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Les globalistes révèlent que la grande réinitialisation économique est prévue pour 2021


Par Brandon Smith − Le 18 juin 2020 − Source Alt-Market.com

Pour ceux qui ne connaissent pas l’expression « réinitialisation de l’économie globale », c’est une expression qui est utilisée depuis plusieurs années de plus en plus souvent par les élitistes du monde des banques centrales. Je l’ai entendue pour la première fois en 2014, référencée par Christine Lagarde, la directrice du FMI à l’époque. La réinitialisation est souvent mentionnée dans le même souffle que des idées comme « le nouveau multilatéralisme » ou « l’ordre global multipolaire » ou « le nouvel ordre mondial ». Toutes ces phrases ont essentiellement la même signification.

La réinitialisation est présentée comme une solution à la crise économique actuelle qui a été déclenchée en 2008. Ce même crash financier est toujours présent aujourd’hui, mais aujourd’hui, après une décennie d’impression de monnaie de la part des banques centrales et de création de dettes, la bulle est encore plus grande qu’avant. Comme toujours, le « remède » des banques centrales est bien pire que la maladie, et le nouvel effondrement auquel nous sommes confrontés aujourd’hui est bien plus meurtrier que ce qui serait arrivé en 2008 si nous avions simplement pris nos pertes et refusé de soutenir artificiellement les secteurs faibles de l’économie.

De nombreux économistes alternatifs attribuent souvent à tort à l’« orgueil » ou à l’« ignorance » l’habitude qu’a la Fed d’aggraver les choses. Ils pensent que la Fed veut en fait sauver le système financier ou « protéger la poule aux œufs d’or », mais ce n’est pas la réalité. La vérité est que la Fed n’est pas maladroite, la Fed est un saboteur, un kamikaze qui est prêt à se détruire elle-même en tant qu’institution afin de faire exploser l’économie américaine et d’ouvrir la voie à un nouveau système global unique et centralisé. D’où la « réinitialisation globale ».

En 2015, dans mon article « La réinitialisation économique globale a commencé« , j’ai déclaré :

La réinitialisation globale n’est pas une « réponse » au processus d’effondrement dans lequel nous sommes piégés aujourd’hui. Non, la réinitialisation globale telle que mise en œuvre par les banques centrales et la BRI/FMI est la cause de l’effondrement. L’effondrement est un outil, un lance-flammes qui brûle un grand trou dans la forêt pour faire place aux fondations de la Ziggourat globaliste à construire… le désastre économique sert les intérêts des élitistes.

En 2020, nous voyons maintenant le plan globaliste se concrétiser, les élites révélant ce qui semble être leur intention de lancer leur réinitialisation en 2021. Le Forum économique mondial (FEM) a officiellement annoncé l’initiative « Great Reset » dans le cadre de sa plateforme d’action Covid la semaine dernière, et un sommet est prévu en janvier 2021 pour discuter plus ouvertement de leurs plans avec le monde et les principaux médias.

Le FEM a également mis en ligne une vidéo assez bizarre sur le Reset, qui consiste en une série d’images du monde en train de s’effondrer (et des images d’usines rejetant des émissions de carbone inoffensives dans l’air, ce qui, je suppose, est censé nous effrayer avec des notions de réchauffement climatique). La destruction est ensuite « réinitialisée » en appuyant sur un bouton, tout redevient comme avant, dans un monde de nature vierge et sans humains, et les mots « Rejoignez-nous ».

La réinitialisation, selon les discussions du FMI, est ainsi la prochaine étape dans la formation d’un système économique global unique et d’un gouvernement global potentiel. Cela semble correspondre aux solutions proposées lors de la simulation de la pandémie de l’Event 201, une simulation de pandémie de coronavirus qui a été organisée par la Fondation Bill et Melinda Gates et le Forum économique mondial deux mois seulement avant que la vraie chose ne se produise au début de 2020. L’Event 201 a suggéré que l’une des principales solutions à une pandémie serait l’institution d’un organisme économique global centralisé qui pourrait gérer la réponse financière au coronavirus.

N’est-il pas commode que les événements de la véritable pandémie de coronavirus correspondent exactement à la simulation de l’Event 201, ainsi qu’aux plans de relance du FMI et du Forum économique mondial ? Comme on dit, ne laissez pas la crise se perdre, ou, comme le dit la devise des globalistes, « Order Out Of Chaos ».

Les troubles civils étant sur le point de devenir un mode de vie dans de nombreuses régions du monde, y compris aux États-Unis, et la pandémie prévoyant une résurgence des infections après la « réouverture », ce qui justifie une deuxième vague de confinement, probablement en juillet, l’économie telle que nous la connaissons est en train d’être détruite. Les derniers vestiges du système, qui ne tenaient plus qu’à un fil après le crash de 2008, sont maintenant en train d’être coupés.

L’objectif est assez évident : terrifier la population avec la pauvreté, les conflits internes et une chaîne d’approvisionnement brisée jusqu’à ce qu’elle fasse pression sur l’establishment pour obtenir de l’aide. Ensuite, proposer la « solution » de la tyrannie médicale, des passeports d’immunité, de la loi martiale, d’un système économique global basé sur une société numérique sans cash dans laquelle la vie privée au sens du commerce est effacée, puis former lentement mais sûrement un gouvernement global « multilatéral » sans visage qui ne répond à personne et fait ce qui lui plaît.

Je me souviens qu’en 2014, Christine Lagarde a commencé à parler de la réinitialisation. La même année, elle a également fait un discours très étrange au Club national de la presse, dans lequel elle a commencé à divaguer avec joie sur la numérologie et le « chiffre magique 7« . Beaucoup de gens au sein du club ont ri, car il y avait apparemment une blague entre « insiders » incompréhensible au reste d’entre nous. Je rappelle que la réunion du Forum économique mondial sur la réinitialisation du monde en 2021 se tiendra exactement 7 ans après le discours de Lagarde. Une autre coïncidence intéressante, je suppose… [Sans compter que 3*7=… 21, c’est magique, NdT]

Le nouvel ordre mondial, la réinitialisation globale, est un projet de longue haleine visant à centraliser le pouvoir, mais d’une manière qui est censée être maintenue pendant des siècles. Les élites savent qu’il ne suffit pas de parvenir à une gouvernance globale par la seule force ; une telle tentative ne ferait qu’entraîner une résistance et une rébellion éternelle. Non, ce que les élites veulent, c’est que le public DEMANDE, voire supplie, une gouvernance globale. Si le public est amené à l’exiger pour se sauver des horreurs du chaos global, il est beaucoup moins probable qu’il se rebellera plus tard. Problème – réaction – solution.

La pandémie ne va pas disparaître de sitôt. Tout le monde doit s’attendre à ce que les gouvernements des États et le gouvernement fédéral réclament de nouveaux blocages. Avec ces nouveaux verrouillages, l’économie américaine en particulier sera finie. Avec 40 millions de personnes qui ont perdu leur emploi lors du dernier confinement, de nombreux États qui n’ont été que partiellement rouverts et seulement 13 à 18 % des petites entreprises qui ont reçu des prêts de sauvetage pour survivre, les deux prochains mois vont être un rappel à la réalité dévastateur.

La véritable solution consistera pour les gens à former des communautés plus autonomes, libérées de l’économie dominante. La véritable solution devrait être la décentralisation et l’indépendance, et non la centralisation et l’esclavage. Les globalistes chercheront à s’opposer à toute tentative de rupture avec leur programme. Cela dit, ils ne peuvent pas faire grand-chose si des millions de personnes font des efforts de localisation en même temps. Si les gens ne dépendent pas du système, alors ils ne peuvent pas être contrôlés par le système.

Le véritable test viendra avec l’effondrement final de l’économie existante. Lorsque la stagflation sera encore plus forte qu’elle ne l’est actuellement et que les prix des produits de première nécessité doubleront ou tripleront à nouveau, et que le chômage augmentera encore davantage, combien de personnes réclameront la solution globaliste et combien construiront leur propre système ? Combien s’inclineront en signe de soumission et combien seront prêts à riposter. C’est une question à laquelle je n’ai toujours pas de réponse, même après 14 ans d’analyse sur le sujet.

Ce que je soupçonne, c’est que beaucoup de gens vont se défendre. Pas autant qu’on pourrait l’espérer, mais suffisamment pour défendre la cause de la liberté. C’est peut-être trop optimiste, mais je crois que les globalistes sont destinés à perdre cette guerre à long terme.

Brandon Smith

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/les-globalistes-revelent-que-la-grande-reinitialisation-economique-est-prevue-pour-2021

MAINTENANT VIENT LA GRANDE REMISE À ZÉRO DE DAVOS


MAINTENANT VIENT LA GRANDE REMISE À ZÉRO DE DAVOS

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10.06.2020SuisseF. William Engdahl

Pour ceux qui se demandent ce qui se passera après que la pandémie de Covid19 ait réussi à fermer l’économie mondiale, propageant la pire dépression depuis les années 1930, les dirigeants de la première ONG de mondialisation, Davos World Economic Forum, viennent de dévoiler les grandes lignes de ce que nous peut attendre la prochaine. Ces gens ont décidé de saisir cette crise comme une opportunité.

