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Oléo-trio ou la guerre de l’or noir

Oléo-trio ou la guerre de l’or noir

26 Mars 2020

La grande guerre du pétrole engagée début mars commence à sérieusement démoraliser le secteur du schiste américain et les autorités impériales qui, dans un contexte encore compliqué par la pandémie mondiale, tentent de le sauver afin d’éviter une cascade de faillites oléo-financières.

Victoria Coates. Retenez bien ce nom car il n’est pas impossible qu’il revienne sous les feux de l’actualité dans les semaines ou les mois à venir. Collaboratrice de Trump à la Maison Blanche sur les questions moyen-orientales, elle vient d’être nommée Envoyée spéciale à l’énergie en Arabie saoudite, un poste créé sur mesure. Son but : « convaincre » les Saoudiens de fermer les vannes afin de faire remonter les cours du brut qui, en l’état actuel, menacent de ruiner tout un pan de l’industrie pétrolière US.

L’accablement a en effet gagné les esprits fébriles de Washington qui multiplient les tentatives pour stopper l’hémorragie. Nous en donnions un exemple il y a une vingtaine de jours :

L’administration du Donald a tout de suite pris la mesure du danger. Douce coïncidence, le secrétaire au Trésor, Steve Mnuchin, s’est précipité pour rencontrer au débotté l’ambassadeur russe aux Etats-Unis, plaidant pour un « marché énergétique organisé » (décodeur : ne faites pas baisser les prix, vous allez ruiner nos compagnies). Ô ironie, des « possibilités de commercer et d’investir » ont été évoquées. Tiens, les sanctions sont passées de mode à Washington ?

Tout cela semble en tout cas confirmer en creux ce que nous disions : Moscou a décidé de lancer une contre-attaque d’envergure contre l’empire pour toutes les avanies subies ces dernières années (blocage du Nord Stream II, sanctions, Syrie). Et il faudra plus que de vagues promesses pour ramener l’ours à de meilleurs sentiments.

Apparemment, ça n’a justement pas dépassé le stade des promesses car l’ouverture américaine semble être tombée dans l’oreille d’un sourd du côté de Moscou. Aussi, les efforts se sont, depuis, tournés vers le royaume des Seoud comme nous le rapportions la semaine dernière :

L’or noir n’en finit pas de dégringoler et le schiste américain est au bord du gouffre ou, comme le dit poétiquement un analyste de Forbes, « se noie dans le sang et les larmes ». des coupes claires dans les investissements et les budgets ont déjà commencé et ce n’est que le début…

Les critiques de l’establishment oléo-impérial pleuvent depuis quelques jours mais, chose, intéressante, elles ne s’adressent pas à la Russie, pourtant au départ du mouvement ; c’est l’Arabie saoudite qui est dans le viseur. Treize sénateurs Républicains ont même pris leur plume pour écrire au Seoud, lui demandant de revenir sur sa décision. A lire entre les lignes, on se demande même s’il n’y aurait pas un soupçon de menace :«

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/72681-agnes-buzyn-declare-avoir-quitte-ministere-sachant-elections-auraient-pas-lieu-coronavirus
«

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/72681-agnes-buzyn-declare-avoir-quitte-ministere-sachant-elections-auraient-pas-lieu-coronavirus
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En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/72681-agnes-buzyn-declare-avoir-quitte-ministere-sachant-elections-auraient-pas-lieu-coronavirus

« Les leaders saoudiens nous ont répété à plusieurs reprises que le royaume d’Arabie saoudite était une force de stabilité sur le marché mondial. Les récentes décisions saoudiennes ont remis en cause ce rôle. Nous exhortons le royaume à assurer un leadership constructif pour stabiliser l’économie mondiale en apaisant l’inquiétude dans le secteur pétrolier et gazier. »

Doublant la mise, Washington envoie maintenant dame Victoria à Riyad (dont la prise de fonction sera cependant retardée par le coronavirus) tandis que Pompeo commence ses séances de persuasion vis-à-vis de MBS. Menaces de l’aigle au chameau ou, au contraire, entente entre les deux contre l’ours : on ne le sait pas encore. Une chose semble certaine et nous l’avons dit à plusieurs reprises : il est vraisemblable que Riyad flanchera avant Moscou.

D’autant plus que, pied de nez des lois de l’économie, la Russie engrange paradoxalement certains bénéfices grâce à la chute des cours du naphte qui compensent en partie ses pertes par ailleurs. Ce tour de magie se résume en un mot : le rouble.

La monnaie russe est en effet soumise au régime de changes flottants sur les marchés financiers et suit de très près le prix du pétrole. Logiquement, la récente dégringolade du pétrole s’est accompagnée d’une dégringolade du rouble :

Or, les coûts de production des compagnies russes sont en roubles. Un rouble qui chute, ce sont donc des coûts de production qui chutent aussi si on les établit en dollars. Le géant Rosneft dépense 199 roubles pour chaque baril extrait. Début mars, avant le tsunami, cela équivalait à 3,10 $. Ca ne représente plus maintenant que 2,50 $ ! Les marges sont plus importantes et compensent partiellement la chute des cours.

Rien de tel en Arabie saoudite où le taux de change du rial est fixe et lié au billet vert. Le coût d’extraction (2,80 $ en l’occurrence) reste donc le même quel que soit l’évolution du cours de l’or noir. Aramco, qui se targuait d’avoir les coûts les plus faibles du monde, vient de se faire damer le pion par Rosneft. Dans cette lutte de titans pétroliers, c’est une victoire symbolique pour Moscou…Tag(s) : #Pétrole#Etats-Unis#Russie#Moyen-Orient#Economie

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2020/03/oleo-trio-ou-la-guerre-de-l-or-noir.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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Décryptages » Coronavirus : la plus grande crise économique de tous les temps… ou pas. Car les armes existent pour la contrerECONOMIE23 mars 2020© ReteursCORONA-KRACH

Coronavirus : la plus grande crise économique de tous les temps… ou pas. Car les armes existent pour la contrer

Les armes économiques en question pourraient même aider à sortir enfin de la crise précédente. Mais les généraux maîtrisant leur utilisation existent-ils ?AJOUTER AU CLASSEURLECTURE ZEN252131Avec Mathieu Mucherie

Au risque de passer pour des prétentieux auto-satisfaits, ou pour des êtres insensibles aux travaux des infirmiers et des urgentistes, nous soutenons que cette crise de Corona-virus confirme nos analyses délivrées depuis 2011 dans ces colonnes d’Atlantico, et remet au gout du jour la plupart de nos préconisations (souvent jugées « imprudentes » par ceux-là mêmes qui ont crée un ordre économique et monétaire en tout point imprudent) : pour faire court, la croisade pour une détente monétaire à outrance.

Les mathématiciens nous disent que s’il y a bien une chose que l’esprit humain a du mal à appréhender, c’est la fonction exponentielle. On l’a vu au cours de cette guerre éclair de coronavirus, où les courbes épidémiques ont provoqué une vaste sidération. On l’a vu naguère en Grèce et on risque de le revoir prochainement partout avec les crises monétaires, avec en particulier l’effet boule de neige des dettes, du fait de la violence des intérêts composés, de l’écartèlement en spirale entre des créances qui s’envolent et une base productive qui s’étiole.

Au départ, vers 2008 : une fantastique destruction monétaire (destruction de quasi-monnaies, disparition d’acteurs du crédit, réduction de la taille du bilan des banques…), un manque de collatéral de qualité, des conditions monétaires présentées comme accommodantes mais en réalité restrictives, puis une succession de chocs qui auraient pu être inflationnistes à une autre époque mais qui de nos jours sont tous déflationnistes. La crise des bilans a été traitée comme une crise des comptes d’exploitation, puis au cours d’une décennie perdue « on » a organisé la circulation du mistigri (du bilan des banques au bilan de l’Etat, du bilan des ménages et des entreprises au bilan de l’Etat, de ce dernier au bilan de la BCE, etc.), sans que ces transferts de dettes sans collatéraux ne ressuscitent la circulation monétaire de jadis. Le marché interbancaire par exemple est sous respirateur BCE depuis l’été 2007, ce qui en dit long sur nos chances de médaille aux JO de la procrastination.

