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Les multinationales françaises à l’offensive contre la transition écologique

Les multinationales françaises à l’offensive contre la transition écologique

mercredi 15 avril 2020, par Maxime CombesMots-clés > FinanceÉcologie et SociétéCampagne > Justice sociale et climatique

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Article initialement publié dans Basta !

Un document révèle le lobbying mené actuellement par les grandes entreprises françaises auprès de la Commission, notamment du secteur automobile, pour reporter ou annuler toute régulation européenne en matière climatique ou écologique. Bien loin de l’image verte qu’elles tentent de se donner dans les médias.

Les dirigeants des entreprises multinationales françaises Renault, L’Oréal, Danone, Saint Gobain, Nestlé, Engie et Suez viennent de signer une tribune dans Le Monde et plusieurs médias européens, aux côtés notamment de Pascal Canfin (député européen LREM, ex-écologiste), Laurent Berger (secrétaire général de la CFDT), Elisabeth Borne (ministre de la Transition écologique) ou encore Yannick Jadot (député européen écologiste), appelant à mettre en œuvre des «  investissements pour la relance verte et la biodiversité  », qui doivent « servir d’accélérateurs de la transition vers la neutralité climatique et des écosystèmes sains ».

Au même moment, ces mêmes entreprises multinationales, et de nombreuses autres, regroupées au sein de l’Association française des entreprises privées (AFEP) [1], font du lobbying auprès de la Commission européenne pour obtenir le report ou l’annulation de nombreuses initiatives de transition écologique que la Commission envisageait de mettre en œuvre dans le cadre du Pacte vert européen. Ce « Green deal européen » a pour ambition d’orienter l’ensemble des politiques publiques européennes vers la lutte contre le réchauffement climatique. Il est d’ailleurs présenté par les auteurs de la tribune comme ayant «  le potentiel pour reconstruire notre économie sur la base d’un nouveau modèle de prospérité ».

Aides publiques aux gros pollueurs jugées « indispensables »

Rendu public par le média Contexte, le document de l’AFEP est pourtant très clair : au nom de l’urgence économique, les dirigeants des multinationales françaises proposent tout simplement de reporter de plusieurs mois ou années toute nouvelle régulation européenne en matière écologique ou climatique. La directive sur les émissions industrielles pour réduire les polluants et gaz à effet de serre (GES) ? « Ce n’est pas le moment de modifier un cadre juridique qui est efficace et a fait ses preuves », affirme l’AFEP qui préconise un report d’au moins un an, alors que tous les experts appellent à un durcissement des règles. Même demande sur le nouveau plan d’action sur l’économie circulaire (pour limiter les déchets et l’obsolescence des produits ou favoriser le recyclage et les filières courtes).

Plus explicite encore : alors que la Commission envisage de se doter d’objectifs de réduction d’émission de GES plus ambitieux à l’horizon 2030, l’AFEP préconise de prendre le temps « d’une analyse d’impact approfondie » qui ne serait rendue publique qu’en 2021. Les dirigeants des multinationales françaises veulent reporter aussi longtemps que possible toute augmentation de l’ambition climatique européenne.

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Extrait du document de l’AFEP révélé par le site d’information Contexte le 14 avril 2020

Enfin, l’AFEP demande à la Commission européenne de « traiter en priorité la question du maintien des quotas gratuits et des aides d’État » : les industriels français veulent continuer à bénéficier de subventions pour payer la taxe carbone bien moins cher que les ménages français, ce qui revient à les subventionner lorsqu’ils rejettent des émissions de GES dans l’atmosphère. Ces aides publiques aux gros pollueurs sont jugées « indispensables pour une partie de l’industrie  ». Business Europe, l’équivalent du Medef européen désormais dirigé par Pierre Gattaz, a transmis des demandes similaires de reports au Commissaire en charge du Green Deal européen, Frans Timmermans.

L’AFEP ne veut pas reporter ou édulcorer les seules mesures écologiques. En matière de fiscalité, l’AFEP propose de reporter d’un an « l’obligation de reporting électronique » ainsi que la mise en œuvre de la directive sur l’échange automatique et obligatoire d’informations dans le domaine fiscal. Deux éléments clefs pour que les pouvoirs publics puissent œuvrer de manière efficace contre l’évasion fiscale. L’AFEP demande également la suspension des négociations sur la fiscalité internationale à l’OCDE.

Accélérer les mesures économiques qui renforcent les intérêts des multinationales

La note évoque également plusieurs mesures qu’il faudrait « accélérer » : le lobby administré par Axa, BNP-Paribas, L’Oréal, Korian (groupe privé gérant de nombreux Ephad), Total ou encore Sanofi, demande à être associée à la « co-construction des solutions de sortie de crise », à limiter les investissements directs étrangers et à défendre leurs parts de marché sur les marchés européens. En résumé, l’AFEP veut que Bruxelles préserve ou renforce les positions et intérêts des multinationales, sans prendre des mesures climatiques qui pourraient les indisposer.

Bien moins connue que le Medef, l’AFEP est pourtant le grand lobby des grandes entreprises françaises. Elle réunit presque tous les patrons du CAC 40 et de grandes entreprises étrangères ayant une présence importante en France. En 2018, elle a déclaré à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique dépenser plus d’un million et demi d’euros et disposer de 12 personnes pour faire du lobbying en France.

Tout récemment, elle a obtenu de Bruno Le Maire et de l’exécutif français qu’ils ne légifèrent pas sur l’interdiction des dividendes comme cela avait été évoqué par le gouvernement. Plusieurs de ses membres éminents, notamment le groupe L’Oréal dont le PDG Jean-Paul Agon est signataire de la tribune initiée par Pascal Canfin, et Plastic Omnium dont le PDG Laurent Burelle préside l’AFEP, prévoient toujours de verser de jolis pactoles à leurs actionnaires. A l’intérêt général, les membres de l’AFEP semblent décidément préférer choyer leurs actionnaires.

P.-S.