Le 3 juin, via son site Web, le Forum économique mondial de Davos (WEF) a dévoilé les grandes lignes de son prochain forum de janvier 2021. Ils appellent cela «la grande remise à zéro». Il s’agit de tirer parti de l’impact stupéfiant du coronavirus pour faire avancer un programme très précis. Assez remarquable, cet agenda s’inscrit parfaitement dans un autre agenda spécifique, à savoir l’Agenda 2030 des Nations Unies pour 2015. L’ironie du premier forum mondial des grandes entreprises, celui qui a fait avancer l’agenda de la mondialisation des entreprises depuis les années 1990, englobant désormais ce qu’ils appellent le développement durable, est énorme. Cela nous donne un indice que ce programme ne concerne pas tout à fait ce que le WEF et ses partenaires revendiquent.

La grande remise à zéro

Le 3 juin, le président du WEF, Klaus Schwab, a publié une vidéo annonçant le thème annuel pour 2021, The Great Reset. Il semble que ce ne soit rien de moins que de promouvoir un programme mondial de restructuration de l’économie mondiale selon des lignes très spécifiques, sans surprise, tout comme celui préconisé par le GIEC, par Greta de Suède et ses amis d’entreprise tels qu’Al Gore ou Larry Fink de Blackwater.

Il est intéressant de noter que les porte-parole du WEF cadrent la «réinitialisation» de l’économie mondiale dans le contexte du coronavirus et l’effondrement de l’économie industrielle mondiale qui s’ensuit. Le site Web du WEF déclare: «Il existe de nombreuses raisons de poursuivre une grande réinitialisation, mais la plus urgente est COVID-19». La grande remise à zéro de l’économie mondiale découle donc de covid19 et de «l’opportunité» qu’elle présente.

En annonçant le thème 2021, le fondateur du WEF, Schwab, a ensuite déclaré, en modifiant intelligemment l’ordre du jour: « Nous n’avons qu’une seule planète et nous savons que le changement climatique pourrait être la prochaine catastrophe mondiale avec des conséquences encore plus dramatiques pour l’ humanité. » L’implication est que le changement climatique est la raison sous-jacente de la catastrophe pandémique du coronavirus.

Pour souligner leur programme écologique «durable», le WEF a ensuite comparu devant le futur roi d’Angleterre, le prince Charles. Se référant à la catastrophe mondiale de Covid19, le prince de Galles déclare: «S’il y a une leçon critique à tirer de cette crise, c’est que nous devons mettre la nature au cœur de notre fonctionnement. Nous ne pouvons tout simplement pas perdre plus de temps. » À bord de Schwab et du Prince se trouve le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Il déclare: «Nous devons construire des économies et des sociétés plus égalitaires, inclusives et durables, plus résilientes face aux pandémies, au changement climatique et aux nombreux autres changements mondiaux auxquels nous sommes confrontés.» Notez son discours sur les «économies et sociétés durables» – plus à ce sujet plus tard. La nouvelle directrice du FMI, Kristalina Georgieva, a également approuvé The Great Reset. Parmi les autres personnes réinstallées au WEF, mentionnons Ma Jun, président du comité des finances vertes de la China Society for Finance and Banking et membre du comité de politique monétaire de la Banque populaire de Chine; Bernard Looney, PDG de BP; Ajay Banga, PDG de Mastercard; Bradford Smith, président de Microsoft.

Ne vous y trompez pas, le Great Reset n’est pas une idée immédiate de Schwab et de ses amis. Le site Web du WEF déclare: «Les blocages du COVID-19 peuvent progressivement se relâcher, mais l’anxiété face aux perspectives sociales et économiques du monde ne fait que s’intensifier. Il y a de bonnes raisons de s’inquiéter: une forte récession économique a déjà commencé et nous pourrions être confrontés à la pire dépression depuis les années 1930. Mais, bien que ce résultat soit probable, il n’est pas inévitable. » Les sponsors du WEF ont de grands projets: «… le monde doit agir conjointement et rapidement pour réorganiser tous les aspects de nos sociétés et économies, de l’éducation aux contrats sociaux et aux conditions de travail. Chaque pays, des États-Unis à la Chine, doit participer et chaque industrie, du pétrole et du gaz à la technologie, doit être transformée. En bref, nous avons besoin d’une « grande remise à zéro » du capitalisme. «  C’est un gros truc.

Changements radicaux

Schwab révèle plus de l’ordre du jour à venir: «… une doublure argentée de la pandémie est qu’elle a montré à quelle vitesse nous pouvons apporter des changements radicaux à nos modes de vie. Presque instantanément, la crise a contraint les entreprises et les particuliers à abandonner des pratiques longtemps considérées comme essentielles, des voyages aériens fréquents au travail dans un bureau. » Ce sont censés être des doublures en argent?

Il suggère que ces changements radicaux soient étendus: «Le programme Great Reset aurait trois composantes principales. Le premier orienterait le marché vers des résultats plus justes. À cette fin, les gouvernements devraient améliorer la coordination… et créer les conditions d’une «économie des parties prenantes…». Cela comprendrait «des changements aux impôts sur la fortune, le retrait des subventions aux combustibles fossiles et de nouvelles règles régissant la propriété intellectuelle, le commerce et la concurrence».

Le deuxième volet du programme Great Reset garantirait que «les investissements font progresser des objectifs communs, tels que l’égalité et la durabilité». Ici, le chef du WEF déclare que les récents énormes budgets de relance économique de l’UE, des États-Unis, de la Chine et d’ailleurs doivent être utilisés pour créer une nouvelle économie, «plus résiliente, équitable et durable à long terme. Cela signifie, par exemple, la construction d’infrastructures urbaines «vertes» et la création d’incitations pour les industries afin d’améliorer leurs antécédents en matière de mesures environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). »

Enfin, la troisième étape de cette grande réinitialisation mettra en œuvre l’un des projets favoris de Schwab, la quatrième révolution industrielle: «La troisième et dernière priorité d’un programme de grande réinitialisation est d’exploiter les innovations de la quatrième révolution industrielle pour soutenir le bien public, en particulier en relevant les défis sanitaires et sociaux. Pendant la crise du COVID-19, des entreprises, des universités et d’autres ont uni leurs forces pour développer des diagnostics, des thérapies et d’éventuels vaccins; établir des centres de test; créer des mécanismes de traçage des infections; et offrir la télémédecine. Imaginez ce qui pourrait être possible si des efforts concertés similaires étaient déployés dans tous les secteurs. » La quatrième révolution industrielle comprend la biotechnologie d’édition de gènes, les télécommunications 5G, l’intelligence artificielle et similaires.

L’Agenda 2030 des Nations Unies et la grande remise à zéro

Si nous comparons les détails de l’Agenda 2030 des Nations Unies 2015 avec le Great Reset du WEF, nous trouvons les deux queues d’aronde très bien. Le thème de l’Agenda2030 est un «monde durable» qui est défini comme un monde avec l’égalité des revenus, l’égalité des sexes, des vaccins pour tous dans le cadre de l’OMS et de la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI) qui a été lancée en 2017 par le WEF avec le projet de loi. & Fondation Melinda Gates.

En 2015, l’ONU a publié un document intitulé «Transformer notre monde: le Programme de développement durable à l’horizon 2030». L’administration Obama ne l’a jamais soumise au Sénat pour ratification, sachant qu’elle échouerait. Pourtant, il progresse à l’échelle mondiale. Il comprend 17 objectifs de développement durable, prolongeant un programme antérieur21. Les 17 comprennent «mettre fin à la pauvreté et à la faim, sous toutes leurs formes et dimensions… pour protéger la planète de la dégradation, y compris par la consommation et la production durables, la gestion durable de ses ressources naturelles et la prise de mesures urgentes contre le changement climatique…» Il appelle à un développement économique durable croissance, agriculture durable (OGM), énergie durable et moderne (éolien, solaire), villes durables, industrialisation durable… Le mot durable est le maître mot. Si nous approfondissons, il est clair que c’est le mot de code pour une réorganisation de la richesse mondiale par des moyens tels que des taxes sur le carbone punitives qui réduiront considérablement les voyages en avion et en véhicule. Le monde moins développé n’augmentera pas vers les pays développés, mais dans l’autre sens, les civilisations avancées doivent baisser dans leur niveau de vie pour devenir «durables».

Maurice Strong

Pour comprendre l’utilisation du double langage du durable, nous devons retourner à Maurice Strong, un pétrolier milliardaire canadien et ami proche de David Rockefeller, l’homme qui a joué un rôle central dans les années 1970 pour l’idée que les émissions de CO2 d’origine humaine rendaient le monde insoutenable. Strong a créé le Programme des Nations Unies pour l’environnement et, en 1988, le Groupe d’experts intergouvernemental des Nations Unies sur les changements climatiques (GIEC) pour étudier exclusivement le CO2 d’origine humaine.

