de qualité inusable.

On aimerait en rire. Et se poser la question : comment en sommes-nous arrivés là ?

Le cauchemar de l’eau dans l’industrie de la fracturation

Le cauchemar de l’eau dans l’industrie de la fracturation


Par Justin Mikulka – Le 18 septembre 2018 – Source DeSmog

Fosse à déchets non recouverte pour stocker les eaux usées de la fracturation en Californie. Crédit : Sarah Craig/Faces of Fracking, CC BY-NC-ND 2.0

L’Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis a clairement documenté  – malgré les obstacles répétés de l’industrie pétrolière et gazière – les multiples risques que pose la fracturation hydraulique pour les approvisionnements en eau potable. Cependant, les choses peuvent être en train de changer : l’eau elle-même pose maintenant un risque pour le modèle financier déjà défaillant de l’industrie américaine de la fracturation, et c’est quelque chose que l’industrie ne pourra pas ignorer.

Les États-Unis sont en train d’établir de nouveaux records de production de pétrole alors que les forages horizontaux et la fracturation ouvrent des gisements de schiste argileux dans des endroits comme le Dakota du Nord et le Texas.

La fragmentation est basée sur le processus « hydraulique » qui consiste à utiliser un liquide sous pression pour briser la roche de schiste afin de laisser s’échapper le pétrole et le gaz prisonnier à l’intérieur. Et bien que ce liquide soit un mélange de plusieurs produits chimiques dangereux, il contient surtout de l’eau. Et l’approvisionnement en eau, puis l’élimination appropriée des eaux usées toxiques produites par la fracturation, devient un problème important et coûteux pour l’industrie.

Gabriel Collins est membre du département énergie et environnement à l’Université Rice, et en août, il a fait une présentation lors de l’événement « Produced Water Society Permian Basin 2018 » à Midland, Texas. Collins y a évoqué une analyse de rentabilisation pour mettre en place des processus de traitement de l’eau pour desservir l’industrie de la fracturation.

Un signe que l’industrie de la fracturation se préoccupe de plus en plus de l’eau est qu’il existe maintenant des sociétés et des conférences consacrées au thème de l’« eau produite ». L’eau produite est le terme utilisé pour désigner l’eau toxique qui est « produite » au cours de la vie d’un puits de pétrole ou de gaz issu de la fracturation.

Dans un article de Bloomberg News, Collins a dit qu’il ne croyait pas que les investisseurs étaient conscients des risques que l’eau représente pour l’industrie de la fracturation dans le bassin Permien.

« Les investisseurs ne sont pas aussi bien informés de certains autres risques et défis qui pourraient être tout aussi importants, sinon plus », a-t-il déclaré à Bloomberg News. « Je mettrais l’eau en haut de la liste. »

Pourquoi l’eau devrait-elle être en tête de la liste des défis financiers potentiels auxquels l’industrie de la fracturation est confrontée ? Selon une étude réalisée par Wood MacKenzie et rapportée par le Wall Street Journal, le coût du traitement des eaux usées pour l’industrie de la fracturation pourrait ajouter $6 de plus par baril de pétrole produit.

Pour l’industrie américaine du pétrole et du gaz de schistes, qui a constamment perdu de l’argent au cours de la dernière décennie, l’ajout de $6 de plus par baril représente une sombre perspective.

L’eau gaspillée par la fracturation hydraulique : un vieux problème qui s’amplifie

Une nouvelle étude de l’Université Duke a conclu qu’entre 2011 et 2016, la quantité d’eau utilisée pour fracturer les puits de pétrole et de gaz a augmenté de 770 %. Mais la quantité d’eaux usées toxiques produites au cours de la même période a augmenté de 1 440 %.

L’industrie doit faire quelque chose avec toutes ces eaux usées, et cela coûte de l’argent. Pour réduire les coûts d’élimination des eaux usées, l’industrie de la fracturation a adopté de nombreuses approches dans le passé – qui ont presque toutes mis l’environnement en danger.

Parmi les efforts déployés par l’industrie pour se débarrasser des eaux usées à faible coût, mentionnons le déversement des eaux usées dans les rivières, l’arrosage des cultures, le dégivrage des routes, leur déversement dans le golfe du Mexique, leur évaporation, leur injection dans les aquifères d’eau potable et leur envoi dans des installations municipales de traitement des eaux non équipées pour traiter ce type de déchets. Et ce ne sont là que quelques-unes des façons « légales » d’y faire face. Ils ne comprennent pas les déversements illégaux qui ont également eu lieu.