CC FlickR

Notes

[1L’AFEP comprend 113 entreprises membres, dont 97 françaises, parmi lesquelles Airbus, BNP Paribas, Total ou encore Vinci

https://france.attac.org/nos-idees/mettre-au-pas-la-finance-les-banques-et-les-transnationales/article/les-multinationales-francaises-a-l-offensive-contre-la-transition-ecologique

La Chine veut interdire le plastique à usage unique

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La Chine veut interdire le plastique à usage unique

Logo Business AMPOLITIQUE

20/01/2020 | Willem De Maeseneer | 3 min de lecture

La décharge de Ji’nan City, en Chine. ISOPIX

Le pays, qui est l’un des plus grands consommateurs et producteurs de plastique au monde, veut réduire drastiquement l’utilisation du plastique.

La Chine a annoncé lundi son intention d’imposer des restrictions sur la production, la vente et l’utilisation des plastiques à usage unique.

La ‘Commission nationale pour le développement et la réforme’, un organisme gouvernemental chargé de l’innovation sociale, et le ministère de l’Environnement veulent interdire les sacs en plastique dans toutes les villes chinoises d’ici 2022.

L’utilisation d’articles en plastique dans les restaurants, tels que les couverts et les bocaux, devrait être réduite de 30 % d’ici 2025. Pour les pailles, l’interdiction devrait tomber fin de cette année.

Cette décision du gouvernement chinois répond aussi d’une nécessité: il devient de plus en plus difficile de traiter les déchets générés par les 1,4 milliard d’habitants. La plus grande décharge du pays – d’une taille équivalant une centaine de terrains de football – est complètement remplie, avec 25 ans d’avance sur le calendrier.

Une tendance régionale

Il semble que ce soit une tendance en Asie du Sud-Est : la Thaïlande a annoncé au début de l’année l’interdiction des sacs en plastique dans les grands magasins. L’interdiction complète dans tout le pays est prévue pour 2021.

La capitale indonésienne Jakarta interdira également les sacs plastiques à usage unique dans les grands magasins, les supermarchés et les marchés traditionnels d’ici juin 2020. L’île indonésienne de Bali a également rendu illégal le plastique à usage unique.

Dumping vers la Malaisie

La Malaisie a renvoyé 150 conteneurs de déchets plastiques importés illégalement dans leur pays d’origine, notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni.

‘Nous prendrons les mesures nécessaires pour que la Malaisie ne devienne pas la décharge du monde’, a déclaré lundi le ministre de l’Environnement Yeo Bee Yin. Elle a ajouté qu’il était prévu de retourner d’autres contenants dans un avenir rapproché.

Depuis 2018, date à laquelle la Chine a cessé de les importer, les pays riches envoient leurs déchets plastiques en Malaisie. Le gouvernement malaisien dit maintenant qu’il ne peut plus gérer cet afflux, parfois amené sans les permis nécessaires.

Source: BBC

https://fr.businessam.be/la-chine-veut-interdire-le-plastique-a-usage-unique/

Greta Thunberg est-elle une marionnette de Poutine? Un politicien allemand exige des réponses

Greta Thunberg est-elle une marionnette de Poutine? Un politicien allemand exige des réponses

Image de profil pour l'utilisateur Tyler Durden

par Tyler DurdenMer. 16/10/2019 – 04:150ACTIONSTwitterFacebookRedditEmailPrint

Le président russe Vladimir Poutine a peut-être ouvertement fait honte à Greta Thunberg, une militante écologiste âgée de 16 ans, pour avoir accusé de manière sélective tout le monde, sauf la Chine, de pollution, mais un politicien allemand a suggéré que le Kremlin ait effectivement « financé et dirigé » son mouvement écologiste .

Dans une lettre à la Commission européenne , le député européen Jörg Meuthen de Alternative for Deutschland (AfD) a remis en question les mesures prises par l’Europe pour « éviter les menaces hybrides » qui pourraient « influencer le processus de décision, affaiblir les sociétés et miner l’unité ».

Meuthen signale ensuite plusieurs campagnes, telles que le mouvement de protestation à l’école « Les vendredis pour l’avenir » de Thunberg, ainsi que celles de Greenpeace et des bateaux de sauvetage d’ONG en Méditerranée. Il demande ensuite si l’Union européenne a enquêté sur lesdites campagnes et, dans l’affirmative, souhaiterait savoir ce qu’elles ont conclu.

Enfin, il demande si la Commission peut  » exclure la possibilité que ces campagnes soient financées et dirigées par la Russie  » .

Shirley, tu dois plaisanter …

Si Thunberg est une marionnette de Poutine, il doit clairement manifester de la sympathie pour le vengeur écologique autiste. Après avoir fait honte à l’ONU, plus tôt ce mois-ci, pour « avoir gâché son enfance », Poutine lui a fait honte en disant:  » Bien sûr, Greta est gentille, mais les émotions ne devraient pas contrôler ce problème . »

ABC News@ABC

Swedish climate activist Greta Thunberg at #UNGA: « This is all wrong…You all come to us young people for hope. How dare you! You have stolen my dreams and my childhood with your empty words—and yet, I’m one of the lucky ones. » https://abcn.ws/2mAhgB1 26,3 k16:46 – 23 sept. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité10,5 k personnes parlent à ce sujet

 » Allez expliquer aux pays en développement pourquoi ils devraient continuer à vivre dans la pauvreté et ne pas ressembler à la Suède « , a-t-il ajouté, avant de dire qu’il était déplorable que certains groupes utilisent Thunberg pour atteindre leurs propres objectifs .

https://www.zerohedge.com/geopolitical/greta-thunberg-putin-puppet-german-politician-demands-answers

Comptes à Rebours, Hubert Védrine

Comptes à Rebours, Hubert Védrine

Matteo Gruszewski 17 septembre 2019 Fiches de lecture Leave a comment

Hubert Védrine est un diplomate français, diplômé de Sciences Po et de l’ENA. Il fut Secrétaire général de l’Elysée sous Mitterrand (1991-1995) puis Ministre des Affaires étrangères sous Jacques Chirac (1997-2002). Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages. “Comptes à rebours” a été publié en 2008 aux Editions Fayard.

Couverture de l'ouvrage "Comptes à rebours"
“Comptes à Rebours” d’Hubert Védrine a été publié en 2018 aux éditions Fayard.

