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2020 : Fin de l’Accord de Cotonou et nouvelle forme de coopération ?

2020 : Fin de l’Accord de Cotonou et nouvelle forme de coopération ?

Marie-Christine BIDAULT 3 décembre 2019 ActualitéActualités analyséesAfrique et Moyen-OrientAfrique subsaharienneEurope Leave a comment

Les relations entre les pays africains et l’Europe sont anciennes. Elles reposent sur un passé colonial important, des liens économiques et politiques forts, des échanges culturels et commerciaux nombreux. Aujourd’hui, l’Afrique est confrontée au double défi de la croissance démographique et du changement climatique. L’Europe, partenaire historique, se doit de répondre présente pour l’accompagner dans la voie de la croissance économique. Elle devra intégrer le fait que des pays émergents y déploient une nouvelle forme de coopération qui n’est plus basée sur une aide au développement. La renégociation de l’Accord de Cotonou pourrait ouvrir la porte vers une nouvelle forme de coopération.

Avec l'Accord de Cotonou, l'Europe et l'Afrique doivent redéfinir leur coopération.
Une coopération ancienne à redéfinir

Une coopération d’abord basée sur des accords de préférences commerciales

La coopération entre les deux continents s’est tout d’abord matérialisée par des politiques commerciales et d’aide au développement. En 1963, la Communauté économique européenne et les 18 États africains et malgaches associés signent la première Convention de Yaoundé. Valable pour cinq ans, celle-ci confirme l’association Europe-Afrique grâce à une liberté d’échanges commerciaux. Elle met également en place une aide financière de la CEE envers les pays de l’EAMA. En 1975, la CEE signe, avec 46 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (pays ACP) la Convention de Lomé. Les signataires renouvelleront ensuite cet accord de coopération commerciale en 1979 (57 pays), 1984 (66), 1990 (70) et 1995 (70).

En 2000, l’Accord de Cotonou remplace la Convention de Lomé. L’Union Européenne et 79 pays ACP sont signataires de cet accord pour une durée de 20 ans. L’une des nouveautés majeures de cet accord concernait le volet commercial, dissocié pour la première fois de l’aide au développement. Il instaurait des zones de libre-échange entre l’UE et les pays ACP, appelés Accords de Partenariats Économiques (APE).

Dès les premières négociations, les contestations ont été nombreuses de la part des pays ACP. Ceux-ci mettaient le doigt sur les conséquences sur leurs économies fragiles, et notamment sur le budget, la balance des paiements, les maigres flux commerciaux régionaux, et la production agricole et industrielle. Pour la première fois les Etats africains ont, dans leur grande majorité, remis en cause le partenariat proposé par l’Europe. Ils semblent de plus en plus tentés d’établir des relations commerciales avec des pays émergents, tels que la Chine, l’Inde ou le Brésil.

Accord de Cotonou : une coopération à redéfinir

Le cinquième sommet Union Européenne – Afrique s’est tenu en novembre 2017 à Abidjan. L’enjeu principal de celui-ci était une refonte des relations entre les deux continents à l’approche de l’expiration de l’Accord de Cotonou en 2020. Les États ont fixé quatre priorités communes et stratégiques pour les années à venir : éducation et formation ; paix, sécurité et gouvernance ; investissements et croissance économique ; et enfin migration et mobilité.

Ce sommet a permis de mettre en exergue le fait que de nombreux points de l’Accord de Cotonou n’étaient plus adaptés au contexte actuel. Un partenariat spécifique doit être établi avec le continent africain et un autre avec les régions des Caraïbes et du Pacifique car les deux zones sont très hétérogènes. Le nouveau contexte d’industrialisation à partir des matières premières du continent impose que le secteur privé soit sollicité et s’engage. Les aides bilatérales ou multilatérales ont une efficacité de plus en plus contestée.

Une coopération pour un rapport gagnant – gagnant

Dans son rapport spécial n°20/2018, la Cour des comptes européenne a estimé que l’appui de l’Union Europénne à l’Afrique a peu d’effet. Les accords commerciaux souvent à l’avantage des pays européens contraignent ceux-ci à dédommager les pays africains par des aides qui génèrent corruptions et mécontentements. Il faut davantage de cohérence dans les politiques européennes, et donner la priorité aux investissements et au développement industriel. La renégociation des Accords de Cotonou a formellement commencé le 28 septembre 2018. D’autres domaines prioritaires sont apparus tels que la démocratie et les droits de l’homme, le changement climatique, ou l’éradication de la pauvreté.