Ces dettes métastasées de 2008 pèsent bien souvent sur des bases productives qui ont disparu, et comme elles ne sont plus écrêtées comme jadis par l’inflation ou par les guerres alors elles s’accumulent, pèsent sur le moral, jusqu’à rendre le travail vide de sens pour les plus jeunes. En ce sens, ces dettes là sont illégitimes, et léonines, mêmes facturées à des « taux bas » ; d’ailleurs elles ne rémunèrent plus un risque depuis fort longtemps, au contraire elles rendent service au système financier qui s’en sert pour canaliser la volatilité de ses portefeuilles (pour un investisseur institutionnel, une obligation investment grade devient une assurance, ce n’est plus un titre de dette). D’où les taux d’intérêt négatifs en plein recours à l’autofinancement, ou les courbes de taux inversées en pleines fièvres courtermistes, et autres symptômes contradictoires : l’organisme se défend comme il peut, dans la pagaille. Et cela ne va pas aller en s’améliorant, avec ce Covid-Krach qui provoquera une nouvelle flambées de dettes privées et publiques non couvertes par des actifs ou par des promesses de croissance. Il est à craindre que la solution préférée de nos économistes français du Massachussetts (un impôt sur les sociétés mieux réparti sur tout l’espace européen) ne soit pas tout à fait suffisante. Pour éviter un avenir à la Sisyphe, et conjurer quelques sous-produits néfastes (populisme, protectionnisme), il va falloir un plus gros bateau, comme on dit dans Les dents de la mer.

D’où l’importance d’un moratoire, ou mieux d’une remise, d’un mécanisme d’égout collecteur, d’un bouton Reset… Ce que je propose depuis des années, à la suite des travaux de Gerard Thoris : revenir à l’essentiel : la tradition judéo-chrétienne, la doctrine sociale de l’Eglise, la pratique des jubilés. En termes plus opérationnels : faire pression sur la BCE pour qu’elle loge au fond de son bilan un certain nombre de dettes privées et publiques surnuméraires ; et puis, elle les annulera, petit à petit. C’est déjà un peu ce qu’elle fait avec les achats d’actifs (QE) couplés à des taux négatifs, mais trop lentement, et en catimini, ce qui ne permet pas aux acteurs économiques de franchement compter dessus.

Cette croisade pour la remise des dettes, qui ne coûte rien à personne (ce sont des dettes achetées à leur prix, sur le marché secondaire) en dehors de l’orgueil de quelques banquiers centraux, et qui n’est pas dangereuse (il n’y a plus d’inflation ! la cible officielles de 2%/an est un désert des Tartares !), aurait été la meilleure réponse à une crise du type « gilets jaunes », et elle me parait juste indispensable dans le contexte de déferlante des déficits de 2020-2022. On nous répond, depuis le début : aléa moral. Mais c’est surestimer les Etats, qui secrètent des déficits comme une glande secrète une hormone, sans guère d’observance du contexte financier en général et du niveau des taux d’intérêt en particulier. On nous objecte aussi : création de nouveaux problèmes, de bulles, d’effets secondaires. Mais depuis des années nous ne sommes pas dans le pétrin à cause des (rares) initiatives monétaires, de même que la Normandie de 1944 n’était pas à proprement parler en souffrance à cause des bombardements américains. Le coût du bombardement monétaire doit être comparé au coût de l’anorexie monétaire, et puis la charge de la preuve devrait être inversée. Les apprentis sorciers et les hétérodoxes ne sont pas ceux que l’on croit, et l’apocalypse du Corona-virus servira de révélateur.

Un gros quart de la dette publique de la zone euro est déjà détenue aujourd’hui par la BCE. Rien ne s’oppose plus à ce que cette proportion augmente : c’est juridiquement reconnu depuis que Benoit Coeuré a dit « The limits are ours » en 2019, et c’est déjà engagé avec le QE2 en cours ; et, surtout, à part l’Allemagne, personne ne s’opposerait à ce que la BCE orchestre un « write off » plus ou moins explicite sur ces titres. C’est la prochaine étape, qu’il faudra expliquer à ceux qui croient qu’une banque centrale est soumise aux arcanes de la comptabilité privée, à ceux qui ignorent que de nombreuses banques centrales ont fonctionné impunément pendant des années en equity negative.    

Bien sûr, l’idéal aurait été d’écouter, avant le virus, les bons auteurs que nous mettons en avant depuis une décennie, comme Scott Sumner et sa proposition de cible de croissance du PIB nominal : parce qu’il vaut mieux réfléchir à un objectif que multiplier les solutions dans l’urgence, parce que cet objectif est au fond l’esprit et la lettre du Traité européen, et parce qu’en théorie économique nous savons que cet objectif de stabilisation du PIB nominal est très atteignable par un banquier central déterminé. Maintenant que l’urgence économique est là, nous devons improviser, mais en gardant à l’esprit cette cible globale qui a plus de sens qu’une cible d’inflation polluée par les prix pétroliers et par de nombreux biais.

Une alternative consisterait à activer ce que Jacques Rueff appelait « l’égout collecteur des droits non gagnés », c’est-à-dire le taux de change : une dévaluation de l’euro. Le mot dépréciation suffirait puisque nous sommes en changes flexibles avec le reste du monde, et serait très légitime tant que nous sommes loin de la cible de la BCE comme de la cible de Scott Sumner. Mais on nous objectera que ce n’est pas une voie très collaborative à un moment où toutes les banques centrales sont tentées de l’emprunter. Gardons tout de même à l’esprit que les maillons les plus faibles de la zone (l’Italie en particulier) ne se relèveront pas tant que l’euro restera au dessus de la parité avec le dollar.     

Et, au risque de nous répéter, il faut reparler ici de la monnaie hélicoptère, d’une hausse continue de la base monétaire sans contrepartie. Cette monnaie hélico est forcément archi-puissante : quand on imprime et que l’on distribue aux ménages, du point de vue de la banque centrale, cette monnaie est comme une obligation qui ne mature jamais et qui ne paye pas d’intérêts ; par définition une telle obligation a pour elle une valeur présente de zéro. Dans la perspective du ménage qui reçoit, un billet de 10 euros a une valeur présente de 10 euros. On a donc crée de la richesse à partir de rien. On comprend les réticences à utiliser une arme aussi puissante, et qui n’ajoute rien à la dette nationale ; mais notre Président a dit que nous étions en guerre : et à la guerre comme à la guerre ?

Tout cela nous entraînait jusqu’ici loin du troupeau budgétariste et structuraliste, mais c’est ce dernier qui devra céder dans le cadre d’une récession qui s’annonce historique. Avant le Covid19, le consensus dans la zone euro semblait être qu’une politique budgétaire plus expansionniste permettrait que la politique monétaire soit moins expansionniste  ; ce consensus (qui nous a coûté un bras) était insensé : d’une part notre politique monétaire n’était pas « expansionniste » si les mots ont un sens (puisqu’on ne se rapprochait nullement de la cible d’inflation de la BCE), et elle l’est encore moins désormais (faire 1 quand il fait faire 3 ou 5 n’est pas « expansionniste »)  ; et d’autre part il faudra un jour expliquer aux keynésiens qui s’ignorent que la politique budgétaire ne fait pas le poids : elle est lente, pleine de trous, il faudra la payer par des impôts distordants pendant une décennie au moins, sans compter qu’elle n’est pas juste (elle privilégie les acteurs et les secteurs les plus proches du pouvoir). Il ne faudrait pas que ce consensus revienne, nous transformant en Sisyphe fiscaux pour tout le XXIe siècle. Une collaboration monétaire/budgétaire serait plus judicieuse, et bien moins coûteuse (cf les travaux de William Nordhaus, pour ne prendre qu’un exemple), dut-elle sacrifier la sacro-sainte indépendance de la BCE, et dut-elle ne pas plaire à quelques analystes de banques à court terme.

Nos propositions supposent toutes en effet la fin d’une conception maximaliste de l’indépendance du banquier central, et au passage la fin des liens trop suspects et corporatistes qui unissent la banque centrale aux banques commerciales.