Dans cet essai publié en 2018, Hubert Védrine établit les trois “comptes à rebours” globaux dont la prise en compte, impérative, va s’imposer dans les considérations géopolitiques et géoéconomiques. Ces “comptes à rebours” se superposent au désordre mondial. Ils occupent une place transversale dans l’actualité géopolitique et surplombent les crises et les perturbations du monde. L’ensemble est évidemment interconnecté. Les dynamiques s’entrelacent et s’entrechoquent, comme des “réactions chimiques plus ou moins contrôlées et dont la solution demeure aléatoire”. Tout en analysant ce monde semi-chaotique voire “chaotique” (Antonio Gutierres), Hubert Védrine s’interroge sur le rôle qu’auront à jouer les Etats-Unis, l’Europe, la France et remet en question l’idée de “communauté internationale”. 

Comptes à rebours 

Hubert Védrine met en exergue trois phénomènes, d’ampleur globale, à la fois latents et en cours. Trois ”comptes à rebours” : l’urgence écologique, l’explosion démographique et le choc numérique. Trois axes qui vont modeler l’espace géopolitique mondial. 

D’abord, le problème écologique est posé au-dessus de tous les autres. Le dérèglement climatique, l’effondrement de la biodiversité, l’épuisement des ressources et les autres conséquences sanitaires de l’activité humaine, polluante et néfaste, compromettent nettement la vie sur Terre – surtout si ce mode de vie est élargi à 10 milliards d’habitants en 2050. Face à cet impératif vital, Védrine anticipe sans l’affirmer une “écologisation” des sociétés. En résulterait un renouvellement de l’ordre international autour de la prise en compte de notre patrimoine commun, avec des “Etats voyous” dérogeant aux principes écologiques, et des États modèles. 

Ensuite, l’explosion démographique. Elle se chiffrerait à 10 milliards d’individus en 2050 dont 2,4 milliards d’Africains (soit 25% de la population mondiale) et une population européenne stagnante à 500 millions – d’où la perspective d’un “suicide démographique européen”. On assistera de facto à une saturation des foyers de peuplement de l’ancien “Sud”. Cela entraînera des mouvements migratoires massifs et étalés qu’il faudra correctement appréhender.

Enfin, le choc numérique. Ce dernier appartient au passé et au futur. On a conscience du phénomène mais sans savoir quelles seront les implications du développement des nouvelles technologies, de l’intelligence artificielle, du transhumanisme, du big data, de l’ultra-connectivité. On en aperçoit des signes avant-coureurs mais les avis divergent entre les plus alarmistes et les plus confiants. Néanmoins, Védrine souligne que notre perpétuelle connectivité alimente les désirs d’une démocratie participative, voire en fait une réalité potentielle. Il alerte des risques d’une telle situation qui aboutirait à “une dictature de tous sur chacun” et appelle à une réhabilitation de la démocratie représentative – tâche compliquée, au vu de la déliquescence des élites.

Désordre

Parallèlement aux “comptes à rebours”, Védrine plante le décor géopolitique mondial qui les accompagne. Contestant les théories de monde multipolaire, unipolaire ou de terre plate, Hubert Védrine considère que c’est le désordre qui prédomine sur la géopolitique mondiale. La situation présente est plus proche du clash d’Huntington que de la Fin de l’histoire de Fukuyama.  L’hégémonie totale de l’“hyperpuissance” américaine (Hubert Védrine, 1997) est révolue. Celle de la Chine s’affirme économiquement et militairement, sans le prosélytisme de valeurs qui semble propre à l’Occident. La Russie revient sur la scène et fait preuve de son pouvoir de nuisance. Le terrorisme islamiste globalisé à implantation locale, perpétré par une petite minorité de musulmans fondamentalistes mais affectant la grande majorité des musulmans “normaux” (Rached Ghanouchi), ne sera vaincu qu’au bout d’une longue lutte interne à l’islam. Les mouvements migratoires s’intensifient, déstabilisant pays d’arrivée comme pays de départ et de transit. 

Quelle place pour l’Occident ? 

Les Etats-Unis sont “humiliés”. Le nouveau désordre mondial et leur déclin relatif ne leur permettent plus d’assurer leur rôle de “reluctant sheriff”. Les oscillations politiques de la puissance sont des symptômes probants de l’angoisse américaine. D’une part, on a le balancier électoral américain avec un vote quasi systématique pour le parti opposé au candidat sortant. D’autre part, la politique étrangère des Etats-Unis est tenaillée entre multilatéralisme et interventionnisme teinté d’idéalisme wilsonien versus repli sur soi et isolationnisme de l’“America first”. Reste malgré tout la puissance californienne des GAFAM, artisans et champions du choc numérique. Mais leur  réalité demeure cependant bien éloignée de l’Amérique déclassée de Trump. 

Quant à l’Europe, elle souffre d’une désillusion qu’elle peine à admettre. L’avant-gardiste projet européen d’un monde constitué d’Etat post-modernes à la souveraineté diluée dans une “gouvernance mondiale” a fait long feu.  Le projet n’a même pas convaincu le(s) peuple(s) européen(s). Les identités ont résisté. Les extrêmes ont su profiter du fossé entre élites européistes et populations se percevant méprisées de l’intérieur et menacées de l’extérieur.  Et il n’y a pas de gouvernance mondiale à proprement parler. 

Quels positionnements l’Europe et la France peuvent-elles adopter? Hubert Védrine préconise la formulation d’une pensée stratégique européenne. Selon lui, il faut se désaligner des Etats-Unis (“ami, alliés, mais pas alignés”), développer sur fond de realpolitik un partenariat avec la Russie tout en restant “ferme, dissuasif et vigilant”, approfondir la coopération avec l’Afrique (par politiques régionales adaptées à l’immensité du continent et non par une politique globale) sur les questions économiques, militaires et surtout migratoires. Védrine propose un plan de sauvetage de l’Union (“pause, conférence, refondation”) et appelle surtout à un renforcement de l’espace Schengen dont les défauts sont à l’origine de tant de maux. Il faut que l’Europe se réveille avant qu’il ne soit trop tard.

Conclusion

Ce dense essai d’Hubert Védrine , pétri de réalisme et à tendance alarmiste, propose une vision globale des rapports de force mondiaux ainsi que des perspectives sur leur évolution. La synthèse est claire et concise. Cependant, mis à part les trois “comptes à rebours” dont la trouvaille ne constitue pas non plus une rupture dans les considérations géopolitiques actuelles, le livre n’apporte pas une conceptualisation nouvelle. En effet, les thèmes abordés, pour la plupart, soit font écho à de précédents écrits d’Hubert Védrine, soit sont traités de manière factuelle, s’apparentant alors plus à un manuel scolaire qu’à un essai. 

