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Opacité démocratique : mais pourquoi la France a-t-elle demandé à Bruxelles de repousser les négociations commerciales avec les Etats-Unis après les élections européennes ?

QUELQUE CHOSE À DÉCLARER ?
Opacité démocratique : mais pourquoi la France a-t-elle demandé à Bruxelles de repousser les négociations commerciales avec les Etats-Unis après les élections européennes ?

Atlantico: Comment expliquer ce choix du gouvernement ?

Christophe Bouillaud: D’abord par un minimum de réalisme électoral. Comme je l’ai déjà dit dans vos colonnes, il est évident pour toute personne sachant lire un sondage d’opinion que la majorité des Français se positionne comme assez peu favorable à l’approfondissement de la mondialisation dans tous ses aspects. A la veille d’une élection de mi-mandat, comme l’est en pratique l’élection européenne de mai 2019 pour Emmanuel Macron, il parait donc raisonnable pour un représentant du pouvoir à Paris de faire une telle demande à ses pairs européens de remettre toute négociation à après les élections. En raison de cette hostilité majoritaire de l’opinion publique française, il est très urgent d’attendre, de ne pas voir cette question d’un éventuel accord commercial avec les Etats-Unis s’inviter dans le débat électoral français, et bien sûr d’empêcher les opposants de s’en saisir pour accroître leur audience électorale. Ils ne sont pas dans une forme politique excellente, mais qui sait l’un ou l’une d’entre eux pourrait saisir avec toute la vigueur voulue la perche ainsi tendue.

En voulant éviter l’émergence de cette question dans le débat électoral, le gouvernement ne prend-il pas le risque de donner une impression de dissimulation sur cette question?

Oui, si s’enclenche à ce propos un « effet Streisand ». En reportant les négociations transatlantiques à après les élections européennes, il y a bien sûr le risque que les opposants présentent dans leur propagande électorale ce report comme la preuve même que quelque chose de très délétère pour les électeurs français se prépare en coulisses – le « poulet au chlore » risque par exemple de sortir des placards. De fait, toutes les rumeurs sur le contenu même des négociations pourront commencer à circuler, et le gouvernement n’aura donc pas de moyens de démentir ces allégations, puisqu’officiellement, les négociations seront au point mort.

En réalité, il n’y a guère de bonne solution pour le gouvernement actuel. En effet, puisqu’il veut aller vers un approfondissement du libre-échange dont la majorité de nos concitoyens ne veut pas, il ne peut que louvoyer. Qu’il autorise la Commission à engager les négociations commerciales ou qu’il demande qu’on les retarde, il reste que ce gouvernement voit toujours l’approfondissement du libre-échange comme une chose positive, en contradiction avec la majorité du pays. Mais si j’ose dire, être contre la majorité du pays ne semble pas le déranger plus que cela, tant qu’il ne perd pas les élections européennes.

En quoi un tel choix paraît incompatible avec la logique du « Grand débat » initié par le gouvernement ?

C’est sûr que, si le gouvernement se croyait en mesure de convaincre les électeurs des bienfaits de l’approfondissement du libre-échange, que ce soit avec les Etats-Unis ou avec tout autre pays, il se lancerait bravement dans la bataille électorale en soulignant que les négociations transatlantiques constituent l’amorce d’une relance bienvenue du commerce mondial, d’une relance créatrice d’emplois en France. Or il sait bien que c’est peine perdue de se lancer dans une telle démonstration vu l’état du corps électoral français, d’où sa tentation de sursoir, et surtout de ne pas débattre de ce sujet pendant la campagne électorale des européennes.

Ce genre d’évitement cadre cependant mal avec la rhétorique officielle du «Grand débat », où les Français ont été invités à discuter des orientations majeures du pays. Pour ne prendre qu’un seul exemple, c’est tout de même bien contradictoire de faire réfléchir d’un côté les Français à la transition environnementale dans le cadre « Grand Débat », et, de l’autre, de laisser ouverte la possibilité de négocier un approfondissement du libre-échange avec les Etats-Unis de Donald Trump, dont la vision économique se situe pourtant à l’antithèse exacte de ce qu’il faudrait faire pour réduire les émissions de gaz à effets de serre. Sauf erreur de ma part, D. Trump a retiré son pays des « Accords de Paris » signés à la COP 21. Ou alors, est-ce que les Européens, dont notre propre gouvernement, pensent sérieusement qu’ils pourraient imposer leur vision de la transition environnementale, inscrite dans ces mêmes Accords,  à un Donald Trump ? Les négociations commerciales engagées avec les Etats-Unis ressemblent tout de même fort à un chantage de D. Trump à notre égard. Est-ce bien sérieux d’y aller sans exercer un contre-chantage si l’on se veut le défenseur des intérêts européens –dont celui environnemental réaffirmé il y a peu lors de la tournée africaine d’Emmanuel Macron ? Mais alors il faudrait assumer le conflit avec le dit Trump, et là je doute que les Européens soient aussi unis qu’ils le prétendent.

Cependant, si l’on prend de manière plus réaliste le « Grand Débat » pour ce qu’il est jusqu’ici, un immense exercice de pédagogie de l’action gouvernementale, qui, d’ailleurs, ne semble avoir mobilisé que les milieux sociaux les plus proches de sa base électorale, il est assez logique que le commerce international soit exclu de la discussion. Il est, je le répète, de notoriété publique désormais que les Français y sont « réfractaires ».

La question du commerce international est-elle une exception en ce sens ? Quels sont les sujets qui ont pu être considérés comme « trop importants » pour être débattus durant la campagne ? En quoi s’agit-il d’une opportunité pour les oppositions ?

L’autre sujet sur lequel on voit bien que le gouvernement actuel cherche à temporiser n’est autre que la réforme promise des retraites. Le mouvement des « Gilets jaunes » a commencé, entre autres doléances, sur la question de l’augmentation de la CSG pour les retraités. Il y a eu un recul partiel sur cette mesure au mois de décembre 2018, mais le gouvernement maintient la non-indexation de fait des retraites en 2019 et en 2020. En fait, cette question des retraites est largement liée au dysfonctionnement de l’économie française et à sa désindustrialisation dans le cadre de la zone Euro. Remettre la réforme des retraites à plus tard permet donc déjà au gouvernement de ne pas lier les aspects macroéconomiques du financement des retraites et l’insertion de la France dans l’économie européenne. Bien sûr, cela évite aussi de donner aux partis d’opposition un motif de mobilisation. En effet, tout montre que la réforme des retraites ira vers une détérioration rapide du statut économique des retraités, alors même que déjà une partie d’entre eux sont en grande difficulté.  Dans le fond, le gouvernement reste largement maître de l’agenda médiatique des européennes. Ce sont ses propres réformes qui font nouvelle et débat. Les oppositions ne sont pas vraiment en mesure d’imposer leurs propres thèmes.