En 2012, InsideClimate News a rapporté des preuves de déversement illégal de déchets de forage et de fracturation dans le Dakota du Nord, et en 2014, des déversements illégaux similaires d’eaux usées au Texas.

Le traitement des eaux usées toxiques a toujours été un problème pour l’industrie de la fracturation, menant parfois à des moyens de contournement  illégaux. La grande question qui demeure sans réponse pour les entreprises de schistes qui font de la fracturation est de savoir si elles pourront un jour gérer correctement la quantité d’eaux usées toxiques qu’elles produisent, quel qu’en soit le coût.

Où tout cela va-t-il nous mener ?

Un article paru en 2015 dans le Washington Post sur l’élimination des eaux usées issues de la fracturation met en lumière le problème principal en une phrase : « Actuellement, il n’y a aucun moyen de traiter, stocker et rejeter les milliards de gallons d’eaux usées en surface. »

Au lieu de s’attaquer à ce problème flagrant, la « solution » trouvée par l’industrie a été d’injecter l’eau toxique dans le sol dans ce qu’on appelle des puits d’injection. Et bien que les risques à long terme de cette pratique ne soient pas identifiés, ils sont largement reconnus par la forte augmentation des tremblements de terre dans les régions où elle a lieu.

Mais à mesure que la quantité d’eaux usées continue d’augmenter et qu’une plus grande quantité est injectée dans des puits souterrains, qu’est-ce que cela signifie pour les tremblements de terre qui en résultent ? Et que fera l’industrie (ou les collectivités où elle exerce ses activités) à leur sujet ?

Alors que le pionnier et milliardaire Harold Hamm, a minima, préférerait ignorer la question des tremblements de terre, les puits d’injection posent un autre problème auquel son industrie est très sensible. En essayant de forer et de fracturer autant de puits de pétrole et de gaz que possible dans une zone productive, les nouveaux puits semblent endommager les puits de production existants par un processus connu sous le nom de « frac hits ».

Et la même chose se produit maintenant avec les puits d’injection d’eaux usées.

Andrew Hunter, ingénieur en forage pour Guidon Energy, a récemment expliqué comment les puits d’injection peuvent endommager les puits de production, affirmant que la situation s’aggrave.

Il a également ajouté un autre point qui pourrait intéresser les investisseurs.

« Je pense que les gens ont peur de parler de ce problème », a dit M. Hunter lors d’une conférence à Houston sur l’eau. « Nous essayons de faire passer le mot pour que tout le monde sache à quel point c’est sérieux. »

En résumé : la solution privilégiée par l’industrie du schiste argileux pour l’évacuation de ses énormes quantités d’eaux usées endommage l’infrastructure de production pétrolière et gazière existante, tout en provoquant également des tremblements de terre. Ce n’est pas vraiment une option durable, et c’est l’une des raisons de l’opposition croissante aux puits d’injection d’eaux usées.

Bien sûr, sans les puits d’injection, l’industrie de la fracturation devrait ralentir ou arrêter la production de pétrole et de gaz. C’est la raison pour laquelle les puits d’injection restent en service.

Si vous ne pouvez pas faire d’argent, changez les règles

En septembre 2016, le candidat à la présidence de l’époque, Donald Trump, s’est adressé à un groupe de cadres travaillant dans le pétrole de schiste pour expliquer sa position sur la réglementation.

« Je pense qu’aucune autre entreprise n’a probablement été autant touchée par la réglementation que la vôtre », a dit M. Trump. « La réglementation fédérale reste une restriction majeure à la production du pétrole de schiste. »

Cependant, la principale restriction à la production de schistes est le fait que l’industrie perd de l’argent jusqu’à présent. Bien que le traitement des eaux usées soit un domaine coûteux pour l’industrie, ce n’est pas le seul.

L’administration Trump s’emploie à assouplir les règles fédérales régissant l’industrie de la fracturation, ce qui aura un effet positif sur les finances de l’industrie mais sera catastrophique pour le climat et l’environnement.

Récemment, l’EPA a proposé d’abroger la réglementation exigeant que l’industrie des combustibles fossiles surveille et répare les fuites de méthane (un important gaz à effet de serre) – et d’importantes économies sont prévues. Au Texas, l’industrie brûle actuellement pour un million de dollars de méthane par jour, ce qui contribue grandement à la pollution atmosphérique, car il n’y a pas assez de pipelines pour acheminer le gaz naturel vers le marché.