A l’époque lointaine de la démocratie libérale, l’indépendance d’une institution la condamnait à un pouvoir vigoureusement borné. On n’accordait une indépendance étendue à la banque centrale que dans un régime monétaire où sa marge de manœuvre était très limitée (par exemple, à l’époque pas si lointaine où elle ne s’occupait ni des taux de changes, ni de la supervision bancaire, ni ne faisait pression pour des réformes budgétaires ou structurelles à son goût). Tant qu’on se lie à plus de 15 pays disparates à une monnaie fort peu flexible, confiée à un banquier central qui n’est pas économiste et qui ne rend de comptes véritables à personne (début février quand Christine Lagarde s’exprime devant le Parlement européen à Strasbourg, une quarantaine de députés seulement sont présents…), et qui fait semblant de suivre (il a violé sa propre cible depuis 2012…) la plus mauvaise mesure de l’inflation, rien de bon ne peut arriver. Mario Draghi soutenait encore fièrement, en juin 2019 (juste avant un magnifique et énième retournage de veste) : “Il n’existe aucune probabilité de déflation, une très faible probabilité de récession, et pas de menace de désancrage des anticipations d’inflation”. On se demande en effet où était le problème, mise à part la baisse de la croissance en 2018 et 2019, mis à part le ralentissement continu du commerce international, et des taux d’intérêt en apnée. La complaisance aura été la première victime macroéconomique du virus. Maintenant que la déflation et la récession sautent aux yeux (on ne place pas impunément un demi milliard de travailleurs en chômage technique), et maintenant que les anticipations sont encore plus désancrées (les marchés pricent une inflation autour de 0,8%/an en moyenne au cours des 5 prochaines années…), il faut innover, agir vite et massivement.

Ceux qui critiquent nos idées imparfaites ne proposent pratiquement RIEN. Ils se disent chrétiens, ou juifs, mais ils sont contre l’annulation d’une partie des dettes, même quand elle ne leur coûterait pas. Ils sont contre la japonisation, certes, mais hostiles à toutes les formes d’activisme monétaire. Ils veulent des résultats, mais atteints avec l’apparente facilité des Dieux ; sans se mouiller, sans déroger. Ils me font penser à ceux qui déplorent les 10000 euros du mètre carré à Paris mais qui ne font pas le lien avec les freins à la construction, avec les restrictions foncières. « Dieu se rit des créatures qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ». Alors, à part procrastiner, ils multiplient les diversions (un plan vert pour 2080), les mesures lilliputiennes (report des charges sociales au mois suivant), les transferts à des experts indépendants (pasmafautisme) et les saupoudrages budgétaires. Ils ne gèrent pas le pays, ils réagissent. Ou alors, ils pensent. Comme notre Président, en rendez-vous ce soir avec les représentants du culte pour discuter du sens de la mort dans notre société (j’espère qu’un curé lui expliquera la parabole du gérant trompeur…). Et, une fois encore, la BCE discute du sexe des anges pendant que les barbares sont à nos portes : si vous avez aimé sa « review méthodologique » en pleine chute de l’activité, vous aimerez son QE2 tout mou égrené sur 10 mois, et les liquidités offertes aux banques dans une 6e ou 7e version pas du tout consanguine des LTRO. Les espoirs de début de mandat, même basés sur des formules maladroites (« On sera plus content d’avoir un emploi plutôt que d’avoir une épargne protégée », Christine Lagarde, octobre 2019), sont en train de s’évanouir.

Si elle continue d’avancer à l’aveugle, sans vraie cible et sans doctrine moderne, l’Europe va tomber dans l’oubli. Sa stratégie des bras ballants donne toujours les mêmes résultats, en 2020 comme en 1992 ou en 2008. A Francfort, c’est la reproduction d’une procédure connue, rassurante bien que totalement défaillante ; chaque fiasco y a été présenté comme une victoire, et ce sont ceux qui n’ont rien compris à la japonisation du continent qui ont été systématiquement promus. Ma prévision, si aucun sursaut n’arrive ? Vous verrez qu’à la fin ce sera la faute des jeunes pas assez qualifiés, comme dans les publications de Patriiiick Artus ou dans le Wall Street Journal qui, dès 2010, invoquait l’addiction aux jeux vidéo pour expliquer les difficultés de recrutement des entreprises. L’esprit de Munich a dominé le XXe siècle, disait Alexandre Soljenitsyne : il est bien parti pour dominer le XXIe. 

De même qu’une balle dans la tête dès le début aurait été la meilleure réponse face aux virus européens du passé (Hitler, Milosevic), la crise économique qui commence devrait être confinée tout de suite par un engagement implacable et cohérent dans le temps en faveur de la stabilisation des perspectives nominales, au besoin par des méthodes aptes à frapper les imaginations et à ré-ancrer les anticipations : monnaie hélicoptère, débasement durable de l’euro, rachats inconditionnels de tous les nouveaux déficits par la BCE, cible d’inflation temporairement portée à 4%/an, etc. Cela ne résoudra pas le choc d’offre de court terme, mais nous évitera un long cancer de la demande. Les Chinois l’ont compris, et semble-t-il aussi les Américains depuis quelques jours s’ils concrétisent les envois de chèques directement aux ménages avec l’idée (encore trop implicite) que la FED pourvoira. Mais si nous écoutons encore nos bons docteurs de Francfort, de Karlsruhe et de Berlin, avec leur médecine bancaire traditionnelle du XIXe siècle (Bagehot s’exprimait à l’époque de l’étalon-or !), nous allons tous mourir guéris. A mort l’homéopathie des baisses de taux de 0,25%, des mécanismes abscons et des nationalisations rampantes. Vive l’euro à 0,8 contre le dollar. Vive l’annulation de la moitié de la dette italienne. Vive le renouveau de l’Europe une fois débarrassée des règles de l’euro.   Les commentaires de cet article sont à lire ci-aprèsLe sujet vous intéresse ?Mots-clés :coronaviruscrise économiqueBCEcriseThématiques :INTERNATIONAL

https://www.atlantico.fr/decryptage/3588229/coronavirus–la-plus-grande-crise-economique-de-tous-les-temps–ou-pas-car-les-armes-existent-pour-la-contrer-mathieu-mucherie

Coronavirus aux USA: Qui va gagner des milliards de dollars?

Michelduchaine

Défenseur de la Terre/Defender of the Earth

Coronavirus aux USA: Qui va gagner des milliards de dollars?

 ~ MICHEL DUCHAINE

Trump lui-même a nommé ces sociétés qui concluraient un partenariat public-privé historique en ce qui concerne la prétendue épidémie de coronavirus. Ces agences et entreprises se sont associées et ont été chargées des moyens suivants pour lutter contre la présumée épidémie. S’agit-il d’une crise sanitaire massive déclenchée en Amérique ou s’agit-il d’une simulation prévue par Bill Gates and Co…?

Ces entreprises et agences qui sont autorisées à s’associer avant qu’une situation d’urgence nationale ne soit déclarée. Elles doivent être examinées de près dans leur rôle pendant le verrouillage total de l’Amérique. Un effondrement économique sous nos yeux, imputé à un «virus» qui n’est peut-être qu’une simulation.

Nous assistons à la fermeture de toute la nation, les entreprises sont contraintes de fermer, les gens paniquent, les libertés sont supprimées. Quoi qu’il en soit, nous assistons au démantèlement total de la Constitution américaine.

Dans le même temps, le contrôle de la production et le contrôle de la consommation s’alignent parfaitement, ce qui ressemble au totalitarisme. Une forme de liquidation de l’Amérique a commencé.

CDC – prend le contrôle du navire en utilisant les outils de l’établissement médical des revendeurs de médicaments pharmaceutiques, tout en bénéficiant d’un renflouement. Le CDC est également nommé par des preuves publiques, pour être dans les coulisses de travailler à saboter la Constitution et la Déclaration des droits en étant impliqué dans de nombreux faux drapeaux en Amérique au cours de la dernière décennie. Accepte les dons des sociétés de santé privées et des labos pharmaceutiques.

FDA – Toujours au lit avec les revendeurs de médicaments pharmaceutiques et les fabricants de vaccins. Permet de décider quelles entreprises sont autorisées, quels médicaments pharmaceutiques peuvent être distribués et quels vaccins peuvent être administrés.