Plus généralement, aussi paradoxal que cela puisse paraître s’agissant d’une élection européenne, le gouvernement a tout intérêt  à ne pas avoir trop à préciser ce qu’il veut faire au niveau européen. En effet, les deux premières années du quinquennat Macron ont montré qu’il n’existait pas de volonté très affirmée de réformes en Europe. La nouvelle direction de la CDU vient ainsi d’enterrer tous les beaux projets de mutualisation budgétaire portés par Emmanuel Macron, mais ce n’est qu’un épisode d’une série de refus venant de nombreux dirigeants européens. En réalité, le plus probable est qu’après mai 2019 et avec la nouvelle Commission européenne, tout continue, lentement et sans inspiration, comme actuellement. Il est plus facile pour le gouvernement de monter tout un barnum autour des valeurs européennes menacée, surtout face au Rassemblement national, pas très technique sur les dossiers, que de dire de manière réaliste ce qu’on pourra réellement modifier.

 

https://www.atlantico.fr/decryptage/3568487/opacite-democratique–mais-pourquoi-la-france-a-t-elle-demande-a-bruxelles-de-repousser-les-negociations-commerciales-avec-les-etats-unis-apres-les-elections-europeennes–christophe-bouillaud

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Kokopelli : graines de résistance


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Kokopelli : graines de résistance

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Dérive de l’Europe : rétablir la priorité au grand marché intérieur

25/01/201905:22

Si l’Europe devait se fixer une mission fédératrice, ce serait celle de la reconquête du grand marché… disons plutôt des promesses du grand marché. Non pas que l’UE et encore moins la zone euro dans son ensemble souffrent d’un déficit chronique et inquiétant de ses échanges avec le reste du monde, où d’un taux de pénétration anormalement élevé. Bien au contraire. Leur excédent des transactions courantes sont très largement positifs. La reconquête du grand marché, n’est donc pas celle de la compétitivité.


Les deux promesses du grand marché


Revenons alors sur les promesses du grand marché, à ses origines, c’est-à-dire au moment du marché commun. C’était d’abord celle de créer un vaste marché de consommation et de débouchés sans entrave pour les produits européen. Un marché de 512 millions d’habitants aujourd’hui qui dépasse celui des États-Unis de 325 millions d’habitants. Cette volonté de faire masse, de défragmenter les marchés, avait pour but de renforcer l’offre européenne en jouant sur les deux avantages de la suprématie américaine : 1/ de renforcer les économies d’échelle ; 2/ de booster le développement de l’innovation en permettant la diffusion des nouveaux produits et des nouveaux standards sur un vaste marché. Le grand marché, c’était ainsi une promesse de pouvoir de marché accru pour les entreprises européenne au plan mondial.


Le grand marché c’était ensuite la possibilité de piloter l’espace européen comme une économie fermée. Les économies européennes prises une à une, on le sait, sont des économies très largement ouvertes, d’autant plus pénétrées par les importations qu’elles sont de petites tailles. Et ce haut niveau d’ouverture était le principal argument qui déqualifiait l’efficacité des politiques de relance budgétaire de type keynésien. Or si l’on croit à la fiction du marché unique, le commerce de l’UE, ce n’est plus 42 % de produits importés rapporté au PIB, chiffre qui incorpore le commerce intra-européen, mais  ’est 16,2% d’importations provenant des pays en dehors de l’UE. In fine, l’UE n’est pas plus exposé à la concurrence internationale que les trois principaux grands marchés du monde que sont la Chine, l’Inde et les États-Unis. C’était cela aussi la promesse du grand marché. Les économies européennes, non pilotables budgétairement au plan national, le redevenaient au plan européen.


Pour une politique industrielle européenne


Sur les deux tableaux, il est clair que le projet a déçu. Le grand marché de débouché a viré, on l’a dit de multiples fois, en grand marché de mise en concurrence des facteurs de production. Et les gains escomptés se sont polarisés sur les pays qui disposaient des avantages concurrentiels et géographiques les plus robustes. A défaut de se mettre en coopération budgétaire, les pays se sont mis en concurrence sociale et fiscale. Dans la fièvre idéologique des années quatre-vingt Bruxelles a succombé à l’idolâtrie de la concurrence, comme alpha et oméga de l’innovation, de la croissance, du plein emploi et de la convergence.


Clairement, l’éclosion d’une industrie renforcée, la prise de leadership dans certains domaines de pointe ne jaillissent pas spontanément de l’avènement d’un marché sans barrière tarifaire. Pour que le grand rêve de leadership productif européen voit le jour, chacun peut pressentir qu’il faut un coup de pouce étatique. Mais il ne suffit pas de dire budget européen, à la façon d’un macro-économiste. Plus de dépenses au plan européen, cela ne fait pas nécessairement une stratégie productive. Ce qu’il manque véritablement à l’Europe, c’est une politique industrielle capable d’orienter les regroupements pertinents et de transcender les intérêts nationaux, à l’instar de ce qui s’est produit dans l’aéronautique. Les domaines propices à ces regroupements stratégiques et couvrant des intérêts communs ne manquent pas, que ce soit dans le domaine des transports, pour relever en commun le défi de l’électrique et de l’autonomie, dans l’énergie, pour opérer un renouveau mix de façon coordonnée, dans le numérique pour préserver notre autonomie, dans le militaire etc.


Au-lieu de cela, que voit-on ? Des autorités de la concurrence qui renâclent face au rapprochement d’Alstom et Siemens, dans le ferroviaire. Et ce n’est qu’un cas emblématique parmi d’autres. Plutôt que de fédérer une industrie européenne menacée d’éviction au plan internationale, c’est le catéchisme du risque d’abus de position dominante qui s’impose. Et c’est pourtant par le biais d’une politique industrielle coordonnée au plan européen, cherchant à tirer parti des économies d’échelle et des effets de réseau au plan européen, que le projet européen pourrait sortir de l’ornière.

https://www.xerficanal.com/economie/emission/Olivier-Passet-Derive-de-l-Europe-retablir-la-priorite-au-grand-marche-interieur_3746818.html?utm_source=Mod%E8le%20diffusion%20Xerfi%20Canal&utm_medium=email&utm_campaign=XC170319

Jean-Claude Trichet : “Nous sommes dans une situation pire que 2008 !”

Jean-Claude Trichet : “Nous sommes dans une situation pire que 2008 !”

BCE, banques européennes, ralentissement de l’économie mondiale : Jean-Claude Trichet, ancien président de la Banque Centrale Européenne réagit à l’actualité économique.

Source : Écorama du 11 mars 2019, présenté par David Jacquot sur boursorama.com

https://www.ndf.fr/politique/15-03-2019/jean-claude-trichet-nous-sommes-dans-une-situation-pire-que-2008/

2019 est partie sur de très mauvaises bases

mercredi 13 mars 2019 à 16:01
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2019 est partie sur de très mauvaises bases. L’attentisme est général et concerne aussi bien les ménages que les chefs d’entreprise. Sur la scène internationale, les signaux d’alarme se multiplient et l’heure n’est pas à l’apaisement. Sur fond de ralentissement chinois, de guerre commerciale, de Brexit et de doutes sur la croissance européenne (fin 2018, l’Italie est tombée en récession technique et l’Allemagne l’a frôlée), les grandes institutions internationales (OCDE, FMI, BCE) ont récemment fait part de leurs craintes sur la santé de l’économie mondiale et abaissé leurs prévisions.

La Banque centrale européenne a d’ailleurs pris les devants en annonçant à la fois le report d’une première hausse de ses taux intérêt (au plus tôt fin 2019 contre la fin de l’été lors de sa dernière réunion) et la nouvelle mise en place de prêts géants aux banques afin de maintenir les conditions de crédits. C’est une bonne nouvelle pour le marché immobilier, mais cela en dit long sur la montée des inquiétudes côté zone euro.