En 1992, Strong a déclaré: «N’est-ce pas le seul espoir pour la planète que les civilisations industrialisées s’effondrent? N’est-ce pas notre responsabilité de réaliser cela? » Au Rio Earth Summit Strong la même année, il a ajouté: «Les modes de vie et les modes de consommation actuels de la classe moyenne aisée – impliquant une consommation élevée de viande, l’utilisation de combustibles fossiles, des appareils électroménagers, la climatisation et des logements de banlieue – ne sont pas durables.»

La décision de diaboliser le CO2, l’un des composés les plus essentiels au maintien de la vie, humaine et végétale, n’est pas aléatoire. Comme le dit le professeur Richard Lindzen, physicien atmosphérique du MIT, «le CO2 pour différentes personnes a des attraits différents. Après tout, c’est quoi? – ce n’est pas un polluant, c’est un produit de la respiration de chaque créature vivante, c’est le produit de toute respiration végétale, c’est essentiel pour la vie végétale et la photosynthèse, c’est un produit de toute combustion industrielle, c’est un produit de la conduite – je veux dire, si vous avez toujours voulu un point de levier pour tout contrôler, de l’expiration à la conduite, ce serait un rêve. Il a donc une sorte d’attractivité fondamentale pour la mentalité bureaucratique. »

N’oublions pas que l’exercice de pandémie de New York, curieusement bien organisé, l’événement 201 du 18 octobre 2019 a été coparrainé par le Forum économique mondial et la Fondation Gates. Il était basé sur l’idée que «ce n’est qu’une question de temps avant qu’une de ces épidémies ne devienne mondiale – une pandémie aux conséquences potentiellement catastrophiques. Une pandémie grave, qui deviendra «l’événement 201», nécessiterait une coopération fiable entre plusieurs industries, gouvernements nationaux et principales institutions internationales. » Le scénario Event201 posait «une épidémie d’un nouveau coronavirus zoonotique transmis des chauves-souris aux porcs aux personnes qui finit par devenir efficacement transmissible d’une personne à l’autre, conduisant à une grave pandémie. Le pathogène et la maladie qu’il provoque sont largement calqués sur le SRAS, mais il est plus transmissible en milieu communautaire par les personnes présentant des symptômes bénins. »

La déclaration du Forum économique mondial de faire une grande remise à zéro est, selon toutes les indications, une tentative à peine voilée de faire progresser le modèle dystopique «durable» de l’Agenda 2030, un «New Deal vert» mondial à la suite des mesures pandémiques de Covid19. Leurs liens étroits avec les projets de la Fondation Gates, avec l’OMS et avec l’ONU suggèrent que nous pourrions bientôt faire face à un monde beaucoup plus sinistre après la pandémie de Covid19.

Perspectives orientales »HideRelated linksHide Liens connexesDavos et son danger pour la démocratie

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« Le piège américain » de Frédéric Pierucci


Un livre sur la guerre économique menée par les Etats Unis


Par Will Dunn − Le 18 décembre 2019 − Source NewStatesMan

En début d’année, un groupe de journalistes a été autorisé à pénétrer dans le bureau de Ren Zheng-fei, le fondateur et PDG de Huawei. Lorsque les photos de la visite ont été publiées sur Internet, les lecteurs ont rapidement remarqué le choix de lecture de Ren : une traduction en mandarin du livre Le Piège Américain, dans laquelle Frédéric Pierucci a utilisé l’expérience de son arrestation et de son emprisonnement aux États-Unis pour raconter l’histoire d’une longue et discrète guerre commerciale menée par les États-Unis contre le reste du monde. La lecture de ce livre a dû être pleine d’enseignements pour Zheng-fei, dont la société est au centre de tensions entre les États-Unis et la Chine et dont la fille, Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, est actuellement assignée à résidence au Canada et risque d’être extradée vers les États-Unis pour fraude (ce qu’elle conteste). Mais comme Pierucci l’a découvert lui-même, l’agression d’entreprises étrangères par les États-Unis est une tendance établie.

Début 2013, Pierucci était invité à dîner au 57e étage de l’hôtel Marina Bay Sands à Singapour par son patron, Patrick Kron, alors PDG du géant industriel français Alstom. Parmi les cadres présents se trouvait Keith Carr, le directeur juridique du groupe. Carr et Pierucci ont brièvement évoqué « l’affaire Tarahan » : une enquête sur l’utilisation de « consultants » pour persuader des membres du gouvernement indonésien d’acheter des équipements Alstom afin de les utiliser dans leurs centrales électriques. La plupart des acteurs du secteur de l’énergie savaient que ces « consultants » soudoyaient des fonctionnaires, mais une enquête interne d’Alstom avait disculpé Pierucci lui-même de toute implication. Alors qu’ils sirotaient des cocktails, Carr a dit à Pierucci : « Vous n’avez absolument rien à craindre ».

Quelques semaines plus tard, Pierucci s’envolait pour New York pour un voyage d’affaires de routine. Il fut arrêté par des agents du FBI à sa descente d’avion et s’est retrouvé, pendant quelques heures, menotté à un mur et soumis à un interrogatoire. Encore sous le choc et le décalage horaire, il a été transféré dans une prison de haute sécurité, dans une cellule surpeuplé et sans fenêtres où les meurtres et les violences sexuelles sont monnaie courante, et on lui a dit qu’il risquait une peine maximale de 125 ans.

Pierucci a été inculpé en vertu de la loi sur les pratiques de corruption à l’étranger, qui permet au ministère de la justice (DoJ) de poursuivre des ressortissants étrangers pour des crimes – notamment de corruption – commis en dehors de sa juridiction. Si une entreprise emploie des personnes, négocie ses actions ou même stocke ses courriels (comme le fait presque tout le monde) aux États-Unis, le DoJ a le droit d’enquêter, d’emprisonner et d’infliger de lourdes amendes.

Les Américains savaient que Pierucci n’était pas le meneur des pratiques de corruption d’Alstom. Lorsque d’autres cadres d’Alstom ont été arrêtés et que le DoJ s’en est pris à la direction de l’entreprise, il est devenu évident que la liberté de Pierucci était devenue un instrument de chantage pour un accord. En avril 2014, après un peu plus d’un an de prison (sans avoir été ni condamné ni libéré sous caution), Pierucci a découvert la nature de cet accord. D’une télévision dans la salle commune de la prison, il a appris qu’Alstom avait accepté de vendre toute sa division énergie à General Electric (GE).

La France a un modèle d’investissement public dans l’approvisionnement énergétique dont le Royaume-Uni ne peut que rêver. Après le choc pétrolier de 1973, le pays a mis en œuvre le plan Messmer, un vaste programme de construction qui a permis de créer 56 centrales nucléaires. La France possède tellement d’énergie nucléaire bon marché qu’elle peut même en vendre à d’autres pays ; trois millions de foyers britanniques sont alimentés par l’électricité française. Mais en 2014, une grande partie de l’infrastructure nucléaire française – y compris les centrales elles-mêmes – est devenue propriété américaine. [Étonnant, c’est plus EDF qui possède les centrales, Alsthom ne fait que la maintenance même si c’est stratégique, NdT]

Pierucci et son partenaire en écriture, le journaliste d’investigation Matthieu Aron, ont élaboré un compte-rendu détaillé des machinations qui ont permis cet acte de « guerre économique ». On y voit des lobbyistes se frayer facilement un chemin depuis les bureaux de Barack Obama et d’Emmanuel Macron jusqu’à la salle du conseil d’administration de GE ; des auditeurs ne voyant que ce pour quoi ils sont payés ; des petits actionnaires voyant leurs investissements s’évaporer tandis que Patrick Kron, qui était le PDG de la société pendant la majeure partie de la période où Alstom soudoyait les marchés de l’énergie dans le monde entier, quitte l’entreprise avec les honneurs et un parachute doré de plus de 12 millions d’euros.

Au-delà du fait qu’il y a de la corruption partout et qu’elle n’est punie que lorsque cela est opportun, ce livre a quelque chose d’important à dire sur le monde d’aujourd’hui. Alors que Trump cherche à empêcher la croissance industrielle de la Chine en utilisant les droits de douane, une guerre commerciale plus subtile et plus efficace est menée depuis de nombreuses années. Tant sous les administrations républicaines que démocrates, les États-Unis cherchent à « déstabiliser », comme le décrit Pierucci, les grandes entreprises des autres nations. Des entreprises britanniques, françaises, suédoises, russes et allemandes ont payé des dizaines de milliards d’amendes lorsque les États-Unis ont étendu leur juridiction légale au monde entier. Les États-Unis ne sont pas non plus les seuls à mener ce combat : Carlos Ghosn, l’ancien PDG de Nissan-Renault, a été arrêté au Japon pour crime financier mais proteste contre le fait qu’il fasse l’objet d’une « conspiration » à motivation politique, alors que le Japon et la France se bousculent pour le contrôle de la production automobile.