Pourquoi est-ce permis ? Parce qu’une récupération adéquate du méthane coûterait de l’argent à l’industrie et ralentirait la production.

Cette approche est semblable à celle que le Dakota du Nord a utilisée pour réglementer la quantité de radioactivité permise dans les déchets de fracturation. L’État a simplement assoupli les règles (et augmenté la radioactivité autorisée dans les déchets) pour faciliter la tâche des compagnies pétrolières travaillant à l’intérieur des frontières, qui pourraient alors cesser de transporter leurs déchets par camion vers des États dont les limites sont plus élevées.

Et, bien sûr, l’administration Trump cherche des moyens de faire reculer les règlements sur les eaux usées.

L’industrie du schiste argileux ne peut faire face aux problèmes financiers auxquels elle est confrontée – y compris sa crise de l’eau – sans modifier les règles existantes.

Le titre d’un article paru récemment dans le Dallas News sur la crise de l’eau dans le bassin Permien l’a qualifié de « cauchemar de l’élimination ». Et alors que l’article faisait référence au cauchemar logistique et financier de l’industrie de la fracturation – ce qui est certainement le cas – il y a un autre cauchemar.

À l’heure actuelle, l’industrie n’a aucun moyen réalisable d’éliminer ses eaux usées en utilisant des méthodes respectueuses de l’environnement… et pourtant, elle fonce à toute allure.

Justin Mikulka

Note du Saker Francophone

Cet article est tiré d'une série : L’industrie du schiste argileux creuse plus de dettes que de bénéfices

Traduit par Hervé, relu par Cat pour le Saker Francophone

 

COP24 : la négociation finale s’annonce difficile et décevante

COP24 : la négociation finale s’annonce difficile et décevante

14 décembre 2018 / Dorothée Moisan et Sadak Souici (Reporterre)

Au 11e et avant-dernier jour de la 24e conférence climatique des Nations unies, la négociation se tend à mesure que l’horloge tourne. L’esprit de l’accord de Paris est bien retombé, et il s’agit en fait de limiter la casse. Quant aux ministres français, ils sont tout simplement… absents.

Tous les jours, notre envoyée spéciale vous raconte les coulisses, les anecdotes et les coups de théâtre de la COP24, qui se déroule en Pologne, du 2 au 14 décembre. L’intégralité du journal est à retrouver ici.


  • Katowice (Pologne), envoyée spéciale

« Merci de noter qu’une fois la COP24 officiellement terminée, tous les membres des médias devront quitter les lieux dans les trois heures » : message reçu ce matin dans ma boîte à courriels, la fin de la COP approche… Nous sommes désormais au 11e jour des négociations ici à Katowice et après les échauffements de la première semaine, le moteur onusien tourne à plein régime. Objectif : réussir d’ici vendredi soir à décrocher non seulement un accord, mais surtout un accord ambitieux.

Même si certains États, notamment les États-Unis, continuent à bloquer les négociations, la plupart des observateurs ne doutent pas qu’un accord sera trouvé. « Deux-trois jours avant la fin, c’est toujours comme ça, c’est le mélodrame, on a l’impression que ça va planter. Et puis, ça finit toujours par aboutir », me dit un diplomate européen, grand habitué des COP. La question est plutôt de savoir quand – la COP24 se termine officiellement vendredi soir mais, vu le retard accumulé, il est d’ores et déjà quasi certain qu’elle se prolongera samedi –- et comment. L’idéal serait que trois volets aboutissent :

  • primo la publication d’une notice claire et ambitieuse de l’Accord de Paris, le fameux rulebook, qui permette d’appliquer l’accord climatique avec efficacité à travers le monde ;
  • secundo l’engagement des États à relever d’ici 2020 leurs objectifs de réductions des émissions de gaz à effet de serre (les Nationally determined contributions, NDC) ;
  • et tertio la promesse par les pays développés de nouveaux financements pour aider les pays en voie de développement, plus vulnérables au changement climatique.