 

POINTS CLÉS ABORDÉS :
1. L’analyse du mois

2. France: conjoncture et prévisions 2019 (PIB, consommation, inflation investissement, chômage, etc.)

3. Monde : conjoncture et prévisions 2019 pour les plus grandes économies mondiales

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La BCE reconnaît que les banques européennes vont mal

La BCE reconnaît que les banques européennes vont mal

Publié par Philippe Herlin | 21 févr. 2019 | Articles 1164

Si l’on vous dit que le secteur bancaire européen se porte bien, n’en croyez rien : la Banque centrale européenne (BCE) elle-même est consciente du problème, et elle vient de l’avouer. La nouvelle n’a fait que quelques lignes dans les journaux spécialisés, mais elle mérite d’être mise en lumière. Un des membres du directoire de la BCE, le Français Benoît Cœuré, a en effet laissé entendre qu’il « pourrait y avoir de la place pour un autre TLTRO » (L’Agefi).

Les TLTRO (Targeted Long-Term Refinancing Operation) sont des facilités de financement (des prêts à taux très faibles) offerts par la BCE aux banques commerciales de la zone euro en mal de liquidités. La précédente tranche avait été lancée en juin 2016, d’une durée de quatre ans, son remboursement doit commencer à partir de juin 2020. Problème : de nombreuses banques ne disposent pas de cet argent, du fait de leur situation financière dégradée, d’où la volonté de la BCE de proposer une autre tranche. Une façon comme une autre de rouler la dette, de faire de la cavalerie financière…

Les montants souscrits par les banques des différents pays en 2016 ont été estimés par l’agence Reuters. On connaît la situation dégradée des banques italiennes et espagnoles, ainsi que celle de la Deutsche Bank, de la Commerzbank et de plusieurs banques régionales allemandes. Mais la surprise est de la voir la France arriver en troisième position, devant l’Allemagne dont, pourtant, les difficultés de sa plus grande banque constituent une vive source d’inquiétude en Europe et dans le monde. Des banques françaises nous cachent-elles quelque chose ?

 

  Montant des TLTRO souscris par les banques en 2016
Pays Milliards d’euros
Italie 250
Espagne 175
France 110
Allemagne 90
Portugal 25
Pays-Bas 20
Belgique 20
Autriche 20
710

Source : Reuters

 

Depuis le 1erjanvier, la BCE a arrêté son QE, son programme de rachat d’actifs obligataires. Les 2 600 milliards d’euros de planche à billets n’ont servi à rien, comme nous l’avons dit. Ils n’ont eu aucun effet sur la croissance économique. Leur véritable utilité aura seulement consisté à abaisser les taux d’intérêt pour permettre aux États de continuer à s’endetter, et à fournir des liquidités aux banques qui en ont besoin. Il fallait donc, pour les banques en difficulté, qu’un autre programme prenne le relais.

Cette politique monétaire laxiste ne fait que repousser les problèmes dans le futur ; il serait vraiment temps qu’elle cesse ! Le mandat du président de la BCE, Mario Draghi, prendra fin en octobre de cette année et parmi les successeurs pressentis figure Jens Weidmann, l’actuel président de la Banque centrale allemande, connu pour ses positions plus rigoureuses. Ce serait à l’évidence le meilleur choix. On parle aussi de François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France qui lui, par contre, s’inscrirait dans la continuité de Mario Draghi. Il faut vraiment souhaiter la victoire du candidat allemand. Quoi qu’il en soit, l’assainissement du secteur bancaire européen figurera en tête des priorités du nouveau président de la BCE.

La reproduction, intégrale ou partielle, est autorisée dès lors qu’elle est accompagnée d’un lien vers la source originale.


Philippe Herlin  Chercheur en finance / Membre de l’équipe éditoriale de Goldbroker.com

Mes articles Site web Mon livre

https://www.goldbroker.fr/actualites/bce-reconnait-que-banques-europeennes-vont-mal-1488

Entretien du Saker avec Michael Hudson sur le Venezuela

Entretien du Saker avec Michael Hudson sur le Venezuela


Par Michael Hudson – Le 7 février 2019 – Source thesaker.is via  Unz Review

Hudson

Le Saker : Pouvez-vous résumer l’état de l’économie du Venezuela lorsque Chavez est arrivé au pouvoir ?

Michael Hudson : Le Venezuela était une mono-industrie du pétrole. Ses recettes d’exportation ont été largement consacrées à l’importation de produits alimentaires et autres nécessités qu’elle aurait pu produire chez elle. Son commerce était fait en grande partie avec les États-Unis. Malgré sa richesse pétrolière, il a donc augmenté sa dette extérieure.

2015-09-15_13h17_31-150x112Préambule : La vraie nature de l’économie vénézuélienne suscite de nombreuses controverses, à savoir si les réformes et les politiques d’Hugo Chavez et de Nicholas Maduro furent cruciales pour le peuple du Venezuela ou complètement erronées et ont précipité les crises actuelles. Tout un chacun semble avoir une opinion très arrêtée à ce sujet. Mais pas moi, tout simplement parce que je n’ai pas l’expertise pour avoir de tels avis. J'ai donc décidé de demander à l'un des économistes indépendants les plus en vue, Michael Hudson, pour qui j'ai un immense respect et dont les analyses – compris celles qu'il a co-écrites avec Paul Craig Roberts - semblent être les plus crédibles et les plus honnêtes qui soient. Paul Craig Roberts considère en effet que Hudson est le « meilleur économiste au monde » !
 
Je suis profondément reconnaissant à Michael pour ses réponses qui, je l’espère, contribueront à une compréhension honnête et objective de ce qui se passe réellement au Venezuela.
 
The Saker

Depuis le début, les compagnies pétrolières américaines ont craint que le Venezuela utilise un jour ses revenus pétroliers pour le bénéfice de sa population au lieu de laisser l’industrie pétrolière américaine et son aristocratie compradore locale siphonner sa richesse. Ainsi, l’industrie pétrolière – soutenue par la diplomatie américaine – a tenu le Venezuela en otage de deux manières.

Réserves de pétrole prouvées par Etat

Tout d’abord, les raffineries de pétrole n’ont pas été construites au Venezuela, mais à Trinidad et dans les États du sud de la côte américaine du Golfe. Cela a permis aux sociétés pétrolières américaines – ou au gouvernement américain – de laisser le Venezuela sans les moyens de « se débrouiller seul » et de mener une politique indépendante avec son pétrole, car il avait besoin de raffineries. Il n’est pas utile d’avoir des réserves de pétrole si vous ne parvenez pas à raffiner cette huile pour qu’elle soit utilisable.

Deuxièmement, les banquiers centraux du Venezuela ont été convaincus de nantir leurs réserves de pétrole, et tous les actifs du secteur pétrolier de l’État – y compris Citgo – en garantie de sa dette extérieure. Cela signifiait que si le Venezuela faisait défaut – ou était contraint à la faillite par des banques américaines refusant de payer en temps voulu sa dette extérieure – les détenteurs d’obligations et les grandes compagnies pétrolières américaines seraient légalement en mesure de prendre possession des avoirs pétroliers vénézuéliens.