Ces nouvelles discussions pourraient être une occasion unique de façonner un partenariat plus ambitieux et mieux adapté aux réalités actuelles. L’Union européenne mature, vieillissante et menacée de stagnation se confronte à une Afrique jeune, dynamique et en pleine extension. L’Europe recherche des relais de croissance au sud et veut ainsi limiter les migrations définitives au profit de la mobilité professionnelle. L’Afrique veut quitter l’économie de rente, s’industrialiser à partir de ses matières premières et modifier ses modes de gouvernance. Les priorités ne sont pas les mêmes mais les intérêts peuvent se rejoindre.Share

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About Marie-Christine BIDAULT

Marie-Christine Bidault est étudiante à l’IRIS Sup’ en Géopolitique et Prospective. Par ailleurs Ingénieur en agriculture, elle s’intéresse fortement aux questions de géopolitiques agricole et alimentaire.

https://les-yeux-du-monde.fr/actualite/actualite-analysee/42294-2020-fin-accord-cotonou-nouvelle-forme-cooperation

Fiscalité du gazole: des dépôts pétroliers bloqués en Bretagne par des professionnels du BTP

Économie

Fiscalité du gazole: des dépôts pétroliers bloqués en Bretagne par des professionnels du BTP

Par Challenges.fr le 29.11.2019 à 09h38

Des professionnels du BTP bloquaient vendredi matin les accès aux dépôts pétroliers de Vern-sur-Seiche, près de Rennes, Brest et Lorient, pour protester contre la suppression de l’avantage fiscal sur le gazole non routier (GNR), a-t-on appris de sources concordantes.

Fiscalité du gazole: des dépôts pétroliers bloqués en Bretagne par des professionnels du BTP

Un « gilet jaune » participe au blocage d’une route menant au dépôt pétrolier de Vern-sur-Seiche, le 19 novembre 2018AFP/ARCHIVES – DAMIEN MEYER

Des professionnels du BTP bloquaient vendredi matin les accès aux dépôts pétroliers de Vern-sur-Seiche, près de Rennes, Brest et Lorient, pour protester contre la suppression de l’avantage fiscal sur le gazole non routier (GNR), a-t-on appris de sources concordantes.PUBLICITÉinRead invented by Teads

Le dépôt de Vern-sur-Seiche, en banlieue sud de Rennes, est bloqué depuis 01H00 du matin, celui de Lorient depuis 21H00 jeudi et celui de Brest depuis « le milieu de la nuit », selon les préfectures des départements concernés.

Des engins de BTP, tractopelles, bennes, porte-chars, ont été stationnés devant les accès des dépôts pour empêcher les camions-citernes d’y accéder, d’après la même source.PUBLICITÉinRead invented by Teads

« La transition écologique, on n’est pas contre évidemment. Mais c’est pour tout le monde ou pour personne! », a déclaré à l’AFP Frédéric Corbet, patron d’une entreprise de terrassement et d’assainissement, manifestant devant le dépôt de Brest.

« Pas d’alternative »

Selon lui, les entreprises de BTP n’ont « pas d’alternative » pour se passer d’énergie fossile car « il n’y a pas de machine qui soit fiable sur le marché ». « On espère rester le moins longtemps possible, on verra bien si quelqu’un nous écoute », a-t-il ajouté.PUBLICITÉinRead invented by Teads

Les professionnels des travaux publics dénoncent la suppression progressive de la niche fiscale sur le gazole non routier prévu dans le projet de loi de finances pour 2020.

Une cinquantaine de professionnels du BTP bloquent également l’accès au dépôt pétrolier du Mans depuis jeudi pour protester contre la suppression de la fiscalité réduite sur le gazole non routier (GNR).

https://www.challenges.fr/economie/fiscalite-du-gazole-des-depots-petroliers-bloques-en-bretagne-par-des-professionnels-du-btp_687165#xtor=CS4-92[Fiscalit%C3%A9+du+gazole%3A+des+d%C3%A9p%C3%B4ts+p%C3%A9troliers+bloqu%C3%A9s+en+Bretagne+par+des+professionnels+du+BTP]-687165

La Russie dit que les BRICS recherchent un système de paiement commun sans dollar


La Russie dit que les BRICS recherchent un système de paiement commun sans dollar

Image de profil pour l'utilisateur Tyler Durden

par Tyler DurdenJeu., 14/11/2019 – 21:250ACTIONSTwitterFacebookRedditEmailImprimer

La fracture de l’économie mondiale et la dédollarisation semblent aller de l’avant. 

Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, regroupés sous le nom de BRICS, sont cinq économies nationales émergentes qui développent un nouveau système de paiement universel pour contester le réseau de paiement international SWIFT des États-Unis, a déclaré  jeudi à Reuters un responsable russe  .  

L’effort de dépollution de la Russie a pris de l’ampleur au cours des dernières années, conformément à l’engagement pris par le président Poutine de réduire la vulnérabilité du pays face à la menace persistante de sanctions américaines. Mais il n’y a pas que la Russie qui souhaite réduire sa dépendance vis-à-vis des dollars pour le commerce, c’est l’ensemble du bloc économique  

Kirill Dmitriev, responsable du Fonds d’investissement direct russe (RDIF), a déclaré que « l’augmentation des risques non liés au marché de l’infrastructure mondiale de paiement » est à l’origine de la volonté de développer un nouveau système de paiement international pour les pairs du BRICS. 

« Un système de paiement BRICS efficace peut encourager les paiements en monnaies nationales et garantir des paiements et des investissements durables entre nos pays, qui représentent plus de 20% de l’afflux mondial d’investissements directs étrangers », a déclaré M. Dmitriev.

M. Dmitriev a indiqué que ses homologues du groupe BRICS avaient également discuté d’une nouvelle crypto-monnaie commune pour les paiements mutuels, en tant que solution de rechange au dollar. 

Il a ajouté que la Russie avait consenti des efforts considérables au cours des dernières années pour réduire le commerce extérieur en dollars. Au cours des dernières années, les paiements du commerce extérieur russe en dollars sont passés de 92% à 50%, tandis que les transactions en roubles sont passées de 14% à 3%, a-t-il ajouté. 

Mercredi, sous – ministre russe des Finances Vladimir Kolychev a été  cité  par Reuters comme disant fonds de richesse souverain russe réduira dollars américains et étudie si elle doit ajouter yuan chinois.  

Le mois dernier, le ministre russe de l’Economie, Maxim Oreshkin, a  déclaré  au Financial Times que le pays continuerait sur la voie de la dédollarisation et commencerait à négocier certaines transactions pétrolières en euros et en roubles.

Le désir de la Russie d’abandonner le dollar est une tendance qui ne cesse de croître – il semble maintenant que les pairs du BRICS pourraient suivre la même voie. Cela va certainement irriter Washington.

 https://www.zerohedge.com/geopolitical/russia-says-brics-looking-common-non-dollar-payment-system

Le ralentissement économique sème le trouble dans l’UE

Le ralentissement économique sème le trouble dans l’UE

Par : Jorge Valero | EURACTIV.com | translated by Nathanaël Herman

 9:31 (mis à jour:  10:33)

EPA-EFE/OLIVIER HOSLET [EPA-EFE/OLIVIER HOSLET]

Langues : English

   

Les États membres de l’UE devraient se préparer à « tous les scénarios », alors que l’économie européenne continue de ralentir et ne devrait pas reprendre de si peu, avertit la Commission européenne dans ses dernières prévisions économiques.

L’économie européenne vient d’entrer dans une nouvelle phase. Alors que la production a augmenté tout au long de cette décennie, comme en témoignent les chiffres impressionnants des dernières années, « ce n’est plus le cas à l’heure actuelle », a signalé le commissaire des Affaires économiques, Pierre Moscovici.

Selon les chiffres présentés le jeudi 7 novembre, la zone euro devrait connaitre une croissance de 1,1 % cette année et de 1,2 % en 2020 et 2021. Les estimations de juillet, elles, prévoyaient une augmentation de 1,2 % du PIB en 2019 et de 1,4 % en 2020.

La croissance économique de l’ensemble de l’UE stagnera à 1,4 % pendant les deux prochaines années, un chiffre revu à la baisse par rapport aux prévisions de juillet 2018 qui l’établissaient à 1,6 %.

Pierre Moscovici a déclaré qu’il s’agissait « d’un nouveau régime » par rapport aux anciennes prévisions, étant donné que son équipe ne s’attend plus à une relance économique dans les deux prochaines années.

En Europe, le chômage se stabilise et la croissance cale

La croissance dans la zone euro est restée stable au troisième trimestre, mais à un niveau faible de 0,2%, signe d’une stagnation de l’activité en Europe, selon l’Office européen de statistiques Eurostat. Un article de notre partenaire, la Tribune.

« Nous devons être prêts à tous les scénarios », a-t-il affirmé.