Jeudi 13 décembre, les appels se sont multipliés pour convaincre les États les plus riches de relever leur ambition sur ces trois volets. Jennifer Morgan, de Greenpeace, a rappelé les dirigeants à leurs responsabilités. « Les gens, les a-t-elle prévenu, n’attendent plus un consensus mondial, ils poursuivent leurs gouvernements, ils poursuivent les grands compagnies pétrolières, ils bloquent des routes et des ponts, ils organisent des grèves à l’école, et ce n’est que le début. Plutôt que de vides promesses, nous avons besoin que les États réhaussent leur ambition ». La jeune Suédoise Greta Thunberg, qui depuis le début de la COP se dépense sans compter pour médiatiser la cause climatique, s’est quant à elle chargée de convaincre les plus jeunes : dans un message posté sur les réseaux sociaux, elle a appelé enfants et ados à faire vendredi, comme elle-même depuis plusieurs mois, la grève de l’école et à se rassembler devant leur « Parlement ou [leur] gouvernement local » pour faire pression.

La jeune Suédoise Greta Thunberg.

De leur côté, les 48 pays les plus vulnérables regroupés au sein du Climate Vulnerable Forum (CVF) -– dont certains sont menacés de disparaître sous les mers –- ont appelé leurs homologues à sauver la COP d’« une issue médiocre ». « Nous ne sommes pas prêts à mourir. Nous n’avons pas l’intention de devenir la première victime du changement climatique », a dit l’ancien président des Maldives, Mohamed Nasheed.

Depuis dix ans qu’il assiste aux conférences internationales sur le climat, « rien ne semble avoir changé », regrette-t-il. « On utilise toujours le même langage, un langage de dinosaure. […] Le problème, c’est qu’on continue à demander aux gros pollueurs de cesser de polluer mais sur des fondements éthiques, et ils ne nous écoutent pas. » Pour cesser ce dialogue de sourds, il propose de changer radicalement d’approche : « Plutôt que de leur demander des réductions, peut-être devrions-nous leur demander des hausses », autrement dit d’augmenter leurs investissements dans les énergies propres. « Alors ils cesseront d’utiliser des énergies fossiles. […] Demandons des choses positives plus que des choses négatives, les investissements augmenteront et les émissions diminueront. »

Le pavillon de la Russie.

Le Maldivien a ensuite brocardé les « quatre pays qui nous prennent en otage », sous-entendu les États-Unis, la Russie, le Koweït et l’Arabie Saoudite, qui s’opposent à ce que la COP24, dans sa décision finale, « salue » (welcome) le rapport du Giec sur les 1,5 °C, préférant qu’elle en « prenne note » (note), une expression insuffisante aux yeux des pays insulaires et de l’Union européenne. Le royaume saoudien va jusqu’à contester les conclusions scientifiques du rapport : « Il vous montre uniquement les opportunités » qu’il y a à lutter contre le changement climatique mais « il ne vous en montre pas le coût », dénonce dans une interview au site Carbon Brief le délégué saoudien à la COP.

Le rapport du Giec toujours contesté par l’Arabie saoudite, les États-Unis et la Russie

Cette question de vocabulaire peut sembler cosmétique, mais elle revêt une grande importance car elle créera un précédent : quel avenir pour la lutte climatique si les États ne reconnaissent pas que la science est fondamentale et doit guider leur action ?

En fait, il n’y a pas vraiment 4 pays bloqueurs et 192 pays qui marcheraient tous main dans la main vers un accord idéal comme le laisse entendre Mohamed Nasheed. C’est le cas pour qualifier le rapport du Giec, mais pas sur la question du rulebook ou sur celle des financements.

De nombreux pays comme l’Inde, l’Afrique du Sud ou des pays en voie de développement craignent que les pays riches, en tête desquels les États-Unis et l’Australie, ne rabotent les financements : en volume, mais aussi en qualité. Certains s’inquiètent ainsi de la tendance croissante des pays développés à se défausser sur les investisseurs privés. Une question cruciale reste celle des pertes et préjudices (loss and damage) que les pays en voie de développement veulent absolument voir apparaître dans le rulebook, pour s’assurer qu’à l’avenir, les pertes irréversibles causées chez eux par des événements extrêmes seront prises en compte en tant que telles, et non pas incluses dans d’autres fonds, dédiés à l’adaptation au changement climatique.