Ces politiques pro-américaines ont fait du Venezuela une oligarchie latino-américaine typiquement polarisée. Bien qu’il soit théoriquement riche en pétrole, sa richesse était concentrée dans les mains d’une oligarchie pro-américaine qui a laissé piloter son développement national  par la Banque mondiale et le FMI. La population autochtone, en particulier sa minorité raciale rurale ainsi que la sous-classe urbaine, n’étaient pas autorisés à partager les richesses pétrolières du pays. Le refus arrogant de l’oligarchie de partager la richesse, voire de rendre le Venezuela autosuffisant, a fait de l’élection de Hugo Chavez un résultat naturel.

Le Saker : Pouvez-vous décrire les différentes réformes et changements introduits par Hugo Chavez ? Qu’est-ce qu’il a bien fait et qu’est-ce qu’il a mal fait ?

Michael Hudson : Chavez a cherché à établir une économie mixte au Venezuela, en utilisant les revenus de son gouvernement – principalement du pétrole, pour développer l’infrastructure et les dépenses nationales en soins de santé, en éducation et en emplois, afin d’améliorer le niveau de vie et la productivité de sa base électorale.

Mais il a été incapable d’empêcher les détournements de fonds et le pillage des revenus du secteur pétrolier. Et il a été également incapable d’arrêter la fuite des capitaux de l’oligarchie, qui a transféré ses richesses en fuyant à l’étranger.

Ce n’était pas « erroné ». Il faut simplement beaucoup de temps pour réformer une économie – alors que les États-Unis ont eu recours à des sanctions et à des « manœuvres malhonnêtes » pour mettre fin à ce processus.

Le Saker : Quelles sont, à votre avis, les causes de la crise économique actuelle au Venezuela – est-ce principalement dû aux erreurs de Chavez et Maduro ou est-ce le sabotage, la subversion et les sanctions des États-Unis ?

Michael Hudson : Il n’y a aucun moyen pour que Chavez et Maduro aient pu mener une politique pro-vénézuélienne visant à obtenir l’indépendance économique sans susciter la fureur, la subversion et les sanctions des États-Unis. La politique étrangère américaine reste autant axée sur le pétrole que lorsqu’elle avait envahi l’Irak sous le régime de Dick Cheney. La politique américaine consiste à considérer le Venezuela comme un prolongement de l’économie américaine, enregistrant un excédent commercial grâce au pétrole qui doit être dépensé aux États-Unis ou transféré à des banques américaines.

En imposant des sanctions qui empêchent le Venezuela d’avoir accès à ses dépôts bancaires américains et aux actifs de sa société publique Citgo, les États-Unis empêchent le Venezuela de payer sa dette extérieure. C’est le forcer à la faillite, ce que les diplomates US espèrent, comme excuse pour saisir les ressources pétrolières du Venezuela et s’emparer de ses avoirs extérieurs, à l’instar du fonds de couverture Paul Singer qui visait les avoirs extérieurs de l’Argentine.

Tout comme la politique américaine sous Kissinger était de faire « souffrir l’économie » du Chili, les États-Unis suivent la même voie contre le Venezuela. Ils utilisent ce pays comme un « exemple » pour avertir les autres pays qu’ils ne doivent pas agir pour leurs intérêts propres, de façon à permettre le siphonnage de leurs excédents économiques par des investisseurs américains.

Le Saker : Selon vous, que devrait faire ensuite Maduro – en supposant qu’il reste au pouvoir et que les États-Unis ne le renversent pas – pour sauver l’économie vénézuélienne ?

Michael Hudson : Je ne peux penser à rien que le président Maduro puisse faire qu’il ne fasse pas déjà. Au mieux, il peut rechercher un soutien étranger – et démontrer au monde la nécessité d’un système financier et économique international alternatif.

Il a déjà commencé à le faire en essayant de retirer l’or du Venezuela de la Banque d’Angleterre et de la Réserve Fédérale. Cela se transforme en « guerre asymétrique », menaçant la sanctification de la norme du dollar dans la finance internationale. Le refus de l’Angleterre et des États-Unis d’accorder à un gouvernement élu le contrôle de ses avoirs extérieurs prouve au monde entier que les diplomates et les tribunaux américains peuvent, à eux seuls, contrôler les pays étrangers en tant que prolongement du nationalisme américain.

L’attaque économique contre le Venezuela par les États-Unis a donc pour prix la fracturation du système monétaire mondial. La démarche défensive de Maduro montre à d’autres pays qu’ils doivent éviter de devenir « un autre Venezuela»  en trouvant un nouveau lieu sûr et un payeur fiable pour leur or, leur réserve de change et leur financement, loin des zones dollar, livre sterling et euro.

La seule façon pour Maduro de lutter avec succès est au niveau institutionnel, ce qui lui permet de « sortir de la boîte ». Son plan – bien sûr à long terme – consiste à aider à catalyser un nouvel ordre économique international indépendant de l’étalon dollar américain. Cela ne fonctionnerait à court terme que si les États-Unis étaient convaincus qu’ils peuvent émerger de cette lutte en tant que courtier financier honnête, avec un système bancaire fiable, et partisan de régimes démocratiquement élus. L’administration Trump détruit l’illusion plus complètement que ne le pourrait tout critique anti-impérialiste ou rival économique !

À plus long terme, Maduro doit également développer l’agriculture vénézuélienne, à peu près comme les États-Unis qui ont protégé et développé leur agriculture dans le cadre de la législation du New Deal des années 1930 : extension des services ruraux, crédit rural, conseils en semences, organisations nationales de commercialisation des récoltes, achat et fourniture de matériel agricole, et le même type de soutien des prix que les États-Unis utilisent depuis longtemps pour subventionner les investissements agricoles nationaux afin d’accroître la productivité.

The Saker : Qu’en est-il du projet d’introduction d’une crypto-monnaie basée sur le pétrole ? Sera-ce une alternative efficace au Bolivar vénézuélien mourant ?

Michael Hudson : Seul un gouvernement national peut émettre une monnaie. Une « crypto » devise liée au prix du pétrole deviendrait un moyen de couverture, sujet aux manipulations et aux fluctuations de prix des vendeurs à terme et des acheteurs. Une monnaie nationale doit être basée sur la capacité d’imposition du pays, et les recettes pétrolières qui constituent la principale source d’impôts au Venezuela sont bloquées aux États-Unis. La position du Venezuela est donc semblable à celle du mark allemand suite à l’hyperinflation du début des années 1920. La seule solution implique un soutien à la balance des paiements. Il semble que le seul soutien de ce type puisse provenir de l’extérieur de la sphère du dollar.

La solution à toute hyperinflation doit être négociée diplomatiquement et soutenue par les autres gouvernements. Mon histoire du commerce international et de la théorie financière, Trade, Development and Foreign Debt, décrit le problème des réparations de l’Allemagne et comment son hyperinflation a été résolue par le Rentenmark.

La taxe de rente économique du Venezuela proviendrait du pétrole, des sites d’immobilier de luxe, ainsi que des monopoles et des hauts revenus – principalement les revenus financiers et monopolistiques. Une telle politique fiscale et monétaire doit être encadrée par une logique. J’ai essayé d’expliquer comment atteindre l’indépendance monétaire et donc politique depuis un demi-siècle. La Chine applique cette politique le plus efficacement possible. Elle est capable de le faire car il s’agit d’une économie importante et autosuffisante, dotée d’un excédent d’exportation suffisant pour pouvoir payer ses importations de produits alimentaires. Le Venezuela n’est pas dans une telle position. C’est la raison pour laquelle il cherche l’aide de la Chine en ce moment.