Plus important encore, il confirme que si les hommes politiques se positionnent du côté du marché libre ou de l’État, il s’agit d’un mensonge. Aucun marché n’est totalement libre, et les deux sont toujours liés – parfois bien plus que ce que l’on pourrait imaginer.

Will Dunn

Traduit par Wayan, relu par Hervé pour le Saker Francophone

« Le piège américain » de Frédéric Pierucci


Un livre sur la guerre économique menée par les Etats Unis

https://lesakerfrancophone.fr/le-piege-americain-de-frederic-pierucci


Huawei : parangon des nouvelles dynamiques de la guerre économique.

Huawei : parangon des nouvelles dynamiques de la guerre économique.

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Publié par Martin Quievre le 20 Mai 2020

Alors que Huawei a su s’imposer comme le leader du marché des équipements de télécommunications, les autres acteurs, puissances occidentales en tête, grincent des dents. En cause, les liens occultes qui lient le géant de Shenzhen au régime chinois et la concurrence redoutable qu’il impose. Portrait d’un nouveau théâtre de la guerre économique : entre dynamiques publiques et privées, actions légales et occultes.

​Huawei : parangon des nouvelles dynamiques de la guerre économique.

Des liens occultes avec le gouvernement chinois

Fondé par un ex-ingénieur de l’armée chinoise, Huawei est accusé par le gouvernement américain d’espionnage pour le compte du gouvernement chinois. Ainsi, s’appuyant sur une loi chinoise obligeant les entreprises dont le siège se situe en RPC d’apporter une ‘aide technique’ au gouvernement chinois, la CIA et le FBI ont, depuis 2010, déconseillés l’usage des appareils Huawei aux États-Unis. Le conflit a été exacerbé en 2018 avec l’arrestation, demandée par les Etats-Unis, de la directrice financière et fille du fondateur de Huawei, au Canada. Washington accuse Huawei de laisser des « backdoors » (portes-dérobées) à destination des services de renseignements chinois dans l’implémentation de son nouveau réseau 5G aux États-Unis.

Acculé, l’ennemi public n°1 a décidé de contre-attaquer. Aussi, en ce mois de mars 2020, Huawei a inauguré un centre spécialisé dans la cybersécurité à Bruxelles pour répondre aux accusations d’espionnage dont il fait l’objet. Une plainte a également été déposée contre le gouvernement canadien à la suite de l’arrestation de Meng Wanzhou. Enfin, Huawei a entamé des poursuites judiciaires contre l’administration Trump qui a interdit l’usage de ses appareils par les fonctionnaires américains.

Un conflit qui entre dans le cadre de la guerre économique entre la Chine et les États-Unis

« Un niveau sans précédent. » C’est par ces mots que l’ex-directeur du renseignement de la DGSE Alain Juillet a décrit l’acharnement avec lequel les États-Unis attaquent les entreprises étrangères. En effet, depuis le début de la guerre économique et commerciale entre les États-Unis et la Chine, Washington a multiplié les actions offensives. Ainsi, au-delà de la simple guerre commerciale, c’est la course au leadership technologique entre les deux puissances qui se joue. Toutefois, s’il existe un consensus politique outre-Atlantique qui prône la méfiance vis-à-vis de Huawei, les autres pays Occidentaux estiment, eux, que la méfiance ne peut suffire à contourner les règles de la concurrence.

Si le conflit entre Huawei et l’Occident a lieu sur bien des fronts et à différentes échelles, on peut toutefois relever un dénominateur commun : l’utilisation des techniques d’intelligence économique. En effet, on peut relever des campagnes de dénigrement massives de la part du gouvernement américain, mais aussi l’utilisation des « fake-news » dans les deux camps. On peut également prendre comme exemple le recrutement probable par des agences étrangères de deux businessmen canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor. Par ailleurs, Guo Ping, CEO de Huawei, a accusé la CIA d’avoir eu recours aux piratages de serveurs, aux vols de codes et à la récupération d’email de ses cadres.

Autant d’exemples qui montrent que l’intelligence économique tient et continuera de tenir un rôle prégnant dans un des dossiers les plus vifs de l’actualité.

Tags : ChineHuaweiintelligence économique

https://www.enderi.fr/%E2%80%8BHuawei-parangon-des-nouvelles-dynamiques-de-la-guerre-economique_a652.html

La nouvelle rédactrice en chef du Financial Times: ‘Le capitalisme a besoin d’un reset’

La nouvelle rédactrice en chef du Financial Times: ‘Le capitalisme a besoin d’un reset’

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08/06/2020 | Emmanuel Vanbrussel | 4 min de lecture

Roula Khalaf (Financial Times)

‘Le système capitaliste doit être revu’: l’appel ne provient pas de militants de gauche, mais de la nouvelle rédactrice en chef du Financial Times ou encore du fondateur du Forum économique mondial.

Roula Khalaf, d’origine libanaise, est la première femme rédactrice en chef du journal économique britannique Financial Times. Dans une interview accordée au magazine lifestyle Vogue, elle déclare que le FT n’est ‘pas aveuglément pro-marché et pro-business’ et veut rendre le monde des affaires responsable face aux choix qui ont été posés. ‘Les excès de la crise financière, l’impact politique du populisme ou du nationalisme, l’augmentation des inégalités: il est clair que le capitalisme a besoin d’un ‘reset’, a-t-elle estimé.

D’autres voix influentes du monde financier, comme celle de l’économiste Mohammed El-Erian, mettent également en garde contre l’inégalité croissante des revenus et des richesses, qui risque d’être encore exacerbée par la crise du coronavirus. ‘Si des mesures ne sont pas prises à temps, le choc économique provoqué par le Covid-19 aggravera les inégalités de revenus des deux côtés de l’Atlantique’, prévient en effet El-Erian.

Nouvelles fondations

Comme Roula Khalaf, Klaus Schwab, le fondateur du Forum économique mondial, insiste sur la nécessité de réinventer le capitalisme. Sinon, le monde deviendra ‘moins durable, moins égalitaire et plus vulnérable’, met-il en garde. ‘Les solutions ciblées ne suffiront pas. Nous devons jeter des bases totalement nouvelles pour nos systèmes économiques et sociaux’.

Klaus Schwab préconise un ‘Grand Reset’ à trois composantes:

  • Les gouvernements doivent pouvoir mieux orienter l’économie de marché vers des résultats plus équitables. Cela peut se faire, par exemple, au moyen d’une taxation juste du capital, de nouvelles règles commerciales ou une réduction des incitations en faveur des combustibles fossiles.
  • Utilisez les programmes de relance économique annoncés, comme le plan européen de 750 milliards d’euros, pour investir massivement dans la durabilité, par exemple dans les infrastructures urbaines vertes, est également une piste.
  • Ou encore en stimulant la coopération sur le plan de la technologie dans le secteur de la santé, avec des alliances pour lutter contre le coronavirus comme exemple.

Lire aussi:

Source: Bloomberg

https://fr.businessam.be/le-capitalisme-a-besoin-dun-reset/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter_la_nouvelle_redactrice_en_chef_du_financial_times_le_capitalisme_a_besoin_d_un_reset_ces_personnalites_republicaines_qui_ne_voteront_pas_pour_trump&utm_term=2020-06-08

L’économie française est en perdition, mais Emmanuel Macron demande l’annulation de la dette de l’Afrique !

mercredi 15 avril 2020

L’économie française est en perdition, mais Emmanuel Macron demande l’annulation de la dette de l’Afrique !