Les économies émergentes (Brésil, Inde, Chine et Afrique du Sud) insistent quant à elles sur la flexibilité. Depuis les premières négociations climatiques en 1992, un principe important est celui des responsabilités communes mais différenciées (CBDR en anglais). En gros, cela signifie que les États sont tous responsables du réchauffement climatique, mais que leurs efforts doivent être modulés en fonction de leur responsabilité historique – les pays les plus anciennement industrialisés doivent faire plus – et des moyens dont ils disposent. Une fois que les États auront fixé leurs NDC, ils devront ensuite régulièrement évaluer leurs avancées. Ce que réclament les pays du Sud, c’est une flexibilité dans ces évaluations car ils jugent qu’ils n’auront pas les moyens financiers et techniques pour bien les faire. Mais un coup de théâtre survenu jeudi soir pourrait changer la donne : la Chine a annoncé qu’elle renonçait à cette exigence et acceptait d’obéir aux mêmes règles que les pays développés sur ce point.

Aucun ministre français dans le round final !

Une Coalition pour une haute ambition a été lancée mercredi par quelque 70 États, dont 11 Européens parmi lesquels la France et l’Allemagne. Elle ne réunit qu’un tiers des pays signataires de l’accord de Paris, alors que la coalition similaire lancée en 2015 comptait 118 nations, dont les 28 pays de l’UE.

L’Europe est très en retrait. Et la France brille par son absence ! Ni le ministre de la Transition écologique François de Rugy, ni la secrétaire d’État Brune Poirson — partie précipitamment mardi soir en raison de la crise des Gilets jaunes –- ne sont présents à Katowice ? Sans doute une première dans toute l’histoire des COP.

Jeudi soir, la présidence polonaise — critiquée par de nombreux observateurs pour son « inertie » et son échec à créer une dynamique ministérielle -– a enfin fini par publier un nouveau texte. Peu avant minuit, des experts commençaient à le décrypter, tout en se frottant les yeux, déjà gonflés de fatigue. Si certains points leur semblaient positifs, d’autres au contraire suscitaient leur inquiétude, comme la question des pertes et préjudices -– dont le traitement allait selon eux « décevoir les petites îles et les pays en voie de développement » — ou l’article 6, bourré de crochets, sur l’utilisation des marchés carbone et autres moyens de coopération. C’est sur cette base que les ministres devaient commencer vendredi à livrer bataille.


« Un désastre » : le nouveau barrage de la Turquie va submerger des milliers d’années d’histoire

Cette année, des villages et des sites antiques seront inondés par le nouveau barrage d’Ilısu, en Turquie. En Irak, il menace aussi l’un des plus grands sites culturels et écologiques de la planète

Un homme aide un enfant à marcher sur des planches pour rejoindre un « café » sur les eaux du Tigre, surplombé par Hasankeyf (AFP)
Kieran Cooke's picture
4 janvier 2019
Dernière mise à jour :
04 janvier 2019

Des milliers de personnes seront déplacées et leurs moyens de subsistance menacés. Certains des plus précieux trésors archéologiques du monde seront définitivement perdus. En Irak, les graves problèmes de pénurie d’eau vont encore s’aggraver.

Après des années de retards et, selon la rumeur, d’importants dépassements de budget, les ingénieurs achèveront prochainement les travaux du barrage d’Ilısu, dans le sud-est de la Turquie, à une courte distance de la frontière méridionale du pays avec l’Irak et la Syrie, et commenceront à remplir un réservoir de 400 km de long s’étendant le long du Tigre.

Les habitants de la zone, principalement des citoyens kurdes de Turquie, et ceux qui vivent de l’autre côté de la frontière, en particulier en Irak, observent la situation et attendent avec anxiété.

Le barrage d’Ilısu, d’une puissance de 1 200 mégawatts, large de près de deux kilomètres et d’une hauteur de 130 mètres, est une pièce maîtresse de ce qui est connu en turc sous le nom Güneydoğu Anadolu Projesi (GAP), ou projet d’Anatolie du sud-est.

Ankara affirme que le barrage est essentiel pour permettre le développement de l’une des régions les plus pauvres de Turquie. Il fournira de l’électricité pour les ménages, l’agriculture et l’industrie et créera des milliers d’emplois indispensables.

Dans un communiqué, le ministère turc des Affaires étrangères fait également état d’avantages pour l’environnement, notamment l’augmentation des réserves d’énergie propre et la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre.

De plus, il assure que les militants ont exagéré le nombre de villages et d’habitants qui seront touchés par le projet.

Les responsables turcs ont également cherché à répondre aux préoccupations concernant l’impact du barrage sur l’approvisionnement en eau de l’Irak.