Le Saker : Quelle aide apportent la Chine, la Russie et l’Iran et que peuvent-ils faire pour aider ? Pensez-vous que ces trois pays ensemble peuvent aider à contrer le sabotage, la subversion et les sanctions des États-Unis ?

Michael Hudson : Aucun de ces pays n’a actuellement la capacité de raffiner le pétrole vénézuélien. Cela rend difficile pour eux d’accepter un paiement en pétrole vénézuélien. Seul un contrat de fourniture à long terme, payé en avance, serait réalisable. Et même dans ce cas, que feraient la Chine et la Russie si les États-Unis saisissaient simplement leurs propriétés au Venezuela ou refusaient de laisser la compagnie pétrolière russe prendre possession de Citgo ? Dans ce cas, la seule solution serait de saisir les investissements américains dans leur propre pays à titre de compensation.

Au moins la Chine et la Russie peuvent fournir un mécanisme de compensation bancaire alternatif à SWIFT, afin que le Venezuela puisse contourner le système financier américain et empêcher ses avoirs d’être saisis à volonté par les autorités américaines ou les créanciers obligataires. Et bien sûr, ils peuvent sécuriser la plus grande partie de l’or que le Venezuela peut récupérer de New York et de Londres.

Pour l’avenir, la Chine, la Russie, l’Iran et d’autres pays doivent donc mettre en place un nouveau tribunal international chargé de statuer sur la crise diplomatique à venir et sur ses conséquences financières et militaires. Une telle cour – et la banque internationale associée, en tant qu’alternative au FMI et à la Banque mondiale contrôlés par les États-Unis – a besoin d’une idéologie claire pour définir un ensemble de principes de nationalité et de droits internationaux ainsi que le pouvoir de mettre en œuvre et d’appliquer ses jugements.

Les stratèges financiers américains auraient alors le choix : s’ils continuent à utiliser le FMI, la Banque mondiale, l’OIT et l’OTAN comme des prolongements d’une politique étrangère de plus en plus agressive, ils risquent d’isoler les États-Unis. L’Europe devra choisir entre rester un satellite économique et militaire américain, ou joindre son sort à celui de l’Eurasie.

Cependant, Daniel Yergin a rapporté dans le Wall Street Journal du 7 février que la Chine tentait de se protéger en ouvrant une négociation indirecte avec le groupe de Guaido, apparemment pour obtenir le même accord qu’elle avait négocié avec le gouvernement de Maduro. Mais un tel accord ne semble pas susceptible d’être honoré dans la pratique, étant donné l’animosité des États-Unis envers la Chine et la dépendance totale de Guaido au soutien secret des États-Unis.

The Saker : Le Venezuela a gardé une grande partie de son or au Royaume-Uni et de son argent aux États-Unis. Comment Chavez et Maduro pouvaient-ils faire confiance à ces pays ou n’ont-ils pas eu d’autre choix ? Existe-t-il des alternatives viables à New York et à Londres ou sont-elles toujours les « seules en ville » pour les banques centrales du monde ?

Michael Hudson : Il n’y a jamais eu de confiance réelle dans la Banque d’Angleterre ou la Réserve fédérale, mais il semblait impensable qu’elles refusent de permettre à un déposant officiel de retirer son propre or. La devise habituelle est « Faites confiance, mais vérifiez ». Mais le refus – ou l’incapacité – de la Banque d’Angleterre de laisser vérifier signifie que ce qui était auparavant impensable est maintenant arrivé : ces banques centrales ont-elles vendu cet or à terme auprès du London Pool, et à ses successeurs négociant sur le marché des matières premières; dans leur tentative de contenir le prix afin de maintenir l’apparence d’une norme solvable en dollars américains ?

Paul Craig Roberts a décrit le fonctionnement de ce système. Il existe des marchés à terme pour les devises, les actions et les obligations. La Réserve fédérale peut proposer d’acheter une action dans trois mois, par exemple à 10% de plus que le prix actuel. Les spéculateurs achèteront des actions, faisant monter les enchères, de manière à tirer parti de la promesse faite par « le marché » d’acheter les actions. Donc, au bout de trois mois, le prix aura augmenté. C’est en grande partie de cette manière que la « Plunge Protection Team » américaine a soutenu le marché boursier américain.

Le système fonctionne en sens inverse pour contenir les prix de l’or. Les banques centrales détenant de l’or peuvent se réunir et proposer de vendre de l’or à bas prix dans trois mois. Le « marché » se rendra compte qu’avec la vente d’or à bas prix, il ne sert à rien d’acheter plus d’or et d’augmenter son prix. Ainsi, le marché à terme façonne le marché actuel.

La question est de savoir si les acheteurs d’or – tels que les gouvernements russe et chinois – ont acheté tellement d’or que la Fed et la Banque d’Angleterre ont réellement dû « honorer » leurs ventes à terme et épuiser continuellement leur or. Dans ce cas, ils auraient « vécu pour le moment », en maintenant bas le prix de l’or aussi longtemps qu’ils le pouvaient, sachant qu’une fois que le monde aura retrouvé l’étalon de change or d’avant 1971 pour la compensation des déficits des balances intergouvernementales des paiements, les États-Unis seront à court d’or et ne pourront pas maintenir leurs dépenses militaires à l’étranger – sans parler de leur déficit commercial et du désinvestissement des étrangers sur leurs marchés boursier et obligataire. Mon livre sur le super-impérialisme explique pourquoi le fait de manquer d’or a mis fin à la guerre du Vietnam. La même logique s’appliquerait aujourd’hui au vaste réseau américain de bases militaires.

Le refus de l’Angleterre et des États-Unis de payer le Venezuela signifie que les réserves d’or officielles étrangères peuvent être tenues en otage par la politique étrangère des États-Unis et même par des jugements rendus par des tribunaux américains pouvant attribuer cet or à des créanciers étrangers, ou à quiconque engageant une action en justice, selon la loi américaine, contre ces pays.

Cette prise d’otages oblige maintenant d’autres pays à développer une alternative viable, d’autant que le monde se dédollarise et qu’un étalon or reste le seul moyen de limiter le déficit de la balance des paiements imputable aux forces armées des États-Unis ou de toute autre pays préparant une attaque militaire. Un empire militaire coûte très cher – et l’or est une contrainte « pacifique » sur les déficits  induits par l’armée. J’énonce les détails dans mon livre Super Imperialism : The Economic Strategy of American Empire (1972), mis à jour en German as Finanzimperium (2017).

Les États-Unis ont surjoué leur donne en détruisant les fondements de l’ordre financier mondial centré sur le dollar. Cette décision a permis aux États-Unis d’être « la nation exceptionnelle » capable de gérer les déficits de sa balance des paiements et une dette extérieure qu’ils n’ont aucune intention – ni possibilité – de payer, affirmant que les dollars de leurs dépenses militaires « approvisionnent » les réserves des banques centrales des autres pays sous forme de prêts au Trésor américain, obligations et bons du Trésor, pour financer le déficit budgétaire et les dépenses militaires, ainsi que le déficit essentiellement militaire de la balance des paiements.