Sources :

Macron accuse Bolsonaro d’avoir «menti» sur le climat, la France s’oppose à l’accord UE-Mercosur

Macron accuse Bolsonaro d’avoir «menti» sur le climat, la France s’oppose à l’accord UE-Mercosur

  • Par  François-Xavier Bourmaud 
  • Mis à jour le 23/08/2019 à 20:30 
  • Publié le 23/08/2019 à 14:04
Emmanuel Macron et Jair Bolsonaro lors du G20 d'Osaka, le 28 juin 2019.

L’Elysée estime que le président brésilien Jair Bolsonaro n’a pas «respecté ses engagements climatiques, y compris les incendies». «Dans ces conditions, la France s’oppose à l’accord Mercosur en l’état», a poursuivi la présidence française.

Envoyé spécial à Biarritz

Le « champion de la Terre » est de retour. À la veille de l’ouverture officielle du G7 à Biarritz, Emmanuel Macron a déclenché une crise diplomatique avec le Brésil, sur fond d’incendies spectaculaires dans la forêt amazonienne. « Notre maison brûle. Littéralement », avait tweeté jeudi soir Emmanuel Macron, reprenant les mots de Jacques Chirac lors d’un discours sur le climat prononcé en 2002 à Johannesburg. « L’Amazonie, le poumon de notre pla­nète, qui produit 20 % de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour en parler. »Sponsorisé par KiaLe nouveau Kia e-Niro, le crossover 100% éléctrique dès 397 €/mois !

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Emmanuel Macron@EmmanuelMacron

Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence. #ActForTheAmazon

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50,7 k21:14 – 22 août 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité29,1 k personnes parlent à ce sujet

Fureur du président brésilien d’extrême droite, qui a immédiatement accusé Emmanuel Macron d’« instrumentaliser une question intérieure au Brésil et aux autres pays amazoniens pour des gains politiques personnels ». Au passage, Jair Bolsonaro a dénoncé l’attitude française qui lui évoquait « une mentalité colonialiste dépassée au XXIe siècle ». La réplique ne s’est pas fait attendre.

» VOIR AUSSI – Incendies en Amazonie : Jair Bolsonaro reproche à Emmanuel Macron son «état d’esprit colonialiste»Incendies en Amazonie : Jair Bolsonaro reproche à Emmanuel Macron son «état d’esprit colonialiste»Les incendies font rage en Amazonie depuis juillet, et Emmanuel Macron a averti le 22 août : « C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence. »SharePauseUnmuteCurrent Time 0:18/Duration 0:54Loaded: 100.00% Quality LevelsFullscreen

La France boycotte l’accord Mercosur

Accusant Jair Bolsonaro d’avoir « menti » sur ses engagements en faveur du climat, Emmanuel Macron a annoncé que la France s’opposerait à la signature de l’accord avec le Mercosur, un traité de libre-échange entre l’Europe et plusieurs pays d’Amérique du Sud, dont le Brésil. « L’Amazonie est en feu et Jair Bolsonaro reste inactif sur le climat alors qu’il s’y était engagé, déplore un proche du chef de l’État. Il est dans le déni sur le sujet du réchauffement climatique. Les décisions et propos du Brésil ces dernières semaines montrent bien que le président Bolsonaro a décidé de ne pas respecter ses engagements climatiques ni de s’engager en matière de biodiversité. »

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Dans sa passe d’arme contre le Brésil et dans sa volonté d’inscrire le sujet des feux en Amazonie à l’agenda du G7, le président de la République a déjà reçu le soutien de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne. « La chancelière soutient complètement le président français », a assuré le porte-parole d’Angela Merkel. Le gouvernement allemand a cependant précisé dans la soirée que la décision du président français «n’est pas la réponse appropriée» aux incendies dans la forêt amazonienne. «L’échec de la conclusion de l’accord Mercosur ne contribuerait pas à réduire le défrichement de la forêt tropicale au Brésil», a-t-il ajouté, soulignant que l’accord «contient un chapitre ambitieux sur le développement durable, avec des réglementations contraignantes sur la protection du climat».

Le nouveau premier ministre britannique, Boris Johnson, a de son côté tweeté : « Les feux de forêt qui ravagent la forêt amazo­nienne ne sont pas seulement bouleversants, il s’agit également d’une crise internationale. » Il a ajouté que son pays est « prêt à fournir toute l’aide nécessaire pour les maîtriser et contribuer à protéger l’une des grandes merveilles de la planète ».

Boris Johnson@BorisJohnson

The fires ravaging the Amazon rainforest are not only heartbreaking, they are an international crisis. We stand ready to provide whatever help we can to bring them under control and help protect one of Earth’s greatest wonders.21 k17:25 – 23 août 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité6 698 personnes parlent à ce sujet

Dans un entretien à Konbini vendredi soir, Emmanuel Macron a également appelé à «trouver la bonne gouvernance de l’Amazonie», en associant davantage les ONG et les peuples autochtones. «On doit trouver ce que j’appellerais la bonne gouvernance de l’Amazonie. C’est-à-dire qu’il faut associer les ONG, il faut associer les peuples autochtones beaucoup plus qu’on ne le fait et il faut stopper un processus de déforestation industrialisé (…) où on a véritablement un écocide qui est en train de se développer à travers l’Amazonie et pas simplement au Brésil», a déclaré le président français.

L’approbation de Nicolas Hulot

Pour Emmanuel Macron, l’occasion est inespérée de repeindre en vert un sommet de G7 qui s’annonçait une nouvelle fois décevant sur le volet environnemental, à part peut-être la signature d’une charte de la biodiversité – « premier engagement pris à ce niveau en la matière », selon le président. Pour le reste, « je souhaite pouvoir finir de convaincre tous les partenaires qui seront là, y compris ceux qui ne sont pas formellement membres du G7 (Afrique du Sud, Chili, Inde, Australie), du relèvement de leur niveau d’ambition » sur la lutte contre le réchauffement climatique, avait prudemment expliqué le chef de l’État mercredi lors d’une rencontre avec la presse. Avec les feux en Amazonie et la crise diplomatique qui a suivi, voilà désormais le sujet au cœur du sommet de Biarritz.