En juin et octobre dernier, des responsables avaient déclaré que les projets concernant le remplissage du réservoir avaient été retardés en réponse aux préoccupations exprimées par l’Irak.

Mais beaucoup s’inquiètent encore vivement.

« L’ensemble du projet est un tel désastre, c’est si terrible », confie à Middle East Eye Ulrich Eichelmann, PDG de Riverwatch, une ONG basée à Vienne qui participe depuis de nombreuses années à une campagne internationale contre le projet d’Ilısu.

« Dans le sud-est de la Turquie, il submergera des milliers d’années d’histoire et en Irak, il menace des régions telles que les marais du sud du pays, l’un des plus grands sites culturels et écologiques de la planète. »

« C’est incroyable de penser que cela se produit au XXIsiècle. »

Des sites antiques sous l’eau

La ville de Hasankeyf, à environ 80 kilomètres en amont du barrage d’Ilısu, a 12 000 ans et est l’une des plus anciennes colonies du monde, toujours habitée, jadis étape sur la célèbre route de la soie.

Une fois le réservoir du barrage rempli, une grande partie de Hasankeyf, ainsi que certains de ses monuments antiques et des grottes néolithiques creusées dans les rives du Tigre, se retrouveront engloutis sous plus de 30 mètres d’eau.

D’autres villages et colonies le long du fleuve risquent de disparaître.

Vue d’ensemble de la ville antique de Hasankeyf au bord du Tigre (Reuters)

Les 3 000 habitants de Hasankeyf sont invités à s’installer dans de nouvelles maisons construites au-dessus de la ville existante. De nombreux habitants s’y opposent, affirmant que non seulement leur maison, mais des revenus tributaires du tourisme disparaîtraient.

« Les personnes qui n’ont pas de passé ne peuvent pas déterminer leur avenir », a déclaré l’an dernier un membre local du groupe de campagne de l’initiative Save Hasankeyf à DW, le média allemand.

« Ils ne détruisent pas seulement notre passé, mais également notre avenir en nous privant de cette source de revenus et de ce patrimoine. »

Les autorités turques sont en désaccord, affirmant que le réservoir attirera de nouveaux touristes dans la région, parmi lesquels des plongeurs désireux d’explorer les ruines submergées.

Ils ont également relogé plusieurs bâtiments et monuments historiques. Plus tôt ce mois-ci, des travaux ont débuté pour déplacer la dernière section de la mosquée Eyyubi, construite il y a 600 ans, dans un nouveau parc culturel de Hasankeyf au-dessus du niveau de l’eau.

John MacGinnis, archéologue basé au British Museum de Londres, faisait partie d’une équipe internationale qui a travaillé pendant de nombreuses années sur les fouilles archéologiques de Ziyaret Tepe, à environ 160 kilomètres en amont du barrage d’Ilısu.

« D’un point de vue archéologique, ce qui se passe est un désastre »

– John MacGinnis, archéologue

La majeure partie du site de Ziyaret Tepe, autrefois connu sous le nom de Tushan, sera inondée lors du remplissage du réservoir d’Ilısu.

Dans l’antiquité – il y a 2 800 ans – la colonie était une capitale provinciale de l’empire assyrien, un royaume centré sur le dénommé « croissant fertile » entre le Tigre et l’Euphrate et le plus grand empire que le monde ait jamais connu à l’époque.

« Toute cette zone fait partie d’une région où la civilisation est née et où il y a tellement de sites à explorer et autant de matériaux à analyser et à mettre au jour », souligne MacGinnis.

« Le problème, c’est qu’une grande partie des travaux de construction assyriens était faite d’argile et de boue – qui ne survivront pas sous l’eau et seront perdus à jamais. D’un point de vue archéologique, ce qui se passe est un désastre. »

Crise monétaire

La région autour d’Ilısu et de son réservoir s’est militarisée. Des rumeurs circulent, selon lesquelles le gouvernement aurait l’intention de se servir du barrage afin d’exercer un contrôle accru sur la population locale, principalement kurde.

Par le passé, le président Recep Tayyip Erdoğan a accusé des opposants à des projets de construction de barrages de soutenir le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), organisation interdite que la Turquie considère comme terroriste.

Depuis le début des travaux sur le projet Ilısu en 2006, celui-ci est également sujet à controverse et à des retards considérables.