Google – Chargé de prendre le contrôle du flux d’informations en ligne, à l’aide d’un logiciel de surveillance avancé, de diagnostics en ligne et de censure. Retient toute information qu’ils choisissent d’empêcher le public de sortir des sentiers battus médicaux.

Walmart – est nommé de manière pratique pour aider à contrôler le flux de consommation, se cachant derrière un soi-disant acte de gentillesse en prêtant de l’espace de stationnement pour des tests au volant. Pendant ce temps, la reine du bien-être des entreprises, recevant 14 milliards de dollars ou plus par an, avait déjà établi un partenariat avec le DHS pour aider à espionner la nation, avec le partenariat de mouchards «si vous voyez quelque chose, dites quelque chose» Napolitano-Walmart snitch.

Walgreens / CVS – en concubinage avec de grandes sociétés pharmaceutiques faisant la promotion de médicaments pharmaceutiques et de vaccins tout en aidant à contrôler le flux d’informations relatives aux preuves massives de dangers des vaccins et des médicaments distribués. Il reçoit également des pots-de-vin et des profits sur la vente de vaccins.

Target – Premier à rejoindre le DHS pour la sécurité nationale et les simulations liées aux catastrophes. Cet article / vidéo montre deux cadres assis à une table avec la FEMA en 2012 discutant de leur collaboration dans de telles simulations et / ou situations, dans des centres de rotation «de trois mois». Target est obsédée par la surveillance. « Le nom de Target continue d’apparaître dans des articles sur la vidéosurveillance à l’échelle nationale. Il a ouvert la voie à des relations entre les entreprises et les États et les gouvernements locaux pour partager des informations de surveillance et de renseignement. Il a même ses propres centres de fusion. »

Becton-Dickinson – Les stocks plongeaient. Soudainement partenaires avec CDC, on lui a ordonné de commencer immédiatement la production de dispositifs médicaux et d’équipements de test.

Quest Diagnostics – Laboratoire d’essais, partenaire de Walmart en 2017, partenaire du CDC en 2013, où environ 3,2 millions d’Américains ont été infectés par l’hépatite C. Plusieurs recours collectifs ont été déposés l’année dernière contre Lab Corporation of America Holdings et Quest après une violation de données lorsqu’ils ont illégalement  » révélé que les informations personnelles et médicales de plus de 19 millions de leurs clients avaient été divulguées« , cependant, Trump leur fait quand même confiance.

Roche Pharma – Avant l’épidémie, un don de “600.000 $ (pot-de-vin) de Genentech à la Fondation CDC en 2012 a obligé le CDC à promouvoir l’expansion des tests et du traitement de l’hépatite virale. La société mère de Genentech est Roche, qui arrive juste à fabriquer des kits de test et des médicaments pour le traitement de l’hépatite C.  On leur a maintenant ordonné dans ce partenariat public-privé de commencer à fabriquer des kits de test de coronavirus immédiats pour 400.000 $ par semaine jusqu’à nouvel ordre.

Signify Health – Le plus grand fournisseur d’appels à domicile du pays. Trump suspend les règles, règlements, codes et lois dans cette soi-disant crise nationale des soins de santé. Partenariat avec le Département des services humains et le CDC pour la surveillance publique.

LabCorp – On lui assigné des tests de laboratoire pendant l’épidémie, en partenariat avec le CDC. L’année dernière, de multiples recours collectifs ont été intentés contre Lab Corporation of America Holdings et Quest après une violation de données après avoir «illégalement révélé que les informations personnelles et médicales de plus de 19 millions de leurs clients avaient été divulguées», mais Trump leur fait toujours confiance. Un certain nombre de poursuites pour faute professionnelle ont été déposées contre LabCorp.

LHC Group – Fournisseur national de visites à domicile, Trump suspend les règles, règlements, codes et lois dans cette soi-disant crise nationale des soins de santé. Avec CDC, est utilisé pour une surveillance publique plus poussée.

Thermo-Fisher – Selon cet article, «Thermo Fisher a été brièvement mentionné lors d’une conférence de presse vendredi après-midi tenue par le président Trump, qui a parlé de l’augmentation de la production de l’entreprise. « Je voudrais également remercier Thermo Fisher », a déclaré Trump. « L’objectif de la FDA est d’autoriser, espérons-le, leur demande dans les 24 heures – cela ira très rapidement; ça va très vite – ce qui apportera, en outre, 1,4 million de tests disponibles la semaine prochaine et 5 millions d’ici un mois. » Trump a ajouté: « Je doute que nous ayons besoin de quoi que ce soit d’autre . »

En outre, selon Reuters, «Opengate Capital Group LLC a déposé vendredi un procès alléguant que le fabricant d’équipement de laboratoire Thermo Fisher Scientific Inc (TMO.N) lui avait vendu une usine mexicaine l’an dernier sans révéler qu’un cartel de la drogue y opérait. La société de capital-investissement a affirmé que l’installation de fabrication basée à Reynosa, au Mexique, qu’elle avait acquise dans le cadre d’un accord plus important avec Thermo Fisher, avait été régulièrement infiltrée par des gangs du Gulf Cartel depuis au moins 2011, selon une copie de la plainte. vu par Reuters. Le procès, déposé devant un tribunal fédéral de Los Angeles, alléguait que Thermo Fisher avait agi de mauvaise foi en retenant des documents et enjoignant les employés de cacher la présence du gang de la drogue dans l’établissement. »

SECRÉTARIAT DE L’ÉNERGIE – On lui a ordonné de «remplir les réservoirs à ras-bord» avec du pétrole brut pendant la pandémie de coronavirus. Peut-être aussi de changer le système comptable de la production pour qu’il ressemble au prix de production basé sur les «crédits d’énergie». La crise de santé publique fait peur d’épuiser les réserves actuelles.

CMS Medicare / Medicaid – Partenaires avec CDC. Immédiatement, le Congrès adopte un «projet de loi sur les dépenses d’urgence pour les coronavirus» qui comprend des dispositions renonçant à certaines restrictions de Medicare pendant l’urgence de santé publique. Cela arrive au moment idéal car de nombreux Medicare / Medicaid dans les différents États vont faire faillite. Suspend également les règlements, a permis d’empêcher le public de visiter les maisons de soins d’infirmiers, les hôpitaux, etc.

Source: Look Who Gets to Make Billions off the Coronavirus

Par Stéphanie Sledge

TheGovernmentRag.com

Stéphanie est une journaliste d’investigation citoyenne et rédactrice en chef fondatrice de THE GOVERNMENT RAG, un site d’actualités éducatif alternatif qui a commencé en 2009. Stephanie fait du commerce dans la vérité, la liberté et la transparence. Elle s’est engagée à éduquer le public sur les vrais problèmes auxquels les Américains sont confrontés aujourd’hui.


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Publié par Michel Duchaine

Born in 1953,I am the founder of the Defenders of the Earth in October 10 ,2007. We try to proposed an alternative of the New World Order and a new vision of life. We consider that the Humanity must live in harmony with all forms of life and abolish the neoliberalism for preserve the human life and continue the Earthlians adventure. We consider that we are not alone and we will receive an ultimatum in few time. Voir tous les articles par Michel Duchaine

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Décryptages » Pénurie de respirateurs, de masques et de tests : suiteSANTÉ21 mars 2020© SEBASTIEN BOZON / AFPECONOMIE DE GUERRE

Pénurie de respirateurs, de masques et de tests : suite

Après un premier article publié ce jeudi, l’industriel Loïk Le Floch Prigent a poursuivi ses investigations.

AJOUTER AU CLASSEURLECTURE ZEN303Avec Loïk Le Floch-Prigent

A (re)lire aussi, la partie 1 de l’enquête : Pénurie de respirateurs et de masques : est-il vraiment si difficile de mettre en œuvre une politique industrielle en soutien de notre santé ?