» LIRE AUSSI – Feux en Amazonie: «une situation d’urgence» qui doit être discutée au G7

Vendredi, l’Élysée a fait savoir que le G7 travaillait à des « initiatives concrètes » pour lutter contre les feux en Amazonie. Le refus de signer l’accord Mercosur en est une première, mais pour l’instant franco-française. Elle a déjà provoqué un effet inattendu sur la scène politique intérieure alors que le chef de l’État s’efforce de mettre l’accent sur l’écologie. Car, avec son annonce, Emmanuel Macron a «récupéré » Nicolas Hulot.

Presque un an jour pour jour après sa démission surprise du ministère de l’Écologie, pour dénoncer le manque d’ambition du gouvernement sur l’environnement, l’ancien animateur d’« Ushuaïa » a salué la décision du chef de l’État. « Une première étape essentielle, selon Nicolas Hulot. Elle doit être suivie de sanctions commerciales interdisant importations de produits agricoles brésiliens pour tenter de stopper la déforestation. »

«Make Amazonie green again»

L’annonce prend aussi à revers l’ensemble des partis de gauche et les écologistes qui s’opposaient jusqu’alors au Mercosur. Et permet à Emmanuel Macron de revêtir son costume de « champion de la Terre » sur la scène nationale au moment où la défense de l’environnement s’impose parmi les préoccupations des Français. Lorsque le titre lui avait été décerné en septembre 2018 à New York, à l’occasion de la deuxième édition du One Planet Summit, il lui avait surtout valu quolibets et moqueries. L’ONU voulait alors récompenser son action en faveur du climat, notamment dans la foulée du « Make our planet great again » lancé à Donald Trump après son retrait de l’accord de Paris. À Biarritz, ce sera plutôt : « Make Amazonie green again ».

» LIRE AUSSI – Amazonie: «Les mégafeux montrent notre rapport complètement détraqué à la nature»

François-Xavier Bourmaud

http://www.lefigaro.fr/international/macron-accuse-bolsonaro-d-avoir-menti-sur-le-climat-la-france-s-oppose-a-l-accord-ue-mercosur-20190823?utm_source=app&utm_medium=sms&utm_campaign=fr.playsoft.lefigarov3&fbclid=IwAR3MS4oFn7YM3DEZGdd0r_n_HZxlw3Dw5nOQ9W13W8dRfSoihlOOVyz2pA8

Climat : cessons le catastrophisme, misons sur la technologie !

6 JUILLET 2019

Climat : cessons le catastrophisme, misons sur la technologie !

Source https://unsplash.com/photos/I0_Ptnxe-5s

Une étude réalisée par le think tank australien Breakthrough annonce la fin de la civilisation à l’horizon 2050. Les progrès technologiques, et non l’alarmisme, aideront à lutter contre le changement climatique.

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Par Chelsea Follett.

Une étude publiée le 30 mai par le think tank australien Breakthrough – National Centre for Climate Restoration s’inquiète de ce que « les systèmes humains et planétaires atteignent un point de non-retour d’ici le milieu du siècle, avec la perspective d’une Terre en grande partie inhabitable provoquant l’effondrement des nations et de l’ordre international ». Cette vision apocalyptique de l’année 2050 s’inscrit dans une longue tradition de catastrophismes contre-productifs.

Dernièrement, Joe Biden, l’ancien vice-président et candidat à la primaire démocrate, a situé le « point de non-retour » encore plus tôt, dans seulement douze ans. « La façon dont on va agir ou échouer à agir au cours des douze prochaines années déterminera les conditions de vie sur notre planète »a-t-il dit il y a quelques jours.

Les problèmes environnementaux sont bien réels, mais les alarmistes ne rendent pas service à la cause en utilisant un discours cataclysmique pour décrire le futur proche.

DES PROPHÈTES DE MALHEUR

Comme l’a souligné Steven Pinker de l’Université Harvard dans son livre Enlightenment Now, la recherche en psychologie a montré que « les gens sont plus disposés à reconnaître le réchauffement climatique si on leur dit que le problème peut être résolu par des innovations politiques et technologiques au lieu de les alerter sur de terribles catastrophes ».

Mais au lieu de se concentrer sur des solutions, comme l’énergie nucléaire qui n’émet pas de CO2 et d’autres avancées technologiques susceptibles de réduire les émissions de carbone, certaines personnes bien intentionnées ont recours à une rhétorique apocalyptique. L’humanité a déjà atteint le « point de non-retour » à plusieurs reprises, selon d’anciens prophètes de malheur.

En 2006, Al Gore prédisait que « dans les dix prochaines années », le monde « atteindrait un point de non-retour » si des mesures drastiques n’étaient pas prises. Cela situait « le point de non-retour » en 2016.

Il y a trente ans, en 1989, un haut responsable de l’environnement de l’ONU déclarait à l’Associated Press que « des pays entiers pourraient être rayés de la surface de la Terre par l’élévation du niveau des mers » si des actions radicales n’étaient pas déployées d’ici l’an 2000. L’océan n’a englouti aucun pays depuis cette prédiction.

En 1982, Mostafa Tolba, le directeur général du Programme des Nations Unies pour l’environnement, déclarait qu’une absence d’intervention d’ici l’an 2000 entraînerait « une catastrophe écologique qui connaîtrait une dévastation aussi complète et irréversible qu’un holocauste nucléaire ». Sa prophétie d’un « holocauste nucléaire » écologique en quelques 18 années ne s’est pas réalisée.

Remontons jusque 1970. Déjà à l’époque, George Wald, biologiste de l’Université Harvard, affirmait : « La civilisation prendra fin d’ici quinze ou trente ans si des mesures immédiates ne sont pas prises contre les problèmes que connaît l’humanité. » Sa prédiction situait la fin de la civilisation entre 1985 et 2000.