Le président Macron appelle à effacer la dette africaine, étape selon lui « indispensable pour aider le continent africain à travers la crise du coronavirus ». Les PME, les TPE, les professions libérales et les commerçants français qui vont, eux, devoir rembourser  les emprunts qu’ils vont être contraints de faire pour tenter de survivre, apprécieront !!!
Trois remarques :
1) Si une telle mesure était réellement prise pour aider l’Afrique à lutter contre la pandémie, l’on pourrait la juger comme légitime. Mais, au moment où cette unilatérale proposition présidentielle était faite, et fort heureusement, le continent africain était quasiment épargné par le coronavirus.
2) Depuis des décennies, les pays « riches » ne cessent de consentir à l’Afrique des allègements et des suppressions de dette. Au début des années 2000, les PPTE (Pays pauvres très endettés) ont ainsi bénéficié de considérables remises par les créanciers bilatéraux. Or, à peine sauvés du gouffre de l’endettement, ils y ont replongé…
3) En plus des remises de dette, l’Afrique engloutit année après année, des sommes colossales versées au titre de l’APD (Aide pour le Développement). De 1960 à 2018, le continent a ainsi reçu en dons, au seul titre de l’APD,près de 2000 milliards de dollars (pour une dette d’environ 400 milliards de dollars dont entre 180 et 200 milliards de dollars de dette chinoise), soit en moyenne 35 milliards de dollars par an.En dollars constants, le continent a donc reçu plusieurs dizaines de fois plus que l’Europe du lendemain de la guerre avec le plan Marshall.
Or, ces prêts, ces allègements de dette, ces aides et ces dons n’ont servi à rien car, en plus de sa suicidaire démographie, le continent est paralysé par son immobilisme. En effet, en dehors du don de la nature constitué par le pétrole et les minerais contenus dans son sous-sol, l’Afrique ne produit rien, sa part de la valeur ajoutée mondiale dans l’industrie manufacturière est en effet de moins de 2% dont les 9/10e sont réalisés par deux pays sur 52, l’Afrique du Sud et l’Egypte…
L’annulation de la dette proposée par le président Macron ne changera donc rien à cet état des lieux. D’autant plus que la Chine, prédatrice souriante, est désormais à la manœuvre. Mue par le seul moteur du profit, elle endette chaque jour un peu plus le continent à travers des prêts généreusement octroyés.Ces derniers font replonger les pays bénéficiaires dans la spirale de l’endettement dont ils commençaient tout juste à sortir après les considérables allègements consentis dans les années 2000 aux PPTE par les Occidentaux. Comme ces prêts ne pourront jamais être remboursés, Pékin va mettre la main sur les grandes infrastructures données en garantie par ses débiteurs. Ainsi en Zambie où le gouvernement,  après avoir été contraint de céder à la Chine la ZNBC, la société radio-télévision, s’est vu contraint d’engager des discussions de cession concernant l’aéroport de Lusaka et la ZESCO, la société  nationale d’électricité.
Morale de l’histoire : quand la Chine endette l’Afrique, la France propose de renoncer à sa propre créance…
Bernard LuganPublié par Administrateur à 16:54

http://bernardlugan.blogspot.com/

Les pays de l’OTAN doivent protéger leurs entreprises stratégiques

Les pays de l’OTAN doivent protéger leurs entreprises stratégiques

PHOTO FABIAN BIMMER, ARCHIVES REUTERSJens Stoltenberg

(Bruxelles) Les adversaires potentiels des pays de l’OTAN vont tenter de profiter de la crise économique provoquée par la COVID-19 pour essayer de prendre le contrôle d’entreprises ou d’infrastructures stratégiques et de saper l’unité de l’Alliance, a averti mercredi son secrétaire général Jens Stoltenberg.Publié le 15 avril 2020 à 14h41

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AGENCE FRANCE-PRESSE

« Cette crise pourrait avoir des effets géopolitiques majeurs », a-t-il affirmé au cours d’un point de presse à l’issue d’une réunion en vidéoconférence avec les ministres de la Défense de l’Alliance.

« La crise économique pourrait permettre des investissements dans des industries et des infrastructures stratégiques », a-t-il expliqué. « Il est important de protéger ces entreprises », a-t-il insisté.

Jens Stoltenberg n’a pas cité les États ou les groupes impliqués dans ces prises de contrôle, mais la mise en garde vise surtout les importants investissements réalisés par la Chine dans les infrastructures portuaires et les télécommunications en Europe.

« La vente d’infrastructures stratégiques par les pays les plus vulnérables pourrait saper la capacité de résistance des pays de l’Alliance en cas de nouvelle crise », a estimé le secrétaire général de l’OTAN.

Les pays de l’OTAN ont « besoin d’infrastructures et de télécommunications fiables en temps de crise », a souligné le Norvégien.

Jens Stoltenberg a également insisté sur la nécessité de combattre la désinformation sur les actions menées par les alliés et leur unité.

« Nous devons contrer les campagnes de désinformation menées par des acteurs étatiques et non étatiques sur les réseaux sociaux qui visent à nous diviser et à nous fragiliser avec de fausses informations sur l’aide mutuelle que nous nous apportons », a-t-il dit.

« La meilleure réponse passe par une presse libre qui vérifie les faits et pose des questions parfois difficiles », a-t-il soutenu.

« Il est encore trop tôt pour tirer les enseignements de cette crise, mais nous devons être préparés pour la prochaine », a-t-il affirmé.

« La croissance est touchée et les dépenses publiques également », a-t-il reconnu.

Les membres de l’Alliance se sont engagés à consacrer 2 % de leur PIB national à leurs dépenses de défense en 2024.

Jens Stoltenberg a toutefois expliqué l’importance des investissements dans les capacités militaires, car elles viennent « comme une capacité d’appoint ».

« L’OTAN n’est pas le principal intervenant en cas de crise sanitaire, mais elle peut soutenir les efforts du secteur civil », a-t-il soutenu.

« La principale leçon de cette crise est le lien étroit entre les efforts civils et la capacité de soutien des forces militaires. Il faudra voir comment l’améliorer avant la prochaine crise », a déclaré Jens Stoltenberg.

Il s’est refusé à tout commentaire sur la suspension de la contribution américaine à l’Organisation mondiale de la santé

.https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/202004/15/01-5269469-les-pays-de-lotan-doivent-proteger-leurs-entreprises-strategiques.php

Covid-19 : quatre signaux faibles du monde d’après

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Covid-19 : quatre signaux faibles du monde d’après

 Par Ivan Capecchi  |  12/04/2020, 22:18  |  1315  mots

(Crédits : LT)

LE MONDE D’APRES. Tandis que tous les secteurs économiques sont ébranlés par la pandémie du coronavirus qui a stoppé net l’activité, des tendances s’affirment, d’autres voient le jour. La Tribune a résumé ces propositions de nouveaux modèles de société, d’organisation, financiers, industriels, environnementaux, ou de pensée. Revue de presse en France et dans le monde.

Espagne : un revenu universel pour répondre à la crise, et lui succéder

Second pays le plus touché par la pandémie de Covid-19 après l’Italie, l’Espagne travaille sur une série de mesures pour en limiter l’impact économique. Dans ce cadre, le gouvernement a récemment affiché sa volonté d’instaurer « dès que possible »un revenu universel pour aider les familles. Surtout, le pouvoir espagnol envisage de maintenir ce dispositif à la fin de l’épidémie, de manière à ce qu’il « reste pour toujours, devienne un instrument structurel, un instrument permanent », a fait savoir Nadia Calvino, la ministre de l’Économie. Ce faisant, l’Espagne rendrait concret une proposition souvent évoquée, mais toujours reportée, à l’échelle européenne. En ce début d’année, la présidente de la Commission avait toutefois relancé l’idée d’un Smic européen, en ouvrant une consultation sur le sujet auprès des partenaires sociaux.

Lire aussi : « Revenu universel d’activité » : le gouvernement lance une concertation

Vers un monde moins congestionné…

Le crise sanitaire en cours jette une lumière crue sur le niveau de congestion de nos sociétés. Les rues désertes, conséquence des mesures de confinement, rappellent à quel point elles sont embouteillées d’ordinaire. La tension du service hospitalier révèle son niveau de saturation. L’effondrement du trafic aéronautique évoque, lui, les vestiges du tourisme de masse.

Comment, dès lors, limiter l’encombrement du monde, une fois sorti de la crise ? Dans un article paru sur le site The Conversation et La Tribune, le professeur d’économie François Lévêque évoque plusieurs idées, dont la mise en place de taxes. « De façon générale, lorsque le coût de l’encombrement l’emporte marginalement sur le bénéfice du rassemblement, il convient de limiter l’usage du service encombré en imposant un tarif d’accès », développe François Lévêque.

Cette solution a toutefois des limites. Tenter d’enrayer le tourisme de masse comme l’a fait Venise en instaurant une taxe pour les visiteurs, peut être vu comme une décision « élitiste », pour reprendre les mots du professeur.

« L’analyse économique de l’encombrement, poursuit-il, va donc devoir se renouveler, être plus inventive dans l’approfondissement, la mise au point et l’expérimentation des solutions, en particulier autres que le prix. » Les nouvelles technologies et le numérique, qui permettent par exemple de « substituer en partie la présence physique par une présence électronique », peuvent constituer une piste de réflexion.

….et un rapport à la ville repensé

C’est un cri d’alarme. Toujours sur le sujet de la ville, dans une tribune publiée sur le site du Monde, le maire (DVD) de Neuilly-sur-Seine, Jean-Christophe Fromantin, et l’épidémiologiste Didier Sicard préviennent : « Les nouvelles configurations urbaines portent en germe des déflagrations écologiques à haut potentiel de viralité ». Selon eux, l’accélération du « processus d’urbanisation du monde », couplée à nos envies de nature au sein même de villes saturées, sont des bombes à retardement. « Plus les villes sont grandes, plus la nature recule, plus des espèces sauvages sont contraintes de vivre en milieu urbain, plus nos univers sont connectés, plus vite les vecteurs de propagation agissent », résument les deux auteurs. Et de prendre pour exemple le virus Ébola, qui a été maîtrisé, précisément, « car il se propageait loin des villes »« Si Ébola atteignait une grande unité urbaine, écrivent Didier Sicard et Jean-Christophe Fromantin, il est probable qu’il déclencherait une immense catastrophe sanitaire. » Pour le scientifique et l’homme politique, il est donc urgent de « changer la relation qui nous lie à la nature ». Car, disent-ils, « mettre la nature en ville est une promesse dangereuse ».