Marco Buti, chef de la direction générale des affaires économiques et financières à la Commission européenne, a expliqué dans le document présenté que ce ralentissement économique appelé à durer constituait un « changement majeur » et se fondait « sur l’évaluation que de nombreuses caractéristiques de ce ralentissement mondial perdureront ».

Malgré cette évaluation maussade, M. Moscovici a souligné que l’économie européenne continuerait de croître, mais plus lentement, et qu’une récession économique n’était pas envisagée par l’exécutif européen.

Mais il a ajouté qu’ « il fallait faire en sorte que ce “plateau” ne soit pas “un plafond”, car nous avons, de l’autre côté, des risques de baisse qui pourraient se matérialiser ».

Il s’est, en outre, aligné sur les avis de la Banque centrale européenne (BCE) et d’autres institutions, appelant ainsi les États membres avec des finances publiques plus saines, comme les Pays-Bas et l’Allemagne, à investir plus pour stimuler l’économie.

D’après le commissaire, ce boost n’est pas urgent, mais les gouvernements nationaux avec de la marge budgétaire devraient y réfléchir « pour que nous soyons en mesure de réagir rapidement ».

Macro Buti argue que les États membres avec de meilleures situations budgétaires devraient profiter des très faibles (voire négatifs) coûts de financement, afin d’investir dans des projets « avec un retour social, environnemental et économique élevé ».

Les tensions commerciales mondiales continuent d’inquiéter l’exécutif européen.

« La recrudescence des tensions commerciales et l’incertitude de ce secteur ont très probablement eu des effets néfastes permanents sur le commerce international » a écrit M. Buti, qui dirigera le cabinet du commissaire désigné à l’Économie, Paolo Gentiloni.

L’italien Paolo Gentiloni réussit son oral devant les eurodéputés

L’ancien chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni a reçu l’aval du Parlement européen le 3 octobre pour devenir commissaire européen à l’Économie, malgré la position délicate de son pays en matière budgétaire.

Les pays

Dans le cas de l’Allemagne, la Commission a légèrement ajusté son PIB à 0,04, mais diminué sa croissance économique de 0,4 % afin d’atteindre 1 % pour l’année, une tendance qui devrait se maintenir en 2021.

L’économie allemande compensera la baisse de la demande mondiale et des investissements avec sa consommation privée et une dette publique « modérément expansionniste ».

Parmi les plus grandes économies de l’UE, l’Espagne devrait endurer les plus grosses pertes. Selon les prévisions, son PIB devrait chuter de 0,4 % cette année et l’année prochaine (1,9 % en 2019 et 1,5 % en 2020). En 2021 l’économie espagnole devrait augmenter de 1,4 %.

L’office national de la statistique est à l’origine de la moitié de la baisse, car il a apporté des modifications à l’historique de données, mais l’économie espagnole a aussi été affectée par le ralentissement du rythme de la croissance qui s’inscrit dans une période d’incertitude au niveau mondial.

La production française devrait également décélérer à environ 1,3 % cette année et l’année prochaine, puis à 1,2 % en 2021. La consommation contribuera à compenser le ralentissement de l’investissement et l’impact des tensions commerciales sur les exportations.

L’économie italienne « ne montre encore aucun signe de reprise significative », après la stagnation enregistrée l’année dernière, selon les prévisions. La croissance économique n’atteindra que 0,1 % cette année, puis 0,4 % et 0,7 % en 2020 et 2021, respectivement.

Selon l’évaluation de la Commission, Rome ne parviendra pas non plus à équilibrer ses comptes publics, comme le gouvernement de coalition l’avait convenu avec la Commission. Le déficit et de la dette continueront d’augmenter au cours des deux prochaines années en raison de la croissance plus faible et de l’augmentation des coûts des mesures antérieures.

La dette publique italienne devrait ainsi passer de 134,8 % de son PIB en 2018 à 137,4 % en 2021.

Langues : English

https://www.euractiv.fr/section/economie/news/as-economy-slows-commission-tells-member-states-to-be-ready-for-all-scenarios/

Pourquoi la Fed a injecté en catastrophe 270 milliards $ sur les marchés monétaires Richard Détente

POURQUOI LA FED A INJECTÉ EN CATASTROPHE 270 MILLIARDS $ SUR LES MARCHÉS MONÉTAIRES

PUBLIÉ PAR RICHARD DÉTENTE | 26 SEPT. 2019 | ARTICLES188 

La Fed a dû voler au secours de l’économie américaine en injectant d’urgence des dizaines de milliers de dollars de liquidités dans le système financier en une semaine. C’est la première fois depuis la crise financière de 2008 que la Fed intervient ainsi sur les marchés monétaires. Pour quelle raison injecter plus de 270 milliards $ dans une économie qui va bien ? Pourquoi nos banques ont-elles si peur ? Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle crise financière ?