Des gouvernements étrangers ont refusé des crédits à l’exportation. En 2009, des entreprises étrangères se sont retirées du projet en raison du non-respect par la Turquie de divers critères contractuels en matière d’environnement et autres, et de la pression exercée par des ONG locales et internationales.

Les banques étrangères ayant refusé de soutenir le projet, le gouvernement a fait pression sur les banques turques pour qu’elles apportent des fonds.

Une crise sur le marché financier turc plus tôt cette année, avec la chute de la valeur de la lire, a entraîné des retards et des dépassements de coûts pour un certain nombre de projets gigantesques et prestigieux entrepris par le gouvernement d’Erdoğan.

Le coût du barrage d’Ilısu est officiellement évalué à 1,5 milliard de dollars, bien que des observateurs estiment que la facture finale pourrait être considérablement plus élevée. Ses détracteurs se plaignent de l’absence de transparence concernant le financement du projet et la manière dont les différents contrats ont été attribués.

« Puissance hydro-hégémonique »

L’année dernière, en plein milieu de la pire sécheresse qu’a connue l’Irak depuis 80 ans, les niveaux d’eau du Tigre en Irak, en aval du barrage d’Ilısu, ont atteint des gouffres sans précédent.

Pour la première fois de mémoire d’homme, les habitants de Bagdad ont découvert qu’ils pouvaient traverser la rivière à pied. Les niveaux de l’eau sur l’Euphrate ont également chuté de façon spectaculaire.

Une grave crise de l’eau s’est développée, l’agriculture dans le sud de l’Irak étant particulièrement touchée.

À eux deux, le Tigre et l’Euphrate fournissent plus de 90 % de l’eau en Irak. La pollution des deux fleuves augmente à mesure que les pesticides et les engrais utilisés dans les projets d’irrigation en Turquie et en Irak refluent dans le réseau hydrographique.

L’Irak n’a pas tardé à reprocher à la Turquie ses problèmes d’eau estivaux.

Chez les universitaires qui écrivent sur les conflits transfrontaliers liés à l’eau, la Turquie sert d’exemple de « puissance hydro-hégémonique », citant le projet GAP comme « exemple parfait » de « grande infrastructure permettant de capturer des ressources et de modifier de manière significative la nature de la rivalité concernant l’eau au profit du constructeur ».

Les responsables turcs ont toutefois souligné qu’ils souhaitaient s’assurer que l’eau soit partagée de manière « équitable, raisonnable et optimale ».

Ils soutiennent également que le barrage permettra de gérer et de contrôler le débit de l’eau de manière à ce que cela profite à la fois à la Turquie et à ses voisins.

Des enfants vont chercher de l’eau dans un affluent du Tigre, près de Mossoul, en 2017 (AFP)

Au cours de l’été, des responsables turcs ont déclaré que le gouvernement avait accepté de reporter le remplissage du barrage d’Ilısuen réponse aux préoccupations de l’Irak.

Fatih Yildiz, ambassadeur d’Ankara à Bagdad, a déclaré que la décision avait été prise par Erdoğan lui-même.

« À partir de ce moment, les eaux du Tigre sont transférées en Irak sans en toucher une goutte à Ilısu », a écrit Yildiz sur Twitter.

Mais les hydrologues soulignent qu’il s’agissait d’un geste vide de sens à maints égards : pendant les mois d’été, lorsque l’annonce a été faite, peu d’eau était disponible pour le remplissage.

À LIRE ► Hasankeyf, la ville de 12 000 ans que la Turquie veut engloutir

La Turquie ne devrait probablement commencer ses activités à Ilısu qu’après la fonte des neiges, au printemps, à la source du Tigre.

La cause de la sécheresse en Irak et du niveau excessivement bas du Tigre n’est pas imputable exclusivement au barrage d’Ilısu.

L’Iran a également construit un certain nombre de barrages sur des affluents qui se jettent dans le Tigre, détournant de l’eau pour ses propres projets agricoles.

L’Irak s’inquiète plus particulièrement de la construction en Iran du barrage à grande échelle de Daryan.

L’Irak est en guerre ou sous le coup de sanctions économiques paralysantes depuis près de 30 ans. Il est encore en train de se rétablir après avoir vu environ un tiers de son territoire, y compris le barrage de Mossoul, envahi en 2014 par des combattants du groupe État islamique (EI), en retrait depuis l’an dernier, mais qui continuent de menacer la sécurité.