Lire aussi : Coronavirus : le tourisme corse face au risque d’une « année blanche totale »

La mondialisation est morte, vive la mondialisation !

Et si, plutôt que de mettre un coup d’arrêt à la mondialisation, la crise sanitaire en cours signait son renouveau ? C’est la conviction de l’auteur américain Zachary Karabell, développée dans un article paru sur le site du Wall Street Journal. Selon lui, la fermeture des frontières, réclamée de longue date par les nationalistes, et à laquelle on assiste dans le but d’endiguer la propagation du virus, n’est qu’un trompe-l’oeil parmi d’autres. Loin de signer la mort de la mondialisation, la crise sanitaire marquerait au contraire l’ouverture d’une seconde phase. De nombreux signaux nous le montrent déjà. Parmi eux, la course internationale pour la recherche d’un traitement efficace montre que « le meilleur vaccin contre une future pandémie sera la coopération transnationale », argumente l’auteur. « La mondialisation est morte. Vive la mondialisation », conclut Zachary Karabell.

Lire aussi : « Les dangers de la mondialisation ont été sous-estimés, malgré l’avis des spécialistes »

La pensée comptable n’a plus la cote

915 milliards d’euros pour le Japon, 2.200 milliards outre-Atlantique, 5.000 milliards de la part des pays membres du G20… Les Etats auraient-ils mis les aides aux entreprises aux enchères ? En cette période de pandémie, gouvernements et banques centrales rivalisent d’annonces chiffrées pour afficher leur détermination à enrayer la crise.

« Faut-il se résoudre à annoncer des politiques non-chiffrées? », interroge alors le professeur d’économie Charles Wyplosz, dans un article publié sur le site de l’agence Telos, qui regroupe universitaires et professionnels. Selon lui, « il est tout bonnement impossible de procéder de la manière habituelle », durant une période caractérisée par son incertitude et où les « chiffres se révèlent rapidement être dépassés » par la situation elle-même, qui demande des réajustements quasi quotidiens.

Partant de ce constat, Charles Wyplosz en appelle à l’humilité des dirigeants, et leur demande d’arrêter de « tout chiffrer en temps réel ». Plutôt que d’avoir l’oeil rivé sur la calculette, nos responsables feraient mieux de concentrer leurs efforts pour penser l’après car, de toute façon, « les coûts seront ce qu’ils seront » et la « facture […] sera gigantesque ». De plus, explique le professeur, « penser dès maintenant à l’ajustement futur a l’avantage d’éclairer les décisions en cours face à l’épidémie. »

Lire aussi : Le G20 prescrit 5.000 milliards de dollars pour soigner l’économie mondiale

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A noter :

  • En France, depuis le 12 mars, plus de 1.400.000 mentions sur les réseaux sociaux évoquent la crise du coronavirus, mais seules 70.000 traitent spécifiquement de « l’impact de cette crise et de l’après Covid-19 (soit 5%) », selon une étude de l’agence We Are Social. Parmi les sujets les plus évoqués par les internautes : l’économie (20.000 mentions), et plus précisément la volonté d’avoir « plus de souveraineté économique« . L’environnement doit par ailleurs être un « moteur de la relance économique« , plaident les internautes. Autre tendance de l’après-crise à prévoir, selon l’étude, une accélération de la numérisation de la société, notamment avec l’explosion du télétravail, de la télémédecine ou, plus largement, de la visioconférence. Enfin, « les industries répondant aux « besoins primaires » pourraient profiter de l’après confinement ». Comprendre : les gens préféreront se rendre au restaurant, avant d’envisager partir en voyage.

Et aussi…

  • Une soixantaine de parlementaires français ont lancé samedi 4 avril une consultation en ligne, ouverte à toutes et à tous, pour préparer « le jour d’après ». Au total, onze thèmes, dans des domaines aussi variés que ceux du monde du travail, de l’éducation, de la santé, du numérique, de la consommation ou encore de la solidarité européenne, sont soumis au débat public. Des ateliers sous forme de visioconférence sont également proposés, afin d’échanger sur ces sujets. « Des communautés techniques seront aussi mobilisées pour un travail d’analyse de données », précisent les parlementaires sur la plateforme. La consultation prendra fin le dimanche 3 mai prochain, et une synthèse devrait être rendue publique avant la mi-mai.
  • https://www.latribune.fr/economie/france/covid-19-quatre-signaux-faibles-du-monde-d-apres-844711.html

Oléo-trio ou la guerre de l’or noir

Oléo-trio ou la guerre de l’or noir

26 Mars 2020

La grande guerre du pétrole engagée début mars commence à sérieusement démoraliser le secteur du schiste américain et les autorités impériales qui, dans un contexte encore compliqué par la pandémie mondiale, tentent de le sauver afin d’éviter une cascade de faillites oléo-financières.

Victoria Coates. Retenez bien ce nom car il n’est pas impossible qu’il revienne sous les feux de l’actualité dans les semaines ou les mois à venir. Collaboratrice de Trump à la Maison Blanche sur les questions moyen-orientales, elle vient d’être nommée Envoyée spéciale à l’énergie en Arabie saoudite, un poste créé sur mesure. Son but : « convaincre » les Saoudiens de fermer les vannes afin de faire remonter les cours du brut qui, en l’état actuel, menacent de ruiner tout un pan de l’industrie pétrolière US.

L’accablement a en effet gagné les esprits fébriles de Washington qui multiplient les tentatives pour stopper l’hémorragie. Nous en donnions un exemple il y a une vingtaine de jours :

L’administration du Donald a tout de suite pris la mesure du danger. Douce coïncidence, le secrétaire au Trésor, Steve Mnuchin, s’est précipité pour rencontrer au débotté l’ambassadeur russe aux Etats-Unis, plaidant pour un « marché énergétique organisé » (décodeur : ne faites pas baisser les prix, vous allez ruiner nos compagnies). Ô ironie, des « possibilités de commercer et d’investir » ont été évoquées. Tiens, les sanctions sont passées de mode à Washington ?

Tout cela semble en tout cas confirmer en creux ce que nous disions : Moscou a décidé de lancer une contre-attaque d’envergure contre l’empire pour toutes les avanies subies ces dernières années (blocage du Nord Stream II, sanctions, Syrie). Et il faudra plus que de vagues promesses pour ramener l’ours à de meilleurs sentiments.

Apparemment, ça n’a justement pas dépassé le stade des promesses car l’ouverture américaine semble être tombée dans l’oreille d’un sourd du côté de Moscou. Aussi, les efforts se sont, depuis, tournés vers le royaume des Seoud comme nous le rapportions la semaine dernière :

L’or noir n’en finit pas de dégringoler et le schiste américain est au bord du gouffre ou, comme le dit poétiquement un analyste de Forbes, « se noie dans le sang et les larmes ». des coupes claires dans les investissements et les budgets ont déjà commencé et ce n’est que le début…

Les critiques de l’establishment oléo-impérial pleuvent depuis quelques jours mais, chose, intéressante, elles ne s’adressent pas à la Russie, pourtant au départ du mouvement ; c’est l’Arabie saoudite qui est dans le viseur. Treize sénateurs Républicains ont même pris leur plume pour écrire au Seoud, lui demandant de revenir sur sa décision. A lire entre les lignes, on se demande même s’il n’y aurait pas un soupçon de menace :«

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/72681-agnes-buzyn-declare-avoir-quitte-ministere-sachant-elections-auraient-pas-lieu-coronavirus
«

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/72681-agnes-buzyn-declare-avoir-quitte-ministere-sachant-elections-auraient-pas-lieu-coronavirus
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En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/72681-agnes-buzyn-declare-avoir-quitte-ministere-sachant-elections-auraient-pas-lieu-coronavirus

« Les leaders saoudiens nous ont répété à plusieurs reprises que le royaume d’Arabie saoudite était une force de stabilité sur le marché mondial. Les récentes décisions saoudiennes ont remis en cause ce rôle. Nous exhortons le royaume à assurer un leadership constructif pour stabiliser l’économie mondiale en apaisant l’inquiétude dans le secteur pétrolier et gazier. »

Doublant la mise, Washington envoie maintenant dame Victoria à Riyad (dont la prise de fonction sera cependant retardée par le coronavirus) tandis que Pompeo commence ses séances de persuasion vis-à-vis de MBS. Menaces de l’aigle au chameau ou, au contraire, entente entre les deux contre l’ours : on ne le sait pas encore. Une chose semble certaine et nous l’avons dit à plusieurs reprises : il est vraisemblable que Riyad flanchera avant Moscou.

D’autant plus que, pied de nez des lois de l’économie, la Russie engrange paradoxalement certains bénéfices grâce à la chute des cours du naphte qui compensent en partie ses pertes par ailleurs. Ce tour de magie se résume en un mot : le rouble.