Toujours en 1970, le philosophe Peter Gunter de l’université de North Texas écrivait : « D’ici l’an 2000, dans trente ans, le monde entier, à l’exception de l’Europe occidentale, de l’Amérique du Nord et de l’Australie, sera en famine. »

Et en 1969, le biologiste de l’Université de Stanford Paul Ehrlich déclarait : « Si j’étais joueur, je parierais que l’Angleterre n’existera plus en l’an 2000. » Il a bien fait de ne pas miser d’argent sur cette idée, il aurait beaucoup perdu 31 ans plus tard.

POUR UNE APPROCHE BEAUCOUP PLUS RÉALISTE DE L’ÉCOLOGIE

Cette multiplication de prévisions exagérées et infondées de catastrophes serait amusante si celles-ci ne nuisaient pas autant à la perception du public quant aux véritables défis environnementaux, notamment le changement climatique.

Heureusement, de nombreux environnementalistes ont une vision moins pessimiste et plus réaliste. Jesse H. Ausubel, professeur à l’Université Rockefeller, qui a joué un rôle essentiel dans l’organisation de la première conférence mondiale sur le changement climatique à Genève en 1979, a montré comment le progrès technologique permet à la nature de rebondir. Par exemple, augmenter le rendement des cultures pour produire davantage de nourritures avec moins de terres réduit l’impact environnemental de l’agriculture. En fait, si les agriculteurs du monde entier se hissaient au niveau de productivité de l’agriculteur américain moyen, l’humanité serait en mesure de restituer à la nature un territoire de la taille de l’Inde.

Au-delà des progrès technologiques, le développement économique peut aussi contribuer à la protection de l’environnement. Au fur et à mesure que les gens sortent de l’extrême pauvreté, ils en viennent souvent à se soucier davantage de la préservation de l’environnement. Par exemple, l’incroyable recul de la pauvreté en Chine, favorisé par la libéralisation économique, a coïncidé avec une meilleure préservation des forêts. En 2015, la Chine comptait 511 807 kilomètres carrés de forêts de plus qu’en 1990. Lorsqu’un pays atteint un PIB par habitant d’environ 4500 dollars, la superficie forestière commence à se redresser. C’est ce qu’on appelle la « transition forestière » ou, plus précisément, la « courbe de Kuznets environnementale ».

Il existe beaucoup d’autres raisons d’être optimiste. Mais ça n’empêche pas David Spratt, directeur de recherche au Breakthrough, de déclarer à Vice que le scénario de leur dernière étude décrit pour 2050 « un monde en décomposition sociale et en chaos total ».

Jamais en reste dans le catastrophisme, la députée Alexandria Ocasio-Cortez, nouvelle égérie des Démocrates, a prophétisé que « le monde va toucher à sa fin dans douze ans » sans intervention urgente, et non pas dans 31 ans. En l’an 353, un évêque nommé Hilaire de Poitiers prédisait aussi la fin du monde en seulement douze ans, soit en 365. Il y a fort à parier que les prévisions d’Ocasio-Cortez soient aussi farfelues que les siennes.

Les défis environnementaux doivent être pris au sérieux. Et, à l’instar de tant d’autres problèmes auxquels l’humanité a été confrontée, les problèmes écologiques devraient être résolus à l’aide de technologies appropriées et d’une prospérité croissante. Le monde existera encore dans une douzaine d’années

Sur le web. Traduction : Raphaël Marfaux pour Contrepoints

.https://www.contrepoints.org/2019/07/06/348451-climat-cessons-le-catastrophisme-misons-sur-la-technologie


Sur le web. Traduction : Raphaël Marfaux pour Contrepoints.

La vague verte en Allemagne préfigure-t-elle le futur triomphe des écolos français ?

La vague verte en Allemagne préfigure-t-elle le futur triomphe des écolos français ?

6 juil. 2019, 13:30

La vague verte en Allemagne préfigure-t-elle le futur triomphe des écolos français ?

© Tobias Schwarz Source: AFPHannah Neumann, Annalena Baerbock et Sven Giegold célèbrent la victoire du parti écologiste allemand au lendemain des élections européennes.

L’Allemagne connaît une vague verte, plus puissante encore que celle qui a déferlé sur la France lors des dernières européennes. Au-delà des différences, le phénomène révèle, des deux côtés du Rhin, une crise générationnelle et géographique commune.

Il n’y a pas qu’en France que l’écologie revient sur le devant de la scène. Les propos d’un Yannick Jadot concédant être devenu «une star» au lendemain des élections européennes auraient presque de quoi faire sourire ses homologues d’outre-Rhin : si Europe-Ecologie Les Verts (EELV) peut en effet se flatter d’avoir recueilli 13,47% des suffrages, ce score est loin d’être aussi impressionnant que celui réalisé par Bündnis 90 – Die Grünen, qui a battu un record historique en atteignant 20,5%. Ce score, le double de celui réalisé en 2014, a permis au parti écologiste d’arriver deuxième au niveau national, talonnant même la CDU d’Angela Merkel. Désormais, les Verts allemands composent près du tiers du groupe Alliance Libre Européenne (ALE), dont les écologistes français ne comptent que pour 9 des 69 élus. Lire aussiL’accord commercial avec le Canada du CETA approuvé par la France

Quitte à user de théories simplistes, certains, en Allemagne, ont tenté d’expliquer cette fulgurante progression par l’influence qu’aurait eue sur les électeurs une prétendue «propagande verte», à commencer par les représentants des partis traditionnels ayant fortement pâti du succès des écologistes. Exemple le plus éloquent : la CDU a fait d’une vidéo diffusée quelques jours avant la date du scrutin sur YouTube son bouc émissaire. Réalisée par un jeune militant dénonçant l’inaction du gouvernement allemand sur la question climatique et appelant à ne pas voter pour les partis traditionnels, elle a même conduit la patronne du parti au pouvoir, Annegret Kramp-Karrenbauer (surnommée AKK), à proposer de restreindre les contenus politiques sur YouTube.

Cette proposition a rapidement déclenché un tollé, notamment chez les jeunes – signe supplémentaire d’une classe politique peinant à comprendre l’intérêt de la question écologique chez les jeunes générations. C’est d’ailleurs chez ces dernières que les Verts ont réalisé leur meilleur score (presque un tiers des moins de 33 ans), alors qu’ils n’ont obtenu que 9% des voix des plus de 70 ans. 