Lorsque j’ai entendu les plus hautes autorités de l’Etat nous dire qu’il fallait continuer à travailler je n’en ai pas cru mes oreilles : depuis une semaine la consigne est de rester chez soi. Mais quand j’ai été destinataire de la circulaire me disant que, bien sûr, ceux qui peuvent bénéficier du chômage partiel doivent appartenir à des entreprises sans contact avec la population mes yeux se sont embués ! Je ne vois pas, alors, pourquoi on a accepté que l’industrie automobile s’arrête. Tandis que des responsables continuent à célébrer le télétravail des bureaucrates, on parle de la nécessité de produire des emballages… Cela ne se fait pas par télétravail messieurs dames. Soyons sérieux.

En ce qui concerne les usines, après la communication effectuée, les salariés veulent être protégés et ils ont peut-être tort, mais pour eux il leur faut des masques, des solutions hydroalcooliques et des tests. Ce sont les salariés, en l’absence de matériel de protection, qui ont exigé les mesures de cessation d’activité. Le maintien de la communication gouvernementale sur l’inutilité des masques de protection ne sert à rien, les images de la Chine, de la Corée du Sud, de Singapour, du Japon, où le mal régresse les convainquent du contraire et il suffirait de quelques minutes sur le terrain pour faire comprendre la situation psychologique de la population. Il faut donc de manière urgente des masques, de l’ordre de 10 millions par jour alors que la fabrication française dopée ces derniers jours peut être portée à seulement 8 millions par semaine. Premier problème industriel à résoudre urgemment, il suffit d’un chef de projet, d’ateliers et d’argent immédiat : économie de guerre. Bien sûr la mise à disposition de gels hydroalcooliques, de savon, de gants… est impérative mais cela devrait encore être plus simple que les masques !

Le deuxième problème pour les salariés est de savoir si leurs collègues ne sont pas porteurs du virus, ils veulent donc des tests. Ces tests sont en plein développement, mais ceux de Bio-Mérieux sont encore en phase laboratoire, c’est-à-dire avec des résultats à travers des mesures strictes dans les six heures : difficile à mettre en œuvre en usine. La compagnie Roche semble être plus avancée pour un test plus rapide et sans doute plus efficace que celui qui a été utilisé en Corée du Sud. Pour reprendre une activité industrielle et obtenir l’aval des CSE, il est clair que les salariés demanderont à être rassurés par des tests, il y a quantité d’initiatives en France actuellement, pas à Paris, mais dans les régions, et il faut impérativement associer la reprise d’activités aux masques et aux tests. C’est possible mais il faut abandonner le déni de réalité, les travailleurs veulent être protégés, les mots ne suffisent pas.

Enfin on a bien compris que le faible pourcentage de ceux qui vont avoir une forme grave de la maladie vont avoir besoin de respirateurs artificiels et que la saturation arrive vite car ces appareils doivent servir en continu et au moins quinze jours par patient. Le fait qu’à Mulhouse l’hôpital ait été rapidement complet, qu’il a fallu envoyer des malades à Colmar et Strasbourg puis à Metz et Nancy, et enfin Marseille par avion des Armées montre bien les limites de notre approvisionnement. Immédiatement après mon intervention, le ministre a déclaré avoir commandé 1132 respirateurs à une « société française », un intermédiaire sans doute puisqu’il n’y a pas de fabrication française !

Néanmoins on a compris que l’hôpital de campagne des Armées d’Alsace allait « bénéficier «  de 30 respirateurs… On est loin du compte : ce sont des milliers de respirateurs dont il faut disposer ainsi que du personnel formé à son utilisation, c’est un défi industriel et médical, mais il est parfaitement possible.

Certes nos amis européens fabriquent des respirateurs, mais ils en gardent la grande majorité pour eux. Les Chinois ont des appareils disponibles, plusieurs milliers chez Aon Med avec un matériel utilisé en France, le Shangrila 510 et 4000 chez Resmed, il suffit de les commander et de les vouloir

Autre approche préconisée par des petites sociétés d’ingénierie « de province », l’utilisation de matériels susceptibles de fournir de l’oxygène avec des volumes et des pressions variables. L’imagination est là , la disponibilité aussi et, en l’occurrence, en Bretagne, ces ingénieurs se proposent de modifier « en économie de guerre » 3000 matériels pour en faire des respirateurs artificiels. En très peu de jours on peut mettre à disposition du matériel de qualité, mais il faut un pilote dans l’avion, des chefs de projet, des volontaires, et un peu de volonté quand même, quelque part…Les commentaires de cet article sont à lire ci-aprèsLe sujet vous intéresse ?Mots-clés :Covid-19coronavirusinsuffisance respiratoirerespirateursmasques

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https://www.atlantico.fr/decryptage/3588193/penurie-de-respirateurs-de-masques-et-de-tests–suite-loik-le-floch-prigent

Frappé de plein fouet par la crise économique, le Liban annonce être en défaut de paiement

RTFrancias Share to FacebookShare to TwitterShare to TelegramShare to WhatsAppShare to Email EN DIRECT Frappé de plein fouet par la crise économique, le Liban annonce être en défaut de paiement 8 mars 2020, 10:18- Avec AFP © DALATI AND NOHRA Source: AFP Photographie fournie par l’agence photo libanaise Dalati & Nohra, le 7 mars 2020.

Frappé de plein fouet par la crise économique, le Liban annonce être en défaut de paiement

Elle montre le Premier ministre libanais, Hassan Diab, au palais du gouvernement à Beyrouth, la capitale (image d’illustration). Malgré la formation d’un nouveau gouvernement le 21 janvier, la crise économique ne cesse de s’aggraver au Liban. Désormais, le pouvoir veut négocier sa dette s’élevant à près de 170% du PIB, l’un des ratios les plus élevés au monde. Le 7 mars 2020, le Premier ministre libanais Hassan Diab a annoncé que le Liban ne paierait pas une dette arrivant à échéance dans deux jours, premier défaut de paiement de l’histoire du pays secoué par une profonde crise économique. «Nos réserves en devises ont atteint un niveau inquiétant […] poussant le gouvernement à suspendre [le paiement d’une dette arrivant] à échéance le 9 mars», a déclaré le Premier ministre dans un discours retransmis par les chaînes locales. «C’est le seul moyen pour stopper l’hémorragie […] avec le lancement d’un vaste plan de réformes nécessaires, incluant une baisse des dépenses publiques», a-t-il ajouté.    92 milliards de dollars de dette Pays endetté à hauteur de 92 milliards de dollars – soit environ 170% de son PIB –, le Liban «va restructurer sa dette conformément à l’intérêt national», a ajouté le chef du gouvernement désigné fin décembre, plus de deux mois après le début d’un mouvement de contestation inédit contre la classe politique accusée de corruption et d’incompétence. Il s’agit de la première décision majeure du gouvernement formé en janvier après des semaines de manifestations, dans un pays qui fait face à sa pire crise économique depuis la fin de la guerre civile (1975-1990). Le 9 mars, l’Etat devait rembourser 1,2 milliard d’Eurobonds – des bons du Trésor émis en dollar –, dont une partie est détenue par les banques locales et la Banque centrale. Sur l’ensemble de l’année 2020, le pays devait en théorie honorer 4,6 milliards de dollars de dette, a précisé Hassan Diab.   Plan de sauvetage  La restructuration de la dette fera partie d’un vaste plan de sauvetage visant à réaliser plus de 350 millions de dollars d’économies par an, a déclaré le Premier ministre. Hassan Diab s’est également engagé à mener à bien les réformes promises en 2018 dans le cadre d’une conférence d’aide internationale, contre 11,6 milliards de dollars de dons et de prêts qui n’ont toujours pas été débloqués.  Le Premier ministre a également préconisé une restructuration du secteur bancaire, le montant total des dépôts représentant environ quatre fois celui de l’économie du pays. Les banques libanaises détiennent près de la moitié des 30 milliards d’Eurobonds émis par l’Etat. Craignant un épuisement de leurs réserves en devises étrangères, elles ont déjà imposé des restrictions drastiques ces derniers mois. Lire aussi Liban : tensions et mobilisation autour du Parlement qui accorde sa confiance au gouvernement Plusieurs établissements ont ainsi plafonné les retraits à 100 dollars par semaine, et interdit les transferts d’argent vers l’étranger, suscitant la colère des Libanais qui craignent aussi que leurs dépôts soient ponctionnés. Au Liban, le dollar est utilisé au quotidien, au même titre que la livre libanaise. «Comment pourrions-nous payer les créanciers alors que les Libanais ne peuvent pas accéder à leur propre argent dans les banques ?», s’est interrogé Hassan Diab, affirmant vouloir œuvrer à la «protection des dépôts dans le secteur bancaire, surtout ceux des petits épargnants». Les Libanais craignent par ailleurs l’accélération de la dépréciation de leur monnaie face au dollar. Le cours de la livre libanaise, indexé sur le billet vert depuis 1997 au taux fixe de 1 507 livres pour un dollar, a récemment frôlé les 2 700 livres pour un dollar dans les bureaux de change. Quant aux réserves en devises de la Banque centrale du Liban, essentielles pour maintenir ce système d’indexation, elles ont dégringolé ces derniers mois, totalisant 35,8 milliards de dollars fin février, contre 43,5 milliards en septembre 2018.  Une crise économique doublée d’une crise politique Depuis octobre 2019, un mouvement de contestation agite le pays, réclamant une refonte du système politique et la démission d’une classe politique accusée d’incompétence et de corruption. La rue impute la situation actuelle à un cumul de mauvaises politiques au cours des trois dernières décennies. Le pays a commencé à s’endetter massivement à la fin de la guerre civile pour financer sa reconstruction, mais faute de réformes et de bonne gouvernance, le déficit public s’est creusé et la dette publique est passée de quelques milliards de dollars au début des années 1990 à plus de 90 milliards de dollars aujourd’hui. Le 7 mars 2020, des manifestants ont défilé dans plusieurs villes du pays, dont Beyrouth et Tyr (sud), pour crier leur colère. «Nous ne devons pas payer le prix des lacunes du gouvernement», a lancé Nour, une manifestante de 16 ans devant le siège de la Banque centrale libanaise à Beyrouth. A la demande de l’Etat, une mission d’urgence du Fonds monétaire international (FMI) a été dépêchée le mois dernier, mais aucune assistance financière de l’institution n’a été annoncée pour le moment. «Le Liban a besoin avant tout d’un plan imminent de restructuration de la dette […] sous l’égide du FMI», explique Marwan Barakat, chef du département de recherche à la Bank Audi. Mais certaines forces politiques locales, notamment le Hezbollah, ont récemment affiché leur opposition à une telle «mise sous tutelle». International Raconter l’actualité