Étant donné que l’UE agit en tant que branche de l’OTAN et du système bancaire américain, cette alternative devrait être associée à l’Organisation de coopération de Shanghai et l’or devrait être conservé en Russie et/ou en Chine.

The Saker : Que peuvent faire d’autres pays d’Amérique latine tels que la Bolivie, le Nicaragua, Cuba et peut-être l’Uruguay et le Mexique pour aider le Venezuela ?

Michael Hudson : La meilleure chose à faire pour les pays voisins d’Amérique latine consiste à créer un moyen de promouvoir la dédollarisation et, avec elle, une institution internationale chargée de superviser la réduction des dettes qui dépassent la capacité des pays à rembourser autrement qu’en imposant l’austérité et en détruisant leurs économies.

Une alternative est également nécessaire pour la Banque mondiale qui consentirait des prêts en monnaie nationale, surtout pour subventionner les investissements dans la production alimentaire nationale afin de protéger l’économie contre les sanctions alimentaires étrangères – l’équivalent d’un siège militaire pour forcer la reddition en imposant la famine. Cette Banque mondiale pour l’accélération économique donnerait la priorité au développement de l’autonomie de ses membres, au lieu de promouvoir la concurrence à l’exportation tout en chargeant les emprunteurs d’une dette extérieure qui les exposerait au type de chantage financier que connaît le Venezuela.

En tant que pays catholique romain, le Venezuela pourrait demander l’aide papale pour une réduction de la dette et une institution internationale chargée de surveiller la capacité de payer des pays débiteurs sans imposer austérité, émigration, dépeuplement et privatisation forcée du domaine public.

Deux principes internationaux sont nécessaires. Premièrement, aucun pays ne devrait être obligé de payer sa dette extérieure dans une devise – telle que le dollar ou ses satellites – dont le système bancaire peut interdire l’utilisation.

Deuxièmement, aucun pays ne devrait être obligé de payer une dette extérieure au prix de la perte de son autonomie nationale en tant qu’État : le droit de déterminer sa propre politique étrangère, de taxer et de créer sa propre monnaie, et de s’affranchir de la privatisation de ses actifs publics pour payer les créanciers étrangers. Une telle dette est un « emprunt irrécouvrable » qui reflète l’irresponsabilité du créancier ou, pire, l’acquisition pernicieuse de biens lors d’une saisie qui était l’objectif même du prêt.

Le Saker : Merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre à mes questions !

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

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Gilets jaunes : les grandes villes dénoncent des pertes de plusieurs millions d’euros

Gilets jaunes : les grandes villes dénoncent des pertes de plusieurs millions d’euros

Par AFP  |   |  275  mots
(Crédits : Regis Duvignau)
Les élus des grandes villes et métropoles demandent de rencontrer le gouvernement pour « définir les modalités d’indemnisation et d’accompagnement ».

Les élus des grandes villes et métropoles ont réclamé dimanche « une réunion d’urgence » au gouvernement, compte tenu des « préjudices subis par les habitants et les commerçants » après 13 semaines de mobilisation des « gilets jaunes ».

Commerçants et habitants sont « pris en otage par des casseurs » et les pertes sont de l’ordre de plusieurs « millions d’euros dans nombre de grandes villes (Bordeaux, Dijon, Lyon, Nantes, Paris, Rennes, Rouen, Saint-Etienne, Toulouse…) », dénonce France Urbaine, qui réunit les élus des grandes villes et métropoles, dans un communiqué.

L’association « demande au Premier ministre une rencontre avec le ministre de l’Economie (…) et la ministre de la Cohésion des territoires » afin « de définir les modalités d’indemnisation et d’accompagnement, au nom de la solidarité nationale ».

Pour les commerces, des dégradations et des pertes de recettes

Parmi les préjudices subis, ces élus citent, pour « les contribuables locaux », des dégradations de biens publics, la « mobilisation des services de la ville et des forces de l’ordre ». Et pour les commerces, des dégradations, des pertes de recettes et des « pertes d’emplois ». Selon Procos, la Fédération du commerce spécialisé, les seuls mois de novembre et de décembre ont vu le chiffre d’affaires du commerce spécialisé chuter respectivement de -6,8% et de -3,9%, par rapport aux mêmes mois de 2017, « avec un pic à -12% au 17 décembre ».

La secrétaire d’Etat à l’Economie Agnès Pannier-Runacher a exhorté vendredi les commerçants et entreprises touchés par les actions des « gilets jaunes » à solliciter les mesures d’accompagnement mises en place, car les demandes sont à ce jour « extrêmement limitées ».

https://www.latribune.fr/economie/france/gilets-jaunes-les-grandes-villes-denoncent-des-pertes-de-plusieurs-millions-d-euros-806897.html#xtor=EPR-2-%5Bl-actu-du-jour%5D-20190211

Les investisseurs étrangers détiennent plus de bons libellés en yuans fin janvier

Les investisseurs étrangers détiennent plus de bons libellés en yuans fin janvier

© Chine Nouvelle (Xinhua), Le 09/02/2019 15:33

Des investisseurs étrangers ont possédé plus de bons libellés en yuans (devise chinoise) à la fin du mois dernier, avec la plus large ouverture du pays vers le monde.

Fin janvier, le montant total des obligations en yuans appartenant aux établissements étrangers au dépôt de la China Central Depository & Clearing Co. (CCDC), ont bondi de 40,55% en glissement annuel, pour atteindre 1.510 milliards de yuans (225 milliards de dollars), a annoncé la CCDC sur son site officiel.

Le montant a augmenté de 0,08% par rapport à la fin de l’année dernière, représentant 2,6% de la valeur totale des obligations mises au dépôt de la CCDC.

La forte hausse des bons en yuans des investisseurs étrangers a résulté en partie de la mise en place du Programme de connexion de bons, un schéma lancé en juillet 2017 permettant aux étrangers d’investir sur le marché interbancaire de la partie continentale de la Chine, par le biais des institutions financières de la partie continentale de la Chine et de Hong Kong.

Fin 2018, plus de 500 investisseurs institutionnels enregistrés à l’échelle internationale avaient choisi ce programme pour accéder au marché chinois de bons

https://chine.in/actualite/cn/les-investisseurs-etrangers-detiennent-plus_116481.html

Le crash de la bulle de tout a commencé en 2018

Le crash de la bulle de tout a commencé en 2018


Voici ce qui nous attend en 2019


Par Brandon Smith − Le 11 janvier 2019 − Source Alt-Market.com


En 2018, un changement économique très important s’est produit qui a scellé le sort de l’économie américaine et de nombreuses autres économies dans le monde. Ce changement était le renversement de la politique de la banque centrale. L’ère des mesures de relance et du soutien artificiel de divers marchés, y compris les actions, commence à s’estomper à mesure que la Réserve fédérale poursuit le resserrement de sa politique, notamment en augmentant les taux d’intérêt et en réduisant davantage son bilan.