La monnaie russe est en effet soumise au régime de changes flottants sur les marchés financiers et suit de très près le prix du pétrole. Logiquement, la récente dégringolade du pétrole s’est accompagnée d’une dégringolade du rouble :

Or, les coûts de production des compagnies russes sont en roubles. Un rouble qui chute, ce sont donc des coûts de production qui chutent aussi si on les établit en dollars. Le géant Rosneft dépense 199 roubles pour chaque baril extrait. Début mars, avant le tsunami, cela équivalait à 3,10 $. Ca ne représente plus maintenant que 2,50 $ ! Les marges sont plus importantes et compensent partiellement la chute des cours.

Rien de tel en Arabie saoudite où le taux de change du rial est fixe et lié au billet vert. Le coût d’extraction (2,80 $ en l’occurrence) reste donc le même quel que soit l’évolution du cours de l’or noir. Aramco, qui se targuait d’avoir les coûts les plus faibles du monde, vient de se faire damer le pion par Rosneft. Dans cette lutte de titans pétroliers, c’est une victoire symbolique pour Moscou…Tag(s) : #Pétrole#Etats-Unis#Russie#Moyen-Orient#Economie

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2020/03/oleo-trio-ou-la-guerre-de-l-or-noir.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

» Coronavirus : la plus grande crise économique de tous les temps… ou pas. Car les armes existent pour la contreR.

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Décryptages » Coronavirus : la plus grande crise économique de tous les temps… ou pas. Car les armes existent pour la contrerECONOMIE23 mars 2020© ReteursCORONA-KRACH

Coronavirus : la plus grande crise économique de tous les temps… ou pas. Car les armes existent pour la contrer

Les armes économiques en question pourraient même aider à sortir enfin de la crise précédente. Mais les généraux maîtrisant leur utilisation existent-ils ?AJOUTER AU CLASSEURLECTURE ZEN252131Avec Mathieu Mucherie

Au risque de passer pour des prétentieux auto-satisfaits, ou pour des êtres insensibles aux travaux des infirmiers et des urgentistes, nous soutenons que cette crise de Corona-virus confirme nos analyses délivrées depuis 2011 dans ces colonnes d’Atlantico, et remet au gout du jour la plupart de nos préconisations (souvent jugées « imprudentes » par ceux-là mêmes qui ont crée un ordre économique et monétaire en tout point imprudent) : pour faire court, la croisade pour une détente monétaire à outrance.

Les mathématiciens nous disent que s’il y a bien une chose que l’esprit humain a du mal à appréhender, c’est la fonction exponentielle. On l’a vu au cours de cette guerre éclair de coronavirus, où les courbes épidémiques ont provoqué une vaste sidération. On l’a vu naguère en Grèce et on risque de le revoir prochainement partout avec les crises monétaires, avec en particulier l’effet boule de neige des dettes, du fait de la violence des intérêts composés, de l’écartèlement en spirale entre des créances qui s’envolent et une base productive qui s’étiole.

Au départ, vers 2008 : une fantastique destruction monétaire (destruction de quasi-monnaies, disparition d’acteurs du crédit, réduction de la taille du bilan des banques…), un manque de collatéral de qualité, des conditions monétaires présentées comme accommodantes mais en réalité restrictives, puis une succession de chocs qui auraient pu être inflationnistes à une autre époque mais qui de nos jours sont tous déflationnistes. La crise des bilans a été traitée comme une crise des comptes d’exploitation, puis au cours d’une décennie perdue « on » a organisé la circulation du mistigri (du bilan des banques au bilan de l’Etat, du bilan des ménages et des entreprises au bilan de l’Etat, de ce dernier au bilan de la BCE, etc.), sans que ces transferts de dettes sans collatéraux ne ressuscitent la circulation monétaire de jadis. Le marché interbancaire par exemple est sous respirateur BCE depuis l’été 2007, ce qui en dit long sur nos chances de médaille aux JO de la procrastination.

Ces dettes métastasées de 2008 pèsent bien souvent sur des bases productives qui ont disparu, et comme elles ne sont plus écrêtées comme jadis par l’inflation ou par les guerres alors elles s’accumulent, pèsent sur le moral, jusqu’à rendre le travail vide de sens pour les plus jeunes. En ce sens, ces dettes là sont illégitimes, et léonines, mêmes facturées à des « taux bas » ; d’ailleurs elles ne rémunèrent plus un risque depuis fort longtemps, au contraire elles rendent service au système financier qui s’en sert pour canaliser la volatilité de ses portefeuilles (pour un investisseur institutionnel, une obligation investment grade devient une assurance, ce n’est plus un titre de dette). D’où les taux d’intérêt négatifs en plein recours à l’autofinancement, ou les courbes de taux inversées en pleines fièvres courtermistes, et autres symptômes contradictoires : l’organisme se défend comme il peut, dans la pagaille. Et cela ne va pas aller en s’améliorant, avec ce Covid-Krach qui provoquera une nouvelle flambées de dettes privées et publiques non couvertes par des actifs ou par des promesses de croissance. Il est à craindre que la solution préférée de nos économistes français du Massachussetts (un impôt sur les sociétés mieux réparti sur tout l’espace européen) ne soit pas tout à fait suffisante. Pour éviter un avenir à la Sisyphe, et conjurer quelques sous-produits néfastes (populisme, protectionnisme), il va falloir un plus gros bateau, comme on dit dans Les dents de la mer.

D’où l’importance d’un moratoire, ou mieux d’une remise, d’un mécanisme d’égout collecteur, d’un bouton Reset… Ce que je propose depuis des années, à la suite des travaux de Gerard Thoris : revenir à l’essentiel : la tradition judéo-chrétienne, la doctrine sociale de l’Eglise, la pratique des jubilés. En termes plus opérationnels : faire pression sur la BCE pour qu’elle loge au fond de son bilan un certain nombre de dettes privées et publiques surnuméraires ; et puis, elle les annulera, petit à petit. C’est déjà un peu ce qu’elle fait avec les achats d’actifs (QE) couplés à des taux négatifs, mais trop lentement, et en catimini, ce qui ne permet pas aux acteurs économiques de franchement compter dessus.

Cette croisade pour la remise des dettes, qui ne coûte rien à personne (ce sont des dettes achetées à leur prix, sur le marché secondaire) en dehors de l’orgueil de quelques banquiers centraux, et qui n’est pas dangereuse (il n’y a plus d’inflation ! la cible officielles de 2%/an est un désert des Tartares !), aurait été la meilleure réponse à une crise du type « gilets jaunes », et elle me parait juste indispensable dans le contexte de déferlante des déficits de 2020-2022. On nous répond, depuis le début : aléa moral. Mais c’est surestimer les Etats, qui secrètent des déficits comme une glande secrète une hormone, sans guère d’observance du contexte financier en général et du niveau des taux d’intérêt en particulier. On nous objecte aussi : création de nouveaux problèmes, de bulles, d’effets secondaires. Mais depuis des années nous ne sommes pas dans le pétrin à cause des (rares) initiatives monétaires, de même que la Normandie de 1944 n’était pas à proprement parler en souffrance à cause des bombardements américains. Le coût du bombardement monétaire doit être comparé au coût de l’anorexie monétaire, et puis la charge de la preuve devrait être inversée. Les apprentis sorciers et les hétérodoxes ne sont pas ceux que l’on croit, et l’apocalypse du Corona-virus servira de révélateur.

Un gros quart de la dette publique de la zone euro est déjà détenue aujourd’hui par la BCE. Rien ne s’oppose plus à ce que cette proportion augmente : c’est juridiquement reconnu depuis que Benoit Coeuré a dit « The limits are ours » en 2019, et c’est déjà engagé avec le QE2 en cours ; et, surtout, à part l’Allemagne, personne ne s’opposerait à ce que la BCE orchestre un « write off » plus ou moins explicite sur ces titres. C’est la prochaine étape, qu’il faudra expliquer à ceux qui croient qu’une banque centrale est soumise aux arcanes de la comptabilité privée, à ceux qui ignorent que de nombreuses banques centrales ont fonctionné impunément pendant des années en equity negative.    

Bien sûr, l’idéal aurait été d’écouter, avant le virus, les bons auteurs que nous mettons en avant depuis une décennie, comme Scott Sumner et sa proposition de cible de croissance du PIB nominal : parce qu’il vaut mieux réfléchir à un objectif que multiplier les solutions dans l’urgence, parce que cet objectif est au fond l’esprit et la lettre du Traité européen, et parce qu’en théorie économique nous savons que cet objectif de stabilisation du PIB nominal est très atteignable par un banquier central déterminé. Maintenant que l’urgence économique est là, nous devons improviser, mais en gardant à l’esprit cette cible globale qui a plus de sens qu’une cible d’inflation polluée par les prix pétroliers et par de nombreux biais.