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/72105-frappe-crise-liban-defaut-paiement

Coronavirus: le G7 et banques centrales s’efforcent de rassurer

Coronavirus: le G7 et banques centrales s’efforcent de rassurer

AFP , publié le 03 mars 2020 à 09h18   |     

Sur le site d’une compagnie énergétique à Pékin, le 27 février 2020 – STR

Les banquiers centraux et ministres des Finances du G7 s’efforçaient de rassurer entreprises et marchés, promettant de « tout faire » pour endiguer l’impact du coronavirus, avant un entretien téléphone mardi pour coordonner leur action.

L’épidémie du virus Covid-19 paralyse une partie de l’économie de dizaines de pays touchés, principalement la Chine, entraînant fermetures d’usines, d’écoles, annulations de vols ou de conférences et salons, entre autres.

Selon l’OCDE, la croissance mondiale ne devrait pas dépasser 2,4% cette année alors que l’organisation internationale tablait encore sur 2,9% avant l’épidémie, ce qui était déjà le plus faible niveau depuis la crise financière de 2008-2009.

Pour tenter de rassurer, les banquiers centraux et ministres des Finances du G7 s’entretiendront mardi par téléphone, afin de coordonner leur action. Selon le département américain au Trésor, cette réunion aura lieu à 12H00 GMT.

Les responsables des pays concernés multiplient les déclarations depuis plusieurs jours pour calmer les marchés, qui ont dévissé la semaine dernière.

Lundi soir, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde a fait savoir qu’elle était « prête à prendre les mesures appropriées ». Le conseil des gouverneurs en discutera « le 12 mars », lors de sa traditionnelle réunion de politique monétaire, selon une source proche de la BCE.

Mardi, c’est le gouverneur Mark Carney qui assurait que la Banque d’Angleterre prendrait « toutes les mesures nécessaires » pour soutenir l’activité du Royaume-Uni face à l’impact du virus, dans la foulée de propos similaires du chancelier de l’Echiquier britannique.

Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) avait déjà assuré vendredi que l’institution se tenait prête à intervenir si nécessaire.

– Quelles mesures ? –

Mardi, le nombre de cas de contaminations s’élevait à 90.914 dans le monde, dont 80.151 pour la seule Chine, dans 76 pays et territoires, selon un bilan établi par l’AFP. Plus de 3.000 personnes ont succombé au virus, essentiellement en Chine.

Dans ce contexte singulier, puisque les banques centrales réagissent d’ordinaire aux crises financières plutôt qu’à une épidémie aux conséquences incertaines, les analystes envisagent plusieurs hypothèses: nouvelle baisse du taux appliqué aux dépôts des banques, augmentation du rythme mensuel des rachats d’actifs repris en novembre, prêts géants aux banques à des conditions très favorables.

Après la baisse la plus violente depuis la crise financière de 2008 des bourses occidentales la semaine dernière, les marchés s’attendent désormais à ce que les banques centrales montent au créneau.

Wall Street a d’ailleurs spectaculairement rebondi lundi soir, le Dow Jones finissant en hausse de 5,09%. Et si la tendance était mitigée mardi sur les Bourses asiatiques, les places européennes étaient en forte progression, gagnant entre 2 et 3%.

La Banque des règlements internationaux (BRI) – la banque centrale des banques centrales – estime que le système financier est plus solide qu’en 2008, mais avertit que les espoirs de reprise rapide sont désormais « grossièrement irréalistes ».

– Une économie mondiale déjà fragile –

Car la Chine, moteur de l’économie mondiale, verra sa croissance ramenée à 4,9% cette année, si l’épidémie y atteint son pic avant fin mars. Et elle entraînera dans son sillage toutes les grandes économies, avertit l’OCDE, avec une croissance japonaise ramenée à 0,2% et une croissance américaine à 1,9%.

Pour la zone euro, la croissance plafonnera à 0,8%, et à 0,9% pour la France, tandis qu’elle sera nulle en Italie, principal foyer de Covid-19 en Europe. Le PIB allemand n’augmentera plus que de 0,3%.

La Chine héberge aujourd’hui plus de 20% de l’industrie mondiale, contre moins de 8% en 2002, un an avant l’épidémie de SRAS, tandis que sa part dans le PIB mondial est passée de 6% à plus de 16%.

Le coronavirus frappe au moment où la croissance mondiale se trouve déjà affaiblie par la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Malgré l’accord trouvé au mois de janvier par les deux premières économies de la planète, « les droits de douane entre les deux pays demeurent nettement plus élevés qu’il y a deux ans », relève l’OCDE.

Sans compter d’autres chocs persistants comme celui du Brexit pour l’économie britannique et européenne.

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https://www.rtl.be/info/monde/economie/coronavirus-g7-et-banques-centrales-mobilisees-la-croissance-mondiale-menacee-1200864.aspx

Coronavirus : vers un acte 1 de la démondialisation de l’économie ?