Les deux Allemagnes

Le clivage générationnel n’est pas le seul que la percée des écologistes allemands ait mis en lumière. Déjà connue et bien documentée, la fracture entre Est et Ouest semble une fois de plus visible. Les Verts ont réalisé leurs meilleurs scores dans les centres urbains et les grandes métropoles de l’Ouest, auprès d’électeurs diplômés, à fort revenus et sensibles au discours progressiste. Leipzig et Dresde ont seules résisté à la vague verte : il s’agit des deux seules métropoles situées dans l’est du pays (exception faite de Berlin, dont le cas est à part).Lire aussiBlocage de sites d’Amazon par des ONG écologistes et des Gilets jaunes (IMAGES)

Les anciens Länder de la République démocratique d’Allemagne sont toujours à la traîne économiquement ; mais la réalité quotidienne et la mentalité de leurs habitants divergent elles aussi du reste du pays. Moins intégrés à la mondialisation, encore très attachés à leur industrie, frappés de plein fouet par la crise migratoire… ces territoires, où se trouvent pas moins de sept des exploitations de charbon des 10 que compte le pays, font de la résistance. L’urgence de la crise environnementale n’y apparaît pas aussi alarmante que celle, plus pesante au jour le jour, de la pauvreté, du chômage et des salaires.

Ce sont dans ces «nouveaux Länder», comme les Allemands les nomment, que s’est implantée dès sa création l’Alternative für Deutschland (AfD), le parti anti-euro, anti-immigration… et climatosceptique. Aux dernières européennes, le parti est arrivé en tête en Saxe, avec 25,3%, et dans le Brandebourg (19,9%) – du jamais-vu. A l’inverse, il réalise ses plus faibles scores à Hambourg, en Bavière, ou en Rhénanie du Nord-Westphalie, régions particulièrement dynamiquement sur le plan économique.

En ce sens, la carte électorale des écologistes allemands évoque de nouveau celle de la France coupée en deux, entre ses pôles urbains et ses fameuses zones périphériques, les premières privilégiant volontiers les préoccupations environnementales dans l’isoloir quand les secondes se montrent enclines à voter pour le Rassemblement national (RN). Et les Verts ultra-rhénans comme EELV voient peu à peu se profiler un nouveau paradoxe : celui d’incarner, tout en s’en défendant, les idées d’un électorat de privilégiés en rupture avec les aspirations et les préoccupations des classes les plus défavorisées.

Lire aussi : Vers une nouvelle guerre entre la France et l’Allemagne ? par Pierre Lévy

https://francais.rt.com/international/63675-vague-verte-allemagne-prefigure-t-elle-triomphe-futur-ecolos-francais

LES ECOLOS SONT DES GAUCHISTES MONDIALISTES ET LE MONDIALISME EST LE PIRE ENNEMI DE L’ECOLOGIE

Eric Zemmour « Les écolos sont des mondialistes, et le mondialisme est le pire ennemi de l’écologie » [Vidéo]

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Eric Zemmour « Les écolos sont des mondialistes, et le mondialisme est le pire ennemi de l’écologie » [Vidéo]

Eric Zemmour met une écologiste en PLS à l’occasion d’un débat dans le cadre de l’émission qu’il anime avec Naulleau. « Les écolos sont des mondialistes, et le mondialisme est le pire ennemi de l’écologie » dit-il .

Crédit photo : DR
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Eric Zemmour « Les écolos sont des mondialistes, et le mondialisme est le pire ennemi de l’écologie » [Vidéo]

Les Verts  sont-ils la roue de secours du Système ?

Les Verts
sont-ils la roue de secours du Système ?
Par Chantal Dupille (eva R-sistons)

dimanche 26 mai 2019, par Comité Valmy


Les Verts sont-ils la roue de secours du Système ?

La grande cause aujourd’hui, c’est l’alarmisme, alors que de nombreux scientifiques renommés démontrent que le changement climatique n’est pas dû à l’homme, qu’il y en a toujours eu dans l’histoire de l’humanité et qu’il n’est pas dangereux. Et nos enfants, plus malléables, sont enrôlés derrière une collégienne suédoise, Greta Thunberg, pour protester contre les dérèglements climatiques, pour défendre « l’urgence écologique », ce qui les détourne des vrais dangers comme celui de l’accroissement des inégalités sociales, des guerres préparées par l’OTAN ou du Nouvel Ordre Mondial. Et maintenant, voici même qu’on propose aux populations manipulées, une « marche mondiale pour le climat » – une « affaire du siècle » qui, n’en doutons pas, remplira davantage les coffre-forts des profiteurs avec des taxes sur le CO2 !

Les Français sont de plus en plus politisés, ils supportent de moins en moins le Système, les Partis, les Zélus, alors le Système invente des solutions : D’abord, il a envoyé un homme qui n’est « ni de droite, ni de gauche », mais au centre comme les Français voudraient, soi-disant, apportant avec lui un monde nouveau, prometteur, « révolutionnaire » – mais Emmanuel Macron est déjà rejeté ! Alors, les Globalistes ont reniflé une nouvelle possibilité : Se servir des écologistes, finalement si proches d’eux, pour en faire leur roue de secours, de la couleur séduisante des pâturages, de l’égalité, de la fraternité, de l’espoir, de la vie, quoi ! Et donc les merdias laquais du Système, commencent à promouvoir la lessive verte qui apportera, promis, juré, le bonheur. Adieu les Verts-Rouges qui agaçaient les mondialistes, les « nouveaux » écologistes se moulent aisément dans le cadre de l’Europe tremplin du Nouvel Ordre Mondial qui rappelons-le, fait la promotion d’une seule nation, d’une seule identité, d’un Parti unique, d’une religion unique, de l’intelligence artificielle, de la robotisation, des starts-up, de l’école transformée, du melting-pot en accueillant en masse les migrants, de l’égalité des sexes ou plutôt avec les féministes radicales, de la guerre des sexes, puis d’un sexe unique procréant en laboratoire, etc.. Cohn-Bendit est passé par là, transformant les écologistes allemands en Grünen puis les Verts-Rouges français en Verts modernes.