https://youtu.be/iMN1HMR1pzQ

La reproduction, intégrale ou partielle, est autorisée dès lors qu’elle est accompagnée d’un lien vers la source originale.Tags : InterviewsÉconomieCrise financièreMonnaieBanques centralesMarché actionsTaux d’intérêtPolitiqueQEInflationBanques


RICHARD DÉTENTE  VIDÉOS DE VULGARISATION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE

Diplômé d’études supérieures en commerce et enseignant à l’université de Lyon, il me paraît essentiel que l’économie et la finance soient expliqués de manière compréhensible pour tous. C’est l’intérêt des vidéos de vulgarisation diffusées sur ma chaîne « Grand Angle ». Derrière chaque sujet, complexe en apparence, se cache une réalité simple.

https://or.fr/actualites/pourquoi-fed-injecte-en-catastrophe-270-milliards-sur-marches-monetaires-1634

Le voyagiste britannique Thomas Cook fait faillite

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Le voyagiste britannique Thomas Cook fait faillite

  • Par  Le Figaro avec AFP 
  • Mis à jour le 23/09/2019 à 11:37 
  • Publié le 23/09/2019 à 06:17
Thomas Cook est le plus vieux tour opérateur du monde.

Les autorités vont devoir organiser le rapatriement massif de 600.000 touristes dans le monde. Le groupe est né en 1841. Un numéro d’urgence destiné aux clients français a été mis en place.

Clap de fin pour Thomas Cook. Le voyagiste britannique a annoncé ce lundi qu’il faisait faillite après avoir échoué à trouver des fonds nécessaires pour sa survie. Le groupe est donc placé en liquidation judiciaire «avec effet immédiat», laissant 600.000 touristes, dont 150.000 Britanniques dans le monde, sur leurs lieux de vacances. Les autorités vont donc devoir organiser une opération de rapatriement massif, la plus importante pour des civils depuis la Seconde Guerre mondiale.

Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage (EDV), indiquait hier au Figaro que le nombre de Français en voyage avec Thomas Cook était de l’ordre de 10.000. Une information confirmée par la filiale française de l’entreprise ce lundi : 9842 clients sont actuellement en vacances et devront être rapatriés. Un numéro d’urgence destiné à ces personnes a été mis en place au 01-45-05-40-81.

» LIRE AUSSI – Que risquent les clients français du voyagiste Thomas Cook?

«Malgré des efforts considérables (au cours du week-end), les discussions entre les différentes parties prenantes du groupe et de nouvelles sources de financements possibles n’ont pas débouché sur un accord. Le conseil d’administration a donc conclu qu’il n’avait d’autre choix que de prendre les mesures pour entrer en liquidation judiciaire avec effet immédiat», explique le communiqué du groupe.

En parallèle, l’autorité britannique de l’Aviation (CAA) a indiqué que Thomas Cook, «tour opérateur et compagnie d’aviation à la fois, a cessé ses activités avec effet immédiat. Toutes les réservations Thomas Cook, vols et séjours, sont désormais annulées». Les cabinets AlixPartners et KPMG doivent être nommés administrateurs des différentes filiales du groupe.

» LIRE AUSSI – Compagnies aériennes: le casse-tête de la reprise des actifs

Peter Fankhauser, numéro un de l’entreprise, commente que malgré l’accord «largement approuvé, une requête pour des fonds supplémentaires ces derniers jours a présenté une difficulté qui s’est révélée insurmontable». Le destin du voyagiste s’est en effet joué en quelques jours. Des créanciers lui ont demandé la semaine dernière de trouver 200 millions de livres (227 millions d’euros) de financements supplémentaires pour qu’un plan de sauvetage déjà accepté de 900 millions de livres mené par l’actionnaire chinois Fosun, soit validé. Des discussions marathon ont eu lieu tout le week-end, en vain.

«C’est un profond regret pour le conseil d’administration et moi de ne pas avoir réussi. Je tiens à m’excuser auprès de nos millions de clients, nos milliers d’employés, fournisseurs et partenaires qui nous soutiennent depuis des années», reprend le patron de l’entreprise, déplorant aussi un «jour profondément triste pour une entreprise pionnière du voyage organisé».