Une alternative consisterait à activer ce que Jacques Rueff appelait « l’égout collecteur des droits non gagnés », c’est-à-dire le taux de change : une dévaluation de l’euro. Le mot dépréciation suffirait puisque nous sommes en changes flexibles avec le reste du monde, et serait très légitime tant que nous sommes loin de la cible de la BCE comme de la cible de Scott Sumner. Mais on nous objectera que ce n’est pas une voie très collaborative à un moment où toutes les banques centrales sont tentées de l’emprunter. Gardons tout de même à l’esprit que les maillons les plus faibles de la zone (l’Italie en particulier) ne se relèveront pas tant que l’euro restera au dessus de la parité avec le dollar.     

Et, au risque de nous répéter, il faut reparler ici de la monnaie hélicoptère, d’une hausse continue de la base monétaire sans contrepartie. Cette monnaie hélico est forcément archi-puissante : quand on imprime et que l’on distribue aux ménages, du point de vue de la banque centrale, cette monnaie est comme une obligation qui ne mature jamais et qui ne paye pas d’intérêts ; par définition une telle obligation a pour elle une valeur présente de zéro. Dans la perspective du ménage qui reçoit, un billet de 10 euros a une valeur présente de 10 euros. On a donc crée de la richesse à partir de rien. On comprend les réticences à utiliser une arme aussi puissante, et qui n’ajoute rien à la dette nationale ; mais notre Président a dit que nous étions en guerre : et à la guerre comme à la guerre ?

Tout cela nous entraînait jusqu’ici loin du troupeau budgétariste et structuraliste, mais c’est ce dernier qui devra céder dans le cadre d’une récession qui s’annonce historique. Avant le Covid19, le consensus dans la zone euro semblait être qu’une politique budgétaire plus expansionniste permettrait que la politique monétaire soit moins expansionniste  ; ce consensus (qui nous a coûté un bras) était insensé : d’une part notre politique monétaire n’était pas « expansionniste » si les mots ont un sens (puisqu’on ne se rapprochait nullement de la cible d’inflation de la BCE), et elle l’est encore moins désormais (faire 1 quand il fait faire 3 ou 5 n’est pas « expansionniste »)  ; et d’autre part il faudra un jour expliquer aux keynésiens qui s’ignorent que la politique budgétaire ne fait pas le poids : elle est lente, pleine de trous, il faudra la payer par des impôts distordants pendant une décennie au moins, sans compter qu’elle n’est pas juste (elle privilégie les acteurs et les secteurs les plus proches du pouvoir). Il ne faudrait pas que ce consensus revienne, nous transformant en Sisyphe fiscaux pour tout le XXIe siècle. Une collaboration monétaire/budgétaire serait plus judicieuse, et bien moins coûteuse (cf les travaux de William Nordhaus, pour ne prendre qu’un exemple), dut-elle sacrifier la sacro-sainte indépendance de la BCE, et dut-elle ne pas plaire à quelques analystes de banques à court terme.

Nos propositions supposent toutes en effet la fin d’une conception maximaliste de l’indépendance du banquier central, et au passage la fin des liens trop suspects et corporatistes qui unissent la banque centrale aux banques commerciales.

A l’époque lointaine de la démocratie libérale, l’indépendance d’une institution la condamnait à un pouvoir vigoureusement borné. On n’accordait une indépendance étendue à la banque centrale que dans un régime monétaire où sa marge de manœuvre était très limitée (par exemple, à l’époque pas si lointaine où elle ne s’occupait ni des taux de changes, ni de la supervision bancaire, ni ne faisait pression pour des réformes budgétaires ou structurelles à son goût). Tant qu’on se lie à plus de 15 pays disparates à une monnaie fort peu flexible, confiée à un banquier central qui n’est pas économiste et qui ne rend de comptes véritables à personne (début février quand Christine Lagarde s’exprime devant le Parlement européen à Strasbourg, une quarantaine de députés seulement sont présents…), et qui fait semblant de suivre (il a violé sa propre cible depuis 2012…) la plus mauvaise mesure de l’inflation, rien de bon ne peut arriver. Mario Draghi soutenait encore fièrement, en juin 2019 (juste avant un magnifique et énième retournage de veste) : “Il n’existe aucune probabilité de déflation, une très faible probabilité de récession, et pas de menace de désancrage des anticipations d’inflation”. On se demande en effet où était le problème, mise à part la baisse de la croissance en 2018 et 2019, mis à part le ralentissement continu du commerce international, et des taux d’intérêt en apnée. La complaisance aura été la première victime macroéconomique du virus. Maintenant que la déflation et la récession sautent aux yeux (on ne place pas impunément un demi milliard de travailleurs en chômage technique), et maintenant que les anticipations sont encore plus désancrées (les marchés pricent une inflation autour de 0,8%/an en moyenne au cours des 5 prochaines années…), il faut innover, agir vite et massivement.

Ceux qui critiquent nos idées imparfaites ne proposent pratiquement RIEN. Ils se disent chrétiens, ou juifs, mais ils sont contre l’annulation d’une partie des dettes, même quand elle ne leur coûterait pas. Ils sont contre la japonisation, certes, mais hostiles à toutes les formes d’activisme monétaire. Ils veulent des résultats, mais atteints avec l’apparente facilité des Dieux ; sans se mouiller, sans déroger. Ils me font penser à ceux qui déplorent les 10000 euros du mètre carré à Paris mais qui ne font pas le lien avec les freins à la construction, avec les restrictions foncières. « Dieu se rit des créatures qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ». Alors, à part procrastiner, ils multiplient les diversions (un plan vert pour 2080), les mesures lilliputiennes (report des charges sociales au mois suivant), les transferts à des experts indépendants (pasmafautisme) et les saupoudrages budgétaires. Ils ne gèrent pas le pays, ils réagissent. Ou alors, ils pensent. Comme notre Président, en rendez-vous ce soir avec les représentants du culte pour discuter du sens de la mort dans notre société (j’espère qu’un curé lui expliquera la parabole du gérant trompeur…). Et, une fois encore, la BCE discute du sexe des anges pendant que les barbares sont à nos portes : si vous avez aimé sa « review méthodologique » en pleine chute de l’activité, vous aimerez son QE2 tout mou égrené sur 10 mois, et les liquidités offertes aux banques dans une 6e ou 7e version pas du tout consanguine des LTRO. Les espoirs de début de mandat, même basés sur des formules maladroites (« On sera plus content d’avoir un emploi plutôt que d’avoir une épargne protégée », Christine Lagarde, octobre 2019), sont en train de s’évanouir.

Si elle continue d’avancer à l’aveugle, sans vraie cible et sans doctrine moderne, l’Europe va tomber dans l’oubli. Sa stratégie des bras ballants donne toujours les mêmes résultats, en 2020 comme en 1992 ou en 2008. A Francfort, c’est la reproduction d’une procédure connue, rassurante bien que totalement défaillante ; chaque fiasco y a été présenté comme une victoire, et ce sont ceux qui n’ont rien compris à la japonisation du continent qui ont été systématiquement promus. Ma prévision, si aucun sursaut n’arrive ? Vous verrez qu’à la fin ce sera la faute des jeunes pas assez qualifiés, comme dans les publications de Patriiiick Artus ou dans le Wall Street Journal qui, dès 2010, invoquait l’addiction aux jeux vidéo pour expliquer les difficultés de recrutement des entreprises. L’esprit de Munich a dominé le XXe siècle, disait Alexandre Soljenitsyne : il est bien parti pour dominer le XXIe. 

De même qu’une balle dans la tête dès le début aurait été la meilleure réponse face aux virus européens du passé (Hitler, Milosevic), la crise économique qui commence devrait être confinée tout de suite par un engagement implacable et cohérent dans le temps en faveur de la stabilisation des perspectives nominales, au besoin par des méthodes aptes à frapper les imaginations et à ré-ancrer les anticipations : monnaie hélicoptère, débasement durable de l’euro, rachats inconditionnels de tous les nouveaux déficits par la BCE, cible d’inflation temporairement portée à 4%/an, etc. Cela ne résoudra pas le choc d’offre de court terme, mais nous évitera un long cancer de la demande. Les Chinois l’ont compris, et semble-t-il aussi les Américains depuis quelques jours s’ils concrétisent les envois de chèques directement aux ménages avec l’idée (encore trop implicite) que la FED pourvoira. Mais si nous écoutons encore nos bons docteurs de Francfort, de Karlsruhe et de Berlin, avec leur médecine bancaire traditionnelle du XIXe siècle (Bagehot s’exprimait à l’époque de l’étalon-or !), nous allons tous mourir guéris. A mort l’homéopathie des baisses de taux de 0,25%, des mécanismes abscons et des nationalisations rampantes. Vive l’euro à 0,8 contre le dollar. Vive l’annulation de la moitié de la dette italienne. Vive le renouveau de l’Europe une fois débarrassée des règles de l’euro.   Les commentaires de cet article sont à lire ci-aprèsLe sujet vous intéresse ?Mots-clés :coronaviruscrise économiqueBCEcriseThématiques :INTERNATIONAL

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