DCB, surnommé par certains « Cohen-Bandit », a besoin d’être mieux connu. Agent d’un Israël qui vomissait de Gaulle, en mai 1968 il l’a terrassé, politiquement, en revêtant le costume d’un sympathique anarchiste révolutionnaire. Puis le pédophile libéral-libertaire est envoyé en mission parmi les Verts, pour en faire des Européistes accomplis, voici par exemple ce qu’en dit l’écologiste Bruno Charles : « les Verts sont le seul parti vraiment européen« . On est prévenus ! Et pour neutraliser la colère des Français, le Système globaliste nous promet, avec eux, le « bonheur » d’une autre Europe, comme depuis un tiers de siècle ! [1]

Oui, les Verts d’aujourd’hui sont proches du Système globaliste meurtrier, et cajolés par lui ! Voici quelques exemples :

– Ils soutiennent les féministes, pressentant d’ailleurs qu’une fois séduites, elles seront d’utiles membres et combattantes.

– Ils ont changé de peau, du rouge à l’incolore, les voici devenus ni à droite, ni à gauche, mais au centre, comme les Bilderberg aiment, concoctant des Macron pour la France ou des Rivera pour l’Espagne (Mouvement Ciudadanos). Et ces écolos centristes sont favorables à la libre entreprise et à l’économie de marché, à « l’écologie de gouvernement », comme ils se plaisent à le dire eux-mêmes, en claironnant : « Au XXIe siècle, ça va être à l’écologie politique de jouer le rôle des grandes matrices ». Même le MEDEF est conquis !

– De surcroît, ces pions de Soros, ces fédéralistes ennemis des Nations, des patries, sont ouverts, prêts à accueillir « toute la misère du monde », les réfugiés, les victimes des guerres de l’OTAN (le bras armé de l’UE qui ne les dérange pas), les migrants frappant à la porte de l’Europe. L’acculturation ne leur fait pas peur, comme le melting-pot qui piétinera toutes les traditions, tous les particularismes des pays. Adieu la pluralité des peuples, au profit d’abord d’un peuple européen, puis global. Bref, les « Elites » craquent pour eux… d’autant qu’en France, ils voudraient voir les Gilets Jaunes cesser de manifester le samedi !

– Et les nouvelles valeurs de notre civilisation de mort ne gênent pas les écologistes modernes, prêts à défendre l’extrême diversité, les multiples formes de familles, les genres variés, la procréation en labos pour ceux qui ne peuvent pas concevoir naturellement, et même, contre la surpopulation, l’arrêt de certains soins des patients plus agés, bref l’euthanasie ! Finalement, ne sont-ils pas passés comme leurs ex copains de Gôche, du social, au sociétal ?

– Cerise sur le gâteau, nos écologistes d’aujourd’hui s’accomodent du nucléaire, et même… du risque de guerre nucléaire ! Car ils ne dénoncent pas l’OTAN, au contraire, comme les néocons, ils critiquent les progressistes laïcs comme le Dr Assad libérant son peuple des terroristes, ou diabolisent la Russie qui pourtant est un pays militant pour la paix, le multilatéralisme, la coopération entre les peuples, la défense des valeurs éternelles…

Je commençais déjà à me méfier de ces apôtres du bonheur au moment de la guerre de l’OTAN contre la Yougoslavie. Le site Réseau International évoque justement un écologiste célèbre, dans son article du 7 avril 2019, Joschka Fischer (1). Nous avons vu aussi, bien des Verts marcher aux côtés de Jupiter-Macron, de Hulot à de Rugy en passant par Pascal Canfin et Pascal Durand ; Certains les qualifient de traîtres. Mais ce sont ces écologistes d’aujourd’hui qui plaisent tant au Système ! Et ils nous promettent une autre Europe, une Europe du « bonheur » – celle de Bruxelles, donc des banksters (écrasant les peuples à coups d’austérité) et des technocrates privant les Etats de leur souveraineté, sans Nations ni frontières ni identité ni traditions ni territoire (mot trouvé trop « conservateur » !), sans démocratie véritable et avec de moins en moins de libertés, et accueillant les victimes des guerres de l’OTAN pour partager les emplois européens de plus en plus rares à l’ère de la robotisation. Europe écologiste, tributaire de la compétition, de la concurrence, du profit, des investisseurs… donc pas très verte, nécessairement ! Où se nicheront les promesses de bonheur ?

En réalité, nos écologistes ardents européistes sous la houlette des Cohn-Bendit, sont de facto complices du Système masquant une sinistre dictature : Les Verts « sont parfaitement complices de ce qui se passe. Ils s’opposent – certes – puisque c’est leur rôle. Mais c’est une opposition de pacotille, qui refuse systématiquement d’aller au fond des choses et de dénoncer la vraie racine du mal. Si on les pousse dans leurs retranchements sur la question européenne, ils s’en tirent par la même sempiternelle pirouette de » l’autre Europe « , c’est-à-dire d’une Europe qu’ils voudraient réorienter dans le sens qui leur convient, mais qui ne convient qu’à eux et dont un demi-siècle d’histoire est là pour prouver que les autres Etats-membres n’en voudront jamais, pas plus que les lobbys américains qui règnent en maîtres dans les couloirs de Bruxelles. Et pendant qu’ils tirent ainsi des plans sur la comète de l’Europe de leurs rêves, ils ne s’opposent pas à la véritable Europe qui se met en place et qui plonge la France dans un Empire euro-atlantiste qu’ils font semblant de ne pas voir ».

(http://action-republicaine.over-blog.com/article-19566322.html).

La vérité ? Nos « gentils » écologistes sont en fait, consciemment ou inconsciemment, la roue de secours du Système qui veut continuer à séduire en proposant maintenant à ses futures victimes, un bonheur vert. Stop les manipulations ! J’en suis persuadée, les mondialistes, pour masquer leurs plans dévastateurs contre les peuples, commencent à miser sur eux, finalement très proches de leurs orientations !

Les écologistes modernes si complices des Globalistes malfaisants sont le nouveau piège, cette fois vert. Il est de notre devoir à tous, de dénoncer ce nouveau péril… Et si les Gilets Jaunes, si décriés par le Système et maintenant par les Verts européistes, étaient eux, finalement, notre roue de secours ?

[1] https://reseauinternational.net/le-plus-gros-bobard-de-la-fin-du-xxe-siecle-monde-diplomatique

Chantal Dupille (eva R-sistons)
25 mai 2019

 

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article11260

 

Revue de presse nationale et internationale.