J’ai mis en garde contre ce changement sous la direction du nouveau président Jérôme Powell au début de 2018 dans mon article « Le nouveau président de la Fed va faire plonger les marchés en 2018 ». Le crash a connu un faux départ en février/mars, les actions ayant été sauvées par des rachats massifs d’entreprises au cours des 2ème et 3ème trimestres. Toutefois, à mesure que les taux d’intérêt ont légèrement augmenté et que les réductions d’impôt de Trump se sont amenuisées, les rachats d’actions de sociétés ont commencé à diminuer au cours du dernier trimestre de l’année.

Comme je l’avais prédit en septembre dans mon article « La bulle de tout : quand va-t-elle enfin éclater ? », le crash s’est accéléré en décembre, lorsque la Fed a relevé les taux d’intérêt à leur taux d’inflation neutre et augmenté les réductions de bilan à 50 milliards de dollars par mois. En 2019, cet effondrement se poursuivra alors que la Fed reprendra ses coupes à la mi-janvier.

Il est important de noter que lorsque l’on parle de crash dans les milieux économiques alternatifs, il ne s’agit pas seulement de marchés boursiers. Les économistes du courant dominant affirment souvent que les marchés sont un indicateur prédictif de la santé future de l’économie au sens large. C’est inexact. Les marchés sont en fait un indicateur de suivi ; ils ont tendance à s’effondrer bien après que tous les autres fondamentaux aient commencé à baisser.

Les marchés de l’immobilier sont en chute libre, tant en termes de prix de ventes que de valeur. Les hausses des taux d’intérêt de la Fed se traduisent par des taux hypothécaires beaucoup plus élevés à la suite d’une inflation excessive des prix et d’une baisse des salaires des consommateurs. Les acheteurs professionnels d’immobilier, qui soutiennent le marché de l’immobilier depuis des années, ne sont plus en mesure de continuer à assurer son maintien en vie. La dette des entreprises n’a jamais été aussi élevée depuis le crash de 2008 et, avec des taux d’intérêt plus élevés, l’emprunt de capitaux bon marché n’est plus une option.

En novembre 2018, les ventes de maisons ont affiché la plus forte baisse depuis plus de 7 ans

Les marchés de l’automobile, autre indicateur majeur de stabilité économique, sont en chute libre. Le marché de l’automobile a connu de fortes baisses tout au long du second semestre de 2018, une fois de plus, la hausse des taux d’intérêt de la Fed ayant tué les prêts automobiles de type ARM à crédit facile.

Le crédit américain se tarit également, car les investisseurs tirent des capitaux de la volatilité des marchés et de la hausse des taux d’intérêt. Les liquidités disparaissent, ce qui signifie que l’endettement devient plus coûteux ou inaccessible pour la plupart des gens et des entreprises.

Les médias et les banquiers centraux présentent un faux récit dans les courants dominants sur ces circonstances, à la fois les médias et les banques centrales. Les autorités économiques et les analystes grand public ont beaucoup parlé pour tenter de détourner l’attention du public de la crise économique et d’inciter le monde de l’investissement à faire du commerce avec des œillères. Avec la propagande qui s’emballe, nous devons couper à travers le brouillard et les miroirs, évaluer les menaces les plus importantes au sein du système et déterminer quand elles pourraient s’intensifier.

Ne vous y trompez pas, aussi erratique et instable qu’ait été 2018, 2019 sera bien pire.

La Réserve fédérale continuera de se resserrer

Un mensonge circule dans les médias selon lequel Jérôme Powell et la Fed sont « héroïques » parce qu’ils « vont à l’encontre » des anciennes politiques des banques centrales et suppriment les politiques de facilité monétaire. C’est exactement le motif opposé qui se cache derrière ce qui se passe. Nous devons nous rappeler que c’est la Fed et d’autres banques centrales qui ont créé le crash initial en 2008 par le biais de politiques d’argent facile. Elles ont ensuite délibérément créé une bulle encore plus grande (la « bulle de tout ») par le biais d’une plus grande détente monétaire ; une bulle si grande qu’elle ferait s’effondrer toute l’économie américaine, y compris les marchés obligataires et le dollar si jamais elle éclatait.

Ce processus circulaire de crise, de stimulation puis de crise est un processus que la banque centrale utilise depuis plus d’un siècle. D’anciens responsables de la Fed comme Ben Bernanke et Alan Greenspan ont ouvertement admis la culpabilité de la banque centrale américaine pour la Grande dépression ainsi que pour le crash de 2008. Cependant, ce faisant, ils affirment également qu’ils n’étaient « pas conscients à l’époque » de ce plus grand danger. Je n’y crois pas une seconde.

Dans presque tous les cas où la Fed a créé un environnement de crash, les institutions bancaires ont pu profiter de l’occasion pour s’emparer d’actifs tangibles pour quelques centimes par dollar, ainsi que voler plus de pouvoir politique et social. Pendant la Grande dépression, les grandes banques ont absorbé des milliers de petites banques locales ainsi que tous les actifs qu’elles détenaient. En 2008, les banques et les entreprises ont bénéficié d’un déluge d’argent facile payé par les contribuables américains sur le dos des générations à venir, tout en aspirant les biens durables comme les hypothèques résidentielles en difficulté.

La centralisation mondiale de l’autorité économique est un prix encore plus important pour les élites bancaires, et c’est je crois leur objectif avec ce prochain crash technique qui suit son cours. Au fur et à mesure que la crise mènera à la catastrophe, ce seront des institutions mues par le globalisme comme le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque des règlements internationaux (BRI) qui interviendront pour « sauver la situation ».

Comme je l’ai noté à maintes reprises, Jerome Powell est bien conscient de ce qui se passera alors que la Fed resserre. C’est consigné dans le procès-verbal de la Fed d’octobre 2012 où il discute des conséquences, y compris son allusion à un crash imminent si la Fed met fin aux mesures de relance, relève les taux d’intérêt et réduit le bilan.

Pourtant, Powell continue tout de même de resserrer les conditions, ce qui indique que les mesures prises par la Fed et les résultats obtenus sont tout à fait délibérés. Les récentes déclarations de Powell ont été interprétées à tort par les médias dominants comme indiquant que la Fed pourrait arrêter ses politiques de resserrement. Je prévois que cela n’arrivera pas, du moins pas avant que l’accident n’ait déjà bien suivi son cours.

Je m’attends à ce que Powell continue de réduire son bilan d’environ 50 milliards de dollars par mois jusqu’à la fin de 2019, peut-être. Je maintiens également ma prévision initiale de l’an dernier selon laquelle la Fed augmentera les taux d’intérêt en 2019, au moins deux autres fois, avec une hausse en mars. La Fed a continué à montrer une propension au double discours sur l’« accommodation », et il y a une bonne raison à cela…

Les marchés boursiers continueront de plonger

De nombreux économistes alternatifs ont souligné au fil des ans la corrélation directe entre le bilan de la Fed et les cours boursiers. Au fur et à mesure que la Fed a racheté des actifs, le marché boursier a augmenté exactement en tandem. Au fur et à mesure que la Fed se débarrasse de ses actifs, les actions chutent de plus en plus vite et de façon de plus en plus volatile.