Coronavirus : vers un acte 1 de la démondialisation de l’économie ?

 par Asie21

La crise du coronavirus révèle un "risque Chine" qui pourrait convaincre les entreprises de réorganiser leurs chaînes de production. (Source : National Interest)

La crise du coronavirus révèle un « risque Chine » qui pourrait convaincre les entreprises de réorganiser leurs chaînes de production. (Source : National Interest).–La « mondialisation » de la crise du nouveau coronavirus menace celle de l’économie. Dans l’industrie, les secteurs high-tech sont les plus vulnérables à court terme, devant la pharmacie et l’automobile. Si la crise persiste, elle pourrait conduire les entreprises à repenser leurs stratégies de production, et notamment leur dépendance à l’égard de la Chine.En mars 2011, l’industrie mondiale était secouée par l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima. Cet épisode avait révélé la situation de quasi-monopole de petites entreprises japonaises dans la fabrication de composants essentiels à plusieurs secteurs. La catastrophe de Fukushima avait entraîné la désorganisation de plusieurs filières de production dans toute l’Asie et au-delà. Les indices de production industrielle avaient chuté à Singapour, en Malaisie et en Thaïlande. Cette « synchronisation » avait déjà été une spécificité de la crise mondiale de 2009. Elle est la conséquence de la fragmentation des processus de production, de la gestion en flux adoptée par les Japonais dans la construction automobile (le Kanban) qui s’est généralisée, et du « modèle Dell » qui s’est diffusé dans l’industrie électronique. Quelques mois plus tard, les inondations de Bangkok avaient aussi eu des répercussions sur l’industrie informatique du monde entier : 40 % de l’assemblage de disques durs se réalisaient dans des usines situées à Bangkok.version française publiée par Asialyst le 29 février 2020

WUHAN, TEMPLE DE L’AUTOMOBILE ET DE L’ÉLECTRONIQUE

Avec l’épidémie de coronavirus qui se propage, on change de registre et avec la Chine, on change de catégorie. Non seulement elle est l’usine du monde, mais elle occupe des positions souvent incontournables dans les chaînes globales de production. Certes, son apport en termes de valeur ajoutée est parfois modique, comme l’illustre le cas emblématique de l’iPhone dont l’assemblage représente moins de 5 % de la valeur du produit sortie usine. Mais sans assemblage, il n’y a pas d’iPhone ! Il est très difficile d’anticiper l’impact de la crise du Covid-19 sur l’industrie mondiale. Elle touche directement la construction automobile, car on construit à Wuhan autant de voitures qu’en France. Mais le « Detroit chinois » accueille aussi des entreprises de l’électronique, qui produisent la moitié des fibres optiques dans le monde !–

Atelier de test de fibre optique à Shenzhen, Chine. (Source : Steve Jurvetson, Wikipedia)
Atelier de test de fibre optique à Shenzhen, Chine. (Source : Steve Jurvetson, Wikipedia).

Comme dans le cas du SRAS, la gestion de la crise pourrait se révéler hors de proportion avec sa dangerosité. Elle a déjà eu comme conséquence un effondrement de la mobilité, freinant le retour des 290 millions de travailleurs migrants, partis au Centre ou à l’ouest de la Chine pour les vacances du Nouvel An. Ils ne peuvent pas, ou ne souhaitent pas, retourner dans les régions côtières où ils forment les bataillons de travailleurs de l’usine du monde. Aussi les grandes entreprises offrent-elles des primes pour les convaincre de revenir au travail.

QUELLES CONSÉQUENCES À COURT TERME ?

Si la presse relate de nombreuses anecdotes à propos de l’impact de l’épidémie sur l’activité industrielle de telle ou telle entreprise, aucune statistique n’est disponible au sujet la conjoncture industrielle mondiale. Exceptés des chiffres douteux, les statistiques mesurant la production industrielle de février 2020 ne seront pas disponibles avant avril. Toutefois, les secteurs les plus touchés devraient être ceux qui, pratiquant la gestion à flux tendu, conservent peu de stocks de pièces détachées et composants, et qui ont peu de fournisseurs en dehors de la Chine. Fait aggravant, la crise survient alors qu’au niveau mondial le montant des stocks est au plus bas.

QUELS SECTEURS INDUSTRIELS ?

Une analyse de Goldman Sachs montre qu’avec moins de 20 jours de stocks et un petit nombre de fournisseurs, les « high-tech » sont plus vulnérables que la pharmacie et la construction automobile. Les industriels de l’habillement, eux, peuvent s’approvisionner auprès d’autres pays que la Chine – au Bangladesh, au Vietnam, au Cambodge ou en Birmanie.

La vulnérabilité des secteurs économiques en Chine face au coronavirus. (Crédit : The Economist / adapté par Asialyst)
La vulnérabilité des secteurs économiques en Chine face au coronavirus. (Crédit : The Economist / adapté par Asialyst)

QUELS PAYS ?

Apprécier la menace qui pèse sur les pays en mesurant la part de la Chine dans le montant total de de leurs importations ne suffit pas. En effet, faute de fournisseurs alternatifs, l’absence d’un produit de faible valeur suffit à désorganiser la production. Une approche plus pertinente est de mesurer le nombre de rubriques douanières – des catégories de produits – où la Chine occupe une place très importante parmi les fournisseurs.–Grâce á une nomenclature fine des importations – une répartition à 4 chiffres avec 1 250 rubriques -, il est possible de mesurer sur les dix plus grands producteurs mondiaux le nombre de postes pour lesquels la part de la Chine dépasse respectivement 50 % et 75 %. Résultat, le pays occupe une situation difficile à contourner rapidement.–Au Japon, la part de la Chine dépasse 75 % dans une centaine de postes et 50 % dans 340 postes. Selon une enquête du Shanghai Japanese Commerce and Industry Club, plus de la moitié des chaînes de production seront affectées, tandis qu’un quart des entreprises avait envisagé un plan B en cas de fermeture prolongée. Le Brésil et l’Inde sont dans une situation similaire. De même, l’industrie pharmaceutique indienne est touchée par la baisse des fournitures chinoises. La situation est différente aux États-Unis, avec respectivement 45 et 147 postes. L’Allemagne est moins directement exposée, avec 12 et 69 rubriques douanières, de même que la France, sachant que les importations chinoises peuvent transiter par d’autres pays.–En Europe, la première « victime » industrielle « déclarée » est l’usine de construction automobile de Fiat Chrysler en Serbie. La multinationale a dû y interrompre temporairement la production de ses Fiat 500L.–

IMPACT À MOYEN TERME

Est-ce la goutte d’eau qui fera déborder le vase ? L’épidémie de coronavirus survient après Fukushima, les inondations de Bangkok, la guerre commerciale sino-américaine et les appels de Donald Trump à la relocalisation aux États-Unis. Elle révèle un « risque Chine » qui pourrait convaincre les entreprises de réorganiser leurs chaînes de production. Le Covid-19 va probablement s’épuiser aussi rapidement que le SARS en 2003. Dans le cas contraire, cette épidémie ouvrirait l’acte 1 de la démondialisation.–

A propos de l’auteur : Asie21

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Centrafrique : la Russie s’engage à œuvrer pour lever l’embargo sur les exportations de diamants

Economie » Centrafrique : la Russie s’engage à œuvrer pour lever l’embargo sur les exportations de diamants

Centrafrique : la Russie s’engage à œuvrer pour lever l’embargo sur les exportations de diamants

(Agence Ecofin) 26 février 2020 – L’interdiction qui pèse encore sur les exportations de diamants en provenance de la République centrafricaine (RCA) pourrait bientôt être levée. Alexei Moiseev, vice-ministre russe des Finances, a indiqué mardi dans des propos relayés par Reuters, que la Russie, présidant actuellement du processus de Kimberley, s’emploiera à négocier dans les prochains mois la levée définitive de l’embargo.

Le processus de Kimberley, mécanisme international permettant de tracer l’origine des diamants commercialisés dans le monde, a en effet suspendu les exportations de diamants de la RCA en 2013. L’organisme craignait que les pierres extraites dans le pays proviennent de zones en conflit et servent donc à alimenter la guerre.

Le gouvernement centrafricain avait réussi en 2016 à identifier cinq « zones vertes » où il pouvait certifier les diamants produits libres de tout conflit, permettant ainsi une reprise partielle des exportations.

Il faut noter que les restrictions n’ont pas empêché la production, mais plutôt encouragé le commerce illégal de diamants en générant des bénéfices pour les intermédiaires au détriment des communautés locales. « Ce n’est pas ce que nous voulons », a déclaré M. Moiseev, qui précise que la Russie va travailler avec le gouvernement pour améliorer la réglementation de la production locale de diamants afin de permettre au pays de réintégrer le marché d’exportation.