Le principal actionnaire de l’entreprise, le groupe chinois Fosun, s’est déclaré «déçu» que Thomas Cook n’ait pu remonter la pente. «Nous exprimons notre plus profonde compassion à tous ceux qui sont touchés par cette situation», a indiqué l’entreprise, qui possédait 17% du capital de la compagnie britannique.

L’Etat britannique prêt à intervenir

L’échec d’un des fleurons du tourisme britannique n’a pas tardé à faire réagir outre-Manche : «Le gouvernement aurait du être prêt à en faire plus : intervenir, stabiliser la situation et permettre la mise en place d’un plan de long terme», a regretté le Chancelier de l’Échiquier (l’équivalent d’un ministre des Finances) de l’opposition travailliste, John McDonnell. Il s’est également prononcé pour que les patrons de l’entreprise remboursent tous les bonus qu’ils avaient reçus. «Ils doivent vraiment réfléchir quant à la manière dont ils ont provoqué cette situation, et dont ils l’ont exploité», a-t-il déclaré à la BBC.

Le premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, a quant à lui déclaré qu’il fallait «examiner les moyens par lesquels les voyagistes peuvent se protéger d’une telle faillite à l’avenir». Il a également déclaré que ses pensées allaient vers «les vacanciers, qui risquent maintenant d’avoir des difficultés à rentrer chez eux». L’Etat britannique interviendra «d’une manière ou d’une autre» pour soutenir ces personnes, a-t-il affirmé.

Le voyagiste va devoir faire face à une situation complexe : environ 140.000 personnes voyageaient avec sa filiale allemande et 10.000 avec ses agences françaises. Des chiffres qui restent toutefois en-deçà des 150.000 ressortissants britanniques qui devront rentrer au Royaume-Uni. La faillite de Thomas Cook aura rapidement des conséquences sur le tourisme : en Turquie, ainsi, le chef de la fédération hôtelière a estimé que le pays pourrait perdre entre 600.000 et 700.000 touristes par an, sans compter les établissements qui devraient perdre le soutien financier du groupe britannique.

Condor maintient ses vols

Filiale du groupe Thomas Cook, la compagnie aérienne allemande Condor a de son côté annoncé lundi qu’elle maintenait ses vols. Elle a néanmoins fait appel au gouvernement d’Angela Merkel, afin d’obtenir un «prêt garanti par l’Etat» qui lui permettrait d’éviter un manque de liquidité. Berlin «examine actuellement cette question», a précisé la compagnie. Ce lundi, le porte-parole de l’Association allemande de l’industrie aérienne s’est voulu rassurant, en estimant que Condor volait comme d’habitude, et qu’une procédure de rapatriement pour ses passagers n’était pas nécessaire. Environ 240.000 clients ont réservé un vol sur ses lignes et attendent de rentrer chez eux, a indiqué la compagnie.

Né en 1841, le tour opérateur indépendant le plus vieux du monde, compte 22.000 employés dont 9000 au Royaume-Uni. Très lourdement endetté, son horizon s’est fortement dégradé ces dernières années entre la concurrence acharnée des sites internet de voyage à bas prix et la frilosité de touristes inquiets du Brexit, notamment. Il avait annoncé une perte abyssale d’1,5 milliard de livres pour le premier semestre, pour un chiffre d’affaires de quelque 10 milliards.

Ce lundi, plusieurs entreprises concurrentes du voyagiste britannique ont vu leur cours en Bourse augmenter après l’annonce de sa faillite : basé en Allemagne, le groupe Tui a ainsi pris 5,8% à l’ouverture, quand les compagnies aériennes Easyjet et Ryanair ont vu leur cote bondir de plus de 3,5% et 5,4% respectivement.

» LIRE AUSSI – Thomas Cook en mal d’argent fraisLe Figaro avec AFP

http://www.lefigaro.fr/societes/le-voyagiste-britannique-thomas-cook-fait-faillite-20190923?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=[20190923_NL_ACTUALITES]&mediego_euid=[2529769]&een=07d35d6dfbc7bc24543248fcd9bee521&seen=6&m_i=Mf2M7rrktaLFnle0mp8I6xeA5DWCgsYDmV7gyFqk7QrIPnihq_ofG6iKFDdqbynWlHaDle6%2B36vIHjCNKvdbpd_fo5m%2BOuh%2BMn

La Bourse de Paris dans le rouge, plombée par les tensions pétrolières

La Bourse de Paris dans le rouge, plombée par les tensions pétrolières

1 min de lecture

La Bourse de Paris perdait 0,72% lundi matin, après que des attaques sur des installations pétrolières en Arabie Saoudite qui ont fait grimper les prix du pétrole.AFP16/09/2019MarchésBourseParis

La Bourse de Paris dans le rouge, plombée par les tensions pétrolières

A 09H32, l’indice CAC 40 refluait de 40,81 points à 5.614,65 points. Vendredi, l’indice avait fini en hausse de 0,22% à 5.655,46 points.