Si vous voulez un exemple parfait de cela, il suffit d’examiner les totaux du bilan FRED de la banque centrale et de les comparer avec un graphique de l’indice S&P500 sur un an. Ne regardez pas seulement la chute des actions, mais aussi les rallyes boursiers. Des coupes dramatiques en décembre ont facilité le début du crash ; le récent rebond s’explique en partie par les investissements de fin d’année des caisses de retraite d’entreprises, à la recherche désespérée de rendement dans un environnement où les obligations ne sont plus viables ou sûres. Toutefois, prenez note que la première semaine de Janvier a également vu la Fed bloquer les coupes.

Qu’est-ce que cela signifie ? En l’absence d’une source de capital de remplacement massive comme les rachats d’actions, toute nouvelle réduction importante des actifs de la Fed entraînera une forte baisse vers le milieu de chaque mois. Chaque pause dans les coupes se traduira par un rebond, mais à des sommets plus bas. Le plafond des rallyes et les attentes des investisseurs diminueront progressivement jusqu’à ce que la réalité de la fin de la fête les atteigne enfin.

Les récents commentaires « dovish » de la Fed sont, à mon avis, complètement frauduleux et très calculés. Comme la banque centrale a réduit les mesures de relance et augmenté les taux d’intérêt au point où les entreprises ne peuvent plus se permettre des rachats massifs, il ne reste plus rien pour soutenir les actions, si ce n’est de la désinformation, une confiance aveugle et une pause d’une à deux semaines dans la réduction des bilans.

Il s’agit d’une démolition contrôlée de l’économie et des marchés. La Fed fera tout son possible pour éviter que le système n’implose trop vite, car le désossage des mâchoires est le seul outil qui reste. Entre-temps, M. Powell continuera de réduire les actifs et d’augmenter les taux d’intérêt comme prévu. Cela se traduira inévitablement par une baisse des cours des actions, car le système manque de « pression ». La confiance aveugle des investisseurs n’ira pas plus loin. Ils seront laissés en plan, tout comme ceux qui espèrent leurs pensions.

Je m’attends à ce que les marchés actions reprennent leur forte baisse tout le long de 2019 et qu’ils tombent bien en deçà des niveaux de soutien observés en 2017. Si l’on se fie à la baisse de décembre, tant que la Fed poursuivra sa trajectoire actuelle de réduction de bilan, je vois le Dow Jones dans la fourchette de 17 000 à 18 000 points en mars et avril.

Trump portera le blâme pour l’accident

La propension incessante de Trump à s’attribuer le mérite de la remontée boursière fait de lui un bouc émissaire parfait pour le crash en cours. L’accélération en 2019 sera suivie de nombreuses distractions. Alors que Trump a blâmé la Réserve fédérale pour l’instabilité récente des marchés, il a en même temps blâmé sa propre guerre commerciale. Trump a attaché le succès de sa présidence au succès d’un marché boursier qu’il appelait autrefois une « grande bulle » créée par la Fed.

La guerre commerciale de Trump et l’arrêt du gouvernement ne sont que deux facteurs qui sont déjà ciblés par les médias grand public et les commentateurs globalistes comme étant les causes de la chute des actions en décembre.

L’arrêt du gouvernement pourrait ne pas se poursuivre en janvier si Trump déclare l’état d’urgence et commence le mur à la frontière sud, rendant le débat budgétaire plutôt théorique. Cela dit, je soupçonne que cela pourrait continuer de toute façon ; cette fois-ci, c’est différent. Considérez que si l’arrêt se poursuit jusqu’en février, il y a la menace que les programmes d’aide sociale comme EBT soient retardés, ce qui ouvre la porte à un tout nouveau type de folie. Je n’ai pas nécessairement quelque chose contre la personne moyenne qui demande de l’aide sociale en période de crise personnelle. Cela dit, il y a des millions d’Américains qui ont fait carrière en recevant de l’aide gouvernementale, et leur attitude est souvent celle de se contenter de ce sort. Si et quand leur revenu et leur source de nourriture sont coupés, leur réaction peut être violente.

La date actuelle de l’arrêt fait en sorte qu’il constitue une distraction tellement utile pour la banque centrale que je serais surpris qu’on y mette fin dans un avenir proche. La menace de retards dans l’EBT et l’aide sociale du gouvernement serait une crise très juteuse qui pourrait être exploitée par les banques centrales et les globalistes.

Je prévois que la guerre commerciale se poursuivra jusqu’en 2019, comme l’année dernière. Trump annoncera des progrès « énormes » dans les négociations avec la Chine, parfois pour faire grimper les marchés, mais quelques jours ou semaines plus tard, ces progrès seront à nouveau remis en question. Je sais que c’est une prédiction facile. La farce de la guerre commerciale a suivi un schéma assez prévisible ces derniers temps.

Trump a été d’une aide extraordinaire pour les élites bancaires à cet égard. En fait, l’administration Trump semble ajouter une nouvelle escalade dans la guerre commerciale une semaine après chaque baisse ou hausse de taux importante du bilan de la Fed ; juste à temps pour que les actions chutent violemment en raison de la réduction de bilan de la Fed.

Autres prévisions pour 2019

Un « Hard Brexit » : Attendez-vous à ce que le Brexit entre dans un éventuel scénario de non-accord avec l’UE, suivi d’un ralentissement économique agressif au-delà de ce qui se passe déjà en Europe. Bien que ce résultat semble être un pari risqué en ce moment, il a du sens d’après le faux récit que les globalistes sont en train de construire – le récit selon lequel les « populistes » sont une influence imprudente et destructrice qui mène à un désastre économique.

Turquie quittant l’OTAN : On dirait que c’est déjà fait. La Turquie se positionne pour s’associer à des puissances de l’Est comme la Chine et la Russie par le biais de divers accords commerciaux et d’accords stratégiques, et abandonner ses liens avec l’Ouest. Bien que cela puisse durer encore quelques années, je crois que cela se produira rapidement – d’ici la fin de 2019.

Conditions de la loi martiale en France : Les protestations des « gilets jaunes » vont se poursuivre jusqu’en 2019, et deviendront probablement plus volatiles à mesure qu’Emmanuel Macron tentera de resserrer les contrôles. Attendez-vous à ce que les protestations se multiplient au printemps et en été à mesure que le temps se réchauffe. Macron n’a pas hésité à utiliser sa boîte à outils totalitaire. Je m’attends à ce qu’il déclare l’état d’urgence nationale avec des pouvoirs de type loi martiale en place dès la fin de cette année. Je ne sais pas encore si les globalistes avec lesquels Macron s’associe de si près ont eu l’intention de parvenir à ce résultat, je ne sais pas encore si c’est le cas. Nous n’avons pas beaucoup entendu parler des revendications spécifiques ou des points de vue idéologiques des gilets jaunes. Comprendre les objectifs et les motivations des deux parties déterminera s’il y a un faux paradigme en jeu ou si les gilets jaunes sont un véritable mouvement populaire.

Résumé

En résumé, le crash de la « bulle de tout » a été délibérément initié par les banques centrales. Le pire reste à venir en 2019. Trump est la brebis sacrificielle pour les élites bancaires, et son administration en assumera la responsabilité d’ici la fin de l’année, quels que soient les faits entourant le programme de démolition contrôlée de la Réserve fédérale. L’année 2018 a été le début de la prochaine phase de la crise, 2019 verra l’effondrement frapper la conscience du grand public sans parler de leur pas de porte et de leur portefeuille.

Brandon Smith

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/le-krach-de-la-bulle-de-tout-a-commence-en-2018