Pour rappel, la République centrafricaine a produit en 2018 officiellement 12 000 carats de diamants contre 113 000 carats en 2017. Elle a annoncé fin septembre 2019 une « refonte complète » de son secteur de diamants alluviaux afin de générer davantage de revenus.

https://www.centrafrique-presse.info//article/13846/centrafrique-la-russie-sengage-a-oeuvrer-pour-lever-lembargo-sur-les-exportations-de-diamants

Salon Wine Paris-Vinexpo : exporter du vin malgré les taxes et le coronavirus

Salon Wine Paris-Vinexpo : exporter du vin malgré les taxes et le coronavirus

Le salon Wine Paris-Vinexpo se tient Porte de Versailles jusqu’à mercredi.
Le salon Wine Paris-Vinexpo se tient Porte de Versailles jusqu’à mercredi. (Photos AFP)

Lecture : 3 minutes

Plus de 2 000 vignerons ou négociants et 30 000 acheteurs, restaurateurs ou cavistes venus du monde entier, sont attendus jusqu’à ce mercredi au salon Wine Paris-Vinexpo. Ils espèrent relancer les exportations de vins et alcools européens, touchées par les taxes Trump, et les incertitudes chinoises liées au coronavirus.

Le salon Wine Paris-Vinexpo a été inauguré par le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, ce lundi matin. Toutes les interprofessions françaises de viticulteurs (vins de Loire, Côtes du Rhône, Bordeaux, Alsace…) y sont réunies pour la première fois en un même lieu, aux côtés des grands crus classés, champagnes ou cognacs appartenant à des groupes de luxe.

L’objectif avoué des organisateurs est de concurrencer le premier salon européen du vin, ProWein, qui se tient dans un mois à Düsseldorf, en Allemagne.

La mode du bio

Les vignobles de 20 pays et de 60 régions viticoles du monde sont aussi représentés : de l’Afrique du Sud à la Turquie en passant par l’Allemagne, l’Argentine, l’Autriche, l’Espagne, les États-Unis, la Grèce, l’Italie, ou même le Royaume-Uni et la Suisse.

Surfant sur la mode du bio, un pavillon entier du salon, baptisé Wow, rassemble près de 110 producteurs de vins biologiques ou biodynamiques labellisés, en provenance de France et de différents pays comme le Liban, l’Afrique du Sud ou le Chili.

L’attractivité de Paris, qui, bien qu’éloigné des vignobles, met les petits plats dans les grands avec de multiples animations dans les restaurants et bars à vins, est mise en avant pour attirer des acheteurs internationaux.

Des exportations en baisse

En effet, les vignerons, négociants et acheteurs, présents au Salon, entendent profiter de cette vitrine pour relancer les exportations.

Les vins et alcools, dont les trois principaux producteurs et exportateurs mondiaux sont européens (Italie, France et Espagne), sont particulièrement exposés aux aléas qui pèsent sur le commerce international de marchandises, ces récentes semaines.

Ainsi, en novembre, aux États-Unis, les exportations de vins français se sont effondrées de 44 % par rapport à octobre, durement frappées par les taxes de 25 % imposées par l’administration Trump, à partir du 18 octobre, sur les vins « tranquilles » (non pétillants) de moins de 14 degrés, français, allemands et espagnols.

Côté chinois, le ralentissement de la croissance économique pèse sur la consommation de vin dans ce pays, ainsi que la concurrence de plus en plus vive des vins

Wine bottles are displayed in a wine bucket full of ice on a stand during the Vinexpo wine fair at the Porte de Versailles, in Paris, on February 10, 2020.
 The Vinexpo will run from February 10 to...

chiliens en vrac, exemptés de droits de douane, souligne l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV).

L’ombre de la crise sanitaire

Mais la crise sanitaire provoquée par le nouveau coronavirus pourrait aussi déstabiliser le marché mondial du vin, organisé autour de grands salons internationaux qui permettent les rencontres et la commercialisation des crus de l’année précédente.

Le salon des vins et spiritueux le plus important de Chine continentale, prévu à Chengdu du 26 au 28 mars, a ainsi été purement et simplement reporté sine die par les autorités chinoises, signale le site professionnel spécialisé Vitisphere.

Le salon Vinexpo Hong Kong pourrait aussi être décalé. « Pour le moment, le salon de Hong Kong est maintenu en mai, mais si les choses devaient durer j’ai éventuellement prévu un scénario de repli sur le mois de juillet », a indiqué Rodophe Lameyse, directeur général de Vinexpo, au blog spécialisé Côté châteaux. « On a connu le Sras, mais là on est plongé au cœur du réacteur », a-t-il ajouté.

https://www.letelegramme.fr/france/salon-wine-paris-vinexpo-exporter-du-vin-malgre-les-taxes-et-le-coronavirus-10-02-2020-12500266.php?utm_source=rss_telegramme&utm_medium=rss&utm_campaign=rss&xtor=RSS-29

L’amende de 3,6 milliards d’euros infligée à Airbus, une bonne affaire géopolitique

L’amende de 3,6 milliards d’euros infligée à Airbus, une bonne affaire géopolitique

By Mopays.com -February 3, 2020012 Share

Paradoxalement, la sanction infligée à Airbus aux termes d’un accord validé, vendredi 31 janvier, avec le Parquet national financier (PNF) en France, le Serious Fraud Office (SFO) au Royaume-Uni et le Department of Justice (DOJ) aux Etats-Unis, et soldant quatre ans d’enquête sur des faits présumés de corruption dans le cadre de marchés conclus depuis 2008, n’est pas une si mauvaise affaire.

Certes, le groupe va devoir payer une amende de 3,6 milliards d’euros à ces trois autorités – un record dans l’industrie. Mais l’essentiel n’est pas là. Cette affaire marque une étape dans la façon dont les Européens peuvent se protéger contre l’extraterritorialité du droit américain.Lire aussi Corruption : Airbus va verser à trois pays, dont la France, 3,6 milliards d’euros d’amende au total

Pendant des années, des dizaines de multinationales ont dû se plier, sans pouvoir réagir, à l’arsenal législatif mis en place par les Etats-Unis. Le Foreign Corrupt Practices Act (FCPA), les lois Helms-Burton et D’Amato-Kennedy ou encore l’International Traffic in Arms Regulations (ITAR) ont été utilisés comme autant d’armes de guerre économique pour affaiblir les concurrents des groupes américains, sous couvert de lutte contre la corruption, contre le terrorisme ou de garanties de sécurité pour les Etats-Unis.

Ainsi, il était reproché à Airbus, d’une part, certaines pratiques consistant à recourir à des intermédiaires, en infraction avec le FCPA et, d’autre part, des déclarations inexactes faites aux autorités américaines dans le cadre de l’ITAR.Article réservé à nos abonnésLire aussi « Sous couvert de lutte contre le terrorisme, l’extraterritorialité du droit américain est une arme de guerre économique »

Ce droit extraterritorial permet d’appliquer les lois américaines à des personnes ou des entreprises étrangères, pour peu qu’elles aient un lien, même ténu, avec les Etats-Unis. L’utilisation du dollar dans une transaction, l’existence d’une entité juridique sur le sol américain, ou le simple transit de courriels par le biais de serveurs basés aux Etats-Unis suffisent au DOJ pour exercer des pouvoirs exorbitants qui s’imposent aux contrevenants. L’ITAR, quant à lui, donne aux Etats-Unis un droit de regard sur la vente de matériel sensible, dès lors que celui-ci contient au moins un composant américain.

La portée de l’affaire Alstom

Siemens, Technip, Deutsche Telekom, Daimler, Rolls-Royce, Total, BAE, BNP Paribas sont ainsi passés sous les fourches Caudines de la justice américaine. Le DOJ s’est enrichi en percevant des amendes colossales, tout en contribuant à fragiliser des concurrents d’entreprises américaines.

La multiplication des affaires a provoqué une prise de conscience, en France, de la nécessité de se prémunir contre l’exterritorialité du droit américain.L’affaire Alstom, avec le rachat controversé, en 2014, de la branche énergie d’Alstom par le groupe américain, General Electric (GE), avait été, de ce point de vue, assez emblématique. L’opération avait eu lieu au même moment que le règlement avec le DOJ d’une affaire de corruption, assorti d’une forte amende à l’encontre du groupe français.



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https://mopays.com/2020/02/03/lamende-de-36-milliards-deuros-infligee-a-airbus-une-bonne-affaire-geopolitique/