Les marchés actions avaient été portés en fin de semaine dernière par des signes de bonne volonté dans le dossier commercial sino-américain et par la relance des rachats de dette publique et privée de la Banque centrale européenne.

Mais une frappe de drones samedi contre deux importantes installations pétrolières saoudiennes est venue inverser la tendance à l’ouverture des marchés, après avoir fait grimper les cours du pétrole et provoqué un regain de tension entre Washington et Téhéran.

« Si les risques d’approvisionnement son minimes, compte tenu des hauts niveaux de stocks commerciaux mondiaux et des réserves stratégiques, la montée des risques de réplique à l’égard de l’Iran créé un climat d’incertitude à même d’entretenir une extrême volatilité des cours », estime Véronique Riches-Flores, économiste indépendante, présidente du cabinet d’analyse RichesFlores Research.

Par ailleurs « la nervosité sera aussi de mise à deux jours de la réunion de la Fed où Jerome Powell devrait annoncer, à contrecoeur, une nouvelle baisse des taux directeurs américains », estiment les experts de MSG.

Face aux incertitudes commerciales et au ralentissement économique mondial, la Banque centrale américaine (Fed) devrait à nouveau baisser les taux d’intérêt mercredi après que la Banque centrale européenne a annoncé une série de mesures de relance malgré des dissensions au sein des membres de son directoire.

Côté statistiques, la production industrielle chinoise a fortement ralenti en août, son taux de croissance tombant à 4,4% sur un an, soit sa plus faible progression en 17 ans, selon des chiffres officiels publiés lundi.

Le ministère français de l’Economie et des Finances a abaissé vendredi sa prévision de croissance économique à 1,3% en 2020, contre 1,4% initialement prévu, ainsi que ses ambitions de réduction du déficit public et de la dette.

Poids lourd de la cote, Total grimpait de 2,43% à 47,78 euros, TechnipFMC gagnait 4,62% à 23,78 euros, Maurel & Prom progressait de 5,28% à 3,09 euros et CGG de 3,58% à 2,29 euros, dans un marché en recul de 0,73%.

Dans le transport aérien, Air France-KLM perdait 3,97% à 9,10 euros et Airbus 3,30% à 121,36 euros.

Euronext CAC40

https://pro.orange.fr/actualites/la-bourse-de-paris-dans-le-rouge-plombee-par-les-tensions-petrolieres-CNT000001jf8Fp.html

Attendue au tournant, la BCE dégaine son arsenal pour soutenir l’économie

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Le siège de la BCE en décembre 2018 à Francfort, en Allemagne©Daniel ROLAND, AFPA lire aussi

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AFP, publié le jeudi 12 septembre 2019 à 14h57

Sous pression comme rarement, la Banque centrale européenne a surmonté ses divisions pour adopter jeudi une panoplie de mesures destinées à accroître son soutien déjà important à l’économie en zone euro.

Baisse de taux, nouveaux rachats de dettes publiques et privées, système de taux dégressif et prêts géants pour soulager les banques: l’institut a dégainé en une fois le « paquet » anti-crise guetté tout l’été par les marchés financiers, qui font reposer sur les banques centrales leurs espoirs de relance conjoncturelle.

Le président italien de la BCE, Mario Draghi, évacue ainsi les grandes décisions attendues avant de passer la main fin octobre à la Française Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international, après huit ans d’un mandat scandé par les crises.

« C’est le cadeau d’adieu de Mario Draghi aux marchés », résume Uwe Burkert, chef économiste de la banque LBBW, même s’il y lit aussi le signe inquiétant que la BCE « voit la récession poindre en zone euro ». 

Dans le détail, l’institut basé à Francfort a abaissé pour la première fois depuis mars 2016 son taux « de dépôt », porté de -0,40% à -0,50%, une mesure destinée à inciter les banques à prêter aux entreprises et aux ménages, plutôt qu’à laisser dormir leurs liquidités à la Banque centrale.

– Rachats de dette controversés –

Autre signe de sa volonté de soutenir l’économie, la BCE a laissé ses deux autres taux directeurs inchangés, dont le principal fixé à zéro, et indiqué qu’elle n’envisageait plus de les remonter tant que l’inflation n’aura pas « solidement convergé » vers son objectif de 2%, une formule inédite.