Une grande partie de ses infrastructures, y compris les systèmes d’approvisionnement en eau, ont été détruites. La corruption et une mauvaise gestion chronique ont également contribué aux pénuries d’eau.

Le changement climatique pourrait rendre les barrages inutiles

Avec la perspective du changement climatique, toute la région risque d’être confrontée à un avenir dans lequel les températures vont probablement grimper et les précipitations diminuer, ce qui entraînera de nouvelles baisses du niveau des rivières.

L’Irak est considéré comme le pays du Moyen-Orient le plus vulnérable au changement climatique.

Une grande partie du sud du pays est déjà en train de s’assécher, notamment les célèbres marais autour de Bassora, qui abritent une civilisation unique et un site du patrimoine mondial de l’UNESCO. L’augmentation de la salinité empoisonne les réseaux hydrographiques et les terres.

Pendant l’été 2018, l’Irak a connu, de mémoire d’homme, sa pire sécheresse (Reuters)

Les changements climatiques pourraient également avoir de graves conséquences sur le barrage d’Ilısu et sur l’ensemble du projet GAP en Turquie.

« Les barrages sont construits sur la base de certaines projections concernant les débits d’eau et les précipitations dans leurs bassins versants », explique un climatologue qui a souhaité rester anonyme en raison des sensibilités inhérentes aux recherches dans la région.

« Et si les chutes de neige diminuaient dans les montagnes du Taurus et du Zagros en Turquie, lesquelles alimentent les niveaux d’eau dans l’Euphrate et le Tigre ? Et si la température continue d’augmenter et que l’évaporation dans les réservoirs s’accélère ? »

« Alors, tous les bâtiments du barrage, les inondations de terres, les déplacements de population et la submersion de civilisations antiques – cela aura en grande partie été vain. »

 

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/un-d-sastre-le-nouveau-barrage-de-la-turquie-va-submerger-des-milliers-d-ann-es-d

Gilets jaunes: ce tweet moqueur de Trump pour tacler Macron sur l’accord de Paris

French President Emmanuel Macron listens as President Donald Trump speaks during a news conference in the East Room of the White House, Tuesday, April 24, 2018, in Washington. (AP Photo/Evan Vucci)

Gilets jaunes: ce tweet moqueur de Trump pour tacler Macron sur l’accord de Paris

© AP Photo / Evan Vucci
International

URL courte
Mouvement des «gilets jaunes» en France et en Belgique (144)
32725

Les manifestations d’envergure qui se déroulent actuellement en France pour protester contre la hausse des prix du carburant attestent de la bonne décision des États-Unis de sortir de l’accord de Paris sur le climat, a déclaré Donald Trump.

Le dirigeant américain s’est exprimé sur les manifestations des Gilets jaunes qui se déroulent en France depuis mi-novembre afin de protester contre la décision gouvernementale d’augmenter les prix du carburant.

​«Je suis content que mon ami Emmanuel Macron et les protestataires à Paris soient tombés d’accord avec la conclusion à laquelle j’avais abouti il y a deux ans. L’accord de Paris comporte une profonde faille car il relève les prix de l’énergie pour les pays responsables et, dans le même temps, il disculpe certains des plus grands pollueurs au monde», a écrit Donald Trump sur son compte Twitter.

​«Je veux de l’air et de l’eau purs et j’ai beaucoup progressé dans l’amélioration de l’environnement en Amérique. Mais les contribuables américains — et les travailleurs américains — ne devraient pas payer pour nettoyer la pollution d’autres pays», a-t-il également affirmé, faisant référence à sa décision de sortir les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, annoncée en 2017.

En France, après une première manifestation qui s’est déroulée le 17 novembre, des membres du mouvement des Gilets jaunes ont organisé le troisième acte de leur mobilisation le samedi 1er décembre. Dénonçant à l’origine la hausse des carburants, ils expriment désormais une colère sociale bien plus profonde.Le dernier rassemblement a été marqué par d’importantes violences urbaines dans la capitale française. Elles ont fait 133 blessés, dont 23 membres des forces de l’ordre, et ont conduit au placement en garde à vue de 378 personnes sur les 412 interpellées, selon un bilan communiqué par la préfecture de police dimanche.

https://fr.sputniknews.com/international/201812051039178110-macron-trump-france-usa-gilets-jaunes-climat/

Publicités

Revue de presse nationale et internationale.

Publicités