Dissipant le principal suspense, la BCE a aussi relancé son vaste programme de rachats d’actifs, baptisé « Assouplissement quantitatif » ou « QE », par lequel elle avait acquis 2.600 milliards d’obligations publiques et privées entre mars 2015 et décembre 2018 en zone euro.

Malgré l’opposition publiquement exprimée par plusieurs banquiers centraux, dont l’Allemand Jens Weidmann et le Néerlandais Klaas Knot, ces achats reprendront le 1er novembre au rythme de 20 milliards d’euros par mois et « aussi longtemps que nécessaire ».

Par ailleurs et comme évoqué depuis plusieurs mois, la BCE a adopté un système de taux par paliers pour alléger la charge d’intérêt pesant pour plus de 7 milliards par an sur les banques, dont elle livrera les détails dans l’après-midi.

Enfin, l’institut a confirmé la nouvelle vague à compter du 19 septembre de prêts géants aux banques, alloués à des conditions préférentielles, pour stimuler la distribution de crédit dans l’économie. 

– Attention à Trump –

Si ce cocktail était attendu, les réactions ont néanmoins été vives: le marché de la dette s’est nettement détendu, en particulier en Italie, et les Bourses européennes ont avancé vers leurs plus hauts annuels.

L’euro est de son côté passé sous 1,10 dollar, un effet sur les changes qui pourrait « être perçu par le président des États-Unis comme un comportement anticoncurrentiel de la BCE », avertissait avant la réunion Chiara Zangarelli, économiste à la banque Nomura. 

D’ailleurs, aussitôt les mesures de la BCE connues, Donald Trump a tancé les responsables européens, qu’il a accusés dans un tweet de « nuire aux exportations américaines », « en dépréciant l’euro par rapport au dollar TRES fort ». Tout en renouvellant ses critiques contre la Fed, coupable de rester « assise sans rien faire », c’est-à-dire de ne pas baisser les taux assez vite.

Toutefois, selon l’économiste, le risque est surtout de voir l’administration américaine taxer les importations d’automobiles, un dossier reporté à novembre par Washington et qui menace particulièrement les constructeurs allemands.

Face à la presse, le président de la BCE Mario Draghi devrait lever le voile à 12H30 GMT sur les dernières prévisions de croissance et d’inflation, probablement plus pessimistes que celles présentées en juin, le climat conjoncturel ne s’étant guère amélioré pendant l’été.

Il devrait souligner les multiples « risques » pesant sur la zone euro, à commencer par le conflit commercial entre Washington et Pékin, qui dissuade les entreprises d’investir et déprime depuis plus d’un an l’industrie allemande très tournée vers l’export.

Si l’incertitude politique en Italie a reflué, le Brexit reste toujours un sujet d’inquiétude, tant la perspective d’une sortie britannique de l’Union européenne sans accord se rapproche un peu plus chaque jour.

https://finance.orange.fr/actualite-eco/article/attendue-au-tournant-la-bce-degaine-son-arsenal-pour-soutenir-l-economie-CNT000001iWf6j.html

Le Brexit et la perspective des élections anticipées font plonger la livre sterling

03/09/2019 – 18:28TURBULENCES

Le Brexit et la perspective des élections anticipées font plonger la livre sterling

La monnaie britannique connaît une forte baisse sur le marché des changes. Ce mardi 3 septembre, elle a atteint son plus bas niveau face au dollar depuis plus de deux ans. Elle est passée sous la barre des 1,20 dollar. 

La livre sterling a perdu près de 2,5% la semaine dernière. 

Les causes principales de cette chute spectaculaire de la livre sterling sont liées aux incertitudes sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et sur les potentielles élections anticipées. 

Depuis le référendum sur le Brexit, la livre a perdu près de 20%. 

La devise britannique est donc victime des turbulences politiques. 

Des élus conservateurs s’apprêtent à soutenir l’opposition pour tenter d’imposer un nouveau report du Brexit et empêcher ainsi une sortie brutale de l’Union européenne. Un premier vote portant sur le calendrier du Brexit doit avoir lieu mardi soir à la Chambre des communes. Si son issue est négative pour le gouvernement, Boris Johnson devrait présenter une motion afin d’organiser des élections législatives le 14 octobre.Publié le 03/09/2019 – 18:28Vu sur : Euronews

Mots-clés :BrexitRoyaume-UniBoris JohnsonLivre SterlingParlementélections anticipéesThématiques :EUROPEECONOMIE

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